13 Nov

Vin…solite : château Margaux dévoile une bouteille unique, noire et or, pour le fabuleux millésime 2015, en hommage également à Paul Pontallier

Château Margaux, premier grand cru classé 1855, lance ce lundi une nouvelle bouteille pour son millésime 2015, une première dans la très longue histoire de ce prestigieux domaine du Médoc. Elle vient aussi consacrer le 2015 comme millésime exceptionnel et rend hommage à son ancien directeur Paul Pontallier, disparu en 2016.

La bouteille noire et or du © château Margaux

La bouteille noire et or du © château Margaux

Après les très grandes années 2005, 2009, et 2010 à château Margaux, voici le Grand Vin 2015, un millésime tout aussi magnifique pour ne pas dire exceptionnel, c’est la première raison qui incite à marquer le coup. « Par cette bouteille unique, nous avons voulu immortaliser le millésime 2015 qui semble avoir été élaboré pour l’éternité et qui restera pour nous tous un millésime fantastique, empreint d’une émotion particulière ».

Deuxième argument, ce 2015 marque 2 siècles d’architecture à Margaux, avec la construction du château en 1815, et l’inauguration de nouveaux bâtiments conçus par Lord Norman Foster.

Troisième raison qui donne à ce millésime le caractère d’ exceptionnel : il est le dernier millésime de Paul Pontallier à qui la propriétaire et ses anciens collaborateurs souhaitaient rendre hommage.

Les flacons de Château Margaux 2015 ont donc été habillés d’une magnifique sérigraphie dont le design, spécialement pensé pour ce millésime, est apposé sur le verre à la place des étiquettes habituelles. 

Le vin était particulièrement reconnu comme bon, c’est un grand millésime. Parce que si cela n’avait pas été un grand millésime, on ne l’aurait pas fait »,  Corinne Mentzelopoulos propriétaire  précisant que le château n’avait « jamais » fait de bouteille spéciale depuis le XVIe siècle.

Regardez la bouteille unique et ce millésime 2015 avec cette vidéo du © château Margaux

Le domaine du château Margaux, qui abrite un château à colonnades appelé « le Versailles du Médoc », rare exemple français du style néo-palladien construit en 1815, avait fêté en 2015 son bicentenaire par la construction d’un nouveau chai contemporain, oeuvre de l’architecte britannique Norman Foster.

« On ne voulait pas faire une autre étiquette à proprement parler mais plutôt quelque chose directement sur la bouteille: c’est comme l’étiquette d’une bouteille normale mais en or, avec en arrière-plan et juste en sérigraphie, le chai qui entoure le château comme une sorte d’écrin », a décrit sa fille, Alexandra Petit-Mentzelopoulos.

« Si vous vous éloignez de la bouteille, le chai disparaît assez vite, en revanche le château reste très visible parce que la star, c’est le château et le chai est un écrin pour sublimer le château, sublimer le vin », souligne la directrice générale adjointe.

Sur cette nouvelle bouteille opaque est écrit « Hommage à Paul Pontallier ». Arrivé en 1983 à château Margaux, il est décédé l’année dernière à l’âge de 59 ans. Son dernier millésime est composé à 87% de cabernet sauvignon et d’un peu de merlot, cabernet franc et petit verdot. « C’est tout ce qu’il aimait, cette douceur, ce parfum. Cela aurait été un de ses préférés », a estimé son fils Thibault Pontallier, ambassadeur du château à l’étranger.

Un peu plus de 100000 bouteilles ont été produites, leur prix ? 990 €, « une paille » pour certains, de quoi constituer déjà une « petite » cave pour d’autres.

Avec Château Margaux et AFP.

24 Oct

Une bouteille royale remise par le Consul du Danemark à la Cave de la Cité du Vin

C’était un petit événement, en cette fin de matinée, à la Cité du Vin de Bordeaux : la remise en mains propres à Régis Delthil d’un flacon de l’infime production du château de Fredensborg, résidence d’été de la famille royale du Danemark, par Yann Schÿler Consul du Danemark à Bordeaux.

Régis Delthil se faisant remettre la bouteille royale par le Consul Yann Schÿler © Jean-Pierre Stahl

Régis Delthil se faisant remettre la bouteille royale par le Consul Yann Schÿler © Jean-Pierre Stahl

L’événement est d’autant plus retentissant que le Prince Henrik du Danemark, époux de la reine Margrethe II, est originaire de Talence en Gironde, et issue de la famille de Laborde de Monpezat. Il était représenté par Mr le Consul à Bordeaux, Yann Schÿler, co-propriétaire de château Kirwan et PDG de la Maison de Négoce Schröder & Schÿler.

