14 Août

Californie: dans des vignobles, la ruée vers le cannabis laisse un parfum d’amertume

Un sujet plutôt hallucinant ! Agriculteurs traditionnels et producteurs de cannabis sont à couteaux tirés dans l’un des vignobles réputés du sud de la Californie, où la ruée vers l’herbe déclenchée par la légalisation de cette drogue laisse un parfum d’amertume, notamment chez les viticulteurs.

Image d’illustration de vendanges © JPS

Depuis novembre 2016 et la loi autorisant l’usage récréatif de marijuana dans toute la Californie, les vignerons et de nombreux habitants du comté de Santa Barbara se plaignent d’être envahis par des voisins indésirables, dont le cannabis empuantirait non seulement l’atmosphère mais bouleverserait aussi leur mode de vie.

C’est la plus importante menace pour le secteur viticole que j’ai vue depuis que je suis arrivé ici voici 25 ans » Stephen Janes, gérant des vignobles Pence Vineyards (200 km nord-ouest de Los Angeles).

En cause: le développement fulgurant des exploitations cultivant du cannabis, qui ont déjà colonisé plusieurs centaines d’hectares à la faveur d’une réglementation particulièrement souple dans ce comté. Des millions de plants de marijuana, dont chaque hectare peut valoir plusieurs millions de dollars, ont ainsi littéralement fleuri sur les coteaux des vallées de Santa Ynez et Santa Maria, aux côtés des pieds de vigne.

Plus au sud, dans la petite ville côtière de Carpinteria, les serres jusqu’alors consacrées à l’horticulture abritent désormais du cannabis, au grand dam de certains riverains. « Maintenant, je dois porter un masque quand je sors dans mon jardin et mes petits-enfants ne me rendent plus visite à cause de l’odeur », soupire Joan Esposito, arrivée voici 36 ans dans la ville.

LE CANNABIS DOMINE LE MARCHE

Dans les collines de Santa Rita, réputées pour leur pinot noir, une enfilade d’arceaux recouverts de bâches blanches s’étend à perte de vue parmi les vignobles. Il s’agit là encore du précieux cannabis. « Ca ne ressemble à rien de ce qu’on a connu et c’est arrivé très vite. Personne n’avait anticipé l’impact visuel », souligne Kathy Joseph, propriétaire des caves Fiddlehead et des vignobles Fiddlestix. « Maintenant, c’est le cannabis qui domine le marché, de plus d’une façon », estime-t-elle.

Viticulteurs, producteurs d’avocats et autres agriculteurs traditionnels se plaignent d’être obligés d’adapter leurs pratiques aux exigences du cannabis, notamment incompatible avec l’utilisation de pesticides chimiques. « C’est un vrai cauchemar », déplore Mme Joseph, contre laquelle un voisin a porté plainte, l’accusant de mettre en danger son herbe par les traitements qu’elle pulvérise sur ses vignes. « Ca fait 40 ans que je me consacre à faire du vin, et en tant que viticulteurs, nous sommes soumis à des contrôles stricts », insiste-t-elle. « Mais cette année, je vais probablement perdre ma récolte de chardonnay, d’une valeur de 50.000 dollars, car j’ai dû employer un pesticide qui n’est pas aussi efficace contre le mildiou ».

Sollicitée par l’AFP, l’organisation représentant les quelque 900 cultivateurs de cannabis du comté n’a pas réagi. Des responsables du comté de Santa Barbara, qui fixe la réglementation régissant la culture de la drogue douce, ont pour leur part reconnu que les autorités locales auraient dû mieux encadrer le développement de ce marché. « Je suis très soucieuse de l’impact des exploitations de cannabis à l’air libre dans la vallée de Santa Ynez », a déclaré à l’AFP l’une d’entre elles, Joan Hartmann, qui assure travailler à des mesures correctives.

CONTROLE DES ODEURS ?

Graham Farrar, président de l’Association des producteurs de cannabis responsables, jure que ses collègues font tout ce qu’ils peuvent pour entretenir des relations de bon voisinage. Ils installent des systèmes de contrôle des odeurs et contribuent à l’économie locale, affirme-t-il à l’AFP.

« La communauté soutient le cannabis » et l’odeur n’est pas un problème, balaye-t-i d’un revers de main. « Beaucoup de ceux qui parlent de l’odeur n’aiment pas ça (…) parce qu’ils pensent que le cannabis est immoral », fait valoir M. Farrar. L’argument a du mal à passer chez Stephen Janes, qui dément toute opposition de principe au cannabis. Comme ses collègues, il veut juste pouvoir poursuivre son activité sans qu’un parfum de chanvre ne vienne polluer les salles de dégustation.

« L’industrie (viticole) est ici depuis 40 ou 45 ans et contribue pour 1,8 milliard de dollars à l’économie locale (…) Je ne pense pas que ce soit juste qu’une autre industrie débarque et nous oblige à changer nos façons de faire », plaide-t-il.

