14 Sep

Côté châteaux n°33 : un numéro de rentrée consacré à la sécheresse, au réchauffement climatique et aux vendanges précoces

Pour cette rentrée de septembre, je vous propose avec Alexandre Berne un magazine Côté Châteaux très complet sur ces vendanges historiques qui  ont débuté avant le 15 août en Pessac-Léognan pour les blancs et fin août pour les rouges à Léognan, à Pomerol et à Saint-Emilion. Joli tour d’horizon avec 4 reportages et 4 entretiens au milieu des vignobles de Grandmaison, Couhins-Lurton, La Louvière et Troplong-Mondot.

Le n° 33 de Côté châteaux, numéro de rentrée, est intitulé « sécheresse et vendanges précoces ». Un signe. Le réchauffement climatique s’accélère et cet été on était aux premières loges pour le voir. Aussi ai-je voulu revenir à travers 4 reportages et 4 grands entretiens sur ces épisodes de canicule et sécheresse qui ont touché non seulement les hommes mais la vigne…. Allez bienvenue dans ces rangs de vigne, sous un soleil de plomb, certaines après-midi à plus de 50°… »en plein cagnard »…

Ce millésime 2022 sauvé du gel aura été marqué par 4 épisodes de canicule, une sécheresse qui a conduit parfois à certains phénomènes de blocage de la vigne avec des baies parfois plus petites, ce qui devrait augurer d’un millésime plus faible en volume. Alors que la qualité sera au rendez-vous.

Le Domaine de Grandmaison a vu ses vendanges de merlot démarrer le 2 septembre © JPS

Du coup les vendanges se sont accélérées avec un raisin arrivé à maturité plus rapidement, avec deux semaines d’avance en moyenne. Ainsi les blancs ont commencé à être vendangés à la mi-août en Pessac-Léognan et les rouges, phénomène exceptionnel, fin août, en Pessac-Léognan, Pomerol ou Saint-Emilion sur quelques domaines.

François Bouquier, vigneron propriétaire du Domaine de Grandmaison © JPS

Des vendanges historiques par rapport au démarrage qui est le plus précoce depuis très longtemps…Ce qui fait que la vigne, le végétal, a mûri rapidement », comment François Bouquier du Domaine de Grandmaison.

Ce numéro spécial millésime 2022 nous emmènera tout d’abord aux châteaux Carbonnieux et Luchey Halde pour ces vendanges en blancs historiques, avec un entretien suivant au Domaine de Grandmaison avec François Bouquier qui nous parle de cette sécheresse et de la récurrence ou non de ces phénomènes de réchauffement, c’est tout de même l’été le plus chaud depuis 2003, qui a battu depuis de nombreux records de températures sur ces 3 mois.

« Tout dépend du cycle végétatif dans la saison, il faut voir le cumul des précipitations au fil des mois, effectivement on a constaté cette année très peu de pluies; l’état sanitaire du vignoble est très bon, la vigne travaille au maximum avec tout ce soleil. »

Y aura-t-il assez d’acidité pour atteindre les équilibres ? « Ce qui est important c’est de prendre en considération nos terroirs constitué d’argile et de sols graveleux…Le mixte permet de combiner la maturité des raisins sur l’ensemble de la propriété. Une année comme celle-ci, où il fait très chaud, les terroirs argileux ont garanti une alimentation en eau et permettent une maturité optimale et les terroirs graveleux sableux eux sont davantage intéressants quand il y a des années plus pluvieuses. Il faut repenser le travail du sol et la moindre goutte d’eau il faut savoir la garder pour qu’elle serve pour les pieds de vigne…. »

Quant au phénomènes de blocage ? « On craignait beaucoup la taille des baies, cela va se confirmer sur les sols un peu sableux, sur les terroirs argileux ils se sont mieux sorti et on a eu la chance d’avoir quelques épisodes de pluie… », complète François Bouquier.

L’autre souci va être de trouver des vendangeurs surtout quand on commence de plus en plus tôt… Ces vendanges sont l’occasion également d’aller à la rencontre des petites mains de la vigne, sans qui il n’y aurait pas de vendange…

Le château la Louvière à Léognan © JPS

De retour à la Louvière, nous avons interrogé Jacques Lurton, le président des Pessac-Léognan sur l’adaptation des cépages bordelais, les degrés d’alcool qui risquent d’augmenter mais qui sont compensés au niveau des équilibres grâce à la fraîcheur qu’apporte les bons terroirs.

« A part 2003 et 2020, nous n’avions jamais commencé si précocement… Il y a une accélération de la variation climatique, en terme de somme de chaleur on n’avait  pas vécu cela depuis 2003 et en terme de sécheresse depuis 1976... Même si cela peut-être en dents de scie, l’an dernier année extrêmement froide et pluvieuse et cette année extrêmement sèche et chaude… Il y aura un peu plus de sucre, cela veut dire un petit peu plus d’alcool, une acidité un petit peu plus faible…

On va faire des vins mûrs, très ronds, très chaleureux, très souples, à consommer plus précocement, mais c’est intéressant aussi car je dis souvent ces années chaudes c’est à l’avantage du consommateur », Jacques Lurton président des vignobles André Lurton

Quant à savoir si on s’achemine vers des vins californiens à Bordeaux ? « Depuis 2 décennies, les vins de Bordeaux n’ont jamais été aussi bons, on réussit des années exceptionnelles avec de très grands vins parce que maintenant ils sont rentrés en compétition complète avec les vins du nouveau monde sur les mêmes cépages, des vins chaleureux souples, faciles à boire, un peu plus précocement. Mais maintenant on en a encore sous la pédale à Bordeaux on arrive à passer tous ces millésimes assez chauds avec des acidités naturelles. On a des cépages comme le sauvignon en blanc ou le cabernet sauvignon qui ont encore des beaux jours devant eux avant qu’on soit obligé d’intervenir différemment. »

Un reportage sur la sécheresse nous conduira dans les Graves au château du Tros et dans l’Entre-Deux-Mers avec le Président des Bordeaux et Bordeaux Supérieur.

