07 Nov

Ronan Kervarrec et l’Hostellerie de Plaisance crédités de 4 toques par le nouveau Gault et Millau

Il sort jeudi 9 novembre, mais déjà on sait que 7 chefs cuisiniers et établissements de la Nouvelle-Aquitaine sont référencés et récompensés par le fameux guide. Ronan Kervarrec s’y retrouve crédité de 4 toques et d’une note de 17/20.

Ronan Kervarrec : "j'ai mon propre style, ma propre cuisine" © Jean-Pierre Stahl

Ronan Kervarrec : « j’ai mon propre style, ma propre cuisine » © Jean-Pierre Stahl

Dans la nouvelle édition 2018, on retrouve 3 800 tables (plus de 750 nouvelles adresses), 300 jeunes cuisiniers de moins de 30 ans, et 2 500 tables à moins de 30€ et 300 lieux POP.

Parmi les chefs qui excellent, Ronan Kervarrec et sa brigade pour l’Hostellerie de Plaisance à Saint-Emilion, que Côté Châteaux vous avait fait découvrir en primeur à l’été 2016, avant qu’il ne décroche ses deux étoiles au Guide Michelin. Deux, qui pourraient peut-être… se transformer en 3 dans les années à venir.

1 Grand de Demain
Victor Ostronzec
– Soléna – Bordeaux (33)

4 Jeunes Talents
Clio Modaffari
– La Belle Etoile – Niort (79)
Anne Legrand – La Belle Etoile – Niort (79)
Virgile Morceau
– La Cuisine au Beurre – Poitiers (86)
Félix Clerc
– Symbiose –  Bordeaux (33)

LES GRANDES TOQUES
Passage de 19 à 19,5/20

Les Près d’Eugénie-Michel Guérard – Eugénie-les-Bains (40)
1 nouveau 4 toques et la note de 17/20
Hostellerie de Plaisance – Saint-Emilion (33)

Lire ou relire : Plaisance en mode deux étoiles : « depuis que Ronan Kervarrec est là, on est passé à un autre cap : avec lui c’est le produit, le produit… »

16 Oct

Robert G. Wilmers, le propriétaire d’Haut-Bailly, devient Officier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur

Fin septembre, Bob Wilmers s’est vu décerner la prestigieuse distinction des mains d’Alain Juppé. Robert Wilmers est un banquier américain de l’Etat de New York et depuis 20 ans l’heureux propriétaire du château Haut-Bailly. C’est aussi un mécène extraordinaire de la culture à Bordeaux à travers des aides apportées aux musées, à l’opéra et à la Cité du Vin.

Robert Wilmers décoré du grade d'Officier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur © château Haut-Bailly

Robert Wilmers décoré du grade d’Officier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur © château Haut-Bailly

Robert G. Wilmers est un francophile convaincu. Il n’a jamais cessé de faire rayonner la culture française et de favoriser la coopération franco-américaine au sein du French Institute Alliance Française de New York, qu’il préside. Passionné de vin, il est tombé pour elle…la ville de Bordeaux, la capitale mondiale du vin, jetant notamment son dévolu sur le château Haut-Bailly, l’un des plus grands châteaux de Pessac-Léognan, il y a vingt ans.

Depuis Robert G. Wilmers et son épouse n’ont cessé de soutenir et d’accompagner la vie culturelle de cette ville, de son Opéra, et le projet de création de la Cité du Vin. Depuis 2015, les musées de Bordeaux bénéficient en prime d’un soutien généreux de sa part, leur permettant de réaliser des expositions de qualité.

Alain Juppé remettant les insignes d'officier le 21 septembre au © château Haut-Bailly

Alain Juppé remettant les insignes d’officier le 21 septembre au © château Haut-Bailly

Pour ces actions, mais aussi pour une carrière exemplaire, Robert G. Wilmers s’est vu décerner le grade d’Officier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur par Alain Juppé au château Haut-Bailly fin septembre. Ce grand Monsieur est avant-tout un banquier américain, qui dirige depuis 1983 l’une des plus importantes sociétés de portefeuille du secteur commercial et bancaire aux Etats-Unis: M&T Bank Corporation.

Gérée de manière avisée et intelligente, M&T Bank s’est distinguée durant la récente crise financière en étant l’une des deux seules banques de l’index S&P 500( Standard&Poor’s 500) n’ayant pas réduit ses dividendes. En 2011, Robert Wilmers a eu l’honneur d’être nommé « Banker of the Year » par le journal American Banker. Pour lui « la prospérité de la banque dépend du bien être des communautés qu’elle sert ».

