05 Août

En visite dans le vignoble de Sancerre, le Premier Ministre a annoncé une rallonge du plan d’aide aux viticulteurs de 80 millions d’euros

Ce matin, le Premier Ministre Jean Casteix a visité une exploitation viticole et a promis une rallonge de 80 millions d’euros, ce qui portera les aides de l’Etat envers les viticulteurs  250 millions d’euros.

Le Gouvernement avait déjà annoncé une première enveloppe de 170 millions d’euros pour aider les viticulteurs qui avaient subi de plein fouet la crise de commercialisation liée à la pandémie de coronavirus. De nombreuses voix s’étaient élevées pour dire que ce n’était malheureusement pas assez, comme Bernard Farges, président du CIVB et bien d’autres. Jean Casteix, accompagné du Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, s’est donc exprimé en ces termes pour annoncer une nouvelle enveloppe :

« Après avoir dialogué longuement avec les représentants de la profession, l’Etat, qui sous l’égide de mon prédécesseur était intervenue durant la période la plus aigue, l’Etat va accroître son effort de solidarité à destination de ces artisans viticulteurs », commentait aujourd’hui le Premier Ministre en visite dans une exploitation viticole;  « vous mesurez tous qu’il s’agit de petites entreprises, très créatrices d’empois, très mobilisées vers l’exportation qui ont été touchées… »

Nous allons porter le plan d’aides à 250 millions d’euros pour la viticulture et nous veillerons à ce que ces aides puissent être distribuées le plus rapidement possible, car les besoins en trésorerie sont forts », Jean Casteix Premier Ministre

De leur côté, les viticulteurs estiment que la crise a engendré un manque à gagné supérieur à 1,5 milliards d’euros, entre la chute des exportations, liée à l’arrêt de nombreux échanges et transports aériens ou maritimes, la fermeture très longue des restaurants et le tourisme quasiment à l’arrêt, qui repart mais pas à la même vitesse, subissant l’absence de nombreux étrangers, d’où une baisse aussi de la consommation et des achats de vins.

La Cité du Vin enregistre une hausse de fréquentation de touristes français et de visiteurs bordelais

C’est une petite lueur d’espoir face à la crise liée au coronavirus, qui a lourdement handicapé la fréquentation de la Cité du Vin depuis le début de l’année 2020, avec notamment les touristes étrangers absents. Même si la fréquentation est en recul en juillet de 31% par rapport au même mois l’an dernier,  ce sont 50% de français en plus et 61% de visiteurs de l’agglomération bordelaise qui ont été enregistrés.

La Cité du Vin, toujours une prouesse architecturale à admirer signer XTU Anouk Legendre et Nicola Demazières © JPS

Il y a des années comme cela, pas terribles, incroyables, du jamais vu. Il faut non seulement se faire une raison mais aussi essayer de voir une petite lueur d’espoir… Celle-ci vient du visitorat français et local. Cette année, la fréquentation est atypique puisque composée de 65% de visiteurs français, dont un quart de parisiens, en augmentation de 67%. De même, les Bordelais et habitants de l’agglomération ont renoué, découvert ou redécouvert ce fabuleux édifice réalisé par le cabinet d’architectes X-Tu, Anouk Legendre et Nicola Desmazières, ainsi que le parcours permanent signé par les concepteurs londoniens CassonMann. Un engouement qui s’explique également par le tarif attractif appliqué cet été, pour les habitants de Bordeaux Métropole, de 10€ par adulte et gratuit pour les mineurs (accompagnés de leurs parents), tarif préférentiel longtemps réclamé par les Bordelais.

« Nous nous réjouissons de constater que les Français, fortement encouragés à passer leurs vacances d’été en France, ont choisi de visiter notre belle région du Bordelais, »Philippe Massol, Directeur Général de la Fondation pour la culture et les civilisations du Vin.

« Au-delà des restrictions de voyage, nous voulons croire également à un mouvement de solidarité pour soutenir les secteurs de la culture et du tourisme, fortement impactés par la crise », complète Philippe Massol.

