28 Juil

Une originale Route des Vins de Bordeaux : « Sauternes au fil de l’eau »…

Dépaysement assuré ! Vous êtes bien sur la Route des Vins de Bordeaux en Graves et Sauternes, mais ici une route au fil de l’eau…Ce n’est pas un hasard si cette balade se nomme « Sauternes au fil de l’eau », une découverte insolite en canoë du Ciron qui favorise les brouillards de septembre-octobre et la formation du botrytis, avant d’accoster au Domaine de Carbonnieu. Magie assurée.

Rendez-vous à la Halte Nautique de Bommes, à côté de Sauternes en Gironde. Là des touristes parisiens, Véronique et Benoît, venus dans la région pour un mariage, se sont dit on va profiter de ce séjour pour participer à cette balade de Sauternes au fil de l’eau.

 

« On s’est dit on va y aller à la fraîche pour visiter cette belle région de vignes », commente Benoît qui pensait avoir affaire à une chaleur étouffante mais ce mardi c’était plutôt couvert et ma foi presque plus agréable.

On ne vient pas à Bordeaux sans visiter, on reste quelques jours pour bien s’imprégner de ce terroir magique de Sauternes, c’est vraiment génial quoi » Benoît Rabourdin

Ce sont un peu plus de 3 kilomètres de descente en canoë qui attendent ces touristes et girondins amateurs de nature, dans ce havre de paix préservé et classé Natura 2000. « C’est très beau, cela fait une espèce de voûte, on se sent au coeur de la nature », commente Véronique.

Un cour d’eau qui favorise la pourriture noble nécessaire à la fabrication du botrytis qui va permettre le Sauternes.« Il faut savoir que c’est la confluence de la Garonne et du Ciron qui crée une brume en septembre et permet le botrytis dans la vigne », explique Florian Queyrel, le moniteur du club de Canoë-Kayak de Bommes-Nautique.

Après 3/4 heure de navigation, avec parfois quelques courants, c’est l’arrivée au Domaine de Carbonnieu, un vignoble de 23 hectares tenu par Alexis Charrier qui leur fait visiter son  chai à barriques:  « là, on a 37 fûts de chêne, cela fait a près 11 000 bouteilles »

On a des gens qui viennent de la France entière, donc du coup cela permet de faire découvrir plein d’arômes que ce soit des Sauternes en cocktail, des Sauternes sur le repas et là on peut balayer tous les accords possibles… »

C’est alors la dégustation de 3 millésimes du château, un dialogue riche avec le vigneron pour balayer les préjugés de vin trop sucré ou difficile à marier.

« Au niveau des accords, c’est vrai qu’on est sur une palette aromatique assez diversifiée, sur des viandes sur des poulets rôtis, sur des poissons sans sauce et après terminer sur des desserts, commente Laurent Moujon auteur de livres de recettes et d’association de mets et vins de Bordeaux. « Mais aussi sur des fromages persillés, des fromages afinés, au lait cru », ajoutait Stéphanie sa compagne. « C’est  vrai que le Sauternes se marie très bien avec tout type de cuisine et notamment épicée »

« On rentre dans le mystère de la complexité du vin, on voyage à la fois géographiquement, géologiquement aussi et dans les goûts quoi », conclue Benoît Rabourdin.

Sauternes, un vignoble de 2200 hectares avec ses 140 vignerons et ses vins liquoreux que ces touristes redécouvrent avec modération.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Camille Beccheti, Stéphanie Plessis : 

27 Juil

Découvrez Bordeaux en mode vintage !

C’est du Bordeaux insolite, du Bordeaux rétro, en moto version side-car rétro tour ou en dedeuch. Des découvertes des vieilles pierres en passant par les balades dans les vignes et les châteaux du Bordelais, vous serez dépaysés encore à bord d’une vieille DS ou même en taxi anglais avec des guides passionnés. 

