02 Fév

Connaissez-vous la Vinotte ? Pas « fiole » la guêpe !

En voilà une idée originale, comme les aime Côté Châteaux. Vinovae une boîte lyonnaise a lancé la Vinotte, une petite bouteille de 2 centilitres, à envoyer à ses clients pour faire déguster son vin. Un concept qui a déjà été primé en 2018 et qui commence à séduire le monde du vin.Alors là, la loi Evin, si vous voyez ce que je veux dire… Avec 2 centilitres, on n’en parle même pas. Vinovae a lancé la Vinotte, une bouteille digne de Lilliput, 2 centilitres à déguster sans modération, ou presque…

Il s’agit d’envoyer à ses clients ou de faire découvrir sur des salons ses vins, sans gâcher toute la bouteille, une fois ouverte…

Ce concept innovant a été lancé en 2017 par cette start-up Vinovae, et a été primé moins d’un an plus tard par l’Académie Amorim par un grand prix de l’Innovation et du Développement 2018.

Il permet de transformer vos bouteilles de vin de 75 cl en 36 vinottes, des échantillons de 2 cl, sans en perdre une goûte, ni les arômes car le procédé breveté assure une étanchéité avec une capsule à vis, imperméable à l’air, et un reconditionnement effectué entièrement sous atmosphère inerte, à l’abri de l’oxygène, histoire de préserver les qualités organoleptiques.

Une petite bouteille, mais une grande idée, la Vinotte by Vinovae © JPS

L’originalité est de pouvoir envoyer ses échantillons par la poste, dans une simple enveloppe, pour faire connaître au plus grand nombre et à un moindre coût. Vinovae précise ainsi que le viticulteur ou négociant divise par 10 ses frais d’échantillonnage. Ce n’est certes pas une solution miracle mais une idée originale pour mieux se faire connaître et le fait de déguster peut enclencher pourquoi pas des ventes. Une prospection moderne, et une com innovante avec des fioles personnalisables, que demande le peuple ?

Pour en savoir plus : Vinovae c’est ici.

30 Jan

Vin…solite : Lalique invente la barrique en cristal pour Lafaurie-Peyraguey

Une barrique tout en cristal remplie de Sauternes, pièce unique au monde qui a été commandée pour célébrer les 400 ans du château Lafaurie-Peyraguey. Elle orne désormais le chai de ce 1er cru classé de Sauternes à Bommes. Un hommage au savoir-faire de la célèbre cristallerie d’art Lalique associée au vin de Sauternes.

La barrique tout en cristal, remplie du 1er cru classé du © château Lafaurie-Peyraguey (photo Hervé Lefevbre)

Une barrique tout en cristal, rivets compris. A l’intérieur, 225 litres de Sauternes. Cette pièce unique au monde, signée des ateliers Lalique, orne depuis quelques semaines le château Lafaurie-Peyraguey en Gironde, dont elle célèbre les 400 ans.

La barrique, qui a la taille et la forme d’une barrique bordelaise, pèse près de 400 kilos une fois remplie du précieux vin liquoreux de Sauternes. Ses cerceaux sont en cuir.

Son fond transparent est illustré d’une reproduction d’une gravure de René Lalique de 1928 intitulée « Femme et raisin », qui figure également sur les bouteilles de ce premier grand cru classé en 1855.

Cette barrique, c’est 2 ans de préparation, 2000 heures de travail, c’est plusieurs centaines de milliers d’euros, c’est une oeuvre d’art, que le public va venir découvrir à Sauternes », David Bolzan, directeur des Vignobles Silvio Denz.

Douze corps de métier ont été nécessaires pour la réaliser, l’assembler et la décorer dans la manufacture Lalique à Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin).

© Hervé Lefevbre pour Lafaurie-Peyraguey

Cette pièce a été créée à l’occasion des 400 ans du château Lafaurie-Peyraguey, propriété du groupe Lalique et de son PDG Silvio Denz. « L’idée est d’en faire un objet d’exposition pour témoigner de cette convergence entre le cristal et le vin. Du cristal qui habille le vin, c’est une première mondiale », a indiqué à l’AFP le David Bolzan, directeur-général des Vignobles Silvio Denz.

