20 Mai

Le château de Malleret se pare d’un nouveau chai magnifique qui n’attend plus qu’une belle récolte

Aymar du Vivier avait hâte de dévoiler au monde du vin son nouveau chai signé par l’architecte Sylvain Dubuisson. Un « outil magnifique qui ne demande qu’à être exploité » selon la maître de chai Marine Manassero, car Malleret a connu deux années terribles : 2017, le gel et 2018, la grêle. Malleret mise désormais sur 2019 pour sublimer encore davantage son Haut-Médoc et son Margaux avec ses nouvelles installations.

Aymar du Vivier, propriétaire du château de Malleret et Marine Manassero, maitre de chai © JPS

Aymar du Vivier a cette noblesse de l’âme de continuer l’oeuvre de ses ancêtres et de l’embellir. Descendant de la famille Clossmann des négociants d’origine allemande à Bordeaux dès le XVIIIe siècle et d’une famille dont il a des traces jusqu’au XIIe m’a-t-il confié, il a eu cette vision de faire un grand chai avec l’un des meilleurs architectes designer le Parisien Sylvain Dubuisson, originaire de Bordeaux. Et le résultat est sincèrement bluffant, un peu comme son vin le château de Malleret, une pépite en AOC Haut-Médoc, avec aussi un autre vin le Margaux de Malleret produit en appellation Margaux bien sûr. 

 Malleret a réussi une transformation en profondeur, déjà au niveau du vignoble : « on a restructuré complètement le vignoble en 2014, aujourd’hui la propriété compte 54 hectares (dont 3,5 ha à Arsac pour le Margaux de Malleret), plantés en cabernet sauvignon, merlot et petit Verdot, on a aussi du sauvignon blanc », commente Marine Manassano, maître de chai de Malleret.

Le château de Malleret alors qu’il était parti sur de bonnes bases, avec à sa tête Paul Bordes comme gérant, a connu deux années de malchance, subissant le gel en 2017 avec 95% de perte, puis la grêle en 2018 avec 90% et une faible production de seulement 240 hectolitres. « Sur l’assemblage 2018, nous avions d’exceptionnels cabernet-sauvignons à 70% pour 30% de merlots », commente la maître de chai.

C’est un outil magnifique qui ne demande qu’à être exploité…On trépigne tous pour avoir de la récolte », Marine Manassano, maître de chai de Malleret.

Impressionnant ce nouveau cuvier avec une cinquantaine de cuves en béton teintées dans la masse avec une couleur chaude orangée, des cuves de 60 à 140 hectolitres en fonction de la pente descendante, pour faire du parcellaire. « Enfin un endroit qui ne ressemble pas à une laiterie », plaisante le truculent Aymar du Vivier qui se rappelle de ses anciennes mais tout de même  jolies cuves inox.

   « Au niveau thermique, on est géré avec des puits canadiens, tous les bâtiments sont passifs. Et de contempler son nouveau chai à barriques qui n’attend plus que ses 1000 barriques, chai à côté duquel trône une cheminée double et une superbe salle de dégustation.

« Chez Sylvain Dubuisson, c’est un souci du détail avec aussi ses luminaires tombant en verre, tout est comme cela, » commente Aymar du Vivier qui frétille à juste titre à dévoiler à son assistance tout ce travail de grande tenue.

Et s’il n’y avait que cela, mais il y a aussi cette passion et cette tradition pour les chevaux partagée par Aymar, qui a connu à Malleret les chevaux depuis son enfance. Il les a fait revenir, il y en a une vingtaine, qui offre un magnifique spectacle dans son nouveau manège, contigu aux écuries.

Alfonso et Claire y dévoilent la noble discipline du dressage avec de superbes chevaux de race hollandaise ou allemande. Et avec des miroirs partout dans le manège pour que l’art et la musique se répondent dans la grâce et la beauté de cet art.

Aymar du Vivier aime aussi partager ces moments d’allégresse avec ses amis du monde du vin qu’il avait associés à cette soirée mercredi dernier en pleine semaine de Vinexpo : Philippe Dambrine du château Cantemerle (Haut-Médoc), Sylvie Cazes du château Chauvin(Saint-Emilion), Tristan Kressmann du château Latour-Martillac (Pessac-Léognan), Antoine Couthures du château Grand Corbin (Saint-Emilion) et Charles Philipponnat de la Maison de Champagne Philipponat, le tout sur un dîner orchestré par le talentueux Nicolas Nguyen Van Hai, chef du Chapon Fin à Bordeaux.

Philippe Dambrine, Sylvie Cazes, Tristan Kressmann, Aymar du Vivier, Paul Bordes, Antoine Couthures, Nicolas Nguyen Van Hai et Charles Philipponnat © JPS

Et qui dit art dit Aymar, la boucle est bouclée. Vive cet esthète du château de Malleret.

