21 Oct

Bonjour aux « Cités des Vins et Climats de Bourgogne ».

En Bourgogne : les 3 cités des vins de Beaune, Chablis et Mâcon, en cours de construction, viennent d’être rebaptisées  « Cités des vins et des Climats de Bourgogne »…

La Cité des Vins et des Climats à Beaune © SIZ-IX Architectes

Les trois « Cités des vins et des Climats de Bourgogne », en cours de construction à Beaune, Chablis et Mâcon, deviennent les « Cités des Climats et vins de Bourgogne ».

Le changement de nom peut sembler anodin mais il a pour but de souligner la singularité de la Bourgogne en insistant sur ce qu’elle appelle ses « climats » : ses 1.247 parcelles de vignes, classées au Patrimoine mondial de l’Unesco, sur les pentes de la côte de Nuits et de Beaune, au sud de Dijon.

Ces parcelles, délimitées au fil des siècles, disposent chacune de leurs caractéristiques géologiques, hydrométriques et d’exposition qui singularisent les vins. « Nulle part ailleurs dans le monde, l’homme n’a cherché à lier d’une manière aussi précise et intime, une production viticole à son lieu de production », insiste l’Association
des cités.

Le changement de nom vise également à éviter l’abréviation « cités des vins » pour lui préférer celle de « cités des climats », distinguant ainsi clairement la Bourgogne de la cité du vin à Bordeaux en insistant sur un « modèle de viticulture, archétype des vignobles de terroirs », selon l’association.

Les cités de Beaune, Chablis et Mâcon, qui doivent être inaugurées à partir de2022, visent à faire découvrir le vignoble bourguignon à travers des expériences
conviviales, ludiques et pédagogiques.

AFP

20 Oct

Sauternes : le millésime 2021, une édition limitée, quasi « collector »

Sauternes devrait enregistrer l’une des plus faibles récoltes depuis le fameux gel de 1991, à l’heure où se poursuivent ses deuxièmes tries.En cause le gel d’avril qui a été très sévère, jusqu’à -8°C par endroits. Il n’empêche, le botrytis qui permet de faire de grands vins liquoreux est bien présent et devrait augurer d’un grand millésime, mais en faible quantité. 

Alexiane Siscard vendangeuse dans les rangs de sémillons botrytisés © JPS

A Sauternes, ce millésime 2021 se présente comme une édition limitée, voire « collector ». Une récolte infime, en plus du travail de tries successives (où les vendangeurs passent 3 à 5 fois), de haute couture, pour ne garder que ces raisins botrytisés…

« Il faut séparer la pourriture noble, de la pourriture aigre, parce que sinon cela donne un mauvais goût au vin, le aigre », explique Alexiane Siscard vendangeuse.

Au château d’Arche, le gel d’avril a amputé sérieusement la récolte. Au lieu de 100 000 bouteilles habituellement produites, on n’en prévoit que 10 000 année…

Didier Galhaud, directeur général délégué du château d’Arche © JPS

« Ici on est sur le haut-plateau du château d’Arche et il a fait -4°C pendant plus de 3 nuits, c’était les températures les plus hautes qu’on ait eu, on est descendu jusqu’à -8°, sur certaines parcelles du château plus bas, donc c’était assez dramatique, et on a perdu jusqu’à 80% début avril, cela me fait mal au coeur…

 

Un joli travail sur les sols avec ces chevaux de labour menés par Rod Trait © JPS

Sauternes et Fargues s’en tirent un peu mieux que les autres villages de l’appellation comme Bommes, Preignac et Barsac.

Jean-Jacques Dubourdieu, président de l’ODG Barsac Sauternes © JPS

« On sait qu’on sera en dessous du quart d’une récolte normale, on n’a pas encore la copie générale de l’appellation, on sait que ce sera assez faible, plus faible que des années qu’on a connues par le passé comme 1991, année de grand gel, ou même 2017 plus récemment. »

A Bommes, au château la Tour Blanche, 7 hectares on entièrement gelé et n’ont rien produit, ici on s’attend à un très faible rendement de 4 hectolitres à l’hectare, la plus petite récolte jamais enregistrée. La dernière grosse année de production remontant à 2016 avec 16 à 17 hectolitres à l’hectare…On réfléchit sérieusement à l’avenir et on se tourne déjà vers 2022…

Miguel Aguirre, directeur d’exploitation du château La Tour Blanche © JPS

« On va investir sur des moyens de lutte, anticiper ce changement climatique qui nous impacte,  .Nous, c’est la 5e année en 10 ans, qu’on a un aléa climatique, donc là il y a une vraie réflexion de fond, sur la partie technique et sur la partie investissement forcément pour lutter contre ces aléas », explique Miguel Aguirre directeur d’exploitation du château la Tour Blanche..