© Retro Tour Bordeaux

Casque et lunettes vissés sur la tête, le passager s’installe dans le side-car de Retro side tour, pour un voyage non pas dans le passé, mais dans la ville ou les vignes. Au choix : tour des quartiers incontournables, balade romantique en ville à la tombée du jour, escapade dans le vignoble. Tous les jours, plusieurs créneaux par jour (de 69 € à 289 € par moto side-car.). Infos

La mythique 2cv de 4 roues sous un parapluie arpente les rues de la ville, dont l’histoire est éclairée par les anecdotes du guide. Raisin sur le gâteau : une dégustation au château Les Carmes Haut-Brion en fin de visite. Un tour de ville de nuit et dans le Médoc sont également disponibles.
Du lundi au samedi à 9h30 à 14h et toute la soirée (120 € à 462€ la voiture pour 1 à 3 pers./ 462 € pour le Médoc). Infos

C’est un modèle unique au monde : une magnifique Citroën DS Limousine découvrable de 1973 accueille ses passagers dans le plus grand confort, pour un tour des sites emblématiques de Bordeaux mais aussi de monuments moins connus. Un tour dans l’appellation Pessac-Léognan est aussi proposé.Tous les jours, plusieurs créneaux par jour (de 180 € à 220 € / 360 € pour le tour dans le vignoble). Infos

Pour une balade so British, c’est à bord du taxi anglais « Wine cab » qu’il faut embarquer : dégustations de vins et commentaires font partie intégrante de la balade en fin de journée. Une excursion est également disponible dans le Médoc. Tous les jours à 9h et 21h (à partir de 150 € pour 2 pers. / 250 € pour le Médoc). Infos

Avec Bordeaux Tourisme.

09 Juin

L’image du jour : quand Reignac se met à faire de la bière, « qui l’eût cru » ?

C’est une affaire qui mousse du côté de Saint-Loubès… Le château de Reignac qui ne manque pas d’imagination a lancé des bières artisanales à partir de mout de merlot et de sauvignon. Etonnant au pays du vin, bravo pour cette idée très vin…solite.

L’équipe du château de Reignac avec Nicolas Lesaint à gauche et Marion Béchu au fond à droite © château de Reignac

Quand on me met la pression, je réponds « mousse, mousse, mousse… » Ce n’est pas à un Lorrain où l’Amos ou la Champigneulles coulait à flot qu’on l’a fait…Des bières, il en a vues (et bues…avec modération) du temps de son service militaire à Landau, le berceau de l’Allemagne, servant au « Second de Personne », le 2e Régiment d’Artillerie.

Alors quand on balance la grosse artillerie, digne de la grosse Berta, et qu’on me dit : « bien sûr, oui à Reignac on fait de la bière, cela fait même deux ans, tu savais pas ? » Là, la pression monte, la moutarde me monte au nez, et je dis que je suis comme Saint-Thomas, je demande à voir…

Et voilà-t-y pas que Reignyx et sa bande de vignerons me donne la preuve sur Facebook par l’image, « le poids des mots », non « le choc des photos »: oui ce midi à l’heure de l’apéro, ils ont fait péter leur fameuse « Qui l’Eût Cru », et là oui, j’y crois.

 « Cela ferait 4-5 ans que ma collègue Marion me disait : on fait de la bière, on fait de la bière… » me raconte Nicolas Lesaint, responsable du château de Reignac. « Je me suis rendu compte que c’était pas évident de faire de la bière moi-même, on a convaincu Monsieur Vatelot (le propriétaire du château de Reignac) et on a trouvé une brasserie pour faire de la bière au moût de raisin. On nous a aiguillé vers Nathanaël Rogier de Gasconha à Pessac. On s’est bien accordé avec lui, on a goûté des bières qu’on aimait au niveau de l’amertume proche du cépage. On a choisi une blonde désaltérante « pale ale » et on est parti sur le sauvignon gris. Cette cette base-là qu’on allait aromatiser, on a rajouté le moût à hauteur de 10% maxi pour garder la nomenclature bière ».

