21 Nov

Côté châteaux n°27 : spécial Jurançon, ou le savoir-faire de ces vignerons entre blancs secs et vendanges tardives

C’est une bouffée d’air pur qu’Alexandre Berne et moi-même nous vous offrons à l’occasion de ce 27e numéro de Côté Châteaux qui sera diffusé le 6 décembre sur France 3 NoA  à 20H05. Vous allez faire la connaissance de ces vignerons au caractère bien trempé de la cave de Gan et celle des vignerons indépendants de Jurançon. Un dépaysement assuré avec ces magnifiques coteaux de petits et gros mansengs coincés entre le château de Pau et la chaîne des Pynénées.

Côté châteaux  a toujours à coeur de faire découvrir de jeunes vignerons et pour l’occasion une jeune femme Camille Laplume à Monein qui est à la tête du Clos Laplume. « Ici, c’est une exploitation familiale, mon père a donné naissance il y a quelques années au Clos Laplume, et j’ai grandi là-dedans, donc c’est un métier de passion… »

Camille Laplume du Clos Laplume à Monein © JPS

« On a des vignes qui sont plantées dans le sens des côteaux, des vignes assez hautes, c’est vraiment la typicité du jurançonnais avec une grosse surface folaire, des vignes très espacées car nous on n’a pas d’enjambeur et un enherbement sur toute la parcelle…  En Jurançon, on a tout de même 2 cépages principaux, gros manseng et petit manseng, c’est vrai que le cépage phare c’est le petit manseng, des petites grappes avec des peaux très épaisses, qui permettent vraiment de concentrer les arômes, les sucres, et qui évitent la pourriture, cela donne des vins riches, gourmands, avec toujours de l’acidité, c’est toujours la marque de fabrique du Jurançon. Des vins moelleux avec toujours une pointe de fraîcheur en fin de bouche… »

Une production de vins moelleux, de vendanges tardives mais aussi de blancs secs : « c’est vrai que depuis quelques années, le Jurançon s’est tourné vers des blancs secs, on arrive à faire des vins gourmands, aromatiques, qu’on peut prendre à l’apéritif, mais aussi avec des poissons, des viandes blanches, des secs vraiment de grande qualité… »‘

 

François Ruhlmann, secrétaire général et  Philippe Somprou technicien viticole de la cave de Gan Jurançon © JPS

Et de nous projeter à la cave de Gan Jurançon, qui représente à elle seule la majorité des producteurs avec 800 des 1200 hectares de l’appellation et quelques 300 vignerons; nous y rencontrons François Ruhlmann, son directeur ou secrétaire général et  Philippe Somprou technicien viticole. « Les vendanges tardives, ce sont les ultimes vendanges en Jurançon, on est passé déjà deux fois dans le vignoble, une première fois début octobre pour prélever 30% sur les pieds pour faire des Jurançons secs, une 2e fois pour récolter 15 jours à 3 semaines plus tard des raisins qui auront muri un peu plus longtemps sur les ceps pour faire des Jurançons doux, et sur des parcelles qui le permettent comme celles-ci on a laissé un peu de raisin, mûrir encore plus longtemps, surmûrir se flétrir un peu et on vient les ramasser maintenant, avec précaution et sans en oublier pour faire les vendanges tardives, mention particulière de notre cahier des charges que l’on partage avec les vins d’Alsace. »

Un vignoble particulier avec des vignes très hautes comme le précise Philippe Somprou :« on a des lignes qui sont tenues de haut en bas, suivant la pente et ensuite quand la pente est trop importante, comme vous voyez sur le bas, ce sont des terrasses…

On fait des escaliers qu’on taille dans le sol pour arriver à planter toutes les vignes…Il y a un peu de vent du sud qui fait aussi la typicité du Jurançon, ca assèche le fruit et développe des arômes naturels qui sont plus denses. »

« On a sur cette année 2021 la chance de faire une belle récolte et avec la météo qu’on a eu, depuis 6 à 8 semaines, une récolte qui va être excessivement qualitative… »

Et de nous dévoiler le dernier centre d’embouteillage de cette vieille cave de Jurançon créée en 1949, il s’agit là d’une unité très moderne remontant à 2011 : « aujourd’hui en 2021, quand on travaille dans l’agroalimentaire, on est obligé d’avoir atteint un certain niveau de technologie, un certain standard de sécurité… Aujourd’hui, on tourne entre 4000 et 6000 bouteilles par heure, ce qui nous permet d’assurer la production de nos adhérents qui aujourd’hui se situe aux alentours de 5,5 millions de bouteilles.