D’autres préfèrent partir sans attendre de voir si la situation va s’améliorer. C’est le cas de Maureen Foley Claffey, qui a grandi à Carpinteria et dont la maison est désormais cernée par du cannabis. « Tout ça a dressé les voisins les uns contre les autres. J’ai déjà perdu des amis, et maintenant je perds ma maison ».

AFP

27 Juil

Le duel Macron-Trump : taxes sur les Gafa contre taxes sur les vins français…

Après la volonté clairement affiché d’Emmanuel Macron de taxer les Gafa sur le sol français, et l’adoption de la loi par le Parlement Français, Donald Trump a réitéré ses menaces de taxes en retour les vins français.

Une superbe cave avec plus de 50% de vins français de Bordeaux, Bourgogne, et d’ailleurs, chez Millésima à New-York © JPS

Ce n’est pas que, mais ça sent les taxes… Dans un sens et dans l’autre. Ainsi le veut le jeu de la politique.

Emmanuel Macron a promis de taxer les Gafa, autrement dit les géants américains des hautes technologies, lors du grand débat national, un serpent de mer reporté maintes et maintes fois. Evidemment ces entreprises Apple, Google, Facebook ou Amazon, réalisent d’énormes profits chez eux mais aussi en dehors de leur sol d’origine, en France notamment, aussi paraît-il quelque peu normal de se poser la question de les taxer, dans un sens d’équité car comme le veut la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, l’égalité devant l’impôt existe en France… en théorie. Le Parlement a donc adopté le 11 juillet le principe d’une taxe de 3% sur leur chiffre d’affaires.

Du coup, il n’en fallait pas plus pour fâcher le Président Donald Trump. Celui-ci a qualifié hier de « stupidité » la réaction du Président Macron. La lune de miel entre Washington et Paris semble bien loin, et ce 14 juillet où Donald Trump et Emmanuel Macron se faisaient des accolades aussi. Le Président Américain, roi du tweet, n’a pas résisté et annoncé une nouvelle fois en retour des taxes sur les vins français :

La France vient d’imposer une taxe numérique à nos grandes entreprises technologiques américaines. Si quelqu’un devait les taxer, cela devrait être leur pays d’origine, les Etats-Unis », a tweeté le Donald Trump. « Nous annoncerons bientôt une action réciproque substantielle après la stupidité de Macron. J’ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français ! ».

Les deux hommes se sont parlés au téléphone hier soir… Selon l’Elysée, Emmanuel Macron a insisté, au cours de cet entretien, sur le fait que la taxation des Gafa était « un sujet d’intérêt commun » et pas seulement français, « sur lequel il faut continuer d’agir en vue d’obtenir un large accord international ».

Un peu plus tôt, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait affirmé que « la France mettra[it] en oeuvre ses décisions nationales ».

Nul doute que le Donald Trump ne va pas en rester là et va définitivement passer à l’action sur les vins français comme il l’a annoncer à plusieurs reprises. Le G7 de Biarritz s’annonce sous une forte houle…

La suite au prochain épisode…

Lire ou relire : Taxes américaines sur le vin: « rien de dramatique » pour le négoce bordelais

et Les réactions des vignerons bordelais face à la menace de Donald Trump de taxer davantage les vins français

06 Juil

Encore un épisode de grêle sur quelques secteurs en Gironde…

Cette nuit, des orages ont éclaté en Gironde, beaucoup de pluie et par endroits de la grêle… Une fois de plus, ce qui fait dire aux vignerons touchés: « il y en a marre. »

Les dégâts de cette nuit dans l’Entre deux Mers © Patrick Clarens

Une fois de plus, le ciel a grondé, tonné, des éclairs, de la pluie, beaucoup de pluie, et de la grêle localisée mais à plusieurs endroits.

Les sentinelles et amis de Côté Châteaux et notamment Sophie Aribaud, conseillère technique, m’ont signalé de la grêle cette nuit sur « Sainte Terre, Vignonet, Lugaignac, Daignac, Grézillac, Naujan, Postiac, Faleyrens et Génissac. Une liste qui semble s’allonger avec fil de la journée, avec Saint-Pey-d’Armens ».

Des baies blessées par endroits, en espérant que les dégâts ne soient pas trop importants, et que la canicule évite l’installation de botrytis.

