09 Sep

Pour la foire aux vins, c’est la grande interrogation devant les rayons…

C’est parti pour les foires aux vins et le manège devant les rayons de supermarchés. Lecture attentive de catalogues, de guides, avec parfois les téléphones portables vissés à l’oreille: conseil à un ami ou 50-50…Non c’est plutôt 71 % qui avouent ne pas s’y connaître selon Terre de Vins. D’où les conseils avisés des « sommeliers », cavistes et des journalistes spécialisés. Si les hypermarchés sont sur le pont pour conseiller les clients perdus, les cavistes ne sont pas en reste.

David, de Villenave d'Ornon, se fie aux coups de coeur et aux médailles sur les bouteilles © Jean-Pierre Stahl

David, de Villenave d’Ornon, se fie aux coups de coeur et aux médailles sur les bouteilles © Jean-Pierre Stahl

Les foires aux vins, c’est un peu comme l’angoisse de la page blanche pour l’écrivain…Pour le consommateur, difficile de s’y retrouver parmi l’offre pléthorique de vins, de cépages, d’appellations et de régions viticoles. Le client est aussi angoissé devant son caddy que l’écrivain devant son poème. Osons la métaphore, certes il ne subira pas les foudres de ses lecteurs (quoiqu’il y aura bien les lecteurs d’étiquettes) mais les critiques de ses amis avec lesquelles il aura ouvert une bouteille dénichée en foire aux vins: « pas terrible ! », « tu l’as achetée où ? », « pas mauvais, mais manque de longueur en bouche »…bref la douche si le choix n’est pas bon ! D’où le réflexe de bon nombre d’acheter des vins chers ou des grands crus classés, ce qui est généralement gage d’une certaine qualité (mais pas toujours) alors que certains petits vins peuvent se révéler être de véritables petites pépites.

Le constat est sévère, c’est Terre de Vins qui l’a sorti dans son numéro spécial la semaine dernière: « 71% des Français ne s’y connaissent pas » en vin43% « pas du tout », contre 3% disant s’y connaître « beaucoup » et 26% « assez ». 43% des cadres et professions libérales disent connaître le vin, contre seulement 30% des professions intermédiaires, 20% des employés et 16% des ouvriers (selon Viavoice pour Terre de Vins).

Ce matin au lancement de la foire aux vins d’Auchan Bordeaux-Lac, les avis divergeaient: Micheline de Bordeaux nous certifie qu’elle n’est « pas du tout perdue », qu’elle « connaît les étiquettes » car elle a « fait un petit peu des cours d’oenologie et a « travaillé dans le milieu du vin ». Un peu plus, loin un client nous confie « bon connaisseur, je sais pas mais j’aime le bon vin avec les bonnes choses car on mange de bonnes choses sur la région de Bordeaux, tout ce qui est fromages, viandes rouges, on a les bons vins qui vont avec. »

Dans les hypers et supermarchés, de nombreux conseillers, du caviste au chef de rayon en passant par le chef de secteur, ici Matthieu Grall, orientent les consommateurs (Gérard d’Artigues) © JPS

« Je ne bois pas beaucoup de vin, mais quand j’ouvre une bouteille j’aime qu’elle soit bonne, et de ce fait j’aime les vins assez charpentés qui ont une belle couleur de telle manière que quand on les verse dans des jolis verres, ça met en valeur le vin ! C’est pour le plaisir. « , nous confie Gérard d’Artigues-près-Bordeaux. Toutefois, il avoue que c’est trop vaste pour être connaisseur, » j’ai une petite idée mais c’est vraiment humble par rapport à tout ce que l’on peut voir ici. »

Pour David de Villenave d’Ornon: « j’ai eu le catalogue en arrivant, je vais regarder, Monsieur m’a bien conseillé, je vais voir si il y a de bonnes affaires. Je suis un petit amateur. Je fonctionne surtout aux coups de coeur, aux notations, aux vins médaillés, je suis rarement déçu. »

Durant ces quinze jours à Bordeaux-Lac, ce sont ainsi 50 000 bouteilles qui seront mises en rayons, 600 références que le consommateur pourra étudier tranquillement parmi les 64 pages du catalogue chez lui ou en rayons. Avec l’aide des conseillers, mais aussi en téléphonant à un ami pour se faire confirmer une information, ou en comparant les notes et critiques des hebdomadaires et de la presse spécialisée. Dans les rayons des supermarchés, 44% des linéaires sont occupés par les vins de Bordeaux durant ces foires aux vins.

