19 Août

Orages de grêle : 4 épisodes de grêle plus ou moins importants pour l’appellation Beaujolais

Des orages très violents avec de la grêle se sont abattus hier soir dans l’Est de la France. Des grêlons de la taille de balles de ping-pong se sont abattus sur l’appellation Beaujolais. L’évaluation des dégâts est en cours. « Même si c’est encore tôt, on estime des taux de pertes de 25 à 50% », un tiers de l’appellation, précise l’Inter Beaujolais UIVB. Ce qui lui fait dire pour conclure « l’appellation Beaujolais en a pris un sacré coup »

Titre du © Patriote Val de Saone du 19 août

« Ce sont 4 épisodes de grêle, plus ou moins importants, qui ont été enregistrés entre 17 heures et 21 heures hier », sur un couloir de 4 km, de Dareizé à Villefranche-sur Saône, selon Laura Pillot en charge de la communication de l’Inter Beaujolais UIVB, contacté par Côté Châteaux.

Hier en fin d’après-midi, treize départements de l’est de la France, de la Loire à l’Alsace, étaient placés en vigilance orange par Météo-France en raison d’un épisode d’orages « violents » accompagnés de grêle et de rafales de vent. C’est finalement le Beaujolais dans le nord du département qui a été le plus touché.

« Cela représente quasiment 1/3 de l’appellation Beaujolais, Beaujolais-Villages et les Crus ont été épargnés, c’est vraiment l’appellation Beaujolais qui a été touchée. On estime les taux de perte entre 25 et 50 % mais c’est encore très tôt pour une estimation plus précise », m’explique Laura Pillot de l’UIVB.

« On n’a pas eu récemment d’orage de grêle aussi important. Les grêlons étaient de la taille de balles de ping-pong, quant à l’intensité, cela a duré 10 bonnes minutes. »

 

Pierre-Marie Chermette, viticulteur à Saint-Vérand, témoignait dès hier au micro d’Europe 1 : « Tout a commencé vers 15 h avec un orage de grêle et une grosse pluie. Il y a eu ensuite quatre orages de grêle, ce qui est exceptionnel. Nous avons 70% de pertes sur les 30 hectares donc nous allons perdre la moitié de la production ». Une catastrophe pour Bernard Dessaintjeant, viticulteur à Saint-Vérand (Isère), qui a fait une croix sur sa récolte précise RTL radio : « Ça a commencé à 2 heures du matin, de la grêle, et puis ça s’est arrêté. À 5 heures, cela a recommencé, c’était des balles de ping-pong, des œufs de poule. Des orages comme on en voit pas souvent ».

 « Au minimum, 50% de la récolte est perdue, avoue Yvan Aujogue, à Jarnioux. Mais les dégâts risquent d’être encore plus importants puisqu’au stade de maturité où on est, le risque c’est que derrière, ça empire. Pour le moment, la pluie lave les plais, mais si ça reste humide, ça peut virer au pourri. » selon le Patriote  beaujolais Val de Saone.

« Le Beaujolais avait déjà connu un épisode de gel au Printemps qui a déjà impacté le potentiel de production, on est sur une année hétérogène, c’est vraiment l’appellation Beaujolais qui en a pris un sacré coup », complète Laura Pillot.En espérant que pour les jours qui arrivent, l’estimation soit la plus faible possible par rapport aux craintes des vignerons et de l’interprofession.

10 Août

La Champagne touchée par des orages de grêle

Le vignoble du Sézannais a été particulièrement touché par les orages de grêle de ce vendredi 9 août. Des rafales à plus de 100 kilomètres à l’heure soufflaient hier dans la Marne, mêlées à de fortes pluies qui parfois faisaient place à de la grêle. 

Les dégâts causés par les orages de grêle dans le vignoble sézannais © Loïc Blache – France 3 Champagne-Ardenne

En deux heures, il est tombé l’équivalent de 10 à 20 jours de pluie… De la pluie remplacée par endroits par de la grêle, avec des vents soufflants à 101 km/h en pointe.

Après le gel d’avril dernier, c’est la grêle qui est venue hier compromettre la récolte par endroits en Champagne, de manière surtout localisée surtout.Ainsi dans le Sézannais, à Saudoy, au sud de la fameuse Côte des Blancs, les dégâts sont particulièrement importants, comme sur ces photos.  

Le village de Saudoy est un secteur qui est d’habitude épargné par la grêle. Cette année, on a été particulièrement touché. Tout le village et tout le vignoble ont été touchés. C’est tout le travail d’une année qui est réduit à néant »,Vincent Léglantier président de la section locale du SGV

La peur est que la pourriture s’installe et que tout soit fichu. Sur la commune de Saudoy plus de la moitié de la récolte a été impactée.

