19 Avr

Silvio Denz s’apprête à ouvrir un majestueux Hôtel-Restaurant Lalique au château Lafaurie-Peyraguey, 1er cru classé de Sauternes

Les travaux vont bon train et sont dans la dernière ligne droite. Le pari était assez grandiose, Silvio Denz, le PDG de la Maison Lalique l’a relevé. Faire du château Lafaurie-Peyraguey le seul Hôtel-Restaurant dans un 1er cru classé de Sauternes. Ouverture au public le 23 juin. Côté Châteaux a interviewé pour vous Silvio Denz, qui revient sur l’origine de cette fabuleuse transformation.

David Bolzan, directeur des vignobles Silvio Denz, aux côtés de Silvio denz, le PDG de Lalique et propriétaire du château Lafaurie-Peyraguey Hôtel-Restaurant Lalique © Jean-Pierre Stahl

Silvio Denz, c’est ce Suisse qui a le goût des belles choses, un sens de l’entreprenariat hors du commun, un gros bosseur qui aime relever les défis. Pour bien comprendre comment a germé en lui  cette idée de transformer le château Lafaurie-Peyraguey, 1er cru classé de Sauternes en 1855, il faut reprendre le fil de son histoire. Pourquoi avoir acquis Lafaurie en 2014 ?

Le château compte 36 hectares de vignes en AOC Sauternes © JPS

« Pour moi, c’était une opportunité, je cherche des choses pas trop faciles dans ma vie et c’était un peu comme pour Lalique, on me disait que j’étais fou car la société était presque en faillite à l’époque. Aussi, j’ai vendu ma première affaire en 2000, une chaîne de parfumerie. Les parfums qui étaient une profession sont devenus une passion que j’ai poursuivie, et ma passion pour le vin est devenue ma profession. »

Silvio Denz revendique être « un grand amateur de vin », cela lui vient de son père et de lui à Zurich. « En 1998, j’ai acheté mon 1er vignoble en Espagne. C’était un hobby, avec des amis, on y passait des vacances dans une ancienne maison », maison qu’il a bien sûr améliorée. « Ce qui m’a toujours intéressé, c’est d’acquérir un vignoble à Bordeaux et notamment à Saint-Emilion. On trouvait encore des vignobles avec 5, 10 ou 15 hectares à des prix raisonnables. J’ai cherché durant 4 ans et j’ai trouvé Faugères. L’idée n’était pas seulement d’acheter un vignoble, mais aussi de l’amener à être classé. Il avait tous les atouts quand je l’ai acheté en 2005, grâce à Stephan Von Neipperg. On a eu la chance d’être classé en 2012; quand on améliore la plus-value, on a par la suite la chance d’augmenter la valeur de la propriété. »

En 2013, on m’a proposé Lafaurie-Peyraguey (propriété alors de Suez) à un prix très raisonnable, et c’est comme cela que j’ai décidé d’acheter un 1er cru classé 1855, à côté d’Yquem et voisin de cinq 1er crus classés (à Bommes) », Silvio Denz

Lafaurie-Peyraguey est un château très ancien, les plus vieilles traces remontent au XIIIe siècle, un style qui en impose avec son mûr d’enceinte, son porche d’entrée, ses tours et machicoulis. Dune sorte d’ancienne place forte érigée en joyau de l’architecture viticole en 1618 par le Sieur Peyraguey 1er propriétaire, Lafaurie-Peyraguey va devenir aujourd’hui  400 ans plus tard la place du bon goût et du luxe en 2018, écrin de vins fins de Sauternes et de Bordeaux à l’ère Silvio Denz.

Silvio Denz a aussi le sens de remarquer ou dénicher des talents, parmi ses équipes. C’est ainsi qu’il a demandé à David Bolzan de devenir directeur général des Vignobles Silvio Denz. David Bolzan avait fait une bonne partie de carrière chez Cordier-Mestrezat et avait réussi ce tour de force de faire bouger des lignes dans un bordelais campé sur son histoire et ses traditions, en lançant Mestrezat Grands Crus avec un packaging très imaginatif (toute une série de caisses de 4 en bois précieux, cuir et or, sans oublier une panoplie de valises pour tous les formats de bouteilles de Bordeaux).

Silvio Denz, avec les décorateurs Tina Green et Pietro Mingarelli , partenaires Lalique, venus de Monaco pour les derniers ajustements © jps

« Avec David, on a toujours l’idée de faire plus. Les vins de Sauternes sont les vins les plus sensuels, mais on s’est dit qu’on pouvait faire plus. C’est ainsi qu’on a décidé de lancer un blanc sec, comme il y en avait déjà eu à la propriété dans les années 50, en 2014 et 2015. Et on s’est demandé encore qu’est ce qu’on pouvait faire de mieux et de différent. On m’a proposé de faire ici un Wine Club, par le biais d’un ami, mais j’ai refusé, cela m’a donné l’idée de faire un hôtel-restaurant ».

Nous allons avoir un hôtel de 13 chambres, un restaurant de 50 à 60 couverts avec une salle privée, le tout sans faire de très grands investissements et ainsi augmenter la notoriété de Lafaurie-Peyraguey et de Sauternes »

Dirigé par Christophe Noulibos, ce nouvel Hôtel-Restaurant Lalique (10 chambres et 3 suites), va être la « convergence de 4 univers : le vin, le cristal, la gastronomie et l’hospitalité, parce ce qu’il existe des correspondances certaines entre les mondes de la création » selon Silvio Denz.

