24 Jan

La Tournée des Vins de Bordeaux : opération séduction partout en France pour reconquérir les marchés

Ils sont 1300 vignerons et négociants de Bordeaux sur le pont aujourd’hui et demain dans 700 enseignes, partout en France, surtout sur Paris, dans le Nord, en Bretagne et dans le Sud-Ouest. La moitié d’entre eux a investi les super et hypermarchés pour reconquérir le coeur des consommateurs. D’autres ont eu la mission de travailler au corps les cavistes et restaurants pour défendre l’étendard Bordeaux.

Ce matin, ils sont arrivés avec la banane, le sourire sur les lèvres et dans leur coeur. Certes ils partent de loin, avec un peu avec de retard, dans un contexte de crise qui dure depuis plus de 18 mois, mais ils sont motivés, motivés…Ils ont invoqué leur saint patron, Saint-Vincent qui va venir bien sûr à leur secours. Mais, entre nous, c’est surtout leur bonhomie et leur contact chaleureux qui va être salvateur.

Laurent Mauvillain et Romain Cahuzac des Vignerons de Tutiac arrivent à Auchan Lac avec leur kit sous le bras...Attention, ça va être la guerre, il vont dégoupiller leur énorme calico « la Tournée des Vins de Bordeaux », enfiler leur tablier noir éponyme et sortir verres et tire-bouchon. Le client interloqué approche pas trop effrayé et cela part aussitôt dans une franche discussion fort sympathique…et une petite dégustation.

« On mange moins, on boit moins, c’est plus du tout pareil, il y a les contrôles d’alcoolémie, ceux qui buvaient beaucoup ne sont plus forcément là et les jeunes ne vivent plus pareil », voici l’état des lieux résumé par Didier Petitgermot de Bordeaux. Sans parler aussi des hygiénistes et autres associations qui ont promu le mois sans alcool, bref tout est fait ma bonne dame pour décourager l’amateur de vin…

Il y a une baisse de consommation et le fait de retourner voir le consommateur va permettre de relancer la machine », Laurent Mauvillain vigneron de Tutiac.

« On sent quand même des ventes qui régressent en foire aux vins ou lors des ventes de fin d’année et le fait d’aller à la rencontre des consommateur est une opportunité pour eux et aussi pour nous », explique Patrick Barrouillet, manager cave d’Auchan Lac.

Et pour les y aider, ils ont mis en place aussi des bons de réduction (1,5€ pour 3 bouteilles de Bordeaux achétées)… » Je suis Bordelais, né à Bordeaux, comment voulez-vous que je perçoive les vins de Bordeaux, je les aime, je les aime tous… » confie Dominique Granger.

C’est vrai que maintenant le consommateur a besoin d’être rassuré de savoir comment on travaille…On est là pour se faire connaître et redorer l’image des vins de Bordeaux » commente  Romain Cahuzac des Vignerons de Tutiac. Les vignerons de Tutiac ont pour objectif en 2020 d’avoir 100% des propriétés estampillées Haute Valeur Environnementale 3, sachant que Tutiac a décidé aussi d’arrêter l’utilisation de pesticides les plus nocifs CMR.

Mais la Tournée ne s’arrête pas là, il y a également les cavistes qui sont associés comme par exemple la Vinothèque de Bordeaux ou l’Intendant, et bien d’autres, mais aussi de nombreux restaurants. Michel Sartorius du château Léoville Barton à Saint-Julien s’est proposé pour faire déguster ses vins à la brasserie 1925 place des Quinconces.

Bordeaux séduit également le marché belge en recevant une délégation de Bruxelles partenaire avec l’opération Eat Brussels! Drink Bordeaux ! © JPS

Pour les grands vins comme les plus modestes, le contexte international n’est pas favorable. Ainsi les USA ont depuis le 18 octobre imposé une taxe supplémentaire de 25% qui se traduit par une baisse de 24% en volume des exportations de vins de Bordeaux vers ce 2e marché à l’export et de 46% en valeur, sans parler des marchés en berne sur la Chine et sur Hong-Kong, ni du Brexit…

Jusqu’à présent on exportait 80% nos vins à l’étranger, donc on fait un gros effort sur le marché français au niveau de la restauration et des caves », Michel Sartorius du château Léoville Barton

Une opération qui dépoussière l’image de Bordeaux, de ses vignerons et séduit, on l’a bien remarqué, les consommateurs, à renouveler dès demain et même plusieurs fois dans l’année, car s’il faut aller les chercher avec les dents. Quand il faut, il faut… Bravo Bordeaux.

21 Jan

Espoir d’un sursis pour les produits français menacés de surtaxes aux USA

Rouges à lèvres et champagnes français échapperont-ils à une surtaxe douanière aux États-Unis? C’est ce qu’espère Paris, qui a obtenu de poursuivre les négociations avec les Américains.