Robert G. Wilmers a également soutenu depuis plus de 8 ans le Partner University Fund ( PUF). Ce programme a permis à plus de 97 universités et institutions de recherche françaises et américaines de collaborer dans le cadre de 87 partenariats ayant trait aux sciences et aux humanités. En soutenant la mobilité transatlantique de plus de 100 étudiants chaque année et le développement d’enseignements conjoints, le PUF a également contribué à former les futures générations de chercheurs.

05 Oct

Benjamin Romeo, vigneron espagnol méconnu, et pourtant il obtient des notes de 100/100 attribuées par Robert Parker

Il est plutôt méconnu mais plus pour très longtemps. Benjamin Romeo, vigneron espagnol, s’est vu attribuer des notes de 100/100 par le célèbre critique américain Robert Parker pour deux de ses millésimes. 

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Benjamin Romeo sur sa page © Facebook Bodega Contador

Benjamin Romeo est mis à l’honneur par la revue de référence française Vigneron, dans sa dernière édition trimestrielle.

A 53 ans, ce viticulteur de la Rioja, dans le nord de l’Espagne, fait pour Vigneron figure « d’avant-gardiste », vinifiant en bio, mais sans certification, car :

Il faut être libre pour penser avec la vigne, prendre soin d’elle et l’amener là où tu veux aller », Benjamin Romeo.

Il tient à rappeler qu’il a « tout appris de son père, Andrés ».

Son domaine, la Bodega Contador, s’étend en Rioja Alta, à San Vicente de la Sonsierra. sur 50 hectares et 70 parcelles, de 400 à 650 m sur les hauteurs de la chaîne montagneuse Sierra de Cantabria, le vigneron, face au réchauffement climatique, cherche à donner toujours plus de fraîcheur à son vin.

Ses bouteilles les plus précieuses, notamment la cuvée Contador, sont conservées dans des grottes anciennes creusées sous l’église gothique du XVIe siècle perchée au sommet de la bourgade.

Avec AFP.

28 Juin

Prix Raisin 2017, « and the winner is… » : Jean Saric propriétaire du château Turon La Croix

Petit événement à Vinexpo, la remise du Prix Raisin sur le stand de la « Brasserie des Bordeaux. » C’était il y a pile poil une semaine. Un prix décerné cette année à Jean Saric, viticulteur à Lugasson, en Bordeaux Supérieur.

Jean Saric, Jean-Pierre Xiradakis et Olivier Dauga ©

Jean Saric, Jean-Pierre Xiradakis et Olivier Dauga © Catherine Vivez

A l’origine, le prix raisin récompensait un jeune vigneron. Cette année, cette un jeune retraité. « A la retraite depuis quelques mois, il se consacre entièrement à sa seconde passion, le vin ». 

Le prix raisin 2017 a été décerné, ce mercredi 21 juin sur le stand la «  Brasserie des Bordeaux » , à Jean SARIC, le patron du Château Turon La Croix, propriété familiale en Appellation Bordeaux Supérieur, à Lugasson. Un prix qui on l’espère va attirer de nouveaux consommateurs vis-à-vis de ce château.

Professeur à la faculté de médecine, et chirurgien spécialiste de la greffe du foie , il se définit comme un «  vieux jeune viticulteur »  ,

Durant un an, Jean Saric sera donc accompagné par les parrains et les marraines de cette édition 2017 : Olivier Dauga ( Le Faiseur de Vin , Jean-Pierre Xiradakis ( Restaurant La Tupina ), Jean-Christophe Varron ( Tonnellerie Vinea ) ; Frédéric Jouffreau ( Agence Clictout Dev Site internet  ) , Brinda Bourdhis ( Winevox Formation Export & Traduction ) et Catherine Vivez ( Attachée de Presse / Communication).

Bravo au lauréat.

15 Juin

« LVMH Innovation Award » à Paris : tous derrière OptiWine, Olivier Caste et Michaël Paetzold !

