12 Juil

ReVue d’actu de 11h11 – jeudi 12 juillet 2018

La ville dans la révolution digitale. « Le XIXe siècle était un siècle d’Empires ; le XXe siècle, celui des États-Nations. Le XXIe siècle sera un siècle de villes. ». Wellington Webb, ancien maire de Denvers, en 2009.

#Ville

x► Depuis le 1er janvier 2017, la loi Labbé interdit aux personnes publiques d’utiliser ou de faire utiliser des pesticides de synthèse pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades ouverts au public. L’éco-pâturage peut être une nouvelle pratique. Ainsi dans un quartier de Lile (Nord), l’utilisation de moutons pour tondre l’herbe peu réduire de 30% le coût de la tonte. Plusieurs villes se sont tournées vers cette solution comme Nanterre ou Grenoble.

#Téléphonie

► Une usine de microprocesseurs à 20 milliards de dollars. Par Laurent Alexandre. En 1965, le cofondateur d’Intel Gordon Moore énonce la loi qui va faire de lui l’idole des transhumanistes : la puissance des circuits intégrés double, à coût constant, tous les dix-huit mois. Après la machine à vapeur, l’électricité et le moteur à explosion, c’est le transistor qui engendra la quatrième révolution industrielle. Entre 1951 et 1971, les transistors passent de 10 millimètres de largeur à 10 microns, soit le centième de 1 millimètre. Depuis la fin de 2017, les fabricants asiatiques ont sorti presque simultanément les premiers microprocesseurs gravés en transistors de 10 et 7 nanomètres ; c’est-à-dire 10 et 7 milliardièmes de mètre de largeur. Les tout derniers microprocesseurs dépassent 10 milliards de transistors et réalisent plus de 10 000 milliards d’opérations par seconde ! Lire la suite sur le site de @LExpress.

#InternetDesObjets

► Quand les objets connectés s’invitent dans les scènes de ménage. C’est une enquête édifiante du New York Times. Des femmes seraient harcelées par leurs marisles objets connectés de la maison. Exemples : un climatiseur qui s’éteint juste après qu’on l’ait allumé, le chauffage qui monte subitement à 37°C (100°F), le code de la serrure connecté qui change tout le temps sans qu’on sache pourquoi, les lumières qui s’allument toutes seules en pleine nuit ou la musique qui se déclenche subitement à fond. Des dizaines de cas auraient été relevés aux États-Unis, selon la journaliste Nellie Bowles. Ce serait l’œuvre très souvent de maris pervers, qu’ils soient à la maison ou qu’ils aient quitté le domicile. (@franceinfo).

#IntelligenceArtificielle

► « L’intelligence artificielle n’est pas intelligente ». Comment comprendre l’informatisation du monde? Gérard Berry, professeur au Collège de France, explique : « Je ne suis pas à l’aise avec ce terme passe-partout, car ce qui marche pour l’instant est l’apprentissage automatique, qui n’est qu’une partie de l’intelligence au sens humain du terme. Le mot « intelligence », pas vraiment adapté à la réalité actuelle, produit trop de fantasmes dans le public profane. Mais les systèmes d’apprentissage deviennent remarquables et permettent de faire des choses qu’on pensait impossibles il y a peu, comme traduire correctement les langues, reconnaître la parole, ou lire des images médicales. » (@LExpress).

#Police

► Crimes et délits : les machines iront-elles jusqu’à remplacer la police ? Jadis, dans une gendarmerie, il y avait une carte affichée au mur recouverte de punaises. Elles représentaient le secteur et les infractions enregistrées durant le mois écoulé. C’était une manière de garder un œil sur les « points chauds », ceux où il y avait eu plus de délits ou de crimes. Seulement, aujourd’hui, numérique oblige, plus besoin de ce procédé du siècle dernier. La gendarmerie a créé un logiciel qui recense les cambriolages et les atteintes aux véhicules sur les six dernières années pour toute la France. Il n’a pas de nom officiel, mais il est souvent désigné par « Paved ». Il n’a coûté que le salaire des développeurs du Service central de renseignement criminel (SCRC) à Pontoise. Le logiciel donne ensuite des prévisions sur les potentiels lieux de cambriolages et d’atteintes aux véhicules, et il n’utilise pour cela que les données liées à ces infractions. C’est un bulletin météo de la délinquance. Testé pendant six mois, il sera diffusé dans les gendarmeries à partir de la rentrée. (@LesEchos).