« Après le souci était de s’organiser et de trouver la bonne semaine, pas facile entre notre activité et celle de brasseur, on a congelé le moût et on l’a amené à brasser pour la première fois en novembre 2018. On en a sorti 3000 bouteilles avec le moût de sauvignon gris, cela a bien marché. Et donc la deuxième année, on est parti sur une bière ambrée, un peu plus torréfiée, avec plus d’amertume, de corps, avec laquelle tu peux manger… Rebelotte, on a congelé le moût de merlot, et en novembre 2019, la 2e Qui l’Eût Cru est arrivée ».

« Au départ on avait pensé à l’appeler P’tite Mousse pour rappeler le Père Noël, « c’est klug ! »mais finalement qui aurait cru qu’ont ferait une bière à Reignac, donc c’est devenu la « Qui l’Eût Cru. » En un an et demi, ça marche bien, on la trouve essentiellement à la propriété, c’est une bonne expérience. »

Bravo à l’équipe de Reignac, c’est une affaire qui mousse.

Pour info, le château de Reignac organise des portes ouvertes le 28 juin prochain.

 

29 Mai

Le « Grand Frère » Cognac Gautier de 1762 adjugé plus de 131 000 euros chez Sotheby’s

C’était une vente exceptionnelle pour un flacon rarissime : une bouteille de cognac de la Maison Gautier, remontant à Louis XV, 27 ans avant la Révolution Française,  a été adjugée jeudi plus de 118.000 livres (131.000 euros), un record dans ce domaine, selon Sotheby’s.

On discerne bien le millésime 1762 sur cette étiquette de cognac Gautier © Sotheby’s

C’est un collectionneur privé asiatique qui a remporté la précieuse mise pour 118.580 livres exactement, a précisé Sotheby’s dans un communiqué.

Appelée “Grand frère”, il s’agit de l’une des 3 dernières bouteilles de Cognac Gautier de 1762 existant à ce jour. Et c’est même la plus grande

Elles sont restées dans la même famille durant des générations depuis la fin du XIXe siècle, selon Sotheby’s. Elles avaient été laissées chez les arrières-grands-parents du vendeur par un orphelin, Alphonse, qu’ils avaient accueilli chez eux. Alphonse avait quitté sa famille adoptive dans les années 1870 pour travailler dans la région de Cognac. Il était revenu chez elle une décennie plus tard avec un chargement de bouteilles de cette eau-de-vie, qui lui auraient été données en guise de salaire après la destruction d’une grande partie du vignoble par l’insecte phylloxéra. Parmi elles, les trois bouteilles Gautier, avec des étiquettes en parfaite condition. Parti à la guerre en 1914, Alphonse n’en est jamais revenu, a poursuivi la maison de vente.

Un cognac © Gautier de 1762, estimé entre 80 000 et 160 000 livres sterling

Comme le “Grand frère”, le “Petit frère” avait été vendu aux enchères, à New York en 2014, tandis que la “Petite soeur” est conservée au Musée Gautier, dans le sud-ouest de la France. “Elle devrait encore pouvoir se boire”, avait commenté, avant la vente de la bouteille jeudi, Jonny Fowle, spécialiste des spiritueux chez Sotheby’s, dans le journal The Times.

Les boissons à forte teneur en alcool “se conservent très bien”, a-t-il ajouté, sans exclure toutefois un “effet vieille bouteille”, qui développe “parfois des notes tropicales très agréables, et parfois des notes moins attirantes assimilées au porridge”.