Un viticulteur, client de Delacroix Aribaud Conseil a pu observer des « impacts sur l’ensemble des parcelles à Naujan, Saint Aubin de Branne, Lugaignac, Daignac et Moulon… »

© Photo vignobles Gadras

Joint par téléphone, Hugues Laborde, directeur technique des vignobles Invidia, 7 propriétés, m’expliquait « nous avons le château Haut Meyreau (à Dardenac) qui a été fortement impacté, mais fort heureusement Saint-Emilion pas touché, Fronsac non plus. En revanche, cela a été grêlé à Daignac, Grézillac, Espiet, Faleyras..En fait cela a touché ce qui fait face à Saint-Emilion, on avait déjà gelé au début du printemps à cet endroit mais personne n’en a parlé, on a eu des plateaux entièrement gelé, puis de la coulure, et là on s’est pris la grêle samedi à 5h du matin. Ce sont des pertes qui vont de 30 à 60%. Si on cumule au gel, à la coulure, le millésime 2019 risque d’être léger pour nous. C’est un vrai coup dur pour l’Entre-deux-Mers. Tous ces incidents climatiques qui se multiplient, cela devient très dur, je ne sais pas si tout le monde va tenir le choc. Car si on ne fait pas de vin, on perd les marchés… »

Les pensées de Côté Châteaux vont à tous ces viticultrices et viticulteurs à nouveau impacté par ces intempéries.

En ce lundi matin, Sophie Aribaud confiait sur sa page Facebook : « la cicatrisation est effective grâce au conditions chaudes et ensoleillées ! Les dégâts sont malheureusement importants sur les communes concernées ! »

30 Juin

Canicule : incroyable, des vignes brûlées par le soleil dans l’Hérault et le Gard

L’épisode exceptionnel de canicule a fait de nombreux dégâts dans les vignes de l’Hérault et le Gard. Ces vignes ont été particulièrement touchées. Un phénomène plutôt rare mais qui est dû à l’intensité de la chaleur et du soleil.

Des vignes brûlée, du jamais vu près de Montpellier après la canicule / © Sébastien Banus de France Languedoc Roussillon

Dans les vignobles autour de Montpellier, les vignes semblent avoir brûlé au soleil. Emilien Fournel, viticulteur à Sussargues, n’en revient toujours pas. 50% de sa production de vigne a été détruite.

C’est du jamais-vu. En principe au mois de juin les températures sont moins fortes. À cette période-là, les feuilles sont moins dures, et avec cette chaleur, elles n’ont pas réussi à résister »,  Emilien Fournel  viticulteur à Sussargues.

À Saint-Génies-des-Mourgues, même constat dans cette vigne de Carignan, un cépage ancestral. Les raisins ont grillé ; une situation inédite pour Jérôme Despey, président de la chambre d’agriculture de l’Hérault et viticulteur depuis 30 ans. 

Je me suis douté que la vigne allait être touchée par la canicule, sachant que l’on était en vigilance rouge, mais de là à êtrepar endroit comme brûlée au chalumeau… Normalement, le Carignan résiste. Ça fait mal aux tripes, parce qu’on est désarmé face à cette situation et ces évolutions climatiques qui doivent nous interpeller », Jérôme Despey.

Le préfet a été saisi par les organisations syndicales. Une réunion de crise aura lieu lundi 1er juillet pour évaluer les dégâts qui s’annoncent très importants pour le vignoble local. Le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, qui sera en visite dans le Gard vendredi 5 juillet, notamment pour l’inauguration du Mas des agriculteurs, pourrait être interpellé sur cette question.

Avec Emma Derome et Sébastien Banus de France 3 Occitanie.

Regardez le reportage de mes confrères de France 3 Languedoc Roussillon

19 Juin

Nouvel épisode de grêle dans le Bordelais : quelques dégâts, notamment au château l’Escart

Bordeaux est passé pas loin d’un nouveau désastre à cause des orages d’hier soir. Rien de méchant dans l’ensemble, mais certains épi-phénomènes de grêle ont bien impacté des propriétés qui avaient déjà gelé au printemps comme le château l’Escart à Saint-Loubes en Gironde.

Gérard Laurent a constaté ce matin les dégats dans son vignoble, de nombreuses grains de raisin à tere ou fendus © JPS

Vigneron en biodynamie, Gérard Laurent vient constater les terribles dégâts de l’orage de grêle qui s’est abattu juste avant minuit au château l’Escart, 36 hectares à Saint-Loubes. « Une grappe comme ça, cela porte entre 130 et 170 graines, et là il doit en rester une trentaine quoi… »me précise Gérard Laurent.

Là, c’est encore un méchant coup du sort… Le feuillage est complètement haché et surtout il y a énormément d’impacts de grêle sur les grappes en formation, à première vue on a perdu 50% des graines en développement et sur les 50% qui restent, il y en a un grand nombre qui sont impactés, qui ne vont pas se développer et sécher en l’état, » Gérard Laurent vigneron au château l’Escart.

On peut remarquer le changement de couleur des baies touchées 10 h après l’impact, elles finissent par brunir © JPS

De nombreuses feuilles sont hachées, des grains ou baies de raisin en formation à terre, quand ils ne sont pas éclatés (et déjà brunis) par des grêlons de 1 à 2 centimètres de diamètre…

C’est une nouvelle épreuve pour Gérard Laurent, qui en 25 ans n’a jamais connu autant d’événements climatiques : la grêle cette nuit et trois jours de gel les 13 avril et 5 et 6 mai derniers. D’habitude, il produit 150 000 à 180 000 bouteilles en en Bordeaux Sup et Cadillac Côtes de Bordeaux, mais là sa récolte semble pas mal compromise cette année.