« Elle est faite pour être en exposition car trop fragile et trop lourde pour être utilisée. Elle contient le  premier millésime que Silvio Denz a fait : 2013″, a-t-il poursuivi, et représente une « fusion entre l’or de Sauternes et le cristal d’Alsace », selon le groupe.

Cette pièce d’exception est exposée dans un des chais de ce château, qui abrite également un hôtel-restaurant de luxe. Elle a été bénie le 3 décembre 2018 par un prêtre, tout comme la chapelle jouxtant les chais. La barrique est la dernière née d’une série de pièces uniques en cristal exposées à la vinothèque du château dont une Impériale (bouteille de six litres) et une caisse transparente de six bouteilles.

Avec AFP

22 Jan

Le château les Carmes Haut-Brion remet au goût du jour la Marie-Jeanne

La Marie-Jeanne, un très beau contenant historique, disparu depuis les années 50, refait son apparition à Bordeaux. Il est relancé par les Carmes Haut-Brion, déjà célèbre pour son chai, en forme de lame ou de coque de navire inversée, dessiné par Philippe Starck.

La Marie-Jeanne dans son coffret plexi @des Carmes Haut-Brion, Phil-Labeguerie

Alors là je dis bravo. Ce type de bouteille me fait penser à de vieux contenants, dignes des bouteilles retrouvées par le Capitaine Haddock dans le Trésor de Rackham le Rouge.

La Marie-Jeanne, c’est ce flacon de 2,25 litres. Il avait été conçu initialement pour permettre au vin d’avoir une plus longue conservation. Et puis malheureusement, la Marie-Jeanne a été supplantée par la bordelaise, des bouteilles plus petites pour faciliter le transport.

Le château les Carmes Haut-Brion vient donc de relancer la Marie-Jeanne avec un bouchon cacheté de cire. Un joli flacon qui flotte comme l’air, en suspension dans un coffret en verre. Un flacon édité seulement à 800 exemplaires (dont seulement 500 seront commercialisés).

C’est le millésime 2016 qui inaugure ce nouveau contenant, qui équivaut à 3 bouteilles, un millésime de choix (« la plus belle expression du terroir ») , 27 mois de vieillissement (au lieu de 18 habituellement), avec un assemblage 41% cabernet franc, 39% merlot et 20% cabernet sauvignon. Un flacon qui n’est pas à la portée de tout le monde, loin de là, à 2900€ (prix moyen départ château).

28 Déc

L’image du jour : Jean-Jacques Savin « tout va bien »

A bord de son tonneau, Jean-Jacques Savin est en passe de devenir un héros. Il compte traverser l’Atlantique dans cet espace réduit de 6m2. Son exploit est très suivi sur internet et dans les journaux.

Jean-Jacques Savin à bord de son tonneau

Parti le 26 décembre du sud de l île de Hierro, le septuagénaire d’Arès en Gironde a pu communiquer, au démarrage, avec pas mal de médias et a envoyé ce message le 27 décembre :

« Bonjour à tous et à toutes !
Aujourd’hui tout va bien
Position avec coordonnées GPS : ll=27.54615,-18.23749″

Depuis il se laisse porter au gré des courants et s’apprête à fêter seul le réveillon de Nouvel An avec du foie gras et du Sauternes.

Je ne ferai pas preuve d’originalité en relayant combien cet exploit est salué par l’ensemble des réseaux sociaux… Toutefois si dans son tonneau il est bel et bien connecté, je lui dis que Côté Châteaux est tout aussi admiratif et lui souhaite de réussir. Bonne année 2019 Jean-Jacques, on vous envoie nos meilleurs voeux de bonheur et de réussite.

26 Déc

Traversée de l’Atlantique en tonneau : c’est parti pour Jean-Jacques…

Un bel exploit que celui de ce retraité du Bassin d’Arcachon. Jean-Jacques Savin 72 ans va se laisser dériver à bord d’un gros tonneau.  Des Canaries aux Caraïbes, le retraité espère que son aventure durera 3 mois. 