Avec AFP

23 Mai

Avis aux amateurs, la plus vieille bouteille de Cognac Gautier de 1762 est à vendre chez Sotheby’s

Sotheby’s met en vente du 14 au 28 mai, le « Grand Frère » ou « Big Brother », la plus grande de 3 vieilles bouteilles de la Maison Gautier datant de 1762, ce qui en ferait l’un des plus vieux cognacs au monde. Une bouteille de 258 ans estimée entre 80 000 et 160 000 £, soit l’équivalent de 90 000 à 180 000 €

Un cognac Gautier de 1762, estimé entre 80 000 et 160 000 livres sterling à vendre chez © Sotheby’s

Comme le rappelle la maison Sotheby’s, il s’en est passé des choses en 1762 : Catherine II est devenue impératrice de Russie, la première parade de la Fête de Saint-Patrick a eu lieu à New-York ou encore c’était la fin de la Guerre de 7 ans qualifiée de premier conflit majeur ou de guerre mondiale à l’époque car de nombreux pays du monde et coalitions s’opposaient. C’est cette année-là où la Grande-Bretagne est entrée en guerre contre l’Espagne Naples. Et puis, cette fameuse bouteille et les 2 autres arrivées jusqu’à nos jours ont été produites par cette Maison Gautier qui avait obtenu en 1755 sous Louis XV un mandat royal pour produire du Cognac.

Cette bouteille est l’une des dernières et plus vieilles connues au monde . La « petite soeur » est conservée au Musée Gautier et le « petit frère » a été vendu à New-York en 2014″, (55000€) selon Sotheby’s

 

On discerne bien le millésime 1762 sur cette étiquette de cognac Gautier © Sotheby’s

Cette bouteille a une histoire assez incroyable, car elle serait restée dans la même famille pendant des générations. L’actuel propriétaire raconte que ses arrière-grands-parents avaient recueilli un orphelin prénommé Alphonse. Celui-ci  a quitté sa famille adoptive entre 1870 et 1880 pour travailler dans la région de Cognac, il serait revenu dans sa famille peut-être à cause de la crise du phylloxera. Il est revenu avec une charrette chargée de bouteilles de cognac, peut-être en lieu et place d’un salaire, dont ces 3 bouteilles de Gautier 1762  avec leurs étiquettes en bon état. Alphonse est malheureusement parti à la guerre de 1914 mais n’en est jamais revenu et n’a pas pu les apprécier.

Le Gautier 1762 est connu et encensé à travers le monde comme un cognac qui transcende le monde des spiritueux de collection », Jonny Fowle Spécialiste des Spiritueux chez Sotheby’s.

Cette bouteille représente non seulement un exemple de viticulture pré-phyloxérique, mais a une valeur historique car précédant la révolution française. « Cette bouteille contient une distillation non seulement d’un superbe brandy mais aussi un pan de l’histoire de Cognac », poursuit Jonny Fowle.

Ce Gautier 1762 sera le clou du spectacle mais Sotheby’s met en vente aussi de vieux Maccallan de 1937 à 1974, et une bouteille exceptionnelle de 1928.

Pour tout savoir sur cette vente de Sotheby’S Londres c’est ici

28 Fév

A bord de son fameux tonneau ou d’une bouteille, Jean-Jacques Savin veut s’attaquer à l’Océan Pacifique

Après l’Atlantique, le Pacifique ! Le Girondin Jean-Jacques Savin n’en finit pas de se lancer des défis. Après avoir réussi une traversée mémorable de l’Océan Atlantique à bord de son tonneau en bois, il va s’attacher à traverser le Pacifique sur une distance de 10 000 kilomètres, 2 fois plus longue, du Pérou à la Polynésie française.

Jean-Jacques Savin, prêt pour un nouveau départ, ses yeux qui brillent en disent long sur sa motivation © France 3 Aquitaine

Souvenez-vous: il était parti en décembre 2018, pour arriver au printemps 2019, au terme de 127 jours de traversée entre les Canaries et les Caraïbes… tout cela à bord d’un tonneau en bois qu’il avait conçu lui-même, sponsorisé par la tonnellerie Boutes.