Côté châteaux croise les doigts avec Olivier Caste, Aurélie et Michaël Paetzold, qui passaient aujourd’hui leur examen non pas de philo, mais de « LVMH Innovation Award »  à Paris. Un trophée qui récompense la meilleure innovation d’une start-up française ou internationale, parmi 3000 dossiers en lice.19105981_1818356438479813_8482018527211203074_nC’était un peu le grand oral ou le grand Olivier Caste dans ses oeuvres ! Aujourd’hui, il passait devant le jury LVMH de l’Innovation, avec Michaël Paetzold, pour démontrer l’originalité, l’inventivité et l’utilité d’OptiWine, un concept inventé de « carafe de poche »

OptiWine, c’est cette formidable idée ingénieuse mise au point par Olivier Paetzold avec Olivier Caste de créer une « carafe de poche » aux multiples facettes capable de révéler le vin en 10 minutes. Un procédé de nanoaération du vin lancé l’an dernier et qui cartonne à Bordeaux, que Côté Châteaux vous avait dévoilé il y a quelques semaines.

« On a piché ce matin, on était 16, devant un parterre de 500 personnes autour de toi, cet après-midi il y en a 16 autres. Il y avait 3000 dossiers à la base, 518 ont été sélectionnés et on n’est plus que 32, et je peux de dire que c’est déjà bien d’y être, » me confie Olivier Caste.

La Carafe de Poche OptiWine créée par Olivier Caste et Michaêl Paotzold © JPS

La Carafe de Poche OptiWine créée par Olivier Caste et Michaêl Paotzold © JPS

On sent Olivier Caste, non seulement tout ému d’avoir promu le made in France en anglais, mais aussi d’avoir croisé Bernard Arnaud le Pdg de LVMH ou encore le Président Emmanuel Macron au détour de ce salon,

cet après-midi. Le résultat des courses est attendu demain matin. On croise les doigts, on y croit, allez les petits !

Retrouvez Olivier Caste dans ce précédent article de Côté Châteaux :

L’Oxygène : ami ou ennemi du Vin ?

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Christophe Varone et Jean-Marc Ceccaldi :

06 Juin

La Cité du Vin dévoile officiellement ses résultats de fréquentation : 425 000 visiteurs en 1 an

Côté châteaux vous l’avait annoncé avant tout le monde, la Cité du Vin a reçu plus de 400000 visiteurs, 425000 exactement, pour ce 1er exercice, ce qui correspond aux chiffes communiqués à la base entre 400000 et 450000. C’est un joli succès dont voici le détail en chiffres, avec 38% de visiteurs de la métropole bordelaise et 27 % d’étrangers. Grâce aux visiteurs et au mécénat, l’équilibre financier est atteint dès la 1ère année.

Sylvie Cazes et Philippe Massol au Belvédère, au 8e étage où les visiteurs terminent leur visite en dégustant un vin du monde © Jean-Pierre Stahl

Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin, et Philippe Massol, le directeur, au Belvédère, au 8e étage où les visiteurs terminent leur visite en dégustant un vin du monde © Jean-Pierre Stahl

LES CHIFFRES CLES DE LA FREQUENTATION DE LA CITE DU VIN

  • 425 000 visiteurs ont fréquenté les espaces payants de La Cité du Vin, auxquels s’ajoutent les visiteurs des espaces en accès libre (la boutique, le salon de lecture, les restaurants, et l’auditorium pour les événements gratuits)
  • 38% des visiteurs habitent en métropole bordelaise, les 62% restants sont des touristes ou excursionnistes.
  • 27% des touristes/excursionnistes sont des étrangers :  Plus de 70 000 visiteurs étrangers représentant 150 nationalités ; 
Un plafond avec plusieurs milliers de bouteilles © JPS

Un plafond avec plusieurs milliers de bouteilles au belvédère immortalisé par Anouk Legendre, l’une des 2 architectes d’XTU qui signe la Cité du Vin  © JPS

LE TOP 10 DES NATIONALITES ETRANGERES

  • Royaume-Uni (14%),
  • Etats-Unis (11%),
  • Suisse (9%),
  • Espagne (8%),
  • Belgique (6%),
  • Allemagne (6%),
  • Italie (6%),
  • Canada (4%),
  • Brésil (4%),
  • Chine (4%).
Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour al Culture et les civilisations du vin © JPS

Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour la Culture et les civilisations du vin entourée d’Alain Juppé maire de Bordeaux et de Bernard Farges, du CIVB © JPS