Une source diplomatique française a fait état lundi d’un accord entre Emmanuel Macron et Donald Trump pour prolonger « jusqu’à la fin de l’année » les discussions sur la taxation des géants du numérique, défendue par Paris mais qui fâche Washington.

Le chef d’État français et le président américain « se sont mis d’accord pour donner une chance » aux négociations afin de « trouver une solution dans un cadre international » et éviter « une guerre commerciale qui ne serait bénéfique pour personne », a indiqué lundi soir une source diplomatique. « Dans cet intervalle, il n’y aurait pas d’application de sanctions », a-t-elle assuré.

Dans un tweet en début de soirée, Emmanuel Macron a qualifié d' »excellente » la discussion qu’il a eue dimanche avec son homologue américain. « Nous allons travailler ensemble sur un bon accord pour éviter toute escalade des tarifs » douaniers, a-t-il
souligné.

« Excellent! », lui a répondu Donald Trump, toujours sur Twitter. « Les deux dirigeants sont convenus qu’il était important de mener à bien des négociations couronnées de succès », a écrit la Maison Blanche.

Le ton du ministère des Finances est resté plus mesuré. Les négociations avec les États-Unis sur la taxation française des géants du numérique sont « très difficiles » et échapper à des sanctions qui pourraient être annoncées dès mercredi est « loin d’être gagné », avait constaté plus tôt lundi le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire sur la chaîne de télévision LCI.

Washington a menacé début décembre de surtaxer « jusqu’à 100% » l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits hexagonaux emblématiques, en représailles à l’imposition par la France d’une taxe de 3% sur les grandes entreprises du numérique.

A Washington, on déplore qu’elle cible surtout les géants américains du secteur, les « GAFA » (Google, Amazon, Facebook, Apple).

Seraient visés le champagne, des produits laitiers dont l’emblématique roquefort, les sacs à main en cuir, les cosmétiques, la vaisselle en porcelaine ou encore les cocottes en fonte françaises, très prisées des gourmets américains.
 
Paris a toutefois indiqué qu’il supprimerait son projet de taxe si un accord international sur une fiscalité du numérique était trouvé.

Depuis décembre, la France mène donc d’intenses négociations dans le cadre de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour tenter d’éviter cette nouvelle salve de taxes douanières punitives américaines. Celles-ci s’ajouteraient aux taxes déjà appliquées en octobre dans le cadre du conflit commercial Airbus/Boeing, qui ont touché essentiellement les vins non pétillants de moins de 14 degrés d’alcool, soit des exportations représentant un milliard d’euros en
2018.

Le 7 janvier, les États-Unis et la France s’étaient donné quinze jours, jusqu’à ce mardi, pour permettre la poursuite du travail à l’OCDE.

« La France poursuit son objectif de juste taxation des entreprises du numérique et de trouver un compromis dans le cadre de l’OCDE », a rappelé lundi l’Élysée.

Bruno Le Maire doit rencontrer mercredi à Davos son homologue Steven Mnuchin pour discuter de la poursuite des discussions en présence du secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria. « Ils vont travailler », a confirmé lundi soir une source proche du dossier, ajoutant « la France fera des propositions ».

Un deuxième train de taxation américaine « serait un coup terrible pour la viticulture française » avait reconnu M. Le Maire sur LCI. Cependant, dans l’attente d’une fiscalité internationale cadré par l’OCDE, le ministre n’est « certainement pas » prêt à renoncer, a-t-il affirmé, ni à réduire à « presque rien » cette taxe.

« Ce que j’essaye de faire comprendre à nos amis américains, c’est que le combat n’est pas entre la France et les États-Unis, ou entre l’Europe et les États-Unis. Le combat est pour mettre en place une fiscalité juste » sur le numérique, a-t-il insisté.

AFP

20 Jan

Taxes sur les vins français : une lueur d’espoir selon Emmanuel Macron

Par un tweet posté ce soir, le président français assure avoir eu une « excellente discussion » avec Donald Trump sur la fiscalité du numérique, ce qui augurerait d’une désescalade de cette guerre de taxes, notamment sur les vins français. 

Donald Trump et Emmanuel Macron en août dernier à Biarritz avant le début du G7, avant l’emballement et les taxes américaines du mois d’octobre  © F3 Aquitaine

Comme vous le savez, les 25% de taxes imposées par Donald Trump sur les vins français de moins de 14° ont figé toute exportation vers les USA depuis le 18 octobre dernier. Le marché est atone, cela a de fâcheuses conséquences qui commencent à se faire sentir, avec le reste du contexte mondial et français difficile, et même aux USA de nombreux témoignages de revendeurs de vins français témoignent de leur désarroi et de leurs difficultés à tel point qu’ils doivent se séparer pour certains de collaborateurs.

