18 Mar

Les Citadelles du Vin : un concours feutré avec ses dégustateurs aguerris…et au final une reconnaissance mondiale.

C’était à Bourg 3 jours intenses pour des dégustateurs venus du monde entier. Ils se sont retrouvés pour cette 19e édition des Citadelles du Vin au Chai des Portiers

Cette 19e édition des Citadelles du Vin à Bourg est une édition bien rodée. Elle a ses dégustateurs aguerris, qui vont apprécier le nez, la vue et le goût du vin, déceler les défauts de certains, pour ne garder que les meilleurs, qui se verront décerner des médailles d’or, d’argent voire de bronze.

Ils sont ainsi une quarantaine d’oenologues, de sommeliers, de distributeurs et critiques internationaux sur le pont depuis samedi.  Yann Chaigne, responsable de l’IPC Vins (Institut de Promotion Commerciale, rattaché à la CCI de Bordeaux) en est à sa 3e participation aussi les quelques 40 échantillons dégustés sur la journée d’hier et encore 22 de blancs secs ce matin, ne l’ont pas effrayé:  » Il y a une grille de notation avec les critères sur la vue , l’odorat et le goût ; on note aussi ce tout ce qui est franchise, intensité positive, tout ce qui est intensité olfactive et gustative, après on note également l’harmonie entre vue, odorat et goût. »

Dans l’arrière boutique, durant ces 3 jours, ce sont 867 échantillons de 34 pays du monde qui sont préparés et dont on conserve un anonymat absolu, en apposant notamment un film opaque sur chaque bouteille.

Toute la dégustation se passe à l’aveugle… Ils ne connaissent en aucun cas l’origine, même pas le millésime, il ne connaissent rien, à la limite que le type de vin qu’ils vont déguster » Jean-Philippe Pricart, Président des Citadelles du Vin

Parmi les dégustateurs, 40% d’Européens, 32% de Français, 18%  d’Américains, 3% d’Africains et 7% d’Asiatiques dont Nelson Chow Président de l’Association des Sommeliers Chinois, pour qui ces médailles sont importantes pour les consommateurs chinois.

« Ce sont de très bons indicateurs pour les consommateurs chinois, parce qu’ils ont été éduqués au vin en un temps record et ils n’ont pas du tout une grande expérience sur les différents types de vins, » commente Nelson Chow Président de l’Association des Sommeliers de Hong-Kong.

« Montrer au monde les bons vins, c’est très bien parce que c’est une reconnaissance pour les producteurs de vins », Régina Vanderlinde, présidente de l’Organisation Internationale du Vin.

4 prix spéciaux ont été attribués dont le meilleur merlot de Bordeaux pour un Blaye 2015 (le Clos de Bonnange) – Des Citadelles qui font parler d’elles partout dans le monde.

Les Prix Spéciaux 2019 :

  • Meilleur Malbec : Coletto 2015 (Argentine-Valle de Uco) par Grupo Penaflor 
  • Pininsula de Setubal : Vinha da fonte Reserva 2016 (Portugal) par Cas Ermelinda
  • Meilleur Cabernet Sauvignon: Château Malaire Cuvée Grande 2015 (France) par Domaine CGR
  • Meilleur Merlot de Bordeaux : le Clos de Bonnange 2015 (France-Blaye) par Vignobles Bonnange

09 Mar

MFR de Vayres : la relève est assurée…

La Maison Familiale et Rurale de Vayres en Gironde honorait hier soir ses anciens élèves, leur remettant leur diplôme obtenu en 2018. Des jeunes en devenir dans les métiers de la viticulture, de la vente de vin et de spiritueux ou encore en matière d’oenotourisme.

Carton plein. Ils sont venus, ils sont tous là, ou presque. C’est en ce vendredi une journée particulière, non seulement pour les femmes dont on fêtait cette journée internationale des droits des femmes, mais aussi pour Carole Maugé, la directrice de la MFR de Vayres (américaine d’origine) qui a de quoi être fière de ses élèves de BTSA. Ils ont bien carburé l’an dernier et obtenu pour la grande majorité leur diplôme.