PHYSIONOMIE DE LA CLIENTELE

  • 73% des touristes/excursionnistes sont français, dont 29% résident en région Nouvelle Aquitaine (hors Bordeaux Métropole) et dans le département de la Haute-Garonne ;
  •  91% des visiteurs ont visité le parcours permanent ;
  • 83% de la clientèle est individuelle ; 17% a visité en groupe, dont 5000 sont des scolaires ; •
  • 93% sont des adultes, 7% des jeunes
Anouk Legendre et Nicolas Desmazières aux pieds de la Cité du Vin mercredi dernier © Jean-Pierre Stahl

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, les architectes d’XTU, aux pieds de la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

UN PANEL D’EVENEMENTS CULTURELS DIFFERENTS

  • 70 événements culturels ont été organisés par la Fondation CCV au sein de La Cité du Vin, avec plus de 10 000 participants au total ; •
  • Plus de 14 000 personnes ont participé aux ateliers oenoculturels ;
  • 5400 pass (abonnements) annuels ont été commercialisés ;
  • 400 événements privés ont été organisés dans divers espaces de La Cité du Vin pour l’organisation d’événements d’entreprises ou d’institutionnels, accueillant 31 000 participants ;
  • Près de 80 000 couverts ont été servis au restaurant panoramique Le 7, et plus de 50 000 à la brasserie – bar à vins Latitude 20 au rez-de-chaussée ; •
Les scénographes du Parcours Permanent de CassonMann, Dinah Casson, Gary Shelley et Roger Mann © JPS

Les scénographes du Parcours Permanent, les Londoniens de CassonMann, Dinah Casson, Gary Shelley et Roger Mann © JPS

UN SUCCES ET UNE BELLE COUVERTURE MEDIAS

  • 1300 journalistes et blogueurs, français et internationaux, ont été reçus depuis l’inauguration de La Cité du Vin, générant plus de 2200 articles de presse dont 110 sur le blog Côté Châteaux.
  • Sur les réseaux sociaux: c’est un succes 40 143 abonnés Facebook, 7 773 abonnés Twitter, et 11 130 abonnés Instagram à fin mai.
  • La Cité du Vin se trouve en 24ème position du classement Instagram « TOP 40 des musées et monuments français ».

Côté châteaux veut féliciter ici les concepteurs en particulier les architectes Anouk Legendre, Nicolas Desmazières ses architectes d’XTU et les scénographes du Parcours Permanent Cassonmann. Bravo également à l’équipe entière de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin qui a porté ce projet avec Alain Juppé, ainsi que les mécènes.

Lire ou relire :

La Cité du Vin fête son 1er anniversaire : plus de 400 000 visiteurs, pari gagné !

Regardez le magazine sur l’anniversaire de la Cité du Vin par Jean-Pierre Stahl, Marc Lasbarrères, Cécile Lagaüzère, Emmanuel Crémèse, diffusé le 28 mai dernier au 19/20 sur France 3 Aquitaine :

28 Mai

La Cité du Vin fête son 1er anniversaire : plus de 400 000 visiteurs, pari gagné !

1 an pour la Cité du Vin. 1 an déjà depuis l’inauguration par le président François Hollande le 31 mai 2016 et l’ouverture au public le lendemain, 1er juin. Plus de 400 000 visiteurs, c’est un pari gagné et très prometteur pour les prochaines années, pour ce concept qui a réussi à attirer à lui beaucoup d’étrangers mais aussi pas mal de touristes français et girondins.

Un groupe de 14 Aveyronnais venus visiter la Cité du Vin le 17 mai © Jean-Pierre Stahl

Un groupe de 14 Aveyronnais venus visiter la Cité du Vin le 17 mai © Jean-Pierre Stahl

La Cité du Vin est le nouvel emblème de Bordeaux, « le phare de l’oenotourisme » à l’entrée de la ville depuis la Garonne, comme aimait à l’annoncer Alain Juppé. Un édifice unique et un concept original que l’on doit au tandem XTU-Cassonmann, les architectes parisiens Anouk Lengendre-Nicolas Desmazières et les scénographes londoniens Dinah Casson-Roger Mann.

Et le public ne s’y trompe pas, à l’instar de ce groupe de 14 retraités de l’Aveyron qui est venu la visiter après un périple d’un semaine dans le vignobles:

Un autre group important, l'Université du Temps Libre d'Arcachon © JPS

Un autre group important, l’Université du Temps Libre d’Arcachon © JPS

« Tous les ans, nous on fait un voyage comme cela, et là on a dit on est dans le bordelais cette année, et on s’est dit on va venir à la Cité du Vin parce cela fait partie du patrimoine bordelais », explique Gérard Paquin, fier de m’expliquer avoir la GNAC, nom de son groupe, pour Gastronomie, Nature, Amitié et Culture.