Jacques Lurton et son Jack Russel dans son chi de blancs de la Louvière © JPS

Face à cette année super sèche où la vigne a souffert, des solutions ont pu être trouvées, avec l’arrosage de manière exceptionnelle accordé par l’INAO : « c’est assez exceptionnel car la règle en AOC c’est la non autorisation d’irriguer… Et dans notre cahier des charges en 2016 en Pessac-Léognan, nous avons introduit la possibilité de déroger à cette interdiction… Avec une demande auprès des services de l’INAO, avec un justificatif de photos des vignes en souffrance, et aussi le type de terroir et la surface que l’on compte arroser… A ce moment là, l’INAO nous délivre cette autorisation et cela permet d’apporter un peu d’eau à des vignes en difficulté…  » Cela a représenté un peu moins de 2% de la surface de l’appellation.

Dans les chais nous parlerons avec Jacques Lurton aussi des incendies de cet été qui ont ravagé la Gironde et se sont déclenchés non loin des vignes, avec son expérience en Australie où il a connu pareil phénomène…Et évoquerons le colloque des oenologues de France organisé le 31 août dernier à l’ISVV sur la problématique des goûts de fumées dans les vins.

« J’ai eu la malchance que mon vignoble australien soit complétement brûlé, nous avons ces phénomènes récurrents en Australie de feux de forêts avec les complications que cela peut avoir, et surtout la prévention à laquelle il faut s’astreindre, on a connu cela ici mais c’est quelque chose de nouveau pour nous… »

La suite de ce côté châteaux nous emmènera à Saint-Emilion au château Troplong Mondot, où l’œnologue Thomas Duclos a demandé aux équipe du château de commencer à vendanger dès la fin août les rouges et notamment les merlots.

« Pourquoi, tout simplement tout le monde a vécu un millésime plutôt sec, avec de fortes montées en températures… On a la chance d’avoir à Troplong Mondot un terroir qui réagit plutôt bien à ces conditions, car il y a ici de l’argile et du calcaire sur une partie… Les argiles ont cette capacité à garder l’eau et à restituer l’eau, petit à petit, et donc le vignoble a fonctionné de façon normale malgré le manque de pluie et gros coups de chaud… »

Thomas Duclos, oenologue goûtant les merlots de Troplong Mondot et donnant le coup d’envoi des vendanges © JPS

La recherche de l’équilibre c’est important dans les vins et même avec des vins qui vont monter en degrés d’alcool, comme on peut le voir sur le vignoble californien, peut-on avoir des vins qui restent digestes, buvables ? « Complètement le but dans cette quête est d’avoir le vin qui va avoir le goût de l’endroit, la notion d’équilibre où on va contrebalancer de l’alcool par une aromatique fraîche et de l’acidité. L’aromatique est très importante, il ne faut pas cramler le fruit, ce qui vous amène dans la confiture et amène votre cerveau dans des choses lourdes »

L’occasion d’évoquer le goûts des fumées, après le colloque organisé par les œnologues de France. Pour lui, il n’y aura aucune répercussion sur les vins.

Enfin nous nous retrouverons avec Aymeric de Gironde, le directeur, dans le tout nouveau cuvier de Trolong Mondot pour goûter avec son oenlogue les premiers jus de ce millésime 2022, très prometteurs. « ce chai nous l’avons attendu durant 4 ans, 4 années de réflexion, de discussions et de petites baguarres interne. Mais ça y est il est en service depuis le millésime 2021, donc c’est notre 2e millésime à l’intérieur de ce chai… »

Et avec la palette des terroirs de Troplong, cela nous permet d’avoir toutes les identités, toutes les couleurs pour faire le tableau le plus complexe possible et le plus unique aussi dans l’idée de ce qu’est Troplong Mondot »

Côté Châteaux n° 34, un magazine de 26 minutes, réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne à voir mercredi 21 septembre à 20h20 sur France 3 NOA et ici sur You Tube

17 Août

Bordeaux : on vendange désormais à la mi-août…

C’est historique. Avec le réchauffement climatique, les vendanges se rapprochent de plus en plus de la mi-août. En Pessac-Léognan, les premiers sauvignons blancs ont commencé à être récoltés depuis ce mardi 16 août au château Carbonnieux à Léognan. Les châteaux Picque-Caillou, Luchey-Halde à Mérignac ont aussi démarré. Demain, au tour des vignobles André Lurton, de Latour-Martillac et Smith-Haut-Lafitte.