Ils étaient ainsi 28 élèves inscrits en BTSA Viticulture Oenologie, à continuer dans cette voie après avoir obtenu leur bac en VO ou en filière générale. 78% ont réussi et obtenu leur diplôme. 10 étaient présents hier soir, 10 autres à l’étranger, et le reste à droite, à gauche, ou au travail. A l’issu de leur formation certains ont continué leurs études, souvent en alternance, d’autres ont commencé à travailler, une chose est sûre la plupart d’entre eux sont assurés de décrocher relativement facilement du travail, dans une filière où bon nombre de salariés de la vigne sont en âge de partir à la retraite en Gironde.

Vous êtes de formidables ambassadeurs de la Maison Familiale et Rurale de Vayres, nous avons eu beaucoup de plaisir à travailler avec vous » Christine Massol, professeure en viticulture-oenologie.

L’autre section était venue en masse : les Technico-Commerciaux, qui ont réussi à décrocher à 86% leur BTSA, ce précieux sésame qui leur permet de continuer leurs études ou de travailler aussi directement. 22 ont obtenu une mention dont Louis, mention TB, qui aujourd’hui travaille déjà dans le négoce bordelais.

Mais il y a encore mieux Karl et Hanna, un couple d’Estoniens, qui ont non seulement vaincu la barrière de la langue mais ont aussi été diplômés avec une mention TB pour le premier et Bien pour la seconde. Karl est actuellement chez Bernard Magrez et Hanna dans le cognac chez Maxime Trijol. Des jeunes qui en promettent et que vous pouvez aussi rencontrer dans vos sorties comme Youri, étudiant à l’Inseec , qui travaille aussi au 4 Coins du Vin à Bordeaux. Tout ce beau petit monde a été chaleureusement félicité par Nicolas Bibeyran, professeur de commerce et marketing, très ému : « c’est une promotion qui me tenait beaucoup à coeur, une très très bonne promotion. »

 La section chargée de développement oenotourisme avec notamment Armelle, en restauration aujourd’hui, et Hélène, chargée d’oenotourisme au château du Tailhas, a obtenu 100% de réussite, sans oublier également la formation de responsable qualité que s’arrachent également les châteaux et qui a bien marché.

Un coup de chapeau à tous ces jeunes qui incarnent la relève, le devenir de Bordeaux mais aussi dans d’autres domaines viticoles et maisons de négoce en France et à l’étranger.

21 Jan

La première étoile à Sauternes pour Jérôme Schilling, le chef du restaurant Lalique à Lafaurie-Peyraguey

Parmi les nouveaux promus du Guide Michelin : Jérôme Schilling, 36 ans, le chef alsacien du restaurant dont il a fait l’ouverture avec Silvio Denz au château Lafaurie-Peyraguey, au bout de seulement 6 mois d’exercice. Un prodige repéré par Côté Châteaux qui met en avant une « cuisine de terroir autour du vin et du Sauternes ».

La team de Jerôme Schilling, au centre, dans les cuisines du restaurant Lalique © Jean-Pierre Stahl

Un bel après-midi pour un jeune chef en devenir. Jérôme Schilling, déjà consacré par Gault-et-Millau comme « grand chef de demain », n’aura pas attendu trop longtemps pour être consacré par le célèbre guide rouge. A 36 ans, l’Alsacien Jérôme Schilling décroche sa première étoile au Guide Michelin au bout de seulement 6 mois d’ouverture !

Alors qu’on lui décernait son étoile à Paris, David Bolzan, le directeur général des Vignobles Silvio Denz était le premier à réagir pour Côté Châteaux :

On est très très content.C’est la 1ère étoile à Sauternes, et au bout de seulement 6 mois d’exercice pour Jérôme Schilling, » David Bolzan, directeur des Vignobles Silvio Denz.

