14 Mai

Et voici la nouvelle saison des afterworks en Médoc…

6 ans déjà et un succès rencontré… Les afterworks en Médoc vous donnent à nouveau rendez-vous les 1er et 3e jeudis de chaque mois de juin à septembre pour vous faire découvrir après le boulot les châteaux et vins de ces propriétés…Avec à chaque fois une tenue appropriée…

« Afterwork », les Médocains parlent à nouveau anglais cette saison… Initié en 2017 avec Lamothe-Bergeron, Marquis de Terme et Paloumey, cet événement a pris de l’ampleur avec de nouveaux châteaux associés Malescasse en 2018, Maucaillou en 2020, Dauzac en 2021 et cette année le Taillan…

Un événement qui se passe 2 fois par mois, les 1er et 3e jeudis et accueille en moyenne de 150 à 250 participants, pour profiter du superbe cadre de ces châteaux de 18h30 à 21h durant l’été, entre amis ou en famille, pour découvrir ce vignoble médocain.

A chaque date, un château différent mais un concept identique :
• De 18h30 à 21h00, la journée se termine, les portes d’un château s’ouvrent.
• Entrée à 22€/personne. 4 tickets et 1 verre logoté vous sont remis. (1 ticket = 1 verre de vin ou 1
assiette apéritive). Rachat de ticket 5€.
• Entrée gratuite pour les enfants.
• Une ambiance musicale avec concert pop, jazz, DJ ou salsa !
• Des dégustations de vins des 7 propriétés partenaires.
• Des assiettes apéritives ou tapas.
• Un jeu-concours pour tenter de gagner un coffret de 6 bouteilles et 1 magnum !

VOS RDV DE LA SAISON 2022 : Portez un accessoire aux couleurs de la propriété qui vous accueille :
• Jeudi 2 juin – Château Malescasse – en bleu marine
• Jeudi 16 juin – Château Lamothe-Bergeron – en rouge
• Jeudi 7 juillet – Château Dauzac – en jaune
• Jeudi 21 juillet – Château Du Taillan – en blanc
• Jeudi 4 août – Château Marquis de Terme – en orange
• Jeudi 18 août – Château Maucaillou – en bleu clair
• Jeudi 1 septembre – Château Paloumey – en vert

07 Mai

« Le Bouchon » ouvre en Côtes de Bourg : le premier restaurant de vignerons lancé par une appellation de Bordeaux

C’est une première, qu’une appellation, les Côtes de Bourg, lance un resto, accolé à la Maison des Vins. Le Bouchon était attendu, les Côtes de Bourg l’ont fait péter dans l’enceinte du Bar à Vins qui avait ouvert en 2016. Il ouvre officiellement ses portes ce midi, à l’occasion des Portes Ouvertes ce week-end dans les Côtes de Bourg.

Stéphane Eclache et Romain Métais, entourant Didier Gontier © JPS

C’était un vrai manque, une brasserie ou restaurant au sein du Bar à Vins des Côtes de Bourg. Eh bien ce manque a été comblé, puisqu’ouvre aujourd’hui « le Bouchon, Cuisine de Vignerons ». Le Bouchon a été souhaité par les Vignerons des Côtes de Bourg, Didier Gontier et Stéphane Donze ont mené ce projet à son terme avec 2 associés Stéphane Eclache et Romain Métais.

« On voulait que ce soit un lieu de vie et pas seulement un restaurant bistronomique ou gastronomique, un lieu qui va vivre de l’apéro au digestif… », commente Stéphane Eclache. « Le restaurant sera ouvert tous les midis et les soirs du jeudi au samedi, avec une formule attractive, une formule du marché (plat unique à 15,9€, entrée plat ou plat dessert à 19,9€ et entrée plat dessert à 22,9€) et un autre menu à 38€ avec une belle carte de saison, et aussi une belle cave à maturer la viande ».

On est très fier et très content, avec des gens bienveillants, gentils et courageux. C’est l’aboutissement de nombreuses années, on était frustré de ne pas utiliser ce bâtiment au meilleur de son potentiel et avec du caractère. C’est le premier restaurant d’appellation ici dans le bordelais » Didier Gontier directeur des Côtes de Bourg.

« On voulait créer un pôle autour d’une boutique (La Maison des Vins des Côtes de Bourg), d’un bar, , d’une guinguette aussi l’été, pour les touristes mais aussi les locaux, bref un lieu de rencontres…Ce que l’on veut c’est qu’ici en mangeant et en dégustant en Côtes de Bourg, on passe un bon moment, et ainsi que le consommateur retrouve aussi nos étiquettes devant les rayons de supermarchés ou chez les cavistes. C’est un lieu que les vignerons font vivre tout au long de l’année, c »est une belle aventure », ajoute Didier Gontier.

Et le président des Côtes de Bourg Stéphane Donze de témoigner : « nous sommes heureux de pouvoir concrétiser avec vous l’ouverture du Bouchon, Cuisine de Vignerons. On a montré que c’était possible avec nos vignerons généreux, solidaires, indépendants et parfois emmerdeurs. Fiers aussi de nos cépages et du Malbec, de notre oenotourisme et des parrainages sportifs qu’on avait lancé.

