03 Juin

Le Festival Confluent d’Arts avec Catherine Ringer reporté en 2021 : « c’est comme ça… »

Confluent d’Art qui devait se tenir en juillet avait été reporté en septembre du fait du contexte lié au covid-19. Finalement trop d’incertitudes planent sur le festival en septembre, les organisateurs ont préféré reporter en 2021;  le concert de Catherine Ringer aura lieu le 1er juillet 2021.

Xavier Buffo était fier en janvier dernier de me présenter Catherine Ringer à l’affiche de son prochain festival Confluent d’Art initialement prévu en juillet 2020 © JPS

Quand ça veut pas, ça veut pas. Et pourtant c’est pas faute de vouloir. Les Suisses ont ce dicton très à propos « qui ne peut, ne peut… »

Forcément après le report décrété en avril dernier, tout le monde retenait son souffle pour re-chanter Marcia Baila et Andy en septembre, mais trop d’incertitudes ont eu raison de cette nouvelle date du festival Confluent d’Arts dont la vedette cette année était Catherine Ringer.

A l’heure actuelle, nous sommes dans l’impossibilité de savoir comment organiserl’accueil du public, et personne n’est en capacité ne nous apporter des précisions. »

Les organisateurs n’ont pas pu obtenir des réponses à leurs interrogations légitimes. Si on en sait un peu plus sur les salles de spectacles, avec port du masque obligatoire et règles de distanciation, concernant les manifestations en plein air, mis à part un nombre maximum de 5000 personnes en septembre, rien n’est très explicite, notamment s’il y aura des règles de distanciation aussi à tenir.

Trop de flou, face à l’esprit de convivialité avec le cocktail de musiques et spectacles, de bar à vins et food-trucks qui ont fait le succès de ce festival. Bref « les conditions pour vivre un festival en toute liberté ne sont pas réunies ». Après discussion des membres du l’association, du Rocher de Palmer et du responsable de la tournée de Catherine Ringer, il a été plus sage de décider le report en 2021, les 1-2 et 3 juillet au château de la Rivière, avec un concert très Rita Mitsouko le 1er juillet.

Et pour soutenir les intermittents en cette période difficile, il a été décidé de verser un défrisement de 30% des cachets. Les billets resteront valables l’an prochain ou pourront être remboursés.

02 Juin

Réouverture des cafés et restaurants de Bordeaux : un moment de bonheur partagé

Depuis ce matin, les cafés, brasseries et restaurants ont retrouvé leurs clients. Un moment attendu depuis 2 mois et demi, depuis le confinement, par ces établissements et les consommateurs. Réactions en immersion au Café Régent et à la Brasserie la Belle Epoque

Derniers préparatifs et mise en place de la terrasse ce matin à la Belle Epoque © JPS

C’est presque un sentiment d’euphorie, un bonheur retrouvé pour ces premiers clients attablés dès midi à la Belle Epoque, cette brasserie bordelaise véritable institution depuis 1865 sur les quais. Les réactions sont unanimes: « du plaisir, surtout à Bordeaux, moi qui ne suis pas d’ici, je suis Parisien… » « C’est vrai que cela fait un bien fou de pouvoir être dehors avec des gens, discuter et être au restaurant, c’est un vrai plaisir » « Etre confiné, ne pas pouvoir humer, voir ou sentir les autres, simplement par la vue c’est un manque et pour notre équilibre mental on a vraiment besoin de se connecter à l’autre. »

Cet établissement est passé de 45 places dans sa grande salle aux décor de faïences Vieillard à 20 et de 20 à 6 côté bar; en terrasse c’est aussi moitié moins car il a fallu respecter les règles de la distanciation. Fort heureusement il y avait de l’espace. « Je suis heureuse de retrouver l’endroit, c’est ma cantine chaque fois que je viens à Bordeaux. C’est une renaissance pour ces brasseries et pour les clients, c’est assez français. »

Romain Bolot, chef, et Baptiste Vaubourg, commis de cuisine © JPS

En cuisine, même s’ils ne se retrouvent que 2 cusiniers au lieu de 4, plus une personne  à la plonge, l’équipe montrait une certaine impatience d’en découdre et de retrouver la clientèle:

C’est un renouveau, un recommencement, je pense que tout le monde attendait cela, tout le monde est content de reprendre le travail. Moi, je n’ai pas beaucoup dormi, je n’ai dormi que 3 heures, j’étais comme une pile électrique, je n’avais qu’une envie, c’était de revenir » Romain Bolot chef de la Belle Epoque

Sophie Wolff, co-gérante de la Belle-Epoque servant sa première pression ce matin © JPS

« On est content, il fait beau, pour nous c’est important d’avoir le soleil sur les quais parce que cela change tout », confie Sophie Wolff co-gérante de la Belle Epoque.