Pour Virginie Thibault-De Paz, chef du rayon liquides d’Auchan: « Même si c’est un achat plaisir, par manque de connaissances, on peut passer à côté de petits vins qui sont très bons, donc ces conseillers qui ont eu des formations vont pouvoir transmettre leur savoir par rapport aux demandes du clients. »Effectivement, c’est compliqué, mais chaque AOC a un terroir différent, et ce terroir va apporter des arômes différents. Pour moi, il n’y en a pas trop. Par exemple, on peut s’y retrouver aujourd’hui plus facilement dans les Côtes de Bordeaux, on a allégé et après on peut aller rechercher des spécificités entre Blaye, Cadillac, Castillon, Francs. »

La Maison Désiré: Nicolas et Stéphanie Désiré, Karim Messaoud, conseiller en vente et Guillemette de Castelbajac, sommelière © Jean-Pierre Stahl

La Maison Désiré: Nicolas et Stéphanie Désiré, Karim Messaoud, conseiller et Guillemette de Castelbajac, sommelière © Jean-Pierre Stahl

Certains cavistes viennent de recevoir leurs caisses car eux aussi réalisent à leur niveau leur propre foire aux vins, un peu plus tard. A la Maison Désiré à Bordeaux, c’est l’effervescence. On commence à remplir les rayonnages. Cette année en prime, une recrue de poids est venue gonfler les effectifs: Guillemette de Castelbajac, tout juste diplômée d’un Magister Sommelier de Worldsom.

Nicolas Désiré qui a repris l’affaire fondée par son père Alain Désiré en 1992, reconnaît l’utilité des petits cavistes: « il y a une majorité de clients qui nous disent: « il me me faut du vin,  aidez-moi, conseillez moi », la plupart du temps ils nous font confiance ». »Parfois le client a une idée bien précise, on lui pose des questions, pour quel événement; c’est tellement compliqué suivant les appellations et les millésimes, on passe du temps avec le client pour le conseiller au mieux, c’est notre métier de caviste. »Il y a de plus en plus d’apéritifs aux vins,  il est nécessaire d’aiguiller le client. »

On l’aura compris, cette période des foires aux vins est un moment où il ne faut pas se louper: et pour l’hypermarché qui va réaliser 10% de son chiffre d’affaire annuel en vins et champagnes, et pour le petit consommateur, une fois bien conseillé et éclairé, qui va refaire les niveaux…de sa cave !

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Didier Bonnet

07 Sep

Foires aux vins: ça démarre vraiment cette semaine !

C’est le grand coup d’envoi des foires aux vins dans les plus gros hypermarchés et supermarchés…Sur internet quelques-uns avaient déjà ouvert le bal, ainsi que quelques enseignes, mais la guerre de la grande distribution démarre vraiment…cette  semaine. Ne vous emballez pas, fixez vous un budget, étudiez les avis pour dénicher les petites perles en 2011 et 2012.

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C’est toujours la course à l’échalotte…Qui commencera le premier…En tout cas, ça ne fait jamais changer Leclerc qui ferme toujours cette route des vins et termine toujours en dernier avec la voiture balai. Sans doute qu’il s’y retrouve également. Les grosses machines comme Géant, Auchan, Carrefour sont déjà dans les starting-blocs, certains qui affichaient une ouverture en milieu de semaine étaient déjà installés hier, c’est dire les enjeux et la guerre qui se jouent entre eux. Grande distribution , hard discounters, et magasins franchisés vont désormais se déchirer la clientèle et inonder nos boîtes aux lettres de petits fascicules et de gros catalogues.