Bravo au Bouchon qui vient de s’ouvrir à Bourg en Gironde, et si vous en avez marre des bouchons dans votre véhicule à Bordeaux, venez donc apprécier cet autre Bouchon et sa cuisine de vignerons, avec superbe vue sur la Dordogne.

En tout cas ce week-end, vous serez accueillis également par ces vignerons qui vous ouvrent leurs portes avec l’opération « Tous ô Chais ».

 

08 Avr

Les 8, 9 et 10 avril, ce sont les portes ouvertes des châteaux du Médoc

A vos agendas, ce week-end une centaines de châteaux viticoles du Médoc vous accueillent pour leur 31e portes ouvertes. L’occasion de vous balader, de rencontrer les vignerons et propriétaires et de déguster leurs vins.

Le château Castera à Saint-Germain-d’Esteuil vous fera découvrir une verticale de millésimes de 2009 à 2019 avec Christine et Marie© JPS

31 ans que ça dure… 31 ans et toujours un succès. Ces portes ouvertes organisées par la Maison du Vin et du Tourisme avec le Conseil des Vins du Médoc résonnent comme le démarrage de la saison touristique et même oenotouristique en Médoc.

L’occasion vous est donnée de visiter quelques domaines viticole célèbres avec une grande histoire comme la Tour Carnet à Saint-Laurent-Médoc de Bernard Magrez ou château Siran la plus vielle propriété familiale de Margaux ou encore de plus petites propriétés familiales comme la Branne de Philippe et Fabienne Videau à Bégadan…

Edouard Miailhe, le propriétaire de château Siran © JPS

Et même des propriétés éloignées au fin fond du Médoc à Saint-Germain-D’Esteuil avec Jean-Pierre Darmusey et son équipe…C’est gratuit et sans rendez-vous pour visiter et déguster…Et il y a même des food-trucks si vous le souhaitez dans certains châteaux…

Jean-Pierre Darmuzey prêt à faire déguster ses visiteurs au château Castera © JPS

Vous pourrez aussi découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas encore le Médoc, avec son Parc Naturel Régional et bien sûr ses châteaux connus de la terre entière, ou presque…

Voici la liste des châteaux participants : par ici

 

02 Avr

Rendez-vous au Printemps des Vins de Blaye, samedi 2 et dimanche 3 avril

Alors que les vignerons risquent d’être pas mal sollicités sur le front du gel, ils vont aussi tenir le siège de la citadelle de Blaye. Car c’est à nouveau le Printemps des Vins de Blaye qui s’annonce ce week-end samedi et dimanche… Y en a qui ne vont pas dormir…

Le © Printemps des Vins de Blaye, c’est samedi et dimanche

Le Printemps de Blaye fait son grand retour… Depuis la dernière édition en 2019 qui avait rassemblé 15 000 amateurs de vins, la Citadelle n’avait pas revécu de pareil rassemblement au coeur de ce patrimoine mondial de l’humanité, classé Unesco.

Ce sont donc une bonne centaine de vignerons qui vont vous ouvrir le pont levis pour vous permettre de partager ces moments d’échanges et de convivialité auteur de leur production en terre blayaise.

« Promouvoir une culture du vin accessible et partagée, à l’image des vignerons de Blaye Côtes de Bordeaux, c’est notre cheval de bataille », Nicolas Carreau, président du Syndicat des Blaye-Côtes de Bordeaux.

« En ce sens, le Printemps des Vins de Blaye est l’équivalent des portes ouvertes de certaines appellations avec ce petit plus : les consommateurs n’ont pas besoin d’aller dans les propriétés, puisque  ce sont les vignerons qui se rassemblent en un seul et même lieu… Et quel lieu ! » selon Nicolas Carreau, président du Syndicat des Blaye-Côtes de Bordeaux.

Au programme de ces 2 journées qui s’annoncent démonstration de vols de rapaces dans le Clos de l’Echauguette où un petit vignoble a été planté en bio… Des balades dans le vignoble en bike board, ou encore des balades dégustation sur l’estuaire, des démonstrations d’agilité avec les rouleurs de barriques, ou encore cette exposition des oeuvres du photo club de l’Estuaire dans la salle de la Citadelle. Sans oublier tous ces vignerons qui seront présents pour faire déguster leurs vins… Bon week-end et bon printemps des vins à Blaye.

11 Mar

Côté châteaux n°29 : un spécial 700 ans du Consulat de la Vinée de Bergerac

A voir le 23 mars prochain sur France 3 NOA à 20H20, ce numéro 29 tout en saveurs de Côté Châteaux. Votre magazine sur les terroirs de Nouvelle-Aquitaine s’attarde sur les 700 ans du Consulat de la Vinée. Un sacré anniversaire qui ne nous rajeunit pas et qui sera fêté en juillet prochain à Bergerac. Un numéro réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne.