Sylvie Cazes et Philippe Massol au Belvédère, au 8e étage où les visiteurs terminent leur visite en dégustant un vin du monde © Jean-Pierre Stahl

Sylvie Cazes et Philippe Massol au Belvédère, au 8e étage où les visiteurs terminent leur visite en dégustant un vin du monde © Jean-Pierre Stahl

En un an, la billetterie de la Cité du Vin a enregistré de nombreux groupes -scolaires, associations, comité d’établissements- et individuels -touristes français et étrangers, une découverte pour bon nombre et un réel engouement pour d’autres :

« Certaines personnes du groupe sont déjà venues et ont souhaité revenir avec l’association », explique Monique Didierjean de l’Université du Temps Libre d’Arcachon.

Philippe Massol, le directeur général de la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

Philippe Massol, le directeur général de la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

Déjà, ils ont été plus de 400000 à passer par les caisses, à acheter les billets et à découvrir la Cité du Vin, donc cela a été une magnifique surprise. Le fait que l’on soit à Bordeaux, Bordeaux reçoit des visiteurs du monde entier : ce sont plus de 150 pays qui sont venus visiter la Cité du Vin », Philippe Massol, directeur de la Cité du Vin.

« Et selon les périodes, on a eu plus ou moins de métropolitains, mais les métropolitains représentent 1/4 de notre fréquentation aujourd’hui, donc c’est important pour cette 1ère année », complète ainsi Philippe Massol

Le survolen hélicoptère des vignobles du monde entier © JPS

Le survolen hélicoptère des vignobles du monde entier © JPS

Le Parcours Permanent attend le visiteur au 2e étage de la Cité du Vin. Muni d’un compagnon de voyage, il va être projeté dans un monde immersif, interactif, allant par exemple à la rencontre en video de 50 vignerons du monde entier à la « table des terroirs ». « Je ne connais pas ce vigneron, c’est un Géorgien, j’ai de la curiosité pour ces producteurs », commente un visiteur de Madrid, Carlos Alonso.

50 vignerons à rencontrer à la Table des Terroirs © JPS

50 vignerons à rencontrer à la Table des Terroirs © JPS

Au final, la Cité du Vin a enregistré de très nombreux Britanniques et Américains, qui figurent en tête du visitorat étranger. Parmi les Européens, on dénombre de nombreux Suisses et Espagnols.

La Galerie des Civilisations au sein du Parcours Permanent © JPS

La Galerie des Civilisations au sein du Parcours Permanent © JPS

Dans cette déambulation à travers la Grande Galerie des Civilisations, le visiteur va voyager depuis les premiers producteurs de vin il y a 6000 ans jusqu’à une ère plus moderne dans les salons du XVIIIe où l’on buvait du champagne. « On pense au vin plaisir, au vin partage, mais il y a aussi le vin médicinal, le vin des religions, donc le vin transporte énormément de choses à l’intérieur de nos sociétés, » Véronique Lemoine responsable scientifique de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin.

Sur 3000 m2, le public est captivé par ces 19 modules sensoriels et interactifs, où l’on vous raconte par ailleurs l’histoire du commerce du vin avec « A bord ! » et Bordeaux.

L'atelier de dégustation tous les jours à 16h30, un tour du monde des saveurs et des vins © JPS

L’atelier de dégustation tous les jours à 16h30, un tour du monde des saveurs et des vins © JPS

La Cité du Vin a su aussi se diversifier par des expos temporairesle chantier en photos par Isabelle Rozenbaum et le Magazine « la Cité du Vin au Confluent des Civilisations », puis « Bistrot ! De Baudelaire à Picasso », avant de consacrer en juillet à la Géorgie qui fut l’une des contrées qui a sans nul doute produit avant tout autre du vin. Il y a aussi eu chaque semaine des conférences organisées dans l’amphithéâtre Thomas Jefferson et des ateliers quotidiens de dégustation sur fond d’accords mets et vins.

