25 Oct

« L’incroyable histoire du vin » : découvrez l’histoire mondiale du vin en BD

De sa naissance en Mésopotamie jusqu’à sa mondialisation aujourd’hui, voici l’incroyable histoire du vin écrite par Benoist Simmat  et dessinée par Daniel Casanave.

En Mésopotamie, en Egypte et Grèce, le vin est la boisson sacrée par excellence. C’est le breuvage des puissants, des rois, des prêtres, des guerriers légendaire. Aujourd’hui rien n’a changé : à Londres, Tokyo, San Francisco un verre de Bordeaux, de napa ou de sauvignon néo-zélandais demeure le fin du fin.

Dix mille ans après son apparition, quelque part entre les montagnes occidentales de l’Iran et les confins de la Géorgie, le vin est devenu la boisson de la mondialisation… Comment expliquer une telle réussite, comment comprendre que le vin ait surclassé finalement le thé ou la bière ? Pourquoi le désir du vin est devenu universel ?

Vous allez en savoir plus en lisant l’incroyable histoire du vin, en lisant les paroles de Bacchus, demi-dieu des Romains. Avec lui, vous allez remonter le temps de la domestication de la vigne aux moines cisterciens inventeurs de la viticulture. Une histoire fabuleuse avec ces grands personnages historiques de Noé à Napoléon, de Pline à Aliénor qui tous avaient leur mot à dire sur le vin.

« L’incroyable histoire du vin », 200 pages, chez les Arènes de la BD par Benoist Simmat  et Daniel Casanave, 20€.

24 Oct

16e « Best Of Wine Tourism » : encore une belle récolte de trophées !

Hier soir le Palais de la Bourse s’est enflammé pour remettre les trophées des Best Of d’Or dans 7 catégories plus un bonus « coup de coeur ». Les Best Of Wine Tourism récompensent chaque année les efforts effectués par les châteaux dans le domaine de l’oenotourisme. La barre est très haute désormais.

Bertrand et Emmanuelle Amart du château Vénus, avec Kévin Gaillard © Jean-Pierre Stahl

Il y a 16 ans, en matière d’oenotourisme, Bordeaux était à la traîne. 16 ans plus tard, on ne sait plus où donner de la tête. « Certains ont été les précurseurs, ils nous ont mis sur la voie… Il y a une vingtaine d’année, au retour d’un voyage en Australie où on avait été formidablement accueillis, je m’étais dit : il ne suffit pas de produire, il faut aussi savoir accueillir ! », expliquait hier soir Bernard Artigue, président de la Chambre d’Agriculture de Gironde. Depuis de l’eau a coulé (sous le Pont de Pierre),1351 dossiers ont été présentés à Bordeaux pour 348 ont reçu un Best Of dont 102 d’Or. 

Une belle découverte et une belle rencontre château Vénus © JPS

Cette année, ce sont 22 sites qui ont été sélectionnés « à visiter absolument en 2019…ou avant », ils viennent d’être récompensés pour la qualité de leurs prestation et l’accueil réservé aux amateurs d’oenotourisme.« Les Best Of Wine sont importants tout au long de l’année. La notoriété est apportée par le prix, elle est normale et cette année on a jouté Lausanne, cela a vraiment un rayonnement international »,  selon Jean-Marie Marco directeur de Gironde Tourisme.

Cette moisson des Best Of Wine Tourism a été hier soir d’une grande qualité, comme les autres années me diriez-vous, oui un peu comme ça (et comme les millésimes toujours réussis à Bordeaux !), mais avec la particularité qu’ils étaient de haut vol. Au sens premier comme au figuré ! On avait connu la dégustation en l’air dans un vieux cèdre au château Rayne-Vigneau, voici Venus Air, le château à Illats qui a inventé le tour au dessus des vignes avec décollage et attérissage depuis les vignes…

Nous avons 3 pilotes, 3 avions, nous sommes des passionnés de vin et d’aviation. » Bertrand Gaillard, château Vénus Best Of d’Or (découverte et innovation)

C’est qu’il ne manque pas d’idées, avec ses 3 ULM Bertrand en un rien de temps propose un survol des vignobles de Sauternes, des Graves et de Pessac-Léognan, sans besoin de passer tous ces contrôles et d’arriver en avance 1 à 2 heures avant décollage : vous décollez au milieu d’un champs ? « Non, au milieu de la vigne, on a élargi les allées de vignes pour cela… » Bertrand et Emmanuelle Amart ont créé leur exploitation en 2005 : « on a racheté à d’autres vignerons, on a cherché à faire un château original qui met en valeur les vins et on a créé château Vénus, dont le nom évoque la déesse de la beauté, mais aussi le symbole de la féminité et de l’élégance. »

Château Guiraud récompensé pour sa Chapelle de Guiraud, nouveau restaurant à Sauternes dans un 1er cru classé, prix remis par 3 chefs cuisiniers © JPS