Ce soir Emmanuel Macron a lancé sur son compte Twitter qu’il a eu une « excellente discussion avec Donald Trump sur la fiscalité du numérique » et que du coup « nous allons travailler ensemble sur un bon accord pour éviter toute escalade des tarifs. »

Cela rassure alors que d’autres menaces de taxes à 100% sur les produits français avaient été proférées, est-ce pour autant que le président américain va revenir sur ses 25% de taxes mises en place en octobre, à voir …Il faut espérer mais le président américain nous a tellement habitué à tout et son contraire….

 

17 Jan

« Dry January »: Alain Ducasse contre-attaque avec le vin « à la bouteille »

Le chef français multi-étoilé Alain Ducasse a présenté mardi une initiative pour inciter les clients à commander du vin à la bouteille et non au verre dans ses bistrots parisiens, pied de nez au Mois sans alcool qui gagne du terrain en France.

Photo de profil Facebook d’ © Alain Ducasse

“J’aime bien les contre-courants”, a déclaré à l’AFP M. Alain Ducasse qui vient de lancer avec son sommelier Gérard Margeon  un projet qui consiste à proposer à des prix “attractifs” des grands vins de Bourgogne, de la vallée du Rhône et de Bordeaux – de 100 euros pour un Corton 2015 à quelque 400 et au-delà pour des grands crus classés – dans les bistrots chics Benoît, Rech, Allard et Aux Lyonnais.

Historiquement, l’appétence pour la notion « qu’est-ce qu’on mange et qu’est-ce qu’on boit avec » fait partie de l’ADN du client français”, assure-t-il en soulignant que son projet vise à “décomplexer le consommateur” et “réinitier l’idée de la générosité et du partage” en l’invitant à commander du vin “à la bouteille et non pas au verre et de prendre le temps de le savourer”.

“J’ai l’obsession de vendre du vin”, déclare le chef star qui a des restaurants aux quatre coins du monde et s’avoue horrifié de voir des clients à New York à commander “du thé glacé” au déjeuner.

La France est d’ailleurs à son tour gagnée par cette tendance et de moins en moins de patrons commandent du vin lors de déjeuners d’affaires, poussant certaines grandes tables à élaborer des accords mets-thés. “Je remarque cette tendance, mais je ne veux ni voir, ni entendre, ni écouter cette tendance, je vais m’y opposer”, conclut M. Ducasse.

Inspiré de “Dry january” (littéralement “Janvier sec”) lancé en 2013 en Angleterre, le “Défi de janvier”, porté par des associations, consiste à cesser ou au moins diminuer sa consommation d’alcool pendant le premier mois de l’année. L’initiative, dénoncée par les producteurs du vin, séduit de plus en plus de Français.

Selon les associations organisatrices, le projet, inédit en France, aurait initialement dû être porté par l’État. Mais elles l’accusent d’avoir renoncé mi-novembre après une rencontre entre Emmanuel Macron et les producteurs de champagne.

AFP

Sur son site Facebook : « 2020 sera l’année du vin…
A partir de cette semaine, Gérard Margeon, chef sommelier exécutif et sa brigade lancent l’opération « 20 vins divins pour 2020 » dans nos bistrots Restaurant chez Allard, Benoit Restaurant, Paris, Restaurant Aux Lyonnais, L’esprit Bistrot Par Alain Ducasse et Restaurant Rech.
L’idée ? Proposer les crus des plus grands vignobles français aux prix justes ».

11 Jan

Vinexpo et Comexposium : un mariage pour être le 1er organisateur mondial d’événements dédiés aux vins et spiritueux

L’annonce a été faite cette semaine. Vinexpo Holding et Comexposium se rapprochent pour devenir le 1er organisateur mondial d’évènements dédiés aux vins et spiritueux. Une nouvelle entité devrait voir le jour.

© Vinexpo incarné par Patrick Seguin à droite président de la CCI Bordeaux Gironde et Comexposium

Il est vrai que le secteur est très concurrentiel. Qu’entre les différents salons européens et internationaux, on ne se fait point de cadeau. Que ProWein a pris l’ascendant sur Vinexpo Bordeaux, le premier ayant doublé le second au niveau visiteurs professionnels.

Aussi il faut peut-être un électrochoc. Celui-ci a déjà été amorcé avec le rapprochement de Wine Paris et Vinexpo Paris qui vont se tenir en même temps (c’est du Macron dans le texte) du 10 au 12 Février à la Porte de Versailles à Paris, et puis il y a cette nouvelle entité qui va voir le jour, née d’un rapprochement entre la Vinexpo Holding (créée et détenue par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux-Gironde) et Comexposium (organisateur mondial d’événement). Ce sera alors le premier organisateur mondial d’évènements dédiés aux vins et spiritueux.

Dans un environnement économique mondialisé, cette volonté de rapprochement est une avancée majeure pour servir le développement des entreprises de la filière du vin et des spiritueux.  Par cette alliance, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux-Gironde veut donner naissance à un fleuron performant qui portera haut et loin les couleurs de la France à l’international, »  Patrick Seguin, Président de la CCIBG.