Bar de ligne arlequin et bergamote, avec un verre d’insolite de Lafaurie » © JPS

Joint par téléphone un peu plus tard, Jérôme Schilling, le nouveau chef auréloé de son étoile,  ne cachait pas sa grande joie :

Je l’ai appris samedi par téléphone… Ma réaction ? J’ai eu des frissons ! Ce n’est pas commun de recevoir une étoile aussi rapidement. La confiance, ils me l’ont aussi donnée, et c’est très bien pour la suite », Jérôme Schilling chef étoilé.

Le chef présentant son équipe, le soir de l’inauguration le 19 juin 2018 © JPS

C’est un pari un peu fou, mais tellement visionnaire, qu’a eu Silvio Denz le Président de Lalique en créant, à Bommes en Gironde, un somptueux hôtel-restaurant au sein d’un 1er cru classé de Sauternes, le château Lafaurie-Peyraguey, inauguré en juin dernier. « Notre objectif était très clairement affiché de décrocher cette première étoile, c’est fait au bout de 6 mois d’exercice. On est très très satisfait, d’autant qu’on est passé rapidement Relais et Châteaux, que l’Hôtel a obtenu 5 éloiles et maintenant l’étoile Michelin pour le restaurant. Jérôme Schilling a fait partie de l’équipe de Jean-Gorges Klein qui avait obtenu 2 étoiles pour la Villa Lalique en Alsace. »

Le chef Jérôme Schilling (à droite), l’un des plus doués de sa génération © JPS

Je suis ce soir très fier car le guide Michelin reste LA référence absolue de la reconnaissance de notre travail accompli depuis 6 mois avec toute l’équipe », Jérôme Schilling.

Ce brillant chef a su jouer du terroir de la Gironde et des vins de Sauternes (comme vous pouvez le voir dans ce reportage réalisé en juin dernier), une inspiration qui lui vaut aujourd’hui son étoile. « Dès jeudi, à la réouverture du restaurant, on ne changera rien, lui sera là avec son équipe, ce sera avec cette même équipe qu’on va aller chercher la 2e étoile. » Il faut dire que la moitié de sa brigade a exercé aussi à la Villa Lalique en Alsace déjà dans le 2 étoiles du chef Klein. Un pari réussi, une excellence souhaitée par le propriétaire Suisse Silvio Denz, qui réussit décidément tous ses nombreux projets. Lalique qu’il avait repris également en 2008 brille partout sur la planète, ces distinctions en matière de gastronomie contribuent également au rayonnement français de par le monde. Et cela ne va pas s’arrêter là :

« Cette PREMIERE étape incontournable est très importante pour nous… A la réouverture dès jeudi nous continuerons à travailler avec la même équipe pour aller chercher cette deuxième étoile qui est notre nouvel objectif !!! », confie le chef cuisinier.

Chapeau chef Shilling !!!

Voir ou revoir le magazine réalisé par Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Eric Delwarde, Christophe Varone et Sarah Paulin, diffusé sur France 3 Aquitaine: 

27 Déc

Le blog Côté Châteaux fête ses 5 ans et 2,2 millions de pages lues

Lancé fin décembre 2013, le blog Côté Châteaux est une aventure à lui tout seul. Au gré de l’actu de la vigne et du vin et du temps qui file, il trouve quelques minutes ou quelques heures chaque jour que Dieu fait pour vous informer. Abnégation, passion et information, ça rime et c’est tatoué au coeur de Côté Châteaux.

Bernard Magrez, Guy Charneau et Côté Châteaux à Bordeaux Tasting, le 16 décembre dernier © Jean-Bernard Nadeau

Première diffusion le 23 décembre 2013… 5 ans plus tard, ce sont 2650 articles publiés et près de 2 millions 200000 pages lues. Et même, une émission mensuelle sur NoA de 13 minutes, appelée Côté Châteaux, sur les Terroirs de Nouvelle-Aquitaine et réalisée avec Sébastien Delalot.