Pour Eric Perrin, ces vendanges figurent parmi les plus précoces ces 25 dernières années © JPS

On peut en rire, ou en pleurer. Mais finies les vacances tranquilles pour les propriétaires et leurs équipes de vendangeurs, tout s’accélère et il faut désormais planifier des vacances avant !

Imaginez plutôt, des maturités optimales le 12 août sur certaines parcelles… Le château Carbonnieux voulait donner son coup d’envoi vendredi dernier mais a du y renoncer du fait d’un manque de main d’oeuvre.

C’est donc hier que la troupe de 50 coupeurs et porteurs a commencé à s’activer dans les rangs de vigne et à récolter ce millésime 2022; un millésime parmi les plus précoces avec 1997, 2003, 2011 et 2020…

« On a été surtout très inquiet avec les 4 épisodes de canicule cet été, en se disant la vigne va souffrir, on va connaître enfin du stress hydrique et regardez la vigne est restée très verte, aujourd’hui les baies, c’est sûr, sont un peu plus petites que d’habitude, mais d’un point de vue aromatique et qualité, on est plutôt content », témoigne Eric Perrin du château Carbonnieux.

A Mérignac, le château Luchey-Halde a démarré ce matin… Même si la vigne a montré ces derniers jours quelques signe de souffrance, les 130 millimètres tombés en juin ont été salvateurs et ont donné des réserves en eau suffisantes pour affronter les 2 premiers épisodes de canicule. En revanche, les degrés mesurés témoignent d’une année chaude.

« Il y a un fort degré potentiel alcoolique, nous c’est notre premier jour de vendange, je pense qu’on va ramasser des blancs qui vont être entre 13 et 14 degrés, ce qui est très très élevé, pour nous »,, Pierre Darriet directeur d’exploitation de Luchey-Halde

Avec ces vendanges avancées, les équipes vont savoir maîtriser les équilibres sucres et acidité au chai. Toutefois des questions se posent sur certains cépages pour les années à venir.

« Nos cépages commencent à connaître pour certains leurs limites, comme le sauvignon, le merlot… On voit bien que la sécheresse, les degrés alcooliques commencent à créer des soucis, on va devoir prendre des mesures certainement au niveau de la conduite de la vigne et au niveau de l’irrigation… » Andrea Perrin oenologue et maître de chai au château Carbonnieux.

Cette année l’appellation Pessac-Léognan a eu une dérogation pour pouvoir arroser la vigne, peu l’ont fait, mis à part sur les jeunes plants.

En tout cas les vendanges des blancs risquent ici de se terminer début septembre et pour les rouges démarrer fin août et s’échelonner jusqu’à fin septembre, début octobre en Pessac-Léognan.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix et Sarah Colpaert :

06 Juil

Côté châteaux n°32 : une émission spéciale au coeur de Bordeaux Fête le Vin

Le 32e numéro du magazine Côté Châteaux va vous emmener au coeur de la 11e édition de Bordeaux Fête le Vin, tellement attendue du public car cela faisait 4 ans qu’elle ne s’était pas tenue sur les quais de Bordeaux. Alexandre Berne et moi-même, nous donnons la parole aux amateurs de vin, aux vignerons exposants, vous allez découvrir 4 reportages réalisés à l’occasion de BFV dont un sur le terrible épisode de grêle. De nombreux entretiens avec les acteurs de la filière également, allez entrez Côté Châteaux Bordeaux Fête le Vin c’est chai vous !

Bordeaux Fête le Vin 2022, l’édition des retrouvailles ! Un public d’amateurs de vin et de cette grande fête populaire enthousiaste à l’idée de revenir sillonner les 1200 mètres de quais dédiés à ce patrimoine culturel qu’est le vin… « J’adore tellement la ville de Bordeaux que dès que je peux, je viens à la fête du vin… »

Depuis 2018, l’édition des 20 ans il n’y avait pas eu de fête du vin. Aussi anglais, belges, suisses, espagnols sont revenus en nombre : « nous on vient de Suisse , pour moi c’est une découverte, ce n’est que du bonheur…  » « Je suis plus que prêt à faire la fête, Bordeaux c’est le QG du vin dans le monde, où voulez-vous trouver meilleur vin? « commente cet anglais.

Et entre deux averses, les éclaircies ont tout de même prévalu, notamment les jeudi et vendredi soirs : « c’est super, la température est parfaite et il fait beau », « c’est bon, c’est frais, là à l’heure de l’apéro, c’est extra, il ne manque plus que le saucisson… » « c’est super sympa, cela a manqué ces dernières années avec le covid, on est vraiment content de retrouver tout cela… C’est une super ambiance dans tous les stands, dans toutes les animations… » « C’est vraiment formidable sur les quais dans un cadre magnifique », autant de réactions plutôt emballées par cette 11e édition.