 On a hâte de retrouver tous nos clients même si on sait que cela sera dur et qu’une bonne partie de notre clientèle ne sera pas au rendez-vous cet été » Sophie Wolff co-gérante la Belle Epoque

Car ce restaurant fonctionne le midi avec une clientèle locale et d’affaires, mais aussi avec pas mal de touristes étrangers et des croisièristes. Ces deux derniers font pour l’instant défaut; à chaque saison ce sont 50 à 60 bateaux de croisières qui font escale dans le port de la lune avec des touristes qui dépensent en moyenne 150 à 200 € par jour comme le soulignait Marcello Roudil, co-associé ce midi sur notre antenne de France 3 Aquitaine. Ce restaurant a déjà du se séparer de 2 collaborateurs vu les pertes durant ces 2 mois et demi et le manque à gagner sur l’année 2020. Néanmoins l’optimisme est là avec une carte renouvelée avec des spécialités locales.

La terrasse du Café Régent déjà bien fréquentée dès ce midi © JPS

En face du Grand Théâtre, place de la Comédie, le Café Régent a aussi fait le plein sur sa terrasse. Il a réouvert dès 7 heures ce matin et c’est reparti jusqu’à 2 heures…30 tables ont été redisposées en terrasse et une sur deux à l’intérieur pour respecter la distance d’un mètre.

Comme on le voit la terrasse est fréquentée, les gens sont heureux de pouvoir retrouver une terrasse au soleil à Bordeaux ils aiment beaucoup cela » Guillaume Barillo co-gérant du Café Régent

Le Café Régent autre institution bordelaise s’est aussi adapté © JPS

« Pour la réouverture on a réussi à mettre le même nombre de tables, plus espacées, la terrasse plus étirée; après à l’intérieur c’est différent, on a enlevé une table sur deux et on n’a pas beaucoup de clients aujourd’hui. »

« Qu’est ce qu’on ressent ? Un plaisir d’être à l’extérieur et de profiter, mais en réalité, je pense que tout le monde va rentrer dans cette dynamique et reprendre le cours de la vie normale »

Tous espèrent retrouver non seulement la clientèle bordelaise et girondine, mais aussi tous les touristes nationaux et européens qui devraient faire leur retour cet été pour profiter du patrimoine et de l’art de vivre à Bordeaux.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Philippe Turpaud, Charles Rabréaud suivi de l’interview en direct dans le 12/13 de Marcello Roudil:

31 Mai

Happy birthday, la Cité du Vin : 4 ans déjà !

C’était il y a tout juste 4 ans l’inauguration par le Président François Hollande de la Cité du Vin. 4 ans, 4 photos qui ont marqué l’histoire de ce remarquable édifice signé Anouk-Legendre et Nicola Desmazières architectes d’X-TU et dont le parcours permanent a été réalisé par les Anglais de Casson Mann. La Cité du Vin avait réussi à rassembler entre 419 000 et 447 000 visiteurs chaque année, stoppée dans son élan par l’épidémie de coronavirus. Allez réservez lui encore de beaux jours elle le mérite.

Sylvie Cazes devant la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

Nicolas Desmazières (architecte de la Cité du Vin XTU), Sylvie Cazes et Philippe Massol (Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin) et Anouk Legendre (architecte -XTU de la Cité du Vin)

Les scénographes du Parcours Permanent de CassonMann, Dinah Casson, Gary Shelley et Roger Mann © JPS

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières devant la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

Voir ou revoir le magazine sur la genèse de la Cité du Vin écrit et réalisé par Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delwarde, Xavier Granger, Francis Lassus-Lalanne et Véronique Lamartinière pour France 3 Aquitaine.   

Lire ou relire :

La Cité du Vin au confluent des civilisations : le magazine qui retrace toute l’épopée

30 Mai

Philippe Hébrard : « le rapport qualité-prix est très bon à Bordeaux, on a toutes les armes pour redémarrer »

Le directeur de la cave de Rauzan-Grangeneuve est plutôt optimiste, ce qui tranche de la morosité d’autres acteurs: avant le confinement, les chiffres étaient repartis à la hausse; là les gens devraient repartir à l’achat et rechercher le bon rapport qualité-prix; pour lui Bordeaux a toutes ses chances.

Denis Baro et Philippe Hébrard, le président et le directeur des Caves de Rauzan Grangeneuve, en février 2019 © Jean-Pierre Stahl

Jean-Pierre Stahl : Bonjour Philippe Hébrard, comment va la cave de Rauzan, est-ce que vous vivez aussi une période difficile ?

Philippe Hébrard : « Ces deux derniers mois ont été extrêmement compliqués, à Bordeaux le Covid a accentué des difficultés dans une filière qui n’allait pas bien déjà… Mais, moi je fais partie des gens optimistes : la veille du confinement, les chiffres pour Bordeaux montraient qu’il y avait un redémarrage avec +22% en sortie de chais, on était enfin sur des chiffres qui repartaient à la hausse.