Il en a Jean-Jacques. Je ne vous dirai pas quoi. Sans doute des bouteilles à bord de son tonneau, en plus de livres pour passer le temps. En tout cas, du courage, ça c’est sûr, car ce n’est pas moi qui ferait ça, et vous ?

En tant qu’ancien parachutiste, Jean-Jacques Savin a toujours eu l’esprit d’aventurier… Mais si on avait su qu’il se laisserai un jour vieillir dans un tonneau, on l’aurait baptisé du cépage qu’il faut laisser vieillir 6 ans et 3 mois, le Savagnin… Mais lui pense que sa traversée ne durera que 3 mois ; on lui souhaite et toutes nos pensées vont l’accompagner durant sa traversée.

J’ai un temps formidable avec une houle d’un mètre et je me déplace à 2 ou 3 km/h. Pour l’instant, ma capsule se comporte très, très bien et j’ai des vents favorables annoncés jusqu’à dimanche » Jean-Jacques Savin.

C’est uniquement à la force du vent que Jean-Jacques Savin va traverser l’Océan Atlantique et se laisser dériver. À bord de son tonneau en bois de 3mètres de long, 2,10 m de diamètre et un poids de 450 kg à vide :, ce retraité de 72 ans, s’est lancé depuis les Canaries ce mercredi 26 décembre 2018 à 10 h 35 pour rejoindre les Caraïbes dans trois mois. Son univers durant sa traversée se résume ainsi : 6 m2 d’espace de vie, avec certes un coin couchette, un coin cuisine, un bureau, des cartes et un côté stockage. Au sol, un hublot pour voir les poissons, en guise de télé.

Pour le suivre, rien de plus simple : sur sa page facebook TESA où il a été publié ce soir « 18h30: petit appel de JJ, le téléphone capte toujours vu qu’il n’est qu’à 15 KLM au sud de l’île del Hierro. Le tonneau se comporte bien. Il a actuellement des vents de forces 4/5. Retrouvez dès demain matin 9h sa position GPS et ce chaque jour.
Vous pourrez entendre JJ en direct :
– ce soir sur FRANCE 3 GIRONDE a 19h
– demain matin sur RMC si la connection réseau le permet encore.
– demain sur FRANCE 2 
– à la radio demain sur BFM et FRANCE infos.
Belle soirée ! »

L’aventurier espère que les courants le porteront naturellement, sans recours à une voile ou des rames, jusqu’aux Caraïbes : « peut-être les Barbades, mais j’aimerais
bien une île française comme la Martinique ou la Guadeloupe. ce serait plus facile pour les papiers, et pour ramener le tonneau »

Regardez le reportage de ma consoeur s de Mesouard de France 2 :

09 Déc

Gros succès pour la 3e édition de « J’irai déguster chez vous » avec les Vins de Castillon

C’était leur 3e opération à Bordeaux, et quelle nouvelle édition. Les Castillon-Côtes de Bordeaux sont victimes de leur succès. Les réservations ont été prises d’assaut. Sollicité depuis le début, je me suis laissé attendrir et j’ai testé « j’irai déguster chez vous…chez moi » ! Encore bravo à Yann Todeschini et Florence Lavau pour leur enthousiasme et cette façon de faire partager leur métier de vigneron et leur savoir-faire.

Florence Lavau du château LaTuque Bel-Air et Yann Todeschini de La Brande © JPS

Le principe est des plus originaux. Et ce sont les seuls à Bordeaux à le proposer pour le moment. Un binôme de vignerons de Castillon vient à domicile faire découvrir leur appellation. Il suffit d’organiser un petit dîner ou un apéro dînatoire, d’inviter des amis (entre 8 et 12) et les vignerons amènent le reste : vins rouges, verres, explications et surtout leur bonne humeur.

Hier soir, Florence Lavau et Yann Todeschini sont venus présenter cette appellation souvent méconnue et pourtant petite soeur de Saint-Emilion, avec qui elle partage les mêmes terroirs.

« Castillon ce sont 2300 hectares, 230 familles de vignerons, avec des propriétés de 10 hectares en moyenne. Nous sommes trente, trente-cinq de l’appellation à faire j’irai déguster chez vous ».