Une bouteille de 50 centilitres, un flacon d'autant plus rare que l'aquarelle du château a été réalisée par la Reine du DANEMEARK © JPS

Une bouteille de 50 centilitres, un flacon d’autant plus rare que l’aquarelle du château a été réalisée par la Reine du DANEMEARK © JPS

Si la production est infime, environ 100 litres par an, il faut se dire que cette cuvée royale « n’est servie qu’exclusivement au Palais », ce qui n’empêche pas le Prince Henrik d’être par ailleurs un plus gros producteur à Cahors avec le château de Cayx, un peu plus de 25 hectares. Cette cuvée est un assemblage de deux cépages : 40% régent et 60% rondo. Le château compte très exactement 80 pieds de vignes, c’est dire ! (même Côté Châteaux n’a pas pu le goûter… devant se contenter de l’aquarelle sur l’étiquette de ce millésime 2008, aquarelle qui a été réalisée par la Reine du Danemark elle-même).

Un certificat a été adressé par le Prince Henrik attestant de l'authenticité de la production et de l'émergence de ces vins danois © JPS

Un certificat a été adressé par le Prince Henrik attestant de l’authenticité de la production et de l’émergence de ces vins danois © JPS

Ce fut toutefois l’occasion de faire le point sur la production de vin au Danemark, qui va bientôt concurrencer Bordeaux… Joke, évidemment. Car la production est aujourd’hui de 400 hectolitres, même en année de gel comme 2017 Bordeaux devrait avoir une production quelque peu supérieure avec 3 à 3,4 millions d’hectolitres (5,5 pour une année normale).

L’intérêt, c’est que ces vignerons sont partis de très loin et de rien. Un beau jour un ancien ingénieur de Pharmanord a eu cette vision et a fait le pari:

Si les gens disent qu’on ne peut pas faire de vin au Danemark, je vais vous prouver que oui » ou le contraire, Sven Moesgaard.

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Et si on peut rire du gars qui dort, le Moesgaard lui ne dort pas, d’ailleurs les journées sont là-bas parfois plus longues que chez nous. C’est ainsi qu’en 2000, le Danemark est devenu un nouveau pays producteur de vin et compte aujourd’hui 100 hectares en production. De vins de table en 2000, à vins d’IGP en 2007, les vins danois pourraient bien avoir leur 1ère AOC cette année, la demande a été faite avec l’élaboration d’un cahier des charges. Alors là on rit moins, car qui se souvient aussi de la Chine, dont on riait allègrement, eh bien aujourd’hui la Chine est devenue le 5e pays producteur de vin au monde. De quoi faire rêver nos amis danois.

Un mousseux Don's réalisé par Skaersogaard meilleur que certains crémants ou petits champagnes © JPS

Un mousseux Don’s réalisé par Skaersogaard meilleur que certains crémants ou petits champagnes © JPS

Et du coup vous allez peut-être un jour vous familiariser avec ces cépages cultivés au nord : zalas perle, cabernet cortis, orion, madeleine angevine, solaris, rondo, régent ou encore pinot noir.

Le flacon va trouver une bonne place parmi les vins de 72 pays, parmi la cave la plus fournie en références au monde © JPS

Le flacon va trouver une bonne place parmi les vins de 72 pays, parmi la cave la plus fournie en références au monde © JPS

En attendant de goûter la production royale du château de Fredensborg, au nord de Copenhague, sur l’île de Zealand, Yann Schÿler, le consul, a partagé un vin mousseux danois fabuleux Skaersogaard, produit selon la méthode traditionnelle. Un effervescent au nez de sureau, légèrement brioché, peu dosé avec de fines bulles, un délice.

Ce vin a été couronné récemment en 2015 et 2016 comme médaille d’argent au concours des effervescents du monde. Il est disponible d’ailleurs parmi les vins des 72 pays référencés à la cave Latitude 20 de la Cité du Vin (au prix de 53 €).

Un nouvel écrin pour la bouteille royale © JPS

Un nouvel écrin pour la bouteille royale © JPS

Preuve s’il en est que le Danemark est en vois de se faire une place au soleil des pays producteurs. certes 400 hectolitres (50% en rouge, 40% en blanc et 10% de mousseux) c’est peu, mais c’est un bon début avec une centaine de revendeurs dont une vingtaine de professionnels. Et puis il y a un vrai engouement avec 1200 amateurs qui se mettent à produire plus ou moins, sans oublier les 4 zones géographiques identifiés en 2007 : Jutland, Pionie, Zealand et Born Holm…

Enfin, le Danemark bénéficie d’une vallée de sédimentation fluvioglaciaire, des sols composés de sable et de graviers…bref des terroirs cousins de ceux de Bordeaux.

29 Août

Etonnant : Sauternes fait aussi de grands blancs secs, mais en Bordeaux blanc

Certains pourraient trouver la nouvelle insolite et pourtant il y a une vrai logique. Le terroir de Sauternes est un grand terroir pour les cépages blancs qui permettent de faire de grands vins liquoreux. Avant la formation de botrytis, on peut aussi récolter pour faire de grands blancs secs. Une production assez importante aujourd’hui qui représente 11 000 hectolitres en appellation Bordeaux.