Jérôme Schilling, chef cuisinier à Lafaurie-Peyraguey, Romain Iltis, chef sommelier Villa René Lalique, Adrien Cascio chef sommelier Lafaurie-Peyraguey, David Bolzan, Thibaut Gaudillère assistant sommelier, Christophe Noulibos directeur Hôtel restaurant Lalique, en tenue décontractée avant l’ouverture… © JPS

Silvio Denz a souhaité confier la toque de chef des cuisines de Lafaurie-Peyraguey à Jérôme Schilling, ancien chef exécutif à la Villa René Lalique. Jérôme est non seulement un chef de confiance pour Silvio Denz, mais il n’est pas un inconnu dans la région, car il a déjà travaillé à Pauillac aux côté du chef Thierry Marx. Cet Alsacien originaire de Gries, non loin d’Haguenau, a contribué à l’obtention des 2** au Guide Michelin de la Villa René Lalique par Jean-Geoges Klein (chef triplement étoilé) moins de 4 moins après son ouverture. Il était alors chef exécutif.. Il a aussi participé à l’ouverture du 2e restaurant au château du Hochberg. Il s’est formé aussi auprès des plus grands comme Roger Vergé 3***, puis Joël Robuchon le chef le plus étoilé au monde, à Monaco où il a rencontré son épouse sommelière.

Je suis un amoureux et un passionné de la cuisine, la transmission, c’est ce qu’il y a de plus important dans le métier« , Jérôme Schilling chef du restaurant Lalique à Lafaurie-Peyraguey.

Finaliste en 2015 du concours « Un des meilleurs ouvriers de France », il aura comme chef sommelier Adrien Cascio, qui a collaboré avec Romain Iltis (meilleur sommelier de France en 2012 et MOF en 2015), le chef sommelier de la Villa René Lalique qui a obtenu le titre de meilleur carte des vins d’un restaurant gastronomique décerné par Terre de Vins. Tous deux ont déjà préparé la fameuse cave du restaurant Lafaurie-Peyraguey qui va s’appuyer sur 350000 bouteilles…

David Bolzan et Tristan Kressmann, le président de la Route des Vins de Graves et Sauternes © JPS

Venu en ami et en tant que président de la Route des Vins de Graves et Sauternes, Tristan Kressmann  a pu jauger l’endroit, encore en travaux, mais dont les chambres sont déjà presque terminées…

C’est formidable que Sauternes , cette région, se mette en valeur de cette manière » Tristan Kressmann président de la Route des Vins de Graves et Sauternes.

Et de compléter : « la Chapelle de Guiraud, ça marche déjà bien, nous venons de la visiter aussi ». Il y a quelques semaines, château Guiraud, autre fameux 1er cru classé de Sauternes, a en effet ouvert le bal en ouvrant un restaurant dans son ancienne chapelle protestante. La preuve avec d’autres offres en plein centre que Sauternes se réveille.

« On va montrer notre savoir-faire et le savoir vivre à la française avec Jérôme Schilling » complète Silvio Denz qui décidément ne dort pas et a aussi acquis « les Maisons Rouges » à quelques centaines de mètres de Lafaurie-Peyraguey pour compléter son offre hôtelière. Il s’agissait de chambres d’hôtes avec vue imprenable sur Yquem.

Et comme si on s’ennuyait encore, une boutique Lalique va ouvrir Cours de l’Intendance à Bordeaux, l’offre sera complémentaire. Lalique qui est partenaire avec Singapour Airlines va inviter ses clients dans la région pour goûter à ces nouveaux charmes du bordelais.

Mais rassurez-vous, il y en aura pour tout le monde : le grand public pourra effectuer la visite des caves et d’une partie du château. « A la fois le château s’ouvre et on va pouvoir recevoir du public. Les gens pourront se garer devant et ce sera ouvert 7/7 », précise David Bolzan, attaché comme Silvio Denz, à faire partager cette part de rêve au plus grand nombre, à travers cette partie oenotouristique avec des dégustations possibles et une boutique vins et cristaux Lalique.

David Bolzan, directeur des vignobles Silvio Denz, aux côtés de Silvio denz, le PDG de Lalique et propriétaire du château Lafaurie-Peyraguey Hôtel-Restaurant Lalique © Jean-Pierre Stahl

Silvio Denz a bien l’intention de faire de Lafaurie-Peyraguey un étendard pour Lalique. Il a réussi à faire graver sur les bouteilles du château des œuvres de René Lalique. « Il faut qu’il y ait de l’harmonie et des ondes positives » m’explique encore Silvio Denz qui aime à cultiver cet « Univers du Détail et du Luxe ».

20 Mar

Prix Montaigne de Bordeaux : the winner is Philippe Sands pour « Retour à Lemberg »

Présidé par Alain Duhamel, le jury du Prix littéraire Montaigne de Bordeaux a décerné le Prix 2018 à Philippe Sands pour « Retour à Lemberg » édité chez Albin Michel. 

La statut de Montaigne © Bordeaux quartiers

Créé en 2003 par la mairie de Bordeaux et l’Académie du Vin de Bordeaux, ce Prix récompense un ouvrage littéraire portant des valeurs d’humanisme, de tolérance et de liberté, chères au célèbre écrivain bordelais, maire de Bordeaux de 1581 à 1585.

Le Prix 2018

Invité à donner une conférence en Ukraine dans la ville de Lviv, autrefois Lemberg, Philippe Sands, avocat international réputé, découvre une série de coïncidences historiques qui le conduiront de Lemberg à Nuremberg, des secrets de sa famille à l’histoire universelle.