04 Mai

Patrick Bruel : « on s’était dit rendez-vous dans dix ans… » au Domaine de Chevalier

C’est un monument de la chanson française qui s’est produit hier à l’Arena de Bordeaux : « Patriiiiick », comme le scandaient les jeunes et jolies filles des années 90, dont certaines étaient de nouveau présentes à l’Arena. Un moment de partage et de générosité puisque le chanteur a reçu les lecteurs de Sud-Ouest avant le concert et a été lui-même bien reçu au Domaine de Chevalier, dont il est un grand amateur. Instants d’émotions entre fans de musique et fans de vin…

Patrick Bruel et Olivier Bernard au centre, avec les musiciens du chanteur et la famille Bernard © Domaine de Chevalier

Patrick Bruel continue de rassembler les foules. A l’Arena hier soir, il a fait salle comble, 7700 personnes, avec des réservations de longue date. Le chanteur de « Casser la voix » qui en son temps a cassé la baraque n’a jamais cessé d’être ce chanteur populaire qui rassemble plusieurs générations. A quasiment 60 ans, le 14 mai prochain, il a montré hier soir qu’il n’avait rien perdu de la fougue de ses débuts, avec « Marre de cette nana-là » en 1984 qui l’a fait connaître, avant son succès planétaire de « Casser la Voix » (Album « Alors Regarde » en 1989), reprenant ses standards mais aussi les titres de son nouvel album « Ce soir on sort » (2018).

UN MOMENT PARTAGE ENTRE PASSIONNES

Patrick Bruel est aussi un passionné de vin, et c’est à ce titre qu’il a été invité à déjeuner, hier midi avant le concert, par la famille Bernard au Domaine de Chevalier à Léognan.

« Patrick Bruel a découvert Chevalier il y a un moment déjà grâce à Philippe Faure-Brac », me confie ce matin Adrien Bernard. « Mon frère Hugo et sa femme Coralie l’avaient rencontré aux Etats-Unis et c’est comme cela qu’il a pu venir à Chevalier accompagné de ses musiciens pour partager un joli moment sympathique de passion. Il y a une vraie amitié avec les vins de Chevalier et il les connaît bien. »

UN CONCERT A BORDEAUX DE PLUS DE 2H30

Véritable monument de la chanson française, tout comme ou après Johnny, il a montré hier sa générosité avec un concert de plus de 2 heures 30 : « c’est quelqu’un de très humain, engagé vraiment approchable et d’une profonde gentillesse. Ses musiciens sont des gens aussi à cette image. On n’imagine pas la tournée qu’ils font en ce moment et l’attachement qu’a ce garçon pour son métier et ses fans », complète Adrien Bernard du Domaine de Chevalier.

Un petit clin d’oeil de Côté Châteaux à ce moment délicieux, car Côté Châteaux c’est le blog où l’on trouve aussi la « place des grands hommes… »

Regardez le reportage sur le concert de Patrick Bruel, vendredi 3 mai à l’Arena, de Louis Roussel, Ludovic Cagnato et Charles Rabréaud :

14 Mar

« rEnVerSaNt ! » : quand la Cité du Vin explore « l’uni….verre » des contenants du Vin, c’est époustouflant !

C’est la nouvelle expo de la Cité du Vin : « Renversant » à voir absolument. Une exposition autour des contenants du vin, verres, carafes, décanteurs, bouteilles et autres objets insolites qui font référence à la vigne et au vin. Une exposition du 15 mars au 30 juin, salle des colonnes. 

Des affiches Renversant accompagnent le visiteurs jusqu’à l’entrée de la Cité du Vin…Renversant, non ? © JPS

En préambule, je ne vais pas en faire tout un plat, mais en matière de verre et de cristal… eh bien oui, ce sont encore les Lorrains qui ont marqué l’Histoire, avec ces célèbres cristallerie de Baccarat, Saint-Louis ou Daum, et je ne vous parle même pas de Lalique en Alsace…Renversant, non ?

Les verres à nez par Anthony Duchêne © JPS

Mais « Renversant », c’est surtout une exposition tout-à-fait en phase avec le XXIe siècle, une exposition 100% contemporaine, conceptuelle, avec près d’une centaine d’objets en verre, de créateurs, d’artistes ou de maîtres verriers,  comme ce « jardin d’addiction » par Berdaguer & Péjus (ça me rappelle l’ancien maire en verlan bien sûr, pour lequel Bordeaux avait aussi son addiction), ces « équilibres » (j’oserai dire fragiles), ou ce « calendrier de verre », des 4 saisons, réalisé pour le compte de la Maison de Champagne Ruinart.

Marion Eybert, responsable des expositions temporaires devant l’oeuvre de Fabien Verschaere © JPS

Sur cette exposition autour du verre et des contenants du vin, il fallait que l’on démarre par l’explication de ces objets et de leur usage. Donc dans la 1ère partie de l’exposition on va avoir des décanteurs, des verres à boire et des bouteilles », Marion Eybert, responsable des expositions temporaires.