Florence Lavau est avec son mari Pierre (qui était sur une autre dégustation et nous a rejoint) vigneronne au Domaine la Tuque Bel-Air à Gardegan-et-Tourtirac. C’est une propriété familiale et c’est la 4e génération qui la tient sur des sols argilo-calcaires. Leur vin, comme ils aiment à le définir, est « séducteur (0 35 %), Gourmand (50%) et élégant (15%). »

Yann Todeschini est à la tête de La Brande, depuis 2008 avec son frère Karl. Ils sont la 3e génération de vignerons et ont « un pied sur chaque appellation Castillon et Saint-Emilion » (comme Florence et Pierre d’ailleurs). Ils exploitent 16 hectares de vignes à Belvès et produisent un vin qui à leur goût est gourmand (25%), généreux (60%) et naturel (15%), sur des sols argilo-calcaire sur molasse du fronsadais.

Une dégustation et une soirée de haut vol… © CS

Ces deux propriétés sont engagées dans des démarches environnementales avec le système SME (système de management environnemental) comme 680 exploitations aujourd’hui à Bordeaux dont 145 certifiées et HVE (Haute Valeur Environnementale). La Tuque Bel-Air est en culture raisonnée, et sème entre ses rangs de vigne des céréales comme l’avoine et la vesce pour apporter des nutriments naturels au sol, un travail du sol qui vise à bannir totalement les désherbants. La Brande de son côté n’utilise aucun herbicide, fongicide ni pesticide. A ce jour 25% des vignerons sont passés en agriculture biologique en Castillon Côtes de Bordeaux.

Des vignerons qui ont la passion ancrée en eux et qui parlent encore de terroir : ces fameux côteaux de Castillon, « sur des sols argilo-calcaires la plupart mais aussi sablo-limoneux et de graves un peu plus bas. Nous sommes plus à l’est de Saint-Emilion et cela se ressent, nous avons un climat plus continental », commente Yann Todeschini ; « l’an dernier moi j’ai perdu 90% de ma récole et toi Florence ? 100%, à cause du gel. Des pertes plus importantes que Saint-Emilion déjà fortement touché. Ce sont des terroirs plus frais, c’est plus une qualité qu’un défaut, ce qui veut dire aussi que ce sont des terroirs d’avenir avec le réchauffement climatique. »

A déguster le millésime 2015 qui a connu 3un beau temps sur la fleur et une année très sèche l’été. Un millésime que les vignerons aimeraient avoir tous les ans » selon Florence Lavau © JPS

Bref, ces vins de Castillon méritent vraiment que l’on s’y intéresse, certains parfois devancent certains vins de Saint-Emilion, et le rapport qualité prix est tout-à-fait intéressant et abordable. Un vignoble qui est planté à 70% merlot, 20% cabernet franc et 10% cabernet sauvignon, et qui commence à apprécier aussi le petit verdot et le carménère. Alors si vous ne savez pas quoi achetez pour les fêtes de fin d’année, les vins de Castillon vous tendent les bras, chez tout bon caviste, à découvrir en tout cas.

28 Nov

Crémant de Bordeaux : on va atteindre les 10 millions de bouteilles produites

C’est du jamais vu à Bordeaux. Le crémant connaît une augmentation de 50% des superficies réservées à sa production, passant de 800 hectares de vignes à 1200. Ce qui laisse à penser que le nombre de bouteilles produites pourrait dépasser les 10 millions en 2018. Une idée pour vos tables de fête.

Lionel Lateyron, producteur de crémant à Montagne © JPS

Dans la famille Lateyron, on est producteur de crémant depuis 1897. Lionel est la 4e génération à en faire. Une production qui n’était pas forcément à la mode à Bordeaux et soutenue par les instances, mais qu’il a toujours défendue bec et ongle et qui est aujourd’hui reconnue.

On s’inspire, comme tous les crémants de France, de la méthode mise au point par Don Pérignon, qu’on appelait la méthode champenoise autrefois, la spécificité du crémant de Bordeaux, on arrive naturellement à un équilibre remarquable entre l’acidité et l’alcool qui n’est pas trop élevé », Lionel Lateyron.