Dans les chais, les vignerons de Sauternes comptent sur leur stocks pour faire face. En 10 ans, les stocks ont toutefois été divisés par 2,preuve d’un nouvel engouement pour les Sauternes, en plus des aléas.. Au château la Tour Blanche, la dernière grosse récolte remonte au millésime 2016, celui-ci était 4 fois plus abondant que le 2021.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Jean-Michel Litvine et Rémi Grillot :

19 Oct

Une étude sur l’exposition des riverains aux pesticides lancée mais contestée dans le Bordelais

Une étude d’ampleur inédite visant à établir une « photographie objective » des risques d’exposition aux pesticides des riverains de domaines viticoles, a été lancée mardi mais l’interprofession des vins de Bordeaux refuse de s’y associer, craignant des « conclusions hâtives ».

Avec « PestiRiv », l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et Santé publique France (SpF) vont suivre jusqu’en août quelque 3.350 participants volontaires de 3 à 79 ans, répartis dans 250 zones d’études étalées sur six régions.

Ils résident soit dans les zones viticoles (moins de 500 mètres de vignes et plus de 1.000 mètres d’autres cultures) soit à plus de 1.000 mètres de toute culture, afin de faciliter les comparaisons, et feront notamment l’objet d’un suivi biologique (prélèvements d’urine ou de cheveux…) et environnemental (capteurs d’air ambiant, échantillons d’eau ou de légumes du potager…).

Pour Jean-Luc Volatier, de la direction de l’évaluation des risques de l’Anses, la viticulture est particulièrement concernée car constituée de « cultures pérennes avec des fréquences de traitement relativement élevées et une forte imbrication entre habitat et vignes ».

« Une cinquantaine de substances seront mesurées« , a précisé Atmo France, qui participe aux relevés. « C’est la première étude qui permettra de mettre en regard le niveau d’exposition réelle de la population (…) à l’ensemble des sources possibles d’exposition : air, alimentation, eau, activité professionnelle dont usages agricoles, et usagesdomestiques ».

Les résultats des analyses de plusieurs millions d’échantillons sont attendus en 2024 et doivent permettre « d’objectiver s’il y a une surexposition » des riverains
et de « comprendre pourquoi et comment, afin de donner tous les leviers pour agir », a souligné Ohri Yamada, responsable de la phytopharmacovigilance à l’Anses.

L’association environnementale Générations futures, qui a publié en mars un classement des départements les plus gourmands en pesticides, avec deux départements vitivinicoles en tête (Gironde et Marne), a « salué » mardi le lancement de PestiRiv mais regretté le « temps perdu ».

En mettant en avant leur « rigueur scientifique », les organisateurs de l’étude souhaitent se prémunir contre les critiques sur un sujet très sensible qui a déjà débouché sur des procès, voire des tensions physiques, dans certaines régions.

PestiRiv fait notamment grincer des dents dans le Bordelais. L’interprofession a fait savoir, dans une lettre de son président à la préfète, datée du 1er octobre, révélée par Le Monde et dont l’AFP a eu connaissance, qu’elle « n’accompagnera pas cette démarche, ni auprès des entreprises viticoles girondines, ni auprès des maires des communes concernées« , à moins que Santé publique France et l’Anses ne la rassurent sur plusieurs points.

Le Conseil interprofessionel des vins de Bordeaux (CIVB) regrette, entre autres, un « manque de transparence » sur les retours d’une phase d’expérimentation menée en 2019 en Nouvelle-Aquitaine ainsi que « la disparité de localisation des échantillons, avec plus de la moitié de l’étude qui se déroulerait en Gironde ». Il voit « ce focus sur le vignoble bordelais » comme « un biais majeur dans le protocole » et « ne souhaite pas que Bordeaux soit de nouveau le bouclier derrière lequel les autres vignobles français peuvent s’abriter ».

Le CIVB n’est en outre pas « convaincu » que SpF et l’Anses, « une fois le travail d’analyse et de diffusion réalisé, feront l’effort de pédagogie et de contradiction nécessaire pour éviter les conclusions hâtives et faisant fi de toute rigueur scientifique ».

Une position que ne comprend pas Béatrice de François, la maire PS de Parempuyre (Gironde), aux portes du Médoc. « C’est dommage qu’ils (le CIVB) se braquent d’entrée comme ça, ils auraient tout intérêt à accompagner cette étude et le changement des pratiques », explique à l’AFP cette maire, qui avaient pris en 2019 un arrêté
interdisant les produits phytopharmaceutiques « à moins de 100 m de toute habitation ou espace public », annulé par la justice administrative. Selon Mme de François, qui rappelle que les pesticides ne concernent pas que la viticulture mais bien l’agriculture en général, « une vraie étude scientifique neutre » comme PestiRiv, « sur une durée un peu longue, sur des enfants et des adultes », sera « intéressante ».