Parmi les autres Best Of d’Or, de très grands châteaux, crus classés, déjà récompensés par le passé, comme Smith Haut Lafitte dans la catégorie Art et Culture, la Tour Carnet pour l’Hébergement à la Propriété, château Guiraud pour la Restauration à la Propriété, mais aussi Prieuré-Lichine pour les services oenotouristiques, les Carmes Haut-Brion pour son chai très original signé Philippe Starck dans Architecture et Paysages, enfin Climens pour la valorisation des pratiques environnementales :

Bérénice Lurton, la magie du botrytis et un savoir-faire en biodynamie à Barsac © JPS

Cela fait plaisir, il y a un vrai travail d’une équipe avec une vrai passion,  il y a un esprit, une envie de partager ce que l’on fait« , Bérénice Lurton, château Climens (Best Of d’Or valorisation des pratiques environnementales).

« Mon assistante l’a appris chez elle, elle en pleurait « (de joie). Cela fait juste 26 ans que Bérénice Lurton est à la tête de Climens, 1er cru classé de Barsac, aujourd’hui comme j’a pu l’écrire ou me plaît encore à le dire, Bérénice peut être sacré la reine du botrytis, tant elle excelle à Climens pour réaliser ces liquoreux très fins, sans cette sucrosité écrasante, le tout en biodynamie certifiée depuis 2014. « On a vraiment une spécificité à Climens, on n’est pas dans quelque chose d’extraordinaire, de tape à l’oeil, c’est l’élégance au naturel et la profondeur de l’expérience qui nous intéresse. Il n’y a rien de superficiel, ni d’artificiel, et c’est vraiment sympa de recevoir ce prix. »

L’ambassadrice des Greats Wine Capitals, Florence Forzy-Raffard s’est dite « très heureuse de retrouver tous ces châteaux et « au nom d’Alain Juppé de les féliciter pour leur contribution au monde du vin ».

Lausanne rentre dans le club des Great Wine Capitals et de ses Best Of Wine Tourism © JPS

Et d’ajouter : « au sein du réseau, dans 10 villes on a reçu 384 candidatures pour ce prix international. Ce soir ce sont les trophées locaux, mais le 8 novembre ce sera les trophées internationaux à Adélaïde ».

Autre domaine primé qui a reçu un Coup de Coeur : le Domaine du Grand Mayne, fondé en 1985 sur les hauteurs des Côtes de Duras en Lot-et-Garonne. Une propriété originale car le domaine appartient à une communauté de plus de 600 clients devenus actionnaires et ambassadeurs du domaine, des passionnés qui vendangent eux-mêmes et inventent leurs étiquettes, un peu comme château Réaut à Bordeaux. La critique que l’on pourrait faire à ces récompenses, c’est peut-être de ne pas trop mettre en avant les petits ou moyennes propriétés (hormis Vénus et Grand Mayne), mais il est vrai que les investissements importants par ailleurs et sont remarquables, ils participent au rayonnement de Bordeaux et des vignobles du Sud-Ouest.

Les 3 chefs associés à la soirée Frédéric Lafon de L’Oiseau Bleu, Frédéric Schueller de Truck de Chef et Nicolas Frion de Porte Quinze © JPS

Parmi les partenaires des Best Of présents hier soir, Vinexpo, autre émanation de la CCI, créé en 1981, qui s’apprête à ouvrir son prochain salon nouvelle formule du 13 au 16 mai prochains à Bordeaux : « tous les acteurs économiques ont travaillé ensemble pour faire le succès de ce Vinexpo 2019 avec notamment Congrès et Expositions de Bordeaux pour un accueil plus proche des visiteurs, avec une gratuité des transports et un nouveau hall 2 dans lequel il y aura le symposium sur le réchauffement climatique, » expliquait Anne Cusson directrice de la communication de Vinexpo.

La « dream team » organisatrice de la soirée : Nada Mansour, Loïc Rojouan, Muriel Giralt, Lydie Bordes et Catherine Leparmentier © JPS

Autre partenaire, Terre de Vins, avec Rodolphe Wartel son directeur qui a annoncé la création en mars prochain des « Trophées Français de l’Oenotourisme » avec « cette envie de permettre à toutes ces propriétés de se challenger, de voir ce qui se passe ailleurs qu’à Bordeaux, en Provence, en Bourgogne ou en Alsace. Ce n’est pas une concurrence avec les Best Of d’Or qui d’ailleurs participeront. Nous avons déjà 200 inscrits pour ces Trophées à Paris en mars prochain. »

Va y a voir du sport comme on dit, en attendant si vous ne savez pas quoi faire, profitez de ces quelques beaux jours ou week-ends d’automne pour découvrir ces propriétés primées et sélectionnées pour être les fiers ambassadeurs du « bien recevoir » à la française dans les vignobles du Bordelais et du Sud-Ouest.