Palette de 100 magnums de Romanée Conti DRC 1946, un millésime qui n’a jamais existé, pour cause d’arrachage par Nicolas Boulard © JPS

Pour cette exposition, des élèves ont planché sur des prototypes de carafes, réalisés avec des maîtres verriers du CIA, centre international d’art verrier, de Meisenthal, où l’industrie du verre est apparu dès le XVe siècle dans ces Vosges du Nord en Moselle : « pour l’atelier, ce sont 17 propositions d’étudiants qui ont travaillé durant deux semaines sur le décanteur, la carafe et ses usages et notamment l’oxygénation du vin.

« Du coup, ils ont fait 17 propositions extrêmement différentes, ce sont des écoles allemandes et belges qui ont travaillé sur ces projets-là, souvent avec beaucoup d’humour et d’inventivité. Il y a toute une série de carafes qui interrogent sur l’oxygénation du vin, comment le vin doit tourner dans la carafe, pour s’aérer, comme cette carafe toupie tout-à-fait étonnante, ou une autre qu’on peut utiliser soit couchée, soit debout en fonction du vin qu’on va boire…. »

La commissaire de l’exposition Bettina Tschumi au milieu du calendrier de verre ou les 4 saisons de verre © JPS

Des « fonctions » aux « symboles », en passant pour « les détournements » et « les images du vin ». Des tableaux qui parlent aux épicuriens et amateurs d’art.

La Commissaire de l’Exposition Bettina Tschumi, formée à l’histoire de l’art à l’Université de Lausanne, nous parle de l’oeuvre assez renversante et pour cause de verres cassés de fin de soirée de Beth Lipman: « Beth Lipman une Américaine propose une oeuvre fantastique qui s’appelle « Still Life with Detritus », elle est fascinée par les peintures mortes de la peinture occidentale, en particulier hollandaise, et elle transpose cet univers en 3D et en verre exclusivement. 

« Still Life with Detritus » by Beth Lipman © JPS

« C’est une oeuvre en verre et en cristal qui symbolise l’univers mélancolique après une fête, un banquet… C’est univers est associé au cristal dans l’univers collectif…C’est pourquoi l’artiste a recours a ce matériau pour évoque la fragilité et la mélancolie. Le transport et le montage depuis les USA a demandé beaucoup de temps et de précaution. Chacun des éléments arrive séparément et il faut véritablement composer cette installation, faite d’objets en verre et en cristal soufflé, qui sont ébréchés et donc particulièrement coupants. »

« Vino sospeso »  par Matali Crasset © JPS

Parmi les grands intervenants, il y a Matali Crasset, artiste designer qui a réalisé un projet baptisé « Vino sospeso » : avec les verriers du CIAV de Meisenthal, elle a dessiné « l’objet à boire » nomade Vino Sospeso, des verres tout en rondeurs suspendus aux branches d’un arbre imaginaire, comme une invitation à déguster en pleine nature : « Le projet, c’est de réinventer un rituel de dégustation pour du vin en biodynamie. Donc l’idée, c’est de se donner rendez-vous dans la nature, on va choisir un arbre, et on va réaliser l’accroche de verres et y mettre le vin à l’intérieur.Le verre quand il a un pied, il est domestiqué, il est à l’intérieur de la maison et il a une sorte de posture… »

Là, l’idée c’est de revenir à un geste beaucoup plus naturel, non seulement sentir le vin, c’est important avant de le déguster. En fait on va simplement prendre le verre, on va boire et on va le redonner en fait comme si on venait ponctionner juste temporairement, le rendre à son cadre naturel dans lequel il s’est épanoui », Matali Crasset designer.

 

« Eat me », service de 24 pièces par Fabien Versachaere © JPS

Dans la dernière section de l’exposition, ce sont « les images du vin » qui sont à l’honneur : « l’idée c’est de parler à la fois des images de prestige (avec l’exposition Baccarat et ses traditionnels verres Harcourt redesignés par Philippe Starck), et puis des images un peu plus détournées. L’oeuvre que l’on présente ici est celle d’un artiste Fabien Versachaere, qui est plutôt un artiste plasticien du dessin, et qui là s’est expérimenté à la matière verre avec un atelier de création. Il propose son univers d’artiste avec des démons et des diables mais dans un service de 24 pièces tout-à-fait conventionnel…avec les assiettes, les couverts et les verres , mais qui sont en forme de diable, d’ange voire de tête de mort quelque fois… »

« Renversant ! »: à la Cité du Vin À Bordeaux, du 15 mars au 30 juin, regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer et Xavier Granger :

04 Fév

Gros plan sur la barrique en cristal Lalique, une pièce unique pour sublimer le Sauternes

 C’est une première mondiale, une barrique réalisée en cristal. Une barrique de 225 litres à l’identique des bordelaises, avec ses cerceaux en cuir, rivets et bonde aussi en cristal. Cette barrique trône fièrement au beau milieu du chai du château Lafaurie-Peyraguey à Bommes. Côté Châteaux en immersion.