L’an dernier, les touristes étrangers représentaient largement majoritaire du visitorat et auraient du se situer cette année aux environs de 65%. Mais la crise sanitaire depuis le début de l’année a amputé de 75% le nombre de visiteurs étrangers, d’où cette baisse du nombre de visiteurs aussi enregistrée au global en ce mois de juillet de 31%. Cette année, ce sont les Belges, les Allemands et les Suisses qui sont les plus nombreux au niveau des visiteurs étrangers, alors que l’an passé c’était dans l’ordre les Anglais, les Américains et les Espagnols. Espérons que le mois d’août soit aussi un mois en progression sur la lancée de juillet, côté français, avec quelques étrangers. Bon courage à la Cité du Vin.

 

02 Août

Bourgogne : un violent orage de grêle s’est abattu samedi sur Nuits-Saint-Georges

Samedi après-midi, un orage de grêle s’est abattu sur Nuits-Saint-Georges. Le département de la Côte d’Or avait été placé en vigilance orange aux orages. Cela n’a pas loupé. Quelques dégâts notables dans le vignoble de Nuits-Saint-Georges.

Les dégâts constatés ce matin par Yvan Dufouleur © France 2

Ce matin c’est un moment redouté pour ces vignerons de Côte d’Or qui font le constat des pertes au beau milieu de leur vigne : « là on voit les impacts de la grêle, les grumes qui sont éclatées d’hier, plus on va avancer dans le temps, plus elles vont noircir et tomber…On voit bien les grêlons qui ont éclaté les baies » commente Yvan Dufouleur, président du Syndicat Viticole de Nuits-Saint-Georges pour France 2. « Moi, j’estime les pertes à 15-20% »

Ces parcelles en Bourgogne ont été frappées en quelques minutes à 17 heures hier après-midi, un épisode soudain et localisé qui a empêché les canons à grêle d’être mis en route:  « c’est un foyer qui s’est créé à Nuits-Saint-Georges, c’est un phénomène limité à Nuits-Saint-Georges donc qui ne pouvait pas être détecté à l’avance, et il n’y a pas eu l’alerte de donnée pour déclencher tout ce processus de Mâcon jusqu’à Chablis. »

Je pense qu’il ne faut pas se voiler la face, le réchauffement climatique est là, on voit quand même des épisodes qu’on ne voyait pas il y a 20 ou 30 ans », Yvan Dufouleur, président du Syndicat Viticole de Nuits-Saint-Georges

En cas de grêle les assurances ne remboursent que si les dégâts dépassent 20% des récoltes, la majeure partie des dégâts d’hier devrait être à la charge des viticulteurs.

Avec B.Delombre, T.Grosse, A.Guillerot-Mallick, S.Ripaud de France 2

Revoir le JT de France 2 en replay ici

28 Juil

Une originale Route des Vins de Bordeaux : « Sauternes au fil de l’eau »…

Dépaysement assuré ! Vous êtes bien sur la Route des Vins de Bordeaux en Graves et Sauternes, mais ici une route au fil de l’eau…Ce n’est pas un hasard si cette balade se nomme « Sauternes au fil de l’eau », une découverte insolite en canoë du Ciron qui favorise les brouillards de septembre-octobre et la formation du botrytis, avant d’accoster au Domaine de Carbonnieu. Magie assurée.

Rendez-vous à la Halte Nautique de Bommes, à côté de Sauternes en Gironde. Là des touristes parisiens, Véronique et Benoît, venus dans la région pour un mariage, se sont dit on va profiter de ce séjour pour participer à cette balade de Sauternes au fil de l’eau.

 

« On s’est dit on va y aller à la fraîche pour visiter cette belle région de vignes », commente Benoît qui pensait avoir affaire à une chaleur étouffante mais ce mardi c’était plutôt couvert et ma foi presque plus agréable.