Pour Pierre Clément, Président de l’AVS et du Conseil d’Administration de VinoVision Paris : « ce rapprochement est inédit ! Nous avions initié cette dynamique avec Wine Paris dès 2019 et nous voulons transformer l’essai en 2020 avec une volonté forte et partagée par tous d’unir nos forces en mettant nos spécificités et nos expertises en commun au service d’un grand projet collectif.»

UNE NOUVELLE STRUCTURE

Porté par treize interprofessions françaises, par le Conseil Stratégique de Vinexpo et par les Conseils d’Administration de Vinisud et de Vinovision Paris, ce projet devrait être finalisé avant fin juin 2020.

  • La nouvelle structure devrait être le 1er organisateur mondial d’évènements dédiés aux vins et spiritueux en accueillant annuellement plus de 78 000 visiteurs issus de 140 pays et 5 900 exposants.
  • Détenue à part égale par les deux acteurs, elle réunira l’expertise et l’ancrage international de Vinexpo, marque à la notoriété mondiale, spécialisée dans l’organisation, sur plusieurs continents, de rendez-vous professionnels dédiés à la filière du vin et des spiritueux et de Comexposium, 3e organisateur au monde d’évènements.
  •  L’objectif : renforcer un portefeuille de 10 évènements emblématiques et reconnus qui réunit les actifs actuels des deux organisateurs : Vinexpo (Bordeaux, Paris, Hong Kong, Shanghai et New-York) ainsi que les évènements Vinexpo Explorer pour Vinexpo Holding, Wine Paris (Vinisud/Vinovision Paris), World Wine Meetings et World Bulk Wine Exhibition (Amsterdam et Asia) pour Comexposium.
  • Sa  finalité: mettre en œuvre de nouveaux rendez-vous pour accompagner les entreprises du secteur sur des marchés internationaux à fort potentiel de croissance.
  •  Un soutien affirmé de toutes les interprofessions, du Conseil Stratégique de Vinexpo, ainsi que des Conseils d’Administration de Vinisud et de Vinovision Paris.

« L’alliance que nous sommes en train de construire est un formidable tournant pour le monde du vin et des spiritueux. Elle va nous permettre de rayonner plus largement, de développer un portefeuille d’évènements incontournables et de répondre aux attentes des différents marchés dans le monde. » conclut Christophe Navarre, Président du Conseil d’Administration de Vinexpo.

EN ADEQUATION AVEC LES BESOINS DE LA FILIERE

DÉJÀ, UN SALON COMMUN:  Vinexpo Holding et Comexposium ont ainsi annoncé en mai 2019 la tenue à Paris en un même lieu et aux mêmes dates de leurs deux événements: Vinexpo Paris et Wine Paris, du 10 au 12 février 2010: un message clair pour faire venir de nombreux acheteurs nationaux et internationaux.

EN PRIME LA STRUCTURE SERA EN FRANCE: elle va proposer une offre d’évènements élargie, adaptée aux 3 principaux segments de marché : vins en vrac, vins et spiritueux entrée de gamme à premium, vins et spiritueux super premium à luxe.

Par ce rapprochement de compétences et de savoir-faire, les professionnels de la filière du vin et des spiritueux vont avoir, pour leur développement commercial, un partenaire majeur pouvant les accompagner toute l’année et à travers le monde. » Rodolphe Lameyse, Directeur Général de Vinexpo Holding.

SAISIR LES OPPORTUNITES DE DEVELOPPEMENT A L’INTERNATIONAL

Ces deux géants de salons Vinexpo et Comexposium, déjà présents dans de nombreux pays, souhaitent ainsi  s’implanter de manière plus importante encore sur les marchés asiatiques et américains.

« Cette alliance renforce la stratégie internationale de Comexposium dans les vins et spiritueux et va créer de la valeur pour tous les acteurs avec des évènements référents et une présence croissante dans le monde entier, » selon Laurent Noël, Directeur Général de Division de Comexposium.

A voir sur pièce, en espérant que la dynamique puisse être ainsi relancée, bonne chance en tout cas à ce rapprochement de Vinexpo et Comexposium.

10 Jan

Incendie au château Paloumey: « c’est un drame, mais ce n’est que du matériel, franchement »

Hier soir, un incendie est survenu au château Paloumey à Ludon-Médoc. Plus de peur que de mal, car aucune victime n’est à déplorer. Si la bâtisse du XIXe siècle a souffert, les chais n’ont pas été touchés et le stock du château Paloumey ont pu être préservés des flammes et des fumées. La famille Cazeneuve a été relogée.