On a vécu déjà deux période de gel, avec plus ou moins d’intensité mais quand même assez fortes, on estimait avoir perdu 50% du potentiel de récolte, là c’est le coup de massue sur ce qui était reparti et même bien reparti, là je suis un peu abasourdi, effondré, à minuit vu l’intensité de l’orage et de la grêle qui tombait, je craignais le pire et le pire est bien là. »

Gérard Laurent va essayer de cicatriser sa vigne cet après-midi, avec son savoir faire de biodynamiste, avec de la teinture d’arnica et une décoction de plantes, mais cela ne ramènera pas un feuillage haché, tombé, très important pour la photosynthèse et les grains disparus.

Gérard Laurent était assuré, malgré tout l’assurance est calculée sur la production des 5 dernières années, avec dedans 2 énormes événements climatiques. Son château avait en effet subi l’énorme épisode de gel en 2017.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Sylvie Tuscq-Mounet au château l’Escart :

LES REACTIONS DES RESPONSABLES DE SYNDICATS VITICOLES, DE L’INTERPROFESSION ET D’AUTRES VITICULTEURS

Le Président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, Hervé Grandeau témoigne ce matin pour Côté Châteaux : « il n’y a pas l’air d’y avoir de gros dégâts… J’ai eu peur à 11h30, à titre perso, j’ai pris à Yvrac, le feuillage et quelques grappes touchées, mais c’est un épi-phénomène. J’ai eu une dizaine de professionnels avant 8h, il y a eu de petits couloirs de grêle mais pas de désastre pour Bordeaux.

Christophe Chateau du CIVB : « on a fait le tour, visiblement pas de dégâts, de l’eau et un peu de grêle mélangé à l’eau, heureusement on est passé à côté. En fait c’est arrivé par l’ouest par Arcachon, puis c’est remonté vers le nord de la Gironde. »

Impacts de la grêle sur les grains à Néac en Gironde © Carine Delacroix

En Pessac-Léognan où le syndicat avait une réunion technique ce matin, Philibert Perrin son président commente : « non, non, pas de dégâts en Pessac-Léognan, ça a tonné, quelques goûtes, peut-être plus dans le Médoc… »

Dans le Blayais, « pas de retour d’impacts de grêle » ce matin commente Franck Jullion, le président du syndicat Blaye Côtes de Bordeaux, pas de retours inquiétant du côté de Bourg selon Didier Gontier.

Nicolas Lesaint, responsable technique du château de Reignac à Saint-Loubes reconnaît avoir aussi été « touché sur 1,5 hectares à 50%, on a eu 20 millimètres de pluie, mais c’est passé à ras… » De même pour le château Vincent : « nous aussi impactés sur Saint-Loubès »

L’ODG Médoc Haut-Médoc et Listrac, en la personne d’Hélène Larrieu sa directrice : « il y a eu de la pluie et grêle mêlée mais on a eu très peu de retours des propriétés, il n’y a pas eu de dégâts significatifs sur notre secteur de Blanquefort à Virsac. »

18 Mai

Une erreur d’un sommelier et le client se retrouve à déguster une bouteille Le Pin à plus de 5000€

L’histoire est assez insolite pour être soulignée par Côté Châteaux. Elle s’est passée en Angleterre. Au lieu de servir une bonne bouteille de Pichon Comtesse affichée à à moins de 300€, des clients du restaurant Hawksmoor Steakhouse à Manchester ont eu la surprise de boire une bouteille plus rare de Pomerol, un Le Pin. Le millésime était le même, un 2001, c’est déjà ça !

Le restaurant © Hawksmoor Manchester, bon joueur, a mis côte à côte les deux bouteilles…vous pouvez remarquer celle de gauche est vide, l’autre n’a pas été ouverte…

On ne peut pas dire que celui qui a commis l’erreur a faux sur toute la ligne : c’était un Bordeaux, déjà c’est juste, la forme de la bouteille ne l’a pas non plus trompé, l’étiquette était blanche et le millésime non plus un fameux 2001. En revanche, celui commandé était un Pichon Longueville Comtesse de Lalande, un très bon vin 2nd cru classé de Pauillac sur la rive gauche, et celui servi n’était autre qu’un Pomerol issu du fameux plateau, de Pomerol (rive droite). Un vin qui a eu sa réputation faite grâce à Robert Parker à partir du millésime 1982 et à de nombreux amateurs de vin de la planète : Le Pin. Entre les deux une sacrée différence de prix puisque le premier vin était affiché à 260 € à la carte et le second à 4500 Livres soit 5100€…En revanche, les deux châteaux ou domaines revendiquent de faire un très bon vin, selon les échanges de Tweets.