Les orages ont mis à mal la récolte pour 2019 dans le Sézannais © Loïc Blache – France 3 Champagne-Ardenne

La Marne a connu un record d’éclairs hier : 1200 recensés alors que 10000 ont été enregistrés en France. 15 à 30 mm de pluie cumulée sont tombés en deux heures, soit l’équivalent de 10 à 20 jours de pluie en temps normal.

« On va trier, nous allons demander à nos vendangeurs de ne sélectionner que les bonnes grappes, que les beaux raisins pour que le champagne soit toujours à la hauteur de sa renommée », confiait ce week-end Vincent Léglantier.

A tous les vignerons qui ont été sérieusement touchés, une pensée particulière et de soutien de Côté Châteaux

Avec France 3 Champagne-Ardenne

23 Juil

Avec la canicule, Bordeaux s’adapte pour sauver ses jeunes plants de vigne

C’est une semaine cruciale pour Bordeaux. Cette nouvelle vague de sécheresse et de canicule pousse les châteaux à arroser les jeunes plants de vigne qui risqueraient de dépérir sans cette eau. Des dérogations ont été demandées également pour arroser les jeunes pieds entrés en production en Lalande-de-Pomerol.

Avec cette sécheresse, les jeunes plants de vignes souffrent… Cette semaine est particulièrement délicate, avec ces températures à Bordeaux qui approchent ou vont dépasser aujourd’hui les 40°C.

Ce matin au château Carbonnieux en Pessac-Léognan, les équipes techniques sont sur le pont pour permettre au jeunes plants de passer cette période délicate. Il s’agit d’apporter 3 à 5 litres d’eau pour ces pieds de merlot plantés à l’automne dernier.

Cette année la canicule et la sécheresse arrivent très très tôt par rapport à l’année dernière, donc on est obligé d’arroser au moins deux fois par semaine les plants pour arriver à les sauver », Freddy Flé chef de culture château Carbonnieux.

Freddy Flé montre la sécheresse en surface de ces sols © JPS

Au château Carbonnieux, ce sont 3,5 hectatres qui ont ainsi été plantés en septembre dernier, à raison de 7200 pieds à l’hectare. Il y a aussi les complans à sauver, ce sont ces jeunes plants qui remplacent les vieux pieds qui ne produisaient plus ou les pieds morts, des jeunes plants disséminés partout sur ces parcelles. Pour se faire, les équipes sont mobilisées ici avec des horaires adaptés, de 6h30 à 14h.

Nous sommes dans un sol plutôt sec, un sol de grave, et on va trouver la fraîcheur l’argile ou l’argilo-calcaire à plusieurs dizaines de centimètres en sous-sol donc en attendant que ce système racinaire se fasse il va falloir hydrater », Philibert Perrin co-propriétaire château Carbonnieux.

Ce sont 30000 jeunes pieds qui doivent être arrosés cette semaine, une première cette année car en juin il y avait encore une réserve hydrique suffisante, mais aujourd’hui le terroir est des plus secs. Le château s’est adapté déjà au niveau du sol: « on fait attention à ce qu’il n’y ait pas d’herbe qui pourrait faire de la concurrence à la vigne, donc on griffe les sols », et en limitant par ailleurs l’effeuillage.

Des baies flétries et grillées par la soleil en lalande-de-Pomerol © JPS

Autre terroir à souffrir, celui de Lalande-de-Pomerol: on peut y trouver des baies flétries et grillées par le soleil sur quelques parcelles. Ici le double effet sécheresse en sous-sol et canicule en surface commence à bien se faire sentir.

    « On voit assez clairement les coups de soleil, les petites tâches noires, ou brunes, les petits grains complètement desséchés », commente Xavier Piton président de l’ODG Lalande de Pomerol. L’ODG de Lalande-de-Pomerol a d’ailleurs demandé une dérogation pour pouvoir arroser par endroits ces pieds en production, ce de manière exceptionnelle et limitée dans le temps. Traditionnellement, en France l’irrigation des vignes en production n’est pas autorisée, contrairement à ce qui se fait dans d’autres grandes nations productrices de vin.

On a demandé la possibilité pour les cas extrêmes comme celui-ci de vignes particulièrement dans la détresse hydrique d’effectuer des arrosages ponctuels »,  Xavier Piton président de l’ODG Lalande de Pomerol.

Les viticulteurs ont aussi limité depuis le début de l’été les effeuillages pour permettre à la vigne de mieux supporter soleil et chaleur.

On effeuille déjà du côté du soleil levant, là où le soleil est moins fort et on a allégé depuis une semaine les consignes d’effeuillages pour éviter le risque de voir les raisins griller », Philibert Perrin.