Instant d’émotion également dans ce formidable chai à barriques circulaires où l’élevage de ces dignes vins de Jurançon se fait au rythme du groupe Nadau et d' »Aqueros Montagnos » « Ici on a théâtralisé un petit peu avec notamment l’éclairage, mais c’est surtout un endroit où on travaille, les barriques accueillent les vins, on change un tiers de notre parc tous les ans, il y a 400000 bouteilles dans ce bâtiment, essentiellement des petits mansengs, des vendanges tardives, qui ont besoin d’un temps d’évolution en bouteille pour trouver toute leur qualité…Ils vont rester ici entre 6 mois et un an, avant d’être étiquetés et proposés à nos clients », commente Bertrand Pedeflous responsable commercial. « Pour les 250 000 visiteurs qu’on reçoit chaque année, voir ce chai de vieillissement, c’est quand même une chance. » complète François Ruhlmann.

 La suite se poursuit forcément par une dégustation avec Pierre Mourterot et Alex Labordette, les adjoints au maître de chai, qui vont nous faire déguster leurs blancs secs et vendanges tardives…« La c’est un 100% gros manseng, c’est un cépage qui donne à nos vins une typicité, beaucoup de fruits exotiques, d’arômes floraux et en bouge ce côté fruit et ce plaisir qu’on a sur nos vins », commente Pierre sur ce Jurançon sec.

Et Alex de commenter la dégustation de vendange tardive, « Privilège d’automne, millésime 2018, avec des grains rôtis, dorés par le soleil, avec beaucoup de concentration, en sucre, mais pas que en arômes, en couleur, …des vins avec des nez très complexes, avec des arômes de fruits très mûrs, de fruits exotiques, de fruits confits, et en bouche des vins avec beaucoup de rondeur, des vins avec un potentiel de garde très longs, une quinzaine d’année, une vingtaine d’années, qui peuvent être dégustés à l’apéritif ou encore accompagner des fois gras… »

Didier Capdevieille, est l’une des figures du Jurançonnais, vigneron indépendant à Monein : « la ferme ici date de 1847, c’est plusieurs générations de Capdevieille qui se sont succédés, et moi j’ai repris la suite de mon oncle en 1993. J’ai fait ma première cuvée de Jurançon en 1995, et maintenant cela fait plus de 20 ans que je me débrouille tout seul ». Ce d’autant qu’il a obtenu le coup de coeur des 18e Best Of Wine Tourism 2022 en octobre dernier : « ça a été une très très belle surprise, je ne m’y attendais pas du tout et en fait le Best Of Wine Tourism, récompense les propriétés qui évoluent dans l’oenotourisme, nous sommes 3 dans le Béarn à être sorti du lot donc ça fait vraiment très très plaisir. »

Avec ses copains Nico et Benoît, de faire déguster ses cuvées de vins effervescenst : « c’est un peu la tendance, il faut savoir aussi sortir de l’appellation Jurançon, c’est pour cela que j’ai lancé du pétillant en brut et en demi-sec, pour satisfaire notre clientèle, c’est un vin plaisir, une méthode champenoise, élevée pendant neuf mois », une jolie gestation.. » « On sent bien les bulles fines, c’est très bon », commente Nicolas Meler.

Dernière escale à Geus d’Oloron, chez Germaine, avec Valérie Roger la cheffe de cet hôtel restaurant qui va proposer un accord met-vin de Jurançon :

« je vous aiu préparé comme un millefeuille de mousse de potimaron et de chocolat noire avec du piment béarnais, et quelques zestes de yuzu pour relever un peu la vendange tardive »…. Une belle variété de couleurs automnales.