Et voici la liste des châteaux par catégories :

ARCHITECTURE ET PAYSAGES 
Château Les Carmes Haut-Brion (OR) 
Château Roquefort 
Château Lafon-Rochet 

ART ET CULTURE 
Château Smith Haut Lafitte (OR) 
Château Larrivet Haut-Brion 
Maison des Vins de Cadillac 

DECOUVERTE ET INNOVATION 
Château Vénus (OR) 
Château Monconseil-Gazin 
Château du Payre 
Château Marquis de Terme 

HEBERGEMENT A LA PROPRIETE 
Château La Tour Carnet (OR) 
Domaine de Chelivette 
RESTAURATION A LA PROPRIETE 
Château Guiraud (OR) 
Château Carbonneau 
Château de Candale 

La photo de famille des Best Of Wine 2019 © Jean-Pierre Stahl

VALORISATION PRATIQUES ENVIRONNEMENTALES 
Château Climens (OR) 
Château Vilatte 
Château de Chantegrive 

SERVICES OENOTOURISTIQUES 
Château Prieuré-Lichine (OR) 
Château Pape Clément 
Blast Bordeaux 

COUP DE CŒUR : Domaine du Grand Mayne

03 Oct

« Les monologues du vin » à la Cité du Vin, le 19 octobre prochain

Jean-Pierre Gauffre, le célèbre chroniqueur, qui nous fait rire ou sourire chaque matin à la radio sur France Bleu Gironde, vous propose son spectacle tout aussi drôle et piquant « les monologues du vin », le 19 octobre au Latitude 20 de la Cité du Vin.

Authentique stand up comedy sur l’univers du vin, Les monologues du vin sortent de l’écrin bordelais où ils ont été créés (le Petit Théâtre, aux Chartrons) pour aller rencontrer un autre public et visiter quelques lieux girondins dédiés au vin. A commencer par le plus emblématique d’entre eux, la Cité du Vin.
Le « seul en scène » écrit et interprété par Jean-Pierre Gauffre sera présenté le vendredi 19 octobre, à 19 h 30, dans l’espace Latitude 20, au rez-de-chaussée de la Cité du Vin, dans une formule spectacle-cocktail dînatoire, accompagnée d’une dégustation de vins du monde, que propose Régis Deltil, gérant de la cave et du restaurant Latitude 20.
Une occasion originale de découvrir ce spectacle, version scénique et dynamique du Petit dictionnaire  absurde et impertinent de la vigne et du vin, de Jean-Pierre Gauffre (éditions Féret), qui parle à tous, passionnés  de vins, simples amateurs, voire profanes en la matière.
Car l’humour décalé et très ironique de l’auteur est un langage universel, qui offre au spectateur une manière originale d’aborder le vin. Et à Bordeaux, phare mondial de  la culture du vin, il fallait oser…
Avec JPG
A vos tablettes : « Les monologues du vin », de et avec Jean-Pierre Gauffre, le vendredi 19 octobre 2018, à 19 h 30, dans l’espace Latitude 20 de la Cité du Vin

Les autres dates du spectacle en Gironde

En 2018

  • Tous les jeudis, jusqu’au 27 décembre, au Petit Théâtre, 8, rue du Faubourg des Arts
  • Les 13, 14, 16, 17, 19, 20 novembre à l’Inox, 11-13, rue Fernand-Philippart
  • Le 12 octobre à Sauternes (château Trillon)
  • Le 13 octobre à Pauillac (centre culturel Les Tourelles)
  • Le 21 novembre à Bordeaux (bateau Le Sicambre, en partenariat avec Bordeaux River Cruise)
  • Le 23 novembre à Soulac-sur-mer (salle Notre-Dame)
  • Le 30 novembre à Beychac-et-Caillau (espace Planète Bordeaux)
  • Le 7 décembre à Vayres (château Pichon-Bellevue)

En 2019

  • Le 15 mars à Biganos (bibliothèque municipale)
  • Le 16 mars à Listrac-Médoc (salle culturelle)
  • Les 11 et 12 avril à Bordeaux (théâtre La Pergola)

20 Sep

Après l’hôtel-restaurant au château Lafaurie-Peyraguey, Silvio Denz lance Lalique en plein coeur de Bordeaux

C’était mardi la grande soirée de lancement de la nouvelle enseigne Lalique, une boutique de cristal mariée au vins de Lafaurie-Peyraguey, cours de l’Intendant à Bordeaux. Une mise en avant du savoir-faire de la célèbre cristallerie française associée désormais au monde du vin à travers les châteaux de Silvio Denz à Saint-Emilion et Sauternes. Toute la place de Bordeaux était présente pour saluer la beauté du lieu.

