17 Août

Adrien David Beaulieu : la Cuvée Emeri, « comparable à une oeuvre d’art »

C’est peut-être « l’avenir de la distribution à Bordeaux », Adrien David Beaulieu commercialise via une plateforme une cuvée d’exception bouchée à l’émeri, à l’identique d’une très vieille bouteille de la propriété de 1750. 300 exemplaires produits dont les prix pourraient s’envoler…

Adrien David-Beaulieu avec sa très vieille bouteille © Jean-Pierre Stahl

La famille David Beaulieu est une très vieille famille de vignerons à Saint-Emilion, 400 ans d’histoire à la tête de château Coutet. Adrien David Beaulieu et Mathieu son cousin en sont la 14e génération. Chaque jour, ils présentent aux visiteurs leur château Coutet, un domaine de 11 hectares de vignes conduits en bio depuis l’origine, sans désherbant, sans insecticide et sans pesticide de synthèse.

Une famille qui un beau jour a retrouvé sur son domaine une vieille bouteille de 1750 : « il s’agit de l’une des plus vieilles bouteilles de Bordeaux retrouvée pleine, dans de la terre battue, une bouteille bouchée à l’émeri… » Cela leur a donné l’idée tout naturellement de vouloir refaire ce même type de bouchage en verre. Ils ont ainsi fait appel à un maître verrier Meilleur Ouvrier de France pour refaire ce type de bouchage parfait, sans fuite, qui a d’ailleurs donné l’expression « être bouché à l’émeri » pour être hermétique, obtus voire idiot. Mais là, l’idée est loin d’être idiote, c’est plutôt une idée de génie de vouloir communier avec ce passé, et de faire appel aux meilleurs artisans, MOF verrier mais aussi ébéniste pour le coffret bois en acacia adapté à chaque bouteille, avec aussi une guillotine sur mesure…ce qui fait dire à Adrien David Beaulieu « c’est comparable à une oeuvre d’art ».

Alain, Matthieu, Adrien et Xavier David Beaulieu devant leur château Coutet dans la famille depuis 1620 © JPS

Et ce vigneron qui a la passion de son métier chevillée au corps de décrire le vin qu’il y met à l’intérieur : « c’est la production de la cuvée presque parfaite telle qu’on peut la trouver à Coutet. La même cuvée que pour les Demoiselles : on ne produit que 2600 bouteilles entre les Demoiselles et 300 de la Cuvée Emeri. C’est très qualitatif, issu de vieilles vignes au sommet de la propriété sur le plateau calcaire, jamais traité… Un plateau planté avec des merlots à coeur rouge de 95 ans et des bouchets ou cabernets francs de 67 ans, les cépages locaux. » Un travail presque d’orfèvre de la vigne au chai où les raisins sont triés grain par grain par 70 personnes durant 2 jours. « C’est une vigne à très faible rendement : 20 hectolitres à l’hectare… On y fait le vin le plus qualitatif possible, avec 3 parcelles dédiées à ces bouteilles-là. »

Photo Chateau Coutet © J.Losson

Depuis le millésime 2014, après 4 ans à concevoir cette bouteille bouchée à l’émeri, à l’identique de ce qui se faisait jadis, la famille David-Beaulieu a lancé cette cuvée: chaque bouteille soufflée est unique, ainsi que son bouchon en verre, sans compter le coffret qui va lui servir d’écrin. « Cette bouteille de 1750 est une des plus vieilles à ce jour, on est très très peu dans le monde a en posséder, le vin peut rester dans la bouteille à travers les siècles, car il n’y a pas d’échange avec l’extérieur. (comme avec le bouchon). Pouvoir sceller un vin à travers le temps, c’est un concept d’oeuvre d’art, du très haut de gamme. »

Du fait main de A à Z, la Cuvée Emeri (ici une bouteille de 2015) qui sur le 2016 ne comptera que 300 exemplaires