L’objectif sur ces quais c’est de faire déguster des vins de terroirs… « C’est exactement cela, et cela  permet au consommateur de découvrir plein d’autres vins, on partage, on leur transmet notre passion et on peut prendre le temps quand il n’y a pas trop de monde de leur expliquer ce que l’on fait et de partager un moment, la convivialité », commente Pierre Rebaud du château de la Rivière... « quand on fait un bon travail à la vigne, après c’est beaucoup plus facile au chai et on fait des belles choses. »

Cette édition, c’est aussi une démarche environnementale un peu plus affirmée, voulue notamment par la mairie verte de Bordeaux, comme le souligne Julie Mounet Brun du château Moulin des Laurets en Puisseguin: « beaucoup de châteaux sont certifiés aujourd’hui, on ressent effectivement que c’est une demande des consommateurs, de voir des vins qui correspondent au profil gustatif qu’ils recherchent …mais aussi avec des manières de produire aujourd’hui où on fait attention à la biodiversité, à la manière où on consomme de l’eau et où on rejette des effluents dans la viticulture… Effectivement c’est une des attentes des consommateurs de vins aujourd’hui… »

Vous verrez également à travers un reportage que Bordeaux Fête le Vin aura commencé une semaine plus tôt avec les avant-premières de Bordeaux Fête le Vin et les restaurants et cavistes de Bordeaux Métropole qui ont été associés…

C’est aussi l’occasion de retrouver sur les grilles du Jardin Public une magnifique exposition signée par Guillaume Bonnaud, photographe à Sud-Ouest, qui a avec Xavier Sota sorti un ouvrage intitulé les « Gueules de Bordeaux » : « sur les grilles du Jardin Public, ce sont 23 belles gueules des Bordeaux Supérieur… Au total, il y avait 50 vignerons représentés dans le livre (sorti aux éditions Sud-Ouest), cela montre le travail du vigneron tout au long d’une année », à l’instar de Sylvie Courselle du château Thieuley dans sa cuve: « elle en bave, elle en bave, elle est rentrée dans la cuve pour sortir après tout le raisin, après la fermentation alcoolique, c’est très physique, on rentre dans la cuve et on a toutes les émanations du vin, et ensuite il faut sortir le mou, pour pouvoir le jeter et ensuite nettoyer la cuve… »

Guillaume Bonnaud, devant le portrait de Anne-Cécile Rozier sur les grilles du Jardin Public © JPS

Une séquence tournée sous la pluie et qui n’est pas sans rappeler tous ces aléas climatiques, gel, grêle, sans parler du mildiou et des maladies… Une grêle qui a touché plus de 14000 hectares en juin dans le bordelais et notamment les soeurs Rozier du château des Arras à Saint-Germain : « on peut vraiment penser à elles, elles ont tout perdu, la grêle est passée, et déjà en 2017 quand j’ai commencé ce travail là on a été confronté au gel et on a failli arrêter carrément le reportage sur ces 50 vignerons car beaucoup avaient gelé… On a pris le parti de continuer car cela fait partie des aléas du viticulteur , mais c’est vrai que pour Anne-Cécile Rozier, sa soeur et sa mère, c’est gravissime… » Vous aurez l’occasion d’ailleurs de voir ou revoir un reportage qui leur a été consacré le 24 juin dans le jt de France 3 Aquitaine. « Je suis fière de nous car on a monté cela (une visite des autorités sur leur vignoble très touché), on s’est dit ce n’est pas possible faut qu’on se réunisse, il faut qu’on soit soudé », témoigne Marie-Caroline Rozier, du château des Arras« Les vins que je vends aujourd’hui paient les avances que j’ai faites pour la récolte précédente, mais cette récolte que je ne vais pas avoir ne va pas payer ce que j’ai avancé ces derniers mois. »

Entre 2 averses, l’occasion est trop belle de se retrouver à la Cité du Vin au bout des quais, remplie de monde, avec Frédéric Lot et Gérard Spatafora qui ont écrit et co-produit un documentaire de 90 minutes narré par Jeffrey Davies « Eastbound Westbound, a winemaker’s story from Bordeaux and California », un film réalisé et co-produit par Julien Couson: « le coeur du sujet c’est comment se sont mises en place les relations culturelles entre les vins de Bordeaux, la France et les Etats-Unis et les vins californiens en l’occurrence… ce par l’intermédiaire d’un personnage clé, historique Thomas Jefferson, futur 3e président des Etats-Unis« , commente Frédéric Lot.

Frédéric Lot et Gérard Spatafora, auteur et co-producteurs de Eastbound Westbound © JPS

« Jeffrey Davies est le narrateur et co-auteur du film, il suit cette enquête à travers des rencontres », selon Gérard Spatafora : « il est allé voir la famille Tesseron, avec ses enfants, et puis Madame Adams qui est américaine et qui a un château à Saint-Emilion, nous avons aussi Claire et Gonzague Lurton , et puis bien sûr le Prince Robert du Luxembourg, sans oublier une personnalité très importante qui est Robert Parker… »

Un film docu présenté à Cannes « dans le cadre du marché du film qui est un salon business à la fois films, documentaires, séries, fictions, nous avons fait la même choses à La Rochelle consacré aux documentaires et nous avons inscrit également ce film dans douze festivals… »

Bordeaux, ses vélos et sa fête du vin sur les quais © JPS

Au Belvédère de la Cité du Vin nous retrouvons Christophe Chateau commissaire général de BFV, l’organisateur qui apporte son éclairage sur cette édition particulière avec ces vignerons (dont Yann Arthus Bertrand a tiré le portrait de ceux de Blaye en expo dans les jardins de la Cité du Vin et qu’il inaugure ce lundi 11 juillet) ont subi de gros dommages au mois de juin : « ça a été très dur de démarrer la semaine avec ce terrible orage de grêle lundi soir (20 juin) qui a dévasté près de 10 000 hectares du vignoble, le moral des troupes n’est pas au beau fixe, il faut l’avouer, mais au contraire on se serre les coudes et il faut regarder devant, reconstruire et on essaie de célébrer la fête et venir rencontrer les consommateurs pour remonter le moral des vignerons sinistrés. »