Jean-Jacques Savin a pourtant l’âge de penser à sa retraite paisible, mais non le septuagénaire préfère repartir : « quatre mois, ce n’était pas suffisant, j’ai eu besoin de repartir », confie-t-il.

Non seulement Jean-Jacques Savin ne se contente pas d’admirer le bassin d’Arcachon où il vit, mais il lui a fallu l’Atlantique et maintenant le Pacifique. Une expédition qui va lui prendre deux fois plus de temps, 6 à 7 mois pour parcourir 10 000 kilomètres, du Pérou à la Polynésie française.

Toutefois, il va modifier l’habitacle de son embarcation qui devrait être plus long; cela pourrait être son tonneau rallongé ou une autre forme : « tout dépend le sponsor, si c’est un château cela pourrait être une bouteille, si c’est une marque de fromage un fromage…. »

Il reste à Jean-Jacques Savin de rassembler 100 000 euros pour financer son projet, il est en phase de recherche de sponsors, alors si vous pouvez l’aider ou un gros château le financer…En 2019, plus de 20 000 personnes avaient suivi son exploit sur Facebook.

Regardez le reportage de Gladys Cuadrat, Bertrand Joucla-Parker, Eric Delwarde et Boris Chague

24 Fév

Château Fleur Cardinale fend l’armure et lance une édition « hard-rock » pour son 2018

« The 2018 Will Rock You Hard », c’est une série limitée de 1500 magnums sur le millésime 2018 que lancent Caroline et Ludovic Decoster. Des viticulteurs de cru classé à Saint-Emilion déjà coutumiers de sons et coups déjantés, notamment à l’occasion de la Fête de la Musique. Là, ils fendent l’armure, c’est du Queen, du AC/DC ou autre hard-rockeur qui se cache sous l’armure de Fleur Cardinale.

L’étiquette de l’édition hard-rock 2018 de © Fleur Cardinale

Ils ont choisi d’aller au bout de leur idée et de leur sensibilité musicale : repenser l’étiquette du château sur une édition limitée à 1500 exemplaires, en magnums, pour le nouveau millésime 2018 en bouteille numérotée à la main, présenté dans une caisse bois sérigraphie comme l’étiquette de la bouteille.

Ils ont ainsi repensé leur chevalier avec son heaume enlacé d’un bandeau rouge (ça y est, c’est la révolution en terre de Saint-Emilion), un chevalier noir qui croise les bras à la manière d’un rockeur avec le signe des cornes ou cornes du diable. Ouah ! Et on y ajoute quelques flammes de l’Enfer et deux têtes de mort rouges, en prime. Là, ça fait peur… Maman ! Mais, non ils ne sont pas comme ça Caroline et Ludovic, ce ne sont pas de vilains mangeurs d’enfants… Non, c’est bien vu, une belle opération pour dépoussiérer le monde du vin : comme on le perçoit aujourd’hui dans les concerts de hard-rock ou de métal, ce geste est davantage associé aujourd’hui à un geste de complicité avec les fans.

Le rock et le vin se font écho en immortalisant tous deux un travail de composition, une histoire, ils capturent et libèrent des émotions », Caroline et Ludovic Decoster.

Les Decoster ne sont pas les premiers vignerons à être des fondus de Fender et autre Gibson, Yves Gangloff vigneron rhodanien de Condrieu aime autant travailler sa vigne et faire son vin que défourailler sa guitare telecaster comme le souligne un papier de Philippe Richard dans le dernier magazine Bettane et Desseauve « En Magnum », il y a aussi Nicolas Pons au Domaine de Sentout qui organise l’été un petit festival sur son exploitation Rock in Sentout à Lignan-de-Bordeaux en Gironde.

Et pour aller au bout de ce petit délire bien conçu, une Fender électrique surmonte le casque de l’armure…le tout pour caractériser ce millésime 2018 qu’ils qualifient de « puissant (vu la métaphore je m’en serais douté) et généreux, contre balancé par des tanins fins et élégants ». Allez à déguster lors des primeurs ou lors d’un concert, bravo en tout cas pour ce petit air de métal, en fusion avec Saint-Emilion.