Cette barrique pèse 400 kilos et elle contient un 1er cru classé de Sauternes : le château Lafaurie-Peyraguey.

Ce n’est pas une surprise que cette idée ait germé ici à Sauternes, car le propriétaire de ce château n’est autre que Silvio Denz, le président de Lalique.

 

David Bolzan, le directeur des Vignobles Silvio Denz, avec la barrique en cristal © JPS

C’est une véritable prouesse technique d’avoir fait cette barrique, pour tout vous dire on a pris à peu près deux ans pour la réaliser, on a envoyé une vraie barrique en bois à la Manufacture Lalique à Wingen-sur-Moder et ils ont reproduit quasiment les mêmes mensurations d’une barrique pour la faire en cristal. Il a fallu 2000 heures de travail, 12 corps de métier différents », David Bolzan directeur des Vignobles Silvio Denz.

Le fond de cette barrique reproduit la gravure « femme et raisin » très art déco réalisée par le maître verrier et bijoutier René Lalique (1860-1945), que l’on trouve également dans l’Orient Express.

Une sacrée transparence © Jean-Pierre Stahl

Cette barrique qui trône fièrement au beau milieu du chai est bien sûr une véritable oeuvre d’art, plus qu’une barrique d’élevage, le vin pourra y poursuivre son vieillissement.

La bouteille avec gravure en or, finalisée dans les fours Lalique © JPS

Effectivement la barrique en chêne est le symbole de l’élevage des grands vins, en l’occurrence ici la barrique en cristal servira de vieillissement ». 

« L’avantage du chêne, c’est qu’il laisse passer un petit peur d’air et il y a un  mélange intéressant entre l’air et le vin, qui permet un élevage en douceur, là c’est hermétique,  en revanche au dessus de la barrique il y a une bonde elle-même en cristal, et par ce trou-là il peut y avoir aussi un effet part des anges… »

Non content d’avoir réalisé la barrique en cristal, le château a lancé une série limitée de 100 bouteilles à l’or fin.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Charles Rabréaud et Véronique Lamartinière.

30 Jan

Vin…solite : Lalique invente la barrique en cristal pour Lafaurie-Peyraguey

Une barrique tout en cristal remplie de Sauternes, pièce unique au monde qui a été commandée pour célébrer les 400 ans du château Lafaurie-Peyraguey. Elle orne désormais le chai de ce 1er cru classé de Sauternes à Bommes. Un hommage au savoir-faire de la célèbre cristallerie d’art Lalique associée au vin de Sauternes.

La barrique tout en cristal, remplie du 1er cru classé du © château Lafaurie-Peyraguey (photo Hervé Lefevbre)

Une barrique tout en cristal, rivets compris. A l’intérieur, 225 litres de Sauternes. Cette pièce unique au monde, signée des ateliers Lalique, orne depuis quelques semaines le château Lafaurie-Peyraguey en Gironde, dont elle célèbre les 400 ans.

La barrique, qui a la taille et la forme d’une barrique bordelaise, pèse près de 400 kilos une fois remplie du précieux vin liquoreux de Sauternes. Ses cerceaux sont en cuir.

Son fond transparent est illustré d’une reproduction d’une gravure de René Lalique de 1928 intitulée « Femme et raisin », qui figure également sur les bouteilles de ce premier grand cru classé en 1855.

Cette barrique, c’est 2 ans de préparation, 2000 heures de travail, c’est plusieurs centaines de milliers d’euros, c’est une oeuvre d’art, que le public va venir découvrir à Sauternes », David Bolzan, directeur des Vignobles Silvio Denz.

Douze corps de métier ont été nécessaires pour la réaliser, l’assembler et la décorer dans la manufacture Lalique à Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin).

© Hervé Lefevbre pour Lafaurie-Peyraguey

Cette pièce a été créée à l’occasion des 400 ans du château Lafaurie-Peyraguey, propriété du groupe Lalique et de son PDG Silvio Denz. « L’idée est d’en faire un objet d’exposition pour témoigner de cette convergence entre le cristal et le vin. Du cristal qui habille le vin, c’est une première mondiale », a indiqué à l’AFP le David Bolzan, directeur-général des Vignobles Silvio Denz.

« Elle est faite pour être en exposition car trop fragile et trop lourde pour être utilisée. Elle contient le  premier millésime que Silvio Denz a fait : 2013″, a-t-il poursuivi, et représente une « fusion entre l’or de Sauternes et le cristal d’Alsace », selon le groupe.

