21 Nov

Des carafes en éditions limitées signées Lalique pour les châteaux Lafaurie-Peyraguey et Péby-Faugères

Voici une idée originale: deux bouteilles-carafes Lalique pour un 1er cru classé de Sauternes et l’autre un cru classé de Saint-Emilion. Et une boîte en bois précieux pour les accueillir. Une idée signée Silvio Denz.

© Lalique – Twinstudio Hervé Lefèbvre

Encore une idée ingénue, associer de beaux flacons à de grands vins. Une idée signée par la cristallerie alsacienne Lalique pour les vins des châteaux Lafaurie-Peyraguey dans le Sauternais et Péby-Faugères dans le Saint-Emilionnais, l’ensemble étant présidé ou propriété par le Suisse Silvio Denz.

C’est une idée originale tant pour ce 1er cru classé de Sauternes, ce vin liquoreux remarquable de 2016 de Lafaurie-Peyraguey, que pour ce cru classé de Saint-Emilion, en rouge et pour le millésime 2016 également, pour Péby-Faugères que d’offrir un flacon en cristal avec son bouchon, ainsi qu’une boîte en guise d’écrin en bois précieux pour renfermer ces trésors…

La forme de ces deux bouteilles-carafes s’inspire de la fameuse calandre Bugatti, bolide mythique qui fut aussi produit en Alsace, à quelques encablures de la célèbre cristallerie Lalique.

Une carafe en cristal noir pour le château Péby-Faugères © Lalique – Twinstudio Hervé Lefebvre

Produites seulement en séries limitées à 25 exemplaires, chacune, ces carafes risques de s’arracher; nul doute que des acheteurs fortunés vont essayer de se ou de faire plaisir à Noël avec ces coffrets et idées originales.

Une fois les vins dégustés, les bouteilles serviront ainsi de carafes et les coffrets pourront devenir des caves à cigares… What else ? Bien vu.

10 Nov

Couleur Vigne : la BD signée Nicolas Lesaint qui dépeint le labeur très touchant du vigneron

Si Côté Châteaux vous avait présenté il y a un mois « Couleur Vigne », lors de sa sortie, Côté châteaux est allé cette fois rencontrer Nicolas Lesaint, le vigneron auteur de cette fabuleuse BD, réalisée en aquarelle. Le directeur du château de Reignac livre ce qui l’a poussé à dessiner et écrire cette histoire romancée… Une histoire qui fait s’attacher à deux personnages et au travail difficile de saisonnier et de vigneron au quotidien dans la vigne.

Nicolas Lesaint, directeur du château de Reignac à Saint-Loubès et auteur de Couleur Vigne © JPS

Quand le vigneron passionné du château de Reignac (à Saint-Loubès en Gironde) tutoie la fibre poétique du dessinateur. Cela donne Couleur Vigne. Des couleurs automnales, bien sûr, mais aussi des 4 saisons que dépeint Nicolas Lesaint car sa BD raconte le labeur du vigneron sur une année dans une vigne de l’Entre-Deux-Mers.

Ce que j’ai vraiment souhaité, c’est expliquer notre quotidien. Il y a le terroir et l’humain, et l’humain est extrêmement important dans l’utilisation de ce terroir-là et chaque décision va impacter la production du vin que l’on va faire… Et surtout, on dépend des conditions climatiques, des éléments« , Nicolas Lesaint

Réalisée en aquarelle, sur 217 planches, Couleur Vigne est une BD romancée avec Martin comme personnage principal; un gars cabossé par la vie, qui retrouve du travail grâce à Pierre, un petit vigneron de l’Entre-Deux-Mers, qui lui remet ainsi le pied à l’étrier et va même lui offrir un hébergement, le temps qu’il se refasse.

 

Nicolas Lesaint, présentant sa premère BD aux éditions Féret « Couleur Vigne » © JPS

On croise beaucoup de saisonniers dans notre profession et qui ont souvent des histoires très particulières, avec pour certains des traumatismes personnels, tant professionnels qu’humains.C’est un mélange de plusieurs personnages que j’avais pu croisé dans mon travail à Reignac, entre autres et d’un personnage Angel, un papy espagnol qui vivait dans sa voiture ».

« Martin, il incarne la personne qui ne connait rien au vin et qui découvre nos problématiques,donc  j’ai voulu que des professionnels se retrouvent concrètement dans les dessins que j’ai pu faire car il y a des détails très techniques sur notre quotidien comme le carassonnage  ou la taille de la vigne.  