Parmi les articles qui ont cartonné en cette année 2018 :  les 100 meilleurs vins au monde selon le Wine Spectator (21877), Viticulture : la grêle a fait de nouveaux dégâts sur plusieurs secteurs du bordelais (10629), le vin le plus cher au monde : Richebourg Grand Cru d’Henri Jayer (8676) , Michel Chasseuil, le plus grand collectionneur de vin au monde (7779), Château Cos d’Estournel : la fameuse porte de Zanzibar incendiée (5129), la grêle à nouveau tombée dans le bordelais avec de gros grêlons cette fois (4910), Grêle: entre 3000 et 5000 hectares de vignes très touchées en Gironde (4382), Millésime 2018 : boudiou, tout ce mildiou ! (4101), Saga Rothshild : Camille, Philippe et Julien continuent d’écrire la légende de Mouton (3841), Traversée de l’Atlantique en tonneau, c’est l’idée originale qu’a eu Jean-Jacques Savin pour rejoindre les Caraïbes (3557), Silvio Denz s’apprête à ouvrir un majestueux Hôtel Restaurant Lalique au château Lafaurie-Peyraguey ( 3331), Grêle à Bordeaux : 7000 ha touchés c’est encore pire que ce que l’on pensait (3321), Lafaurie-Peyraguey ouvre un somptueux Hôtel-Restaurant Lalique dans le Sauternais (2733),Sting en guest star pour l’inauguration de château Monlot (2718), …

Merci à tous pour votre fidélité et l’intérêt que vous continuez à porter à Côté Châteaux. Plus de 5235 personnes sur Facebook, 2550 sur Twetter, plus de 2000 sur LinkedIn et 1000 sur Instagram suivent le blog.

Une bonne dose d’humanité, deux doigts …déjanté pour bien rester informé !

10 Déc

Jérôme Schilling reçoit le trophée « Grand Chef de Demain » décerné par Gault et Millau

C’est mérité ! Le chef cuisinier du restaurant Lalique au sein du château Lafaurie-Peyraguey a reçu ce matin ce prix prestigieux pour son inventivité et sa patte. Un grand cuisinier dont on va se souvenir prochainement.

Le directeur de l’Hôtel-Restaurant Lalique Christophe Noulibos, Jérôme Schilling le chef récompensé et David Bolzan directeur général des Vignobles Silvio Denz © Chantal Descazeaux

Côté châteaux vous l’avait fait découvrir en avant première et avant même que n’ouvre le somptueux hôtel-restaurant de Lafaurie-Peyraguey. Un endroit qui vaut le détour, que l’on doit au Suisse Silvio Denz, président de Lalique et par ailleurs propriétaire de château Faugères et Péby-Faugères à Saint-Emilion. Endroit où Jean-Jacques Dubourdieu est aussi associé.

La team de Jerôme Schilling dans les cuisines du restaurant Laliique-Lafaurie-Peyraguey © Jean-Pierre Stahl

Jérôme Schilling, c’est ce chef cuisinier à l’accent (qui me parle) de l’Est de la France. Il a travaillé avec de grands chefs par le passé comme Thierry Marx à Pauillac. Cet Alsacien originaire de Gries, non loin d’Haguenau, a contribué à l’obtention des 2** au Guide Michelin de la Villa René Lalique par Jean-Geoges Klein (chef triplement étoilé) moins de 4 moins après son ouverture. Il était alors chef exécutif. Il a aussi participé à l’ouverture du 2e restaurant au château du Hochberg. Il s’est formé aussi auprès des plus grands comme Roger Vergé 3***, puis Joël Robuchon le chef le plus étoilé au monde, à Monaco où il a rencontré son épouse sommelière.