Aussi, la cuvée Emeri de 2016 va être commercialisée via Alti Wine Exchange, une « plateforme assimilable à une place boursière, qui est en cours de validation. » « Cela a débuté vendredi de la semaine dernière et la commercialisation de ces bouteilles va durer 2 mois ». Le prix fixé à la base a été de 600€, un prix qui risque de monter, en fonction de l’offre et de la demande. Les bouteilles sont conservées sous douane à Bordeaux City Bond, un immense chai à Bordeaux géré par la CCI de Bordeaux qui sert de stockage du vin (dans les conditions optimum de température et d’hygromètrIe), en attendant d’être livrées, voire revendues. Car l’acheteur pourra revendre aussi son vin, via cette plateforme. C’est un peu comme à la Bourse. Une première pour ce vigneron, mais qui risque de faire des émules, car de nombreux vignerons font à Bordeaux, comme ailleurs des cuvées remarquables, ce qui fait dire à Adrien David-Beaulieu, « à mon avis c’est l’avenir de la distribution à Bordeaux. La bouteille ne bouge pas tant qu’elle n’est pas retirée de Bordeaux City Bond », un bon placement en somme car le vin à l’intérieur n’évolue pas, ou en tout cas pas comme avec un bouchage traditionnel avec un bouchon en liège.

Adrien David-Beaulieu lors des journées portes ouvertes en 2018 présentait déjà sa cuvée © JPS

Adrien David Beaulieu reste avant tout un vigneron qui aime faire partager son savoir-faire et sa production, aussi les amateurs intéressés peuvent venir à la propriété déguster le vin : « on fait goûter à la propriété, c’est le même vin que la cuvée Demoiselle, vendue en bouteille traditionnelle à 75€ ». Une production qui s’est déjà arrachée sur les millésimes 2014 et 2015, « vendue dans 6 pays en plus de la France, Ontario, USA, Japon, Allemagne, Suisse, Autriche… On espère doubler notre production mais on n’ira pas au-delà de 4800 bouteilles. »

En revanche sur la Cuvée Emeri, la production ne devrait pas être guère plus importante car « on ne pourra pas monter plus haut en terme de coûts de production, » ajoute Adrien David-Beaulieu. Sur le millésime 2014, 184 ont été vendues, 250 sur le millésime 2015 et 300 proposées sur le millésime 2016.

16 Juil

« Château Vénus Airlines » : le vigneron qui a créé sa piste au beau milieu des vignes pour admirer les châteaux vus du ciel

Pour le coup, c’est vin…solite. Un vigneron a eu l’idée de concilier ses deux passions le vin et le vol. Du coup il a créé avec sa femme une sorte de petit aéroport au milieu de ses vignes. C’est château Vénus Airlines qui vous offre un bon bol d’air et un dépaysement assuré pour admirer châetaux et Bassin d’Arcachon.

Les pilotes de Vénus Airlines Bertrand Amart et Yann Romanson, avec leurs passagers belges Mehdi et Valérie © Jean-Pierre Stahl

« Bienvenue à Venus Airlines… » Accueillis comme dans un terminal d’aéroport, ces touristes Belges de la région de Bruxelles, Valérie et Mehdi, sont agréablement surpris d’avoir comme pilote…un vigneron !

Bertrand Amart a acheté en 2005 des vignes avec son épouse dans les Graves et a eu cette idée originale de tracer une piste d’attérrissage de 500 mètres au beau milieu de ses 10 hectares de vignes. Son concept est de développer l’oenotourisme avec des baptêmes de l’air et le survol de châteaux du bordelais en avions légers. Il en possède 4 aujourd’hui.

Cela démarre d’une passion, en fait. La passion de l’aviation légère.Je me suis pris au jeu d’apprendre à piloter, de piloter et d’acheter un avion, un plaisir onéreux », Bertrand Amart château Vénus.

Après avoir proposé aux professionnels de survoler les terroirs, il s’est dit que « très rapidement les clients particuliers pouvaient profiter aussi de cette occasion pour découvrir notre région aussi riche, que ce soit la Gironde sur ses vignobles et différents terroirs, ou aussi la Gironde sur son Bassin d’Arcachon. »

Les touristes sont alors subjugués par les châteaux de Malle, d’Yquem, Rayne-Vigneau ou encore Lafaurie-Peyraguey. Des routes des vins aériennes en Graves-Sauternes, mais aussi en Saint-Emilion-Pomerol ou en Pessac-Léognan. « Merci beaucoup, c’était fantastique, du Yann Arthus Bertrand en live ! » commente Valérie Bovy en descente de l’appareil. « Vraiment extraordinaire, on a vu le Bassin d’Arcachon comme jamais, et toutes les propriétés avoisinantes, c’était impressionnant, » renchérit Mehdi Zouaoui.

Cette année, il a déjà organisé 1000 Wine Tours aériens, contre 250 en 2018, soit 400% d’augmentation. Des tours variant de 25 minutes à 1 heure 30, voire à la demi-journée, de 69 à 189€, pour en avoir plein la vue.