Je voulais aussi que des personnes qui n’y connaissent rien, à la fin de cette histoire-là, puissent dire j’ai compris le processus au cours de la saison ».

Nicolas Lesaint dans les vignes du château de Reignac © JPS

Cette 1ère BD publée par les éditions girondines Féret a été tirée à 3000 exemplaires. Nicolas Lesaint en a déjà commencé une autre inspirée davantage du travail de vinification au chai, avec aussi une séquence en Bretagne…A suivre…

09 Oct

Un Guide du Routard Spécial Oenotourisme en Gironde

Il vient de paraître chez Hachette, le nouveau Guide du Routard est une invitation à la découverte du vignoble bordelais. Il met en lumière toute la filière oenotouristique de Gironde.

Ce guide du routard est le fruit d’un travail conjoint entre Gironde Tourisme et les Routes du Vin de Bordeaux, un boulot de 14 mois démarré avant la crise sanitaire du coronavirus.

Ce guide de 176 pages est une invitation au voyage, à la découverte de Bordeaux, mais aussi de ses territoires viticoles environnants, une région mythique où l’oenotourisme aujourd’hui est véritablement abouti avec de très nombreuses offres.

Ce guide vous propose ses coups de coeur, à commencer par la futuriste Cité du Vin, mais aussi le Musée du Vin et du Négoce au Chartrons à Bordeaux, le bar à vins du CIVB, une dégustation perché au château Rayne-Vigneau, etc…

Vous allez apprendre plein de choses avec une partie consacrée à l’histoire du vignoble, depuis la période romaine du Burdigala, jusqu’à nos jours, en passant par le XVIIe avec l’histoire insolite de la famille Pontac du château Haut-Brion qui ouvrit une taverne bar à vins à Londres, favorisant ainsi l’image des vins de Bordeaux auprès des anglais, on y évoque aussi la grandeur et décadence du vignoble au XIXe avec le classement des vins de 1855 et les maladies qui ont sévi mildiou et phylloxéra…Les nouveaux enjeux sont aussi passés en revue avec les premières caves ccopératives, les AOC, un renouveau du vignoble et un élan en faveur du bio avec les pionniers par les crus prestigieux Guiraud, Fonroque, Pontet-Canet. Le Guide évoque aussi la géographie et la géologie, les appellations et classements, les associations mets-vins et les personnages hommes illustres du Bordelais à l’instar de Montesquieu, qui fut l’un des plus grands propriétaires viticoles au XVIIIe et fut le père des Lumières et de la Révolution avec l’Esprit des Lois.

Le Routard vous emmène à travers Bordeaux, avec ses bonnes adresses de brasseries ou restos, de bars à vins, d’idée de sorties, mais aussi sur la route des Graves et Sauternes, en passant bien sur par les châteaux de Pessac-Léognan, et autres châteaux des Graves, les sites incontournables du Sauternais avec ses nombreux châteaux heureux de vous recevoir pour des visites suaves, et des déjeuners ou diners pour ceux qui ont ouvert un restaurant,…

C’est un Gironde Tour qui se poursuit avec l’Entre-Deux-Mers, les environs de Cadillac, Sainte-Croix-du-Mont, Créon, la Sauve… L’incontournable Cité Médiévale de Saint-Emilion  vous fera plonger dans un passé millénaire, avec de très nombreux châteaux à visiter, ainsi que dans les appellations satellites de Saint-Emilion.

Il y a aussi Blaye et Bourg qui au nord Gironde ne manquent pas de charme, des châteaux qui méritent aussi que l’on pousse leurs portes, et puis il y a le fameux Médoc, connu du monde entier pour ses châteaux et son traditionnel marathon très festif.De Margaux à Saint-Estèphe, en passant par Moulis, Saint-Julien, de nombreuses idées avec des châteaux qui ont de fabuleuses histoires à vous raconter comme Castera plus de 400 ans qui se sont écoulés depuis ses premières ventes de vin avec traces et preuve à l’appui.

Le Routard « Oenotourisme en Gironde » aux éditions Hachette (14€) Inclus dans ce guide une application gratuite Scan Hachette et une carte du vignoble bordelais et une autre de Bordeaux.