C’est à Lemberg que Leon Buchholz, son grand-père, passe son enfance avant de fuir, échappant ainsi à l’Holocauste qui décima sa famille ; c’est là que Hersch Lauterpacht et Raphael Lemkin, deux juristes juifs qui jouèrent un rôle déterminant lors du procès de Nuremberg et auxquels nous devons les concepts de « crime contre l’humanité » et de « génocide », étudient le droit dans l’entre-deux guerres. C’est là enfin que Hans Frank, haut dignitaire nazi, annonce, en 1942, alors qu’il est Gouverneur général de Pologne, la mise en place de la « Solution finale » qui condamna à la mort des millions de Juifs. Parmi eux, les familles Lauterpacht, Lemkin et Buchholz.

Philippe Sands transcende les genres dans cet extraordinaire témoignage où s’entrecroisent enquête palpitante et méditation profonde sur le pouvoir de la mémoire.

Avocat franco-britannique spécialisé dans la défense des droits de l’homme, Philippe Sands est aussi professeur de droit à l’University College de Londres. « Retour à Lemberg » a également été récompensé par le « Baillie Gifford Prize » 2016 et désigné « Meilleur Livre de l’Année » (catégorie Non-Fiction) lors des British Book Awards 2017.

Le Prix Montaigne de Bordeaux

Cette distinction salue la qualité littéraire d’un essai exprimant pour notre temps, l’ouverture et la liberté d’esprit, ainsi que l’humanisme sans frontières qui furent ceux de Michel de Montaigne. Le Prix est attribué par un jury désigné conjointement par la Ville de Bordeaux et l’Académie du Vin de Bordeaux : Alain Duhamel (président), Serge Receveur (Secrétaire perpétuel), Jean-Pierre de Beaumarchais, Philippe Le Villain, membre de l’Institut, Florence Cathiard, Yves Harté, Robert Kopp, Alexandre de Lur-Saluces, Marguerite Figeac-Monthus, Pierre Mazet, Jean-Pierre Poussou, Mathilde Royer de la Bastie-Chevallier, Claire Andries Roussennac et Jean-Didier Vincent. Le Prix Montaigne, doté par l’Académie du Vin de Bordeaux, est constitué de 20 caisses de Grands Crus de Bordeaux, membres de l’Académie du Vin de Bordeaux.

4 ouvrages (sur une liste de 12) avaient été sélectionnés pour l’édition 2018 du Prix Montaigne, qui sera remis par Alain Juppé maire de Bordeaux samedi 7 avril à 11h30 à l’hôtel de ville. Exceptionnellement, le jury accordera un prix spécial à Arlette Jouanna pour sa biographie sur Montaigne parue chez Gallimard.

 

Avec Ville de Bordeaux

20 Fév

A l’aube du Salon de l’Agriculture, portrait d’Amélie Osmond, jeune viticultrice en Côtes de Bourg

Côté Châteaux vous propose de découvrir l’histoire pas banale d’Amélie Osmond, jeune viticultrice. Un destin à part car elle n’est pas descendante directe de vigneron même si avec son compagnon tous deux viennent de deux célèbres régions viticoles. Une nouvelle génération qui s’est retroussé les manches.

Amélie

Amélie Osmond, et son compagnon Victor Mischler devant leur château © JPS

Changer de vie… Amélie Osmond, Champenoise d’Epernay, et son compagnon Victor Mischler, Alsacien de Weyersheim, ont eu cette envie, il y a 7 ans, alors qu’ils passaient leurs vacances à Lacanau en Gironde… Amélie était alors cadre commerciale dans une société d’aménagement intérieur et Victor charpentier depuis 13 ans.

IMG_4236On a décidé de poursuivre nos vacances en faisant la route des vins à Bordeaux, et l’envie folle nous a pris de reprendre des vignes, de cultiver, produire un vin et de travailler ensemble. Cela nous est arrivé complètement par hasard » Amélie Osmond

Victor et Amélie, deux jeunes vignerons en Côtes de Bourg © JPS

Victor et Amélie, deux jeunes vignerons en Côtes de Bourg © JPS

De son côté Victor témoigne : « Moi, j’ai toujours eu l’habitude de travailler dehors et de travailler avec mes mains ; et je retrouve vraiment cet aspect là dans la vigne, où je suis dehors qu’il fasse beau ou mauvais, mais j’aime cela et le plein air me fait beaucoup de bien ». 

Ils sont non seulement tombés sous le charme de ces paysages typiques des bords de Dordogne, mais se sont aussi donnés les moyens de réussir en poursuivant tous deux une formation, un BTS Viticulture Oenologie, en alternance au Lycée Viticole de Blanquefort.

IMG_4287En même temps, ils cherchaient la perle rare : un domaine viticole (21 hectares avec 3 terroirs différents) avec un bel outil de production.

IMG_4259Par le bouche à oreilles mais aussi avec une petite dose de culot, Amélie Osmond s’est arrêté un beau jour devant le Clos du Notaire, dont elle avait entendu dire que le propriétaire, Roland Chabonnier, pourrait s’en séparer.

IMG_4271Et c’est ainsi qu’ils ont fait connaissance et sympathisé avec Roland, l’ancien propriétaire qui a bien voulu leur céder vignes, matériel de production, stock et bâtisses.

IMG_4286« On a quand même pas mal visité de propriétés et par le bouche-à-oreilles, cette propriété n’était pas forcément en vente mais le hasard a fait que je me suis arrêté un jour et on s’est très très bien entendu avec le propriétaire qui souhaitait commencer à partir en retraite, et du coup ça a marché pour nous comme cela ».