On ne vient pas à Bordeaux sans visiter, on reste quelques jours pour bien s’imprégner de ce terroir magique de Sauternes, c’est vraiment génial quoi » Benoît Rabourdin

Ce sont un peu plus de 3 kilomètres de descente en canoë qui attendent ces touristes et girondins amateurs de nature, dans ce havre de paix préservé et classé Natura 2000. « C’est très beau, cela fait une espèce de voûte, on se sent au coeur de la nature », commente Véronique.

Un cour d’eau qui favorise la pourriture noble nécessaire à la fabrication du botrytis qui va permettre le Sauternes.« Il faut savoir que c’est la confluence de la Garonne et du Ciron qui crée une brume en septembre et permet le botrytis dans la vigne », explique Florian Queyrel, le moniteur du club de Canoë-Kayak de Bommes-Nautique.

Après 3/4 heure de navigation, avec parfois quelques courants, c’est l’arrivée au Domaine de Carbonnieu, un vignoble de 23 hectares tenu par Alexis Charrier qui leur fait visiter son  chai à barriques:  « là, on a 37 fûts de chêne, cela fait a près 11 000 bouteilles »

On a des gens qui viennent de la France entière, donc du coup cela permet de faire découvrir plein d’arômes que ce soit des Sauternes en cocktail, des Sauternes sur le repas et là on peut balayer tous les accords possibles… »

C’est alors la dégustation de 3 millésimes du château, un dialogue riche avec le vigneron pour balayer les préjugés de vin trop sucré ou difficile à marier.

« Au niveau des accords, c’est vrai qu’on est sur une palette aromatique assez diversifiée, sur des viandes sur des poulets rôtis, sur des poissons sans sauce et après terminer sur des desserts, commente Laurent Moujon auteur de livres de recettes et d’association de mets et vins de Bordeaux. « Mais aussi sur des fromages persillés, des fromages afinés, au lait cru », ajoutait Stéphanie sa compagne. « C’est  vrai que le Sauternes se marie très bien avec tout type de cuisine et notamment épicée »

« On rentre dans le mystère de la complexité du vin, on voyage à la fois géographiquement, géologiquement aussi et dans les goûts quoi », conclue Benoît Rabourdin.

Sauternes, un vignoble de 2200 hectares avec ses 140 vignerons et ses vins liquoreux que ces touristes redécouvrent avec modération.

27 Juil

Découvrez Bordeaux en mode vintage !

C’est du Bordeaux insolite, du Bordeaux rétro, en moto version side-car rétro tour ou en dedeuch. Des découvertes des vieilles pierres en passant par les balades dans les vignes et les châteaux du Bordelais, vous serez dépaysés encore à bord d’une vieille DS ou même en taxi anglais avec des guides passionnés. 

© Retro Tour Bordeaux

Casque et lunettes vissés sur la tête, le passager s’installe dans le side-car de Retro side tour, pour un voyage non pas dans le passé, mais dans la ville ou les vignes. Au choix : tour des quartiers incontournables, balade romantique en ville à la tombée du jour, escapade dans le vignoble. Tous les jours, plusieurs créneaux par jour (de 69 € à 289 € par moto side-car.). Infos

La mythique 2cv de 4 roues sous un parapluie arpente les rues de la ville, dont l’histoire est éclairée par les anecdotes du guide. Raisin sur le gâteau : une dégustation au château Les Carmes Haut-Brion en fin de visite. Un tour de ville de nuit et dans le Médoc sont également disponibles.
Du lundi au samedi à 9h30 à 14h et toute la soirée (120 € à 462€ la voiture pour 1 à 3 pers./ 462 € pour le Médoc). Infos

C’est un modèle unique au monde : une magnifique Citroën DS Limousine découvrable de 1973 accueille ses passagers dans le plus grand confort, pour un tour des sites emblématiques de Bordeaux mais aussi de monuments moins connus. Un tour dans l’appellation Pessac-Léognan est aussi proposé.Tous les jours, plusieurs créneaux par jour (de 180 € à 220 € / 360 € pour le tour dans le vignoble). Infos

Pour une balade so British, c’est à bord du taxi anglais « Wine cab » qu’il faut embarquer : dégustations de vins et commentaires font partie intégrante de la balade en fin de journée. Une excursion est également disponible dans le Médoc. Tous les jours à 9h et 21h (à partir de 150 € pour 2 pers. / 250 € pour le Médoc). Infos

Avec Bordeaux Tourisme.