Silvio Denz, le PDG de Lalique et  co-propriétaire de Lafaurie-Peyraguey, Cerise Guisey directrice communication de Lalique, et David Bolzan, directeur général des Vignobles Silvio Denz © Jean-Pierre Stahl

A Bordeaux rien n’est trop beau. Cela pourrait être la devise de ce nouvel endroit magique situé dans le triangle d’or.Pour Silvio Denz, cette nouvelle implantation au 19 cours de l’Intendant et passage Sarget n’est que le prolongement de sa politique de promotion du savoir-faire à la française et de son hospitalité :

C’est vraiment le message : la fusion entre le cristal le vin et le savoir-faire Lalique » Silvio Denz PDG de Lalique.

Pour cette inauguration, plus de 200 personnes étaient présentes du monde du vin, des acteurs économiques et politiques de Bordeaux.

A commencer par le 1er magistrat de la ville Alain Juppé : « c’est une grande chance de vous accueillir dans ce site, il n’y a ici que beauté et des objets fabuleux. Merci d’avoir choisi Bordeaux », et de souligner « l’attractivité du Port de la Lune avec tous ces bateaux et leur clientèle haut de gamme, c’est une aubaine pour vous ». Alain Juppé qui a reçu un joli trophée en cristal et a plaisanté en soulignant qu’il trouverait sa place dans son bureau, et non chez lui.

Dans cette boutique de nombreuses pièces époustouflantes : des vases et autres lampes d’inspirations « hirondelles » aux vases « bacchantes« , en passant par les panthères et la victoire de Samothrace, sans oublier les bouteilles de parfum (cf Silvio Denz avait initialement fait fortune dans la parfumerie).

« On dessine deux collections par an avec 20 à 40 pièces, ce sont aussi des bijoux, des bouteilles de parfum, de l’architecture intérieure et commandes spéciales », commente Marc Larminaux directeur artistique, qui travaille avec une équipe de 6 designers artistiques chez Lalique et environ 200 personnes à l’usine de Wingen-sur-Moder en Alsace (où se trouve le Musée Lalique).

Au fond une vinothèque avec notamment les flacons de Sauternes du château Lafaurie-Peyraguey, 1er cru classé © JPS

« On travaille aussi beaucoup avec des marques de whisky comme le whisky Macallan » (la bouteille whisky la plus chère s’est vendue d’ailleurs 500000 €)

Catia et Pietro Mingarelli, designer de la boutique Lalique © JPS

A l’emplacement de Madura, Lalique a donc aménagé un très grand espace sur 130 M2 pour mettre en scène quelques 500 pièces, avec au fond de la boutique la vinothèque avec les vins de Silvio Denz et surtout de Lafaurie-Peyraguey.

Le travail a été confié aux designers Pietro Mingarelli et Tina Green, c’est leur 12e enseigne après Paris, Londres (2), Zurich, Hong-Kong, Shangaï, New-York, Chicago, Miami, Los Angeles, Las Vegas…

On peut dire la fierté que nous ressentons à faire partie du triangle d’or bordelais et du passage Sarget, c’est un lieu de partage et de convivialité, qui devra vivre grâce à vous, grâce au monde du vin » David Bolzan, directeur général des Vignobles Silvio Denz.

Ce bel endroit vient rehausser encore l’offre de pièces d’ornement en cristal et des arts de la table en plein coeur de Bordeaux…Un peu plus bas cours de l’Intendant, il y avait déjà Baccarat, autre grande marque de cristal lorraine (rachetée récemment par des Chinois) mais aussi Bernardaud (qui commercialisait outre ses pièces de porcelaine, des oeuvres et objets Lalique), voici désormais Lalique et Lafaurie-Peyraguey qui entrent dans la danse.

Lire ou relire :

Lafaurie-Peyraguey ouvre un somptueux Hôtel Restaurant Lalique dans le Sauternais

 Voir ou revoir le magazine sur Silvio Denz par Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Eric Ddelwarde, Christophe Varone, Sarah Paulin et Isabelle Rougeot : 

15 Sep

Un patrimoine à lui tout seul : Pierre Kauffmann, artiste sculpteur par passion

Ce week-end, ont lieu partout les Journées du Patrimoine. L’occasion de visiter des endroits chargés d’histoire ou insolites. Côté Châteaux vous propose de faire connaissance avec Pierre Kauffmann, un monument vivant à lui tout seul, car cet artiste sculpteur contribue, comme d’autres à d’autres époques, à édifier ce patrimoine.

Pierre Kauffmann, artiste sculpteur, rend le patrimoine bien vivant© JPS

A Bordeaux, son atelier au fronton duquel il est inscrit « sculpteur », interpelle sur le quai des Chartrons.

« Je m’appelle Pierre Kauffmann et je suis sculpteur depuis la prime enfance, c’est une aventure de mon choix », commence-t-il d’emblée.

Ce Lorrain, originaire de Briey a commencé à l’âge de 16 ans…à Naples il s’est initié au stuc à l’italienne.

Je visite tous les champs de ma discipline, en tant qu’ornemaniste, statuaire, portraitiste mais aussi un travail d’expression, » Pierre Kauffmann sculpteur.