Cette pièce d’exception est exposée dans un des chais de ce château, qui abrite également un hôtel-restaurant de luxe. Elle a été bénie le 3 décembre 2018 par un prêtre, tout comme la chapelle jouxtant les chais. La barrique est la dernière née d’une série de pièces uniques en cristal exposées à la vinothèque du château dont une Impériale (bouteille de six litres) et une caisse transparente de six bouteilles.

Avec AFP

17 Déc

La nouvelle étiquette de Mouton-Rothschild, signée par l’artiste sud-africain William Kentridge

C’est une tradition depuis 1945 : un artiste dessine l’étiquette du nouveau millésime de Mouton-Rothschild. Pour le 2016, Philippe Sereys de Rothschild, Camille Sereys de Rothschild et Julien de Beaumarchais de Rothschild ont sollicité le peintre-sculpteur sud-africain William Kentridge. C’est le 1er artiste du continent africain à illustrer une étiquette de Mouton.

William Kentridge ©

C’est le baron Philippe qui avait eu cette idée.  Après un premier coup d’essai avec l’affichiste Jean Carlu en 1924, il a relancé le concept en 1945, qui depuis a été érigé comme une règle à Mouton. C’est donc une cette carte blanche qui est donnée aux artistes internationaux pour illustrer le nouveau millésime mis en bouteille, règle qui  n’a jamais été remise en question.

Les étiquettes de Mouton sur les 8 derniers millésimes (à retrouver ci-dessous et sur leur site) © château Mouton-Rothschild

Chaque année depuis 1945, un grand artiste crée une œuvre originale et spécifique pour l’étiquette de Château Mouton Rothschild. Les plus grands peintres des XXe et XXIe siècles se sont succédés parmi lesquels Miró, Chagall, Braque, Picasso, Tàpies, Francis Bacon, Dali, Balthus, Jeff Koons, et même le Prince Charles d’Angleterre.

Julien de Beaumarchais de Rothschild, Philippe Sereys de Rothschild et Camille Sereys de Rothschild © Stefano Scata pour Mouton-Rothschild

Pour le millésime 2016, Philippe Sereys de Rothschild, Camille Sereys de Rothschild et Julien de Beaumarchais de Rothschild, les co-propriétaires de Mouton-Rothschild  ont sollicité le peintre, sculpteur, vidéaste et metteur en scène William Kentridge. C’ est le premier grand artiste international issu du continent africain à illustrer une étiquette de Mouton. Accueilli dans les plus grands musées, lauréat de prix prestigieux,  William Kentridge, né en 1955 à Johannesburg en Afrique du Sud, revendique un « art politique » qui ne s’interdit ni l’humour, ni la poésie.

Dans cette nouvelle étiquette, l’artiste a dessiné « Les Triomphes de Bacchus » : des silhouettes réunies en un joyeux cortège, s’inspirant de personnages bachiques de tableaux de maîtres, du Titien à Matisse. Un vrai chef d’oeuvre, pour Mouton Rothschild 2016; « Mouton ne change » aussi dans sa passion pour l’art.

Pour visualiser toutes les étiquettes de Mouton-Rothschild, c’est ici

Regardez ce magazine réalisé en 2015 sur les Rothschild à château Mouton-Rothschild par Jean-Pierre Stahl, Thierry Julien et  Sylvie Tuscq-Mounet :

19 Nov

Le château Smith Haut-Lafitte remporte un International Best Of Wine Tourism en Australie

Le Château Smith Haut Lafitte a de remporté le prestigieux « International Best Of Wine Tourism Award 2019 », le 8 novembre dernier, à Adélaïde. Celui-ci consacre la qualité et l’intérêt du site bordelais pour les amateurs d’œnotourisme.

La Forêt des Cinq Sens au château Smith Haut Lafitte © Daniel Cathiard

SHL avait déjà reçu, il y a 3 semaines à Bordeaux, un Best Of d’Or dans la catégorie « Art et Culture ». Eh bien, le Château Smith Haut Lafitte vient d’être sacré International Best Of Wine Tourism 2019 à Adélaïde.

Ce prix vient saluer les efforts et l’originalité de Smith Haut Lafitte, avec notamment « La Forêt des 5 Sens » : un parcours de Land Art au cœur de 10 hectares de parcs alentour, au fil d’œuvres monumentales et d’expériences sensorielles, entre arbres, fleurs, ruisseaux et vignes. Une symbiose parfaite avec les valeurs du château : respect de l’environnement et de la biodiversité. L’art et la culture   famille Cathiard a toujouer eu un penchant pour  l’art et la culture:  son atelier « Rencontre Art & Vigne » propose en effet une visite poétique qui met à nu les œuvres majeures du château, au plus près de la plante et ponctuée d’anecdotes insolites.