20 Juil

Cos d’Estournel apporte un soutien de 100 000 € aux jeunes établissements de la restauration traditionnelle

Chose promise, chose due. Début juin, le célèbre château de Saint-Estèphe annonçait la mise en vente de son millésime 2019 en primeur et en même temps, Michel Reybier, son propriétaire  promettait à l’Union des métiers et des Industries de l’Hôtellerie de reverser une partie des bénéfices liés à cette vente, en soutien aux restaurants mis en difficulté durant le confinement. 100 000€ vont ainsi être reversés aux plus jeunes structures, sans doute les plus fragiles. 

Le célèbre château © Cos d’Estournel avec ses tours pagodes

C’est une démarche à saluer, qui vient du fond du coeur et qui est aussi un juste retour envers la restauration qui met en avant et sur les tables le savoir-faire des vignerons, de petits et de grands châteaux comme Cos d’Estournel, ce vin sublime et château du Maharadja du Médoc.

Ce sont donc 65 jeunes établissements de cuisine traditionnelle ou de bistronomie, qui vont bénéficier de ce soutien. Des établissements récents puisqu’ouverts entre janvier 2019 et mars 2020, pour lesquels la trésorerie forcément n’était pas énorme. Ces 65 restaurants vont recevoir chacun 1500 €.

Michel Reybier explique ainsi sa démarche :

S’il est de notre responsabilité de soutenir tous les acteurs de la filière, j’ai fait le choix, en concertation avec l’équipe de Cos d’Estournel, d’orienter notre aide vers les nouveaux établissements, récemment ouverts, et donc plus vulnérables », Michel Reybier propriétaire de Cos d’Estournel.

Chaque dossier reçu sera attentivement étudié par Michel Reybier et Roland Héguy, le président de l’UMIH. Cos d’Estournel souhaite surtout aider les restaurants qui apportent une attention particulière aux vins proposés à la carte avec le conseil d’un sommelier, ou par une sélection travaillée ou dans un menu avec accords mets-vins; les dons seront officiellement remis lors d’un événement d’ici la fin de l’année 2020. Encore bravo.

19 Juil

Le vignoble bordelais à découvrir avec l’Office du Tourisme de Bordeaux

En pleine saison estivale, voici des idées de visites oenotouristiques en Gironde. Partez à la découverte des 65 appellations de Bordeaux et de ses châteaux, dans le plus grand département viticole de France.

Château Margaux – Médoc, mythique route des chateaux © Office du Tourisme Bordeaux

RESERVATIONS EN LIGNE ET A L’OFFICE DU TOURISME

Cette année, dans ce contexte particulier de Covid-19, l’Office du Tourisme s’est adapté pour accueillir et renseigner au mieux une clientèle de visiteurs  essentiellement français. Dès lors pour ces touristes possédant leur propre véhicule, il est facile de réserver ses visites en ligne ou bien au Comptoir des Châteaux à l’Office du Tourisme; de nombreuses idées pour découvrir la Toscane Girondine ou plus simplement appelée l’Etre-Deux-Mers, le Médoc, ou les châteaux autour de Bordeaux.

Informations et réservations sur : www.visiter-bordeaux.com/fr/decouvrir-le-vignoble/visites-de- chateaux

DES EXCURSIONS : AU CHOIX A LA JOURNEE OU A LA DEMI-JOURNEE

Cinq agences ont relancé depuis début juillet leurs excursions au départ de l’Office du Tourisme : A la Française, Bordeaux Top Growth, Bordeaux Wine Trails, Olala et Rustic Vines. Ces visites se font en mini-bus, avec les règles sanitaires de rigueur et notamment port du masque et lavage des mains, cap sur Saint-Emilion ou le Médoc…

Informations et réservations sur www.visiter-bordeaux.com et au comptoir de l’OTCBM.