Les 60 sapeurs pompiers de la Gironde et 15 véhicules ont permis d’éviter le pire © Jean-Pierre Stahl

C’est un crève-coeur, vraiment pour le Médoc, et particulièrement pour Martine Cazeneuve qui est l’incarnation de ce fabuleux château Paloumey et connue aussi pour être l’une des premières femmes viticultrices avec l’association des « Médocaines ». Elle a acheté avec son époux le château en 1989, un château viticole bien connu des amateurs de vin. Un cru Bourgeois que la famille Cazeneuve a réussi à porter à un haut niveau et a réussi à en faire une pépite du Médoc. De 14 hectares de vignes à l’origine, toute la propriété a été replantée, et fait aujourd’hui 40 hectares. Ses vins sont d’une grande précision.

Ce matin, encore sous le coup de l’émotion, Martine Cazeneuve me confie « c’est effectivement l’histoire d’une vie, j’y habitais jusqu’à l’an dernier, jusqu’en avril. Entre temps les enfants l’ont refait, nettoyé et voilà… Cela fait 30 ans que je suis là, j’y ai beaucoup travaillé, c’est un peu mon 4e enfant… ».

Pierre Cazeneuve faisant le pont ce matin avec le responsable des opérations de secours © JPS

Pour son fils Pierre Cazeneuve, qui habite désormais le château avec sa famille: « oui c’est un drame personnel, c’est une propriété familiale…Moi, je revenais de chez le médecin, c’est mon épouse qui, en train de manger avec les filles dans la cuisine, a entendu du bruit, elle est montée et a vu le matelas en feu. Elles’est mise en sécurité avec mes filles et a appelé les pompiers. On a un voisin qui est à 20 mètres chez qui on a dormi et c’est super. On a plein de gens qui ont été là avec nous… Oui, c’est un drame mais en même temps ce n’est que du matériel, franchement. »

60 sapeurs pompiers de Macau et de toute la Gironde, 15 véhicules ont combattu le feu une bonne partie de la soirée et réussi à limiter les dégâts.Certes la bâtisse a souffert, mais les chais attenants sont préservés.

« C’était un peu les images que j’ai vécues quand j’étais sur Paris pour Notre-Dameavec un feu très difficile à contenir avec beaucoup de vent, je tiens à saluer le courage et le travail des pompiers venus de tout le département », confie le député du secteur Benoît Simian, qui s’est aussitôt porté sur les lieux en tant que député du Médoc, mais aussi ancien maire de Ludon, accompagné du maire actuel:  « le pire a été évité, aucune victime,  l’outil de production n’est heureusement pas touché, sinon cela aurait été la double peine, en effet les chais ne sont pas touchés, 100 000 bouteilles ont été épargnés, » poursuit Benoît Simian.

Un beau château du XIXe siècle, récemment restauré© JPS

Assurances et experts vont intervenir dans les prochaines heures ou prochains jours. Les causes du sinistre restent à déterminer. En attendant, la famille est relogée.  Alors que le cuvier et les chais s’activent déjà, « les livraisons vont pouvoir repartir dès lundi » me confie Pierre Cazeneuve qui bien sûr va goûter les vins avec ses équipes, pour rassurer ses clients. Il n’y aura en tout cas pas de chômage technique. La famille a déjà pris des mesures de sécurité déjà pour sécuriser très fortement le site.

A toute la famille Cazeneuve, Côté Châteaux lui exprime ses plus sincères voeux de courage et de rétablissement face à cette épreuve.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Sarah Colpaert etb Thierry Culnaert : 

08 Jan

Charte départementale des riverains: on entre dans le vif du sujet…

C’est aujourd’hui une première réunion à la chambre d’Agriculture de concertation avec des associations de riverains et d’autres associations de lutte anti-pesticides et les acteurs de la chambre d’Agriculture. La discussion risque d’être intéressante et animée.

La manifestation devant la chambre d’agriculture en décembre dernier © France 3 Aquitaine

Depuis septembre, de nombreuses associations dont Générations Futures demandaient à la Chambre d’Agriculture de participer aux réunions de concertation. Il y eu dans un premier temps un silence radio, puis les associations ont manifesté n’étant pas invités. La Chambre d’Agriculture a finalement convié ces associations pour une réunion le 16 décembre, invitation déclinée car le délai était trop court.

Aujourd’hui, la chambre d’agriculture doit présenter à ses associations ses propositions à l’occasion de cette réunion en présence d’organisations agricoles professionnelles et des représentants des riverains. Ciryl Giraud de Génération Futures s’interroge dans un communiqué : « aura-t-on droit à un copier-coller de la charte vide proposée par la FNSEA au niveau national ? ». Il souhaite en tout cas échanger sur les thèmes suivants

  • nature des produits,
  • information des riverains et du public,
  • visualisation de la vitesse du vent,
  • zones de traitements différenciés…

Obligation est faite avec la Loi Egalim de mettre en place ces chartes départementales à l’initiative des utilisateurs de produits phytopharmaceutiques pour prendre des mesures de protection des riverains.