393 candidats étaient en lice sur le plan mondial. Seulement 10 ont reçu le fameux trophée International, remis lors de l’assemblée générale du Réseau des Great Wine Capitals*. Pour la 1ère fois depuis la création du concours, le jury a souhaité décerner cette année un « Special Achievement  » Best Of Wine Tourism Award à la Cité du Vin de Bordeaux, pour son rayonnement international et l’envergure de son offre culturelle.

Le concours Best Of Wine Tourism 2019 se poursuit avec le Prix du Public: pour voter, rien de plus simple sur greatwinecapitals.com jusqu’au 22 novembre pour l’un des 62 Best Of d’Or décernés dans le monde en 2019, dont 7 en Bordelais.

25 Oct

« L’incroyable histoire du vin » : découvrez l’histoire mondiale du vin en BD

De sa naissance en Mésopotamie jusqu’à sa mondialisation aujourd’hui, voici l’incroyable histoire du vin écrite par Benoist Simmat  et dessinée par Daniel Casanave.

En Mésopotamie, en Egypte et Grèce, le vin est la boisson sacrée par excellence. C’est le breuvage des puissants, des rois, des prêtres, des guerriers légendaire. Aujourd’hui rien n’a changé : à Londres, Tokyo, San Francisco un verre de Bordeaux, de napa ou de sauvignon néo-zélandais demeure le fin du fin.

Dix mille ans après son apparition, quelque part entre les montagnes occidentales de l’Iran et les confins de la Géorgie, le vin est devenu la boisson de la mondialisation… Comment expliquer une telle réussite, comment comprendre que le vin ait surclassé finalement le thé ou la bière ? Pourquoi le désir du vin est devenu universel ?

Vous allez en savoir plus en lisant l’incroyable histoire du vin, en lisant les paroles de Bacchus, demi-dieu des Romains. Avec lui, vous allez remonter le temps de la domestication de la vigne aux moines cisterciens inventeurs de la viticulture. Une histoire fabuleuse avec ces grands personnages historiques de Noé à Napoléon, de Pline à Aliénor qui tous avaient leur mot à dire sur le vin.

« L’incroyable histoire du vin », 200 pages, chez les Arènes de la BD par Benoist Simmat  et Daniel Casanave, 20€.

24 Oct

16e « Best Of Wine Tourism » : encore une belle récolte de trophées !

Hier soir le Palais de la Bourse s’est enflammé pour remettre les trophées des Best Of d’Or dans 7 catégories plus un bonus « coup de coeur ». Les Best Of Wine Tourism récompensent chaque année les efforts effectués par les châteaux dans le domaine de l’oenotourisme. La barre est très haute désormais.

Bertrand et Emmanuelle Amart du château Vénus, avec Kévin Gaillard © Jean-Pierre Stahl

Il y a 16 ans, en matière d’oenotourisme, Bordeaux était à la traîne. 16 ans plus tard, on ne sait plus où donner de la tête. « Certains ont été les précurseurs, ils nous ont mis sur la voie… Il y a une vingtaine d’année, au retour d’un voyage en Australie où on avait été formidablement accueillis, je m’étais dit : il ne suffit pas de produire, il faut aussi savoir accueillir ! », expliquait hier soir Bernard Artigue, président de la Chambre d’Agriculture de Gironde. Depuis de l’eau a coulé (sous le Pont de Pierre),1351 dossiers ont été présentés à Bordeaux pour 348 ont reçu un Best Of dont 102 d’Or. 

Une belle découverte et une belle rencontre château Vénus © JPS

Cette année, ce sont 22 sites qui ont été sélectionnés « à visiter absolument en 2019…ou avant », ils viennent d’être récompensés pour la qualité de leurs prestation et l’accueil réservé aux amateurs d’oenotourisme.« Les Best Of Wine sont importants tout au long de l’année. La notoriété est apportée par le prix, elle est normale et cette année on a jouté Lausanne, cela a vraiment un rayonnement international »,  selon Jean-Marie Marco directeur de Gironde Tourisme.

Cette moisson des Best Of Wine Tourism a été hier soir d’une grande qualité, comme les autres années me diriez-vous, oui un peu comme ça (et comme les millésimes toujours réussis à Bordeaux !), mais avec la particularité qu’ils étaient de haut vol. Au sens premier comme au figuré ! On avait connu la dégustation en l’air dans un vieux cèdre au château Rayne-Vigneau, voici Venus Air, le château à Illats qui a inventé le tour au dessus des vignes avec décollage et attérissage depuis les vignes…

Nous avons 3 pilotes, 3 avions, nous sommes des passionnés de vin et d’aviation. » Bertrand Gaillard, château Vénus Best Of d’Or (découverte et innovation)