05 Oct

Couleur Vigne : quand le poète du vignoble, Nicolas Lesaint, humanise en BD le labeur de vigneron

C’est un grand technicien de la vigne, ingénieur agronome, qui dirige le château de Reignac, qui s’est lancé un pari: écrire une BD inspirée de son travail au quotidien et sur une année à la vigne. Ce grand gaillard, père de Reignyx qui cache en lui un poète, un dessinateur, ancien blogueur, mais aussi animateur des réseaux sociaux, vient d’accoucher d’un nouveau personnage Martin qui découvre à travers une histoire originale le travail d’une année pour réaliser un millésime…Couleur Vigne, Couleur Vécu…

Nicolas Lesaint est un garçon attachant, au propre comme au figuré: attachant les astes, mais aussi rêveur et la tête dans les astres. Non seulement, il a fait des études pointues en tant qu’ingénieur agronome à l’Ensat Toulouse, non seulement il manage de main de maître depuis 2009 le château de Reignac à Saint-Loubès, propriété d’Yves Vatelot, mais aussi il réalise constamment de superbes photos pour les réseaux sociaux dans ses vignes, des photos avec des baies à qui il ajoute des yeux, il a créé il y a quelques années un petit personnage lui aussi attachant, Reygnyx à qui il a donné une sacré identité, lui faisant commenter l’actualité du monde du vin, mais voilà Nicolas nous sort aujourd’hui une BD de plus de 200 pages aux éditions Feret…A croire qu’il a du temps ce garçon… Non, je rigole, il est presque superactif, ça bouillonne constamment dans sa tête, il a du génie, des idées à revendre, à un moment il avait créé son propre blog qui était très suivi, puis s’est recentré sur des vidéos très simples et explicites sur le travail à la vigne et son actualité….

Là, depuis 2 ans, il planche sur des dessins et un personnage qui l’a fortement inspiré qu’il a baptisé Martin. C’est à la fois très intéressant sur le job au quotidien de vigneron et avec un véritable scénario. « J’ai lu les 1ères BD sur la viticulture avec « les Ignorants » d’Etienne Davodo et « Come Prima » d’Alfred, mais je voulais vraiment donner mon idée de la viticulture qui me correspond et donner une histoire dans l’histoire avec un petit gars Martin ».

« Martin est inspiré d’un saisonnier Angel qu’on a bien connu, un papy super de 70 balais, qui avait perdu son commerce et on s’est dit on va le faire travailler. Il a du arriver en janvier 2013 ou 2014, il faisait plutôt froid -5 à -6°, et mon chef d’équipe de l’époque m’a dit qu’il dormait dans sa voiture, et bien sûr par ces températures cela n’était pas concevable, on lui a demandé et finalement il a fini par lâcher le truc: il n’avait plus de logement. A l’époque cela m’a inspiré un billet sur mon blog qui a eu beaucoup d’impact auprès des vignerons de France, certains voulaient lui offrir un poste de tractoriste…J’ai appelé mon boss et lui ai expliqué sa situation, il m’a dit on va le loger tranquillement pendant 6 mois le temps qu’il se refasse… »

« C’est un peu l’histoire de Martin aussi, on part de là et on va le faire travailler et découvrir la viticulture, on le ramène à la vie, par et à travers la viticulture », grâce à son ami Pierre, le tout en coloration manuelle, à l’aquarelle. A travers ces deux personnages, le lecteur va se prendre à l’histoire et comprendre et apprendre les étapes du travail à la vigne fonction des saisons, depuis la taille de la vigne et les bois à tirer, en passant par la pousse, avec des cauchemars par rapport à la grêle de 2013, jusqu’à la vendange et la vinification au chai… En passant par de vraies scènes de vie, avec des canons, des soirées de vignerons et les primeurs aussi au passage…

Au démarrage de cette BD, « on part de son traumatisme avec des planches en noir et blanc et puis petit à petit il va y avoir des touches de couleur, avec notamment la rencontre d’un rouge-gorge, et puis à la fin tout est en couleur… »

Reygnix, la mascotte fétiche dessinée par Nicolas Lesaint (au centre) © JPS

« Cela a été un peu un hasard que cela aboutisse, au début je l’ai fait pour moi tout seul et puis une amie m’a convaincu de faire partager ce travail en projetant ces planches lors d’un concert de rock à Cabara, et puis j’ai mis des planches sur Facebook, et un copain m’a dit c’est trop top.Il faut que tu avances et quand j’ai eu une centaine de planches, il m’a fait rencontrer un responsable de BD qui trouvé cela génial, comme BD à l’ancienne, du dessin, au coloriage et passant par le texte, je faisais tout. »