Il est devenu le chef du 1er Hôtel-Restaurant dans un 1er Cru Classé 1855 à Sauternes qui a ouvert en juin dernier à Bommes en Gironde. Il a réservé à Côté châteaux ses premiers commentaires, ce trophée intervient « tout juste 6 mois après l’ouverture de l’Hôtel & Restaurant LALIQUE – Château Lafaurie Peyraguey »

Ce prix souligne le travail de toute une équipe, merci à eux pour leur confiance, leur soutien, leur engagement et leur professionnalisme ! Et surtout je tenais à remercier Monsieur Silvio Denz de m’avoir confié cet incroyable et aussi grand projet. Merci pour cet outil de travail hors pair ! », Jérôme Schilling chef cuisinier.

David Bolzan, directeur des vignobles Silvio Denz, présent à ses côtés, a pu apprécier la remise du prix à Jérôme Schilling, qui s’est déroulée à La Table des Frères Ibarboure à Bidart : « les grands chefs d’aujourd’hui ont tous reçu ce prix, ce qui est bon signe surtout en 6 mois d’exploitation ».

Un grand bravo de Côté Châteaux en espérant que cela lui portera chance pour le prochain Guide Michelin. Quant au trophée du meilleur sommelier, il revient à Benoit Gélin de l’Hostellerie de Plaisance. Mon petit doigt me dit que les étoiles ne sont pas loin…de tomber cette année, enfin en 2019.

Voir ou revoir le magazine réalisé par Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Eric Delwarde, Christophe Varone et Sarah Paulin, diffusé sur France 3 Aquitaine: 

28 Nov

Crémant de Bordeaux : on va atteindre les 10 millions de bouteilles produites

C’est du jamais vu à Bordeaux. Le crémant connaît une augmentation de 50% des superficies réservées à sa production, passant de 800 hectares de vignes à 1200. Ce qui laisse à penser que le nombre de bouteilles produites pourrait dépasser les 10 millions en 2018. Une idée pour vos tables de fête.

Lionel Lateyron, producteur de crémant à Montagne © JPS

Dans la famille Lateyron, on est producteur de crémant depuis 1897. Lionel est la 4e génération à en faire. Une production qui n’était pas forcément à la mode à Bordeaux et soutenue par les instances, mais qu’il a toujours défendue bec et ongle et qui est aujourd’hui reconnue.

On s’inspire, comme tous les crémants de France, de la méthode mise au point par Don Pérignon, qu’on appelait la méthode champenoise autrefois, la spécificité du crémant de Bordeaux, on arrive naturellement à un équilibre remarquable entre l’acidité et l’alcool qui n’est pas trop élevé », Lionel Lateyron.

Produceur et élaborateur de crémant, ce sont chaque année 400000 bouteilles qui sortent de sa cave à température constante de 11° et de sa chaîne de dégorgement à Montagne.

Au pied de la Tour du Roy à Saint-Emilion, Philippe Debesse est depuis 32 ans un autre grand ambassadeur du crémant de Bordeaux. Sa famille en produit depuis 1886. Après plusieurs années à faire une production moyenne, il en sort désormais 200000 bouteilles et c’est exponentiel : « ça explose, j’y crois depuis des années et notamment dans le crémant rosé ».

Dominique Furlan, le nouveau président de la section crémant de Bordeaux au sein des Bordeaux et Bordeaux Supérieur confirme cette nouvelle épatante de bonne santé du crémant:

 

La Bubble Party du 15 novembre au CIVB, avec les producteurs et élaborateurs de Crémant : Yannick Bonnefis (Maison Rémy Breque St Gervais), Philippe Cazaux (Louis Vallon), Lionel Lateyron, Dominique Furlan et Hervé Grandeau (Lauduc) © JPS

« On a assisté à un réveil spectaculaire du crémant et aujourd’hui on a une croissance énorme. Le grand réveil des crémants de Bordeaux est du à l’exportation sur les grands marchés américains, russes, chinois, japonais », selon Philippe Debesse.