Les consuls de la Vinée de Bergerac en bord de Dordogne d’où partaient les fûts marqués par le patte de Griffon © JPS

16 janvier 1322 – 16 janvier 2022… 700 ans, rien que cela. Bergerac s’apprête à célébrer cet acte par lequel le seigneur de Bergerac Renaud de Pons a octroyer l’apposition de la marque à feu (une patte de griffon) sur les fûts de vins de Bergerac…

Le château Court les Mûts à Razac-de-Saussignac © JPS

Nous commençons ce Côté Châteaux en plein travaux dans la vigne du châteaux Court-les-Mûts à Razac de Saussignac avec Yohan qui réalise pas mal de travaux de remise en état de la vigne à travers « la taille, le tirage des bois, le carrassonnage et le pliage… » Et au beau milieu des vignes, une forêt de fleurs jaunes nous interpelle avec « la ravanelle cousin du navet, « ca peut se manger en soupe, et les feuilles en salade… »

Dans son chai nous attend, Pierre Jean Sadoux, vigneron depuis 1971, issu d’une longue tradition, il nous fait découvrir une photo de 1919 avec son grand-père qui était compagnon tonnelier et une autre « des vendangeurs de 1891 avec une équipe de 70 personnes,… des dames qui coupaient le raisins et aussi 2 gamins qui avient une douzaine d’années et qui pouvaient travailler un petit peu. »

Et de revenir sur la marque à feu : « c’était tout simplement pour contrôler la qualité des vins et être sûr de leur authenticité et leur permettre par la suite de partir par le port de Bergerac, bref cela prouvait que c’était des vins de bonne qualité, qui étaient « loyal » et « marchand »…

Pierre-Jean Sadoux, vigneron depuis 1971, au château Court les Mûts © JPS

Et de découvrir les vins le trésor de Pierre-Jean Sadoux, ses vins élevés en barriques « au dernier salon que nous avons fait, on a eu des gens qui nous ont dit, on a dégusté une bouteille à vous qui avait 12 ans, 15 ans, ils nous font quelques compliments et cela sert à continuer le métier… » Et de déguster un de ses blancs secs fermenté et élevé en barrique durant 9 mois…

Et de rappeler la consécration des vins de Bergerac avec la création des AOC à partir de 1936... » mais on peut remonter aussi aux années 1300 et à 1254 où le roi d’Angleterre avait donné des privilèges aux vignerons de Bergerac, et après avec le Consulat de la Vinée qui était le conseil d’administration de Bergerac et c’est ces gens là qui décidaient de la commercialisation, de l’avenir et du bon cheminement des affaires des vignerons de Bergerac… Bergerac a eu ses heures de gloire et on se sert de son passé pour aller vers l’avenir, Bergerac a des atouts importants avec nos sols, terroirs et vignerons… »

Et même si le terroir peut donner de bons vins, les quantités ne sont pas toujours là comme en 2021 :  » ah oui, ça c’est le métier de vigneron, toujours sur le fil du rasoir, notre propriété est réputée non gélive et là elle a gelé non seulement en 2017 mais elle a regelé en 2021… » En 2021, justement on a produit en Bergerac et Duras seulement 425400 hectolitres, alors qu’habituellement on dépasse les 500 000… »

Francis Borderie, au pied du château de Monbazillac © JPS

L’histoire du Consulat et notre périple se poursuivent à Monbazillac, à la rencontre de Francis Borderie, 3e génération de vigneron au château Poulvère, une dépendance du château de Monbazillac remontant au XVIe siècle… A partir de cette époque là le territoire de la Vinée s’est étendue au sud de la Dordogne…

Il y a eu à cette époque une forte commercialisation des vins de Monbazillac avec la Hollande et notamment de ce château qui a l’époque s’appelait Poulvère Rose Boissière… « A Monbazillac et Bergerac, il y avait beaucoup de protestants à cette époque là, ils sont partis en Hollande  au moment de l’Edit de Nantes et avec eux ils sont partis avec le vin de Monbazillac car ils adoraient les vins blancs doux et il y avait un commerce florissant….Et d’ailleurs il y a eu un bateau l’Amsterdamer  qui avait coulé au sud de l’Angleterre qui avait coulé avec toute sa production de Monbazillac, et cela j’en garde un souvenir incroyable car on est allé à Amsterdam en 1989, et on a découvert ces bouteilles un peu bizarres de 1747 et on l’a dégusté et c’était top… »

Francis consacre la moitié de ses 107 hectares de vignes à produire ces vins liquoreux… « On n’a pas à se plaindre à Monbazillac car tous les clients nous trouvent nos vins très fruités, pas trop sirupeux, avec un bon équilibre… »

Ce Côté Châteaux se poursuit bien sûr en bord de Dordogne à la rencontre de 3 consuls en habits et aussi avec le témoignage au cloître des Récollets de Yan Laborie, historien… « La culture de la vigne à Bergerac comme dans toute la vallée de la Gascogne est quasiment bi-millénaire, mais le vignoble de Bergerac n’a pris sa réalité commerciale, dépassant le stade de l’approvisionnement local pour devenir un vignoble exportateur, à partir du bas moyen-âge et jusqu’en 1320-1330… »