On avait été pénalisé sur le millésime 2017, du fait du gel et de la perte de récolte (cf -40%) on avait perdu des marchés, comme ce qu’avaient pu vivre d’autres régions viticoles. Mais là, on était en train de reprendre des parts de marchés. Je sais que durant le confinement les gens ont consommé plus de vin. Ils vont acheter moins chers que précédemment; le rapport qualité-prix est très bon à Bordeaux, on a toutes les armes pour redémarrer… »

JPS : « Et pour Rauzan spécifiquement, est-ce que les cuves sont pleines comme pour certains, où en êtes vous ?

Philippe Hébrard : « Sur le 2018, tout est vendu. Et on a vendu ou on positionne 75% de la récolte 2019. En même temps, d’habitude ce sont 95% à cette de la récolte qui sont vendus. Il est évident qu’il faut que tout redémarre car on ne va pas pouvoir tenir trop longtemps, même si en coopérative on a les reins assez solides. Il va falloir revoir sans doute le potentiel de production : on a parlé de distillation, mais il va peut-être falloir reparler d’arrachage car les surfaces ont énormément augmenté dans les années 90 et certainement un peu trop. On a surplanté et donc il va falloir réajuster si on veut que les gens continuent à vivre de la viticulture dans le Bordelais. »

JPS : « Et en volumes pour vous, quelle est la conjoncture ? »

Philippe Hébrard : « On a perdu 40% sur les sorties du mois d’avril, ce qui n’est pas si mal par rapport à d’autres secteurs de l’activité économique. Depuis le début d’année, on est à -20%, dans le contexte de coronavirus c’est pas si mal que cela; il y a eu une période difficile à passer, avec des aides de trésorerie, mais on est loin d’être les seuls.

Il faut relativiser car chez nous on n’a pas eu de malade grave ni parmi les salariés ni parmi les adhérents et c’est pas mal. »

JPS : « Concernant vos marchés, comment les dispatchez-vous ? »

Philippe Hébrard : « 75% sont placés auprès du négoce bordelais. Pour les autres 25%, on travaille en direct avec différents réseaux professionnels. On travaille en majorité à l’export de manière positive avec des pays comme le Canada, les USA: les Nords-Américains ont consommé plus de vin durant le confinement, les magasins sont restés ouverts et cela se reflète dans les ventes. Chez les Américains, les achats se font souvent quelque temps avant la dégustation, ils n’ont pas forcément de cave comme en France.

« On a donc progressé à l’export, en grande distribution on s’est maintenu, et cela s’est écroulé pour la restauration. A noter également des signaux très encourageants sur la Chine, il y a un redémarrage à noter sur la Chine. »

 

29 Mai

Le « Grand Frère » Cognac Gautier de 1762 adjugé plus de 131 000 euros chez Sotheby’s

C’était une vente exceptionnelle pour un flacon rarissime : une bouteille de cognac de la Maison Gautier, remontant à Louis XV, 27 ans avant la Révolution Française,  a été adjugée jeudi plus de 118.000 livres (131.000 euros), un record dans ce domaine, selon Sotheby’s.

On discerne bien le millésime 1762 sur cette étiquette de cognac Gautier © Sotheby’s

C’est un collectionneur privé asiatique qui a remporté la précieuse mise pour 118.580 livres exactement, a précisé Sotheby’s dans un communiqué.

Appelée “Grand frère”, il s’agit de l’une des 3 dernières bouteilles de Cognac Gautier de 1762 existant à ce jour. Et c’est même la plus grande

Elles sont restées dans la même famille durant des générations depuis la fin du XIXe siècle, selon Sotheby’s. Elles avaient été laissées chez les arrières-grands-parents du vendeur par un orphelin, Alphonse, qu’ils avaient accueilli chez eux. Alphonse avait quitté sa famille adoptive dans les années 1870 pour travailler dans la région de Cognac. Il était revenu chez elle une décennie plus tard avec un chargement de bouteilles de cette eau-de-vie, qui lui auraient été données en guise de salaire après la destruction d’une grande partie du vignoble par l’insecte phylloxéra. Parmi elles, les trois bouteilles Gautier, avec des étiquettes en parfaite condition. Parti à la guerre en 1914, Alphonse n’en est jamais revenu, a poursuivi la maison de vente.

Un cognac © Gautier de 1762, estimé entre 80 000 et 160 000 livres sterling

Comme le “Grand frère”, le “Petit frère” avait été vendu aux enchères, à New York en 2014, tandis que la “Petite soeur” est conservée au Musée Gautier, dans le sud-ouest de la France. “Elle devrait encore pouvoir se boire”, avait commenté, avant la vente de la bouteille jeudi, Jonny Fowle, spécialiste des spiritueux chez Sotheby’s, dans le journal The Times.

Les boissons à forte teneur en alcool “se conservent très bien”, a-t-il ajouté, sans exclure toutefois un “effet vieille bouteille”, qui développe “parfois des notes tropicales très agréables, et parfois des notes moins attirantes assimilées au porridge”.