Regardez le précédent coup de rock de Fleur Cardinale et des Decoster lors de la Fête de la Musique pour décrire leur assemblage:

28 Déc

Record du monde du plus grand cours d’oenologie avec Fabrizio Buccella

Ce sont 529 étudiants en oenologie qui se sont retrouvés dans un amphi de l’Université Libre de Bruxelles pour un cours magistral avec Fabrizzio Buccella et pour un record du monde inscrit au Guinness Book.

© Fabrizio Bucella entouré de ses 529 étudiants pour un record et un cours magistral

Pour ces fêtes de fin d’année, rien de tel qu’un cours sur les crémants et champagnes. Et puisqu’on fait péter, on a ici fait péter le record du monde du plus grand cours d’oenologie avec 529 participants contre 309 l’année précédente. A l’issu de l’exposé du sommelier professeur Fabrizio Buccella, les étudiants ont pu déguster 3 vins effervescents : un cava espagnol, un crémant de Bourgogne et un vin wallon, soit au total 252 bouteilles débouchées…

Ce rendez-vous a été orchestré par l’Ecole d’Oenologie Inter Wine & Dine (IWD) et le Cercle Oenologique de l’ULB, avec le sémillant ou plutôt pétillant Fabrizio Buccella qui postait sur son compte Facebook :

« Quelle aventure les amis. Nous avons réalisé ce 3 décembre un cours d’oenologie devant 529 personnes, énumérées et validées, avant même d’avoir bu. Tout cela sans tenir compte de la vingtaine d’étudiants-organisateurs.

Cette aventure c’est à vous tous que je le dois et je ne vous en remercierai jamais assez. En vérité, mais vous le savez, j’adore enseigner, j’adore préparer mes cours, les revoir encore, vérifier une référence, corriger un transparent et puis les donner.

Il ne faut que peu de choses pour rendre un prof heureux : un sourire, un message, un salutation… C’est ce qui nous tient debout et nous pousse à donner chaque jour d’avantage.

Un tout grand merci à vous tous qui permettez cette aventure quotidienne. Chaque matin je me dis que j’ai trop de chance et que j’ai la vie dont je rêvais. Comme le dit mon papa : « Elle n’est pas belle la vie ? ». Cela fait du bien de le dire.

Je vous embrasse tous ».

Coup de chapeau à Fabrizzio, à son envie de partager son savoir et d’échanger, à sa sagesse d’esprit et à l’ensemble des étudiants voués à une belle carrière.

10 Déc

Et voici le vin chaud au Sauternes by Lafaurie-Peyraguey

L’été c’est avec des glaçons, l’hiver en vin chaud. David Bolzan et le chef Jérôme Schilling ne manquent pas d’imagination pour toujours mettre le Sauternes au goût du jour et du moment. En cette période de marché de Noël, il allait de soi de sortir le vin chaud au Sauternes…Et une fois de plus, c’est bluffant.

Le vin chaud au Sauternes by Château Lafaurie-Peyraguey © JPS

« Voulez-Vous qu’on aille prendre un verre de vin chaud ? », encore une réplique culte des Bronzés font du Ski dont on fête les 40 ans, réplique que l’on va pouvoir réinterpréter: « un verre de vin chaud au Sauternes…Monsieur Dusse ? »

Dans le costume du guide haute montagne David Bolzan, le directeur des vignobles Silvio Denz, qui ne cesse de faire preuve d’inventivité, quitte à faire du hors piste avec à l’origine le Sweet’Z ce Sauternes avec zeste d’orange et des glaçons qu’il a lancé et qui fait un tabac, puisque de nombreux producteurs de Sauternes ou d’autres vins liquoreux le copient désormais. Aujourd’hui, de nouvelles pistes s’ouvrent en Sauternais et tous vont se mettre à faire le travail de damage  Là, alors que la neige n’est pas encore tombée sur Lafaurie-Peyraguey, c’est le chef Jérôme Schilling et David Bolzan qui ont eu cette idée fabuleuse de vin chaud au Sauternes, pour rendre hommage à la magie de Noël.