 Vendredi pourrait voir tomber une pluie salutaire, puisque des précipitations sont annoncées vendredi et samedi, en espérant toutefois éviter les orages de grêle.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Bertrand Joucla-Parker et Charles Rabréaud

06 Juil

Encore un épisode de grêle sur quelques secteurs en Gironde…

Cette nuit, des orages ont éclaté en Gironde, beaucoup de pluie et par endroits de la grêle… Une fois de plus, ce qui fait dire aux vignerons touchés: « il y en a marre. »

Les dégâts de cette nuit dans l’Entre deux Mers © Patrick Clarens

Une fois de plus, le ciel a grondé, tonné, des éclairs, de la pluie, beaucoup de pluie, et de la grêle localisée mais à plusieurs endroits.

Les sentinelles et amis de Côté Châteaux et notamment Sophie Aribaud, conseillère technique, m’ont signalé de la grêle cette nuit sur « Sainte Terre, Vignonet, Lugaignac, Daignac, Grézillac, Naujan, Postiac, Faleyrens et Génissac. Une liste qui semble s’allonger avec fil de la journée, avec Saint-Pey-d’Armens ».

Des baies blessées par endroits, en espérant que les dégâts ne soient pas trop importants, et que la canicule évite l’installation de botrytis.

Un viticulteur, client de Delacroix Aribaud Conseil a pu observer des « impacts sur l’ensemble des parcelles à Naujan, Saint Aubin de Branne, Lugaignac, Daignac et Moulon… »

© Photo vignobles Gadras

Joint par téléphone, Hugues Laborde, directeur technique des vignobles Invidia, 7 propriétés, m’expliquait « nous avons le château Haut Meyreau (à Dardenac) qui a été fortement impacté, mais fort heureusement Saint-Emilion pas touché, Fronsac non plus. En revanche, cela a été grêlé à Daignac, Grézillac, Espiet, Faleyras..En fait cela a touché ce qui fait face à Saint-Emilion, on avait déjà gelé au début du printemps à cet endroit mais personne n’en a parlé, on a eu des plateaux entièrement gelé, puis de la coulure, et là on s’est pris la grêle samedi à 5h du matin. Ce sont des pertes qui vont de 30 à 60%. Si on cumule au gel, à la coulure, le millésime 2019 risque d’être léger pour nous. C’est un vrai coup dur pour l’Entre-deux-Mers. Tous ces incidents climatiques qui se multiplient, cela devient très dur, je ne sais pas si tout le monde va tenir le choc. Car si on ne fait pas de vin, on perd les marchés… »

Les pensées de Côté Châteaux vont à tous ces viticultrices et viticulteurs à nouveau impacté par ces intempéries.

En ce lundi matin, Sophie Aribaud confiait sur sa page Facebook : « la cicatrisation est effective grâce au conditions chaudes et ensoleillées ! Les dégâts sont malheureusement importants sur les communes concernées ! »

30 Juin

Canicule : incroyable, des vignes brûlées par le soleil dans l’Hérault et le Gard

L’épisode exceptionnel de canicule a fait de nombreux dégâts dans les vignes de l’Hérault et le Gard. Ces vignes ont été particulièrement touchées. Un phénomène plutôt rare mais qui est dû à l’intensité de la chaleur et du soleil.

Des vignes brûlée, du jamais vu près de Montpellier après la canicule / © Sébastien Banus de France Languedoc Roussillon

Dans les vignobles autour de Montpellier, les vignes semblent avoir brûlé au soleil. Emilien Fournel, viticulteur à Sussargues, n’en revient toujours pas. 50% de sa production de vigne a été détruite.

C’est du jamais-vu. En principe au mois de juin les températures sont moins fortes. À cette période-là, les feuilles sont moins dures, et avec cette chaleur, elles n’ont pas réussi à résister »,  Emilien Fournel  viticulteur à Sussargues.

À Saint-Génies-des-Mourgues, même constat dans cette vigne de Carignan, un cépage ancestral. Les raisins ont grillé ; une situation inédite pour Jérôme Despey, président de la chambre d’agriculture de l’Hérault et viticulteur depuis 30 ans. 

Je me suis douté que la vigne allait être touchée par la canicule, sachant que l’on était en vigilance rouge, mais de là à êtrepar endroit comme brûlée au chalumeau… Normalement, le Carignan résiste. Ça fait mal aux tripes, parce qu’on est désarmé face à cette situation et ces évolutions climatiques qui doivent nous interpeller », Jérôme Despey.

Le préfet a été saisi par les organisations syndicales. Une réunion de crise aura lieu lundi 1er juillet pour évaluer les dégâts qui s’annoncent très importants pour le vignoble local. Le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, qui sera en visite dans le Gard vendredi 5 juillet, notamment pour l’inauguration du Mas des agriculteurs, pourrait être interpellé sur cette question.

Avec Emma Derome et Sébastien Banus de France 3 Occitanie.

Regardez le reportage de mes confrères de France 3 Languedoc Roussillon

19 Juin

Nouvel épisode de grêle dans le Bordelais : quelques dégâts, notamment au château l’Escart

Bordeaux est passé pas loin d’un nouveau désastre à cause des orages d’hier soir. Rien de méchant dans l’ensemble, mais certains épi-phénomènes de grêle ont bien impacté des propriétés qui avaient déjà gelé au printemps comme le château l’Escart à Saint-Loubes en Gironde.