Hugo Bernard et la sc Domaine de Chevalier ont lancé en 2011 Clos des Lunes © JPS

Hugo Bernard et la sc Domaine de Chevalier ont lancé en 2011 Clos des Lunes © JPS

C’est aujourd’hui le lancement des vendanges pour Clos des Lunes à Sauternes. Une marque (propriété de la société civile Domaine de Chevalier – Famille Bernard) qui connait aujourd’hui un véritable succès de commercialisation.

Récolte ce matin des sauvignon gris pour réaliser avec du sémillon, le blanc sec de Clos des Lunes © JPS

Récolte ce matin des sauvignon gris pour réaliser avec du sémillon, le blanc sec de Clos des Lunes © JPS

Le pari était pourtant osé lorsqu’en août 2011 la famille Bernard fit l’acquisition du château Haut Cap Lane, 11 hectares et demi à Sauternes. Dès la vendange 2011, le but avoué était de faire surtout du blanc sec, cette année-là 17000 bouteilles de Lune d’Argent ont été produites, autant que de liquoreux. Mais l’année qui a suivi a marqué le fort développement de la marque Clos des Lunes avec les 3 sélections : Lune Blanche, Lune d’Argent et Lune d’Or.

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On est venu ici parce que le terroir de blancs de Sauternes est l’un des plus grands terroirs de blancs au monde », Hugo Bernard du Clos des Lunes

Et de compléter : « ici, pour vendanger un grand blanc sec, il suffit de vendanger trois jours avant que le botryris ne s’installe, et là il est doré à souhait. »

C’est ainsi qu’est née cette nouvelle succès-story au doux pays du Sauternes : une production qui parle avec aujourd’hui 400000 bouteilles » lunaires » produites et commercialisées partout dans le monde; un blanc sec vendu pour 40% en France et 60% à l’export avec comme marchés porteurs l’Europe, les USA et la Chine.

Thomas Meilhan, maître de chai, et Jonathan Fléchard, chef de culture, à Clos des Lunes © JPS

Thomas Meilhan, maître de chai, et Jonathan Fléchard, chef de culture, à Clos des Lunes © JPS

Sauternes est connu mondialement pour ses vins blancs liquoreux, c’est un terroir totalement dédié à ces vins blancs de par son terroir de graves, de sols calcaires et d’argile » Thomas Meilhan Maître de Chai du Clos des Lunes.

Et d’ajouter : « le sémillon, quand il est à une belle maturité sur ces terroirs de Sauternes, on peut retrouver des notes de pêche, de fruits exotiques, après des notes de fleurs blanches… »

Château Guiraud, 1er grand cru classé de Sauternes, fait aussi du blanc sec depuis de nombreuses années © JPS

Château Guiraud, 1er grand cru classé de Sauternes, fait aussi du blanc sec depuis de nombreuses années © JPS

De nombreux 1ers grands crus classés comme château Guiraud, Yquem (avec « Y »), Lafaurie-Peyraguey, Rieussec, Doisy-Daene, Sigalas-Rabaud ou encore Rayne-Vigneau produisent aussi une partie de blancs secs à Sauternes. Aujourd’hui, Luc Planty explique commercialiser 200 000 bouteilles du G de château Guiraud partout dans le monde.

En fait château Guiraud, il y a 100 hectares de vignes et sur ces 100 hectares, il y a 10 hectares qui sont en appellation Bordeaux où on ne peut pas faire de Sauternes, donc on fait du Bordeaux blanc sec », Luc Planty

Luc Planty commercialise 200000 bouteilles du G de Guiraud © JPS

Luc Planty commercialise 200000 bouteilles du G de Guiraud © JPS

Xavier Planty, président de l’ODG Barsac-Sauternes confirme à Côté Châtaux qu’une dizaine de producteurs sur 173 produisent du blanc sec. En 2016, 11000 hectolitres de blancs secs ont été produits en appellation Bordeaux et 40000 hectolitres de liquoreux en Sauternes.

IMG_8357Cela n’entame en rien l’engouement des connaisseurs et de nouveaux consommateurs qui apprécient ou découvrent les Sauternes. Il n’y a qu’à voir le nombre de projets de développement qui se font jour sur l’appellation.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Eric Delawarde, Françoise Dupuis et Christian Arliguié :

11 Juil

Insolite : dans la baie de Saint-Jean-de-Luz, la vinification se fait sous l’eau

Dans la baie de Saint-Jean-de-Luz, non loin du fort de Socoa, une méthode de vinification unique au monde. Depuis presque 10 ans, Emmanuel Poirmeur, a lancé ce vin un peu spécial : un vin basque vinifié et élevé sous l’eau.