Cela s’est traduit par une augmentation de 50% des surfaces consacrées à la production de crémant à Bordeaux et par une production qui avoisinerait pour la 1ère fois les 10 millions de bouteilles.

On est passé quand même de 800 hectares à 1200 , Dominique Furlan président de la section crémant de Bordeaux.

L’Alsace, n°1 produit 4 fois plus de crémant que Bordeaux, ce qui laisse augurer d’une belle marge de progression. Le crémant de Bordeaux a le vent en poupe.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer et Sabine Hostein, Vincent Issenhuth :

12 Nov

Cocorico : Pascaline Lepeltier devient la première meilleure sommelière de France

Pascaline Lepeltier vient de décrocher le titre tant convoité de meilleure sommelière de France. Elle réalise ainsi un joli doublé après avoir remporté le concours « un des meilleurs sommeliers de France ».

Pascaline Lepeltier succède à Gaëtan Bouvier © l’Hôtellerie Restauration

Pascaline Lepeltier travaille depuis quasiment dix ans à New York. Après avoir officié en salle de Rouge Tomate elle a rejoint il y a peu Racines. Ses racines et sa culture françaises l’ont peut-être aidé à survoler les épreuves avec ce brin de philosophie qui lui siait car Pascaline Lepeltier a suivi d’abord ce type d’études avant de se destiner à la noblesse du métier de sommelier.

C’est en ce 11 novembre que ses collègues masculins ont conclu à un « armistice » devant sa supériorité, et alors même qu’elle aurait pu prétendre au titre les années antérieures car étant finaliste à trois reprises en 2008, 2010 et 2012.

Elle succède ainsi à Gaëtan Bouvier, le meilleur sommelier de 2016. Elle a particulièrement bien réussi l’épreuve d’accord mets-vins en anglais, mais aussi  a également maîtrisé dégustations et service…  

Elle a enfin a dédié sa victoire à Gérard Basset, meilleur sommelier du monde 2010 qui lutte actuellement contre la maladie.

12 Sep

9e et dernier opus de Châteaux Bordeaux : la success story de Corbeyran, inspiré par les vins de Bordeaux

Châteaux Bordeaux n°9 « les primeurs » sort le 26 septembre. Corbeyran son auteur avec Espé comme dessinateur ont enregistré un succès considérable sur cette série très réaliste qui décrit l’arrivée d’une héritière dans le microcosme du monde du vin de Bordeaux. 

Corbeyran devant son oeuvre et son succès : Châteaux Bordeaux en 9 volumes © JPS

Corbeyran, c’est ce scénariste bordelais, qui compte à son actif plus de 350 BD dont Châteaux Bordeaux, une série en 9 volumes qui a explosé les ventes.

Le 1er numéro, tiré à 23000 exemplaires, s’est finalement vendu à 70000 exemplaires. Alexandra en est l’héroïne, il s’agit d’une riche héritière d’un château viticole qui s’en revient des Etats-Unis pour succéder à son père décédé.

Ce succès est une belle surprise, mais avant il y a eu le suspens. L’heure de vérité, c’était en juin 2011 lors du lancement à l’occasion de Vinexpo où l’album a connu pas mal de succès aupès de la profession, et ensuite l’autre surprise en librairie où ça a plu très fortement. » Corbeyran.

Au château Kirwan à Margaux qui a servi de décor pour la Fête de la Fleur dans l’un des numéros de Châteaux Bordeaux © JPS

« Physiquement Alexandra a des atouts pour conquérir le coeur des lecteurs et des lectrices, mais le fait que moi je découvrais le vin, en même temps que j’écrivais sur le sujet, cela a permis à énormément de lecteurs de se retrouver dans cette position de néophytes et d’être invités dans l’histoire plus facilement que si j’avais choisi un personnage très pointu…' »

Avec Philippe Delfaut directeur de Kirwan qui fait déguster le 2017 à Corbeyran © JPS

« Les primeurs », c’est le 9e et dernier opus de la série. Alexandra veut réaliser le vin de son grand père, elle s’entoure des services du célèbre oenologue Michel Rolland. A l’occasion des primeurs, elle présente son vin et le fait déguster notamment à Jacques Dupont le célèbre journaliste critique du Point qui sort tous les ans un guide pour les amateurs.