Et après le vol, Bertrand Amart aime expliquer autour d’un verre les différences entre les terroirs et les cépages.

En 2019, son concept a été couronné par deux prestigieuses récompenses : un Best Of Wine Tourism d’Or décerné par cette association qui émane de la CCI de Bordeaux et un Trophée national de l’Oenotoursime décerné par Terre de Vins.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Sarah Paulin et Christian Arliguié :

08 Juil

Une campagne insolite de Vin & Société sur l’art et la manière de recracher le vin, pour mieux l’apprécier

Vin et Société vient de lancer une campagne inédite sur le geste de recracher le vin au cours d’une dégustation.  Cette campagne d’information est incarnée par les hommes et les femmes de la filière vitivinicole. Cette campagne s’appelle : « Tous ceux qui recrachent mon vin l’adorent »

Florence, vigneronne, participant à la campagne « lors d’une dégustation, pensez à recracher » © Vin & Société

C’est une première. Une campagne pour recracher… Alors là, vous allez me dire, Vin & Société a été infiltré par les hygiénistes… Pas du tout, bien au contraire. Car c’est un peu le quotidien de tout dégustateur qui se respecte.

Cette campagne s’adresse à tous, aux « novices, buveurs occasionnels ou amateurs éclairés. Les professionnels nous expliquent de manière ludique et sans tabou les coulisses de « l’art » de recracher ».

Le but pour les professionnels de la filière vitivinicole est de « transmettre au consommateur  l’art et le plaisir de la dégustation car c’est le premier apprentissage vers la connaissance du vin et le bon usage du produit ». Voilà une  démarche qui s’inscrit à la fois dans une consommation responsable et dans la contribution de la filière au Plan National de Santé Publique, axée sur deux grands engagements : favoriser la responsabilité dans la consommation de vin et contribuer à protéger les populations à risque.

« Au cours des 10 dernières années, la dégustation de vin s’est démocratisée sous l’effet du développement de l’œnotourisme et des stages de découverte proposés par les écoles de vin notamment », commente Joël Forgeau, Président de Vin & Société. 

Expliquer l’art de la dégustation et le geste de recracher, c’est donner à ceux qui veulent entrer dans l’univers du vin de bonnes clés pour le faire en connaissance, avec plaisir et responsabilité », Joël Forgeau, Président de Vin & Société.

Recracher le vin n’est pas une offense faite au vigneron, ce n’est pas l’affaire exclusive des grands dégustateurs, c’est un geste qui devrait être habituel dans le sens d’une première étape vers la connaissance du vin et l’apprentissage de la dégustation : regarder, sentir, goûter puis recracher, pour mieux apprécier les arômes.

10000 affiches et 20000 mémentos ont ainsi été édités et mis à disposition par Vin & Société à destination des interprofessions viticoles, des maisons de négoces et des vignerons.

Il y a aussa un site internet à visiter ici  Le budget total de la campagne d’information s’élève à 100 000 euros.

(Attention l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération).

29 Juin

Saint-Emilion entre tradition de la marque à feu du vinetier et des concerts gratuits partout dans la Cité Médiévale

Durant ces 3 jours de festivités, Saint-Emilion propose de nombreuses animations comme le défilé de la Jurade et la tradition de la marque à feu du vinetier. Ces 20 ans, ce sont des moments forts un peu partout dans la Cité, une fête du vin mais aussi de la musique et dans les 8 communes de la Juridiction de Saint-Emilion.

Le cortège de Jurats de Saint-Emilion, passant devant la salle des Dominicains et la mairie © JPS

A ne louper sous aucun prétexte le défilé chaque soir à 19h de la Jurade de Saint-Emilion depuis la place Bouqueyre jusqu’à l’Eglise Collégiale en passant par la rue Guadet.

Un cortège pour accompagner un attelage de boeufs tirant une charrette remplie de barriques.

Une reconstitution historique de ce qu’on appelait la marque à feu du vinetier car dès la fin du XIIe siècle, la Jurade jugeait déjà à l’époque la qualité du vin pour être commercialisé.