Remarquez, mieux vaut étudier ces catalogues à votre disposition, avant de partir avec la fleur au bout du caddy, car dans cette jungle, pas facile de s’y retrouver. Les coups de coeur sont en général de bons indicateurs, après recoupez l’information avec des vendeurs « sommeliers » dans les enseignes et surtout, surtout n’hésitez pas à lire les différents articles des critiques et confrères en bas à gauche (sur Côté Châteaux) sur les bons plans ou bonnes affaires. Vous pouvez aussi vous référer aux guides qui sortent généralement une semaine ou deux avant le début des foires aux vins et que vous retrouvez aussi dans les rayons des supermarchés. Car comme le rappelait encore cette semaine Terre de Vins: 71% des Français avouent ne pas s’y connaître…

Le prix moyen d’une bouteille dans ces foires aux vins est bien plus important que le reste de l’année : environ 8 euros contre 3 euros en moyenne. Les enseignes n’hésitent pas à baisser leurs marges et achètent de gros volumes, ce qui permet d’avoir le meilleur prix. Entre elles elles s’observent, se marquent à la culotte et se réalignent les unes sur les autres, pour le plus grand bien du consommateur.

Pour quelques privilégiés ou plutôt des clients qui ont déjà acheté chez elles, il y a aussi les soirées avant-premières ou inaugurales qui permettent de mettre la main sur quelques flacons intéressants, et surtout de déguster et de discuter aussi avec le propriétaire du château ou ses employés. Ces soirées même si elles sont sur invitations, ne sont pas forcément très fermées, il suffit de se renseigner auprès des enseignes pour pouvoir y participer. Alors à vos catalogues, à votre caddy, prêt ? Partez !

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Cora : du 20 août au 4 octobre 2014

Intercaves : du 25 août au 18 octobre 2014

Netto : du 2 au 14 septembre 2014

Lidl : du 3 au 17 septembre 2014

Le Repaire de Bacchus : du 4 septembre au 2 octobre 2014

Casino (supermarchés et Géant) : du 8 au 20 septembre 2014

Auchan : du 9 au 21 septembre 2014

Intermarché : du 10 au 21 septembre 2014

Leader Price : du 10 au 21 septembre 2014

Carrefour : du 10 au 22 septembre 2014

Monoprix : du 10 au 28 septembre

Nicolas : du 10 septembre au 7 octobre 2014

Franprix : du 11 au 21 septembre 2014

Carrefour Market : du 19 septembre au 5 octobre 2014

Hyper U (et Système U, Magasins U…) : du 23 septembre au 11 octobre 2014

Simply market : du 26 septembre au 7 octobre 2014

Centres Leclerc : du 1er au 15 octobre 2014. 

 A lire et écouter les Conseils de notre ami et confrère Jacques Dupont dans Le Point

06 Sep

Vinexpo accueille deux nouveaux directeurs: welcome aboard !

Acteur majeur de la filière vins et spiritueux, le salon professionnel Vinexpo accueille deux nouveaux directeurs : Mathieu Vanhalst, à la tête du service commercial et Richard Guyon, nommé à la direction marketing.

vcsPRAsset_2753257_126331_3ff1a7d4-782c-4861-826e-84270280e9c5_0Mathieu Vanhalst prend la direction du département commercial, après une expérience de sept ans au sein de TFWA (Tax Free World Association) qui organise les salons dédiés au Duty Free et Travel Retail de Cannes et de Singapour. A 33 ans, Mathieu Vanhalst possède une grande connaissance du secteur de l’événementiel ainsi que des vins et spiritueux. Fort de son expérience, il pilotera le développement commercial de Vinexpo, en France et à l’international.

Richard Guyon rejoint Vinexpo en tant que Directeur Marketing. Agé de 35 ans, il apporte au salon Vinexpo son expérience du réceptif haut de gamme acquise au sein de la célèbre association Relais & Châteaux. Diplômé de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, Richard Guyon arrive à Vinexpo avec une solide expérience dans le secteur du luxe. Il sera en charge de la promotion de nos salons vers les visiteurs, du renfort de leur accueil, de la mise en place de partenariats stratégiques ainsi que de l’organisation des soirées Vinexpo.

Ces nominations interviennent dans une phase de développement du salon Vinexpo, en France et à l’international. La 1ère édition de Vinexpo Nippon aura lieu à Tokyo les 1 et 2 novembre 2014. La prochaine édition de Vinexpo Bordeaux est prévue du 14 au 18 juin 2015 et promet de nombreuses nouveautés.