Dans un communiqué commun, les organisations environnementales soulignent « les arrêtés municipaux anti-pesticides reflètent l’inquiétude grandissante d’une société
civile informée et d’une réelle volonté politique de certains édiles de protéger la santé de leurs concitoyens, dont les plus vulnérables, les enfants. Volontés politiques confortées à deux reprises par des tribunaux administratifs ». Elles rappellent que « L’air, l’eau et la terre sont des biens communs » et considèrent que jusqu’à présent il y a eu « un mépris des riverains et transfert des responsabilités des firmes et des pouvoirs publics sur les professionnels » à qui l’ont demande aujourd’hui de « bonnes pratiques des professionnels ».

07 Jan

La Cité du Vin : plus d’1 million et demi de visiteurs accueillis depuis son ouverture

La Cité du Vin a publié ce jour les chiffres de sa fréquentation en 2019 : 416 000 visiteurs, preuve que malgré les manifestations de gilets jaunes et les grèves de fin d’année, la fréquentation est restée à un niveau correct. Au total, plus de 1,5 million depuis le 1er juin 2016.

La Cité du Vin a été dessinée par les architectes d’X-TU

178 NATIONALITES

C’est pas mal. 416 000 visiteurs, c’est légèrement moins que la première année, mais c’est un beau résultat surtout vu le nombre de nationalités différentes: 178 nationalités. 46% de visiteurs sont étrangers. Un visitorat international en hausse de 20% par rapport à 2018, avec beaucoup de Britanniques, d’Espagnols et d’Américains. Une augmentation de 50% du nombre d’Italiens et de 27% d’Allemands. Les visiteurs s’estiment satisfaits de leur visite: indice de 8/10.

L’attractivité de Bordeaux pour le tourisme de loisirs et le tourisme d’affaires permet à la Cité du Vin de rayonner auprès de visiteurs venant du monde entier, » Philippe Massol directeur de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin.

12% SONT DES BORDELAIS

Les Bordelais sont toujours présents, surtout pour les ateliers (20%) et autres afterworks plus nombreux. Ils ont plébiscité les tarifs  préférentiels mis en place, et des evenmments gratuits proposés tout au long de l’année, s’adressant surtout au public de proximité.

SUCCES DES DEUX EXPOSITIONS TEMPORAIRES

Les deux expositions temporaires Renversant! et Argentina terre de contrastes ont attiré respectivement 30 000 et 43 000 visiteurs. La prochaine exposition temporaire Boire avec les Dieux, se tiendra du 10 avril au 30 août 2020.

QUELQUES NOUVEAUTES

Une nouvelle signalétique a été adoptée pour le 3e anniversaire de la Dame, des tables d’orientation aménagées au Belvedere et des modifications sur certains modules du Parcours Permanent.

UNE VENTE AUX ENCHERES CHEZ SOTHEBY’S

Innovant et réfléchissant toujours à son financement, la Cité du Vin a lancé une vente aux enchères organisée avec Sotheby’s Wine pour contribuer au développement de son programme culturel 2020:  un succès 350 000 € ont été récoltés.

Gérard Descrambre le fournisseur de vin de Charlie Hebdo : il revient sur 40 ans de souvenirs partagés avec les auteurs d’Hara Kiri et de Charlie

C’est aujourd’hui un bien triste anniversaire. Celui de l’attentat de Charlie Hebdo il y a 5 ans. Côté Châteaux est allé à la rencontre de Gérard Descrambre, un vigneron du Bordelais, qui a bien connu l’équipe, depuis les grandes heures de Hara Kiri puis Charlie. Il est devevu leur fournisseur de vin, des liens d’amitié se sont noués, en retour les auteurs lui réalisaient des dessins pour ses étiquettes et des affiches pour ses salons. Instant d’émotion, de liberté de ton, avec Gérard Descrambre.

« Je suis Charlie », Gérard Descrambe l’est depuis la première heure… Ce vigneron bio en St Emilion est devenu il y a 45 ans le fournisseur officiel du Professeur Choron et de Cavana à la grande époque d’Hara Kiri puis de Charlie Hebdo.

Gérard Descrambe, dans son vignoble, avec une bouteille de son chateau avec un dessin dessiné par Reiser © JPS

Au printemps 1974, « j’avais écrit une longue lettre au professeur Choron, je lui avais dit voilà on est de jeunes cons, on va reprendre un vignoble en bio, et je conclue ma lettre si tu me fais une commande de pinard, je la mets dans mes chiottes… » Elle y « trône » toujours !

 60 bouteilles, du plus cher et du meilleur ! Amicalement. Professeur Choron ».