Le restaurant Hawksmoor qui a commis l’erreur n’a pas manqué d’humour et a balancé ce tweet : « au client à qui nous avons servi accidentellement une bouteille de château Le Pin Pomerol 2001 : nous espérons que vous avez apprécié votre soirée ! Et au membre de l’équipe qui l’a accidentellement donnée, ne t’inquiète pas ! Des erreurs « unique » arrivent et nous t’aimons quand même. » avec smiley…

Pour sûr, errare humanum est perseverare diabolicum…

Et pour mieux connaître la famille Thienpont qui réalise ce nectar Le Pin, regardez ce reportage réalisé par Jean-Pierre Stahl et Jean-Pierre Magnaudet sur le Thienpont Tour :

A lire également l’histoire rocambolesque sur The Guardian

10 Mai

Exclu: il y aura bien un appel à Bordeaux dans l’affaire des épandages de Villeneuve

C’est une nouvelle ! L’avocat François Ruffié confie à Côté Châteaux en avant première que le Parquet Général fait appel du jugement qui avait vu la relaxe des 2 châteaux des Côtes de Bourg qui avaient procédé à des épandages le 5 mai 2014, incommodant  des élèves et une institutrice.

L’avocat de la Sépanso François Ruffié le jour du jugement © JPS

« Le Parquet Général de Bordeaux a fait appel, nous aurons un vrai procès, en entier » commente à chaud et ravi François Ruffié, l‘avocat de la Sepanso. Le jugement du 30 avril dernier avait prononcé la relaxe des deux châteaux, l’un en conventionnel, l’autre en bio, qui avaient procédé à des épandages le 5 mai 2014 sur leurs parcelles respectives, mais la force du vent avait quelque peu dispersé les produits phytosanitaires, en dehors.

« Je suis super content, la santé de nos enfants vaut bien un procès », selon le refrain désormais célèbre de l’avocat Ruffié qui ne lâche rien. Il avait déjà fait appel devant la chambre de l’instruction du classement sans suite de l’affaire et avait été déjà suivi par le Parquet Général. Et celui-ci d’ajouter, cette relaxe était un très mauvais signal donné à la profession.

On s’en félicite, cette décision montre que le parquet général est en cohérence avec sa décision de relancer l’affaire l’année dernière, elle a du mal à aboutir car la viticulture pèse d’un poids très lourd, mais nous nous pensons que la vie de nos enfants vaut bien un procès », Daniel Delestre président de la Sepanso.

Le président de la Sepanso Gironde continue de commenter : « les avocats de la défense ont dit qu’on n’était pas capable de déterminer le lien de causalité, mais la question n’est pas là, la question est de savoir est-ce qu’il y a eu un écart par rapport aux normes de procédure d’épandage et nous pensons que oui. En fait ce jour là, l’épandage s’est fait dans conditions contraires, des conditions de vent et le parquet général en juge autant. »

Les deux châteaux étaient poursuivis pour « utilisation inappropriée de produits phytopharmaceutiques ». L’affaire était  survenue le 5 mai 2014 et avait ému la France entière. 23 enfants et une institutrice de l’école primaire de Villeneuve ont été pris de maux de tête, d’irritations des yeux et de la gorge et d’envies de vomir. Il était reproché par la Sepanso aux châteaux d’avoir traiter alors que la force du vent était supérieure à 3 Beaufort, force à partir de laquelle il est interdit de traiter. 9 stations météo en Gironde donnaient des mesures de 20 à 32 kilomètres à l’heure, mais à Villeneuve il n’y avait pas d’anémomètre, donc pas de preuve irréfragable…ce derrière quoi s’étaient retranchés notamment les avocats de la défense.

Affaire donc à suivre…devant la Cour d’Appel de Bordeaux.

Relire l’article :

Affaire d’épandage de produits phytosanitaires de Villeneuve : les deux châteaux sont relaxés

Ecoutez Daniel Delestre interviewé par Jean-Pierre Stahl et Dominique Mazères :

07 Mai

Gel dans le vignoble de Bordeaux : un peu plus violent que prévu…

Après ces deux nuits de gel dimanche et lundi matin, Bordeaux recense ses dégâts et panse ses plaies. Selon le CIVB, 5 à 10% du vignoble a été gelé, mais certaines appellations ont subi un plus lourd préjudice dépassant les 15%. Certains vignerons déjà affaiblis par le gel de 2017 et la grêle de 2018 ont été impactés de nouveau…

Résultat du gel dans l’Entre-deux-Mers © Sophie Aribaud

« Le gel a touché entre 5 et 10 % du vignoble, mais on aura une idée plus précise jeudi matin avec les retours de la chambre d’agriculture de la Gironde », me confie en cette fin d’après-midi Christophe Château directeur communication du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux. « Globalement, il n’y aura pas un impact très important sur la récolte finale à Bordeaux, mais quand on regarde de plus près, c’est vrai que certaines propriétés ont perdu plus de 50%, celles que l’on dit gélives ou situées dans des bas-fonds. »