Ne loupez pas ce numéro tout en saveurs et en couleurs de Côté Châteaux le 6 décembre 2021 sur France 3 NoA à 20h05, un numéro réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne. Rendez-vous également le 12 décembre pour les portes ouvertes chez les vignerons indépendants de Jurançon et le 22 décembre à la Cave de Gan Jurançon.

16 Nov

Les meilleurs sommeliers mondiaux se mesureront à Paris début 2023

La France accueillera en février 2023 à Paris le concours du Meilleur Sommelier du Monde pour la deuxième fois depuis la création de la compétition en 1969, a
annoncé mardi l’Union de la Sommellerie française.

Philippe Faure-Brac en février 2019 à Bordeaux pour l’AG de l’UDSF © Jean-Pierre Stahl

Du 7 au 12 février 2023, 70 candidats de 70 pays s’affronteront. Ils seront « testés sur leurs connaissances du vin, des spiritueux et autres boissons, leurs compétences en matière de restauration et de service et leur capacité à apporter des conseils et à faire vivre des émotions aux convives », précise cette association présidée par le sommelier Philippe Faure-Brac (meilleur sommelier du monde 1992).

Il s’agira de la 17e édition de cette manifestation triennale organisée par l’Association de la Sommellerie Internationale (ASI).

La dernière édition s’est tenue en 2019 à Anvers (Belgique). Le titre avait été remporté par l’Allemand Marc Almert, sommelier à Zurich.

La 17e édition aurait dû se tenir en 2022 mais elle a été reportée. Toutefois « le compte à rebours de la préparation de ce concours » sera lancée en février au salon Wine Paris & Vinexpo Paris, avec un programme d’animations, a souligné Philippe Faure-Brac.

La France n’a pas accueilli cette compétition internationale depuis 1989. Jusqu’à présent, six sommeliers français ont été lauréats, dont Philippe Faure-Brac en
1992.

Avec AFP

02 Nov

Vinifera: plongeon dans l’histoire avec « les vignes de Charlemagne »

C’est une nouvelle BD qui vient de sortir, signée Corbeyran et Goepfert : « les vignes de Charlemagne » dans la collection Vinifera – la grande histoire de la vigne et du vin chez Glénat avec la Revue du Vin de France. Une idée de cadeau pour Noël.

Corbeyran, le scénariste bordelais, nous délecte à chaque parution de son style et de son imagination, dans de nombreux registres thriller, polar, science-fiction et bien sûr dans le monde du vin qui est aussi sa passion. Je ne vous dévoilerai rien en vous disant que ses Châteaux Bordeaux, longue saga familiale, ont été un sacré succès, il a aussi souhaité prolonger à partir de 2018 en scénarisant les BD de la collection Vinifera, des  BD qui retracent l’histoire du vin à travers les âges. Son complice pour le dessin est Brice Goepfert qui avait déjà co-signé avec Corbeyran « la première dégustation » dans la collection Vinifera. Et voici le résumé du scénario des Vignes de Charlemagne:

« quelque part sur les berges du Rhin, autour de l’an 800, un serf nommé Gervin et son fils Lambert travaillent durement aux labours sous la bienveillante protection du seigneur Waldemar. Gervin et Lambert détestent le vigneron Baldrick, leur voisin, fils et petit-fils d’escalves saxons, ayant été émancipé par le seigneur Waldemar.

Une fois la dime et l’impôt versés, il est autorisé à vendre une partie de sa récolte tandis que, en tant que serf, Gervin n’a pas le droit de vendre le fruit de son travail. A cause de ces privilèges, jugés iniques et parce qu’il refuse que sa fille épouse son fils, Gervin et Lambert haïssent Baldrick. Et de la haine naîtra le drame… »

Revoir le reportage sur Corbeyran et son succès de Châteaux Bordeaux en septembre 2018, par Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Boris Chague et Christian Arliguié suivi de son interview en plateau par Cendrine Albo :

12 Oct

71 châteaux vous ouvrent leurs portes ce week-end dans les Graves

C’est sans doute l’une des plus importantes manifestations oenotouristiques en bordelais. Pas moins de 71 châteaux seront sur le pont samedi 16 et dimanche 17 octobre pour un super week-end portes ouvertes.