Et pendant des années « Choron m’a toujours payé mon vin et l’a toujours bu avec enthousiasme… » (rires) Gérard Descambre part chercher sa pochette à dessins  précieusement remisée et nous dévoile les originaux de ces dessins et « crobarts » réalisés par les dessinateurs, les fines plumes, ses amis

 « ça, c’est du Tignous, je vois des éléphants roses » avec deux alsaciennes à forte poitrine en face de Gérard au gros pif, avec juste après un dessin de Carali « je veux le même », et là « ça c’est Charb avec un message marketing un peu spécial entre l’Alsacienne (Descambre en Alsacienne à moustache), ma bouteille de St Emilion et Y a bon ».

Une affiche signée Cavanna …papa, maman et petit Descrambe © JPS

Ce qui est marrant, c’est qu’ils l’égratignaient lui comme d’autres, même si il faisait du bio ils annotaient « c’est du dégueuli écolo… », des affiches pas facile à placer sur des salons, mais Gérard Descrambre n’hésitait pas il affichait tout…

Le 1er qui m’aurait dit que Tignous serait décédé avant moi, je lui aurais dit que c’était un gros con, des gens comme Wolinski,… je les connaissais depuis 1974, c’était assez dur, »Gérard Descrambre, vigneron.

Chaque fois, qu’il montait à la capitale pour livrer son vin à Hara Kiri puis Charlie, c’était des retrouvailles arrosées avec la bande, dans leur cantine un resto rue de Bièvre à Paris...une restaurant où ils s’étaient liés d’amitié avec des chauffeurs du président Mitterrand ou encore des gens des RG qui les surveillaient quelque peu…« Un resto ou on est capable d’arriver avec 24 bouteilles, les ressortir au fur et à mesure c’est quasiment impossible et là ça a toujours été possible ».

C’était une sacrée époque pour Gérard Descrambe, où ses amis comme ses étiquettes étaient portés sur la bouteille, et où l’inspiration venait parfois avec, jusqu’à ce qu’il y ait un changement de direction…Il se souvient alors de ce que lui a raconté Willem: « il a dit, moi depuis la période Val je ne vais plus aux conférences de rédaction, donc c’est mon alcoolisme qui m’a sauvé la vie ».

Un dessin de Vuillemin © JPS

Son histoire commune avec ses amis d’Hara Kiri et de Charlie, il l’a raconte dans un livre « Grand Cru Déclassé » co-écrit avec Dominique Hutin, de Radio France, ce dernier l’avait invité à raconter ses souvenirs à la radio peu de temps après l’attentat.

Une pensée émue pour toutes les victimes à Charlie et victimes des jours qui ont suivi. Le monde a changé depuis 5 ans.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer : 

05 Jan

Taxera, taxera pas ? Les produits français dans l’expectative aux Etats-Unis…

La menace de l’administration Trump de taxer les produits français provoque une levée de bouclier aux Etats-Unis, chez les particuliers comme chez les professionnels du secteur. L’administration Trump a récemment menacé de surtaxer « jusqu’à 100% » l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français.

« Ne me prenez pas l’un des derniers plaisirs que je peux encore m’offrir », supplie Gerald Ansel. Cet amateur américain de vin veut convaincre l’administration Trump de renoncer à imposer des tarifs douaniers sur des produits emblématiques pour punir la France de sa taxe GAFA.

L’administration Trump a récemment menacé de surtaxer « jusqu’à 100% » l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français. Champagne, roquefort, sacs à main en cuir, cosmétiques, porcelaine de Limoges, cocottes en fonte Le Creuset et Staub, pourraient ainsi faire les frais du mécontentement des Etats-Unis après l’instauration en France d’une taxe sur les géants du numérique qui frappe en premier lieu les « Gafa » américains (Google, Apple, Facebook et Amazon).

Le représentant américain au commerce (USTR) reçoit jusqu’à lundi soir les commentaires écrits de particuliers et professionnels du secteur, et tiendra mardi une réunion publique, pour examiner les demandes d’exemptions.

« Des petites et moyennes entreprises seront pénalisées tout au long de la chaîne d’approvisionnement en représailles à des taxes sur les géants des services numériques », déplore ainsi, dans son commentaire à l’USTR, la Specialty Food Association (SFA), organisation professionnelle alimentaire qui compte plus de 3.900 membres aux Etats-Unis.

L’organisation estime qu’environ 14.000 détaillants de produits alimentaires spécialisés seront pénalisés par ces droits de douane, ainsi que plus de 20.000 autres détaillants alimentaires.

Dix associations d’importateurs de vins français, qui ont envoyé un courrier commun à l’USTR, ont chiffré de 11.200 à 78.600 les pertes d’emplois aux Etats-Unis si ces menaces sont mises à exécution.