AFP

16 Oct

Bernard Magrez et le Château Pape-Clément, un plongeon dans l’histoire viticole de Pessac

C’est l’un des plus beaux châteaux de l’agglomération de Bordeaux. L’un des plus vieux vignoble aussi. Son plus illustre propriétaire a été pape en France Clément V, aujourd’hui il est la propriété de Bernard Magrez l’homme aux 4 crus classés, 42 châteaux, mécène de l’institut Bergonié et des arts.

Le château Pape-Clément, vu depuis le parc avec sa Rolls Royce oeuvre d’art © JPS

A Pessac, le château Pape-Clément est sans doute le plus ancien vignoble aux portes de Bordeaux, sa première récolte remonte en effet au milieu du XIIIe siècle…« Les premières parcelles de vigne que l’on peut apercevoir là-bas remonte à 1252, on a encore 3 parcelles de vigne pour lesquelles on a retrouvé des archives et qui témoignent qu’il y avait ici la production de vin rouge déjà à cette époque… », commente Jeanne Lacombe, directrice technique du château Pape-Clément.

« Le château doit son nom à son plus illustre propriétaire le Pape Clément V qui est né sous le nom de Bertrand de Goth en 1264, et il fut pape de 1305 à 1314, et avant les pieds de vigne étaient plantés sur la propriété de manière aléatoire, et c’est grâce à lui qu’on s’est mis à planter les vignes sous forme de rang, on parlait de rège à l’époque, ce qui a permis de moderniser les pratiques et d’avoir recours à la traction animale, » Jeanne Lacombe directrice technique

A la tête de cette propriété de 60 hectares, de ce château avec son pavillon Eiffel, Bernard Magrez, l’homme aux 42 domaines dont 4 grands crus classés, féru d’histoire religieuse, avec une superbe collection de calices… « Par exemple celui-ci a des pierres précieuses tout autour, il date des années 1500…Par la suite, il y a d’autres très belles pièces qui se sont imposées, mais elles ne sont pas toujours libres, donc ce n’est pas très facile d’en faire l’acquisition… », précise Bernard Magrez.

Une collection exceptionnelle pour un homme aussi incroyable : « non, je ne suis surement pas le pape de la viticulture à Bordeaux, vous êtes bien gentil mais enfin il y en a d’autres, ce que l’on cherche c’est à s’inscrire dans cette histoire qui sort de l’ordinaire…et en particulier cette association qui est refusée par la chrétienté entre le roi Philippe le Bel et le pape Clément V, qui ont fait la chasse au templiers et ont capturé Jacques de Mollet le grand patron des templiers, et l’ont immolé sur la place du temple à Paris, et sur le bûcher il a dit le pape mourra dans l’année et le roi mourra dans l’année… »

Le château, lui bouillonne d’ingéniosité, avec constamment des innovations, 2 cette année à l’entrée du cuvier: « la première, c’est ce contenant des tonnelleries Baron, qui combine le bois et la céramique au sein d’un même contenant pour produire des vins très équilibrés et puis la deuxième, c’est ce réacteur qui permet de multiplier les levures indigènes afin qu’elles fermentent de manière le plus qualitative possible » 

A la réception de vendange, cette exigence se traduit par un double tri manuel et tri optique, en cette année de gel et de mildiou: « la machine est équipée d’une multitude de caméras et va nous permettre d’écarter tout ce qui est baies roses, baies en légère sous-maturité, pour ne rentrer que le meilleur… », précise Jeanne Lacombe, la directrice technique.

Virtuose par ses vins, Bernard Magrez l’est aussi dans le mécénat :

Vous savez que ma mission personnelle, c’est aider l’autre, aider les autres…très investi dans le mécénat à Bergonié, mais aussi en Thaïlande avec un orphelinat où j’ai 70 ou 75 enfants, et dans ce projet là je lutte contre l’injustice, dans la mesure où on ne demande pas d’avoir un cancer et où on ne demande pas d’être orphelin, non plus » Bernard Magrez

Et dans le prolongement de cela, il y a aussi le mécénat avec les musiciens : « les problèmes rencontrés par un artistes sont difficiles pour être connus ou reconnus, même pour les gens de grand talent, il y a 8 ans de cela j’ai offert un stradivarius à un garçon qui s’appelle Dautricourt, un alto de 1616 à une autre concertiste, j’en ai 4 autres au total et ce sont des gens dont le projet était de faire le mieux possible, en France, en Belgique et  en Suisse et grâce à ces instruments la ils sont dans le monde entier...Le talent doit être mis en valeur, et la ténacité, dans l’art, la peinture, de tout ce que l’on couvre au niveau de cette fondation, on veut absolument être exemplaire ».

Une précision qui s’apprécie notamment avec ces grands vins blancs : « Nous avons récolté les blancs du 8 au 23 septembre, la fermentation est en cours, vous le voyez par le gaz carbonique qui si dégage dans certaines bondes, c’est le pic des vinification, les premiers jus sont très prometteurs même si le millésime a été très éprouvant…En blanc, pour l’instant c’est une grande satisfaction… », commente Jeanne Lacombe.