 « En 1199, St Emilion a été érigé en commune par le roi d’Angleterre Jean Sans Terre, avec la fameuse charte de Falaise, qui a donné des pouvoirs très importants à la commune Saint-Emilion… » commente le maire, Bernard Lauret, aussi viticulteur et co-président de l’association Juriction de Saint-Emilion, Patrimoine Mondial de l’Humanité

 Les Jurats à l’époque goûtaient les vins et si les vins n’étaient pas bons ils détruisaient les vins et si les vins étaient bons ils marquaient le tonneau avec la marque à feu et le sceau de la Jurade » Bernard Lauret Maire de Saint-Emilion.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot et Olivier Pallas (Intervenants Bernard Lauret maire de Saint-Emilion, Michel Morin, et Dominique Renard Fondateur du Saint-Emilion Jazz Festival)

Partout dans la Cité, des bandas comme la « Bande à Léo » de Léognan et des déambulations musicales, alors que les amateur de vin dégustaient avec modération bien sûr sur 6 espaces, bars à vins éphémères…

« C’est très sympathique, cela nous permet de déguster pas mal de châteaux, de pouvoir comparer les différentes appellations, »commentait Michel Morin.

Le banquet champêtre pour 400 convives à Vignonet, santé ! © JPS

Et rien de tel qu’un banquet champêtre pour 400 convives en bord de Dordogne à Vignonet, l’une des 8 communes de la Juridiction de Saint-Emilion.

Durant ces trois jours, ce sont 25 concerts gratuits qui sont donnés…

Franck Binard, directeur du Conseil des Vins de Saint-Emilion et Dominique Renard, fondateur du Saint-Emilion Jazz Festival, on en est au 8e ! © JPS

Ce soir on va trouver Kid Créole and the Coconuts d’origine anglo-américaine qui va jouer dans les douves à 21H30, hier soir c’était très funky ce qui a permis de faire monter la température un peu plus », Dominique Renard fondateur du Saint-Emilion Jazz Festival.

Autre grand rendez-vous populaire, le feu  d’artifice qui sera tiré demain soir après les concerts à 23h30 et qui illuminera la beauté de cette Cité Millénaire.

Regardez l’interview en direct dans le 12/13 de Bernard Lauret au micro de Jean-Pierre Stahl, réalisée avec Sébastien Delalot :

21 Juin

Fête de la musique : les Decoster et Fleur Cardinale envoûtés par un assemblage très rock

 C’est un nouveau clin d’oeil de Caroline et Ludovic Decoster, qui ne manquent pas d’originalité sur la toile. A l’occasion de la fête de la musique, ils ont réalisé un assemblage de leur vin en musique comme un parallèle entre vin et rock. Ça déchire…

L’assemblage rock des vins selon © Fleur Cardinale

On ne sait si c’est le merlot ou le cabernet franc qui donne autant de cordes à sa guitare et à son arc à Caroline Decoster. Mais cette vigneronne ne manque pas d’idées pour faire parler du château Fleur Cardinale sur la planète vin.  « À Fleur Cardinale, on aime le rock et on n’a pas peur de le dire ».

Alors que bon nombre de châteaux donnent des concerts plutôt classiques l’été, certains dépoussièrent le genre, comme la Rivière qui va lancer début juillet son festival Confluent d’Arts ou encore la famille Decoster qui invite à une découvert décalée de l’art de l’assemblage sur une partition rock. Une vidéo lancée en ce jour de printemps et de fête de la musique. Une réalisation originale.

« A chaque cépage équivaut un instrument de musique : on jongle entre basse, guitare et batterie comme on dose le merlot, le cabernet franc ou le cabernet sauvignon. L’un apporte de la complexité quand l’autre amène de la puissance ou bien de la profondeur. À chacun sa caractéristique propre, sa note qui forme un tout en parfaite alchimie. Et la partition nait ».

L’assemblage, c’est lorsque plusieurs cépages vont se mettre à jouer ensemble, et faire en sorte que l’harmonie générale qui se dégage du vin assemblé prime sur la sonorité individuelle de chaque cépage,  » Caroline Decoster château Fleur Cardinale.

Voici comment allier la passion pour le vin à celle de la musique, le tout en étant dans le vent et la communication du moment : très rock’n roll. Bravo.

18 Mai

Une erreur d’un sommelier et le client se retrouve à déguster une bouteille Le Pin à plus de 5000€

L’histoire est assez insolite pour être soulignée par Côté Châteaux. Elle s’est passée en Angleterre. Au lieu de servir une bonne bouteille de Pichon Comtesse affichée à à moins de 300€, des clients du restaurant Hawksmoor Steakhouse à Manchester ont eu la surprise de boire une bouteille plus rare de Pomerol, un Le Pin. Le millésime était le même, un 2001, c’est déjà ça !