Lundi

MÉDOC, LA MYTHIQUE ROUTE DES CHÂTEAUX

Proposé par Bordeaux Top Growth. 9h – 18h / 149 €

SUR LA ROUTE DE SAINT-ÉMILION

Proposé par Bordeaux Wine Trails. 9h – 13h / 72 €

UN APRÈS-MIDI DANS LE MÉDOC

Proposé par A la Française. 13h45 – 19h15 / 94€

Mardi

BALADE à VÉLO ÉLECTRIQUE à SAINT-ÉMILION

Proposé par Rustic Vines. 9h30 – 18h15 / 125€

UN APRÈS-MIDI à MARGAUX

Proposé par Olala Bordeaux. 13h45 – 18h / 85€

Mercredi

UN APRÈS-MIDI à SAINT-ÉMILION

Proposé par A la Française. 13h45 – 19h15 / 94€

Jeudi

BALADE à VÉLO ÉLECTRIQUE à SAINT-ÉMILION

Proposé par Rustic Vines. 9h30 – 18h15 / 125€

UNE MATINÉE DANS LE MÉDOC

Proposé par A la Française. 9h30 – 13h15 / 72€

SUR LA ROUTE DE SAINT-ÉMILION

Proposé par Bordeaux Wine Trails. 14h 19h / 94

AU CŒUR DE SAINT-ÉMILION

Proposé par Bordeaux Top Growth. 14h – 19h / 88€

MÉDOC ET SAINT-ÉMILION, LES 2 RIVES DE LA GARONNE

Proposé par Bordeaux Top Growth. 9h – 18h / 149 €

SUR LA ROUTE DE SAINT-ÉMILION à VÉLO  

Proposé par Bordeaux Wine Trails. 9h30– 17h30 / 120 €

SUR LA ROUTE DE SAINT-ÉMILION

Proposé par Bordeaux Wine Trails. 14h 19h / 94

AU CŒUR DE SAINT-ÉMILION

Proposé par Bordeaux Top Growth. 9h – 14h / 88€

SUR LA ROUTE DU MÉDOC

Proposé par Bordeaux Wine Trails. 14h – 19h / 94 €

Vendredi

MARGAUX LA MAGNIFIQUE

Proposé par Olala Bordeaux. 9h45 – 17h30 / 149€

UN APRÈS-MIDI DANS LE MÉDOC

Proposé par A la Française. 13h45 – 19h15 / 94€

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UNE MATINÉE DANS LE MÉDOC

Proposé par A la Française. 9h30 – 13h15 / 72€

UN APRÈS-MIDI à SAINT-ÉMILION

Proposé par A la Française. 13h45 19h15 / 94€

Dimanche

BALADE à VELO ÉLECTRIQUE à SAINT-ÉMILION

Proposé par Rustic Vines. 9h30 – 18h15 / 125€

SAINT-ÉMILION : BALADE ET SAVEURS

Proposé par Olala Bordeaux. 10h – 15h / 95€

UN APRÈS-MIDI à SAINT -ÉMILION

Proposé par A la Française. 13h45 – 19h15 / 94€

Certains circuits sont proposés en espagnol.

Avec Office du Tourisme de Bordeaux Métropole.

 

17 Juil

La piste de l’arrachage de vignes évoquée comme une des réponses possibles à la crise du Bordelais.

Le président du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) a évoqué mercredi l’hypothèse d’un arrachage de vignes comme une des réponses possibles à la sévère crise que traverse le Bordelais.

image d’illustration © JPS

« Osons parler d’arrachage! », a lancé Bernard Farges lors de l’Assemblée générale de l’interprofession à Bordeaux alors que la crise du Covid-19 n’a fait qu’amplifier des difficultés économiques déjà bien réelles.

Consommation française de vins en baisse, notamment en rouge, repli des exportations vers la Chine, taxes sur les vins de l’administration Trump, incertitudes nées du Brexit ou de la crise politique à Hong Kong…: les causes des soucis du premier vignoble AOC de France sont multiples et la situation est « mauvaise ».