BBB

Claire Genestal, présente la plus grande cave du monde Latitude 20 à la Cité du Vin © JPS

Au rez-de-chaussée, l’un des attraits importants de la Cité du Vin, c’est aussi la plus grande cave au monde Latitude 20, avec 13000 bouteilles, 800 références de 70 pays, de quoi donner le tournis : « c’est très impressionnant, parce qu’on fait là le tour du monde sur 360° », explique Guy Fasolato de Saint-Quentin-en-Yvelines. « Le public recherche l’exotisme et a envie de découvrir de nouveaux pays comme la Croatie, le Liban, le Kazakhstan, ou des régions comme Tahiti, »ajoute Claire Genestal de la Cave Latitude Vin.

Un groupe d'Espagnols venus découvrir la Cité du Vin © JPS

Un groupe d’Espagnols venus découvrir la Cité du Vin © JPS

Cette Cité a une belle vitalité, avec bientôt en face des Halles Gourmandes, et déjà en son sein des brasseries et restaurant Latitude 20 en rez-de-chaussée et le 7-restaurant panoramique à 35 mètres avec une très belle vue sur les quais, la Garonne et le Pont Chaban Delmas.

A 35 mètres, vue sur Bordeaux, depuis le 7 avec 80 places assises © JPS

A 35 mètres, vue sur Bordeaux, depuis le 7 avec 80 places assises © JPS

En 11 mois d’exercice, le 7 a attiré 71000 personnes, avec un chiffre d’affaire de 3,5 millions d’euros.

On travaille un peu comme dans un sous-marin ou comme à la Tour Eiffel à Paris, on est assez contraint avec 60 m2 de cuisine, ce qui est très peu mais on s’y est habitué, là on a trouvé de bons réglages et on va encore s’améliorer » Nicolas Lascombes du 7-Restaurant Panoramique

Nicolas Lascombes gérant du 7-restaurant panoramique © JPS

Nicolas Lascombes gérant du 7-restaurant panoramique © JPS

La Cité du Vin a aussi ce lien étroit avec le fleuve. Grâce à son ponton de 90 mètres, de nombreux bateaux peuvent accoster et déposer des croisières oenotouristiques. Bordeaux River Cruise a lancé à l’été dernier des croisières au départ de la Cité du Vin, 1h30 de visite des façades du Bordeaux XVIIIe avec en prime des cours de dégustation avec Marie d’Ardier.

Le ponton de 90 mètres permet d'accueillir de nombreux croisièristes © JPS

Le ponton de 90 mètres permet d’accueillir de nombreux croisièristes © JPS

« Je ne suis pas du tout une experte en vins pourtant je m’appelle Bouteille, je ne connais pas trop, du coup j’en profite pour développer mes connaissances à la source », m’explique avec amusement Maylis Bouteille de Montpellier, accompagnée de Rémi de Sivry de Bordeaux et futur pompier de Paris.

Visite du Bordeaux XVIII © JPS

Visite du Bordeaux XVIII © JPS

Le classement UNESCO, l’élection en 2015 comme Best European Destination, puis la consécration par le Huffington Post, le Telegraph et Lonely Planet ont fait de Bordeaux la destination prisée des touristes étrangers.

Souvent, on entend Bordeaux réinventé, Bordeaux reborn comme dans le Wine Spectator, cela a donné cette impression que Bordeaux, qui a des siècles de tradition, a réussi à s’inventer une nouvelle vision patrimoniale et culturelle du vin, grâce à la Cité du Vin », Sylvie Cazes présidente de la Fondation pour la Culture et les Civilisations.

Nicholas Farley, découvrant la pièce de métal de al Cité du Vin et le certificat de mécénat, offerts par son épouse Zulema © JPS

Nicholas Farley, découvrant la pièce de métal de la Cité du Vin et le certificat de mécénat, offerts par son épouse Zulema © JPS

Mais l’histoire de la Cité du Vin s’écrit aussi avec cette page insolite : celle d’un anniversaire de mariage… Pour leurs 4 ans de mariage, Zulema Arroyo-Farley a fait une surprise à son époux Nicholas Farley, grand amateur de vins de Bordeaux : un fauteuil à la Cité du Vin qui va porter son nom, le siège n°17 au dos duquel est désormais inscrit Nicholas Farley. Grâce à ces mécènes américains qui ont fait de généreuses donations, l’amphithéâtre Thomas Jefferson a entièrement été financé, une histoire qui plaît d’autant aux USA que leur président Jefferson avait séjourné à Bordeaux en 1787.

Rémi de Sivry et Maylis Bouteille avec la Cité en toile de fond © JPS

Rémi de Sivry et Maylis Bouteille avec la Cité en toile de fond © JPS

Cette aventure en bord de Garonne va continuer puisque Bordeaux aujourd’hui compte 6 millions de visiteurs à l’année, un visitorat multiplié par 3 en 15 ans, qui promet encore de beaux jours à la Cité du Vin.