Ils ont ainsi inventé le Christmas Sweet’Z, à déguster au bar du Château ou au restaurant Lalique. Une recette traditionnelle avec La Chapelle le second vin de Lafaurie-Peyraguey, de l’anis étoilé, de la cannelle, un zeste d’orange et quelques clous de girofle, sans ajouter de sucre  rien que du naturel.

Un vin chaud qui cadre totalement avec l’ambiance marché de Noël que le chef venant d’Alsace a voulu reproduire au sein du Château Lafaurie-Peyraguey, et qui sera en service samedi 14 décembre à partir de 11h30 et dimanche 15, ainsi que le week-end suivant.

Et bien sûr, cela n’empêche nullement d’apprécier le vin de Sauternes à n’importe quel moment et avec de nombreux accords mets et vins, notamment pour les fêtes de fin d’année.

(l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération)

07 Déc

Champagne : et si on dégustait un petit Pol Roger de 1900 ?

En février 1900 les caves de la prestigieuse maison de Champagne Pol Roger à Epernay s’étaient effondrées. Un accident industriel qui avait enfoui à jamais, croyait-on à l’époque, 1,5 millions de bouteilles et 500 fûts. Presque 120 ans plus tard une petite centaine de bouteilles a été retrouvée. Trois d’entre elles ont été dégustées par des experts du vin.

Francis Mainguet est à la manoeuvre, sous les feux des projecteurs. Tout le monde retient son souffle…Entre les mains du maître du dégorgement une rescapée de l’éboulement de 1900 de la Maison de Champagne Pol Roger. « Si je vais trop profond, je peux casser le goulot, et la bouteille, elle casse, oui car les verres soufflés à la main étaient fragiles… » confie Francis Mainguet, responsable du dégorgement des bouteilles 1900.

Ensevelies dans la craie pendant 118 ans, cette bouteille et une centaine d’autres sont découvertes en septembre 2018, lors d’opérations de sondages en vue de travaux d’agrandissement. C’était alors une fort agréable surprise de retrouver ces bouteilles qu’on pensait à tout jamais perdues, il y avait 1,5 millions de bouteilles en caves.

Ces vins sont partis sous l’éboulement, 3 mois après la mort de Pol Roger…Aujourd’hui on a la chance d’avoir la 4e, 5e ou 6e génération de la famille qui peut goûter ce vin, c’est un instant d’émotion… En plus les vins sont incroyablement conservés », Laurent d’Harcourt président du directoire de la Maison Pol Roger.

Entre 15 et 20 minutes sont nécessaires pour recouvrer ce magnifique breuvage : « beaucoup d’émotion, c’est impressionnant, très surpris du vin et du bouchon pour un vin de 1900 et même un petit peu avant… » selon  Francis Mainguet.

Bon vin très pur, pas de dépôt, on vient de le dégorger évidemment », Christian Billy petit-fils du fondateur.

On s’attend à quelque chose de vineux, presque un peu lourd, presque un peu pompeux et en fait on a une petite note d’agrumes, un petit côté zest, c’est impressionnant d’avoir cela encore 119 ans après », commente Damien Cambres, chef de Cave de la Maison Pol Roger.

Avec le temps l’effervescence de ces vieux millésimes a disparu. Et l’histoire s’est répétée, car un mois après avaoir révélé ces bouteilles ensevelies, la galerie s’est à nouveau effondrée…

Par Sophie Dumay et Xavier Clayes, confrères de France 3 Champagne-Ardennes, regardez aussi leur reportage :

Spéciale dédicace de Côté Châteaux à Sir Winston Churchill, grand amateur de Pol Roger.