« J’ai par la suite rencontré Stéphane Zittoun qui venait de reprendre le Féret et il a trouvé cela sympa d’éditer pour la 1ère fois en 200 ans d’existence la 1ère BD du Féret. J’ai avancé à un rythme tranquille, cela m’a pris 2 ans, j’ai eu une totale liberté et un vrai respect de mon travail. J’ai dessiné au total 217 planches, plus la couverture et d’autres essais de couverture, en prévente déjà 900 BD se sont vendues sur 3000 tirées. »

Nicolas Lesaint ne va pas s’arrêter en si bon chemin, bien sûr il va assurer la promotion de sa BD qui sort officiellement le 9 octobre, avec des séquences de dédicaces à droite et à gauche, mais déjà il a un autre projet en tête : «  »je suis en train d’en faire une autre avec un oenologue de la région qui navigue dans le Libournais; il va croiser Pierre, le personnage va découvrir qu’il a été adopté, et cela va l’emmener vers Ouessant », car Nicolas a son jardin caché, il est tombé amoureux des paysages bretons et prend plaisir à s’y rendre assez souvent.

Un grand bravo à Nicolas Lesaint pour cette nouvelle aventure, Reygnyx n’a qu’a bien se tenir…il a maintenant de la concurrence et en interne. « Reygnyx est en sourdine pour l’instant, c’est Martin qui prend toute la place… »

06 Sep

Corbeyran dévoile son dernier tome Châteaux Bordeaux N°10

Il est sorti, il est tout chaud. Châteaux Bordeaux tome 10 est en vente dans les bacs depuis mercredi, 40 000 exemplaires édités par la Maison Glénat, écrit par Corbeyran et dessiné par Espé. Côté Châteaux vous propose une interview exclusive du papa de Châteaux Bordeaux dans sa rubrique Parole d’Expert.

Jean-Pierre Stahl: « Salut Corbeyran, tu sors donc un tome 10 de Châteaux Bordeaux, ce depuis mercredi, quelle en est l’histoire cette fois-ci ? »

Corbeyran : « Ce tome 10 inaugure une 2e saison, qui démarre… On est, au niveau temporalité, à une dizaine d’années plus tard. Les choses ont beaucoup évolué dans la vigne en 10 ans et donc cela se passe de nos jours.

« Alexandra Baudricourt a eu beaucoup de succès avec son vin, elle a gagné un peu d’argent et a investi dans le vignoble, un peu partout dans de nombreuses appellations du bordelais; et donc après le Médoc, on va la retrouver du côté de Fronsac, de Sauternes, et de Blaye…Il y aura donc 3 albums pour cette nouvelle saison. Alexandra est confrontée à des problèmes de pollution dans une parcelle, elle est plongée dans des pulvérisations sauvages, elle va avoir maille à partir avec des riverains et la justice…Et surtout, elle va rencontrer un étrange personnage, patron d’un grand groupe, qui va être un peu son éminence grise et elle va se rapprocher de lui…Il sait beaucoup de choses, plus qu’elle, notamment au niveau commercialisation des vins, c’est une relation étrange qui va s’instaurer avec lui… »

Corbeyran devant son oeuvre et son succès : Châteaux Bordeaux en désormais 10 volumes, ici en septembre 2018  © JPS

JPS : « Châteaux Bordeaux, c’est véritablement une BD qui a décoiffé…On peut dire que c’est un gros succès… »

Corbeyran : « Absolument. Il y a un sticker sur la couverture: il y a marqué 500 000 lecteurs, c’est pas mal ! Toujours chez Glénat, toujours avec Espé au dessin et c’est une trilogie, une deuxième saison sous forme de trilogie. »

A Kirwan, avec Philippe Delfaut directeur du château qui a fait déguster le 2017 à Corbeyran en septembre  2018 © JPS

JPS : « Parmi l’ensemble des tomes, il y en a certains qui ont mieux marché ? »

Corbeyran : « Oui, d’une manière générale, c’est toujours le tome 1 qui marche le mieux, et après il y a une espèce d’escalier…C’est sûr le tome 9 par exemple s’est un peu moins bien vendu que le tome 1, qui est toujours en tête des ventes… »