Regardez le magazine sur la Cité du Vin fête son 1er anniversaire par Jean-Pierre Stahl, Marc Lasbarrères, Célile Lagaüzère et Emmanuel Crémèse :

14 Mai

Découvrez le palmarès de la 41ème édition du Challenge International du Vin

Le challenge international du vin s’est tenu les 21 et 22 avril dernier au Palais des Congrès de Bordeaux. 740 dégustateurs ont pu juger plus de 4000 vins, décernant de nombreux prix.

Jacques Legros (avenuedesvins.fr, partenaire du concours), Michèle Aström-Chantôme (Présidente de l’Association des Sommeliers du Maroc), Philippe Faure-Brac (Président d’Honneur), Liane Foly (Invitée surprise), Laurent Séramour (Président du concours), Bernard Montiel (Invité d’honneur). Deuxième rang, de gauche à droite : Abdelghani Maarfi (propriétaire Château La Mariotte, Saint-Emilion), Zakaria Wahby (1er meilleur sommelier du Maroc 2017), Josselin Desprez de Gesincourt (Sommelier, membre de l’ASMA, Directeur export du groupe EBERTEC)

Jacques Legros (avenuedesvins.fr, partenaire du concours), Michèle Aström-Chantôme (Présidente de l’Association des Sommeliers
du Maroc), Philippe Faure-Brac (Président d’Honneur), Liane Foly (Invitée surprise), Laurent Séramour (Président du concours), Bernard Montiel (Invité d’honneur). Derrière: Abdelghani Maarfi (propriétaire Château La Mariotte, Saint-Emilion), Zakaria Wahby (1er meilleur sommelier du Maroc 2017),
Josselin Desprez de Gesincourt (Sommelier, membre de l’Asma, Directeur export du groupe Ebertec)

Durant 2 jours, les 740 dégustateurs n’ont pas levé le nez ou presque, ils ont eu 4376 vins à déguster, en provenance de 38 pays. Au total, 1388 vins ont été récompensés, avec de nombreuses médailles d’or, d’argent et de bronze,  11 prix spéciaux ont été décernés, dont le Prix Spécial Maroc, pays à l’honneur cette année. Le prix moyen d’une bouteille durant ce concours était de 8,83€ HT. 

LE PALMARES

En 2017, sur les 1 388 vins récompensés :

  • 707 ont reçu une médaille d’Or,
  • 462 une médaille d’Argent et
  • 219 une médaille de Bronze. Les producteurs médaillés pourront habiller leurs bouteilles des macarons adhésifs officiels qui sont reconnus dans le monde entier.

LE GAGNANT DU PRIX SPECIAL MAROC

Le Maroc était cette année invité d’honneur 2017. Un pays qui a une diversité de terroirs et d’appellations dont la qualité se précise. Sur les 44 vins marocains, le domaine des Ouleb Thaleb, pour son Tandem, en Millésime 2015 100% Syrah remporte le premier prix. Un vin rouge exceptionnel souligné par Philippe Faure-Brac, aux côtés «  épicé » et « tanins très frais, très nets » :  il est « cohérent dans son âge, dans sa couleur, dans sa profondeur, dans sa typicité sans exagération ». Il a également apprécié « son côté épicé » et ses « tanins très frais, très nets ».

UN PRIX COUP DE COEUR

Le Prix Coup de cœur a été décerné à la cuvée « Les Trois Domaines Rosé », un Guerrouane Rosé millésime 2016 produit par Les Celliers de Meknès.

LES PRIX SPECIAUX :

  • Prix Spécial Bio : Domaine Fernand Engel – AOP Alsace Pinot Noir Rouge 2015
  • Prix Spécial Bourg : Château de la Grave Nectar – AOP Blaye Côtes de Bourg Rouge 2015
  • Prix Spécial Blaye : Château Haut-Canteloup – AOP Blaye Côtes de Bordeaux Rouge 2015

Découvrez la suite des Prix Spéciaux (Rouge, Blanc Sec, Blanc moelleux, liquoreux, rosé, effervescent, VDN / VDL, et Eau-de-Vie) sur challengeduvin.com (rubrique Prix Spéciaux 2017).