Pierre, marbre, bois, bronze ou résine, il travaille tous les matériaux et explore tous les champs…des portraits aux ornements, mascarons et autres créations fantaisies, à Bordeaux la vigne l’a bien sûr inspiré…

 Depuis que je suis à Bordeaux, j’ai travaillé pour de très grands châteaux, ces châteaux ont un patrimoine qui est plus ou moins à restaurer, mais aussi nous avons affaire à des esthètes qui commandent des créations »

Comme un magicien, Pierre Kauffmann a redonné vie à Vénus enlacée par Adonis, une statue en pierre en très mauvais état, issue du château Raba à Talence : « c’est une statue du XVIII à qui il est arrivé malheur : elle est tombée de son piédestal, d’assez haut, elle s’est fragmentée en 8 morceaux, donc il m’a fallu la reconstituer, puis travailler les parties manquantes, à partir d’une pierre que j’ai retrouvé, qui est de même grain, de même couleur, de la pierre de Caen. »

Pierre vient de terminer le portrait d’Anastasia. Sa maman, Marie José, voulait à tout prix immortaliser le visage de sa fille et la fraîcheur de l’enfance.

  « Je le trouve très beau et très ressemblant » réagit Anastasia. « D’avoir un objet d’art, qui soit personnel, qui n’a été fait que pour vous, et qui représente beaucoup, l’enfance, qui représente ma fille, c’est une chose à laquelle je suis très attachée, complète sa maman. »

L’expression du visage d’un être humain, c’est quelque chose de passionnant, c’est la fenêtre de l’âme », m’explique Pierre Kauffmann.

Passionné depuis le début de son aventure, Pierre, 65 ans, compte bien continuer, mais sans doute avec davantage de couleurs, car comme il dit, sa prochaine sculpture c’est celle qui exprime au mieux son expérience, son art empirique.

13 Sep

« Douze oiseaux sortis d’un verre » ou quand l’oeuvre de Folon inspire le château d’Arsac

Ce jeudi a lieu le vernissage d’une fresque tirée d’un dessin de Jean-Michel Folon. Folon était venu inaugurer en 2002 cette fabuleuse statue en bronze »la Fontaine aux Oiseaux », il avait aussi laissé sur le livre d’or du château un dessin original d’un verre de vin avec 12 oiseaux. Philippe Raoux a tenu à lui rendre hommage en faisant réaliser une fresque de 14 mètres sur 9 pour le chai du château.

Tiziana Mazzoni, Philippe Raoux, et Stéphanie Angelroth, devant l’oeuvre de Folon © JPS

Philippe Raoux, propriétaire esthète du château d’Arsac, a tenu à associer ses salariés devant l’oeuvre gigantesque de Folon, accrochée au fond du chai du château d’Arsac. Il s’agit de la restitution d’un dessin de l’artiste (aujourd’hui disparu) lorsqu’il était venu inaugurer l’une de ses oeuvres « la Fontaine aux Oiseaux » :

Le dessin original sur le livre d’or de la propriété © JPS

« on fait du raisin, on fait du vin, après on le vend, et avec l’argent qu’on gagne on achète des oeuvres d’art,  et cela participe à la vie de la propriété, » explique Philippe Raoux à ses salariés avant de les inviter à rentrer dans le chai à barriques où est exposée cette fresque

Cette reproduction avec quelque peu de liberté (comme ces oiseaux), sur un format de 14 mètres sur 9, est tirée d’un dessin de 2002 réalisé par Folon sur le livre d’or de la propriété. « On ne pouvait pas se permettre de faire des oiseaux rigides ou totalement identiques à ceux du dessin, parce que Folon n’aurait pas réalisé des oiseaux comme sur son dessin en petit format s’il avait du les agrandir, » commente Stéphanie Angelroth, directrice de la Fondation Folon.

Il y avait aussi tout un aspect technique à prendre en compte comme l’explique Tiziana Mazzoni, l’artiste qui a restitué l’oeuvre, elle-même est ancienne élève de l’école de restauration de Rome.

« L’oeuvre peut être soulevée par un système mécanique, en fonction de la hauteur des barriques, on a du répondre aussi aux conditions climatiques à laquelle l’oeuvre est exposée, notamment des conditions un peu extrêmes avec une température maximum de 14° et surtout une humidité relative à 80 % » Tiziana Mazzoni

Jean-Michel Folon, c’est cet artiste qui a réalisé en 1989 le timbre du bicentenaire de la révolution. 89, c’est aussi l’année où Philippe Raoux a commencé sa collection d’oeuvres d’art contemporain.

L’homme qui mesure les nuages (2008) de Jan Fabre,  au château d’Arsac © JPS

Depuis cette époque, il s’est dit qu’il allait consacrer chaque année 1 franc par pied de vigne à l’art et comme il a 600000 pieds, cela fait 600000 francs de l’époque soit 100000 € environ pour financer ces oeuvres. Parmi elles 4 pièces majeures de Folon trônent au château d’Arsac, dont la fameuse « Fontaine aux Oiseaux ».