Le chai de blancs avec de nombreuses barriques de 225 à 500 l et foudre différents © JPS

« A Pape Clément, on fait des blancs atypiques par rapport pour l’appellation, on pousse un peu plus les maturités que les autres crus voisins, on est plutôt sur des profils de fruits exotiques que d’agrumes, et puis on multiplie les contenants avec des capacités différentes, on a des barriques de 225 l, des futs de 320, 360, 400, 500 et tout un tas de foudres de 8 à 25 hectolitres…. »

 Et Bernard Magrez de déguster un Pape-Clément 2018 en blanc et un 2016 en rouge avec son équipe : « on boit un vin qui provient d’un terroir qui  a été choisi par des vignerons en 1252. Il y a une histoire bien entendu qui émeut un peu… »

 La vigne c’est notre reine, mais l’amateur de vin c’est notre roi, car on a le devoir de lui proposer des vins qui sont amenés à lui plaire », Bernard Magrez

Bernard Magrez, dégustant le millésime 2016 de Pape-Clément © JPS

240 000 bouteilles ont été produites en rouge sur ce millésime 2016, un millésime qui au final en volume a été plus généreux que le 2021 qui vient de rentrer dans les chais de Pape-Clément.

13 Oct

Manifestation de soutien à Valérie Murat devant le palais de justice de Bordeaux

Depuis ce matin la cour d’appel de Bordeaux examine une demande de radiation de l’appel interjeté par Valérie Murat et Alerte aux toxiques dans l’affaire de dénigrement des vins de Bordeaux où ils ont été condamnés à payer 125 000 euros d’amende. Demande faite par les 26 plaignants. La Cour rendra son arrêt le 10 novembre.

Valérie Murat au centre devant le Palais de Justrice de Bordeaux © France 3 Aquitaine Cristel Arfel

Interrogée ce matin devant le palais de justice par ma consoeur Elise Galand, Valérie Murat entourée par plusieurs dizaines de personnes et militants anti-pesticides, comme Génération Futures ou Alerte Pesticides Haute-Gironde,  venus la soutenir explique vouloir simplement faire appel du jugement et de sa condamnation du 25 février dernier. Elle explique « nous on paie à hauteur de nos moyens, on ne peut pas faire autrement, on n’a pas l’argent dont dispose le CIVB, on n’a pas l’argent dont disposent tous les châtelains, qui nous ont trainé dans cette plainte, et eux ils n’ont pas besoin de nos sous. »

Pour rappel,Valérie Murat et Alerte aux Toxiques ont été condamnés à verser 100 000 € in solidum au titre du préjudice moral d’atteinte à l’image des vins du bordelais et par ailleurs 25 000 € à 5 châteaux et 1 € symbolique à 2 autres domaines.

L’article visé en septembre 2020 était intitulé « Analyse de résidus de pesticides dans les vins, résultats : la HVE (Haute Valeur Environnementale) encore gourmande en pesticides », cet article a été jugé par le tribunal de Libourne « dénigrant et constitue une faute de la part de Madame Valérie Murat et de l’Association Alerte aux Toxiques », avait disposé le tribunal.

Valérie Murat et Alerte aux toxiques avaient aussitôt décidé de faire appel, par l’intermédiaire de leur avocat Eric Morain, présent ce jour. Seulement, le CIVB et les autres plaignants ont demandé la radiation de son appel aux motifs que l’amende de 125 000 € n’a pas été intégralement payée,  arguant que certains propos dénigrants n’ont pas été supprimés également des réseaux sociaux, des conditions indispensables selon eux pour interjeter appel, ils n’ont pas souhaité être interviewés à la sortie par ma consoeur.

De son côté Eric Morain avocat de Valérie Murat et d’Alerte aux Toxiques a commenté : « On a démontré à la Cour que Valérie Murat et l’association Alerte aux Toxiques ont exécuté la décision de justice dont les interdictions de publication. On a manifestement des adversaires qui veulent qu’elle se taise à jamais, pour tout en tout temps et en tout lieu, ce n’est pas ce qu’a décidé le tribunal de Libourne dans sa décision, le tribunal avait juste interdit de publier ce communiqué de presse et le dossier qui était attaché à ce communiqué de presse , point final. »

« Moi, je n’ai pas été condamnée à me taire à tout jamais, moi j’ai été condamnée à retirer une publication par la justice c’est fait. J’ai été condamnée à payer, je paye.Je n’ai pas payé la totalité, je ne peux pas. Je montre ma bonne volonté en payant à hauteur de nos moyens l’association et moi. », commente Valérie Murat.

La cour de Bordeaux rendra son arrêt le 10 novembre prochain.