12 Mai

Raimonds Tomsons, un Letton de 36 ans, sacré meilleur sommelier d’Europe

Un Letton de 36 ans, Raimonds Tomsons, a été sacré jeudi soir meilleur sommelier d’Europe au terme d’une compétition, à Vienne, où une trentaine de candidats ont rivalisé de connaissances sur les accords mets/vins, les grands crus et nectars confidentiels, la gestion d’une cave.

© bartending.lv

© bartending.lv

Le vainqueur, qui officie depuis plusieurs années dans un grand restaurant de Riga, « Vincents », l’a emporté à l’issue d’une finale à quatre où les épreuves se sont enchaînées sans répit pendant plusieurs heures.
Après avoir dû répartir en temps limité un magnum de champagne dans 18 verres en quantité égale du premier coup, les finalistes ont dû expliquer leur choix d’un saké d’apéritif puis s’imaginer dans la peau d’un sommelier choisissant des grands crus pour fêter les six années d’une présidence.

Lors de l’épreuve de la dégustation à l’aveugle, les candidats ont dû reconnaître un vin italien avant d’identifier en trois minutes toutes les caractéristiques d’un calva. Les finalistes ont terminé à une heure avancée de la soirée devant des photos de domaines et de vignerons à nommer avec précision. A ces jeux de palais et de nerfs, le candidat letton s’est montré « rapide et charmeur »,
a estimé Gérard Basset, président de la Commission du concours, interrogé par l’AFPTV.

« On a envie d’être servi par lui! J’avais l’impression que c’était un patineur, on voyait du patin à glace. C’était sans effort, c’était d’une beauté! », a-t-il ajouté saluant « les connaissances, la très belle personnalité, le charme » du vainqueur.

Pour Raimonds Tomsons, un bon sommelier « met ses connaissances théoriques et son charisme au service du client, fait en sorte qu’il se sente humble, élégant et à l’aise, tout en respectant les vins et les vignerons », a-t-il expliqué à l’AFPTV.

Il l’a emporté sur 37 candidats éliminés au fil de la semaine de compétition organisée par l’association de la Sommellerie internationale. Il était resté en lice pour la finale de jeudi avec deux candidats polonais et français ainsi qu’une candidate roumaine.

Le dernier titre de meilleur sommelier européen avait été décerné à un Suédois en 2013. Le concours de meilleur sommelier du monde se déroulera en 2019 à Anvers, en Belgique.

AFP

01 Mar

Les médailles du salon de l’agriculture valent de l’or pour les propriétés viticoles

Ces médailles d’or, d’argent ou de bronze au concours de Paris sont très prisées des vignerons, car celles-ci sont souvent synonymes de gros marchés auprès de la grande distribution, des restaurants et même auprès des particuliers qui cherchent à se raccrocher à une distinction pour choisir leurs vins. Exemple au château Lauduc à Tresses en Gironde.

Hervé Grandeau, 2 médailles d'or en 2017 © Pascal Lécuyer

Hervé Grandeau, 2 médailles d’or en 2017 © Pascal Lécuyer

Les médailles sont tombées au Concours Agricole de Paris, elles récompenses les meilleurs vins des appellations dans toutes les couleurs, blanc, rouge, rosé…

Les frères Grandeau à Tresses se réjouissent d’avoir pu obtenir la médaille d’or pour leur château Lauduc blanc.

Cette année, c’est un grand plaisir d’avoir obtenu cette médaille d’or. Outre le fait que cela va motiver nos équipes, cela va rassurer également nos clients sur la qualité de nos vins », Hervé Grandeau du château Lauduc.

Et d’ajouter : « Pour une partie qui va être vendue en grande distribution, là l’impact de la médaille sera beaucoup plus important. Quand on est devant son rayon en grande distribution, parfois on n’a que ce genre de repère pour aider à la décision d’achat ».

C’est un coup double, car le clairet du château Lauduc s’est aussi vu décerner une  médaille d’or : « je pense qu’il correspond aussi au goût du consommateur », renchérit Christian Sourdes oenologue, « puisque c’est un clairet très fruité, peu acide, car le consommateur lambda n’aime pas trop l’agressivité… Il préfère de la rondeur, de la souplesse, qui plus est avec un fruit au nez et en bouche bien présent. »

Château Lauduc avait déjà obtenu des récompenses pour ses rouges, celles-ci, décrochées dimanche dernier, viennent conforter cette image d’un vin de terroir, bien fait, et donne du baume au coeur à toute l’équipe.

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