Avec AFP

28 Mai

Réouverture des cafés et des restaurants le 2 juin confirmée

Cette décision annoncée par le Premier Ministre était attendue depuis de longues semaines par tous ces établissements qui ont énormément perdu. Mardi 2 juin, ils vont pouvoir rouvrir avec un protocole sanitaire à respecter partout en France, et en Ile-de-France seulement en terrasses. Un ouf de soulagement pour bon nombre d’établissements.

Hervé Valverde retrouve le sourire, en photo le 1é septembre dernier © JPS

La réaction d’Hervé Valverde, patron du Bistro du Sommelier, le 1er resto bar à vins créé il y a plus de trente ans à Bordeaux, est une réaction mêlée de joie et de sérieux: « j’étais en train d’écrire justement un mot sur Facebook… » me dit-il : « La date de reprise est enfin connue, on va pouvoir vous accueillir de nouveau, dans un premier temps l’équipe va remettre en ordre de marche le restaurant 2 mois fermés c’est très long, il faudra aussi apprendre à sourire avec un masque, au plaisir de vous revoir toutes et tous… »

Mais Hervé Valverde a fait le choix de ne pas mettre la pression sur son équipe: « mardi tout le personnel va revenir, on va relancer toute la cuisine dans laquelle j’ai 2-3 fours avec ordinateurs, on a pas mal de travail pour refaire les sauces, … on  va tout bien préparer mais je n’ouvrirai qu’à partir de mercredi 3 juin à midi. On a été fermé deux mois et demi, on n’est pas à un jour près. »

Le but est bien évidemment de tout mettre en oeuvre et notamment les règles sanitaires préconisées à savoir : « un mètre de distance entre les tables des différents convives, j’ai ainsi estimé que mon restaurant va pouvoir faire 80 couverts; pas plus de 10 par table, j’ai une une réservation pour 14 donc je ferai deux tables de 7, j’ai pris parmi mes employés un qui sera chargé des règles sanitaires, de nettoyer les portes, les sanitaires, etc… Pour les cartes, j’ai trouvé un système avec un écran qui sera présenté par le serveur, une tablette de 80×90 centimètres, le serveur attendra la commande… »

Je vais ouvrir mercredi, j’ai déjà une quarantaine de couverts réservés », Hervé Valverde du Bistro du Sommelier.

Et de philosopher : « oui, j’ai perdu de l’argent, mais je suis en vie, mes gars sont en bonne santé, tout le monde va bien. Mardi avec eux, on va commencer par boire un café, on va travailler toute la journée et ils auront leur soirée de libre. Mercredi tout le monde redémarra normalement.On va faire aussi un système de plats à emporter le midi avec au choix 2 entrées, 2 plats et 2 desserts. Je pense que les gens ont envie de revenir, bien sûr il y aura toujours des anxieux  mais tout le monde fera attention. »

Les 3 associés de la Belle Epoque : Sophie Wolff, Marcello Roudil et Laurie Mouyen en juin 2019 © JPS

Autre réaction, celle de Sophie Wolff de la Belle Epoque, autre restaurant historique de Bordeaux au décor en faïences Vieillard :

Heureux de réouvrir, on n’avait pas envisagé qu’il dise non. Tout le monde brique, nettoie et s’active depuis le début de semaine », Sophie Wolff de la Belle Epoque

« On est ravi bien sûr, très content, d’autant qu’on a un espace étalé, une grande terrasse et même côté bar, où on va pouvoir s’exprimer, alors que certains n’auront pas la place avec un mètre entre les tables…On recommence avec un peu de monde en moins, on aura encore du chômage technique. Je ne pense pas pouvoir une foule délirante à partir de la semaine prochaine, les jeunes seront là notamment le soir pour tout ce qui est bar, ils sont d’ailleurs déjà sur les quais tous les soirs, les autres viendront au fur et à mesure. »

Son associé Marcello Roudil confirme « on retravaille depuis cette semaine sur une configuration a minima; car il manque les paquebots, tous les étrangers et les touristes français nationaux. On a une clientèle composé 1/4 de chaque avec les locaux en plus bien sur. En prime, il y a encore un tiers des gens encore en télétravail, qui normalement viennent se restaurer le midi.On table sur 30 à 40% d’un chiffre d’affaire normal en étant optimiste. On est quand même une ville avec 7 millions de touristes, moitié touristes d’affaire et touristes particuliers. A partir de la deuxième quinzaine de juin, on va avoir plus de touristes nationaux mais c’est surtout juillet qui va être intéressant. »

Partout en France, cafés et restaurants sont donc autorisés à rouvrir à partir du 2 juin, avec une distance d’un mètre entre les tables, une capacité maximale de 10 par table. Il y a du mieux, toute la carte de France est en vert excepté Paris, Mayotte et la Guyane qui restent en orange. Le déconfinement sera plus prudent pour ces 3 départements ou région, pour l’heure seules les terrasses pourront fonctionner en Ile de France.