Le restaurant © Hawksmoor Manchester, bon joueur, a mis côte à côte les deux bouteilles…vous pouvez remarquer celle de gauche est vide, l’autre n’a pas été ouverte…

On ne peut pas dire que celui qui a commis l’erreur a faux sur toute la ligne : c’était un Bordeaux, déjà c’est juste, la forme de la bouteille ne l’a pas non plus trompé, l’étiquette était blanche et le millésime non plus un fameux 2001. En revanche, celui commandé était un Pichon Longueville Comtesse de Lalande, un très bon vin 2nd cru classé de Pauillac sur la rive gauche, et celui servi n’était autre qu’un Pomerol issu du fameux plateau, de Pomerol (rive droite). Un vin qui a eu sa réputation faite grâce à Robert Parker à partir du millésime 1982 et à de nombreux amateurs de vin de la planète : Le Pin. Entre les deux une sacrée différence de prix puisque le premier vin était affiché à 260 € à la carte et le second à 4500 Livres soit 5100€…En revanche, les deux châteaux ou domaines revendiquent de faire un très bon vin, selon les échanges de Tweets.

Le restaurant Hawksmoor qui a commis l’erreur n’a pas manqué d’humour et a balancé ce tweet : « au client à qui nous avons servi accidentellement une bouteille de château Le Pin Pomerol 2001 : nous espérons que vous avez apprécié votre soirée ! Et au membre de l’équipe qui l’a accidentellement donnée, ne t’inquiète pas ! Des erreurs « unique » arrivent et nous t’aimons quand même. » avec smiley…

Pour sûr, errare humanum est perseverare diabolicum…

Et pour mieux connaître la famille Thienpont qui réalise ce nectar Le Pin, regardez ce reportage réalisé par Jean-Pierre Stahl et Jean-Pierre Magnaudet sur le Thienpont Tour :

A lire également l’histoire rocambolesque sur The Guardian

16 Mai

L’image du jour: une grappe géante en façade de la Maison du Vin de Bordeaux pour lancer la saison du rosé

Comme un clin d’oeil à la dernière journée de Vinexpo et aux beaux jours du printemps et de l’été qui arrive, le CIVB se pare d’une grappe géante aux couleurs du rosé…

Pour accompagner l’arrivée de l’été, certes avec un mois d’avance, la Maison du Vin qui renferme le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, l’Ecole du Vin et le fameux Bar à Vins, affiche la couleur : rosé ! C’est un petit teaser  aussi avant le Grand Apérosé le 25 mai prochain aux Vivres de l’Art.

C’est pas qu’ils fument la moquette au CIVB, car ils ont plutôt du parquet, mais c’est une idée originale de communiquer ainsi et d’interpeler le passant de Bordeaux allées de Tourny ou place de la Comédie, comme ils l’avaient fait pour Climax avec de gigantesque tentacules qui sortaient du bâtiment.

Il ne manque plus que Cloclo qui avait chanté « Bordeaux rosé » dans les années 70…en musique de fond. S’ils peuvent sortir une sono…ça serait cool.

29 Avr

Pari gagné pour Jean-Jacques Savin, qui a atteint avec son tonneau la mer des Caraïbes…

Pari gagné ! Jean-Jacques Savin, 72 ans, qui traverse depuis fin décembre l’Atlantique à bord d’un tonneau, a annoncé samedi que sa traversée était « terminée » et « réussie » après être entré en mer des Caraïbes. Une aventure qui a débuté il y a plus de 120 jours, le 26 décembre.

© Jean-Jacques Savin à bord de son tonneau

« Après 122 jours et neuf heures, le méridien me positionne dans la mer des Caraïbes. La traversée est terminée. Merci à tous », annonce le septuagénaire par email. Le message est accompagné d’une photo, peu lisible, de son GPS. « J’ai traversé le méridien qui me positionne en mer des Caraïbes à 20h00 heure française », précise-t-il dans un message à l’AFP, « la traversée de l’Atlantique est réussie. Maintenant, il faut que je trouve un moyen pour me faire embarquer et déposer près d’un port. Actuellement, je dérive vers la Floride ».