Luchey-Halde, un vignoble agroécologique expérimental à Mérignac

Luchey-Halde, en plein coeur de Mérignac, à deux pas de Bordeaux, et du CHU que l’on peut apercevoir depuis ce vignoble… C’est un vignoble agroécologique expérimental…Un vignoble où peuvent se former des élèves ingénieurs agronomes…

Lucie Viard, 2e année de Bordeaux Sciences Agro © JPS

Dans ses rangs de vigne, on y trouve 17 élèves ingénieurs en 2e année de Bordeaux Sciences Agro : « je viens de la Champagne, j’ai mes parents qui sont Champenois, et je suis arrivé l’année dernière à Bordeaux Sciences Agro pour faire un cursus d’ingénieur agronome et j’ai intégré cette année pour faire un double diplôme, à la fois être ingénieur agronome et oenologue… » commente 

 

Marc de Resseguier 1ère année de BTS ACSE © JPS

Il y a aussi Marc en BTS agricole à Villenave d’Ornon : « moi, j’ai un bon poste, je suis porteur, on porte les caisses mais on a le temps de se reposer entre deux. On est une douzaine de ma classe à participer aux vendanges pour payer notre voyage de fin d’études… »

Isabelle Masneuf-Pomarede, professeure d’oenologie à Bordeaux Sciences Agro © JPS

Tout a été arraché ici en 1920 pour devenir ici un terrain militaire. Replanté en 1999, ce vignoble sert désormais de site de formation. A terme, ces jeunes sont appelés à devenir chef de culture, maître de chai, directeur technique, consultant ou directeur général de domaine… « Ils ont l’opportunité, pendant cette période très active que constitue les vendanges et la vinification des vins, de pouvoir participer aux opérations et dons pendant 15 jours ils vont se former sur le terrain.

Bien qu’urbain, ce vignoble de 23 hectares est entouré de pas mal d’arbres et de nombreuses haies : « on est entouré d’un espace boisé de 4 hecatres, on a également un autre espace boisé de ce côté là, et c’est vrai que cela nous procure une certaine biodiversité… »

Mélanie Lou, responsable environnement au château Luchey-Halde © JPS

« Vous allez vous répartir dans différents ateliers, poursuit, certains iront au niveau du tri à la réception de vendanges et les autres vont descendre dans le chai pour les opérations de remontage. »

Des opérations de tri manuel menées par les étudiants et des ouvriers de chai : « là on enlève tous les restants de grappe, les feuilles, comme vous le voyez, il y a du boulot… »

Et du boulot, on n’en manque pas. Depuis 2015, 3 projets de recherche sont conduits ici par Bordeaux Sciences Agro… « Le fait d’être en contact avec des enseignants chercheurs en viticulture-oenologie  régulièrement cela nous permet de suivre tout ce qui se passe en terme d’oenologie et viticulture ».

Pierre Darriet, directeur technique du château Luchey-Halde © JPS

« Ce qui permet surtout pour nous de faire de bons vins, c’est qu’on a un très bon terroir ici, qui par chance a été préservé de l’urbanisation parce que c’était un terrain militaire, mais avant d’être un terrain militaire, c’était une exploitation viticole, assez côté de Mérignac, voire la plus cotée de Mérignac, le terroir ca joue beaucoup. »

Un terroir assez exceptionnel constitué de graves, de galets et de terres fines déposés par la Garonne.

A voir ce soir sur France 3 Aquitaine à 18H53 dans l’édition Bordeaux Métropole, réalisé par JPS, Guillaume Decaix et Charles Rabréaud:

11 Oct

De la famille de Pontac au Prince Robert de Luxembourg, la légende continue de s’écrire au château Haut-Brion

En face de la Mission Haut-Brion, situé en plein coeur de Pessac et de Talence, en face de la Mission Haut-Brion, le mythique château Haut-Brion, 1er grand cru classé 1855…Ses vendanges ont commencé le 20 septembre sur les merlots et se poursuivent en cette fin septembre sur les cabernet-sauvignons. De la famille de Pontac au Prince Robert de Luxembourg, la légende continue de s’écrire au château Haut-Brion.

Le mythique château Haut-Brion © JPS

« C’est la 1ère année, c’est sympathique…J’habite, même pas à 20 mn en bus vers Pessac centre, centre donc c’est super…Tout le monde ici est sympa… », commente Mike Galopin de Pessac.

« C’est agréable, moi j’habite dans le Médoc, et ça change des châteaux et des vignes qu’on peut voir comme en campagne. En pleine ville, un château comme cela, c’est assez atypique », complète Cécile Legrand d’Arsac pour qui ce sont ses 4e vendanges ici.

Si Haut-Brion n’a pas trop gelé au printemps, un peu comme toutes les autres années, c’est que non seulement le château est en plein coeur de l’agglomération, mais surtout il possède ici un terroir envié de tous le bordelais, assez chaud, fait de graves avec un sous-sol argilo-calcaire qui lui confère aussi de la fraîcheur…

Pascal Baratié, chef de culture au château © JPS

C’est le site qui est précoce, il y a un micro-terroir, et un terroir », Pascal Baratié le chef de culture du château Haut-Brion.