C’est sans nul doute l’un des plus vieux terroirs de Bordeaux, vieux e 2000 ans; un terroir de graves déposé lors de la fonte glacière de l’ère quaternaire avec la formation du fleuve  Garonne, fait de galets, de graviers plus ou moins gros, de sables mêlés à des limons et argiles.

Les Graves aujourd’hui s’étendent sur 3500 hectares, une appellation que se proposent de vous faire découvrir les 71 vignerons avec leurs équipes ce week-end, à travers des visites de vignobles et de chais.

Vous aurez la possibilité de déguster leurs vins blancs, rouges et liquoreux durant ce week-end dans les différentes propriétés qui y participent -71 un record-, des ateliers seront aussi mis en place et les enfants ne seront pas oubliés car il pourront goûter ud jus de raisin sans alcool et des animations pourront aussi leur être proposées.

Les châteaux participants : c’est ici  Un jeu concours vous attend également… Enfin 7 séquences d’initiation à la dégustation sont prévues pour débutants ou connaisseurs à la Maison des Graves (3€ la session – durée 45 mn)

 

22 Sep

Vin…solite: devenez vendangeur d’un jour en Graves et Sauternes

Le temps d’une matinée, les Graves et Sauternes, associés aux offices de tourisme de ces territoires, proposent de vivre une expérience de vendangeur à l’occasion d’ateliers jusqu’au 16 octobre.

Attention de ne pas se couper les doigts… Non, vous croyez que coupeur c’est facile, eh bien pâs forcément, mais pour cela il faut y avoir goûté au moins une fois dans sa vie. Alors enfilez bottes ou baskets, prenez un sécateur et en route pour les rangs de vigne pour récolter des raisins de châteaux du bordelais…

Une belle occasion de voir l’envers du décor, de manger un pêu de cailloux ou de graves, et de participer in situ au labeur du vigneron dans les vignes et de voir la réception de vendange au chai.

Réservation & informations : http://www.bordeaux-graves-sauternes.com/fr/pages/12-ateliers-vendanges/

Quelques dates à venir:

Samedi 25 septembre au Château Quincarnon

Samedi 2 octobre au Château Sigalas Rabaud

Samedi 9 octobre au Château Haut-Claverie

Au programme :

– 9:30 : Accueil autour d’un café avec présentation de la propriété et des techniques de vendanges par minimum 1 encadrant vigneron.

– 10h00 : Accompagnement par un professionnel dans une parcelle de vigne pour 1h à 1h30 de vendanges. Selon la météo et la maturité des raisins, l’atelier pourra être concentré uniquement sur le travail au chai, également passionnant à cette période de l’année.

– 11h30 : Visite de la propriété & dégustation.

– 12h30 : En option, déjeuner convivial partagé avec les vignerons.

Conditions :

– Pour des raisons de sécurité, les ateliers vendanges sont ouverts aux participants ayant 14 ans minimum.

– Pour garantir un moment privilégié, 10 personnes maximum par atelier vendanges sont autorisées. Pas de minimum de participants requis.

– Merci de réserver minimum 48 heures à l’avance.

Tarifs :

– Atelier classique : 39€ par personne

– Atelier avec déjeuner et verre de vin inclus : 59€ par personne. Repas sous format pique-nique avec produits du terroir.

12 Sep

Château Haut-Bergey : sa guinguette, elle est très chouette…

Ce vendredi soir, Paul Garcin propriétaire du château Haut-Bergey à Léognan en Gironde était très fier de lancer sa « Guinguette de l’automne », avec le restaurant Sabada, derrière les chais du château avec une vue magnifique sur ses vignes. Des canons à boire, des planches d’anti pasti et de pizzas, le tout sous des voiles illuminées, ambiance assurée.