GRAVES : ENTRE -2 ET -3° DANS LES ZONES LES PLUS FROIDES

Dans les Graves, Mayeul L’Huillier le directeur commente : « on a été touché comme tout le monde…les 2 nuits, les températures étaient très froides et quasi identiques : entre -2 et -3° dans les zones les plus froides. »

Les zones impactées à plus de 50% sont sur les secteur de Landiras, Budos, Illats et Pujols » Mayeul L’Huillier directeur du syndicat des Graves.

Et de poursuivre : « sur les secteurs de La Brède et de Saint-Morillon, la vigne a été touchée par le gel à hauteur de 20%, et plus au sud de l’appellation 5%. Au total, on dénombre 350 hectares touchés, soit 10% des Graves, c’est moins que 2017 mais pire que 2016. »

A SAINT-EMILION, 15% DU VIGNOBLE TOUCHE

A Saint-Emilion, Jean-François Galhaud a revu sa première appréciation de dimanche en début d’après-midi :

Le gel a été plus important, on a 15% du vignoble touché, il y a des endroits où ça a bien tapé. Cela a détruit la repousse où il y avait eu le gel du 13 avril, là c’est fichu à 100%, il n’y aura rien », Jean-François Galhaud président du Conseil des Vins de Siant-Emilion.

« Le plateau de Puisseguin, les bas-fonds sont bien touchés, on a des endroits où il faisait 2° et un kilomètre plus loin on avait du -1 à -2° », et de reconnaître l’avoir échappé belle globalement, en étant passé tout près du même désastre que 2017 où 70% du vignoble de Saint-Emilion avait été gelé :

Ca a été très très limite par endroit à 1 ou 2°près, en tout cas, ça a été un peu plus violent qu’on ne pouvait le penser… » Jean-François Galhaud

Le gel dans le Sauternais aussi en bas de Bommes © Daniel Detrieux

DANS LE BLAYAIS, 1000 HECTARES GELES

« Ce soir on a une réunion avec Michel Rouyer et moi-même », me précise Franck Jullion, président des Blaye Côtes de Bordeaux. Et de confirmer ce qu’il m’avait confié dès dimanche:  » on est à 1000 hectares touchés entre 50 et 100%, 1000 hectares sur les 6000″, soit 17% de de l’appellation Blaye Côtes de Bordeaux.

C’est compliqué pour certaines propriétés, ceux qui ont gelé en 2017, grêlé en 2018 et qui ont à nouveau gelé… », Franck Jullion président du syndicat de Blaye Côtes de Bordeaux.

Franck Jullion a été touché par plusieurs confrères vignerons en situation de détresse. Il me dit qu’en prime les vignerons assurés seront très mal remboursés car les assurances font une moyenne de production sur les 5dernières années, en retirant l’année la plus mauvaise et la meilleure, cependant sur les 5 dernières années, cela veut dire qu’il y a dans ce décompte 2 années mauvaises car il y aura eu 3 événements climatiques. Là dessus, il faut retirer la franchise, bref il ne reste pas grand chose…

Franck Jullion va proposer d’acquérir des éoliennes portatives qui ont fait leur effet, il faudra trouver le financement, des subventions, en tout cas il ne veut pas laisser davantage à l’avenir ses amis et collègues vignerons connaître à nouveau ce triste sort.

05 Mai

Gel à Bordeaux : « on a combattu pendant 6 heures cette nuit »

C’est un nouvel épisode de gel à Bordeaux, après celui du week-end d’il y a trois semaines. C’est surtout la plaine et les « endroits gélifs » qui ont été impactés. Ce matin, les viticulteurs vont attendre et mesurer au fur et à mesure les dégâts. De nombreux vignerons étaient sur le pont cette nuit pour combattre le gel.

Des températures de -1,7 à -2°C sur les zones gélives de Saint-Emilion © Sophie Aribaud

Vous êtes bien réveillés ? Vous êtes à l’écoute de « radio » Côté Châteaux… Le blog du vin au chevet de la vigne va tenter de vous donner la température de ce matin dans le bordelais.