Primeurs à Bordeaux : les dégustations de l’UGCB démarrent la semaine prochaine

L’Union des Grands Crus de Bordeaux l’avait annoncé: les primeurs vont se tenir, mais dans un format allégé, pour tenir compte des règles de sécurité sanitaire liées au Covid-19. Ce sont donc une cinquantaine de sessions qui seront organisées jeudi et vendredi prochain à Bordeaux, des sessions de dégustations par petits groupes comme me l’explique en exclusivité le président de l’UGCB Ronan Laborde.

Ronan Laborde, en avril 2019 lots de sa première campagne primeurs en tant que nouveau président de l’UGCB © Jean-Pierre Stahl

Jean-Pierre Stahl : « Bonjour Ronan Laborde, comment ça va, il paraît que vous organisez les primeurs la semaine prochaine ? »

Ronan Laborde : « Oui ça prend forme, on a plusieurs étapes. Ce sont des formats intimistes et privés où les professionnels se sont enregistrés au préalable. On commence la semaine prochaine à Bordeaux, c’est ouvert aux professionnels, courtiers et négociants de la place de Bordeaux…

500 personnes vont pouvoir découvrir, déguster le millésime 2019 à travers des sessions intimes de 5 à 8 personnes, accompagnées de 2 serveur les 4 et 5 juin à Bordeaux », Ronan Laborde président de l’UGCB

« On a précisé un cadre assez strict avec le bureau Veritas pour éviter le risque de contamination ».

JPS : « Je crois savoir que vous allez organiser d’autres dégustations ailleurs sur la planète »

Ronan Laborde : « D’abord, on a collecté des échantillons auprès des producteurs qui ont été envoyés aux critiques et prescripteurs comme le Wine Spectateur, le Wine Advocate, James Suckling ou encore Décanter. C’est en cours d’envoi, ils vont pouvoir perfectionner leur rapport sur le 2019 dans 15 jours ».

« Par ailleurs, on a 8 autres villes Paris, Bruxelles, Zurich, Franckfort, Hong-Kong, Shangai, Tokyo et Singapoure, où entre le 22 et le 29 juin, des petits groupes de journalistes locaux et importateurs de ces pays vont être invités à déguster. On a 3 autres villes pour lesquelles on doit aménager ces dégustations un peu plus tard Londres, New-York et San Francisco, soit parce qu’il y a encore le confinement ou si elles sont en déconfinement cela ne permet pas d’organiser des sessions ».

« Il y a des dizaines de distributeurs qui vont recevoir un set de dégustation de l’ensemble des châteaux de l’Union des Grands Crus de Bordeaux: entre 115 et 120 sur les 134 de nos membres se sont inscrits pour envoyer ce set ».

JPS : « D’habitude la semaine des primeurs à Bordeaux rassemblait 5000 à 6000 personnes, là c’est un contexte particulier, combien au total ? »

Ronan Laborde : « Bonne question, pour l’instant nous n’avons pas de chiffres à communiquer. A Bordeaux, c’est clos. L’an dernier nous avions 520 personnes, là 448 inscrits, il n’y a pas une grosse différence. A l’étranger, on ne sait pas comment les gens vont répondre. On dévoile les dates à nos membres aujourd’hui et on lance aussi aujourd’hui les invitations, les gens ont quelques jours pour s’inscrire et s’organiser. « 

JPS : »J’imagine il y a une grosse attente sur le 2019 ? »

Ronan Laborde : « Oui, surtout depuis que la petite musique dit que les choses se précisent et qu’une campagne s’annonce. On a beaucoup de demandes. Encore ce matin, avant 10h, j’ai du rédiger 3 mails pour répondre à des Bordelais qu’ils ne pourraient pas venir à la dégustation la semaine prochaine. Néanmoins, les propriétés et châteaux sont ouverts, y compris à Clinet, certains l’ont déjà fait. »

JPS : « Alors comment s’annonce ce 2019 ? »

Ronan Laborde : « Comme on l’avait déjà dit, on a eu une bonne floraison, un été plutôt chaud et très sec, des pluies en septembre juste ce qu’il fallait pour parfaire la maturité:

Nous avons des blancs secs éclatants, un millésime solaire sur les vins rouges, avec de belles couleurs et concentrations, des tanins voluptueux, même s’il y a un certain degré d’alcool, il y a de la fraîcheur et une belle précision. »

Pour les liquoreux, le millésime est bon mais les volumes sont à la baisse du fait de l’arrière saison. »

JPS : « Et les prix, ils devraient logiquement baisser ? »

Ronan Laborde : « Oui, malheureusement, on s’attend à se serrer la ceinture, les prix s’adaptent au contexte, il n’y a rien d’inflationniste aujourd’hui et tout ce qui touche au luxe est amené à subir aujourd’hui une déflation. Ce ne sera pas une surprise si aujourd’hui les prix sont à la baisse, certains sont déjà sortis » (comme Pontet-Canet ce jour à 30% de moins), « cela risque même d’être l’affaire de la décennie: de superbes vins avec des prix en baisse. « 

27 Mai

Maîtres d’hôtel, cuisiniers et salariés de l’événementiel : un message fort au miroir d’eau de Bordeaux

Hier matin, près d’une soixantaine de salariés de l’événementiel, cuisiniers, maîtres d’hôtel, traiteurs ont mené une action sur le miroir d’eau de Bordeaux, lieu emblématique de la ville. Ils tirent la sonnette d’alarme n’ayant pour l’heure aucune perspective de reprise, alors que les cafés et restaurants pourraient reprendre la semaine prochaine.