Châteaux Bordeaux est une invitation à découvrir le vin mais aussi l’univers de Bordeaux puisqu’on va de châteaux en châteaux, les primeurs se déroulent à Angludet, la fête de la Fleur au château Kirwan. »

Corbeyran au château Angludet avec Daisy et Allan Sichel © JPS

D’un domaine l’autre, Corbeyran a fait un long travail de recherche d’informations sur les crus classés ou non classés et les châteaux du Médoc ou d’autres appellations de Bordeaux. Il a su écouter les conseils des vignerons, des techniciens et représentants de la filière pour parler aussi bien des métiers de courtiers, de négociants, que des millésimes.

« Ce qui m’a frappé, dès le début, c’est son attachement au détail , à la véracité à la crédibilité des éléments qu’il met en avant. L’attachement d’Eric Corbeyran à arriver à une authenticité, j’ai apprécié ce moment d’échanges, à ce que l’histoire qu’il relate soit du possible et du réel et que cela décrive au mieux la réalité dans laquelle baignent les vins de Bordeaux », m’explique Allan Sichel, président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux et co-propriétaire des châteaux Angludet et Palmer.

Je l’ai encouragé à présenter Bordeaux, la réalité de l’environnement et le fonctionnement de la place de Bordeaux », Allan Sichel, président du CIVB.

Châteaux Bordeaux s’est écoulé à environ 400000 exemplaires. Un succès chez les libraires spécialisés qui aimeraient bien voir sa BD traduite en anglais pour les touristes.

Jean-Luc de BD Avenue avec Corbeyran, préparant le lancement du tome 9 © JPS

« La série a largement dépassé la région de Bordeaux, elle est connue nationalement et les touristes sont toujours acheteurs de ce genre de série… pour l’histoire, pour l’aspect technique qui est abordé dans chaque tome et il y a une chose qui plaît beaucoup aux touristes, c’est que l’on reconnaît dans les albums les quartiers de Bordeaux » explique Jean-Luc Castrec, le patron de BD Avenue cours de l’Intendant à Bordeaux.

Corbeyran le néophyte est devenu depuis cette série un grand amateur et connaisseur de vins de Bordeaux. Il s’est d’ailleurs fait construire chez lui une cave enterrée pour ses 600 flacons. Sa passion l’a menée à écrire également « à table », mais aussi une autre série « Clos de Bourgogne » et Viniféra, une collection sur les civilisations du vin : sortie le 18 septembre et présenté à la Cité du Vin à Bordeaux.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Boris Chague l’interview en plateau de Corbeyran par Cendrine Albo :

29 Août

Le millionième visiteur de la Cité du Vin à l’honneur

C’est peu avant midi que François Gerbert a eu l’agréable surprise de se voir décerner le titre du millionième visiteur de la Cité du Vin. Ce retraité breton a été fêté par l’ensemble du personnel de la Cité du Vin et a gagné un an d’abonnement et un dîner pour deux au restaurant le 7 de la Cité.

François Gerbert fêté comme il se doit par Philippe Massol le directeur de la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

François Gerbert est aujourd’hui passé de l’ombre à la lumière, un peu comme les facettes de la Cité du Vin qui passent des teintes grises aux teintes dorées. A 11h30, un énorme comité d’accueil attendait ce retraité de Rennes, venu en camping-car avec son épouse Marie-Christine.