« Début du tournage d’un documentaire pour la chaîne « Voyage ». Le thème est simple : aborder une région (en l’occurrence le bordelais) à travers une bande dessinée (en l’occurrence Châteaux Bordeaux) «  © Corbeyran

JPS : « Là en ce moment, il y a une télé qui réalise un documentaire pour la chaîne Voyage sur Bordeaux, le vin, les gens du vin, et ce document s’est en partie inspiré de Châteaux Bordeaux ? « 

Corbeyran : « Le doc, c’est la découverte d’une région à travers une BD, en l’occurence Châteaux Bordeaux. En fait j’ai donné une liste de noms au réalisateur qui va rencontrer ces personnages que l’on retrouve dans Châteaux Bordeaux: ainsi on va retrouver Jean-Pierre Xiradakis qui va marcher et pique-niquer dans les carrelets, Allan Sichel avec son château et ses chevaux, Fabien Teitgen de Smith, Olivier Dauga dans un domaine et Michel Rolland dans son labo. C’est ainsi une espèce de boucle, ils m’ont pas mal donné d’infos pour écrire la BD et là je leur rend la parole…C’était une super ponctuation pour cette aventure. »

Châteaux Bordeaux est sorti dans les bonnes librairies et boutiques de BD © Corbeyran

JPS : As-tu encore d’autres projets en BD sur le vin ? »

Corbeyran : « Oui, Vinifera est en cours. 2 autres tomes sortent au mois d’octobre. On va ainsi continuer la collection Vinifera. »

Châteaux Bordeaux, tome 10 – Le groupe, chez Glénat par Corbeyran et Espé, dans toutes les bonnes librairies et boutiques de BD

Lire ou relire sur Côté Châteaux: « 9e et dernier opus de Châteaux Bordeaux : la success story de Corbeyran, inspiré par les vins de Bordeaux »

Revoir le reportage sur Corbeyran et son succès de Châteaux Bordeaux en septembre 2018, par Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Boris Chague et Christian Arliguié suivi de son interview en plateau par Cendrine Albo :

15 Juil

De l’art en bouteilles avec le château La Grâce Dieu des Prieurs

Le château La Grâce Dieu des Prieurs continue d’associer grand cru de Saint-Emilion et Art Russe. Ainsi les nouvelles étiquettes de son millésime 2018 sont ornées de peintures d’artistes peintres russes.

 Le château La Grâce Dieu des Prieurs, à l’entrée de Saint-Emilion, continue sa quête de culture en fusionnant la tradition gastronomique française et le caractère unique du patrimoine culturel russe.

Bouteille ornée de l’ouvre de Gavriïl Gorélov (1880-1966)  © La Grâce Dieu des Prieurs

Ce sont donc des oeuvres des artistes peintres russes Arkady Plastov, Aristarkh Lentulov, Tahir Salahov, Tatiana Yablonskaya, Petr Ossovsky, Victor Ivanov, Nikolai Baskakov, alexander Gerasimov, Nikolai Fechin ou encore les frères Tkachev qui sont reproduites sur les bouteilles du millésime 2018. Des toiles inspirantes qui illustrent le quotidien de ces hommes et ces femmes durant les années soviétiques de la fin du XIX et début du XX siècle. Ces nouvelles étiquettes ont été choisies parmi les oeuvres de la fondation Art Russe fondée en 2012.  

Gavriïl Gorélov (1880-1966) a connu un succès en tant qu’artiste dans l’Empire russe comme dans l’Union soviétique

Voilà donc un voyage initiatique dans l’art et la culture russe, mariés au terroir de Saint-Emilion et au savoir-faire de l’équipe du château La Grâce Dieu des Prieurs. Une belle initiative qui me rappelle aussi cette volonté du château Monton-Rothschild d’associer son nom à un artiste en confiant le dessin de son étiquette à un artiste de renom depuis 1945.

 

07 Mar

A l’aube de son inauguration, voici le nouveau chai gravitaire du château Latour Martillac

C’est beau, sobre et fonctionnel. En avant-première pour Côté Châteaux, les Kressmann dévoilent à Martillac leur nouveau chai terminé et entièrement gravitaire aux couleurs de l’étiquette Latour Martillac, au terme de 18 mois de travaux. Son inauguration a lieu ce lundi 9 mars.