IMG_4304Les Côtes de Bourg c’était vraiment une appellation qui nous tenait à coeur depuis le début. et d’un point de vue plus pragmatique, il fallait que les vignes soient en bon état pour produire, que le cuvier soit dans un bel état pour vinifier correctement, qu’il y ait déjà une stratégie commerciale déjà bien établie pour nous permettre de reprendre le flambeau… »

« Donc c’est vrai que ce n’était pas quelque chose de facile à trouver dans sa globalité, mais ça nous a sourit et on a touvé notre mouton à 5 pattes. »

Pour leurs premières vendanges et vinifications, ils ont eu un millésime de choix avec le 2015 ; en 2016, si le travail à la vigne était plus difficile, le résultat était tout aussi exceptionnel; enfin la chance a continué car il n’ont pas gelé en 2017 :

 » Je pense que dans 10 ans, quand j’aurai un peu plus d’expérience, j’aurai encore un peu plus de finesse dans mes choix de parcelles, dans mes assemblages, l’expérience ne va que bonifier le vin. »

IMG_4356Aujourd’hui, le Clos du Notaire produit 1100 hectolitres, 40 à 50% part au négoce en vrac, l’autre partie en bouteilles (140000 bouteilles) avec un bon réseau de CHR en France et des pays fidèles à l’export comme la Belgique, le Luxembourg, ou la Grande-Bretagne.

Très vite le couple a su se faire adopter par l’appellation des Côtes de Bourg qui compte beaucoup de jeunes viticulteurs comme le précise son directeur Didier Gontier : 

On a quasiment une quarantaine d’exploitations et non des moindres qui ont été reprises par la jeune génération récemment…et ils s’organisent entre eux pour faire une magnifique manifestation « la nuit du terroir » le 1er samedi d’août le 4 août pour être précis », Ddidier Gontier directeur des Côtes de Bourg

IMG_4322Pour eux, l’objectif est tout d’abord de « retravailler la vigne selon nos ambitions, produire un produit de qualité pour après accéder à des notions beaucoup plus touristiques, territoriales… »

A 34 et 33 ans, Amélie et Victor ont le temps devant eux. Les voilà bien ancrés sur ces terres girondines, prêts à révéler ce fabuleux terroir. Ils ont trouvé ici de nouvelles racines.

Amélie Osmond sera invitée de l’émission spéciale « l’Agriculture, j’y crois » le 3 mars à 15h15 en direct du Salon de l’Agriculture

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer, montage Sarah Paulin, mixage Isabelle Rougeot

21 Déc

Bravo à Reignyx, Nicolas Lesaint, Yves Vatelot et toute la compagnie du château de Reignac

C’était hier un moment d’émotion au château de Reignac, avec la remise officielle du Best Of Wine Tourism International. Un trophée obtenu lors du vote à Valparaiso au Chili. C’est le petit bonhomme inventé par Nicolas Lesaint et l’aspect éducatif qu’il lui a donné pour simplifier le travail du vigneron qui ont été reconnus, mais déjà suivi depuis des années par Côté Châteaux.

Reygnix, la mascotte fétiche dessinée par Nicolas Lesaint (au centre) © JPS

Reygnix, la mascotte fétiche dessinée par Nicolas Lesaint (au centre) © JPS

Reignyx, c’est la mascotte de Reignac. Voilà tout est dit. Je peux aller me coucher. Merci Nicolas, à bientôt bonnes fêtes, à l’année prochaine et bise au chat !

Non, Reignyx, c’est plus que cela. Le chat et Philippe Geluck, n’ont qu’à bien se tenir. La relève est assurée.

En un mot comme en mille, Reignyx est né de l’imagination (diiiiiiinnnnnguuuue) de Nicolas Lesaint, le directeur technique et blogueur émérite de la stratosphère viti-vinicole. Le 2.0 du cep, le branchouille de la feuille, le chébran du pied à tailler, le tout en photos, vidéos et crobards dont il nous abreuve au quotidien sans nous saouler, tellement Nicolas a la passion, la sensibilité et le talent ancrés en lui.

Reignyx, c’est ce petit personnage simple mais efficace, gratté sur plusieurs pages blanches de plusieurs carnets. Un vigneron au visage rond mais à la queue de cheval (tiens, tiens, ça me rappelle quelqu’un). Il est là pour commenter le quotidien du vigneron, dans son labeur au jour le jour, un copain de galère, entre gel et grêle parfois, mais qui survit et maudit ces intempéries. Car Reignyx, il est plus fort que tout, il se relève (et je te bouscule…) toujours.

La force de cette mascotte, c’est aussi d’avoir été adoptée par l’ensemble de l’équipe, d’avoir fait l’unanimité autour de lui (mais quand on le connaît, il ne peut en être autrement) et d’avoir aussi eu carte blanche de la part du propriétaire Yves Vatelot.

Hier la remise officielle du trophée avec l'ensemble de l'équipe du château, des membres de la CCI de Bordeaux et d'autres lauréats Best Of Wine Tourism © Catherine Leparmentier

Hier la remise officielle du trophée avec l’ensemble de l’équipe du château, des membres de la CCI de Bordeaux et d’autres lauréats Best Of Wine Tourism © Catherine Leparmentier

C’est ainsi qu’il a réussi à s’imposer dans le PAF, le Paysage bien Aimable des Fiticulteurs. Et Dieu sait que dans le milieu il y a parfois des bourre-pifs. Avec ses petits biscoteaux, il est devenu l’emblème de Reignac, le guide des oenotouristes, le preux chevalier servant des novices, le sachant des chais…j’en passe et des meilleurs.

Déjà récompensé le 17 octobre dernier à Bordeaux, par un  Best Of d’Or à Bordeaux dans la catégorie « Découverte et Innovation », le Château de Reignac a donc remporté dans la foulée un prix « International Best Of Wine Tourism 2018 » à Valparaiso au Chili. C’est Jacques Faurens, de la CCI Bordeaux Gironde, qui a remis le saint graal «INTERNATIONAL BEST OF WINE TOURISM 2018» au Château de Reignac, à Yves et Stéphanie Vatelot, mais aussi et surtout à au petit Nicolas…Lesaint homme.