« Il va falloir du temps et de l’énergie pour remonter la pente », a prévenu le président du CIVB, qui a évoqué l’arrachage parmi d’autres sujets jusque là abordés « frileusement ou timidement » mais qu’il faut désormais « mettre sur la table ».

L’arrachage, « s’il est pensé, accompagné, organisé, peut être utile à l’ensemble de la filière, à Bordeaux comme ailleurs en France ou en Europe », a-t-il assuré. Il « peut accompagner des entreprises vers la cessation, le recentrage ou la diversification de leur activité, pour redonner aussi de la compétitivité en relevant les rendements à l’hectare ».

Longtemps tabou dans le vignoble bordelais, le mot avait récemment été prononcé par le président socialiste de la région Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset.

Parmi les autres pistes à explorer, selon M. Farges, figure « la mixité bio et conventionnel dans une exploitation ». « Si nous raisonnons cette mixité par îlots culturaux, nous verrons un grand nombre d’entreprises passer au bio sur une partie de leur vignoble », a-t-il expliqué. « Nous ferons disparaître le débat stérile entre bio et conventionnel ».

Selon lui, le vignoble de Bordeaux, déjà à 65% certifié par un label environnemental, doit s’embarquer tout entier dans une démarche de développement durable, un mouvement que le CIVB entend fédérer sous le slogan « Bordeaux cultivons demain ».

M. Farges a également souhaité que les aides OCM (Organisation commune de marché) vitivinicole puissent être utilisées pour la promotion des vins: « Nous devons collectivement faire le choix de (…) consacrer nos moyens à vendre, vendre, vendre ».

Le CIVB a par ailleurs décidé de mettre en réserve une partie de la production des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur, les plus importantes du Bordelais en volume et en rouge.

AFP

16 Juil

La CNAOC interpelle le Président de la République : « la viticulture boit la tasse. La soutenir, c’est investir… »

La Confédération Nationale des Producteurs de Vins et Eaux de Vie de Vin à Appellations d’Origine Contrôlée vient d’interpeler le Président Macron au sujet de la santé de la viticulture française. Côté Châteaux partage cette missive du Président de la CNAOC Bernard Farges.

Image d’illustration tirée de la page de la CNAOC

« La viticulture boit la tasse. La soutenir c’est investir sur des femmes et des hommes qui participent activement à la relance économique !

Monsieur le Président de la République, la viticulture demande la mise en place de mesures vitales :

  • Une exonération des cotisations sociales patronales : Ne pas attendre 80% de pertes consécutives au confinement pour exonérer, ce sera trop tard. Il est nécessaire d’abaisser ce seuil à 60% de pertes. Et d’exonérer à 50% en dessous de ce seuil.
  • Une adaptation des cotisations sociales de l’exploitant : un calcul ajusté sur le résultat de l’année en cours et non sur les années précédentes pour ne pas fragiliser davantage la trésorerie de petites structures.
  • Un allègement de la fiscalité des stocks : les stocks de vins qui n’auront pas été vendus vont peser très lourds dans les bilans des exploitations viticoles et vont mécaniquement augmenter la fiscalité. Il faut donc adopter une mesure d’atténuation pour 2020 afin de ne pas taxer les invendus.

« Toutes les composantes de notre économie, sans exception, doivent être soutenues pour une sortie de crise et un rebond durable. Pendant le confinement, la vie dans les campagnes ne s’est pas arrêtée. Chacun a pu mesurer l’interdépendance entre nos territoires ruraux et urbains. Les vigneronnes et les vignerons ont fait leur part, ils ont travaillé dans les vignes, pris soin de la récolte à venir, embauché pour maintenir la vie dans leurs exploitations. Ils n’ont pas émargé aux milliards du chômage partiel. En d’autres termes, ils ont entretenu notre bien commun : l

Les vins AOC qui représentent près de 50% de la production viticole française en volume, 80% en valeur, et 12% de la valeur agricole nationale totale ! Sans eux, c’est l’ensemble de notre économie dans les territoires ainsi que l’image globale des vins français dans le monde qui seraient profondément déstabilisées » Bernard Farges, Président de la CNAOC.