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Olivier Riou de France 3 avec Emmanuel Poirmeur et ses cuves qu’il immerge constamment dans la baie de Saint-Jean-de-Luz

Notre confrère Olivier Riou nous fait découvrir un personnage atypique : Emmanuel Poirmeur, ingénieur agronome, qui a déposé en 2007 un brevet sur la « vinification et l’élevage de vin sous l’eau ».  Est-ce que cela apporte un plus ou des arômes particuliers ? « C’est justement le but, sinon, on ne se compliquerait pas la vie.

Ce n’est pas mettre du vin sous l’eau pour mettre du vin sous l’eau, c’est faire de l’océan une ressource énergétique à profusion et de l’utiliser pour mettre les levures qui refermentent le vin, un peu comme un procédé en Champagne, moi, je le fais en cuvées sous l’eau. »

Et ces levures mises dans des conditions si particulières vont avoir un changement complètement différent de leur métabolisme et vont faire des arômes différents de ce qu’elles feraient à terre. »

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Son domaine, il l’a baptisé Egia Tegia à Ciboure la commune voisine de Saint-Jean-de-Luz, ce qui en basque se traduit par « l’atelier des vérités » . L’idée lui est venu en étudiant la vinification des vins effervescents : 

Je me suis rendu compte qu’on me demandait de reproduire des conditions physiques que l’on trouve dans le milieu marin : agitation, température basse de 10 à 13 degrés et contre-pression

Son vin  s’appelle « Dena Dela », ce qui signifie en basque « quoi qu’il en soit » en Basque, vinifié à 15 mètres de profondeur, un vin 100% basque issu de la baie de Saint-Jean-de-Luz. 

Regardez le reportage d’Olivier Riou, Michel Bruno et Francis Lassus-Lalanne :

06 Juil

Insolite : une guitare réalisée à partir de douelles de barriques de Cognac

Du 4 au 8 Juillet  se tient le festival Cognac Blues Passion au coeur de Cognac. Pour l’occasion, Doreau, spécialiste de barriques haut de gamme pour vins et spiritueux a créé une guitare unique : les douelles qui la composent ont contenu des Cognacs d’exception.

Gaelle Buswel sur scène au Blues Passions avec la guitare Doreau ! © Doreau Tonneliers

Gaelle Buswel sur scène au Blues Passions avec la guitare Doreau ! © Doreau Tonneliers

En voilà une idée originale : une guitare réalisée à partir de bois de barriques Doreau.

Cette guitare a une histoire, un ADN. Les douelles qui la composent ont contenu des Cognac d’exception qui ont fait voyager des centaines d’amateurs d’Eau-de-Vie. Nous nous devions de continuer cette aventure et de rêver avec des notes qui s’envoleront telle la « Part des Anges », Thierry Doreau Directeur Doreau Tonneliers
© Doreau

© Doreau

Dès lors, la rencontre avec Gildas Vaugrenard, luthier passionné, a été l’élément déclencheur. Il travaille la plupart de ses guitares en mélangeant matériaux nobles et récupération. Ses instruments sont authentiques et intemporels. Gildas réalise l’instrument de vos rêves avec pour seule limite, son imagination… Il lui est possible de créer un instrument unique autant dans la forme que dans le son. C’est ce que Gildas appelle « une guitare signature »

Cette signature, c’est la guitare créée à partir de douelles de chênes, provenant d’une barrique ayant vieilli du Cognac. Une « Guitare Signature » qui fera envoler les notes de musique telle la Part des Anges.
Cela fait une décennie que nous sommes partenaires avec la Tonnellerie Doreau. Ce fut un contact novateur car Thierry Doreau est un créateur. Une belle rencontre avec des envies communes et cela se constate quand on pense au chemin parcouru depuis le premier concert à Jarnac il y a 10 ans », Michel Rolland Directeur du festival Cognac Blues Passions

Cette « Guitare Signature »  a été remise hier à Gaëlle Buswel qui a reçu l’année dernière, le prix Cognac Passions de la révélation Française du festival Cognac Blues Passions.

 

01 Juil

« Lascars à Lesparre » ou l’histoire de pieds nickelés dans le vignoble bordelais

L’histoire est pour le moins insolite et elle est racontée avec humour sur le compte Facebook de la Gendarmerie de la Gironde. 3 jeunes ont dérobé un bus de transport scolaire pour une petite virée qui s’est mal terminée : dans un mur et avec la destruction de 13 pieds de vigne d’un fameux château.

Le vignoble médocain peut être rempli de surprises parfois © Gendarmerie de la Gironde

Le vignoble médocain peut être rempli de surprises parfois © Gendarmerie de la Gironde

« Leur périple commence le 25 juin vers une heure trente par le vol de deux véhicules à Saint-Estèphe. Nos trois lascars prennent ensuite la route de Lesparre-Médoc en ayant pris au passage deux copines mineures.