Cette remise officielle a aussi été  l’occasion pour les lauréats nationaux du concours de visiter la propriété (avec son parc préservé depuis le XVème siècle et son pigeonnier du XVIème siècle transformé en une incroyable tour de dégustation) et de tenir leur 1ère réunion du Club Best Of 2018, en présence de Florence Forzy-Raffard, ambassadrice pour Bordeaux du Réseau des Capitales de Grands Vignobles.

Longue vie à Reignyx 1er, le roi du cep…pas mal !

04 Déc

Des idées pour Noël : château de Rayne Vigneau, « l’Excellence du Sauternes »

Dans la série des livres à offrir pour Noël, voici un ouvrage magnifique qui raconte la non moins extraordinaire histoire du château de Rayne Vigneau, 1er Grand Cru Classé de Sauternes. Ce château situé à Bommes en Gironde fut sacré meilleur vin liquoreux du monde, lors de l’Exposition Universelle de 1867… Un livre édité en 2017 et signé par Sylvie Bonin et François Poincet.

© JPS

« Château de Rayne Vigneau, L’excellence du Sauternes » par Sylvie Bonin et François Poincet © JPS

Le Sauternes, un vin souvent décrié ces dernières années et pourtant encensé pendant des années, notamment après la 2e guerre mondiale. Qu’on se le dise, s’il y a bien un travail extraordinaire réalisé sur un vin, c’est sur ce type de vin dont la magie opère depuis la vigne avec le botritys cinerea.

L’autre magie, c’est celle des auteurs  et des journalistes qui aiment à vous rappeler l’histoire et vous dire que nos ancêtres privés de smartphones et autres conneries de ce genre, avaient cette intelligence de découvrir par eux-même, de visu et par la dégustation, ces vins exceptionnels que je vous conseille de redécouvrir à l’occasion des fêtes et même le reste de l’année.

Car il y a tout juste 150 ans, dans le cadre de l’Exposition Universelle de 1867, le Château de Rayne Vigneau -classé Premier Grand Cru de Sauternes en 1855- était sacré meilleur vin liquoreux du monde. Rien que cela. Alors c’est sûr les gens à l’époque n’ont pas entonné cette niaiserie de « gangnam style » car ce vin avait non seulement le style mais la classe et le conserve encore aujourd’hui.

Plutôt que de passer tout son temps sur les réseaux sociaux, apprenez la sociabilité de l’époque et ce passé en vous plongeant dans les livres. Celui-ci ou d’autres que je vous propose en guise de calendrier de l’érudition et de l’avent.

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Des millésimes et une couleur évoluants avec le temps © François Poincet 

Cet ouvrage a été commandé  Derek Rémy Smith, président du groupe Trésor du Patrimoine et nouveau propriétaire du Château de Rayne Vigneau (qui auparavant appartenait à CA Grands Crus). Un ouvrage marquant pour célébrer cette histoire prestigieuse mais aussi les femmes et les hommes qui œuvrent aujourd’hui sur ce terroir exceptionnel avec notamment Vincent Labergère comme directeur.

La création d’un vin tel que ceux du Château de Rayne Vigneau tient pour moi du miracle. Aussi, j’ai voulu ce livre comme un voyage initiatique au fil de l’histoire du Château de Rayne Vigneau et des saisons de la vigne, une invitation à la dégustation de ses vins si uniques, et un hommage à tous ceux qui, depuis cinq siècles, ont travaillé à sa grandeur et à son excellence »  Derek Rémy Smith prorpiétaire de Rayne Vigneau.

LE SAUTERNAIS, UN TERROIR EXCEPTIONNEL ET MECONNU

Dans ce bel ouvrage de150 pages, vous allez apprécier des photos splendides de Rayne Vigneau à toutes les heures et toutes les saisons. Celles-ci viennent ponctuer des textes fins et sensibles qui retracent l’histoire de Rayne Vigneau, qui reviennent sur une région, un terroir et des cépages uniques au monde. Ils racontent l’élaboration de ces vins d’exception, véritable travail d’orfèvre.

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Les hommes de la vigne à l’honneur © Photographies François Poincet

UNE HISTOIRE ET DES HOMMES PASSIONNES

Au fil de ce voyage dans le temps et au cœur d’espaces magiques, le lecteur découvre le Sauternais et l’une de ses pépites, le Château de Rayne Vigneau (1635). Il « rencontre » aussi les personnalités qui président aujourd’hui aux destinées de ce grand vin, au premier rang desquelles Vincent Labergère, directeur engagé avec passion depuis plusieurs années dans le projet de redonner au Château de Rayne Vigneau la place qui était la sienne en 1867.

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Le Chef triplement étoilé Marc Haeberlin, de l’Auberge de l’Ill © Marcel Ehrhard – auteur de cette photo pour le livre

DES ACCORDS METS ET VINS AUSSI

Des accords mets vins spécialement élaborés par le Chef triplement étoilé Marc Haeberlin, de l’Auberge de l’Ill. Il détaille quelques recettes savoureuses spécialement imaginées pour se marier avec le Château de Rayne Vigneau et Philippe Alléosse, le seul maître fromager-affineur de France, lève le voile sur une de ses dernières créations en date : la fourme d’Ambert affinée au Château de Rayne Vigneau.