Une soixantaine de professionnels de la restauration en événementiel réunis hier matin au miroir d’eau © OPRE

L’image est forte. Des tabliers et vestes de cuisiniers à terre, et derrière, maîtres d’hôtels et serveurs tous vêtus de leur costume noir, marquant une minute de silence.

Sur la banderole : « ici reposent les maîtres d’hôtel, cuisiniers et cddus de la restauration événementielle ». C’est une action symbolique menée hier à 6h du matin au miroir d’eau de Bordeaux par l’OPRE Gironde (Organisation du Personnel de la Restauration en Evénementiel) pour alerter sur leur situation critique, certains se retrouvant en fin de droits.

« Nous sommes extras en restauration, c’est à dire  que nous sommes maîtres d’hôtel, cuisiniers, hôtes, hôtesses, et plein de corps de métiers, tout ce qui touche aux cddus cdd d’usage, c’est à dire qu’on a ni CDD ni CDI, on est employé à la journée », explique Jérôme Poperl Premier Maître d’Hôtel à nos confrères de Sud Ouest.

On est les oubliés des aides annoncés par l’Etat, du coup on vient se montrer et revendiquer le gel de nos droits, car on est en train de manger tous nos droits et on va se retrouver dans une situation de RSA d’ici peu, alors qu’on est quand même des métiers qualifiés », Jérôme Poperl Premier Maître d’Hôtel.

« Gel des droits jusqu’à la reprise normale de notre activité, on demande aussi à faire une table ronde par rapport au statut d’intermittent qui nous a été retiré alors qu’on a toutes les conditions et les inconvénients de l’intermittence, voilà on demande à être entendu, reçu et écouté… »

Action simultanée menée à Versailles hier matin © OPRE

Cette action a été menée conjointement à Bordeaux, Rouen, Cannes et Versailles, quelques jours après celle de Paris place du Trocadéro devant la Tour Eiffel. Il est clair que l’annulation des événements a porté un pour préjudice à ces professions durant la phase de confinement et même déjà en amont; la non tenue de mariages alors que dès le printemps à partir du mois de juin de nombreuses célébrations et fêtes sont d’habitude organisées, a porté un sérieux coup à ces professionnels menacés de disparaître si on ne leur vient pas en aide…

C’est aussi sans compter tous ces événements comme Bordeaux Fête le Vin durant lesquels des déjeuners et diners sont organisés, ou encore des réceptions durant les dégustations primeurs qui cette année ne se tiendront pas. Les perspectives de reprises d’activité sont minces, tous sont dans l’expectative d’un plan d’aide ou de sauvetage, à commencer par revoir leur statut.

Pour en savoir plus sur l’OPRE et leurs revendications c’est ici

25 Mai

Réouverture de la Cité du Vin espérée pour le 19 juin : enjeux et perspectives

Ce matin Sylvie Cazes et Philippe Massol, les responsables de la Cité du Vin, ont rencontré la Préfète de la Nouvelle-Aquitaine Fabienne Buccio pour échanger autour de la réouverture de la Cité du Vin… proposant la date du 19 juin. Une Cité du Vin fermée durant 3 mois et pour laquelle la clientèle étrangère risque de faire cruellement défaut cet été, ce qui n’est pas sans conséquences pour la santé financière de la fondation qui la gère et sur les perspectives à venir.

Une année 2020 quelque peu assombrie pour La Cité du Vin © JPS

Il faut savoir rester zen, et pourtant il y a de quoi s’en faire. Durant ces 3 mois de fermeture, la Cité du Vin totalement dépendante du visitorat n’a enregistré aucune entrée et par voie de conséquence pas plus de rentrée financière, ou presque. Ce matin son directeur général Philippe Massol accompagné de la Présidente de la Fondation Sylvie Cazes ont proposé la date du 19 juin à la Préfète pour la réouverture : « c’est une hypothèse de travail qui va dépendre des consignes gouvernementales, la décision n’est pas prise », précise Philippe Massol ; on en saura plus à partir du milieu et fin de semaine.