A Lesparre, ils dérobent ni plus ni moins qu’un bus de transport scolaire stationné devant le collège Les Lesques et font le trajet retour avec les trois véhicules jusqu’à ce que notre conducteur de bus rencontre un angle de mur après avoir détruit 13 pieds de vigne d’un château médocain très connu.

C’est alors que la solidarité fait son œuvre puisque les deux autres comparses prennent la fuite avec leur véhicule respectif laissant notre conducteur de bus seul s’expliquer avec les gendarmes de Pauillac appelés par un riverain.

L’enquête rondement menée permet d’identifier et d’interpeller les deux autres larrons. Nos pieds nickelés sont placés en garde à vue ; ils voulaient juste s’amuser…

Un amusement de courte durée et d’un certain coût pour les parents avec les réparations du bus, du mur, des pieds de vigne mais également des deux autres véhicules ayant aussi subi quelques dégâts.

Croquignol, Ribouldingue et Filochard, étant mineurs sont mis en examen pour vols, dégradations, conduites sans permis. Ils font l’objet d’une mesure judiciaire d’investigation éducative et d’une mesure de liberté surveillée préjudicielle ».

Et la gendarmerie d’ajouter :

« Oh, mères, écoutez-moi
Ne laissez jamais vos garçons
Seuls la nuit traîner dans les rues
Ils iront tout droit en justice » *

* Nous remercions l’idole des jeunes

15 Juin

« LVMH Innovation Award » à Paris : tous derrière OptiWine, Olivier Caste et Michaël Paetzold !

Côté châteaux croise les doigts avec Olivier Caste, Aurélie et Michaël Paetzold, qui passaient aujourd’hui leur examen non pas de philo, mais de « LVMH Innovation Award »  à Paris. Un trophée qui récompense la meilleure innovation d’une start-up française ou internationale, parmi 3000 dossiers en lice.19105981_1818356438479813_8482018527211203074_nC’était un peu le grand oral ou le grand Olivier Caste dans ses oeuvres ! Aujourd’hui, il passait devant le jury LVMH de l’Innovation, avec Michaël Paetzold, pour démontrer l’originalité, l’inventivité et l’utilité d’OptiWine, un concept inventé de « carafe de poche »

OptiWine, c’est cette formidable idée ingénieuse mise au point par Olivier Paetzold avec Olivier Caste de créer une « carafe de poche » aux multiples facettes capable de révéler le vin en 10 minutes. Un procédé de nanoaération du vin lancé l’an dernier et qui cartonne à Bordeaux, que Côté Châteaux vous avait dévoilé il y a quelques semaines.

« On a piché ce matin, on était 16, devant un parterre de 500 personnes autour de toi, cet après-midi il y en a 16 autres. Il y avait 3000 dossiers à la base, 518 ont été sélectionnés et on n’est plus que 32, et je peux de dire que c’est déjà bien d’y être, » me confie Olivier Caste.

La Carafe de Poche OptiWine créée par Olivier Caste et Michaêl Paotzold © JPS

La Carafe de Poche OptiWine créée par Olivier Caste et Michaêl Paotzold © JPS

On sent Olivier Caste, non seulement tout ému d’avoir promu le made in France en anglais, mais aussi d’avoir croisé Bernard Arnaud le Pdg de LVMH ou encore le Président Emmanuel Macron au détour de ce salon,

cet après-midi. Le résultat des courses est attendu demain matin. On croise les doigts, on y croit, allez les petits !

Retrouvez Olivier Caste dans ce précédent article de Côté Châteaux :

L’Oxygène : ami ou ennemi du Vin ?

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Christophe Varone et Jean-Marc Ceccaldi :

08 Juin

« Rouge » : une ode à la couleur et une sublimation d’Angélus, en photos et video, signées par Nicolas et Romain Claris

C’est un festival  de photographies artistiques ayant pris pour thème l’imprimerie et le château Angélus, le tout sur fond rouge. Une belle déclinaison de teintes de rouges jouant avec des lumières différentes captées au château Angélus et chez Print Dorure. Une expo originale à admirer au Saint-James à Bouliac jusqu’au 12 juin.

Romain Claris, Jean-Bernard Grenié et Nicolas Claris devant la célèbre cloche d'Angélus...en rouge © Jean-Pierre Stahl

Romain Claris, Jean-Bernard Grenié et Nicolas Claris devant la célèbre cloche d’Angélus…en rouge © Jean-Pierre Stahl

Nicolas Claris est photographe bien connu à Bordeaux, quai de Brazza,  il travaille d’habitude avec le monde nautique, depuis peu avec des châteaux et le monde de l’imprimerie. Comment lui est venu cette idée de « Rouge » ? Très simplement :

On s’est dit qu’on allait faire quelque chose sur la couleur, et puis on a réfléchi et resserré un peu, on a retenu le rouge, un peu par provocation vis-à-vis de notre imprimeur car c’est une des couleurs les plus difficiles à imprimer, »  Nicolas Claris photographe.