Textes Sylvie Bonin – Photographies François Poincet 145 pages 39 euros TTC

23 Nov

La Scena : une réplique de caisse en bois mais surtout un écrin transparent pour révéler le vin

Là, on est dans la pureté ! Un design, une sobriété et un effacement devant le vin. L’idée est originale et elle vient de Bordeaux. Son inventeur Jean-Michel Marle. Un écrin qui va séduire de plus en plus, tant les professionnels du monde du vin que les particuliers, amateurs d’art, de design et de vin. Un concept en verre acrylique, d’une brillance exceptionnelle.

© La Scena : "laissez vos bouteilles parler !"

© La Scena : « laissez vos bouteilles parler ! »

La Scena, ce n’est pas « un vulgaire » carton ou une caisse en bois; non, c’est autre chose, c’est une sorte de show-room intérieur. Elle offre un packaging de luxe qui permet de regarder, que dis-je d’admirer les flacons.

L’idée est partie de la volonté de révéler les bouteilles de vin pour les mettre en valeur. Elle accueille six bouteilles de 75 cl de formats variés, révélant leur beauté par sa transparence absolue et la pureté de ses lignes. « Une bouteille contient toujours une part de rêve ; j’ai voulu révéler cette beauté sur une scène transparente, chaque bouteille comme une sculpture entrant sobrement dans le monde du design », explique Jean-Michel Marle.

La Scena, c’est la meilleure amie du bois, elle révèle le mystère et glorifie les bouteilles », Jean-Michel Marle

Le concept s’est imposé, révélé à Jean-Michel Marle en 2014 à Bordeaux :  « créer La Scena autour du vin était une évidence, comme la vision d’un coffret qui irait ensuite célébrer toutes les bouteilles du monde ». 

Sa société, du même nom, il l’a créée en juillet 2015 :  La Scena est ainsi devenue un hommage à la caisse bois 6 bouteilles de Grand Crus de Bordeaux, mais en enlevant le traditionnel pour le remplacer par le passionnel, dépoussiérant la bonne vieille caisse en bois…

© La Scena - Grand Cru

© La Scena – Grand Cru

« C’est un objet de présentation, de marketing, pour les professionnels mais aussi un bel objet pour les amateurs. Après avoir travaillé sur la capsule, sur la forme de la bouteille ou sur l’étiquette, ici à Bordeaux on a repenser la caisse, sans chercher à casser totalement les codes, mais plutôt présenter ces bouteilles comme des stars qu’on aime tous », me confie Jean-Michel Marle.

Et il y a déjà toute une gamme développée : Uno pour une bouteille, Duo et Trio, pour deux et trois, et Aria le coffret moulé 6 bouteilles comme une caisse bois, qui va aussi se décliner prochainement en 6 à plat…

Quant au prix, comptez 45€ pour uno et 120€ pour aria.

Pour plus d’informations : https://www.lascena.com/

La Scena découverte par Côté Châteaux lors de Vinexpo 2017, sur le stand de Lafaurie-Peyraguey (fin du reportage)

21 Nov

L’étiquette de Mouton Rothschild 2015 a été confiée à l’artiste allemand Gerhard Richter

Mieux que le Beaujolais, l’étiquette de Mouton. Toujours autant attendue de la planète entière car depuis 1945, c’est un grand artiste reconnu mondialement qui l’illustre. Pour le 2015, c’est l’artiste allemand Gerhard Richter qui l’a peinte. Autre nouveauté, l’étiquette est signée au nom de la famille par Philippe Sereys de Rothschild, dans la continuité du Baron Philippe et de la Baronne Philippine car « Mouton ne change »

Etiquette specimen Ch Mouton Rothschild 2015

Depuis 1945, un grand artiste illustre chaque année l’étiquette de Château Mouton Rothschild. Ainsi se constitue une collection qui réunit les noms les plus célèbres de la création contemporaine et qui, tous les ans, s’enrichit d’une œuvre nouvelle.

L’étiquette du millésime 2015, par sa présentation légèrement modifiée, porte la marque de la nouvelle génération qui a succédé à la Baronne Philippine de Rothschild, disparue en 2014 : Camille Sereys de Rothschild, Philippe Sereys de Rothschild et Julien de Beaumarchais de Rothschild. Elle est signée par Philippe Sereys de Rothschild, représentant les trois propriétaires familiaux.

L’illustration du millésime 2015 a été confiée à l’Allemand Gerhard Richter, né en 1932, prodigieux inventeur de formes et de techniques picturales. Célèbre dans le monde entier, il fonde son travail sur la relation dialectique entre peinture et photographie, entre figuration et abstraction. Son œuvre pour Mouton est le fruit d’un processus à la fois aléatoire et savamment élaboré qu’il appelle Flux. L’artiste fixe sur photo des couleurs en mouvement, saisies à l’instant idéal de leur composition : de même, un assemblage harmonieux donne au grand vin, matière vivante, son équilibre et sa plénitude.

Avec Mouton Rothschild

 

13 Nov

Vin…solite : château Margaux dévoile une bouteille unique, noire et or, pour le fabuleux millésime 2015, en hommage également à Paul Pontallier

Château Margaux, premier grand cru classé 1855, lance ce lundi une nouvelle bouteille pour son millésime 2015, une première dans la très longue histoire de ce prestigieux domaine du Médoc. Elle vient aussi consacrer le 2015 comme millésime exceptionnel et rend hommage à son ancien directeur Paul Pontallier, disparu en 2016.

La bouteille noire et or du © château Margaux

La bouteille noire et or du © château Margaux

Après les très grandes années 2005, 2009, et 2010 à château Margaux, voici le Grand Vin 2015, un millésime tout aussi magnifique pour ne pas dire exceptionnel, c’est la première raison qui incite à marquer le coup. « Par cette bouteille unique, nous avons voulu immortaliser le millésime 2015 qui semble avoir été élaboré pour l’éternité et qui restera pour nous tous un millésime fantastique, empreint d’une émotion particulière ».