 

Philippe Raoux avec la Fontaine aux Oiseaux de Folon © JPS

Je l’apprécie beaucoup car depuis ma jeunesse il ne m’a jamais quitté, d’abord sans le connaître à travers les génériques de la 2, après mes parents m’avaient offert une lithographie de Folon quand je devais avoir 12-13 ans, et par la suite la magie de la vie a fait que je lui ai acheté une oeuvre ici. » Philippe Raoux, château d’Arsac.

Ce message d’envol a inspiré Philippe Raoux, avec ce dessin de verre de vin et de 12 oiseaux qui prennent leur envol depuis le nectar : « le vin prend sa liberté et s’en va régaler les amateurs aux 4 coins du monde. »

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer :

12 Sep

9e et dernier opus de Châteaux Bordeaux : la success story de Corbeyran, inspiré par les vins de Bordeaux

Châteaux Bordeaux n°9 « les primeurs » sort le 26 septembre. Corbeyran son auteur avec Espé comme dessinateur ont enregistré un succès considérable sur cette série très réaliste qui décrit l’arrivée d’une héritière dans le microcosme du monde du vin de Bordeaux. 

Corbeyran devant son oeuvre et son succès : Châteaux Bordeaux en 9 volumes © JPS

Corbeyran, c’est ce scénariste bordelais, qui compte à son actif plus de 350 BD dont Châteaux Bordeaux, une série en 9 volumes qui a explosé les ventes.

Le 1er numéro, tiré à 23000 exemplaires, s’est finalement vendu à 70000 exemplaires. Alexandra en est l’héroïne, il s’agit d’une riche héritière d’un château viticole qui s’en revient des Etats-Unis pour succéder à son père décédé.

Ce succès est une belle surprise, mais avant il y a eu le suspens. L’heure de vérité, c’était en juin 2011 lors du lancement à l’occasion de Vinexpo où l’album a connu pas mal de succès aupès de la profession, et ensuite l’autre surprise en librairie où ça a plu très fortement. » Corbeyran.

Au château Kirwan à Margaux qui a servi de décor pour la Fête de la Fleur dans l’un des numéros de Châteaux Bordeaux © JPS

« Physiquement Alexandra a des atouts pour conquérir le coeur des lecteurs et des lectrices, mais le fait que moi je découvrais le vin, en même temps que j’écrivais sur le sujet, cela a permis à énormément de lecteurs de se retrouver dans cette position de néophytes et d’être invités dans l’histoire plus facilement que si j’avais choisi un personnage très pointu…' »

Avec Philippe Delfaut directeur de Kirwan qui fait déguster le 2017 à Corbeyran © JPS

« Les primeurs », c’est le 9e et dernier opus de la série. Alexandra veut réaliser le vin de son grand père, elle s’entoure des services du célèbre oenologue Michel Rolland. A l’occasion des primeurs, elle présente son vin et le fait déguster notamment à Jacques Dupont le célèbre journaliste critique du Point qui sort tous les ans un guide pour les amateurs.

Châteaux Bordeaux est une invitation à découvrir le vin mais aussi l’univers de Bordeaux puisqu’on va de châteaux en châteaux, les primeurs se déroulent à Angludet, la fête de la Fleur au château Kirwan. »

Corbeyran au château Angludet avec Daisy et Allan Sichel © JPS

D’un domaine l’autre, Corbeyran a fait un long travail de recherche d’informations sur les crus classés ou non classés et les châteaux du Médoc ou d’autres appellations de Bordeaux. Il a su écouter les conseils des vignerons, des techniciens et représentants de la filière pour parler aussi bien des métiers de courtiers, de négociants, que des millésimes.

« Ce qui m’a frappé, dès le début, c’est son attachement au détail , à la véracité à la crédibilité des éléments qu’il met en avant. L’attachement d’Eric Corbeyran à arriver à une authenticité, j’ai apprécié ce moment d’échanges, à ce que l’histoire qu’il relate soit du possible et du réel et que cela décrive au mieux la réalité dans laquelle baignent les vins de Bordeaux », m’explique Allan Sichel, président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux et co-propriétaire des châteaux Angludet et Palmer.

Je l’ai encouragé à présenter Bordeaux, la réalité de l’environnement et le fonctionnement de la place de Bordeaux », Allan Sichel, président du CIVB.

Châteaux Bordeaux s’est écoulé à environ 400000 exemplaires. Un succès chez les libraires spécialisés qui aimeraient bien voir sa BD traduite en anglais pour les touristes.

Jean-Luc de BD Avenue avec Corbeyran, préparant le lancement du tome 9 © JPS

« La série a largement dépassé la région de Bordeaux, elle est connue nationalement et les touristes sont toujours acheteurs de ce genre de série… pour l’histoire, pour l’aspect technique qui est abordé dans chaque tome et il y a une chose qui plaît beaucoup aux touristes, c’est que l’on reconnaît dans les albums les quartiers de Bordeaux » explique Jean-Luc Castrec, le patron de BD Avenue cours de l’Intendant à Bordeaux.