Surpris déjà, car on n’était pas venu pour cela. C’est impressionnant de voir le nombre de visiteurs dans cet espace depuis juin 2016″, François Gerbert le millionième visiteur de la Cité du Vin

 Il n’était pas le seul, ce matin c’était l’affluence des grands jours, à croire que tous s’étaient passés le mot pour être le millionième (car Côté Châteaux avait annoncé que c’était ce mercredi).

Charlette et Camille de l’Ardèche © JPS

Durant l’été, ce sont 1200 à 1800 personnes qui ont fréquenté la Cité du Vin, les jours de forte fréquentation sont évidemment les jours où il fait moche…un peu comme ce matin, un temps mi-figue mi-raisin.

La Cité du Vin a été conçue et réalisée par les arcitectes d’X-TU Anouk Legendre et Nicolas Desmazières © JPS

Depuis le 1er juin 2016, sur le million de visiteurs, la Cité du Vin a enregistré 176 nationalités, 74% de français et 26 % d’étrangers. Pour encore plus être précis 26% d’étrangers, 44% de Français et 30% de Bordelais. « Je suis Bordelaise, je n’avais pas eu l’occasion jusqu’à présent de venir mais là je profite de la fin de des vacances pour venir », m’explique Magali Thillard

De nombreux Espagnols sont également venus ce matin, ils figurent à la troisième place du visitorat étranger après les Anglais et les Américains.

« Pour moi, c’est magnifique », me confie Miguel de San Sébastien au Pays-Basque en Espagne. Un autre groupe de touristes espagnols attestent dans le hall d’entrée être venus aujourd’hui pour l’aspect culturel mais aussi en tant que passionnés de vin : « Oui, oui, lui il aime bien le vin mais nous nous sommes des amateurs »

Pour Philippe Massol, directeur général de La Cité du Vin, ce millionième visiteur vient récompenser le travail d’une équipe soudée et investie. Il y a eu beaucoup de Bordelais et d’habitants de la communauté urbaine et de Gironde dans un premier temps, et donc « les visiteurs de Bordeaux, au nombre de 300000 sont en train de baisser, ce qui est normal, mais on a une très très forte progression de touristes étrangers » (près de 50% cet été):

On a une très très forte progression de touristes étrangers, la notoriété de ce lieu a progressé, il y a 2 ans on était inconnu du monde entier, maintenant on commence à être de plus en plus connu », Philippe Massol directeur général Cité du Vin.

François Gerbert s’est vu remettre une bouteille de Mérul vin bulgare d’une des plus ancienne région viticole au monde (venant de la cave Latitude 20), mais aussi un abonnement d’un an à la Cité du Vin, un dîner pour 2 au restaurant panoramique le 7 (pour ce soir) et bien sûr le tablier collector du millionième visiteur signé La Cité du Vin.

Voilà plein de souvenirs pour François Gerbert et son épouse Marie-Chrisitine. Bravo à la Cité du Vin. Juste pour la photo avec un verre de vin à la main, cela aurait aussi cadré avec l’endroit. Bon ce sera pour le 2millionième visiteur…

Reportage de Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer :

15 Juil

Coupe du Monde : la fièvre monte à Bordeaux et en Nouvelle-Aquitaine pour encourager les Bleus

Comme lors de la demi-finale, la ferveur est à son apogée du côté du monde du vin et de la gastronomie. Vignerons, responsables techniques, ouvriers viticoles et propriétaires de châteaux, chefs cuisiniers et sommeliers, bref tous les amis de Côté Châteaux sont derrière l’équipe de France.

Reignyx chevauchant le coq français © Nicolas Lesaint, directeur technique du château de Reignac à Saint-Loubes (33)

Je crois que les 3 mots qui sont importants sont : la sérénité, la confiance et la concentration », Didier Deschamps sélectionneur de l’équipe de France.

A la Grange aux Oies à Nieuil avec le chef sommelier © Patrice Devaine, président des sommeliers de Poitou-Charentes et le chef cusinier Pascal Pressac : « Les 3 couleurs de la victoire…
Allez les bleus ⚽🇫🇷