HAUSSE ASTRONOMIQUE DES PRIX

La mesure n’entrera pas en vigueur avant mi-janvier, à l’issue de la période de consultations. Ces droits de douanes supplémentaires, « premièrement, feront perdre leur emploi à des gens, et les consommateurs n’auront plus accès à des produits qu’ils aiment ou devront supporter une hausse astronomique des prix », selon Kermit Lynch Wine Merchant, un importateur de vins français et italiens, dans un courrier transmis à l’USTR. « Malgré l’importance du marché américain pour le vin européen, les producteurs européens ne seront pas autant pénalisés que les consommateurs américains. (…) A la fin, les perdants seront les consommateurs et les entreprises américains », ajoute l’importateur.

De leur côté, les géants du numérique se gardent de condamner ces taxes supplémentaires. La Computer & Communications Industry Association, qui regroupe entre autres Facebook, Amazon et la maison mère de Google, Alphabet, estime ainsi que « l’action de la France mérite une réponse conséquente et proportionnée de la part des Etats-Unis ». « Si des changements sont nécessaires dans la taxation internationale de l’économie numérique, cela doit être mené dans le cadre d’un processus multilatéral à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) », plaide cette organisation.

Pour mettre fin à des pratiques fiscales controversées des multinationales du numérique accusées de minorer leurs revenus en France, le gouvernement français a voté fin 2018 une taxe dite « Gafa » qui impose ces entreprises à hauteur de 3% du chiffre d’affaires réalisé en France.

Le Canada compte également taxer les géants du numérique mais attendra, avant d’agir, la décision de l’OCDE, qui doit rendre à l’été un rapport sur le sujet. « Les menaces de sanctions américaines sont inacceptables. Notre priorité est de trouver une solution internationale à l’OCDE sur la taxation du numérique. Si nécessaire, nous sommes prêts à riposter au niveau européen », avait rétorqué mi-décembre le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire.

Si les Etats-Unis concrétisent leurs menaces, il s’agirait d’un deuxième train de sanctions douanières touchant la France: dans la longue bataille juridique autour des subventions accordées à Airbus, l’administration Trump a commencé mi-octobre à appliquer des taxes punitives s’élevant à 10% sur les avions européens, et à 25% sur divers produits alimentaires de l’Union européenne dont une partie des vins français.

AFP

VOICI DES EXTRAITS DE COMMENTAIRES ADRESSES AU REPRESENTANT US AU COMMERCE (UTSR):

  • John LeRoy, travaille pour M.S. Walker, entreprise familiale qui importe des
    vins et spiritueux: « Les droits de douane envisagés pourront avoir des effets dévastateurs sur l’industrie qui me fait vivre avec ma famille. Mon gagne-pain dépend de la croissance continue et du succès de l’entreprise pour laquelle je travaille, et il est évident que ces droits de douane pénaliseront fortement notre capacité à conduire nos activités et servir nos clients. »
  • Elizabeth DiPaolo, acheteuse de vins pour un groupe de magasins d’alcool dans le Massachusetts: « Nous ne devrions pas avoir à payer le prix d’un conflit entièrement hors de notre contrôle. (…) Si les vins importés deviennent trop onéreux pour les consommateurs américains, alors les droits de douane ne servent pas les intérêts qu’ils devraient. A la place, résultera une grande dépression dans l’industrie de l’alcool, au détriment de nombreuses personnes qui travaillent dur. »
  • Kenneth Cusson, restaurateur: « La production américaine de produits de substitution aux produits américains n’est simplement pas suffisante. (…) Ces taxes vont punir les entreprises et consommateurs américains, pas les gouvernements et industries impliqués dans ce conflit. »
  • William Woodruff, de Chloe Wines, importateur à Seattle (Etat de Washington): « Marie Copinet Champagne représente 20% de notre activité, et nous serions contraints de retirer cette offre de notre catalogue, et licencierions immédiatement un de nos deux employés. »
    Whitney Schubert, responsable de l’offre France de Polaner Selections, importateur de vins dans le New Jersey: « Cela va détruire l’activité vinicole américaine. (…) De petites, moyennes, et même grosses entreprises ne seront pas capables de résister à des frais si élevés, ce qui provoquera des fermetures et des pertes d’emploi. »
  • Gerald Ansel, particulier, Anaheim (Californie): « S’il vous plaît n’imposez pas plus les vins européens. Ils sont l’un des derniers luxes que je peux m’offrir. La qualité des vins américains n’a rien à voir avec ceux de France ou d’Italie. NE ME RETIREZ L’UN DES QUELQUES PLAISIRS SIMPLES QUE JE PEUX ENCORE M’OFFRIR. »
  • Shawn Mead, responsable de deux commerces de vin à Seattle (Etat de Washington): « Des droits de douane de 100% sur les vins européens dévasteraient probablement mes deux activités. (…) Je demande urgemment à l’USTR de ne pas appliquer de nouveaux droits de douane, mais plutôt de trouver d’autres solutions (…) de préférence avec les parties concernées, plutôt que de punir une industrie qui n’a rien à voir, et les milliers d’Américains qui gagnent leur vie grâce à cela. »