Et d’ajouter: « il y a trente ans, il y avait un portail ici, il y avait une maison bourgeoise et là nous sommes dans le jardin de la maison, c’est-à-dire que la valeur du terroir ici est telle qu’on rachète les maisons, pour replanter de la vigne. On fait faire marche arrière à l’urbanisme ici. »

Haut-Brion, ce sont 54 hectares de vigne et 30 pour la Mission… Haut-Brion, un nom qui résonne dans le monde entier, et dès le XVIe siècle avec la famille de Pontac qui a contruit le château, et Arnaud III de Pontac, qui a fait connaître Haut-Brion en Angleterre.

« Arnaud III de Pontac va mettre en place des techniques nouvelles de vinification et de vieillissement, cela va permettre de faire des vins qui vont être plus denses, plus riches, plus colorés, que les vins qui existaient jusque-là et qu’on va nommer les « new french claret », donc ce sont des vins plus soutenus… » explique Jean-Philippe Delmas directeur général délégué vin et propriétés Domaine Clarence Dillon.

 

« Et puis le fils d’Arnaud III de Pontac va avoir l’idée plus commerciale d’aller exporter le vin d’Haut-Brion en Angleterre en ouvrant une taverne… »ce qui va booster la reconnaissance et la vente des vins d’Haut-Brion et même la notoriété de tout Bordeaux.

Et comme un écho à ce passé glorieux, Haut-Brion ouvre aujourd’hui son pavillon catelan, un ancien chai restauré durant 4 ans dédié à l’oenotourisme avec une fabuleuse cave, où se pressent des amateurs étrangers et français… « C’est toujours un plaisir de venir à la source et de regarder ces belles bouteilles… », commente John un acheteur présent ce jour-là, résidant à Londres. « Il y a beaucoup d’amateurs qui viennent du monde entier, qui connaissent très bien l’histoire, les millésimes, qui dégustent très bien et qui sont très curieux de suivre les millésimes actuels, » Stanislas Evain, responsable de la cave du château.

Un pavillon dédié aussi aux réceptions et dégustations avec sa magnifique grande cave voutée où Jean-Philippe Delmas et Stanislas Evain le responsable de la cave dégustent un millésime 2017 du château.

« Pour un vin déjà si jeune, on a déjà beaucoup de douceur, le vin est déjà agréable, et c’est vrai que pour un vin est est encore un « bébé » c’est juste magique », commente Jean-Philippe Delmas.

Jean-Philippe Delmas, directeur général délégué © JPS

L’idée, c’est de mieux recevoir nos visiteurs, et de les recevoir avec une vraie expérience, et ça c’est important que les gens aient une vraie émotion quand ils viennent visiter ici Haut-Brion », Jean-Philippe Delmas directeur général délégué.

Le Pavillon Catelan, à l’entrée du château Haut-Brion © JPS

A l’étage, le salon des dames et celui des gentilhommes avec leur galerie de portraits sont également prévus pour des séminaires, car Haut-Brion s’ouvre de plus en plus au grand public, amateurs ou grands connaisseurs, mais aussi aux professionnels.

(Cet épisode réalisé par JPS  avec Guillaume Decaix et Charles Rabréaud est à voir dans Bordeaux Métropole à 18h53 sur France 3 Aquitaine ce mardi 12 octobre.)

07 Oct

Pauillac : des vendanges spectaculaires dans le nouveau chai du château Lynch-Bages

Côté châteaux vous avait présenté le nouveau chai de Lynch-Bages au printemps, avant son inauguration. Le voici en action. Des vendanges exceptionnelles avec beaucoup de main d’oeuvre et d’équipements de dernières technologies au château Lynch-Bages à Pauillac.

Le nouveau chai de Lynch-Bages signé Arnaud Boulain architecte à Bordeaux et Didi Pei © JPS

8 h 30, des vendanges spectaculaires au château Lynch-Bages… Pour ramasser, l’or noir ces cabernet sauvignon qui font la renommée de ce terroir de Pauillac, une équipe de 200 vendangeurs en action, dont pas mal de fidèles, des locaux ou encore des Portugais originaire de la région du Nord du Douro.