Produceur et élaborateur de crémant, ce sont chaque année 400000 bouteilles qui sortent de sa cave à température constante de 11° et de sa chaîne de dégorgement à Montagne.

Au pied de la Tour du Roy à Saint-Emilion, Philippe Debesse est depuis 32 ans un autre grand ambassadeur du crémant de Bordeaux. Sa famille en produit depuis 1886. Après plusieurs années à faire une production moyenne, il en sort désormais 200000 bouteilles et c’est exponentiel : « ça explose, j’y crois depuis des années et notamment dans le crémant rosé ».

Dominique Furlan, le nouveau président de la section crémant de Bordeaux au sein des Bordeaux et Bordeaux Supérieur confirme cette nouvelle épatante de bonne santé du crémant:

 

La Bubble Party du 15 novembre au CIVB, avec les producteurs et élaborateurs de Crémant : Yannick Bonnefis (Maison Rémy Breque St Gervais), Philippe Cazaux (Louis Vallon), Lionel Lateyron, Dominique Furlan et Hervé Grandeau (Lauduc) © JPS

« On a assisté à un réveil spectaculaire du crémant et aujourd’hui on a une croissance énorme. Le grand réveil des crémants de Bordeaux est du à l’exportation sur les grands marchés américains, russes, chinois, japonais », selon Philippe Debesse.

Cela s’est traduit par une augmentation de 50% des surfaces consacrées à la production de crémant à Bordeaux et par une production qui avoisinerait pour la 1ère fois les 10 millions de bouteilles.

On est passé quand même de 800 hectares à 1200 , Dominique Furlan président de la section crémant de Bordeaux.

L’Alsace, n°1 produit 4 fois plus de crémant que Bordeaux, ce qui laisse augurer d’une belle marge de progression. Le crémant de Bordeaux a le vent en poupe.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer et Sabine Hostein, Vincent Issenhuth :

09 Nov

Du vin de 2000 ans retrouvé en Chine

Des archéologues chinois ont découvert dans une tombe de la province du Henan un récipient en bronze vieux de 2000 ans contenant un liquide qui pourrait être du vin, a annoncé mardi l’agence Chine nouvelle.

Une lampe en forme d’oie sauvage a été également découverte dans la tombe, qui abritait des restes de la personne qui y avait été ensevelie, a ajouté M. Shi.

Le vin daterait de la dynastie des Han occidentaux (202 av-J.C. à 8 après J.C). L’agence n’a pas précisé comment le récipient avait été fermé et le liquide préservé sans s’être évaporé.

Des découvertes d’alcool datant de cette période ont déjà été faites, a relevé l’agence, précisant que les boissons alcoolisées à base de riz et de sorgho, souvent conservées dans des récipients ouvragés en bronze, jouaient un rôle important dans les cérémonies et les rituels.

En 2010, des archéologues ont découvert un récipient vieux de 2400 ans contenant de la soupe dans une tombe mise au jour lors de travaux d’extension de l’aéroport de Xian, non loin du mausolée de l’empereur Qin et sa célèbre armée de guerriers et de chevaux en terre cuite.

AFP

05 Nov

Des robots tondeuses qui vont révolutionner l’entretien des vignes

Vitirover, c’est son nom. Rien à voir avec la marque de véhicule anglaise. Mais un concept original qui est une alternative à l’utilisation d’herbicides et du travail mécanique entre les rangs de vigne. 50 robots sont déjà en service dans 7 châteaux du bordelais et sur des sites industriels.

Vitirover, le robot tondeuse qui va révolutionner le travail à la vigne ? © Jean-Pierre Stahl

Bientôt des troupeaux de robots tondeuses dans les rangs de vignes. C’est Xavier David-Beaulieu, vigneron à Saint-Emilion,qui en a eu l’idée.

Xavier David-Beaulieu, issu d’une des plus vieilles familles de vignerons de Saint-Emilion, présente depuis au moins le XVIIe siècle © JPS

Avec près de 4 siècles d’expérience familiale dans la vigne, ce descendant de vignerons et viticulteur lui-même s’est lancé dans cette innovation.