UNE CAPACITE D’ACCUEIL DIVISEE PAR DEUX

Cette réouverture s’annonce comme une bouffée d’oxygène même si elle va se faire dans les mêmes conditions que les commerces qui ont déjà ouvert au public depuis le 11 mai : « cela sera très dégradé par rapport à nos capacités d’accueil, cela divise par deux le nombre de visiteurs au Parcours Permanent ou au Belvédère, on a travaillé sur une personne pour 4 m2 donc sur 480 personnes maximum au Parcours permanent, avec port du masque obligatoire, lavage de mains avec gel hydro alcoolique à plusieurs reprises… »

Même si elle n’aura rien à voir avec une saison normale, cette reprise est attendue de tous : « C’est vrai qu’on aura fermé 3 mois, c’est plus compliqué cette année, la moitié de nos visiteurs aujourd’hui sont étrangers et on sait qu’on ne les aura pas, peut-être des clients européens dans la deuxième partie de l’année si cela va mieux, mais c’est un point d’interrogation. On va prendre des mesures pour rééquilibrer au mieux, » commente Sylvie Cazes.

La Cité du Vin avait pourtant bien débuté dès son ouverture le 1er juin 2016, attirant près de 30% de visiteurs étrangers, l’essentiel venant de la région et de France. En 2017, elle enregistrait 447 000 visiteurs, pile poil le nombre annoncé et voulu pour équilibrer le budget de fonctionnement, en 2018 421000 et en 2019 une belle fréquentation de 419 000 malgré les grèves et mouvements sociaux notamment des gilets jaunes.

Sylvie Cazes et Philippe Massol au Belvédère, au 8e étage pour le 1er anniversaire de la Cité du Vin en mai 2017 © Jean-Pierre Stahl

GRATUIT DES LE 19 JUIN ET DURANT LES VACANCES D’ETE POUR LES MOINS DE 18 ANS

Le 19 juin on va pouvoir compter avec l’envie des gens, qui ont été confinés durant deux mois. On sait qu’ils ont envie d’expérience, de venir découvrir la Cité du Vin. Quand vous vivez à côté d’endroits que vous vous dites ils sont disponibles à tout moment, vous n’y allez pas forcément, là je pense que les gens qui ne la connaissent pas vont venir en profiter. Notre région est extrêmement attractive, vous pouvez visiter les vignobles et Bordeaux et la Cité du Vin; par rapport à la pandémie, c’est la région qui a été la plus protégée et le climat y est agréable… » Durant la première année ce sont de nombreux français qui ont visité la Cité du Vin et notamment de nombreux girondins, car l’effet nouveauté jouait à plein. Puis les étrangers sont devenus de plus en plus nombreux dans le pourcentage passant de 28 à 55% en 2020, d’après les pronostics qui étaient jusqu’ici envisagés. Pour relancer la machine et inciter à venir en famille, la Cité du Vin a décidé de proposer la gratuité d’accès à tous les jeunes de moins de 18 ans jusqu’à la fin des vacances d’été.

Alors qu’un mois de juillet comme en 2019, ce sont 40 000 visiteurs qui ont été charmés par l’édifice signé par les architectes d’X-Tu Anouk Legendre et Nicola Desmazières, cette année en juillet Philippe Massol ne table que sur 10000 personnes (60% d’un mois de janvier) pour venir découvrir le Parcours Permanent, et l’ensemble des expériences proposées. L’an passé, la clientèle étrangère correspondait à 65% du nombre des visiteurs.

Le survolen hélicoptère des vignobles du monde entier © JPS

UN BUDGET DEFICITAIRE ET UN PERSONNEL EN CHOMAGE PARTIEL

Le budget annuel de fonctionnement de la Cité du Vin est entre « 10 et 11 millions d’euros, on avait un peu moins de charges ces dernières années et donc on était au delà de l’équilibre. Cette année, c’est sûr on ne réalisera pas la prouesse des années précédentes, notre perte sera importante et de plusieurs millions d’euros. On discute avec les fondateurs de la Cité du Vin et la Ville de Bordeaux pour voir comment ils peuvent nous aider, on réfléchit aussi au prêt garanti par l’Etat. Le plus important est que le chômage partiel soit le plus garanti dans l’année. »

Aujourd’hui on sait qu’on va rouvrir avec peu d’effectifs, c’est très désagréable. Ce sera un jour par ci un jour par là de travail. A ce jour on sait que le chômage partiel a été prolongé jusqu’au 30 septembre pour les lieux culturels. Mais la réalité nous sera donné par la réalité de la fréquentation. »

La Fondation de la Cité du Vin emploie une centaine de salariés et une centaine d’autres sont des emplois indirects liés à la sécurité ou aux boutiques. Concernant l’éventualité de licenciements ? « On a eu une réunion il y a 15 jours, du conseil de surveillance, je ne peux pas garantir qu’il n’y aura pas de licenciements ou qu’il y en aura, je n’en sais rien. C’est quelque chose qui nous échappe et dont on n’est pas responsable.

 

L’exposition « Boire avec les Dieux » se tiendra du 9 avril au 29 août 2021 à © la Cité du Vin

EXPOSITIONS REPORTEES ET PROJETS EN SUSPENS

« On a reporté toutes les expositions, celle du printemps « Boire avec les Dieux » se déroulera du 9 avril au 29 août 2021, de même pour l’exposition photos sur l’Afrique du Sud, et celles de 2021 sur 2022… », commente encore le directeur général.