Source Vinexpo.

Cité des civilisations du vin: la métamorphose…

La Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux continue son ascension. Désormais le parcours permanent au second étage dévoile une nef digne d’une cathédrale, une voûte en bois magistrale. Fin du gros oeuvre fin novembre.

CITE DES CIVILISATIONS 002A Bordeaux-Bacalan, sur l’ancien site des Forges, la métamorphose continue…Le « Guggenheim bordelais » se fait jour. La Cité des Civilisations du Vin avance à grands pas et n’arrête pas de monter: 10 mètres, 3 niveaux de plus depuis la fameuse livraison des arches en lamellé-collés dont nous nous faisions l’écho fin juillet.

CITE DES CIVILISATIONS 004Philippe Massol nous guide au second étage dans ce qui ressemble actuellement à une nef digne d’une église érigée lors de la grande époque de construction de nos cathédrales. En fait, c’est la cathédrale du vin. Le site dépositaire de la culture du vin et aussi du culte de ce breuvage au cours des siècles, depuis l’époque des pharaons jusqu’à celle des milliardaires possesseurs de châteaux (aujourd’hui parmi les plus grands mécènes de la Cité).

CITE DES CIVILISATIONS 005Bien plus qu’un mausolée, ce sera un endroit dédié à la connaissance, à la culture mais aussi un lieu ludique, sensoriel, interactif…Sous cette voûte magistrale du parcours permanent, on va arriver à la présentation du vignoble de Bordeaux avec un grand écran qui projettera l’histoire de Bordeaux. Cette partie est bien avancée car elle doit être hors d’eau, hors d’air pour l’hiver. Les équipes d’artisans et de décorateurs vont travailler en intérieur dès la fin de l’année 2014.

La tour, qui sera visible depuis l’ensemble des quais de Bordeaux, en est au 5 ème étage. Il en reste 5 à construire. Plus de 25 mètres sont sortis de terre à ce jour, d’ici fin novembre le gros oeuvre sera terminé avec une tour en béton haute de 47 mètres, la flèche culminera ensuite à 55 mètres, soit 5 mètres plus haut que l’Arc de Triomphe.

CITE DES CIVILISATIONS 001Quant aux plaques de verre et d’aluminium qui vont recouvrir l’édifice: les architectes ont  a priori arrêté leur choix sur les plaques en métal mais testent encore les plaques en verre: des versions transparentes et dorées, les architectes vont choisir en fonction des reflets du ciel, en fonction du rendu lors des jours ensoleillés et lors de journées pluvieuses. La Cité des Civilisations du vin devrait être achevée en mars 2016. (Photos Jean-Pierre Stahl).

Les agences XTU et Casson Mann sont en charge du projet: « une équipe internationale franco-anglaise pour réaliser la Cité des civilisations du vin »

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Dominique Mazères

 

05 Sep

Le fisc réclame 2 millions d’euros au plus grand collectionneur de vins au monde

Après l’affaire du ministre qui oubliait de déclarer ses revenus au fisc, Michel-Jack Chasseuil risque, de son côté, de payer cher sa passion du vin. Lui aussi ne serait pas en règle. Il devrait s’acquitter de 2 millions d’euros de redressement fiscal…

chasseuilvins2014: annus horibilis pour ce pauvre Michel-Jack Chasseuil. Non seulement il a été séquestré en juin par d’affreux malfrats qui en voulaient à sa collection, mais voici maintenant le fisc qui lui réclame 2 millions d’euros. Pas de chance.

C’est qu’il a construit une véritable cathédrale du vin: son « sanctuaire », comme aime à le dire Michel-Jack Chasseuil. Un lieu unique qu’il voudrait ériger en « Louvre du Vin » dans les Deux-Sèvres.

Tout au bout d’un tunnel obscur, derrière une porte blindée, ce sont pas moins de 40000 bouteilles qui constituent sa petite cave enterrée. Ce n’est certes pas la cave de « monsieur tout le monde », mais il l’a construite, montée, bichonnée seul, comme un grand, au terme de quelques sacrifices. Mais aujourd’hui elle est tellement belle, unique qu’elle regorge de trésors.