« Je suis encore éloigné des côtes des Grandes Antilles », ajoute-t-il en exprimant un « soulagement. A cause des vents capricieux, j’ai cru par moment que j’arriverai aux Bermudes (plus au nord, NDLR) et donc la traversée aurait échoué », écrit-il encore. Dans une interview à l’AFP dans la semaine, le baroudeur avait indiqué qu’il estimerait son exploit achevé une fois entré dans la mer des Caraïbes.

L’ancien militaire s’est lancé à la mer le 26 décembre de l’île d’El Hierro dans les Canaries, pour traverser l’Atlantique mû par la seule force des courants.

Par goût de l’aventure et amour de la « sensation de liberté », il a pris place dans une embarcation orange, en forme de tonneau. Son « compagnon », comme il l’appelle dans ses messages sur Facebook (TESA, Traversée de l’Atlantique en tonneau) a été fabriqué dans un petit chantier naval d’Arès (Gironde), mesurant à peine trois mètres de long, avec un diamètre principal de 2,10 m et un espace de vie de 6m2.

Ce grand sportif s’était inspiré de l’aventure de son « père spirituel », le navigateur Alain Bombard qui avait en 1952 traversé l’Atlantique en solitaire sur un canot pneumatique. Jean-Jacques Savin projette quand il sera près des côtes caraïbes de trouver un cargo qui puisse le prendre en charge avec son tonneau. Il serait conduit dans l’idéal en Martinique où l’attendront sa compagne et ses amis.

L’aventure, suivie par plus de 23.000 personnes sur Facebook, devrait faire l’objet d’un livre. M. Savin a déjà été invité dans de nombreux festivals de la mer et événements divers, notamment chez le fabricant de tonneaux Boutes, entreprise du sud-ouest, qui le parraine.

Il a aussi déjà annoncé qu’il entendait après cet exploit, à une date indéterminée, traverser la Manche à la nage.

AFP

23 Mar

Wine and Co lance la plus grande dégustation de France à l’aveugle

C’est insolite, vin…solite même ! Côté châteaux s’attarde sur ce jeu concours proposé par Wineandco, l’un des sites spécialisés dans la vente de vins en ligne. Il s’agit de la plus grande dégustation de France à l’aveugle, avec des échantillons envoyés dans ces fameuses vinottes. Comme cela, néophytes, comme amateurs éclairés partent sur un pied d’égalité et vont pouvoir tenter leur chance ou leurs connaissances.

La plus grande dégustation avec des vinottes par Wine and Co © JPS

C’est un jeu concours qui se fait uniquement sur inscription. Ainsi  l’amateur de vin va recevoir un coffret de 6 échantillons de vins français à déguster, contre tout de même le paiement de 19,90€ pour pouvoir y participer.

Chaque vinotte correspond à un échantillon de 2 centilitres. Aucune indication sur le vin n’est inscrite. Seule la couleur du vin peut déjà renseigner mais c’est tout. L’amateur va devoir répondre à 22 questions à propos de chaque vin (région, appellation, cépage, domaine…), avec ou sans propositions de réponses.

PLUSIEURS NIVEAUX DE DIFFICULTES : 

Face à ces 6 échantillons, le participant doit affronter trois niveaux de difficultés :

  • Niveau 1 : L’Echauffement !
    Echantillon A (3 points)
    Echantillon B (3 points)
    Retrouver le nom de la bonne cuvée parmi les 10 réponses proposées (3 points)
  • Niveau 2 : Ca se complique !
    Echantillon C (7 points)
    Echantillon D (7 points)
    Retrouver la région (1 point), le millésime (1 point), le cépage (1 point) parmi les 5 propositions.
    Retrouver à l’aveugle l’appellation (2 points),
    le domaine (2 points)
  • Niveau 3 : C’est du sérieux
    Echantillon E (10 points)
    Echantillon F (10 points)
    Retrouver à l’aveugle : la région (1 point), l’appellation (3 points), le millésime (2 points), le cépage (1 point), le domaine (3 points)

UN TIMING POUR PARTICIPER

  • Les inscriptions auront lieu jusqu’au 10 avril : pour recevoir à domicile le ou les coffret(s) de dégustation, les participants sont invités à s’inscrire sur le formulaire qui se trouve sur
    www.lagrandedegustation.fr 19,90€ le coffret de 6 échantillons
  • Chaque participant recevra un mail indiquant l’expédition des coffrets de dégustation à partir du 10 avril.
  • envoi des réponses jusqu’au 24 avril :  les participants auront 14 jours pour déposer leur bulletin de participation sur le site dédié à la dégustation www.lagrandedegustation.fr