C’est qu’il ne manque pas d’idées, avec ses 3 ULM Bertrand en un rien de temps propose un survol des vignobles de Sauternes, des Graves et de Pessac-Léognan, sans besoin de passer tous ces contrôles et d’arriver en avance 1 à 2 heures avant décollage : vous décollez au milieu d’un champs ? « Non, au milieu de la vigne, on a élargi les allées de vignes pour cela… » Bertrand et Emmanuelle Amart ont créé leur exploitation en 2005 : « on a racheté à d’autres vignerons, on a cherché à faire un château original qui met en valeur les vins et on a créé château Vénus, dont le nom évoque la déesse de la beauté, mais aussi le symbole de la féminité et de l’élégance. »

Château Guiraud récompensé pour sa Chapelle de Guiraud, nouveau restaurant à Sauternes dans un 1er cru classé, prix remis par 3 chefs cuisiniers © JPS

Parmi les autres Best Of d’Or, de très grands châteaux, crus classés, déjà récompensés par le passé, comme Smith Haut Lafitte dans la catégorie Art et Culture, la Tour Carnet pour l’Hébergement à la Propriété, château Guiraud pour la Restauration à la Propriété, mais aussi Prieuré-Lichine pour les services oenotouristiques, les Carmes Haut-Brion pour son chai très original signé Philippe Starck dans Architecture et Paysages, enfin Climens pour la valorisation des pratiques environnementales :

Bérénice Lurton, la magie du botrytis et un savoir-faire en biodynamie à Barsac © JPS

Cela fait plaisir, il y a un vrai travail d’une équipe avec une vrai passion,  il y a un esprit, une envie de partager ce que l’on fait« , Bérénice Lurton, château Climens (Best Of d’Or valorisation des pratiques environnementales).

« Mon assistante l’a appris chez elle, elle en pleurait « (de joie). Cela fait juste 26 ans que Bérénice Lurton est à la tête de Climens, 1er cru classé de Barsac, aujourd’hui comme j’a pu l’écrire ou me plaît encore à le dire, Bérénice peut être sacré la reine du botrytis, tant elle excelle à Climens pour réaliser ces liquoreux très fins, sans cette sucrosité écrasante, le tout en biodynamie certifiée depuis 2014. « On a vraiment une spécificité à Climens, on n’est pas dans quelque chose d’extraordinaire, de tape à l’oeil, c’est l’élégance au naturel et la profondeur de l’expérience qui nous intéresse. Il n’y a rien de superficiel, ni d’artificiel, et c’est vraiment sympa de recevoir ce prix. »

L’ambassadrice des Greats Wine Capitals, Florence Forzy-Raffard s’est dite « très heureuse de retrouver tous ces châteaux et « au nom d’Alain Juppé de les féliciter pour leur contribution au monde du vin ».

Lausanne rentre dans le club des Great Wine Capitals et de ses Best Of Wine Tourism © JPS

Et d’ajouter : « au sein du réseau, dans 10 villes on a reçu 384 candidatures pour ce prix international. Ce soir ce sont les trophées locaux, mais le 8 novembre ce sera les trophées internationaux à Adélaïde ».

Autre domaine primé qui a reçu un Coup de Coeur : le Domaine du Grand Mayne, fondé en 1985 sur les hauteurs des Côtes de Duras en Lot-et-Garonne. Une propriété originale car le domaine appartient à une communauté de plus de 600 clients devenus actionnaires et ambassadeurs du domaine, des passionnés qui vendangent eux-mêmes et inventent leurs étiquettes, un peu comme château Réaut à Bordeaux. La critique que l’on pourrait faire à ces récompenses, c’est peut-être de ne pas trop mettre en avant les petits ou moyennes propriétés (hormis Vénus et Grand Mayne), mais il est vrai que les investissements importants par ailleurs et sont remarquables, ils participent au rayonnement de Bordeaux et des vignobles du Sud-Ouest.

Les 3 chefs associés à la soirée Frédéric Lafon de L’Oiseau Bleu, Frédéric Schueller de Truck de Chef et Nicolas Frion de Porte Quinze © JPS

Parmi les partenaires des Best Of présents hier soir, Vinexpo, autre émanation de la CCI, créé en 1981, qui s’apprête à ouvrir son prochain salon nouvelle formule du 13 au 16 mai prochains à Bordeaux : « tous les acteurs économiques ont travaillé ensemble pour faire le succès de ce Vinexpo 2019 avec notamment Congrès et Expositions de Bordeaux pour un accueil plus proche des visiteurs, avec une gratuité des transports et un nouveau hall 2 dans lequel il y aura le symposium sur le réchauffement climatique, » expliquait Anne Cusson directrice de la communication de Vinexpo.