Gérard Laurent a constaté ce matin les dégats dans son vignoble, de nombreuses grains de raisin à tere ou fendus © JPS

Vigneron en biodynamie, Gérard Laurent vient constater les terribles dégâts de l’orage de grêle qui s’est abattu juste avant minuit au château l’Escart, 36 hectares à Saint-Loubes. « Une grappe comme ça, cela porte entre 130 et 170 graines, et là il doit en rester une trentaine quoi… »me précise Gérard Laurent.

Là, c’est encore un méchant coup du sort… Le feuillage est complètement haché et surtout il y a énormément d’impacts de grêle sur les grappes en formation, à première vue on a perdu 50% des graines en développement et sur les 50% qui restent, il y en a un grand nombre qui sont impactés, qui ne vont pas se développer et sécher en l’état, » Gérard Laurent vigneron au château l’Escart.

On peut remarquer le changement de couleur des baies touchées 10 h après l’impact, elles finissent par brunir © JPS

De nombreuses feuilles sont hachées, des grains ou baies de raisin en formation à terre, quand ils ne sont pas éclatés (et déjà brunis) par des grêlons de 1 à 2 centimètres de diamètre…

C’est une nouvelle épreuve pour Gérard Laurent, qui en 25 ans n’a jamais connu autant d’événements climatiques : la grêle cette nuit et trois jours de gel les 13 avril et 5 et 6 mai derniers. D’habitude, il produit 150 000 à 180 000 bouteilles en en Bordeaux Sup et Cadillac Côtes de Bordeaux, mais là sa récolte semble pas mal compromise cette année.

On a vécu déjà deux période de gel, avec plus ou moins d’intensité mais quand même assez fortes, on estimait avoir perdu 50% du potentiel de récolte, là c’est le coup de massue sur ce qui était reparti et même bien reparti, là je suis un peu abasourdi, effondré, à minuit vu l’intensité de l’orage et de la grêle qui tombait, je craignais le pire et le pire est bien là. »

Gérard Laurent va essayer de cicatriser sa vigne cet après-midi, avec son savoir faire de biodynamiste, avec de la teinture d’arnica et une décoction de plantes, mais cela ne ramènera pas un feuillage haché, tombé, très important pour la photosynthèse et les grains disparus.

Gérard Laurent était assuré, malgré tout l’assurance est calculée sur la production des 5 dernières années, avec dedans 2 énormes événements climatiques. Son château avait en effet subi l’énorme épisode de gel en 2017.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Sylvie Tuscq-Mounet au château l’Escart :

LES REACTIONS DES RESPONSABLES DE SYNDICATS VITICOLES, DE L’INTERPROFESSION ET D’AUTRES VITICULTEURS

Le Président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, Hervé Grandeau témoigne ce matin pour Côté Châteaux : « il n’y a pas l’air d’y avoir de gros dégâts… J’ai eu peur à 11h30, à titre perso, j’ai pris à Yvrac, le feuillage et quelques grappes touchées, mais c’est un épi-phénomène. J’ai eu une dizaine de professionnels avant 8h, il y a eu de petits couloirs de grêle mais pas de désastre pour Bordeaux.

Christophe Chateau du CIVB : « on a fait le tour, visiblement pas de dégâts, de l’eau et un peu de grêle mélangé à l’eau, heureusement on est passé à côté. En fait c’est arrivé par l’ouest par Arcachon, puis c’est remonté vers le nord de la Gironde. »

Impacts de la grêle sur les grains à Néac en Gironde © Carine Delacroix

En Pessac-Léognan où le syndicat avait une réunion technique ce matin, Philibert Perrin son président commente : « non, non, pas de dégâts en Pessac-Léognan, ça a tonné, quelques goûtes, peut-être plus dans le Médoc… »

Dans le Blayais, « pas de retour d’impacts de grêle » ce matin commente Franck Jullion, le président du syndicat Blaye Côtes de Bordeaux, pas de retours inquiétant du côté de Bourg selon Didier Gontier.

Nicolas Lesaint, responsable technique du château de Reignac à Saint-Loubes reconnaît avoir aussi été « touché sur 1,5 hectares à 50%, on a eu 20 millimètres de pluie, mais c’est passé à ras… » De même pour le château Vincent : « nous aussi impactés sur Saint-Loubès »

L’ODG Médoc Haut-Médoc et Listrac, en la personne d’Hélène Larrieu sa directrice : « il y a eu de la pluie et grêle mêlée mais on a eu très peu de retours des propriétés, il n’y a pas eu de dégâts significatifs sur notre secteur de Blanquefort à Virsac. »

16 Juin

Orages de grêle : de gros dégâts en Apremont et dans la Drôme

De violents orages, dans les départements placés en vigilance orange de la région Auvergne-Rhône-Alpes et en Suisse, ont fait un mort samedi en Haute-Savoie, et une autre plaisancière décédée sur le lac Léman en Suisse. De très gros dégâts sont enregistrés également dans la Drôme. Les dégâts dans le vignoble d’Apremont sont très importants.