« Cela fait 5-6 ans maintenant, dans la joie et la bonne humeur… », explique Charlie. « Ca se passe, bien il fait beau… », renchérit Chadé. « Je suis à la retraite maintenant depuis le 30 juin, et j’ai toujours voulu faire des vendanges, c’est pas mal et physique… »

Pour affronter ces 110 hectares de vigne, 3 troupes de 60 coupeurs, porteurs et 8 à la table de tri surélevée pour éliminer feuilles et baies de raisin pas mûres. « J’ai une formidable équipe autour de moi, parce que sinon le faire tout seul c’est mission impossible », commente Emile Kintzlé du Luxembourg

Nicolas Labenne, directeur technique du château Lynch-Bages © JPS

Si la récolte des merlots a débuté le 28 septembre, la fin des vendanges des cabernets et des petits verdots approche, prévue pour la fin de semaine...« Il faut faire vite, c’est vrai: cette année la météo est un peu capricieuse… Le raisin quand il approche de la maturité, la pellicule est fragile et on peut avoir des développements de champignons, notre premier parasite c’est le botrytis… », commente Nicolas Labenne, le directeur technique.

Et pour réceptionner cette vendange, un chai flambant neuf de 3000 M2 tout en transparence, signé par l’architecte bordelais Arnaud Boulain et Didi Pei, dont le père avait dessiné la Pyramide du Louvre.

« C’est notre 2e vendange ici. On a un peu essuyé les plâtres l’année dernière, cela fonctionne parfaitement cette année, avec des cuvons qu’on achemine du rez-de-chaussée à l’étage  pour pouvoir encuver la vendange sans utiliser de pompe », commente Jean-Charles Cazes, co-propriétaire et directeur général.

Jean-Charles Cazes, co-propriétaire et directeur général de Lynch-Bages © JPS

Dans ce chai, 80 cuves tronconiques en inox pour faire du parcellaire... »Premières cuves de cabernet rentrées » commente Nicolas Labenne; « oui, c’est mûr, il y a du gras, belle couleur » complète Jean-Charles Cazes. Une technologie de pointe qui s’inscrit dans le XXIe siècle.

06 Oct

Vendanges : de la Champagne au Bordelais, la famille Gonet écrit une nouvelle page de son histoire au château Haut-Bacalan

Voici le début d’une série d’histoire atypiques de châteaux en plein coeur de Bordeaux et de son agglomération, avec le château Haut-Bacalan. Une pépite proche de la rocade sur la commune de Pessac, avec un fameux terroir qui n’avait pas échappé à Montesquieu qui créa le domaine et le château en 1726; un château acheté et amélioré en 1998 par Charles-Henri Gonet, 7e génération de vignerons champenois. A voir le 11 octobre à 18h53 sur France 3 Aquitaine.

Charles-Henri Gonet, propriétaire du château Haut-Bacalan © JPS

8 heures, 40 coupeurs et porteurs fin prêts pour ce 1er jour de vendanges de merlot, en ce 27 septembre au château Haut-Bacalan à Pessac en Gironde. Sur le pont cette équipe constituée par Laurent Placier de Vinum Vinea Services, une société prestataire basée à Libourne, constituée pour la majorité de bulgares sédentaires à Bordeaux.

« Cela s’annonce plutôt pas mal, parce que la météo est clémente, donc on espère qu’elle va rester clémente toute la journée », commente Laurent Placier gérant de  Vinum Vinea Services.

Pour le propriétaire de ces 8 hectares, Charles-Henri Gonet, c’est une année particulière… Un peu de gel début avril, beaucoup de pluie en été, favorisant le mildiou mais une vendange sauvée. « On va y goûter un peu…hum, c’est bon, c’est bien sucré, le pépin est bien mûr, c’est bien, c’est bon à vendanger… »

Charles-Henri Gonet a acquis Haut-Bacalan en 1998, un vignoble et un château construit en 1726 par un illustre Girondin…« D’abord, il y a une belle histoire, il y a un certain Mr de Montesquieu qui a planté la vigne, et puis il en a fait son pied à terre, certains disent sa garçonnière…Et puis, j’ai trouvé le terroir sympathique, belle grave, en plein cœur de Pessac, c’était merveilleux ! »

Mais cette année, avec les aléas climatiques, la récolte sera plus petite, et elle nécessite beaucoup de tri au chai. « On trie bien, on retire tous les éléments végétaux qu’il peut y avoir surtout sur une année comme celle-ci où il y a eu du mildiou, des maladies, un peu de tout, il faut vraiment que ce qui arrive dans la cuve soit propre… »

La famille Gonet écrit dans le bordelais une nouvelle page de son histoire « bon on va aller goûter les 2020 quand même », car elle est en effet originaire d’Avize dans la fameuse côte des blancs, une famille de Champenois. « Comme disait papa, le 1er coup du matin, c’est le meilleur, beau bouquet, un petit peu de fraîcheur, de tension… », commente Charles-Henri Gonet. « Je suis moi, personnellement la 7e génération, la 8e génération arrive, et donc nous faisons du champagne dans les blancs de blancs, dans les grands crus depuis plus de 200 ans… » m’explique Frédéric Gonet, le frère de Charles Henri, co-propriétaire en champagne et propriétaire du château d’Eck.