Edouard, Tristan et Loïc Kressmann dans leur nouveau chai inauguré ce lundi © JPS

Le pari était osé, il est aujourd’hui réussi. Les Kressmann se sont projetés dans le XXIe siècle avec ce nouveau chai, détruisant l’ancien chai dédié aux rouges pour en refaire un nouveau plus fonctionnel et pour faire davantage de parcellaire.

La première impression que j’ai eue était l’ergonomie que l’on a réussie à améliorer. Pouvoir travailler à la lumière naturelle est sympathique. Le soir, je passe 5 à 10 minutes seul dans le bâtiment pour me l’approprier encore plus… » Loïc Kressmann.

La part de modernité qui s’insert bien dans les bâtiments plus anciens © JPS

Un bâtiment dont on parierait qu’il a toujours été là, s’inscrivant dans l’ensemble des différents corps de façon harmonieuse, un bâtiment avec des parties en pierre et une modernité qui lui va très bien depuis la cour du château avec sa verrière en aluminium noir qui préfigure l’accueil à la propriété… « C’est ici que nous aurons l’accueil et le caveau de vente, derrière cette verrière en aluminium », commente Edouard Kressmann, le fils de Loïc, chargé notamment du marketing.

L’un des 8 tableaux réalisés par Max Ducos avec la vieille Tour du château © JPS

Dans cet espace de 100 m2, il y aura non seulement l’accueil du public et des visites à la propriété, mais aussi la boutique avec ses casiers de bouteilles en bois, pour lesquels Tristan met la dernière couche de vernis. Un espace où le visiteur sera captivé par 8 tableaux réalisés par Max Ducos, le fils de l‘architecte Philippe Ducos qui signe la construction du nouveau chai dans un style d’inspiration art déco, correspondant à la date d’acquisition de la propriété par Alfred Kressmann en 1930.

« Ce sont 8 tableaux, en 2 fresques qui dépeignent Martillac à l’époque où la famille a acheté le château: on y voit l’or du sol qui se concentre dans les grappes et part dans les barriques, jusqu’au port de Bordeaux. Ces tableaux ont été composés par mon oncle Joël à partir de photos d’époque, on y distingue toujours un enfant ou encore là la 404 de mon grand-père », commente Edouard Kressmann.

Et de dévoiler ce fabuleux cuvier dont la partie supérieure offre une superbe vue sur les 45 hectares du vignoble de Latour Martillac : « comme le soulignait l’architecte, ce qui est très sympa ici avec cette vue et cette lumière, c’est qu’on a l’impression que les raisins remplissent directement les cuves. C’est beaucoup plus agréable de travailler avec la lumière du jour, les vitres ont été réalisées avec un verre spécial traité pour la chaleur, ainsi cet été il y avait une différence de 15° entre l’extérieur et le chai. »

22 cuves inox dont 16 de 125 hectolitres © JPS

Ce cuvier comprend 22 cuves inox tronconiques, fabriquées en France dans par l’entreprise Serap en Mayenne: 6 de 70 hectolitres et 16 de 125 hectolitres, « ce sont les grandes orgues » plaisante Tristan Kresmann, co-propriétaire et frère de Loïc. « Pour le 2019, on a fait avec le retard dans les travaux, une cuve de merlot, sinon tous les cabernets dedans, cela nous a permis de séparer les différents lots, d’être encore plus précis au niveau des parcelles ».

Ces cuves tronconiques en inox ont une double peau, un isolant thermique permet d’avoir un contrôle de température exceptionnel, c’est du pilotage tout en douceur comme une cuisinière et cela marche de manière impeccable. »

« C’est un outil auquel on pensait depuis très longtemps, cela fait 10 ans que l’on était à l’étroit, comme nous le faisait remarquer Valérie Vialard notre oenologue et maître de chai. On attendait le bon moment pour le faire et quand les taux sont tombés, on s’est dit c’est le moment ». Un chai dont la réalisation a coûté 5,5 millions d’euros.

C’est l’outil que l’on va donner à nos enfants et à nos petits-enfants par la suite, ils n’auront pas besoin de le faire, ils vont se régaler avec cela », Tristan Kressmann.

Ce grand cuvier de 730 m2 au sol  est désormais au goût du jour, aux couleurs noire et ocre qui rappellent celles de l’étiquette. Celui-ci est optimum pour produire 2000 hectolitres de vin rouge, ce sont quelques 240 à 250 000 bouteilles de 1er vin qui vont sortir de ce nouveau chai. Le château Latour Martillac est aussi réputé pour ses vins blancs 30 à 40 0000 bouteilles produites chaque année dans le chai plus ancien. La moitié des vins du château est commercialisée en France, l’autre moitié à l’export (notamment vers les USA et la Chine).