Cette collection, elle n’a pas de prix ! Elle représente les 2500 cépages du monde entier, dans les meilleurs millésimes depuis 3 siècles, des plus grands producteurs du monde, des plus grands vins. C’est pas une question d’argent, ça n’existe plus, c’est ce qui fait la rareté, on peut considérer que c’est un musée. » Michel-Jack Chasseuil.

 

En 44 ans, il a constitué la plus grande et la plus précieuse collection de vins du monde, reconnu par tous les experts. Estimation de son trésor: 40 millions d’euros.

Ces bouteilles, ce n’est pas une cave! Elles ne seront jamais bues ni vendues! C’est une collection et les collections ne sont pas imposables» Michel Jack Chasseuil

Celui-ci serait imposé sur la fortune, il devrait s’acquitter de l’ISF et de ces 2 millions d’euros, ce qui l’obligerait à vendre une bonne partie de sa collection, ce qu’il ne veut pas admettre: il avance que la Chine lui aurait proposé 50 millions pour acquérir et faire partir là-bas sa collection, il serait aussi en pour-parlers avec la Russie. Le syndrome Depardieu ? Peut-être ou la volonté de négocier ou de faire monter les enchères avec l’Etat. Lui ne souhaite pas voir partir ce patrimoine de la France.

Avec France 3 Poitou-Charentes et La Charente Libre.

Regardez le reportage de Gauthier Cazassus et de Stéphane Hamon de France 3 Poutou-Charentes.

04 Sep

Vendanges : les crémants de Bordeaux sont en plein essor

C’est parti pour ces vendanges toujours précoces des grappes de sémillon pour la production de crémants de Bordeaux. Un marché dynamique en France et surtout à l’export. Gros plan sur la cave coopérative de Rauzan-Grangeneuve.

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Ils sont 20 vignerons de la cave coopératives de Rauzan-Grangeneuve dans l’entre-Deux-Mers à produire du crémant de Bordeaux. 20 sur 280 alors qu’ il n’étaient qu’une poignée il y a 10 ans.

C’était en ce milieu de semaine le coup d’envoi de la récolte des grappes de sémillon avec Maxime, étudiant de Bouliac. Une récolte plus précoce de 10 jours par rapport aux sémillons ramassés pour les vins blancs secs car c’est la fraîcheur et l’acidité qui est recherchée pour l’élaboration des crémants. Des crémants qui ne doivent pas dépasser les 11,5° à 12° d’alcool au final.

On a besoin d’un équilibre acide sucre avec une acidité un peu plus marquée que pour les blancs secs pour faire des vins de base crémant » Denis Baro, Président de la Cave de Rauzan-Grangeneuve.

« La demande est en hausse régulière depuis 5 à 10 ans et elle encore plus marquée cette année », précise le directeur de la cave de Rauzan, Philippe Hébrard. »45 à 50 hectares sont dédiés en bases crémants, on est obligé de limiter car c’est quand même toute une organisation », renchérit Denis Baro président de la cave coopératrive.

Si le crémant connaît un réel engouement, c’est parce qu’il est soumis à un cahier des charges important: vendanges à la main (comme pour le champagne), ramassage en cagettes ajourées pour éviter toute macération, et un ratio de vinification: « c’est 100 litres de mou pour 150 litres de raisins » confirme Lionel Lateyron, Président des élaborateurs de Crémants en Gironde.

70 à 75 millions d’hectolitres sont désormais produits dans les 7 régions viticoles qui font du crémant.

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Une attention et un élevage spécifique se fait à l’bri de la lumière: « une prise de mousse qui s’effectue dans nos caves souterraines, où le vin est stocké pendant un an à l’abri de la lumière à une température constante  de 11-12°. Après cette étape de vieillissement, il y a ce procédé de dégorgement où  le dépôt est expédié du goulot de la bouteille. Et on dose le vin en brut et en demi-sec, on le bouche et on el fait encore vieillir 3 mois pour le consommateur final. Le consommateur choisit le crémant car il est informé de ces exigences et le prix est très compétitif et la qualité est au rendez-vous, d’où cette demande croissante ».