Christophe Chateau et Rudy Vervoort © JPS

Avec nous il y a le ministre belge, président de la région Bruxelles-Capitale, Rudy Vervoort : « nous participons avec les vins de Bordeaux à une activité tous les ans qui s’appelle « Eat! Brussels, drink ! Bordeaux », c’est l’occasion pour nous de faire venir les vignerons bordelais pour qu’ils présentent leurs produits dans un cadre festif, de partager le travail des vignerons et celui de nos chefs, nos grands cuisiniers…Ce sont des journées où on célèbre l’amitié entre Bordeaux et Bruxelles. »

Bordeaux Fête le Vin a énormément été dupliqué ces dernières années et récemment à Liverpool : « tout-à-fait, on était il y a 15 jours à Liverpool, Liverpool nous avait invité en 2018 quand Bordeaux accueillait la Tall Ship Regatta, les bateaux partaient de Liverpool pour aller à Bordeaux et on a noué des liens très forts avec eux et on a fait un Taste Liverpool, drink Bordeaux où ils se sont un peu inspiré de l’idée bruxelloise pour mettre en avant la gastronomie et les chefs de Liverpool, et cela a été une très très belle édition… », selon Christophe Chateau.

Par rapport à l’édition 2018, beaucoup moins de bateaux présents le long des quais mais tout de même le Belem et puis le Nao Victoria (réplique du 1er bateau de Magellan à avoir fait le tour du monde) où l’on retrouve Romain Bertrand de Gironde Tourisme, en charge de l’oenotourisme au sein de Bordeaux Wine Trip : « c’est le réseau qui rassemble l’ensemble des acteurs qui font de l’oenotourisme en Gironde, essentiellement des châteaux viticoles, mais aussi des hébergeurs, des restaurateurs, des prestataires d’activités de pleine nature, tout ceux par qui on peut découvrir ce qu’est le vignoble bordelais. »

« On a un site Bordeaux Wine Trip qui est le portail de l’oenotourisme en Gironde, où l’on retrouve toute l’offre qui existe…Et on a souhaité créer depuis 3 ans Pulpe, un média pour rendre tout cela plus vivant et montrer ce qu’est le vignoble bordelais…. »

La fin de ce numéro spécial est toute aussi spéciale, puisqu’elle se termine en musique et en dégustation ludique sur le stand de l’Ecole du Vin qui chaque soir propose des ateliers Rock and Wine… « Super, alors là c’est fantastique, c’est vraiment top, top, top…. » « On a vraiment une très grosse ambiance, on voulait au départ un atelier extrêmement ludique, en alliant un groupe de musique qu’on connaît bien et le vin, en montrant qu’à chaque étape de la dégustation on pouvait aussi accorder la musique et le vin… Le public est super enthousiaste, on essaie de les faire danser à la fin, parce qu’on est sur Bordeaux Fête le Vin et il faut impérativement que les gens s’amusent… », commente Benoît Manuel Trocard de l’Ecole du Vin.

Une ambiance de folie sur l’atelier Rock and Wine de l’Ecole du Vin © JPS

Ainsi se termine ce Côté Châteaux à voir absolument samedi 9 juillet sur France 3 NOA à 20H25. Carpe Diem, portez vous bien et bonnes vacances.

Regardez Côté Châteaux n° 32 réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne, diffusé à 20h15 sur France 3 NOA :

23 Juin

De l’engouement à Bordeaux Fête le Vin dès l’ouverture : on n’est pas à l’abri de faire une bonne édition…

 « On n’est pas à l’abri…de faire une bonne é(m)dition »… Si la météo ne vient pas trop chagriner l’organisation, Bordeaux Fête le Vin pourrait attirer du monde sur les quais après 4 ans d’absence. Dès l’ouverture et ce midi, il y avait déjà pas mal d’amateurs de vin et de ces dégustations sur les quais. »

A 11 heures, les fans de Bordeaux Fête le Vin se bousculaient à l’ouverture non loin de la place des Quinconces. 4 ans qu’ils n’avaient pas revu cette manifestation sur les quais… A l’instar de cette habitante de Boulogne-Billancourt : « j’adore tellement la ville de Bordeaux que dès que je peux je viens à la fête du vin, et malheureusement on en a été privé à cause du covid… »

« Les vins de Bordeaux ? Fabuleux ! Moi je connais les Lalande-de-Pomerol, les Pomerol, les Saint-Emilion, les côtes de Bourg et je suis venu goûter un Saint-Estèphe… » commente un Girondin.

Les Anglais, Belges, Suisses, Espagnols sont venus en nombre pour cette première journée avec leur pass dégustation, 45 000 devraient être vendus comme en 2016, table le CIVB.

« Nous on vient de Suisse, pour moi, c’est une découverte et c’est que du bonheur, un joli partage… »

Je suis plus que prêt à faire la fête, Bordeaux c’est le QG du vin dans le monde. Où voulez-vous trouver meilleur vin ? »,  Philippe Humphries de Vine Horizons.