« Au sol dans les bas-fonds, j’avais -3°C, et à la tête du pied -1° », commente ce matin Nicolas Lesaint responsable technique du château de Reignac à Saint-Loubès en Gironde. « Les coins gélifs, ça va shooter encore...A 8h, j’entends encore les hélicoptères sur le secteur de Saint-Emilion. »

Des vignes impactées par le gel © Nicolas Lesaint du château de Reignac

Nicolas Lesaint était comme bon nombre de vignerons cette nuit sur le front du gel : « j’ai fait brûler mes bottes de paille, j’ai fait ce que je pouvais. C’est la 1ère fois que j’en utilisais, mais on n’est pas dimensionné pour cela. Je les ai mis sur les coins les plus gélifs de la propriété, j’ai disposé 8 bottes, la gestion des bottes de paille, avec le changement des vents, ce n’est pas évident et pluis au delà d’un diamètre de 10 mètres, cela ne change plus rien. C’est dur. Cela part bien 2019 ! » Au final, cet après-midi il a recensé : « 4 à 5 ha de perdus… ça aurait pu être pire… on en devient philosophe… ou résigné. »

Sophie Aribaud, conseillère viticole sur le secteur de Saint-Emilion et Pomerol a aussi sillonné les vignes pour voir comment cela se passait cette nuit :

C’est descendu à -1,7 à -2° sur les zones les plus gélives de Saint-Emilion (secteur Barbanne) et -0,5 à -0,7 sur des terroirs d’habitude pas très gélifs ». Sophie Aribaud conseillère viticole.

Des hélicoptères pour lutter contre le gel, pour les châteaux qui en ont les moyens © Sophie Aribaud

Depuis 4 heure, c’est le branle-bas de combat, « avec bougies, éoliennes, ballots de paille, et hélicoptères. On a eu un vent de nord-ouest pas du tout annoncé alors que Météo France annonçait un vent d’est », poursuit Sophie Aribaud. « En revanche, sur le centre-bourg de Saint-Emilion, il n’y a pas eu trop de souci, c’est vraiment en plaine…. A Figeac, la Conseillante et Pétrus, ils ont mis le paquet… »

Laurent Clauzel, vigneron et propriétaire de la Grave-Figeac à Saint-Emilion, en face de Cheval Blanc, a vécu une nuit blanche, une nuit de stress : « à partir de 23h, la température a chuté très vite, nos avons décidé d’allumer les bougies à 3h30… Au court de l’allumage, la température a remonté doucement , mais sur le coup de 7h alors que nos étions sur le front, elle a chuté et provoqué une gelée blanche au sol …. Grâce aux bougies, nous pensons ne pas avoir de dégâts, mais c’est passé très près et d’autres vignobles ont dû souffrir !! » 

Jean-François Galhaud, le président du Conseil des Vins de Saint-Emilion, est en train de faire le tour afin d’estimer : « cela a touché les bas-fonds de Lussac, Puisseguin, un peu Saint-Emilion et à Saint-Christophe des Bardes. C’est très ponctuel cela représente 5% maximum de l’ensemble du vignoble de Saint-Emilion, mais cela n’est pas passé loin. C’est un peu moins fort que le 13 avril dernier. C’est en tout cas un dur métier entre le gel, la grêle, la maladie et la chute du cours… » 

Dans le Blayais, Franck Jullion le président des Blaye Côtes de Bordeaux commente : « il y a eu un impact, c’est une certitude. Il y a eu des vignes de gelées. On va en savoir plus ce soir et lundi matin. 

Cela a gelé plus de vignes qu’il y a 3 semaines où 5% avaient été gelées, au moins 15% ont été touchés soit plus de 1000 hectares, » Franck Jullion président des Blaye Côtes de Bordeaux.

« Gel, grêle, gel, les propriétés qui ont connu ces aléas, pour elles cela va devenir très compliqué. Malheureusement, il y a eu samedi un petit coup de pluie qui a amené de l’humidité au petit matin. »

Le dispositif de lutte chez © Loïc Pasquet dans les Graves

Dans les Graves, Loïc Pasquet pour Liber Pater témoigne : « on s’est battu toute la nuit, sans les machines « Agrofrost » (des bonbonnes de gaz qui tournent sur elle-même et qui couvrent près d’1hectare), c’était fichu… »

On a gelé pendant 6 heures à -1,5° et ça ne se remettait pas. Cela a été tendu. Sans les machines, on n’avait plus de vin », Loîc Pasquet vigneron à Landiras.

Et de poursuivre : « c’est raide, raide, de faire du vin. En 2017, je me suis dit, qu’il fallait que j’investisse. La problématique, c’est que la végétation est très en avance. On débourre fin mars. Les accidents climatiques n’ont pas changé, mais c’est le cycle végétatif qui avec le réchauffement climatique a 3 semaines d’avance… »

Pour cette nuit, Loïc Pasquet a réussi a sauvé sa récolte, mais il redoute la nuit prochaine où il devrait encore gelé…L’état des dégâts ne sera pas connu avant le début de semaine, avec un tour d’horizon et une remontée d’informations de la chambre d’agriculture de la Gironde.

Au château d’Arsac dans le Médoc, Philippe Raoux avait déployé les grands moyens, avec 3 hélicoptères pour tenter de sauver le millésime 2019; tout a commencé en pleine nuit, avec les plans des parcelles à survoler, histoire de ramener de l’air chaud avec des vieux tas de ceps allumés au bout de la zone délimitée. C’est une bataille contre le froid, contre le vent et contre le temps, pour glaner quelque dixièmes de degrés, un degré ou peut-être un tout petit peu plus.