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Michel Vouzelaud 

Bordeaux Fête le Vin version belge: du 11 au 14 septembre avec « Eat Brussels! Drink Bordeaux! »

A vos tablettes: Bruxelles se met à l’heure de « Bordeaux Fête le Vin », ou nautrement dit on boira du Bordeaux, rien que du Bordeaux lors de « Eat Brssels! Drink Bordeaux ! » du 11 au 14 septembre.

EAT-BRUSSELS_format_780x4901ÈRE ÉDITION DU JEUDI 11 AU DIMANCHE 14 SEPTEMBRE 2014

En 2014, Bordeaux fêtera le vin dans la capitale belge renforçant l’entente cordiale entre la Belgique et les vins de Bordeaux et les liens déjà très étroits entre consommateurs belges et producteurs et négociants bordelais.

Les Belges consomment en moyenne une trentaine de litres de vin par an. La prépondérance des vins hexagonaux est plus marquée à Bruxelles et en Wallonie. La Belgique représente le 3e marché à l’exportation pour les vins de Bordeaux avec une croissance de 5% en volume  et de 20% en valeur en 2012.

RENDEZ-VOUS AU BOIS DE LA CAMBRE À BRUXELLES

Plus de 50 viticulteurs et négociants bordelais animeront donc du 11 au 14 septembre 8 pavillons de dégustation (Bordeaux & Bordeaux supérieur, Côtes de Bordeaux, Médoc & Graves, Saint-Emilion-Pomerol-Fronsac, Sweet Bordeaux, Crémants de Bordeaux, Vins d’Aquitaine, Blancs secs et rosés de Bordeaux) disséminés dans le magnifique Bois de la Cambre au coeur de Bruxelles qui accueille depuis 2012 eat ! BRUSSELS.

Comme à Bordeaux différentes formules de dégustation seront proposées au public sous forme de passeports : pass-dégustation, ateliers de dégustation de l’Ecole du Vin de Bordeaux.

On retrouvera également l’esprit Bordeaux Fête le Vin à travers des cours de cuisine, dégustations de produits du terroir aquitain et animations gastronomiques.

Au terme de la visite à Bordeaux des organisateurs bruxellois, une convention de partenariat  a été signée entre VISITBRUSSELS  (l’agence de promotion du tourisme et de la culture de la Région de Bruxelles-Capitale, de la Ville de Bruxelles et des 19 communes) représentée par Alain Hutchinson, Président du Conseil d’Administration et BORDEAUX GRANDS EVÉNEMENTS, représenté par son Président Stéphan Delaux en présence des partenaires fondateurs de Bordeaux Fête le Vin, le Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux.

BORDEAUX REJOINT BRUXELLES DANS LE RÉSEAU DES VILLES GOURMANDES DU MONDE !

Sur proposition de Bruxelles déjà membre, Bordeaux fait partie depuis quelques jours du réseau « Délice », créé en 2007, rassemblant des villes des quatre continents qui, par leur patrimoine culinaire et leur expertise constituent les meilleures destinations gastronomiques (Montréal, Chicago, Osaka, Lausanne…). Une reconnaissance pour Bordeaux qui souligne une diversité de produits locaux, des actions municipales axées sur l’équilibre alimentaire, l’utilisation de la gastronomie comme outil de promotion urbaine, des établissements d’enseignement culinaire…

Source Bordeaux Fête le Vin

03 Sep

Robert Parker octroie 100/100 à Montrose pour son millésime 2010

C’est une nouvelle consécration pour château Montrose qui décroche la meilleure note décernée par le célèbre critique américain: 100/100 comme pour son 2009. Bravo aux équipes de ce cru classé de Saint-Estèphe.

Obseques de Philippine deRothschild 009C’était en juin dernier…Robert Parker goûtait à nouveau le millésime 2010 du château Montrose: vin superbe auquel il avait attribué 99/100 en mars 2013.

C’est une note attribuée de façon exceptionnelle aux vins « extraordinairement profonds et dotés d’une personnalité complexe… » Les millésimes 1990 et 2009 l’avaient déjà obtenu.