L’Ecole du Vin affiche déjà un bon succès… 16 ateliers très prisés avec des accords mets-vins avec des chefs, les Rock and Wine ou encore le Blending Bar avec ces anglais connaisseurs des vins d’assemblage…

On va leur mettre 20% de sémillon, on va garder 80% de sauvignon blanc, et à ce moment-là on va leur montrer ce qu’est un vrai Bordeaux blanc, assemblé…entier »,  Benoît Manuel Trocard de l’Ecole du Vin.

 

Autre nouveauté cette année, les vins frais de Bordeaux entre les blancs secs, les rosés, liquoreux et crémants…

Les vins frais c’est top ces temps-ci, comme il a fait très chaud, les gens apprécient bien, ils viennent découvrir et ce matin on a déjà eu beaucoup de monde… »   Laetitia Mauriac du château la Levrette.

Seule incertitude la météo, mais comme le dit Willy Rovelli sur France Bleu : « on n’est pas à l’abri de faire une bonne émission » ou édition…

« On me dit depuis des années il faut que tu viennes, il faut que tu vois, et là je viens d’arriver et là je commence à voir et c’est assez intrigant, on me dit qu’il y a 1,2 km sur les quais ? C’est hallucinant, hallucinant ! »

Les soirées ou afterworks s’annoncent déjà gavés de monde sur les quais de Bordeaux !

16 Juin

C’est parti pour les avant-premières de Bordeaux Fête le Vin !

Ce sont 65 restaurants et cavistes qui sont sur le pont depuis ce midi et jusqu’à dimanche pour donner un avant goût de Bordeaux Fête le Vin. Des vignerons et châteaux investissent ces établissements partenaires pour faire découvrir les vins de Bordeaux et les promouvoir à la carte de leurs brasseries et caves. Focus sur le Familia et le Chai des Chartrons déjà en pleine action ce midi.

Pour ces avant-premières de Bordeaux Fête le Vin, plus d’une soixantaine de vignerons et de châteaux sont venus à la rencontre des clients pour faire découvrir leur vin, à l’image de Allison Poher du château Biston Brillette, en AOC Moulis, venue animer une dégustation au Familia dans les Halles de Bacalan en face de la Cité du Vin…

« C’est vraiment le bruit de la convivialité… » « Il est assez rond , c’est assez agréable… », selon des clients attablés, heureux de déguster un petit verre de Bordeaux avant de manger.

D’être autour d’une table c’est le meilleur moyen de célébrer cela, et de découvrir ces accords mets et vins à Bordeaux, c’est parfait… »,  Allison Poher.

Trop de restaurants n’offrent pas suffisamment de vins de Bordeaux, l’objectif est clair : rappeler les fondamentaux et boire avec modération des vins locaux. Ces établissements s’engagent à mettre plus de 50% de Bordeaux à leur carte.

On a toujours voulu et eu à coeur de faire la promotion des vins de Bordeaux, parce que c’est notre territoiree, c’est notre ADN… A la carte 90% de nos références sont des vins de Bordeaux, cela paraît normal », Nicolas Lascombes du Familia.

Les cavistes se sont mis aussi aux couleurs de Bordeaux, ici au chai des Chartrons rue Minvielle, Fabrice Dumont élève une cuvée spéciale durant 12 mois pour renouer avec l’histoire des chartrons…

« C’est la première fois (en 2019) qu’on a élevé ce vin là en barrique ici, 3 barriques, une de cabernet sauvignon, une de malbec, une de merlot », commente Fabrice Dumont.

Ce caviste s’est spécialisé sur ce qu’il appelle ses vins de chasseurs, de vieux millésimes de Bordeaux, qu’il vend aux particuliers, restaurants et à la grande distribution… Les Bordeaux constituent ici plus de 60% de sa cave…

« En fait des vins comme les buvaient nos parents, nos grands parents, quand ils avaient 10-15 ans (de vieillissement) et sur des petites appellations comme Bordeaux, Bordeaux Supérieur, on peut avoir des choses extraordinaires quand les vins sont bien faits, et on a appelé cela les vins du chasseur… car on boit des vieux vins avec des volailles, du boeuf maturé, bref y a des notes animales, donc pour rigoler on a appelé au départ cette petite sélection les vins du chasseur… »

Durant 4 jours, Bordeaux affiche déjà un air de fête, certains ont même prévu ce soir des concerts à la Rock School Barbey, à Saint-Médard, à Lormont ou encoire à l’Apéro Fronsac à la Halle des Chartrons…

14 Juin

Bordeaux Wine Week : ça démarre jeudi avec les restaurateurs et cavistes…

Ca sent bon la fête du vin…Alors que les quais de Bordeaux préparent leurs stands pour Bordeaux Fête le Vin, la ville va commencer à s’animer dès le jeudi 16 juin avec les restaurateurs et cavistes partenaires de la Bordeaux Wine Week

C’est comme un teasing… de Bordeaux Fête le Vin ! Des avant-premières destinées à faire monter la mayonnaise avant ces 4 jours de festivités. En fait, la fête va durer non pas 4 mais 11 jours ! Ce sont les cavistes et restaurateurs qui ouvrent le bal en tandem avec des vignerons qui se rendront dans leurs établissements pour faire découvrir le vins de Bordeaux…

Cette nouvelle formule a été totalement inspirée de l’édition précédente de Bordeaux Fête le Vin où pour cause de crise sanitaire seuls les brasseries, restos et cavistes de la métropole avaient animé l’édition 2021 car il n’y avait pas eu de dégustations autorisées sur les quais, hormis la dégustation avec les yeux de l’expo du Chat de Philippe Geluck…

L’objectif est pour les vignerons et négociants l’occasion de faire découvrir leur production et d’échanger avec les consommateurs, mais aussi de mettre davantage à la carte des restaurants ou des bars à vins une production locale parfois oubliée ou boudée.