Yan Laborie, historien de Bergerac revient sur l’histoire des Consuls de la Vinée © JPS

« En moins d’un siècle les bourgeois de la ville vont s’emparer de la maitrise de la culture de la vigne et de l’écoulement des fruits qu’elle donnait… Et naturellement l’ouverture vers l’Angleterre a été le premier marché des vins de Bergerac… Dans l’espace gascon, Bergerac se singularise dès cette époque en possédant une capacité d’écouler librement vers la mer sa production, en échappant au protectionnisme qu’essaie de mettre en place Bordeaux très tôt. Et l’outil majeur de cette liberté  bergeracoise a été d’acquérir la libre descente en toute saison des vins par la rivière Dordogne… »

Anthony Castaing, du château Grange Neuve à Pomport © JPS

Et de rencontrer Anthony Castaing à Pomport qui incarne la nouvelle génération, avec son château Grange Neuve, mais qui déjà est membre du Consulat de la Vinée :  « ca en jette, cela fait un grade, même si le titre n’est qu’honorifique, c’est une reconnaissance de la profession, une petite fierté de participer à la promotion des vins de Bergerac à travers cette confrérie… »

L’équipe de tournage JPS avec Alexandre Berne, entourée des Consuls et de Yan Laborie © Marie-Pierre Tamagnon

Comment se projette t on dans l’avenir « d’un côté positif car c’est une passion, mais avec le réchauffement climatique, avec de nombreux défis à faire face à l’avenir, avec le gel, le mildiou… » « La pate de griffon… On va continuer à faire perdurer cette tradition de Bergerac, mais le vin va encore évoluer par rapport aux défis climatiques, on voit bien qu’on a déjà des taux de sucres qui montent dans les vins, il va falloir s’y adapter, on doit faire avec moins de chimie… L’environnement c’est le défi d’aujourd’hui, il y a plein de vignerons qui sont en HVE, d’autres comme moi sont en conversion bio, et d’autres le sont déjà depuis quelques années… » Voilà donc une histoire et une transmission séculaire qui perdure et se transmet en Bergerac, grâce à ces vignerons et au Consulat de la Vinée…

Regardez le n°29 de Côté Châteaux réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne :

11 Fév

Wine Paris & Vinexpo Paris : du 14 au 16 février, le vin français vise à (re)conquérir les acheteurs

 Deux ans après la première édition du salon jumelé Wine Paris avec Vinexpo Paris, ce salon des professionnels du vin et des spiritueux revient dans un contexte encore de crise sanitaire avec 2800 exposants. 20 000 visiteurs sont attendus. Un rebond tant attendu pour la filière après cette période de turbulences, les exportations de vins et spiritueux ont progressé de 26,8% en 2021. De nombreux professionnels en tout cas seront présents, même si le négoce bordelais avait demandé son report au printemps.

22 vignerons des Côtes de Bordeaux en 2020 sur le salon pour aller chercher les marchés  © JPS

L’heure est aux retrouvailles pour les professionnels du vin attendus de lundi à mercredi au salon professionnel Wine Paris & Vinexpo, premier rendez-vous internationalde la saison après deux années de pandémie.

Les viticulteurs sont pressés de renouer avec les acheteurs internationaux afin de relancer leurs exportations, freinées depuis deux ans par les taxes américaines
et la crise sanitaire liée au Covid-19.

Après une période d’hésitation dans un contexte sanitaire instable, Rodolphe Lameyse, directeur général de Vinexposium, est « soulagé » de voir cette troisième édition maintenue.

Pau Roca, directeur général de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), est aussi « content » de la tenue du salon étant donné la « reprise aiguë de la consommation mondiale de vin et des marchés à l’export en 2021 ».

Vinexposium, né de la fusion de deux grands organisateurs de salons viticoles en France (Comexposium et Vinexpo), entend mettre en valeur tous les terroirs de l’Hexagone, et au-delà.

Quatre pavillons, dont trois dédiés aux vignobles français et un aux vins internationaux, tenteront de séduire un bouquet d’acheteurs et de professionnels du secteur.

Amateurs d’alcools forts ou de cocktails trouveront quant à eux un espace spécialement réservé aux spiritueux (plus de 120 exposants) et à la mixologie.

L’événement propose aussi des conférences et un espace dédié à l’innovation de la filière.

Les étrangers devraient représenter 20% des 2.800 exposants du salon, et environ 34% des visiteurs, une « réussite », selon Rodolphe Lameyse, « compte tenu de la pandémie qui complique toujours les déplacements entre les pays. »

Les Asiatiques seront les grands absents de ce rendez-vous, alors qu’ils incarnent le marché de l’avenir, selon M. Roca.

Rodolphe Lameyse se félicite cependant de la proportion de « purs acheteurs » escomptée, de l’ordre de 75 à 80% du visitorat.