« Ce vin figure parmi les plus grands millésimes jamais produits à Montrose, dans la lignée des 1929, 1945, 1947,1959,1961,1989,1990 et 2009. Vendanges du 27 septembre au 15 octobre. Ce vin s’est vraiment révélé depuis ma dernière dégustation et il a encore besoin de rester une dizaine d’années en cave. »

Obseques de Philippine deRothschild 012« Son assemblage: 53% cabernet-sauvignon, 37% merlot, 9% cabernet franc et 1% petit verdot. Le vin est d’un bleu/noir opaque, avec un incroyable nez de myrtille et de liqueur de mûre, des pointes de réglisse, d’encens et de fleurs d’acacia. Les tanins sont incroyablement doux et très présents. »

 

Hervé Berland: « Philippine de Rothschild avait l’énergie et la volonté de réussir ! »

Qui mieux qu’Hervé Berland, ancien directeur général de Baron Philippe de Rothschild, 35 ans de bons et loyaux services auprès du Baron et de Philippine, pouvait dresser le portrait de cette Grande Dame du Médoc dont les obsèques ont été célébrées lundi à Pauillac. Hervé Berland nous raconte ses souvenirs avec Philippine de Rothschild et le leg de Madame la Baronne à ses héritiers, employés et au monde du vin.  Il est l’invité de Parole d’Expert dans Côté Châteaux.

Obseques de Philippine deRothschild 007Jean-Pierre Stahl: « Quel souvenir garderez vous de Philippine de Rothschild ? »

Hervé Berland: « C’est une personnalité très complète, qui avait beaucoup de facettes. C’est quelqu’un de très attachant, quelqu’un pour qui j’ai eu énormément d’affection, d’amitié ! »

J’ai travaillé très longtemps puisque je suis rentré dans la société de son père à l’époque en 1977. J’ai accompagné et fait toute ma carrière dans cette société jusqu’en 2012 où j’ai quitté la société en prenant ma retraite. j’ai bien connu son père au départ, le Baron Philippe, et puis l’arrivée de Philippine de Rothschild en 1988, qui était peu préparée à prendre la succession de ce monstre sacré qu’était son père. 

Elle a su devenir quelqu’un de tout-à-fait exceptionnel. Se faire un nom, se faire un prénom, dans une famille où c’était compliqué car rien ne l’avait préparé à prendre cette succession difficile. Elle a fait appel à tous les gens qui travailaient dans cette société pour l’aider et faire en sorte que ce soit un succès.

Le succès est là, l’entreprise n’a fait que grandir, croître en importance; aujourd’hui c’est un empire commercial incontestable. Philippine a su monter au plus haut les couleurs de Mouton qui rayonne dans le monde entier. » Hervé Berland, ancien directeur général de Baron Philippe SA.

JPS: « Que pèse aujourd’hui son empire commercial ? »

HB: « Cet empire est représenté par les propriétés au premier rang desquelles on trouve château Mouton Rothschild, 1er grand cru, mais également d’autres crus à Pauillac château d’Armailhaic, Clerc Milon; également des propriétés à l’étranger Opus One en Californie, Almaviva au Chili, domaine de Baron’Arques en Languedoc, bref une palette de propriété très diverses, de forte notoriété aujourd’hui, largement distribuées dans le monde et qui connaissent un immense succès. »

4-Baroness-Philippine-de-Rothschild-credit-Karl-LagerfeldJPS: « Quels traits de carctère vous garderez d’elle ? »

HB: « Ce qui me vient a l’idée, c’est l’énergie que Philippine de Rothschild avait, la volonté d’avancer, de réussir, et l’énergie qu’elle mettait dans tout ce qu’elle entreprenait, ça c’était vraiment extraordinaire, complété par un sens de la perfection qu’elle tenait aussi de son père car son père était un perfectionniste. »

Philippine de Rotschild était une perfectionniste, elle était très exigente sur tous les moindres détails, mais finalement je crois que c’est elle qui avait raison, car c’est une bonne école. » Hervé Berland