Ce sont ainsi 67 restaurateurs, cavistes ou épiceries fines associés à ces vignerons qui vont accueillir les amateurs et consommateurs avec le sourire durant ces avant-premières, en partenariat avec l’UMIH de Gironde.

Les consommateurs qui auront bu un verre ou commandé une bouteille de Bordeaux pourront aussi gagner des pass dégustations pour Bordeaux Fête le Vin du 23 au 26 sur les quais et participer à un jeu concours.

Pour connaître les restaurateurs et cavistes qui participent à ces avant-premières: c’est ici

14 Mai

Et voici la nouvelle saison des afterworks en Médoc…

6 ans déjà et un succès rencontré… Les afterworks en Médoc vous donnent à nouveau rendez-vous les 1er et 3e jeudis de chaque mois de juin à septembre pour vous faire découvrir après le boulot les châteaux et vins de ces propriétés…Avec à chaque fois une tenue appropriée…

« Afterwork », les Médocains parlent à nouveau anglais cette saison… Initié en 2017 avec Lamothe-Bergeron, Marquis de Terme et Paloumey, cet événement a pris de l’ampleur avec de nouveaux châteaux associés Malescasse en 2018, Maucaillou en 2020, Dauzac en 2021 et cette année le Taillan…

Un événement qui se passe 2 fois par mois, les 1er et 3e jeudis et accueille en moyenne de 150 à 250 participants, pour profiter du superbe cadre de ces châteaux de 18h30 à 21h durant l’été, entre amis ou en famille, pour découvrir ce vignoble médocain.

A chaque date, un château différent mais un concept identique :
• De 18h30 à 21h00, la journée se termine, les portes d’un château s’ouvrent.
• Entrée à 22€/personne. 4 tickets et 1 verre logoté vous sont remis. (1 ticket = 1 verre de vin ou 1
assiette apéritive). Rachat de ticket 5€.
• Entrée gratuite pour les enfants.
• Une ambiance musicale avec concert pop, jazz, DJ ou salsa !
• Des dégustations de vins des 7 propriétés partenaires.
• Des assiettes apéritives ou tapas.
• Un jeu-concours pour tenter de gagner un coffret de 6 bouteilles et 1 magnum !

VOS RDV DE LA SAISON 2022 : Portez un accessoire aux couleurs de la propriété qui vous accueille :
• Jeudi 2 juin – Château Malescasse – en bleu marine
• Jeudi 16 juin – Château Lamothe-Bergeron – en rouge
• Jeudi 7 juillet – Château Dauzac – en jaune
• Jeudi 21 juillet – Château Du Taillan – en blanc
• Jeudi 4 août – Château Marquis de Terme – en orange
• Jeudi 18 août – Château Maucaillou – en bleu clair
• Jeudi 1 septembre – Château Paloumey – en vert

07 Mai

« Le Bouchon » ouvre en Côtes de Bourg : le premier restaurant de vignerons lancé par une appellation de Bordeaux

C’est une première, qu’une appellation, les Côtes de Bourg, lance un resto, accolé à la Maison des Vins. Le Bouchon était attendu, les Côtes de Bourg l’ont fait péter dans l’enceinte du Bar à Vins qui avait ouvert en 2016. Il ouvre officiellement ses portes ce midi, à l’occasion des Portes Ouvertes ce week-end dans les Côtes de Bourg.

Stéphane Eclache et Romain Métais, entourant Didier Gontier © JPS

C’était un vrai manque, une brasserie ou restaurant au sein du Bar à Vins des Côtes de Bourg. Eh bien ce manque a été comblé, puisqu’ouvre aujourd’hui « le Bouchon, Cuisine de Vignerons ». Le Bouchon a été souhaité par les Vignerons des Côtes de Bourg, Didier Gontier et Stéphane Donze ont mené ce projet à son terme avec 2 associés Stéphane Eclache et Romain Métais.

« On voulait que ce soit un lieu de vie et pas seulement un restaurant bistronomique ou gastronomique, un lieu qui va vivre de l’apéro au digestif… », commente Stéphane Eclache. « Le restaurant sera ouvert tous les midis et les soirs du jeudi au samedi, avec une formule attractive, une formule du marché (plat unique à 15,9€, entrée plat ou plat dessert à 19,9€ et entrée plat dessert à 22,9€) et un autre menu à 38€ avec une belle carte de saison, et aussi une belle cave à maturer la viande ».

On est très fier et très content, avec des gens bienveillants, gentils et courageux. C’est l’aboutissement de nombreuses années, on était frustré de ne pas utiliser ce bâtiment au meilleur de son potentiel et avec du caractère. C’est le premier restaurant d’appellation ici dans le bordelais » Didier Gontier directeur des Côtes de Bourg.