« De même, on a laissé en stand-by les modules du Parcours Permanent que l’on devait refaire, c’est reporté en 2021 pour l’année de nos 5 ans et cela va nous aider en terme de communication. Ainsi le module « le vin divin » va devenir un module comment on explique les arômes, juste à côté des 5 sens, et à côté des métamorphoses du vin, on va pouvoir compter sur un dispositif comment on fait du vin. On aura aussi un nouveau compagnon de visite, qui fera appel à la réalité augmentée, à la géolocalisation et qui pourra intégrer des applications extérieures. On va aussi apporter du contenu lourd en renfort sur notre site revu l’année prochaine. Nous aurons aussi des expositions itinérantes jusqu’en 2023″.

Des reflets dorés ou argentés selon les reflets du soleil des de la lumière © JPS

« Cette année on travaille sur une année incroyable, on fait le dos rond pour limiter le plus possible les dépenses, on devrait avoir 150 000 visiteurs et en 2021 on vise à nouveau l’équilibre avec 350 000 visiteurs », conclue Philippe Massol.

 

Mildiou à Bordeaux : quelques attaques mais pas le « tsunami » redouté

10 jours à deux semaines après les fortes pluies sur le Bordelais, les sorties de mildiou sont apparues depuis jeudi. Quelques attaques, plus ou moins fortes par endroits, mais il semblerait que ce ne soit pas aussi difficile qu’en 2018.

Attaque de mildiou sur feuille sur Saint-Emilion © Sophie Aribaud

Pour prendre la température et essayer de répondre à l’interrogation de savoir si le mildiou est très présent dans le bordelais, rien de tel que d’interroger les grands techniciens de la vigne…

A Saint-Emilion, Philippe Raimond, responsable technique au sein du Conseil des Vins de Saint-Emilion, déclare qu’il est certes « difficile d’estimer totalement l’effet mildiou mais « les retours que j’ai me disent : les vignerons s’attendaient à avoir un tsunami de mildiou, mais ça n’a pas été le cas. Par contre à certains endroits, cela a dérapé quand les viticulteurs n’ont pas pu repasser et rentrer dans leurs vignes…

J’ai l’impression que cela a été pas mal maitrisé par rapport aux conditions que l’on a eues, ce n’est pas une année comme 2018 avec des attaques incontrôlables », Philippe Raimond du Conseil des Vins de Saint-Emilion

« On a fait ressortir les pulvérisateurs à dos, là où on ne pouvait pas passer. On a eu très très peur après le gel, la grêle et là le mildiou. On va voir cette semaine comment cela va se passer, c’est loin d’être fini, même s’ils annoncent que du beau, on a quelques craintes, il faut être vigilant, mais globalement, cela a été maîtrisé. »

Mildiou sur grappe de merlot en Entre-Deux-Mers où le vigneron n’a pas pu passer dans ses vignes pour traiter © SA

« A partir de jeudi, on a vu des sorties sur feuilles », confie Sophie Aribaud, conseillère viticole : « j’ai eu un petit peu de cas concernés sur feuilles mais pas de sortie sur grappe », suite aux forts épisodes de pluie de samedi-dimanche et du mercredi qui a suivi. Certains (pas parmi sa clientèle) ont eu une grosse attaque sur grappes, car ils n’ont pas pu rentrer dans leurs parcelles et il y a eu un décalage (au niveau du traitement).

« Fort heureusement, les nuits sont très fraîches et l’incubation est plus lente. Mais le beau temps et le vent limitent la propagation. C’est un champignon qui repique aussi grâce aux rosées matinales qu’on n’a pas ». Bref cela n’a rien à voir avec la grosse attaque de « 2018 où le mildiou a proliféré avec des conditions tropicales » avec chaleur et humidité nuit et jour…

François Despagne, 20e génération de vigneron, à la tête du  château Grand Corbin Despagne : « globalement, on a relativement maîtrisé…

Cela a été très compliqué d’autant que je suis en bio, il a fallu une vigilance 24h sur 24. On a 8 hectares de la propriété où on ne pouvait pas passer avec notre petit quad comme en 2016 et 2018 où on l’a utilisé. Sur ces sols argileux, qui étaient déjà gorgés d’eau, l’eau stagnait », François Despagne de Grand Corbin Despagne

« C’est la première fois depuis 25 ans sur ces 8 hectares, où on a du le faire à dos, en repassant 3 fois… On a eu 100 millimètres d’eau ce qui est énorme.Et heureusement on a la chance d’avoir eu du froid, ce qui n’est pas favorable au développement du mildiou.

Et François Despagne d’ajouter : « On voit presque plus de botrytis sur grappe que de mildiou sur grappe, du à l’humidité ambiante, mais avec des choses qui sèchent donc on n’est pas dans le cataclysme. La fleur s’est passée de façon remarquable, on a beaucoup plus la banane qu’il y a 15 jours on est beaucoup plus serein. C’est une floraison homogène pour faire un grand millésime… »