Une bonde en verre dans le chai à barriques d'Angélus, en plus serré que sur la photo originale par Nicolas Claris

Une bonde en verre dans le chai à barriques d’Angélus, en plus serré que sur la photo originale par Nicolas Claris

« Mais on s’est dit aussi qu’on allait s’appuyer sur le vin et un château ; on est allé voir Angélus, qui a dit oui tout de suite, voici la genèse. ensuite on a travaillé sur 3 axes : le rouge dans l’imprimerie, le rouge chez Angelus et avec des images personnelles. Cela a été un travail de recherche et d’inspiration… »

Captation de la video par Romain Claris dans le chai d'Angélus avec Stéphanie de Boüard © JPS

Captation de la video par Romain Claris dans le chai d’Angélus avec Stéphanie de Boüard © JPS

« Avec mon fils Romain, on travaille ensemble, et on a toujours associé photos et vidéos. Chacun de notre côté, on amène une cohérence » : « on n’apprivoise pas la couleur, on tente de la capter, de la restituer. On l’observe, on l’admire, elle nous transporte… »

IMG_5683« Comme un magicien, le vin et son monde se sont offert à nos yeux incrédules, sa teinte, ses dégradés multiples et profonds, ses nuances, somptueuses semblaient vouloir nous parler de son histoire » Ainsi en a découlé, une ode au rouge, à partir de vitraux rouges d’Angélus, du vin contenu dans ses barriques, dans un ballet de verres et de bondes rouges auquel semblait répondre de manière énigmatique Stéphanie de Boüard, co-propriétaire d’Angélus.

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Jean-Bernard Grenié, co-propriétaire d’Angélus, admirait pour la première fois hier soir cette exposition : « c’est une découverte pour moi, je savais que nous étions sponsor, mais je ne savais pas qu’Angelus était au centre ! »

Anna Pakula et Jean-Bernard Grenié d'Angélus © JPS

Anna Pakula, « Worldwide Wine Lifestyle Curator » et Jean-Bernard Grenié, co-propriétaire d’Angélus © JPS

« C’est une très belle captation de l’atmosphère du chai à barriques, sous-jacente, prégnante, ainsi que la couleur rouge sur les bondes en verre. Pour moi, c’est une couleur que j’aime. »

Lors de cette soirée, on pouvait y croiser CNB (Chantier naval de Bordeaux) et Nanni, avec qui Nicolas Claris travaille :  le 1er étant le leader mondial des catamarans de plaisance et leader des voiliers de grand luxe semi-custom,  et le second le  n°3 de la motorisation de bateaux de plaisance et professionnels.

Amelia Festa, PDG de Nanni, Yann Masselot CNB, Anthony Torkington directeur du Saint-James et © JPS

Amelia Festa, PDG de Nanni, Yann Masselot vice-président de CNB, Anthony Torkington directeur général du Saint-James et Giovanni Insom de Nanni © JPS

Nanni compte aujourd’hui 70 salariés à La Teste-de-Buch, il produit 2000 moteurs à l’année et est le seul constructeur au monde à produire toute la gamme de moteurs de 10 à 2000 chevaux. CNB affiche également une très belle réussite à Bordeaux, juste en face de la Cité du Vin, avec l’ouverture de leur 6e hangar en janvier dernier pour grands modèles des bateaux de 100 pieds, CNB emploie près de 900 personnes aujourd’hui avec les intérimaires et connaît depuis ces dernières années une bonne reprise notamment sur les salons de Cannes et de Dûsseldorf.

« Rouge » par Nicolas et Romain Claris au Saint-James à Bouliac (Gironde) jusqu’au 12 juin

Pour aller plus loin : site photos de Nicolas Claris et regardez sa video « Rouge » réalisée pour l’exposition ci-dessous : 

 

02 Juin

En primeur, Côté Châteaux vous dit tout du premier vin produit à Bordeaux avec des cépages résistants par les Vignobles Ducourt

C’est une première à Bordeaux. Les Vignobles Ducourt sont les premiers à sortir « Métissage », un vin rare et innovant, le premier issu de cépages résistants, au terme de 3 années de préparation. Interview en exclusivité de Jonathan Ducourt, qui a mené avec son frère Jérémy l’expérimentation, il est l’invité de Parole d’Expert dans Côté Châteaux.