Des pointures de la grande distribution comme Auchan, Leclerc ou encore les allemands Aldi et Lidl, comptent parmi les 20.000 visiteurs attendus (29.000 en 2020).

 « REBOND SPECTACULAIRE » 

Le secteur reprend son souffle après deux ans d’épidémie de Covid-19 et la suspension en mars 2021 des taxes douanières de 25% qui avaient été imposées à partir de 2019 par l’administration Trump sur certains vins puis spiritueux européens.

Selon le ministère français chargé du Commerce extérieur, les exportations de vins et spiritueux ont progressé de 26,8% en 2021, et même de 33,3% vers les seuls États-Unis, dépassant leur niveau pré-épidémique. De nombreux détaillants américains sont attendus. Selon Bernard Farges, président du Comité national des interprofessions des vins AOP et IGP (CNIV), ce « rebond spectaculaire » est porté par la hausse des exportations des produits de luxe tels que « le champagne, le cognac etles grands crus de Bordeaux ou d’ailleurs ».

PRODUCTION MEDIOCRE EN 2021

Le monde viticole déplore toutefois une production médiocre sur l’année 2021, les vignes ayant souffert des conditions météo en Europe. Avec de fortes gelées en avril, des pluies estivales, orages de grêle puis le fléau du mildiou, la France est le pays qui a « subi le plus durement les effets d’un millésime désastreux », selon l’OIV.

En 2021, l’Hexagone est descendu à la troisième place des pays producteurs de vins derrière l’Italie et l’Espagne. La France reste premier exportateur mondial
en valeur.

Au-delà de la menace climatique, la filière viticole s’inquiète de voir l’Union européenne durcir la réglementation sur les étiquettes de vin, en imposant notamment
une mention du risque de cancer posé par la consommation d’alcool.

D’ici-là, « il est grand temps de renouer le contact avec nos clients », déclare Bernard Farges. « Le vin, c’est aussi de la relation humaine. »

Toutefois, en raison du contexte sanitaire, les dégustations resteront statiques et le port du masque de rigueur lors des déplacements entre les stands.

Avec AFP

29 Jan

Voeux 2022 : et la palme de l’originalité revient … à château Paloumey

Une fois n’est pas coutume, ce sont des voeux sur la toile qui ont fait hurler de rire Côté Châteaux… C’est la famille Cazeneuve qui vous les souhaite en se mettant en scène de façon originale, en mode écolo et retraçant les travaux qui sont en cours suite à la mésaventure qu’a connue le château avec l’incendie de celui-ci, il y a 2 ans le 10 janvier 2020. C’est bien senti et c’est signé Pierre et Martine Cazeneuve ainsi que toute l’équipe du château. Je vous laisse regarder…

Martine et Pierre Cazeneuve en selle et en scène pour des voeux originaux signés © château Paloumey

Et voici la vidéo disponible sur les réseaux sociaux et notamment sur You Tube : 

 

26 Jan

La filière viticole veut « relancer la machine »

« Relancer la machine » après deux années difficiles: la filière viticole française se réjouit de se retrouver en février au grand salon professionnel Wine Paris & Vinexpo, ont indiqué mardi plusieurs de ses représentants à Montpellier. L’édition 2022 de ce salon réservé à un secteur clé du commerce extérieur français doit réunir 2.800 exposants du 14 au 16 février à Paris Expo (Porte de Versailles), représentant l’ensemble des régions viticoles françaises, mais aussi certains vignobles étrangers.

Trente-deux pays producteurs de vins et spiritueux sont attendus, selon les organisateurs de ce premier grand rendez-vous du secteur organisé depuis le début de la pandémie de coronavirus début 2020. « C’est vrai qu’on s’est posé la question d’un report. Mais la pandémie est mondiale et nous avons tous intégré ses contraintes », a expliqué lors d’une conférence de presse le directeur général de Wine Paris & Vinexpo Paris, Rodolphe Lameyse.

« On s’attend à 20.000 visiteurs (contre 25.000 en 2020), dont quelques grands acheteurs allemands comme Metro ou Aldi », s’est-il réjoui. « Chose remarquable », a ajouté M. Lameyse, les Américains figurent dans le peloton de tête des acheteurs étrangers, avec les Néerlandais, les Belges, les Britanniques et les Canadiens.

En revanche, les acheteurs asiatiques seront absents, tout comme, du côté des exposants, les producteurs argentins, australiens et sud-africains, les conditions
de voyage restant trop contraignantes, voire impossibles.

Parmi les mesures sanitaires prévues, la présentation d’un pass vaccinal sera « obligatoire pour tout le monde ».

Dans le bordelais, certains ont suggéré un report, mais dans l’ensemble, tous les vignobles français devraient être bien représentés, y compris Bordeaux, ont souligné les intervenants, qui veulent « sacraliser » ce rendez-vous en début d’année, après une année 2021 plombée par une météo très difficile.

Il y a un « besoin d’échanger à nouveau entre vignerons », a relevé Jacques Gravegeal, vice-président du syndicat des producteurs de vin du Pays d’Oc.