Très concrètement sur les relevés de températures, ce que l’on a pu constater, c’est ce qui était à -1,3°C, juste après le passage de l’hélico, on se retrouve à -0,5°C », Olivier Bonneau directeur technique du château d’Arsac.

En 2017, le château d’Arsac avait perdu près de 90% de sa récolte, pour éviter cette nouveau cataclysme, Philippe Raoux a employé les grands moyens : « on a des caprices de températures qui n’existaient pas dans le passé, et en parallèle nous avons le réchauffement climatique qui fait que la végétation est en avance. Donc les deux se rencontrent et ça crée des catastrophes… »

Ce soir Christophe Chateau, directeur communication du CIVB, sera l’invité du 19/20 sur France 3 Aquitaine. Côté Châteaux adresse toute son estime envers tous les vignerons courageux, à nouveau éprouvés par ce satané gel.

Regardez le reportage sur la lutte menée avec des hélicoptères cette nuit au château d’Arsac dans le Médoc de Karim Jbali et Xavier Granger : 

30 Avr

Affaire d’épandage de produits phytosanitaires de Villeneuve : les deux châteaux sont relaxés

Le tribunal correctionnel de Libourne a prononcé la relaxe des deux châteaux qui avaient procédé le 5 mai 2014 à des épandages de produits phytosanitaires, l’un en conventionnel, l’autre en bio, autour de l’école de Villeneuve. 23 élèves et une enseignantes avaient été pris de picotements dans la gorge et les yeux, ainsi que de maux de tête. Le procureur avait demandé la relaxe faute de preuves.

L’école de Villeneuve-de-Blaye en question © France Aquitaine

C’est un jugement qui réjouit bien évidemment les avocats des deux châteaux ler Gaec de Barbe et le château Castel la Rose en côtes de Bourg : « c’est un jugement conforme au droit et au dossier », commente Michel Gadrat l’avocat du château Castel la Rose.

Ces deux châteaux des Côtes de Bourg, Escalette (Gaec de Barbe) et Castel la Rose, l’un en bio, l’autre en conventionnel, étaient poursuivis pour « utilisation inappropriée de produits phytopharmaceutiques ». L’affaire est survenue le 5 mai 2014. 23 enfants et une institutrice de l’école primaire de Villeneuve ont été pris de maux de tête, d’irritations des yeux et de la gorge et d’envies de vomir. Il était reproché par la Sepanso aux châteaux d’avoir traiter alors que la force du vent était supérieure à 3 Beaufort, force à partir de laquelle il est interdit de traiter. 9 stations météo en Gironde donnaient des mesures de 20 à 32 kilomètres à l’heure, mais à Villeneuve il n’y avait pas d’anémomètre, donc pas de preuve irréfragable…

Il était pour nous assez évident que nos clients devaient être relaxés, tout simplement parce qu’il n’y avait dans le dossier pas d’élément qui permettre de fonder la poursuite et qui puisse dire qu’à un quelconque moment il y ait eu une infraction qui ait été commise sur ces épandages », Michel Gadrat avocat de Castel La Rose.

Me Michel Gadrat et Me Sophie Clavel, les avocats des 2 châteaux cet après-midi pour le délibéré au palais de justice de Libourne © JPS

Pour Sophie Clavel, avocate du château Escalette, « c’est un jugement très satisfaisant qui réjouit nos clients, rien ne pouvait leur être reproché, ils avaient pratiqué les épandages dans les strictes règles de l’art. »

Et de continuer : « Il était difficile d’évaluer la vitesse des vents, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle devant le tribunal correctionnel, ils n’ont pas été poursuivis sur ce chef d’infraction-là ».

L’avocat de la Sépanso François Ruffié compte bien faire appel du jugement © JPS

Pour l’avocat de la Sepanso, Francois Ruffié:

Il y a eu d’autres déceptions » au cours de la procédure... »ce n’est pas la première, mais on a connu d’autres victoires aussi. Le Conseil de la Sepanso s’est réuni et a envisagé cette possibilité de faire appel. On va regarder le jugement et on va relever appel, la partie n’est pas finie, il s’agit de la santé de nos enfants, » François Ruffié avocat de la Sepanso.

Et d’ajouter : « le débat juridique est passionnant, c’est la question des moyens appropriés pour éviter que les produits quittent la parcelle…Toute la discussion est sur les moyens appropriés, on va voir comment le TGI de Libourne a motivé sa décision sur ce terrain, comment a-t-il pu relaxé en considérant que des moyens appropriés avaient été utilisés alors qu’absolument aucun moyen n’a été mis en place par les viticulteurs. »

Affaire à suivre…