La grêle à Romans-sur-Isère samedi 15 juin 2019 / © France 3 Rhône Alpes

DEUX TOURISTES DECEDES EN HAUTE-SAVOIE ET EN SUISSE

L’alerte a été levée en fin de journée de ce samedi après que la pluie, la grêle et le vent eurent balayé la région Auvergne-Rhône-Alpes dans l’après-midi.

Une touriste allemande de 51 ans est décédée dans un camping à Tanninges (Haute-Savoie), écrasée par un arbre tombé sur son camping-car vers 17H00. Par ailleurs, une autre touriste s’est noyée samedi dans le lac Léman, au large de Genève, quand le bateau de plaisance sur lequel elle naviguait a coulé lors d’un violent orage.

A Romans-sur-Isère (Drôme), la grêle n’est tombée qu’un quart d’heure mais l’épisode a été « d’une violence inouïe, accompagné de vents très forts tourbillonnants », a souligné la mairie dans un communiqué. Des rues de la ville se sont transformées en torrents durant l’épisode.

Les grêlons, « de la taille de balles de tennis », (de 5 à 7 centimètres de diamètre) ont causé « des dégâts extrêmement importants sur des bâtiments privés et publics sur toute la ville, ainsi que sur le réseau électrique », selon la même source. Le plan communal de sauvegarde a été déclenché et la préfecture a ouvert une cellule de crise. La maire, Marie-Hélène Thoraval, demandera dimanche la reconnaissance d’un état de catastrophe naturelle.

Les pompiers sont intervenus à près de 380 reprises dans le département, dont plus de 200 rien qu’à Romans. Une dizaine de personnes ont été légèrement blessées par les grêlons ou des éclats de verre brisé, selon la préfecture. Quatre écoles ont été endommagées – dont deux resteront fermées lundi – et les urgences de l’hôpital ont été évacuées temporairement.

La commune voisine de Bourg-de-Péage a également été touchée. Les dégâts sont en cours d’évaluation dans le secteur, notamment dans les vergers et les vignes. « Certains avaient des filets anti-grêle qui ont tenu, d’autres pas », a relevé une porte-parole de la préfecture.

Toute ma solidarité avec les agriculteurs et les drômois touchés par cette violente tornade de grêle. Je serai sur place pour constater de visu« , Didier Guillaume ministre de l’Agriculture .

Jusqu’à neuf départements avaient été mis en alerte dans la région par Météo-France: l’Ain, l’Ardèche, la Drôme, l’Isère, la Loire, la Haute-Loire, le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie. « Cet épisode orageux s’est avéré très actif avec de fortes chutes de grêle, de fortes rafales de vent ayant atteint ou dépassé assez fréquemment les 100 km/h dans les départements de la Loire, de l’Isère, de la Haute-Savoie », souligne le service de prévision météo.

Une rafale a notamment atteint 111 km/h à Voiron (Isère) et il est tombé plus de 120 litres d’eau au mètre carré en deux heures dans certains secteurs de l’Ardèche, 25 litres en moins d’une demi-heure près de Saint-Étienne. Ces précipitations ont perturbé la circulation sur les autoroutes A72 et A47 ainsi que sur la route nationale 88 dans l’agglomération stéphanoise. La circulation des trains régionaux a été interrompue entre Chambéry et Grenoble et vers les vallées savoyardes. Un gymnase doit accueillir les passagers qui ne pourront pas atteindre leur destination samedi soir.

Dans plusieurs départements, les pompiers sont intervenus à des centaines de reprises pour des locaux inondés, des habitations endommagées ou des routes coupées par la montée des eaux ou des chutes d’arbres.

Dans la Loire, deux personnes ont dû être évacuées de leur voiture bloquée par la montée des eaux, selon les secours. Une maison a été évacuée dans un village de l’Ardèche, au nord de Privas.

Le vignoble d’Apremont, en Savoie, a été en grande partie dévasté par les orages de samedi © Maxime Quemener France 3 Alpes

LE VIGNOBLE D’APREMONT TOUCHE

Pour ce qui est de la vigne, un  orage très violent s’est  abattu dans le secteur d’Apremont et du Granier en Savoie.  « Des trames de grêle ont impacté tout le vignoble sur le Granier« , a expliqué à France Bleu Savoie Yannick Uchet qui est lui-même viticulteur et président des vins d’Apremont. Le secteur le plus touché par les dégâts est celui de Saint-Baldoph et Saint-Jeoire-Prieuré. « On a l’impression qu’on est en hiver dans les vignes. La récolte 2019 va être nulle et celle de 2020 est très compromise car les bois sont touché » a-t-il confié à mes confrères de France Bleu Savoie.