Paul Garcin, le propriétaire du château Haut-Bergey à Léognan avec sa guinguette de l’automne © JPS

C’est à coup sûr « the place to be » à Bordeaux. Une guinguette des bords de Marne, au bord des Merlots. C’est Paul Garcin, le « jeune » et bio propriétaire du château Haut-Bergey qui en a eu l’idée…

Cela faisait quelques temps que je réfléchissais comment s’amuser autour du vignoble, avec l’idée de se retrouver, l’idée du partage… » Paul Garcin propriétaire du château Haut-Bergey.

 

« En fait, un monsieur avec qui je travaille m’a dit j’ai une connaissance qui cherche un lieu pour faire un truc un peu festif, et c’est ainsi qu’on a discuté et on s’est dit qu’on allait faire un truc durant 2 mois avec un airstream (cette caravane mythique américaine tout en chrome) », c’est ainsi qu’est née la Guinguette de l’Automne du château Haut-Bergey et du restaurant Sabada…

Tout tourne autour de la convivialité, de la simplicité et du plaisir, c’est une envie de décomplexer un peu l’accès au vignoble, de reprendre possession des territoires », Paul Garcin

Cette guinguette éphémère a pris place derrière les chais du château Haut-Bergey, une pépite de l’appellation  Pessac-Léognan, 41 hectares en agriculture bio depuis 2015 et conduit en biodynamie depuis le millésime 2016…

La guinguette propose à la dégustation des vins de la propriété et notamment la cuvée Paul, en blanc (millésime 2020, 95% sauvignon, 5%sémillon) et en rouge (40%merlot, 40% cabernet sauvignon,13% cabernet franc et 7% petit verdot6e le verre, 35 la bouteille), mais aussi deux autres cuvées en rouge Jardin et Tuilerie en parcellaire 100% merlot pour le 1er et 100% cabernet sauvignon pour le 2… « Tout est canon, pour les pizzas réalisées par Audace BP, ils font leur propre pâte avec de la farine de blé bio qui vient du Médoc, il y a aussi des antiparti… C’est aussi cette envie de décontraction pour les grands crus et avoir des choses de qualité, » complète Paul Garcin.

Une idée originale avec également Thomas Labarrede, créateur du Sabada, qui manquait au plein coeur des vignobles de Pessac-Léognan, après les afterworks qui ont été lancés il y a 4 ans l’été un jeudi par semaine dans les châteaux du Médoc… Là cette soirée était animée par les chefs Benjamin Avila et Pierre Martel (Audace), des chefs qui aiment les bons produits, en circuits courts.

Cette guinguette va se tenir les jeudis, vendredi et samedis soirs de 18h à minuit au château Haut-Bergey, 69 Cours Gambetta à Léognan en Gironde, Paul Garcin réfléchit déjà à dupliquer le modèle pour les déjeuners de fin de semaine également.

24 Juil

Ce week-end, Sauveterre fête ses vins !

Tout ce week-end, la bastide de Sauveterre de Guyenne vous accueille pour sa traditionnelle Fête des Vins. Avec au programme de nombreuses animations, vin et gastronomie à l’honneur et de nombreux concerts gratuits.

© Fête des Vins de Sauveterre

Depuis hier, ce samedi et demain dimanche, cette fameuse bastide s’anime au rythme de la Fête des Vins de Sauveterre. L’occasion pour ceux qui sont en vacances et les autres de passer un bon moment avec de nombreux concerts gratuits, des dégustations et de quoi faire ripaille.

A l’occasion de ce week-end, un concours des vins atypique est organisé :  des vins inclassables, atypiques, mais bien sûr très bons, dégustés par un jury de 4 ou 5 personnes extérieures au monde du vin avec des critères portant sur l’originalité, les cépages, l’étiquette le design ou encore le mode de vente, le tout sera validé par un jury un peu plus spécialisé d’oenologues et autres sponsors. Des coups de coeur seront attribués par couleur, bulles, prix spécial du jury et trophée élégance.

 

10 Juil

Samedi et dimanche liquoreux: ce sont les Portes Ouvertes à Sauternes et Barsac

Samedi 10 et dimanche 11 juillet 2021, les châteaux de Sauternes et Barsac vous ouvrent leurs portes. L’occasion de découvrir ces prestigieux châteaux qui produisent ces fameux vins liquoreux, qui se dégustent tout au long de l’année et pas seulement au moment des fêtes de fin d’année.