DE NOMBREUX PRIX A GAGNER

Les 50 premiers participants au palmarès remporteront les gains suivants :
Gain 1 : Un Jeroboam de Château Lagrange 2009, Grand Cru Classé de Saint-Julien, d’une valeur approximative de 800 € TTC
+ 1 Atlas des vins « La carte des Vins de s’il vous Plait » – Jules Gaubert-Turpin (Auteur) & Adrien Grant Smith Bianchi (Illustration) – Edition Marabout (valeur de 25€)
+ Le Livre « Le vin, son histoire, ses terroirs » – Philippe BIDALON – Edition Le Particulier (valeur de 34.90€)
• Gain 2 : Une dotation en vins d’une valeur approximative de 600 € TTC
+ 1 Atlas des vins « La carte des Vins de s’il vous Plait » – Jules Gaubert-Turpin (Auteur) & Adrien Grant Smith Bianchi (Illustration) – Edition Marabout (valeur de 25€)
+ Le Livre « Le vin, son histoire, ses terroirs » – Philippe BIDALON – Edition Le Particulier (valeur de 34.90€)
• Gain 3 : Une dotation en vins d’une valeur approximative de 400 € TTC
+ 1 Atlas des vins « La carte des Vins de s’il vous Plait » – Jules Gaubert-Turpin (Auteur) & Adrien Grant Smith Bianchi (Illustration) – Edition Marabout (valeur de 25€)
+ Le Livre « Le vin, son histoire, ses terroirs » – Philippe BIDALON – Edition Le Particulier (valeur de 34.90€)
• Gain 4 : Une dotation en vins d’une valeur approximative de 200 € TTC
+ 1 Atlas des vins « La carte des Vins de s’il vous Plait » – Jules Gaubert-Turpin (Auteur) & Adrien Grant Smith Bianchi (Illustration) – Edition Marabout (valeur de 25€)
+ Le Livre « Le vin, son histoire, ses terroirs » – Philippe BIDALON – Edition Le Particulier (valeur de 34.90€)
• Gain 5 : Une dotation en vins d’une valeur approximative de 150 € TTC
+ 1 Atlas des vins « La carte des Vins de s’il vous Plait » – Jules Gaubert-Turpin (Auteur) & Adrien Grant Smith Bianchi (Illustration) – Edition Marabout (valeur de 25€)
+ Le Livre « Le vin, son histoire, ses terroirs » – Philippe BIDALON – Edition Le Particulier (valeur de 34.90€)
• Gain 6 à 20 : Coffret de dégustation d’une valeur de 89€
+ 1 Carte des vins « La carte des Vins de s’il vous Plait » (valeur de 20€)
+ Le Livre « Le vin, son histoire, ses terroirs » – Philippe BIDALON – Edition Le Particulier (valeur de 34.90€)
• Gain 20 à 50 : Coffret de dégustation d’une valeur de 89€ TTC

Alors à vos marques, prêt ? Dégustez !

02 Mar

Bordeaux-Santiago : une jeune génération d’épicuriens du monde du vin et de la gastronomie part en quête d’authenticité et de terroir

Ils sont une dizaine de trentenaires bordelais. Ils ont soif de nature, de terroir et de rencontre. Leur objectif rapprocher Bordeaux de Santiago et vice-versa. Ils vont partir 3 semaines au Chili à échanger sur le vin, la gastronomie et l’authenticité. Un documentaire va retracer leur épopée et va s’intituler « De Terre et d’Hommes… »

Madeline Sénac et Alexandre Morin, l’agent commercial et le sommelier à l’origine du projet, ils incarnent « la nouvelle garde bordelaise » © Jean-Pierre Stahl

Attention, ils déménagent ! Ils sont jeunes, beaux, et déjà de grands professionnels, pointus dans leur domaine. A la base, ce sont deux pros du vin, qui aiment philosopher sur l’homme, la société, la gastronomie et le rapport au produit qui ont lancé ce fameux projet.