Avec AFP, France 3 Alpes et France Bleu Savoie.

07 Mai

Gel dans le vignoble de Bordeaux : un peu plus violent que prévu…

Après ces deux nuits de gel dimanche et lundi matin, Bordeaux recense ses dégâts et panse ses plaies. Selon le CIVB, 5 à 10% du vignoble a été gelé, mais certaines appellations ont subi un plus lourd préjudice dépassant les 15%. Certains vignerons déjà affaiblis par le gel de 2017 et la grêle de 2018 ont été impactés de nouveau…

Résultat du gel dans l’Entre-deux-Mers © Sophie Aribaud

« Le gel a touché entre 5 et 10 % du vignoble, mais on aura une idée plus précise jeudi matin avec les retours de la chambre d’agriculture de la Gironde », me confie en cette fin d’après-midi Christophe Château directeur communication du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux. « Globalement, il n’y aura pas un impact très important sur la récolte finale à Bordeaux, mais quand on regarde de plus près, c’est vrai que certaines propriétés ont perdu plus de 50%, celles que l’on dit gélives ou situées dans des bas-fonds. »

GRAVES : ENTRE -2 ET -3° DANS LES ZONES LES PLUS FROIDES

Dans les Graves, Mayeul L’Huillier le directeur commente : « on a été touché comme tout le monde…les 2 nuits, les températures étaient très froides et quasi identiques : entre -2 et -3° dans les zones les plus froides. »

Les zones impactées à plus de 50% sont sur les secteur de Landiras, Budos, Illats et Pujols » Mayeul L’Huillier directeur du syndicat des Graves.

Et de poursuivre : « sur les secteurs de La Brède et de Saint-Morillon, la vigne a été touchée par le gel à hauteur de 20%, et plus au sud de l’appellation 5%. Au total, on dénombre 350 hectares touchés, soit 10% des Graves, c’est moins que 2017 mais pire que 2016. »

A SAINT-EMILION, 15% DU VIGNOBLE TOUCHE

A Saint-Emilion, Jean-François Galhaud a revu sa première appréciation de dimanche en début d’après-midi :

Le gel a été plus important, on a 15% du vignoble touché, il y a des endroits où ça a bien tapé. Cela a détruit la repousse où il y avait eu le gel du 13 avril, là c’est fichu à 100%, il n’y aura rien », Jean-François Galhaud président du Conseil des Vins de Siant-Emilion.

« Le plateau de Puisseguin, les bas-fonds sont bien touchés, on a des endroits où il faisait 2° et un kilomètre plus loin on avait du -1 à -2° », et de reconnaître l’avoir échappé belle globalement, en étant passé tout près du même désastre que 2017 où 70% du vignoble de Saint-Emilion avait été gelé :

Ca a été très très limite par endroit à 1 ou 2°près, en tout cas, ça a été un peu plus violent qu’on ne pouvait le penser… » Jean-François Galhaud

Le gel dans le Sauternais aussi en bas de Bommes © Daniel Detrieux

DANS LE BLAYAIS, 1000 HECTARES GELES

« Ce soir on a une réunion avec Michel Rouyer et moi-même », me précise Franck Jullion, président des Blaye Côtes de Bordeaux. Et de confirmer ce qu’il m’avait confié dès dimanche:  » on est à 1000 hectares touchés entre 50 et 100%, 1000 hectares sur les 6000″, soit 17% de de l’appellation Blaye Côtes de Bordeaux.

C’est compliqué pour certaines propriétés, ceux qui ont gelé en 2017, grêlé en 2018 et qui ont à nouveau gelé… », Franck Jullion président du syndicat de Blaye Côtes de Bordeaux.

Franck Jullion a été touché par plusieurs confrères vignerons en situation de détresse. Il me dit qu’en prime les vignerons assurés seront très mal remboursés car les assurances font une moyenne de production sur les 5dernières années, en retirant l’année la plus mauvaise et la meilleure, cependant sur les 5 dernières années, cela veut dire qu’il y a dans ce décompte 2 années mauvaises car il y aura eu 3 événements climatiques. Là dessus, il faut retirer la franchise, bref il ne reste pas grand chose…

Franck Jullion va proposer d’acquérir des éoliennes portatives qui ont fait leur effet, il faudra trouver le financement, des subventions, en tout cas il ne veut pas laisser davantage à l’avenir ses amis et collègues vignerons connaître à nouveau ce triste sort.

05 Mai

Gel à Bordeaux : « on a combattu pendant 6 heures cette nuit »

C’est un nouvel épisode de gel à Bordeaux, après celui du week-end d’il y a trois semaines. C’est surtout la plaine et les « endroits gélifs » qui ont été impactés. Ce matin, les viticulteurs vont attendre et mesurer au fur et à mesure les dégâts. De nombreux vignerons étaient sur le pont cette nuit pour combattre le gel.