Ce week-end de grands départs, vous avez le choix : les bouchons ou bien les bouchons ? Certains malins répondront les bouchons de Barsac et Sauternes, et ils ont bien raison. Car c’est ça aussi les vacances, découvrir si vous en avez la possibilité, ces splendides châteaux crus classés, 1er grands crus classés ou pas classés du tout, et déguster ces grands vins  liquoreux sur les appellations Sauternes et Barsac.

Ce sont 32 châteaux et maison du vin  de 5 villages qui vous vous parler de leurs méthodes de production pour obtenir ces vins liquoreux à partir des cépages sémillons, sauvignons, et surtout du botrytis cinerea, ce champignon, appelée aussi la pourriture noble. Des vins qui peuvent se boire à l’apéritif, au cours d’un repas, pas seulement sur du foie gras, sur des viandes blanches, des mets asiatiques ou encore sur des fromages, et puis aussi en dessert ou fin de repas. Bref, c’est comme les goûts et les  couleurs, chacun a sa préférence pour les apprécier, mais en tout cas ce sont de très grands vins à découvrir ou redécouvrir.

1 / Château CAILLOU
9, caillou – 33720 BARSAC
05 56 27 16 38 – 06 03 75 04 27

2 / Château d’ANNA
16, rue Barrau – 33720 BARSAC 06 49 26 35 98

3 / Château de MYRAT
1, Myrat Sud – 33720 BARSAC 05 56 27 09 06

4 / Château DOISY-DAËNE 15, Gravas – 33720 BARSAC
05 56 62 96 99

5 / Château GRAVAS
6, lieu dit Gravas – 33720 BARSAC 06 83 12 03 27

6 / Château LA BOUADE
4, Impasse la bouade – 33720 BARSAC 05 56 27 30 53

7 / Château LA CLOTTE CAZALIS La Clotte – 33720 BARSAC
06 87 20 03 34

8 / Château LIOT Liot – 33720 BARSAC

05 56 27 15 31

9 / Château SIMON
7, Simon – 33720 BARSAC
05 56 27 15 35 – 06 38 68 58 14

10 / Vignoble du HAYOT ANDOYES – 33720 – BARSAC 06 38 47 68 78

11 / Maison des Vins de BARSAC 2, rue du Onze Novembre 1918
33720 BARSAC
06 38 47 68 78

 

BOMMES

12 / Domaine de CARBONNIEU 6, les Chons – 33210 BOMMES
05 56 76 64 48

13 / Château LA TOUR BLANCHE 33210 BOMMES
05 57 98 02 73

14 / Château LAFAURIE-PEYRAGUEY Lieu dit Peyraguey – 33210 BOMMES
05 24 22 80 11 – 06 70 17 92 20

15 / Château LAMOURETTE 4, la Mourette – 33210 BOMMES 06 49 26 35 98

16 / Château RAYNE-VIGNEAU 4, le Vigneau – 33210 BOMMES
05 56 76 64 05

17 / Château SIGALAS – RABAUD Sigalas Rabaud – 33210 BOMMES
05 57 31 07 45

18 / Domaine de PISTOULET 7, Augey Ouest – 33210 BOMMES 05 56 76 66 75 – 06 73 53 02 12

 

FARGUES

19 / Château HAUT-CLAVERIE
3, Impasse Thibaut – 33210 – FARGUES 06 38 57 65 03

20 / Château QUINCARNON
10, Route des Claveries – 33210 FARGUES 06 82 66 26 59

 

PREIGNAC

21 / Château BASTOR LAMONTAGNE
Domaine de Lamontagne – 33210 PREIGNAC 05 56 63 27 66

22 / Château BRIATTE VIGNOBLES ROUDES
3, La carotte – 33210 PREIGNAC 05 56 63 00 54

23 / Château d’ARMANJAN DES ORMES – 33210 PREIGNAC 05 56 62 35 78

24 / Château HAUT-BERGERON 3, Piquey – 33210 PREIGNAC
05 56 63 24 76

25 / Château SUDUIRAUT Suduiraut – 33210 Preignac

26 / Château VOIGNY
Vignobles BON
70, rue de la République – 33210 PREIGNAC 06 78 51 84 55