Corbeyran le néophyte est devenu depuis cette série un grand amateur et connaisseur de vins de Bordeaux. Il s’est d’ailleurs fait construire chez lui une cave enterrée pour ses 600 flacons. Sa passion l’a menée à écrire également « à table », mais aussi une autre série « Clos de Bourgogne » et Viniféra, une collection sur les civilisations du vin : sortie le 18 septembre et présenté à la Cité du Vin à Bordeaux.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Boris Chague l’interview en plateau de Corbeyran par Cendrine Albo :

09 Sep

« Noirs » by Nicolas et Romain Claris

Après 2 mois et demi d’exposition au Saint-James à Bouliac, Nicolas et Romain Claris vont décrocher aujourd’hui leurs oeuvres. « Noir, c’est noir… » la couleur a inspiré ces 2 Bordelais, du grand art.

Régis Castillon, Nicolas Claris, Valentine Castillon et Romain Claris à la soirée décrochage de « Noirs » au Saint-James jeudi dernier © JPS

Le 21 juin dernier, la fête de la musique et un match de l’équipe de France au mondial de foot avaient fait quelque peu de l’ombre au vernissage de cette expo au Saint-James. Mais vu qu’on célébrait le noir, les noirs, on était raccord. Et puis les amateurs d’art contemporain et de photographies étaient là.

Le noir n’est pas triste, ni sinistre; il sert de révélateur à la lumière et il nous révèle la matière », Nicolas Claris

Nicolas et Romain Claris en sont à leur 6e exposition ensemble. Nicolas, c’est le père qui excelle en photos, Romain, c’est le fils qui n’est pas moins original en videos, et quand tous deux sont inspirés le Saint-Esprit plane sur leur production.

© Nicolas Claris

L’an dernier, ils avaient commis ensemble « Rouge »,  un festival  de photographies artistiques ayant pris pour thème l’imprimerie et le château Angélus, le tout sur fond rouge. Une belle déclinaison de teintes de rouges jouant avec des lumières différentes captées au château Angélus et chez Print Dorure.

© Nicolas Claris

« Noirs » aurait pu s’inspirer du raisin et de ces multitudes de baies noires (que l’on s’apprête à vendanger à partir du 20 septembre dans le bordelais), comme « Rouge » s’était inspiré des cloches d’Angélus et d’ombres de verres portées sur un mûr… Là il n’en n’est rien, « habituellement on photographie des bateaux, des châteaux, des vignobles, là on voulait montrer notre capacité créative…« , me confie Nicolas Claris et c’est bluffant.

Nicolas Claris a su jouer avec ces matières nobles comme ces peaux de cuir, de lézard, de galuchat…mais aussi d’objets les plus basiques comme un arrosoir et son pommeau pour réaliser 2 tableaux extras dont l’un fait penser à des cercles de diamants, il n’en est rien c’est la lumière qui traverse les trous du pommeau, étonnant, sublime. Il y a aussi ces clichés et la video inspirés de charbon de bois, quand on les met sur le grill, Nicolas et Romain, brûlent de talent pour mettre en valeur de petits cubes de bois noircis, incroyable.

Et puis, il y a cette danseuse, « Isabelle Lecras, on lui a demandé sa collaboration pour faire des photos et une vidéo », avec un grand voile noir sur la Dune du Pyla : on passe du sable au charbon, ou du charbon à l’eau, au montage, avec ce voile noir qui amène à différentes émotions ou au rêve ».

© Nicolas Claris

Un joli travail de recherche et d’imagination qui a duré 6 mois pour mettre en scène 25 photos à partir d’une première sélection de 70.

Petit clin d’oeil à Nicolas et Romain Claris, ma touche à moi, en noir et blanc © JPS

« Noirs », c’est brillant, et ce n’est pas si « noir, c’est noir », moi qui m’habille toujours en noir, je vous le dis, ça donne de l’espoir !

Regardez le film Noirs de © Romain Claris :

Noirs – Le film from Romain Claris on Vimeo.

01 Sep

La preuve…pardon, la pieuvre : Bordeaux est bien tentaculaire !

Non, ils n’ont pas fumé la moquette, oui ils abusent du Bordeaux ! Dans les locaux du CIVB, on savait que certains avaient le bras long, mais de là à ce que ça se voit…à travers les fenêtres, eh bien c’est fait ! A l’occasion du prochain Climax, du 6 au 9 septembre, le CIVB et Darwin ont ainsi voulu souligner l’urgence de préserver la biodiversité. Des tentacules vertes jaillissent ainsi des fenêtres…et pourquoi pas ?