La « dream team » organisatrice de la soirée : Nada Mansour, Loïc Rojouan, Muriel Giralt, Lydie Bordes et Catherine Leparmentier © JPS

Autre partenaire, Terre de Vins, avec Rodolphe Wartel son directeur qui a annoncé la création en mars prochain des « Trophées Français de l’Oenotourisme » avec « cette envie de permettre à toutes ces propriétés de se challenger, de voir ce qui se passe ailleurs qu’à Bordeaux, en Provence, en Bourgogne ou en Alsace. Ce n’est pas une concurrence avec les Best Of d’Or qui d’ailleurs participeront. Nous avons déjà 200 inscrits pour ces Trophées à Paris en mars prochain. »

Va y a voir du sport comme on dit, en attendant si vous ne savez pas quoi faire, profitez de ces quelques beaux jours ou week-ends d’automne pour découvrir ces propriétés primées et sélectionnées pour être les fiers ambassadeurs du « bien recevoir » à la française dans les vignobles du Bordelais et du Sud-Ouest.

Et voici la liste des châteaux par catégories :

ARCHITECTURE ET PAYSAGES 
Château Les Carmes Haut-Brion (OR) 
Château Roquefort 
Château Lafon-Rochet 

ART ET CULTURE 
Château Smith Haut Lafitte (OR) 
Château Larrivet Haut-Brion 
Maison des Vins de Cadillac 

DECOUVERTE ET INNOVATION 
Château Vénus (OR) 
Château Monconseil-Gazin 
Château du Payre 
Château Marquis de Terme 

HEBERGEMENT A LA PROPRIETE 
Château La Tour Carnet (OR) 
Domaine de Chelivette 
RESTAURATION A LA PROPRIETE 
Château Guiraud (OR) 
Château Carbonneau 
Château de Candale 

La photo de famille des Best Of Wine 2019 © Jean-Pierre Stahl

VALORISATION PRATIQUES ENVIRONNEMENTALES 
Château Climens (OR) 
Château Vilatte 
Château de Chantegrive 

SERVICES OENOTOURISTIQUES 
Château Prieuré-Lichine (OR) 
Château Pape Clément 
Blast Bordeaux 

COUP DE CŒUR : Domaine du Grand Mayne

03 Oct

« Les monologues du vin » à la Cité du Vin, le 19 octobre prochain

Jean-Pierre Gauffre, le célèbre chroniqueur, qui nous fait rire ou sourire chaque matin à la radio sur France Bleu Gironde, vous propose son spectacle tout aussi drôle et piquant « les monologues du vin », le 19 octobre au Latitude 20 de la Cité du Vin.

Authentique stand up comedy sur l’univers du vin, Les monologues du vin sortent de l’écrin bordelais où ils ont été créés (le Petit Théâtre, aux Chartrons) pour aller rencontrer un autre public et visiter quelques lieux girondins dédiés au vin. A commencer par le plus emblématique d’entre eux, la Cité du Vin.
Le « seul en scène » écrit et interprété par Jean-Pierre Gauffre sera présenté le vendredi 19 octobre, à 19 h 30, dans l’espace Latitude 20, au rez-de-chaussée de la Cité du Vin, dans une formule spectacle-cocktail dînatoire, accompagnée d’une dégustation de vins du monde, que propose Régis Deltil, gérant de la cave et du restaurant Latitude 20.
Une occasion originale de découvrir ce spectacle, version scénique et dynamique du Petit dictionnaire  absurde et impertinent de la vigne et du vin, de Jean-Pierre Gauffre (éditions Féret), qui parle à tous, passionnés  de vins, simples amateurs, voire profanes en la matière.
Car l’humour décalé et très ironique de l’auteur est un langage universel, qui offre au spectateur une manière originale d’aborder le vin. Et à Bordeaux, phare mondial de  la culture du vin, il fallait oser…
Avec JPG
A vos tablettes : « Les monologues du vin », de et avec Jean-Pierre Gauffre, le vendredi 19 octobre 2018, à 19 h 30, dans l’espace Latitude 20 de la Cité du Vin

Les autres dates du spectacle en Gironde

En 2018

  • Tous les jeudis, jusqu’au 27 décembre, au Petit Théâtre, 8, rue du Faubourg des Arts
  • Les 13, 14, 16, 17, 19, 20 novembre à l’Inox, 11-13, rue Fernand-Philippart
  • Le 12 octobre à Sauternes (château Trillon)
  • Le 13 octobre à Pauillac (centre culturel Les Tourelles)
  • Le 21 novembre à Bordeaux (bateau Le Sicambre, en partenariat avec Bordeaux River Cruise)
  • Le 23 novembre à Soulac-sur-mer (salle Notre-Dame)
  • Le 30 novembre à Beychac-et-Caillau (espace Planète Bordeaux)
  • Le 7 décembre à Vayres (château Pichon-Bellevue)

En 2019

  • Le 15 mars à Biganos (bibliothèque municipale)
  • Le 16 mars à Listrac-Médoc (salle culturelle)
  • Les 11 et 12 avril à Bordeaux (théâtre La Pergola)