Madeline Sénac, agent commercial chez « le Vin l’Emportera », et  Alexandre Morin, sommelier professeur et consultant, me dressent le topo: ils vont partir au Chili pour 3 semaines et partir à la rencontre d’une bonne trentaine de bodegas et restaurants, notre « challenge pour nous c’est d’arriver avec une bouteille de vin par jour et par personne et d’échanger contre le gîte et le couvert. On a une quinzaine de producteurs qui nous hébergeront chez eux et des chefs que nous allons rencontrer. » 

« Notre projet s’appelle « de terre et d’Hommes – Du bord de l’eau de Bordeaux à Santiago au coeur des Andes. Il y a un véritable écho entre Bordeaux et le Chili. Le Chili a été conquis par les Epagnols au XVIe siècle et ce sont eux qui ont implanté les premiers cépages notamment le carménère. » En commun, Bordeaux et le Chili ont tout deux des terroirs d’exception, mais aussi des liens étroits qui ont été tissés. Mais leur démarche est surtout de rechercher l’authenticité, l’artisanat, les petits producteurs et petites pépites : ce qui pour nous est important, c’est « L’Homme au Service de la Nature », on sent Alexandre et Madeline empreint d’écologie et de respect de la nature : « ce qui nous intéresse c’est de valoriser le rôle de l’homme au service de la nature. » 

C’est un documentaire de 52 minutes réalisé par Arthur Sauvadon (Majordome Vidéo), avec le concours d’un preneur de son, qui « va mettre en lumière la force, le courage et l’authenticité des hommes, » dans le domaine du vin et de la gastronomie. « Ce n’est pas juste un kiffe entre épicuriens au Chili, on veut valoriser le terroir. Si tu veux avoir une expression sincère du terroir, elle doit passer par du travail artisanal. » On sent leur amour pour le pépites, loin des vins réalisés en grande quantité, presque de manière industrielle, non ce qu’il aiment c’est ce travail un peu à la manière bourguignonne, jurassienne ou champenoise.

« Pour s’imprégner de cette vision du terroir, qui nous semblait passéiste et s’intègre paradoxalement à notre recherche de modernité, les vignerons, producteurs, agriculteurs, artisans et gastronomes chiliens accueillerons un sommelier, un chef pâtissier, un chef cuisinier, une vigneronne, un caviste et un commerçant en vin à leurs tables, dans leurs champs et dans leurs vignes pendant 3 semaines. L’occasion de rencontres, de secrets échangés en murmure la nuit venue dans l’intimité du chai, des cuisines, à fond de cale, au coeur de la montagne… »

Cette expérience s’inscrit dans une démarche sincère de recherche de l’expression des terroirs, « on ne s’inscrit pas dans le Bordeaux bashing, on n’y va pas non plus pour faire du commerce, en tant que Bordelais, on veut montrer que Bordeaux évolue, on a vraiment une conscience en matière de production agricole, de vigne, mais aussi de production de maïs, d’avocat, d’élevage…on veut montrer qu’on est des précurseurs, que ça bouge énormément dans le sens d’une agriculture responsable, durable en matière d’environnement. »

Dans leur bateau, outre Alexandre Morin le sommelier dont c’est « plus qu’une vocation, un sacerdoce », il y a Madeline Sénac à la base juriste devenue agent commercial pour le Vin l’Emportera ou « quand la juriste épouse la justesse des terroirs ». Il y a aussi Arthur Fèvre le chef pâtissier du Pressoir d’Argent où il travaille avec Gordon Ramsay, Jean Gabriel Lavenne responsable en restauration, un ou une vigneronne (à préciser), Lénaïc Tevelle caviste, Yohan Caunegre passionné de café et torréfacteur, etc…Une jolie bande auto-qualifiée d’avant-garde de la gastronomie bordelaise pour qui le Chili sera cette terre d’accueil de ces épicuriens assoiffés de rencontres du 13 au 31 mars. Un match retour est prévu aussi à Bordeaux, dans une même démarche de troc et d’artisanat.

Si vous aussi vous souhaitez aider leur projet, un système de crowfounding, financement participatif a été mis en oeuvre avec pas mal de retours pour les mécènes privés qui pourront les aider. Il reste douze jours pour récolter 4000 euros pour boucler le budget qui permettra de payer du matériel de tournage et un drone.  Ils ont payé eux même leur billet d’avion et la location de deux vans pour leur road trip. Le budget total est d’un peu plus de 16000 euros.

En tout cas, cet échange intense d’un nouveau Bordeaux qui s’ouvre sur le monde, ça c’est une démarche qui plaît à Côté Châteaux.

TEASER « De Terre et d’hommes : Chili » from MAJORDOME VIDEO on Vimeo.

Pour en savoir plus : De Terre et d’Hommes – Du Bord de l’Eau au Coeur des Andes.