 

SAUTERNES

27 / Château d’ARCHE
Lieu dit Arche – 33210 SAUTERNES 05 56 76 67 67
Ouvert uniquement le samedi

28 / Château FILHOT 33210 SAUTERNES
05 56 76 61 09

29 / Château GUIRAUD 33210 SAUTERNES
05 56 76 61 01

30 / Château LAMOTHE-GUIGNARD 2, Lamothe Ouest – 33210 SAUTERNES
05 56 76 60 28

31 / MAISON DU SAUTERNES 14, place de la Mairie – 33210 SAUTERNES 05 56 76 69 83

32 / LA MAISON DU VIGNERON 2, rue principale – 33210 SAUTERNES 06 84 08 19 52

04 Juil

Tous ô Chais : en immersion pour ces portes ouvertes en côtes de Bourg

Ce samedi et encore dimanche, 50 vignerons des Côtes de Bourg vous accueillent pour des dégustations et des visites de chais et de leur vignoble. Côté Châteaux vous fait découvrir la passion de deux vigneronnes Isabelle Chéty du château Mercier et Amélie Osmond du Clos du Notaire. Des domaines encore ouverts ce dimanche.

Dégustation à bord de la Gloriette du Clos du Notaire © JPS

« Quand on est ici, on est dans une sorte de bulle de calme, il se dégage ici une certaine sérénité, c’est l’un des plus beaux points de vue de Bordeaux », commente Amélie Osmond à ses visiteurs depuis la fameuse gloriette de son château le Clos du Notaire. C’est vrai que ce point de vue qui surplombe la Dordogne est assez magique, avec ce micro-climat apporté par cette proximité de la Dordogne et de l’estuaire de la Gironde… On est ici sur un vignoble de 20 hectares planté sur des coteaux bien exposés, avec « ce vent qui vient assécher la vigne, on ne gèle pas non plus l’hiver, on passe au travers même si on a eu quelques feuilles cette année qui ont un peu frisé… »

Jennifer, Sébastien et Marc, sont venus en voisins de Civrac en Gironde, mais aussi originaires d’Auvergne : « C’est la première fois qu’on vient ici, on connaissait de visu, on passait souvent devant, c’est très sympa de découvrir; c’est une belle découverte du fait de l’emplacement, de l’histoire du domaine et la rencontre avec ce couple de jeunes vignerons », explique Jennifer qui par ailleurs vient de lancer son auto entreprise d’accompagnement des vignerons au niveau marketing, commercial et communication sur les réseaux sociaux.

La cravate du Clos du Notaire, le vin haut de gamme d’Amélie Osmond et Victor Mischler © JPS

Tous les 3 sont en effet enjoués d’écouter Amélie Osmond sur le virage en viticulture bio et leur façon de commercialiser leurs vins, tout en dégustant un rosé de presse de la propriété depuis la Gloriette. « C’est bien de voir des vignobles qui se dénote par leur façon de voir.. »

Juliette Hirschy de Vert de Vin Magazine, Géraldine, Christopher, Amélie Osmond et Louis en dégustation au Clos du Notaire © JPS

« Ici on a choisi un enherbent total, l’herbe a une raison d’être, on veut inciter la vigne à plonger ses racines au plus profond, on a en dessous 4 étages de carrières de calcaire et de l’argile rouge, ce qui fait que la vigne soufre moins des canicules. On a planté aussi au milieu des rangs des féveroles, de l’avoine et des graminées, tout cela permet de rétablir des éco-systèmes, on fait avec Victor Mischler un énorme travail pour rétablir les équilibres », explique Amélie Osmond.

Florence, Christophe et Isabelle Chéty du château Mercier, propriété familiale puis 1698 © JPS

On sent ces vigneronnes passionnées, et dans la catégorie tout autant super héros que passionnée, il y a aussi Isabelle Chéty. Isabelle exploite avec son frère Christophe le château Mercier à Saint-Trojean, un domaine familial qui remonte tout de même à 1698, respect.