Des températures de -1,7 à -2°C sur les zones gélives de Saint-Emilion © Sophie Aribaud

Vous êtes bien réveillés ? Vous êtes à l’écoute de « radio » Côté Châteaux… Le blog du vin au chevet de la vigne va tenter de vous donner la température de ce matin dans le bordelais.

« Au sol dans les bas-fonds, j’avais -3°C, et à la tête du pied -1° », commente ce matin Nicolas Lesaint responsable technique du château de Reignac à Saint-Loubès en Gironde. « Les coins gélifs, ça va shooter encore...A 8h, j’entends encore les hélicoptères sur le secteur de Saint-Emilion. »

Des vignes impactées par le gel © Nicolas Lesaint du château de Reignac

Nicolas Lesaint était comme bon nombre de vignerons cette nuit sur le front du gel : « j’ai fait brûler mes bottes de paille, j’ai fait ce que je pouvais. C’est la 1ère fois que j’en utilisais, mais on n’est pas dimensionné pour cela. Je les ai mis sur les coins les plus gélifs de la propriété, j’ai disposé 8 bottes, la gestion des bottes de paille, avec le changement des vents, ce n’est pas évident et pluis au delà d’un diamètre de 10 mètres, cela ne change plus rien. C’est dur. Cela part bien 2019 ! » Au final, cet après-midi il a recensé : « 4 à 5 ha de perdus… ça aurait pu être pire… on en devient philosophe… ou résigné. »

Sophie Aribaud, conseillère viticole sur le secteur de Saint-Emilion et Pomerol a aussi sillonné les vignes pour voir comment cela se passait cette nuit :

C’est descendu à -1,7 à -2° sur les zones les plus gélives de Saint-Emilion (secteur Barbanne) et -0,5 à -0,7 sur des terroirs d’habitude pas très gélifs ». Sophie Aribaud conseillère viticole.

Des hélicoptères pour lutter contre le gel, pour les châteaux qui en ont les moyens © Sophie Aribaud

Depuis 4 heure, c’est le branle-bas de combat, « avec bougies, éoliennes, ballots de paille, et hélicoptères. On a eu un vent de nord-ouest pas du tout annoncé alors que Météo France annonçait un vent d’est », poursuit Sophie Aribaud. « En revanche, sur le centre-bourg de Saint-Emilion, il n’y a pas eu trop de souci, c’est vraiment en plaine…. A Figeac, la Conseillante et Pétrus, ils ont mis le paquet… »

Laurent Clauzel, vigneron et propriétaire de la Grave-Figeac à Saint-Emilion, en face de Cheval Blanc, a vécu une nuit blanche, une nuit de stress : « à partir de 23h, la température a chuté très vite, nos avons décidé d’allumer les bougies à 3h30… Au court de l’allumage, la température a remonté doucement , mais sur le coup de 7h alors que nos étions sur le front, elle a chuté et provoqué une gelée blanche au sol …. Grâce aux bougies, nous pensons ne pas avoir de dégâts, mais c’est passé très près et d’autres vignobles ont dû souffrir !! » 

Jean-François Galhaud, le président du Conseil des Vins de Saint-Emilion, est en train de faire le tour afin d’estimer : « cela a touché les bas-fonds de Lussac, Puisseguin, un peu Saint-Emilion et à Saint-Christophe des Bardes. C’est très ponctuel cela représente 5% maximum de l’ensemble du vignoble de Saint-Emilion, mais cela n’est pas passé loin. C’est un peu moins fort que le 13 avril dernier. C’est en tout cas un dur métier entre le gel, la grêle, la maladie et la chute du cours… » 

Dans le Blayais, Franck Jullion le président des Blaye Côtes de Bordeaux commente : « il y a eu un impact, c’est une certitude. Il y a eu des vignes de gelées. On va en savoir plus ce soir et lundi matin. 

Cela a gelé plus de vignes qu’il y a 3 semaines où 5% avaient été gelées, au moins 15% ont été touchés soit plus de 1000 hectares, » Franck Jullion président des Blaye Côtes de Bordeaux.

« Gel, grêle, gel, les propriétés qui ont connu ces aléas, pour elles cela va devenir très compliqué. Malheureusement, il y a eu samedi un petit coup de pluie qui a amené de l’humidité au petit matin. »

Le dispositif de lutte chez © Loïc Pasquet dans les Graves

Dans les Graves, Loïc Pasquet pour Liber Pater témoigne : « on s’est battu toute la nuit, sans les machines « Agrofrost » (des bonbonnes de gaz qui tournent sur elle-même et qui couvrent près d’1hectare), c’était fichu… »

On a gelé pendant 6 heures à -1,5° et ça ne se remettait pas. Cela a été tendu. Sans les machines, on n’avait plus de vin », Loîc Pasquet vigneron à Landiras.