7 tentacules vertes sortent des étages supérieurs du CIVB © Jérémy Stahl

Ils ne manquent pas d’humour en tout cas et bon nombre de Bordelais ont apprécié ces 7 gigantesques tentacules qui se déploient dans les étages supérieurs de l’immeuble Gobineau, à l’angle des allées de Tourny et du cours du XXX Juillet. Là où il y a les têtes pensantes, sortent généralement de grandes idées, ces tentacules sont-ils ceux d’Allan Sichel, de Bernard Farges, d’Hervé Grandeau, de Fabien Bova ou de Christophe Chateau, difficile de les reconnaître…

Fanny et José : »je trouve ça vraiment original » © Jean-Pierre Stahl

Depuis vendredi, c’est la nouvelle attraction de Bordeaux, plus célèbre que la Cité du Vin, la Porte Cailhau ou la Grosse Cloche sur Instagram ou Facebook, les Bordelais et les touristes ne cessent de déclencher leurs appareils photos et de prendre des clichés ou des selfies avec leur téléphone portable. Ils ont perdu la tête, d’ailleurs la tête de la pieuvre, on la cherche toujours !

Je trouve ça vraiment original parce que l’architecture de Bordeaux en soi , c’est quelque chose de très historique, et de voir des choses comme ça cela casse ce côté-là » Fanny et José

En tout cas ces tentacules ont eu l’effet escompté, on ne parle que d’elles sur Insta et les réseaux sociaux © JPS

  Le but c’est d’interpeller et de faire passer des messages sur ce qui est fait et ce qui reste à faire en matière de biodiversité » Christophe Château du CIVB

 Vue l’urgence de protéger la biodiversité pour lutter contre l’extinction de certaines espèces, certains ont réfléchi, de la fumée blanche est sortie pour une idée verte !  C’est Simon Rossard, curateur à Darwin, qui a eu cette idée géniale au printemps dans l’optique du prochain Climax. Il l’a soumise à Philippe Barre et au CIVB.

Christophe Château du CIVB, et Philippe Barre, Simon Rossard de Darwin © JPS

« Les artistes contemporains britanniques Pete Hamilton et Luke Egan nous ont proposé cette installation. Il nous est apparu évident de la proposer au Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux ». selon Philippe Barre, fondateur de Darwin.

L’idée est de montrer ici que si on ne réagit pas le plus vite possible pour sauvegarder et restaurer même notre biodiversité locale comme planétaire, eh bien la nature reprendra ses droits de manière brutale, violente », Philippe Barre de Darwin.

Après avoir eu une position attentiste il y a 20 ans, le CIVB s’est engagé ces dernières années sur une démarche volontariste de diminuer voire abandonner à terme les pesticides, comme l’avait annoncé Bernard Farges, ancien président du CIVB. Cela passe actuellement par une agriculture raisonnée ou une transformation des propriétés en agriculture biologique ou en biodynamie. 

Christophe Chateau du CIVB explique : « aujourd’hui on travaille avec d’autres outils pour limiter l’usage des pesticides, on a des exemples concrets, on a un partenariat avec la LPO (Ligue Protectrice des Oiseaux) sur la mise en place de chauve-souris qui vont venir jouer le rôle de pesticides mais sans avoir d’impact sur l’environnement. On a plus de 10000 hectares en Gironde où on fait de la confusion sexuelle pour éviter que les insectes se reproduisent sans dégrader la biodiversité aux alentours. » 

Mardi prochain à 10h30, le CIVB a prévu d’organiser une table ronde sur ce thème « viticulture et biodiversité », une bonne entrée en matière deux jours avant Climax.

En tout cas, on connaissait l’oncle Sam d’Amérique, maintenant voici la tentacule de Bordeaux, on n’arrête pas le progrès…de Lyon. A quand des petits hommes verts…de grappe en façade du CIVB ?

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Marc Lasbarrères, montage Corinne Berge :

31 Août

Champagne: « Expérience » chez Pommery

La célèbre maison de champagne Pommery, propriété de Vranken-Pommery Monopole, a invité une vingtaine d’artistes à produire des oeuvres dans ses caves et crayères, à voir à partir du 14 septembre.

La maison de champagne © Pommery à Reims

La maison de champagne Pommery a laissé libre cours à la création culturelle sur son domaine en invitant vingt artistes à produire des oeuvres in situ, dans sescaves et ses crayères, sous la houlette d’Hugo Vitrani, commissaire de l’exposition « Expérience Pommery #14 ».

Le résultat sera accessible au grand public à partir du 14 septembre et jusqu’à l’été prochain, au sein d’un parcours muséal qui s’insère dans la visite des caves de cette maison fondée en 1856.
Peinture, graffiti, musique, sculpture et vidéo offriront une nouvelle approche du monde souterrain, composé ici d’un dédale de galeries de 25 km où reposent,
à l’abri de la lumière, quelque 25 millions de bouteilles de champagne. La maison Pommery, propriété de Vranken-Pommery Monopole, est installée dans un château à l’architecture atypique sur la colline Saint-Nicaise à Reims (Marne), l’un des sites champenois classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
Avec AFP