Et comme on le sait ces vigneronnes sont généreuses et veulent faire partager leur connaissance et leur amour pour le vin. Aussi en plus de la gamme d’une bonne vingtaine de cuvée mise en dégustation et à la vente, elle a sorti avec son frère de vieux millésime pour le plaisir de tous ces amateurs et connaisseurs, avec une clientèle fidèle depuis des lustres…

« On a sorti la cave des parents, avec de vieux millésimes depuis 1988 sur des cuves prestiges avec des vins vieillis en fûts, mais aussi notre première cuvée en amphore avec l’Amphorae 2015 ou encore une cuvée intégrale avec le Jean de la Monge 2016 ». Et de commencer ce marathon de la dégustation, en recrachant bien sur dans des gobelets individuels : « on commence par le 88 », il est là vraiment temps de la boire, un vin vieux mais qui a encore un intérêt, puis le 91 « nous on n’a pas gelé cette année-là », le 99 « d’une grande fraîcheur, jolie densité, on est sur de l’argile de 80cm à 1,5 mètre, puis du calcaire, ce qui donne cette fraîcheur ». S’en suivent les très grands millésimes 2005, 2009 et 2010…Un régal, de la complexité, de la puissance mais avec des tannins fondus et du soyeux et velouté….

Pépin, le vin très complexe et avec ces pépins toastés by Isabelle Chéty © JPS

Et puis il y a le dernier né qu’a inventé  Isabelle Chéty, cette grande vinificatrice : « Pépin »: un monocépage merlot, supervinif de rouge, vinification classique 1ére et deuxième, avec des barriques neuve bourguignonne, Raymond avec pépin séché, toastés… Ce qui est formidable, c’est cette explosion en bouche de toutes ces cuvées, très complexes comme ce Pépin ou encore le Jean de la Monge (qu’elle s’amuse sur 300 bouteille à enfouir à près de 3 mètres de profondeurs dans la terre pour l’élevage à une température constatante de 13,6°), avec aussi des cuvées plus simple sur du parcellaire comme Atmosphère by Château Mercier en 2018, avec ce côté acidulé sur des vignes de 17 ans, élevage en cuves.

Un bon moment apprécié par de très nombreux visiteurs hier au château Mercier qui faisait aussi restauration avec des assiettes d’huitres et des entrecôtes au barbecue…

Au Bar à Vin, superbe spot au-dessus du village de Bourg et surplombant la Dordogne, on n’était pas en reste avec des cours de dégustation animés ce samedi matin et encore ce dimanche par Laetitia Ouspointour de l’Ecole du Vin de Bordeaux. Les visiteurs pouvaient s’arrêter ici aussi pour déguster et se restaurer avec des planches de charcuteries, fromages ou de brochettes.

Sur le pont en digne chef d’orchestre Didier Gontier, directeur du syndicat des Côtes de Bourg : « on a repositionné notre dispositif façon covid, on a tout de même mobilisé 50 vignerons, c’est pas mal et on dénombre de nombreuses animations? C’est sûr, c’est le redémarrage, on n’est pas encore sur un trafic touristique qui a repris complétement, mais on a pas mal de flux, avec du monde qui vient de Royan, de la Charente, ou encore de l’Ile d’Oléron, mais aussi de Bordeaux. J’ai de bons retours des vignerons et des restaurants qui fonctionnent bien ».

Ce sont ainsi 300 vignerons qui expriment tout leur art sur 3400 hectares en Côtes de Bourg, ils produisent à l’année quelques 150 000 hectolitres, des vins appréciés des amateurs et plutôt de bons rapports qualité-prix à Bordeaux.

Jennifer, Sébastien et Marc et Amélie Osmond du Clos du Notaire © JPS

Et comme de bien entendu, cette manifestation des vignerons des Côtes de Bourg a eu hier soir sa 3e mi-temps chez le « p’tit filot de Damien Labiche, Nicolas Casses, on a terminé la soirée avec un rôti de boeuf et des pommes de terre et bien sûr quelques bonnes bouteilles », selon Amélie, la super héros de l’affiche des Côtes de Bourg cette année.