« Février, c’est la période idéale de présentation du nouveau millésime, un moment très important pour les acheteurs. Nous nous déplaçons à Paris pour faciliter la venue des acheteurs internationaux », a également expliqué Fabrice Rieu, président du salon Vinisud, fondé à Montpellier et désormais intégré au salon parisien.

« On sort de deux ans de disette », a souligné Stéphane Zanella, le président du Conseil Interprofessionnel des Vins du Roussillon (CIVR).

AFP

11 Jan

Côté Châteaux consacre son n°28 à un magazine spécial Bordeaux Tasting

Noël est passé, mais c’est encore Noël ! Alex Berne et moi-même vous offrons un numéro spécial Bordeaux Tasting sur France 3 NoA, à l’occasion des 10 ans de cet événement phare de la dégustation, qui se passe tous les ans (excepté l’an dernier) place de la Bourse à Bordeaux. Bravo à Terre de Vins qui a créé la surprise voilà 10 ans et en a fait une référence de qualité parmi les grands rendez-vous des amateurs de vin. Un numéro Côté Châteaux réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne.

Mélanie Cisnéros faisant déguster le Dada de Rouillac à ces amateurs de vin et de Bordeaux Tatsting © JPS

Dans ce numéro vous aurez de jolies surprises, avec toujours un ton enlevé, et j’espère que vous passerez un bon moment. Côté châteaux a décidé de donner la parole au public tout d’abord sans qui Bordeaux Tasting ne serait pas un tel succès, avec encore 6000 personnes qui sont venues ce week-end-end là, avant la fulgurance du variant omicron, avec des gens qui sont venus masqués et ont respecté les gestes barrières entre deux dégusations… « Bordeaux Tasting c’est de la découverte et des bons millésimes », commentait une jeune femme et une autre de se dire « amatrice, amant bien déguster le vin. » Pour Stephan Delaux, rencontré à l’entrée également, qui attendait un ami, l’ancien président de l’Office de Tourisme de Bordeaux « c’est une belle initiative et une belle volonté de la part des créateurs, le groupe Sud-Ouest et Rodolphe Wartel qui est la cheville ouvrière et l’âme de ce projet-là depuis le début… »

Une pépite de Bordeaux Tasting, le château des Annereaux de Benjamin Hessel, l’Elysée en a commandé 500 bouteilles sur le millésime 2018 © JPS

Parmi les quelques 200 stands et châteaux présents sur les deux jours, Benjamin Hessel du châteaux les Annereaux en Lalande-de-Pomerol : « cela fait 5 ans déjà qu’on est présent…

« Ce qui en fait le succès, ce sont toutes les plus belles propriétes de Bordeaux qui sont accessibles pour tous les Bordelais et autres dans un cadre qui est superbe et magique », Benjamin Hessel château des Annereaux. »

Benjamin Hessel, nous confie que la cave de l’Elysée lui a commandé 500 bouteilles sur son millésime 2018; une belle reconnaissance pour ce château en Lalande-de-Pomerol… Sur son stand, une fidèle connaisseuse : « ce qui me plaît c’est l’accessibilité des vins que je n’ai pas l’habitude de boire, de redéguster des vins que j’ai découvert il y a quelques années, de voir le travail qui est toujours aussi bien fait et qui évolue, voilà c’est moment  qui est convivial et en ce moment on en a bien besoin, c’est un pur bonheur… »

Autre propriété fidèle depuis le commencement de Bordeaux Tasting, le Château de Rouillac à Canéjan en Pessac-Léognan avec Laurent et Mélanie Cisnéros, père et fille : « je suis la depuis le début avec ma fille, c’est une belle histoire familiale, c’est un salon magnifiquement organisé, même dans un contexte particulier, c’est fluide tout est respecté; les gens sont intéressés et intéressants, les gens sont friands d’histoires, de vin, on partage nos émotions et on présente les grands vins de la propriété, ici le millésime 2016 en rouge et une cuvée spéciale le Dada de Rouillac, car on est passionné de chevaux et ma fille aînée Mélanie est une très bonne cavalière et papa il suit, d’ailleurs on est toujours au Jumping de Bordeaux ensemble…

Bernard Magrez, le pilier de Bordeaux Tasting © JPS

Parmi les piliers de Bordeaux Tasting, les monuments de Bordeaux, il y a Bernard Magrez, l’homme aux 4 grands crus classés de Bordeaux et propriétaire 42 châteaux dans le monde: « cela fait 10 ans que je viens, de 10h le matin à 18h le soir, c’est toujours intéressant pour moi de connaître nos consommateurs et amateurs de vin en général;

C’est mon devoir de mieux connaître les consommateurs, c’est comme cela qu’on arrive à faire le vin qui se rapproche du goût en général, pour moi le roi c’est le consommateur de vin et rien d’autre », Bernard Magrez

« Toutes les appellations sont représentées, globalement c’est que des bons vins, c’est très agréable de voir des amateurs qui viennent déguster nos vins », précise Jean-François Quenin du château de Pressac, grand cru classé. « Et Saint-Emilion, c’est le mariage d’un site extraordinaire, d’un village médiéval, des paysages classés au patrimoine mondial Unesco et de grands terroirs pour le vin donc c’est cela qui fait la magie de Saint-Emilion…. »

Petite virgule et focus en cette période de fête sur ces cavistes de Bordeaux qui ont été sur le pont durant tout ce mois de décembre pour ravir les papilles de ces amateurs, avec Dock du Vin à Artigues-près-Bordeaux et le Wine Shop Fronsac.