Jonathan Ducourt du château Beauregard-Ducourt dans l'Entre-Deux-Mers © JPS

Jonathan Ducourt du château Beauregard-Ducourt dans l’Entre-Deux-Mers © Jean-Pierre Stahl

Côté châteaux avait suivi Jérémy Ducourt dans sa vigne en avril 2016; à l’époque il m’expliquait que ces cépages résistants pourraient être une alternative à l’usage de pesticides d’où l’intérêt à l’heure où la société, les syndicats viticoles et l’interprofession réfléchissent sur la diminution des intrants. « ces variétés vont permettre une réduction importante des volumes de produits employés car dans une campagne classique on va traiter 10 à 12 fois par an, sur les variétés résistantes on se limitera à 1 ou 2 traitements à l’année, d’où une réduction de 90% des produits phytosanitaires », expliquait en avril 2016 Jérémy Ducourt.

Jean-Pierre Stahl : « Bonjour Jonathan, ça y est vous avez enfin sorti votre vin issu de cépages résistants ? Vous êtes les seuls à Bordeaux ? »

Jonathan Ducourt : « Oui, à part l’Inra qui a un vignoble de variétés résistantes, nous sommes les premiers producteurs à Bordeaux. »

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JPS : « Vous les avez plantés quand ? »

Jonathan Ducourt : « Il y a 3 ans. « Métissage », c’est la 3e année. On a planté 1,3 hectares de blancs et 1,7 hectares de rouge. Pour le blanc, c’est le « cal 604 », un croisement de sauvignon blanc, de riesling, et de vignes sauvages dont les parents sont connus. Ce terme de cal 604, je suppose que le nom va évoluer quand les cépages seront classés en France, c’est le nom qu’a donné l’agronome qui les a croisé. En rouge, c’est le cabernet jura, croisement du cabernet sauvignon et de vignes sauvages (plus robustes).

Jeremy Ducourt devant un pied de Réselle, un cépage résistant en blanc © Jean-Pierre Stahl

Jeremy Ducourt devant un pied de Réselle, un cépage résistant en blanc © Jean-Pierre Stahl

JPS : « Vous venez de sortir Métissage en bouteilles en blanc et le rouge, il est encore en barrique ? »

Jonathan Ducourt : « Le rouge, on vient juste de le mettre en bouteille, on n’a pas fait d’élevage en barrique, on est sur le fruit. Mais on verra par la suite. Comme ce sont de nouvelles variétés, il faut qu’on apprenne comment on ramasse, comment on vinifie, comment on élève, on a tout à apprendre, on part d’une page blanche.« 

« C’est un vin rare, vous ne pouvez pas échanger avec vos voisins, sur comment on vinifie… L’an dernier, on a eu tellement peu de récolte avec 100 kilos de raisins, là en 2016 on a ramassé plus et on va commencer à commercialiser (en Vin de France). »

JPS : « Etes-vous satisfait du goût ? »

Jonathan Ducourt : « On est content. Sur le blanc, c’est variétal, il y a une bonne acidité et c’est aromatique. C’est un peu dans le style des blancs secs de Bordeaux, des sauvignons blancs de Bordeaux. Ca correspond à ce qu’on attendait comme variété, on est content ».

« Le rouge est atypique. On n’est pas sur un profil classique de cabernet sauvignon mais plutôt sur un vin du sud, un gamay très mûr, c’est assez particulier. »

Métissage, le blanc 2016 en bouteille, bientôt commercialisé, et l'échantillon de 2015 © JPS

Métissage, le blanc 2016 en bouteille (étiquette peinte par Tan En artiste peintre chinois), bientôt commercialisé, et l’échantillon de 2015 © JPS

JPS : « Comment envisagez-vous la suite ? »

Jonathan Ducourt : « Il y a un décret qui est passé au Printemps Fin avril 2017, le Ministère de l’Agriculture a validé le classement de douze cépages résistants. On va en replanter. C’est agréé par le gouvernement. L’idée est d’avoir un îlot de variétés résistantes et de faire une production plus élevée, car aujourd’hui c’est assez confidentiel. On va en replanter 4 hectares de plus l’année prochaine ce qui portera à 7 hectares de cépages résistants. »

Le 22 juin prochain, ce sera un grand moment, on va faire découvrir ces variétés et nos vins, à la Maison Eco-Citoyenne, une conférence avec l’INRA.

Côté Châteaux aime souligner les initiatives et les nouvelles tendance du monde du vin. Un coup de chapeau à la famille Ducourt.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer en avril 2016 :

22 Mai

Pour leur anniversaire de mariage, une Américaine offre un fauteuil à la Cité du vin à son mari amateur de vins de Bordeaux

S’il y a bien un mot très en vogue en Amérique et qui a été prononcé jeudi dans l’amphithéâtre Thomas Jefferson de la Cité du Vin , c’est « amazing ». Nicholas Farley a pu dévoiler jeudi dernier une plaque qui porte son nom au dossier d’un siège de l’amphitéâtre Thomas Jefferson. Cette surprise, c’est son épouse, Zulema, qui lui a faite pour leur 4 ans de mariage. Ce geste de mécénat participe ainsi au financement de la Cité du Vin.