En dessous, c’est bien sûr le chai à barriques, en deux parties, pour quelques 640 barriques de rouge. L’ambiance y est aussi bien sentie: « on a essayé de faire en sorte que ce soit chaleureux et que les barriques ressortent de l’obscurité » précise Loïc Kressmann.

Et Edouard et Loïc Kressmann de saisir une pipette et deux verres et de goûter une barrique de cabernet de ce nouveau millésime 2019 : « c’est un  grand millésime de cabernet…On a défini l’assemblage qui sera présenté lundi avec 70% de cabernet sauvignon et 30% de merlot, issu de barriques neuves et de 1, 2 et 3 ans, comme nous le suggérait Denis Dubourdieu », dont le suivi est aujourd’hui assuré par Christophe Olivier et Axel Marchal.

Edouard et Loic Kressmann dans le nouveau chai à barriques © JPS

« Moi, c’est mon premier millésime que je suis entièrement depuis mon retour de Chine, de la taille jusqu’aux vendanges », commente Edouard Kressmann diplômé de Purpan; « une vigne qui en 2019 a démarré précocement, et puis il y a eu deux coups de froid les 13 avril et 5-6 mai qui fort heureusement ne nous ont pas touché, il y a eu aussi la sécheresse fin juin et en juillet, puis 30 millimètres de pluie le 27 juillet, un peu de pluie en août, les blancs n’ont pas trop souffert du manque d’eau, sur les rouges, cela a été plus long à venir, la fraîcheur qui nous manquait sur les merlots on l’a récupérée sur les cabernets sauvignons. 2019 est définitivement un grand millésime de cabernets ».

Un chai aux 640 barriques de vin rouge © JPS

Et Loïc Kressmann de conclure, « on est content de faire ce millésime dans des installations comme celles-là, cela va nous permettre d’être beaucoup plus précis sur la qualité des vins, on va pouvoir séparer davantage les parcelles dans les chais, c’est un atout important, honnêtement je n’y croyais pas autant que cela et pourtant… Maintenant c’est comme une Formule 1, il y a un bon potentiel, mais il y a encore plein de réglages à faire. »

Un millésime 2019 réussi au château Latour Martillac grâce aux cabernets © JPS

Alors bonne course à la scuderia Kressmann sur le circuit de Pessac-Léognan, en terre de graves. Les derniers réglages les amèneront jusqu’aux primeurs où ils auront la joie de présenter leurs vins fin mars, début avril au château avec les autres propriétés de Pessac-Léognan ainsi qu’avec l’Union des Grands Crus.

29 Fév

Bientôt la Cité des Vins et des Climats de Bourgogne: la vrille de la vigne comme inspiration…

A chacun sa Cité. Bordeaux a ouvert le bal avec sa Cité du Vin inaugurée fin mai 2016, Beaune ne sera pas en reste avec sa Cité des Vins et des Climats de Bourgogne. Pose de la première pierre cet été et ouverture en 2021.

La Cité des Vins et des Climats de Bourgogne et son parvis de nuit © Agence Siz’ix

La Cité du Vin de Bordeaux réflète le mouvement du vin dans un verre selon les architectes Anouk Legendre et Nicola Desmazières qui l’ont imaginée, dessinée et réalisée et l’effet est bluffant. A Beaune, l’architecte Emmanuelle Andreani a pensé à la vrille de la vigne, qui s’enroule autour du fil de plissage. Un projet mené avec la ville de Beaune, en étroite collaboration avec le BIVB (Bureau Interprofessionnel du Vin de Bourgogne) et l’Association des Climats du vignoble de Bourgogne. Un projet qui sera réalisé par le groupe Rougeot.

© Agence Siz’ix

Ce projet culturel et oenotouristique est dédié à la Bourgogne, à ses célèbres vins et à ses climats. La Cité est ce bâtiment qui va culminer à 21 mètres de haut et comptera 3500 m2:  1250 m2 d’expositions, 600 m2 dédiés à l’accueil, café-bar et boutique, un espace séminaire  de 100 m2, formation de 350 m2, mais surtout un bar panoramique de 300 m2 et au sommet un observatoire de 230m2. Ce projet sera décliné non seulement sur Beaune mais aussi à Chablis et Mâcon avec une autre forme. La pose de la première pierre est prévue cet été, pour une livraison fin 2021.