Heureux de déguster le 2020, actuellement toujours en élevage barrique, un bon millésime…« Toujours intéressantes ces différentes barriques, qui nous permettent d’avoir une large palette arômatique pour après faire les assemblages… », commente à son tour Nicolas Signolle, de la 8e génération, fils de Sophie Signolle, la sœur de Frédéric et Charles-Henri Gonet.

Les deux frères Charles Henri et Frédéric Gonet, et au centre leur neveu  Nicolas Signolle © JPS

« Le vin, c’est un voyage, à travers le monde, à Bordeaux, en champagne, il y a un champagne, un vin pour chaque instant…C’est quand même un moment d’échange avec quelqu’un qui est autour de vous, et même que l’instant soit plus ou moins grave, cela finit toujours bien… », conclue Charles Henri Gonet.

Si la production annuelle moyenne est de 40 000 bouteilles, le château Haut Bacalan ne devrait pas dépasser les 25 000 flacons pour le millésime 2021.

Une série réalisée par Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix et Charles Rabréaud, à retrouver à partir du 11 octobre à 18h53 sur France 3 Aquitaine et dans le prochain Côté Châteaux n°26 du 1er novembre à 20h05 sur France 3 Noa.

 

30 Sep

Vendanges: dans le Bordelais, la météo « compliquée » laisse quelques grappes d’espoir

Au Château Certan de May, à Pomerol, une vingtaine de saisonniers accroupis dans les rangées de merlot, entament sécateur en main les vendanges de rouges dans le Bordelais qui, malgré le gel, la pluie et la maladie, espère bien sortir de la crise.
Sur le tapis roulant de triage avant la mise en cuve, quatre employées tamisent délicatement avec la paume de la main des raisins généreusement gonflés par les pluies estivales. Les pluies abondantes en juin et juillet ont donné des baies « 20 à 30% plus grosses que l’an passé », dit lundi le viticulteur Jean-Luc Barreau, propriétaire de cette exploitation familiale près de Libourne qui produit 30.000 bouteilles d’appellation Pomerol par an.

Relativement épargnées par le gel car situées sur un plateau et protégées par des éoliennes, ses parcelles devraient offrir une récolte légèrement en dessous de la moyenne, pour des vins « très agréables » « sans grande complexité » mais encore « incertains », tant la menace de la maladie – le mildiou- persiste, ajoute-t-il devant une benne remplie à ras bord de grappes de merlot.
Mais dans le Bordelais, tous n’ont pas eu cette chance, tant la météo « compliquée », « sans vrai printemps », et ses conséquences ont pesé sur les cultures, reconnait-il.
Gel tardif en avril, pluies amenant un mildiou « sévère » en début d’été, puis prolifération de la cicadelle ensuite – un insecte s’attaquant au feuillage –  :
La tendance, c’est qu’on a perdu à peu près 25% par rapport à une récolte normale »Eric Hénaux, directeur général de la coopérative de Tutiac 

Dans la région, le Sud-Gironde (Sauternais et Barsac), en blanc, ou les Graves, ont bien souffert des conditions extrêmes, tandis qu’en France, tous vignobles confondus, une récolte « historiquement basse » est attendue, avec une production en baisse de près de 30%, selon le ministère de l’Agriculture. 
Pourtant, cette météo anormale, grâce à un réchauffement en dernière partie de saison, pourrait in fine apporter un millésime de grande qualité pour les Bordeaux, pense Philippe Dulong, président du syndicat des oenologues de France pour la région sud-ouest.
Cet été globalement « frais » a procuré aux raisins « une acidité bien meilleure », qui va permettre « des vins agréables, plus fruités et plus aromatiques que les années précédentes », abonde cet oenologue spécialiste du Bordelais.
A ces promesses en saveur, s’ajoute une conjoncture favorable, qui laisse espérer aux vins de Bordeaux un rebond sur les marchés, notamment internationaux, après des années de souffrance.
Depuis un sévère épisode de gel en 2017 – alors responsable d’une chute de 40% de la production- les vins de Bordeaux et ses prix parfois élevés, ont peiné face à une évolution des modes de consommation et une baisse des exportations.
Mais selon le négociant Jean-Pierre Durand, le secteur est « confiant » pour la campagne qui démarre, notamment à l’international : en Chine, Bordeaux récupère peu à peu des parts de marché au détriment de vins australiens, « punis » par les tensions entre Canberra et Pékin, tandis qu’aux Etats-Unis, les taxes décidées par l’ancien président Trump ont été suspendues.
Porté par une succession de « trois beaux millésimes » de 2018 à 2020 – le vignoble a déjà amorcé sa « reprise » dont « l’équilibre » reste « fragile », estime M. Durand, également co-président des affaires économiques du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), qui regroupe les professionnels du secteur.
Selon lui, avec les promesses gustatives des vendanges actuelles et les volumes « plus disponibles » que ceux des autres régions françaises durement frappées cette année, les vins de Bordeaux auront « de belles cartes à jouer », pour, enfin, entrevoir une sortie de crise.
AFP