Bernard Farges, Président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux et de la CNAOC © Jean-Pierre Stahl

Soutenir la viticulture AOC aujourd’hui, c’est garantir les conditions de sa pérennité mais aussi lui donner les moyens de participer activement au rebond économique à la fois régional et national ! C’est un investissement pour l’avenir. Privée de ces principaux circuits économiques habituels pour cause d’épidémie de Covid19 : exportations, CHR (Café-Hôtellerie-Restauration), œnotourisme, la viticulture AOC boit la tasse. Mais doit repartir !

A titre d’exemple, le CHR représente à lui seul une perte sèche de chiffre d’affaires s’élevant à 1,5 milliard d’Euros en 11 semaines de confinement. L’export a chuté de près de 30% en valeur vers les USA, de 40% vers la Chine, entre janvier et avril 2020.  La viticulture française, au global, compte 500 000 emplois directs et indirects, non délocalisables, auxquels il convient d’ajouter la richesse produite grâce à l’attractivité des territoires accueillant 10 millions d’œnotourismes chaque année.

Ces mesures sont très attendues dans les territoires représentés par les 17 fédérations régionales de la Confédération des AOC (CNAOC) car la situation est aujourd’hui critique pour de nombreuses exploitations viticoles.

Relancer l’économie quel qu’en soit le prix !

« Monsieur le Président de la République, nous préparons déjà notre avenir mais seuls, nous ne pouvons pas tout. Les vins et spiritueux, on ne le dit pas assez, sont le deuxième secteur excédentaire de la balance commerciale, juste derrière l’aéronautique. La viticulture est constituée de femmes et d’hommes, ceux qui symbolisent plus que jamais le lien social et le circuit court plébiscité par de plus en plus de Français. Elle compte une multitude d’entreprises de taille variable, implantées partout sur notre territoire. Tous ont en commun leur savoir-faire bimillénaire et la passion de leur métier, ils portent haut nos couleurs partout dans le monde. Ils ne comprendraient pas de ne pas être entendus ni considérés à leur juste place pour une relance économique que nous devons opérer collectivement » ajoute Bernard Farges.

Avec la CNAOC

15 Juil

De l’art en bouteilles avec le château La Grâce Dieu des Prieurs

Le château La Grâce Dieu des Prieurs continue d’associer grand cru de Saint-Emilion et Art Russe. Ainsi les nouvelles étiquettes de son millésime 2018 sont ornées de peintures d’artistes peintres russes.

 Le château La Grâce Dieu des Prieurs, à l’entrée de Saint-Emilion, continue sa quête de culture en fusionnant la tradition gastronomique française et le caractère unique du patrimoine culturel russe.

Bouteille ornée de l’ouvre de Gavriïl Gorélov (1880-1966)  © La Grâce Dieu des Prieurs

Ce sont donc des oeuvres des artistes peintres russes Arkady Plastov, Aristarkh Lentulov, Tahir Salahov, Tatiana Yablonskaya, Petr Ossovsky, Victor Ivanov, Nikolai Baskakov, alexander Gerasimov, Nikolai Fechin ou encore les frères Tkachev qui sont reproduites sur les bouteilles du millésime 2018. Des toiles inspirantes qui illustrent le quotidien de ces hommes et ces femmes durant les années soviétiques de la fin du XIX et début du XX siècle. Ces nouvelles étiquettes ont été choisies parmi les oeuvres de la fondation Art Russe fondée en 2012.  

Gavriïl Gorélov (1880-1966) a connu un succès en tant qu’artiste dans l’Empire russe comme dans l’Union soviétique

Voilà donc un voyage initiatique dans l’art et la culture russe, mariés au terroir de Saint-Emilion et au savoir-faire de l’équipe du château La Grâce Dieu des Prieurs. Une belle initiative qui me rappelle aussi cette volonté du château Monton-Rothschild d’associer son nom à un artiste en confiant le dessin de son étiquette à un artiste de renom depuis 1945.