La Cité des Vins et des Climats de jour © Agence Siz’ix

Voici le lien sur le site officiel de la Cité des Vins et des Climats de Bourgogne

Regardez le projet de Cité des Vins et des Climats de Bourgogne par l’Agence Six’ix et le BIVB  : 

03 Fév

La Cité du Vin : 4e musée le plus visité en province

En 2019, la Cité du Vin à Bordeaux a accueilli 416 000 visiteurs. Une assez bonne fréquentation qui la place en 4e position des musées les plus visités, en faisant abstraction de ceux de Paris et de sa couronne (l’Ile de France). Elle se place ainsi juste derrière le Musée des Confluences de Lyon, le Louvre Lens et le Mucem de Marseille.

Côté Châteaux vous en parlait il y a quelques temps déjà, la Cité du Vin a eu une fréquentation de 416 000 visiteurs en 2019, des visiteurs représentant quasiment l’intégralité des pays du monde car issus de 178 nations. Ce qui a permis également à la Cité d’arriver au nombre symbolique d’ 1million et demi de visiteurs depuis sa création. Un visitorat encore en dessous du nombre de 450 000 avancé avant son lancement en 2016 et qui était de 445 000 en 2017 et 421 000 en 2018.

« C’est une grande satisfaction pour toute l’équipe de la Cité du Vin qui, chaque jour, accueille les visiteurs et a à cœur de leur proposer une expérience inoubliable. Se positionner parmi les musées les plus visités après seulement 3 ans d’ouverture est une belle récompense, » commente Solène Jaboulet, directrice marketing et communication. 

La part de visiteurs étrangers a augmenté de 20% et représente aujourd’hui 46% du visitorat. Parmi les plus nombreux, les Britanniques, Américains et Espagnols, devançant Italiens et Allemands.

07 Jan

La Cité du Vin : plus d’1 million et demi de visiteurs accueillis depuis son ouverture

La Cité du Vin a publié ce jour les chiffres de sa fréquentation en 2019 : 416 000 visiteurs, preuve que malgré les manifestations de gilets jaunes et les grèves de fin d’année, la fréquentation est restée à un niveau correct. Au total, plus de 1,5 million depuis le 1er juin 2016.

La Cité du Vin a été dessinée par les architectes d’X-TU

178 NATIONALITES

C’est pas mal. 416 000 visiteurs, c’est légèrement moins que la première année, mais c’est un beau résultat surtout vu le nombre de nationalités différentes: 178 nationalités. 46% de visiteurs sont étrangers. Un visitorat international en hausse de 20% par rapport à 2018, avec beaucoup de Britanniques, d’Espagnols et d’Américains. Une augmentation de 50% du nombre d’Italiens et de 27% d’Allemands. Les visiteurs s’estiment satisfaits de leur visite: indice de 8/10.

L’attractivité de Bordeaux pour le tourisme de loisirs et le tourisme d’affaires permet à la Cité du Vin de rayonner auprès de visiteurs venant du monde entier, » Philippe Massol directeur de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin.

12% SONT DES BORDELAIS

Les Bordelais sont toujours présents, surtout pour les ateliers (20%) et autres afterworks plus nombreux. Ils ont plébiscité les tarifs  préférentiels mis en place, et des evenmments gratuits proposés tout au long de l’année, s’adressant surtout au public de proximité.

SUCCES DES DEUX EXPOSITIONS TEMPORAIRES

Les deux expositions temporaires Renversant! et Argentina terre de contrastes ont attiré respectivement 30 000 et 43 000 visiteurs. La prochaine exposition temporaire Boire avec les Dieux, se tiendra du 10 avril au 30 août 2020.

QUELQUES NOUVEAUTES

Une nouvelle signalétique a été adoptée pour le 3e anniversaire de la Dame, des tables d’orientation aménagées au Belvedere et des modifications sur certains modules du Parcours Permanent.

UNE VENTE AUX ENCHERES CHEZ SOTHEBY’S

Innovant et réfléchissant toujours à son financement, la Cité du Vin a lancé une vente aux enchères organisée avec Sotheby’s Wine pour contribuer au développement de son programme culturel 2020:  un succès 350 000 € ont été récoltés.