« On voulait créer un pôle autour d’une boutique (La Maison des Vins des Côtes de Bourg), d’un bar, , d’une guinguette aussi l’été, pour les touristes mais aussi les locaux, bref un lieu de rencontres…Ce que l’on veut c’est qu’ici en mangeant et en dégustant en Côtes de Bourg, on passe un bon moment, et ainsi que le consommateur retrouve aussi nos étiquettes devant les rayons de supermarchés ou chez les cavistes. C’est un lieu que les vignerons font vivre tout au long de l’année, c »est une belle aventure », ajoute Didier Gontier.

Et le président des Côtes de Bourg Stéphane Donze de témoigner : « nous sommes heureux de pouvoir concrétiser avec vous l’ouverture du Bouchon, Cuisine de Vignerons. On a montré que c’était possible avec nos vignerons généreux, solidaires, indépendants et parfois emmerdeurs. Fiers aussi de nos cépages et du Malbec, de notre oenotourisme et des parrainages sportifs qu’on avait lancé.

Bravo au Bouchon qui vient de s’ouvrir à Bourg en Gironde, et si vous en avez marre des bouchons dans votre véhicule à Bordeaux, venez donc apprécier cet autre Bouchon et sa cuisine de vignerons, avec superbe vue sur la Dordogne.

En tout cas ce week-end, vous serez accueillis également par ces vignerons qui vous ouvrent leurs portes avec l’opération « Tous ô Chais ».

 

08 Avr

Les 8, 9 et 10 avril, ce sont les portes ouvertes des châteaux du Médoc

A vos agendas, ce week-end une centaines de châteaux viticoles du Médoc vous accueillent pour leur 31e portes ouvertes. L’occasion de vous balader, de rencontrer les vignerons et propriétaires et de déguster leurs vins.

Le château Castera à Saint-Germain-d’Esteuil vous fera découvrir une verticale de millésimes de 2009 à 2019 avec Christine et Marie© JPS

31 ans que ça dure… 31 ans et toujours un succès. Ces portes ouvertes organisées par la Maison du Vin et du Tourisme avec le Conseil des Vins du Médoc résonnent comme le démarrage de la saison touristique et même oenotouristique en Médoc.

L’occasion vous est donnée de visiter quelques domaines viticole célèbres avec une grande histoire comme la Tour Carnet à Saint-Laurent-Médoc de Bernard Magrez ou château Siran la plus vielle propriété familiale de Margaux ou encore de plus petites propriétés familiales comme la Branne de Philippe et Fabienne Videau à Bégadan…

Edouard Miailhe, le propriétaire de château Siran © JPS

Et même des propriétés éloignées au fin fond du Médoc à Saint-Germain-D’Esteuil avec Jean-Pierre Darmusey et son équipe…C’est gratuit et sans rendez-vous pour visiter et déguster…Et il y a même des food-trucks si vous le souhaitez dans certains châteaux…

Jean-Pierre Darmuzey prêt à faire déguster ses visiteurs au château Castera © JPS

Vous pourrez aussi découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas encore le Médoc, avec son Parc Naturel Régional et bien sûr ses châteaux connus de la terre entière, ou presque…

Voici la liste des châteaux participants : par ici

 

02 Avr

Rendez-vous au Printemps des Vins de Blaye, samedi 2 et dimanche 3 avril

Alors que les vignerons risquent d’être pas mal sollicités sur le front du gel, ils vont aussi tenir le siège de la citadelle de Blaye. Car c’est à nouveau le Printemps des Vins de Blaye qui s’annonce ce week-end samedi et dimanche… Y en a qui ne vont pas dormir…

Le © Printemps des Vins de Blaye, c’est samedi et dimanche

Le Printemps de Blaye fait son grand retour… Depuis la dernière édition en 2019 qui avait rassemblé 15 000 amateurs de vins, la Citadelle n’avait pas revécu de pareil rassemblement au coeur de ce patrimoine mondial de l’humanité, classé Unesco.

Ce sont donc une bonne centaine de vignerons qui vont vous ouvrir le pont levis pour vous permettre de partager ces moments d’échanges et de convivialité auteur de leur production en terre blayaise.

« Promouvoir une culture du vin accessible et partagée, à l’image des vignerons de Blaye Côtes de Bordeaux, c’est notre cheval de bataille », Nicolas Carreau, président du Syndicat des Blaye-Côtes de Bordeaux.

« En ce sens, le Printemps des Vins de Blaye est l’équivalent des portes ouvertes de certaines appellations avec ce petit plus : les consommateurs n’ont pas besoin d’aller dans les propriétés, puisque  ce sont les vignerons qui se rassemblent en un seul et même lieu… Et quel lieu ! » selon Nicolas Carreau, président du Syndicat des Blaye-Côtes de Bordeaux.

Au programme de ces 2 journées qui s’annoncent démonstration de vols de rapaces dans le Clos de l’Echauguette où un petit vignoble a été planté en bio… Des balades dans le vignoble en bike board, ou encore des balades dégustation sur l’estuaire, des démonstrations d’agilité avec les rouleurs de barriques, ou encore cette exposition des oeuvres du photo club de l’Estuaire dans la salle de la Citadelle. Sans oublier tous ces vignerons qui seront présents pour faire déguster leurs vins… Bon week-end et bon printemps des vins à Blaye.