Deuxième argument, ce 2015 marque 2 siècles d’architecture à Margaux, avec la construction du château en 1815, et l’inauguration de nouveaux bâtiments conçus par Lord Norman Foster.

Troisième raison qui donne à ce millésime le caractère d’ exceptionnel : il est le dernier millésime de Paul Pontallier à qui la propriétaire et ses anciens collaborateurs souhaitaient rendre hommage.

Les flacons de Château Margaux 2015 ont donc été habillés d’une magnifique sérigraphie dont le design, spécialement pensé pour ce millésime, est apposé sur le verre à la place des étiquettes habituelles. 

Le vin était particulièrement reconnu comme bon, c’est un grand millésime. Parce que si cela n’avait pas été un grand millésime, on ne l’aurait pas fait »,  Corinne Mentzelopoulos propriétaire  précisant que le château n’avait « jamais » fait de bouteille spéciale depuis le XVIe siècle.

Regardez la bouteille unique et ce millésime 2015 avec cette vidéo du © château Margaux

Le domaine du château Margaux, qui abrite un château à colonnades appelé « le Versailles du Médoc », rare exemple français du style néo-palladien construit en 1815, avait fêté en 2015 son bicentenaire par la construction d’un nouveau chai contemporain, oeuvre de l’architecte britannique Norman Foster.

« On ne voulait pas faire une autre étiquette à proprement parler mais plutôt quelque chose directement sur la bouteille: c’est comme l’étiquette d’une bouteille normale mais en or, avec en arrière-plan et juste en sérigraphie, le chai qui entoure le château comme une sorte d’écrin », a décrit sa fille, Alexandra Petit-Mentzelopoulos.

« Si vous vous éloignez de la bouteille, le chai disparaît assez vite, en revanche le château reste très visible parce que la star, c’est le château et le chai est un écrin pour sublimer le château, sublimer le vin », souligne la directrice générale adjointe.

Sur cette nouvelle bouteille opaque est écrit « Hommage à Paul Pontallier ». Arrivé en 1983 à château Margaux, il est décédé l’année dernière à l’âge de 59 ans. Son dernier millésime est composé à 87% de cabernet sauvignon et d’un peu de merlot, cabernet franc et petit verdot. « C’est tout ce qu’il aimait, cette douceur, ce parfum. Cela aurait été un de ses préférés », a estimé son fils Thibault Pontallier, ambassadeur du château à l’étranger.

Un peu plus de 100000 bouteilles ont été produites, leur prix ? 990 €, « une paille » pour certains, de quoi constituer déjà une « petite » cave pour d’autres.

Avec Château Margaux et AFP.

09 Oct

« Des Vignes et des Hommes », ou quand la vigne sculpte le paysage, par Véronique Lemoine et Henry Clemens

Partie de son berceau caucasien, la vigne a conquis la planète. De la singularité des environnements conquis sont nés des paysages spectaculaires, des pratiques originales, des architectures de vignes étonnantes, des vins inédits. Des Vignes et des Hommes conte cette aventure humaine. Ce livre présente des paysages emblématiques et insolites de vingt régions sur cinq continents. Il nous fait découvrir des vins « magiques », il nous raconte l’histoire et les terroirs de ces lieux étonnants.

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Les premières vignes sauvages, enlaçant les arbres, produisaient des kilomètres de lianes mais bien peu de fruits. Depuis plus de 8 000 ans, l’homme les a domestiquées, a sélectionné espèces et cépages, les a plantés dans les environnements les plus variés, a appris à les tailler, les soigner et cherche maintenant à préserver leur diversité.

Partie de son berceau caucasien et du croissant fertile, la vigne a conquis la planète. Car le vin n’est pas une boisson comme les autres : boisson de symbole et de tradition autant que de nécessité et de plaisir, elle a traversé terres et mers, accompagnant les rites des missionnaires comme les soifs des colons.

Le vin s’est transformé pour les besoins du transport et réinventé pour répondre aux désirs de riches buveurs lointains. La vigne l’a suivi, presque partout où la volonté et la folie des hommes les ont menés : cap au nord et au sud, toujours plus loin, toujours plus haut, vers les lieux les plus accueillants ou les plus hostiles, et jusqu’aux antipodes de ses terres méditerranéennes d’origine.

De la singularité des environnements conquis sont nés des paysages spectaculaires, des pratiques originales, des architectures de vignes étonnantes, des vins inédits. Partout dans le monde, les vignerons ont surmonté les contraintes naturelles les plus variées : plaines arides ou terres baignées de brumes, montagnes escarpées ou coteaux verdoyants, strates de calcaires recelant les souvenirs de mers oubliées, laves témoins de volcans endormis…

Le vigneron-paysagiste bâtit des terrasses, aligne des rangs tirés aux cordeaux, dessine de larges ondulations, sème des ceps isolés, compose avec ses vignes mosaïques et broderies précieuses, tresse des corbeilles. Ainsi, les vignobles du monde offrent leurs multiples visages.

De ce jeu sans cesse réinventé entre le lieu et l’homme naît à chaque fois un terroir : un lieu spécifique avec son climat, ses sols, ses expositions mis en valeur par des hommes et des femmes au fil des générations pour y créer leurs vignobles. Leurs choix, savoir-faire et traditions engendrent des vins typés, signature de cette osmose homme-nature qui a donné naissance aux appellations d’origine, mais aussi à des identités régionales fortes.