Une petite révolution car ce robot solaire et autonome (géré via des smart-phones ou des ordinateurs, à parfois des centaines ou milliers de kilomètres) permet de tondre l’herbe pour éviter qu’elle ne fasse concurrence à la vigne. Une alternative aux désherbants chimiques.

Le vitirover est l’une des, voire la première alternative au glyphosate; dans une vigne de ce type là, c’est zéro glyphosate, tout en ayant une concurrence maîtrisée au pied de vigne et c’est zéro désherbant. Cela a été une des motivations premières à la constructions de ce robot« , Xavier David-Beaulieu

Le vitirover est géré via des smartphones ou des ordinateurs en rentrant des coordonnées GPS délimitant les parcelles…

Depuis 3 ans, Jonathan Capron ne cesse d’améliorer cette machine très peu consommatrice en énergie. Il fonctionne en 12 volts et avec une consommation  de 20 à 25 watts (600 W/heure, une autonomie de 24h), bref un robot écolo.

Jonathan Capron, ingénieur en mécanique a mis au point et amélioré les dernières générations de vitirover © JPS

Si une tondeuse est coincée, nous recevons une alerte sur notre smartphone et nous lançons une opération « dentiste », on tourne plus ou moins vite dans un sens puis dans l’autre, et de cette manière on libère l’herbe coincée dans les dents », Jonathan Capron, ingénieur.

Outre le monde viticole, d’autres entreprises très importantes ont pris contact avec Xavier David-Beaulieu: « derrière s’est ouvert à nous le monde industriel  avec la SNCF pour entretenir les lignes LGV avec des milliers de kilomètres, ensuite les sites EDF et les transformateurs de haute tension et moyenne tension, les sites photovoltaïques, les zones de captage d’eau car cette machine n’est absolument pas polluante… », complète Xavier David-Beaulieu.

La campagne de financement participatif, de crowfounding, qui s’est achevée ce vendredi a permis de récolter 200 000€. Cela permettre de construire, en 2019, 50 à 100 robots supplémentaires. Des pays comme l’Autriche ou l’Azerbaïdjan (à travers son Ministère de l’Agriculture) se sont montrés très intéressés.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Nicolas Pressigout , et Xavier Granger :

15 Oct

Traversée de l’Atlantique en tonneau : pour l’instant ça flotte, mon pote

Jean-Jacques Savin, ce retraité qui a eu l’idée de traverser l’Atlantique à bord d’un tonneau a testé son engin flottant sur le Bassin d’Arcachon. Pour l’heure, c’est plus calme que l’Océan. Il est suivi et sponsorisé dans cette aventure par la tonnellerie Boutes.

Le tonneau orange bien visible de Jean-Jacques Savin ® France 3 Aquiatine

Ce militaire à la retraite n’est pas un marin d’eau douce, il a  déjà connu de nombreuses aventures en mer. A 71 ans, Jean-Jacques Savin, s’est dit en lisant « Naufragé volontaire » d’Alain Bombard : « pourquoi ne pas tenter de traverser l’Atlantique à bord d’un tonneau dépourvu de moyens de propulsion ? »

Il va ainsi partir prochainement des Canaries pour rallier les Caraïbes grâce à la force des vents et des courants, ce retraité n’a qu’une seule crainet, celle d’être percuté par des baleines ou des orques.. 

C’est vendredi dernier qu’il a mis pour la première fois à l’eau son embarcation, son tonneau depuis le port ostréicole d’Arès, après des mois de préparation et d’études. L’objectif est de passer déjà 4 jours sur le Bassin, mais il va se risquer à tester son tonneau dans les passes connues pour être assez difficiles. Le tonneau est assez simplement lesté de sacs de sable, mais quand il prendra le grand départ, il emportera de la nourriture pour trois mois, un dessalinisateur, du matériel de pêche… mais aussi des équipements scientifiques, des livres, de la peinture et sa guitare.

Souhaitons lui bonne chance, ou plutôt bon vent !  

Regardez le reportage de Sandrine Valéro, Olivier Prax et Sarh Paulin :