A l’Ecole du Vin de Bordeaux, 19 ateliers étaient proposés © JPS

Bordeaux Tasting, c’est aussi beaucoup de pédagogie, avec l’école du Vin de Bordeaux (qui proposait 19 ateliers) et tous ces jeunes (et moins jeunes) qui viennent « prendre des cours » de manière décomplexée et ludique: « on va faire des petites associations pour les accords de fête », « oui on est épicurienne avant tout »…

« Cette année on a décidé de mettre en place 6 ateliers nouveaux« , confie Cynthia Anthounet de l’Ecole du Vin: « Wine’s Up, d’abord un atelier pour mieux connaître Bordeaux par le jeu, des buzzeurs, ateliers olfactifs, des ateliers gourmands et notamment l’atelier accords de fête qui est en cours, avec toujours la dégustation de deux vins durant ces ateliers de 30 minutes, et puis le fameux choco-Bordeaux qui revient chaque année, et le fameux accord vins et fromages qui marche très bien aussi… » « A l’Ecole du Vin, tous nos ateliers sont accessibles, tant pour les connaisseurs que pour les débutants… »

5 master classes de haut vol avec pour ouvrir le bal château Montrose © JPS

Au 2e étage, c’est un moment privilégié avec pour ceux qui recherchent des ateliers plus « cosy » ceux des master classes, 5 étaient prévues ce week-end-là avec pour débuter Hervé Berland le directeur du château Montrose : « c’est l’occasion qu’on donne aux consommateurs de découvrir un vin, une propriété, avec la personne qui la dirige et d’essayer de leur apprendre des choses qu’ils ne savent pas pour caractériser une grande propriété comme Montrose ».

Hervé Berland, directeur de château Montrose, avant la master class goûtant les bouteilles tout juste ouvertes © Jps

Et là, c’est une verticale en millésimes en 9 qui était proposée : « elles sont célèbres les années en 9, avec une climatologie chaude et sèche, propices à bien murir les cabernets sauvignons et les merlots, et donc à Bordeaux on a le sourire face à ces années en 9, particulièrement réussies,… comme le 2009 un vin très abordable très accessible dans son fruit dans sa puissance qui révèle une palette aromatique et une richesse extraordinaire sur notre terroir de Saint-Estèphe béni des Dieux… »

Le maire Pierre Hurmic, l’un des grands invités de Bordeaux Tasting, dégustant Grand Corbin Despagne en bio © JPS

Bordeaux Tasting, c’était aussi de grands entretiens avec un baptême du feu pour le maire Pierre Hurmic, dégustant un château en bio Grand Corbin Despagne à Saint-Emilion, un maire vert qui passe pour l’occasion au rouge (rires et première question) : « ah vous le prenez comme ça, oui mais qui reste au vert (ou au verre)… » Et de mieux connaître ses goûts en matière de vin : « j’aime les vins fruités, je ne suis pas amateurs des vins très boisés », des vins de prédilections ? « Je ne m’engagerai pas sur ce terrain là, trop mouvant ou très dangereux, les vins je les choisis surtout en fonction de ce que je consomme, des mets que je déguste, mais j’ai toujours une préférence pour les vins de Bordeaux très affirmée… »

Quant à savoir si Bordeaux est toujours capitale mondiale du vin avec le siège de l’OIV qui a été choisi pour Dijon ?  « Il est parti à Dijon pour des raisons d’ordre politique, … quand on parle de vin, le premier nom qui vient à l’esprit au niveau mondial c’est Bordeaux, donc entre Bordeaux et le vin il y a une assimilation très importante appelée à perdurer… » Et de se rattraper avec une super Fête du Vin, la Bordeaux Wine Week du 16 au 26  juin prochain : « oui, Bordeaux est très attaché à la Fête du Vin, il y a une vraie osmose entre Bordeaux et le vin, Bordeaux a beaucoup a gagner à assurer la promotion de la filière et la filière a tout intérêt à bénéficier de la notoriété de la ville de Bordeaux, surtout au moment où la filière est en train de s’engager dans une démarche de conversion, vers les vins bio, vers un meilleur respect de l’empreinte carbone, vers un meilleur respect de l’environnement, je peux vous dire que tout cela correspond à ce que sont les objectifs affirmés de la nouvelle municipalité bordelaise… »

A Bordeaux Tasting, on y vient souvent entre copains © JPS

Pour Rodolphe Wartel, l’initiateur de Bordeaux Tasting avec Terre de Vins : « c’est un Bordeaux Tasting de retrouvailles, on est absolument ravi après une année d’interruption en raison du covid l’année passée de commettre un peu un acte de résistance, mais être tous ensemble réunis autour du vin », une belle édition organisée avec de multiples précautions en ce mois de décembre pour les 10 ans de Bordeaux Tasting….