Et de poursuivre : « c’est raide, raide, de faire du vin. En 2017, je me suis dit, qu’il fallait que j’investisse. La problématique, c’est que la végétation est très en avance. On débourre fin mars. Les accidents climatiques n’ont pas changé, mais c’est le cycle végétatif qui avec le réchauffement climatique a 3 semaines d’avance… »

Pour cette nuit, Loïc Pasquet a réussi a sauvé sa récolte, mais il redoute la nuit prochaine où il devrait encore gelé…L’état des dégâts ne sera pas connu avant le début de semaine, avec un tour d’horizon et une remontée d’informations de la chambre d’agriculture de la Gironde.

Au château d’Arsac dans le Médoc, Philippe Raoux avait déployé les grands moyens, avec 3 hélicoptères pour tenter de sauver le millésime 2019; tout a commencé en pleine nuit, avec les plans des parcelles à survoler, histoire de ramener de l’air chaud avec des vieux tas de ceps allumés au bout de la zone délimitée. C’est une bataille contre le froid, contre le vent et contre le temps, pour glaner quelque dixièmes de degrés, un degré ou peut-être un tout petit peu plus.

Très concrètement sur les relevés de températures, ce que l’on a pu constater, c’est ce qui était à -1,3°C, juste après le passage de l’hélico, on se retrouve à -0,5°C », Olivier Bonneau directeur technique du château d’Arsac.

En 2017, le château d’Arsac avait perdu près de 90% de sa récolte, pour éviter cette nouveau cataclysme, Philippe Raoux a employé les grands moyens : « on a des caprices de températures qui n’existaient pas dans le passé, et en parallèle nous avons le réchauffement climatique qui fait que la végétation est en avance. Donc les deux se rencontrent et ça crée des catastrophes… »

Ce soir Christophe Chateau, directeur communication du CIVB, sera l’invité du 19/20 sur France 3 Aquitaine. Côté Châteaux adresse toute son estime envers tous les vignerons courageux, à nouveau éprouvés par ce satané gel.

Regardez le reportage sur la lutte menée avec des hélicoptères cette nuit au château d’Arsac dans le Médoc de Karim Jbali et Xavier Granger : 

26 Avr

Grêle dans le vignoble charentais : quelques gros dégâts recensés…

Un important orage de grêle s’est abattu jeudi dernier dans le vignoble charentais, situé surtout au sud de la région. Quelques dégâts ont été relevés dans les vignobles. Ils ont été relevés sur une bande de 6 kilomètres de large entre le nord de la Gironde et le sud de la Charente. Au total, 2000 hectares auraient été impactés.

Quelques dégâts dans les vignes de Charente après la grêle © Jérôme Deboeuf – France 3 Poitou-Charentes

C’est vrai que ces derniers temps, le ciel a de quoi inquiéter les « gau-gau », les Gaulois que nous sommes. Mais cela ne date pas que de l’époque d’Astérix… Sauf que si le ciel a une fâcheuse tendance à nous tomber plus souvent sur la tête, le réchauffement et le dérèglement climatique de ces dernières années y sont peût-être pour quelque chose, en tout cas on a l’impression que tout s’accélère !

Images sur l’autoroute A10 de Julien Privat

Alors que le ciel pouvait depuis mercredi tomber sur la tête des vignerons girondins, il leur a fait cette fois une petite infidélité et s’est abattu plus au nord de Gironde, en Charente, Charente-Maritime et Dordogne.

© France 3 Poitou-Charentes Julien Privat.

Alors que Météo France n’avait pas lancé d’alerte sur le Poitou-Charentes, des orages, de la grêle et de fortes rafales de vent se sont abattus dès le début de l’après-midi de jeudi principalement sur la Charente et la Charente-Maritime.

Une grosse partie des jeunes rameaux est complètement sectionnée, une autre partie préservée, des boutons qui étaient juste sortis et qui ont rencontré les grêlons sont tombés, on espère que le contre-bouton va ressortir… » Daniel Sauvaître viticulteur en Charente.

Malgré tout, les dégâts ne devraient pas avoir trop de conséquences, puisque la grêle est tombé précocement dans la saison, par rapport au cycle végétatif de la vigne, d’autres pousses ou des contre-bourgeons devraient logiquement sortir…La grêle aurait causé quelques dommages sur les vignes  de Montendre, Sousmoulin, Chantillac, Baignes, Touvérac, Le Tâtre, Reignac et Salles-de-Barbezieux, et dans le secteur d’Angoulême, à Jurignac, Roullet, Nersac, La Couronne et Champniers. Entre le Sud Charente et la Haute-Saintonge, ces orages de grêle auraient touché 2000 hectares de vignes.

Avec France 3 Poitou-Charentes.

Regardez l’interview de Daniel Sauvaître viticulteur en Charente réalisée par Jérôme Deboeuf et Cécile Landais :