Obseques de Philippine deRothschild 006« C’est une bonne école que de se remettre en cause, et elle savait se remettre en cause… Alors, elle n’était pas la plus facile des personnes, parce qu’elle avait beaucoup de caractère. Mais finalement, elle a fait énormément de choses, de bien, elle pouvait être capable de beaucoup de générosité: localement, elle était toujours très ouverte à toutes les sollicitations des associations locales, des associations sportives, elle était un peu la marraine d’un tas d’associations. C’était un trait de caractère très sympathique, ce côté ouvert sur tout ce qui se passait. Bien sûr elle habitait Paris, mais son monde à elle c’était celui de Mouton, celui de Pauillac ! »

le bon coin 076JPS: « Qu’est-ce qu’elle laisse comme trace pour ses héritiers ? »

HB: « Elle laisse une société en très bon état. Un 1er cru classé, château Mouton Rothschild qui est au zénith. Elle laisse une empreinte de sa personnalité dans cette entreprise, dans ce château très forte. Elle y a fait récemment des travaux de rénovation très importants (photo du nouveau chai à Mouton). Des travaux majeurs exceptionnellement réussis. C’est magnifique ! Elle a perpétué en développant encore plus ce qu’avait initié son père au niveau du travail entre l’art et le vin. Cette idée de base 1945, elle l’a monté à son paroxysme. aujourd’hui, c’est une oeuvre mondiale. Cette association entre l’art et le vin, elle a su la faire de main de maître ! »

Hervé Berland siègeait également au directoire de Baron Philippe de Rothschild. Il est aujourd’hui gérant de château Montrose, cru classé de Saint-Estèphe, propriété de Martin Bouygues.

Regardez l’interview réalisée par Jean-Pierre Stahl et Didier Bonnet

Le Français boit mais ne s’y connaît pas en vin ! La gueule de bois après un sondage qui dévoile que 71% des Français estiment ne pas s’y connaître…

Le constat est cinglant. C’est Viavoice qui l’a fait pour le compte du magazine Terre de Vins. Les Français estiment à 71% ne pas s’y connaître en matière de vin.

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A votre avis quel cépage ? De quel château ? En quelle appellation ? © JPS

A la question « en matière de vins, avez-vous le sentiment de vous y connaître », quelque 71% des Français répondent par la négative, dont 43% « pas du tout », contre 3% disant s’y connaître « beaucoup » et 26% « assez », un résultat qui peut paraître surprenant dans un pays connu pour sa gastronomie et ses vignes. Ces résultats varient selon les catégories de population interrogées : ainsi, 43% des cadres et des membres des professions libérales disent connaître le vin, contre seulement 30% dans les professions intermédiaires, 20% des employés et 16% des ouvriers.

Selon Viavoice, « ce sont surtout les différences sociales qui structurent le sentiment de s’y connaître » et le résultat de ce sondage est « la preuve d’une vision encore très élitiste de l’initiation au vin dans la société française, mais aussi du sentiment (réel ou supposé) pour de nombreux ménages confrontés à des problèmes de pouvoir d’achat de ne pas avoir l’opportunité d’accéder à des vins de qualité ».

Face à cette situation, mais aussi pour faire face aux dangers de la consommation excessive d’alcool chez les jeunes, une courte majorité de Français (51%) souhaiterait dès lors « une initiation au vin et à sa consommation modérée » auprès des jeunes générations. Terre de Vins a décidé de s’investir dans cette démarche en mettant en avant cette initiation au vin, dans la modération. « Face au phénomène de « binge drinking » et à l’alcoolisation massive des jeunes, le vin en tant qu’esprit de civilisation constitue une alternative de santé et de culture« , estime le magazine, édité par le Groupe Sud Ouest et qui fête son cinquième anniversaire. Par ailleurs, les personnes interrogées saluent à 78% l’entrée du vin, en mars, au patrimoine gastronomique de la France.

Ce sondage a été réalisé au téléphone du 28 au 30 mai 2014 selon la méthode des quotas auprès d’un échantillon de 1.015 personnes âgées de plus de 18 ans.

Source Terre de vins. Découvrez l’intégralité de ce sondage dans « Terre de Vins » n°31, numéro spécial Cinq Ans.