Nicholas Farley, découvrant la pièce de métal de al Cité du Vin et le certificat de mécénat, offerts par son épouse Zulema © JPS

Nicholas Farley, découvrant la pièce de métal de la Cité du Vin et le certificat de mécénat, offerts par son épouse Zulema © JPS

Un certificat de mécène de l’amphithéâtre Thomas Jefferson et une pièce provenant de la vêture métallique de la Cité du Vin comme presse-papiers, voilà les présents qui ont été remis jeudi par Zulema Farley (fondatrice « Artz Cure Sarcoma » qui lutte contre le cancer) à son mari Nicholas, qui a exercé durant 34 ans comme investisseur financier à Wall Street.

Zulema avait programmé cette année un périple en Europe et plus particulièrement à Bordeaux, car elle connaît particulièrement bien les goûts de son mari pour les vins de Bordeaux et la culture française. Le couple a débuté comme bon nombre de touristes la visite du Parcours Permanent de la Cité du Vin, en ce jeudi 17 mai, avec un final plutôt éblouissant aux environs de 12 heures dans l’amphithéâtre où elle lui a fait cette annonce :

Voici mon cadeau pour toi, comme tu le sais l’amphitéâtre Thomas Jefferson a été construit grâce à la fondation the Americans Friends of The Cité du Vin, c’est donc ce fauteuil sur lequel figure ton nom… » Zulema Farley

IMG_5127 » C’est incroyable« , réagit aussitôt Nick. « C’est au deuxième rang et bon anniversaire puisque tu aimes Bordeaux ! ». Et Zulema de lui faire cette surprise avec le siège numéro 17 pour rappeler leur date de mariage un 17 mai 2013 à New-York. « Merci beaucoup, c’est étonnant », commente Nicholas Farley tout en embrassant son épouse, qui essuie une larme. Quelques instants plus tard, il vient à dévoiler cette plaque de laiton au dos du fauteuil numero 17 qui porte son nom :

« C’est une énorme surprise, je n’avais vraiment pas idée de ce qu’elle m’avait préparé ! Elle m’avait dit que ce serait quelque chose de spécial mais c’est juste incroyable ! Merci beaucoup chérie, j’apprécie vraiment » Nicholas Farley.

Zulema et Nicholas Farley assis dans l'amphithéâtre Thomas Jefferson entièrement financé grâce au mécénat américain © Jean-Pierre Stahl

Zulema et Nicholas Farley assis dans l’amphithéâtre Thomas Jefferson entièrement financé grâce au mécénat américain © Jean-Pierre Stahl

« Bordeaux a une place privilégiée dans mon coeur, je suis un réel fan de Bordeaux, et d’avoir une part de la Cité du Vin c’est très spécial !, ajoute Nicholas.

Et ce numéro est spécial pour vous ? « oui bien sûr : oui car le 17 mai 2017, c’est la date anniversaire de notre mariage il y a 4 ans en arrière » m’explique Zulema.

Nicholas et Zulema ont pu apprécier un grand cru classé de Bordeaux au 7, le restaurant panoramique de la Cité du Vin, à l'issue de leur visite © JPS

Nicholas et Zulema ont pu apprécier un grand cru classé de Bordeaux au 7, le restaurant panoramique de la Cité du Vin, à l’issue de leur visite © JPS

Et j’imagine que c’était très important pour vous de faire une telle surprise à votre mari ? « Oui, nous voyageons d’habitude pour notre anniversaire de mariage, l’an dernier on a visité Cuba durant deux semaines et là on a décidé de visiter Bordeaux, non seulement parce que nous aimons Bordeaux, mais nous ne sommes pas que des amateurs et collectionneurs de vin, mais aussi parceque j’ai entendu parler de Thomas Jefferson, de l’amphithéâtre et de la possibilité d’apposer une plaque avec son nom sur un fauteuil de celui-ci. Et il y a quatre mois, j’ai appelé un ami à New-York et je savais que je voulais lui offrir un siège comme cadeau d’anniversaire. »

IMG_5170Ce sont aujourd’hui plus de la moitié des sièges de l’amphithéâtre aux 224 places qui ont trouvé ainsi de généreux mécènes américains qui ont ainsi versé entre 3000 et 5000 euros pour participer au financement de l’amphithéâtre Thomas Jefferson et au bon fonctionnement de la Cité du Vin. « Maintenant vous faites partie de la famille », leur a dit Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin « et lorsque vous reviendrez à la Cité vous aurez les trompettes, » ajouta-t-elle avec un brin d’humour. Au fil des ans, des Américains, plutôt aisés, sont ainsi devenus de généreux donateurs pour les musées en France et dans le monde, ils ont notamment permis au Château de Versailles d’entreprendre de nombreuses restaurations, pour redonner du lustre à ce qui contitue le patrimoine de la France.