A l’espace Saint-Rémi, 23 maisons de champagne se font déguster © JPS

Et pour bien terminer l’année ce Côté Châteaux vous offre un petit détour par les crémants de Bordeaux avec les crémants Célène à Haux et Lateyron à Montagne, ou encore une dernière séquence dégustation à l’espace Saint-Rémi où étaient réunis une vingtaine de maisons de champagne….

Dernier tournage de Côté Châteaux spécial Bordeaux Tasting avec Nicolas Lebedeff de champagne et châteaux, JPS et Alexandre Berne pour France 3 Noa

Une petite dégustation pour ce final en beauté sur le stand Thiénot:  « nous vous servons la cuvée 2008 100% chardonnay, un blanc de blanc, un champagne de repas, de gastronomie qui s’accorde avec les crustacés, les poissons, avec un chardonnay qui apporte pas mal de fraîcheur… », commente Nicolas Lebedeff directeur de châteaux et champagnes et représentant de la Maison Thiénot.

Voilà un avant goût de ce qui vous attend, permettez-moi de vous souhaitez encore une fois une bonne année 2022.

Regardez Côté Châteaux réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne, ce mercredi 12 janvier sur France 3 NoA à 20h05 et sur YouTube : 

22 Déc

« Bordeaux, une histoire de cépages » : un joli ouvrage signé Jean-Baptiste Duquesne, qui remet les cépages oubliés et historiques de Bordeaux au goût du jour

C’est un travail de fourmi que mène depuis des années Jean-Baptiste Duquesne le roi des Pirates de Bordeaux du côté de Saint-Pierre-de-Mons, à travers ce livre à offrir pour Noël il réhabilite le patrimoine ampélographique bordelais. Il réintroduit les cépages anciens de Bordeaux avec son château Cazebonne… Une jolie démarche puriste.

Jean-Baptiste Duquesne, vigneron au château Cazebonne © JPS

Jean-Baptiste Duquesne, son nom ne vous dit rien ? Et pourtant Côté Châteaux vous l’avait présenté il y a 6 mois et dressé son portrait que vous pouvez relire ici : « Jean-Baptiste Duquesne, la patte du vigneron en biodynamie au château Cazebonne »

Ce vigneron qui sait faire du vin est à la tête du château Cazebonne à Saint-Pierre-de-Mons dans les Graves, un domaine qu’il cultive en biodynamie (certifié Demeter). Non seulement, il fait du vin au plus proche du respect de la nature et du terroir, mais aussi il s’est mis à replanter des cépages oubliés historiques de Bordeaux, un peu comme Loïc Pasquet l’a fait depuis 2006, histoire de revoir le goût du vin de Bordeaux, en retravaillant l’essence même et les fondamentaux…

Comme il l’écrit dans son ouvrage « Bordeaux, une histoire de cépages », la construction et la réputation du vin de Bordeaux actuelles sont plutôt « récentes » et remontent à la mise en place de l’AOC, l’appellation d’origine contrôlée à partir de 1935. Aujourd’hui, ce sont essentiellement 5 cépages rouges et 3 blancs qui sont mis en avant.

Depuis son rachat de Cazebonne en 2016, Jean-Baptiste Duquesne s’est penché sur la question et redérouler le fil de l’histoire, recherchant ce qui s’était passé et comprendre les raisons qui ont présidé au choix de ces cépages.

Ce fut une recherche historique sur l’histoire du vignoble de Bordeaux, confronté depuis le milieu du XIXe siècle à des crises successives, à savoir bien sûr le phylloxéra, mais aussi l’oïdium, le mildiou, la surproduction, la première guerre mondiale, etc… Et donc il considère que « le vignoble est passé d’une logique libérale à une logique interventionniste de l’Etat », d’où la « mise en place des AOC, un système figé et des tentatives de réintroductions timides ».

Jean-Baptiste Duquesne, un savoir-faire à Saint-Pierre de Mons © JPS

Mais comme le dit Jean-Baptiste Duquesne et d’autres vignerons qui ont exploré ces cépages oubliés, qui font partie de l’histoire de Bordeaux, il va bien falloir répondre aux défis à venir « réchauffement climatique, refus des pesticides de la part du consommateur et baisse de la consommation dans les pays occidentaux ».

Un livre qui pourra intéresser les puristes, novices et amoureux des vins de Bordeaux pour Noël: « Bordeaux, une histoire de cépages » par Jean-Baptiste Duquesne, vigneron au château Cazebonne, aux éditions BBD, 208 âges, 19€

Revoir le portrait de Jean-Baptiste Duquesne que j’ai réalisé dans Côté Châteaux n°24 spécial bio en mai dernier à 15’45 :