La Cité du vin conte cette aventure humaine : le tour du monde des vignobles est un film qui offre un survol des paysages emblématiques et souvent insolites de vingt-trois régions sur cinq continents ; La table des terroirs donne la parole à cinquante vignerons de dix régions aux environnements très contrastés, choisis pour témoigner du jeu ancien ou récent entre homme et nature. Grand Angle productions, sélectionnée pour la réalisation de ces films et interviews à travers la planète, a prolongé cette expérience par une série de reportages sur ces régions, en coproduction avec Arte et la Fondation pour la Culture et les Civilisations du vin. De cette collaboration est née la série Des vignes et des hommes.

Qui d’autre que Féret, vénérable maison d’édition bordelaise pour qui vin rime avec pages depuis 1812, pouvait éditer cet ouvrage, promenade à travers une palette de civilisations du vin singulières ? Bienvenue donc dans ce voyage autour des vignes et des hommes.

Véronique Lemoine

« Des Vignes et des Hommes », par Véronique Lemoine ( ingénieur agronome, en charge du parcours permanent à la Cité du Vin de Bordeaux) et Henry Clemens (conseiller en dégustation et consultant marketing vin), 208 pages, aux éditions Féret. 29,90 €

27 Août

Retour en images avec la première semaine de vendanges dans le Bordelais

Côté châteaux vous l’avait annoncé : les vendanges 2017 sont précoces et faibles en quantité. Sans doute la plus faible récolte depuis 1945. Dans le Bordelais, les pertes sont estimées à 40%. Mais la qualité est là pour le vignoble non touché par le gel. Retour en 20 photos sur cette 1ère semaine de vendanges; le gros coup d’envoi est pour la semaine à venir.

Les premiers sauts de merlots à Branne, lundi 21 août © JPS

Les premiers sauts de merlots à Branne, lundi 21 août © JPS

Dès 8h30, premiers coups de sécateurs. Cette parcelle de merlots épargnée par le gel dera du crémant, en blanc de noirs © JPS

Dès 8h30 lundi, premiers coups de sécateurs. Cette parcelle de merlots épargnée par le gel, sur les côteaux de Branne, fera du crémant, en blanc de noirs © JPS

Coup d'envoi des vendanges ce matin à Branne en Gironde © Jean-Pierre Stahl

Coup d’envoi des vendanges ce lundi matin à Branne en Gironde © JPS

Retour de vendange à la cave de Saint-Pey Génissac © JPS

Retour de vendange à la cave de Saint-Pey Génissac © JPS

Les premiers bacs remplis de merlots à la Cave des Vignerons de Saint-Pey Génissac © JPS

Les premiers bacs remplis de merlots à la Cave des Vignerons de Saint-Pey Génissac © JPS

Dernières anlyses de maturité à Rauzan avant de démarrer © JPS

Dernières anlyses de maturité à Rauzan avant de démarrer © JPS

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Denis Baro, le président de la Cave de Rauzan-Grangeneuve va donner mardi le coup d’envoi de la vendange des crémants © JPS

Mardi 22 août, 9h00 : récolte des baies qui serviront à élaborer Y 2017 (le blanc sec © d'Yquem)

Mardi 22 août, 9h00 : récolte des baies qui serviront à élaborer Y 2017 (le blanc sec © d’Yquem)

Des conditions optimales pour vendanger au château Smith Haut Lafitte, avec des matinées relativement fraîches © Jean-Pierre Stahl

Des conditions optimales pour vendanger au château Smith Haut Lafitte, avec une matinée fraîche 17-18°, en ce jeudi 24 août  © Jean-Pierre Stahl

Une équipe de 35 vendangeurs s'apprêtant à débuter jeudi 24 août les premiers sauvignons blancs © JPS

Une équipe de 35 vendangeurs s’apprêtant à débuter, en ce jeudi matin,  les premiers sauvignons blancs, la récolte ne se passe que le matin © JPS

Chloé, un démarrage en en douceur © JPS

Chloé, un démarrage en en douceur © JPS

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Le directeur commercial de Smith Haut Lafitte, Ludovic Fradin immortalisant l’instant pour les réseaux sociaux © JPS

Benjamin garde le sourire malgré le poids des cagettes © JPS

Benjamin garde le sourire malgré le poids des cagettes © JPS

Daniel Cathiard, Fabien Teitgen et Ludovic fradin, respectivement propriétaire, directeur technique et directeur commercial de Smith Haut Lafitte © JPS

Daniel Cathiard, Fabien Teitgen et Ludovic fradin, respectivement propriétaire, directeur technique et directeur commercial de Smith Haut Lafitte © JPS

Au cœur des vignes de Château Haut-Brion et de Château La Mission Haut-Brion, le soleil est radieux avec ses 25 degrés. Les vendangeurs sélectionnent les plus belles grappes de sauvignon gris !

Au cœur des vignes de Château Haut-Brion et de © Château La Mission Haut-Brion, le soleil est radieux avec ses 25 degrés. Les vendangeurs sélectionnent les plus belles grappes de sauvignon gris !

Des le pressoir de Rochemorin, à Martillac, © JPS

Dans le pressoir de Rochemorin, à Martillac, jeudi 24 août© JPS

Vincent Cruège oenologue et directeur des relations extérieures des Vignobles André Lurton © JPS

Vincent Cruège oenologue et directeur des relations extérieures des Vignobles André Lurton © JPS

Dans les rangs de vigne de Rochemorin, que l'on aperçoit au loin © JPS

Dans les rangs de vigne de Rochemorin, que l’on aperçoit au loin © JPS

Un tandem de hottes bien orchestré à Rochemorin © JPS

Un tandem de hottes bien orchestré à Rochemorin © JPS

Côté châteaux , l'info à la source, ici à Rochemorin © VC

Côté châteaux , l’info à la source, ici à Rochemorin © VC