15 Avr

Gel d’avril, la note sera salée : au moins 2 milliards d’euros de pertes pour la viticulture

Un tiers au moins de la production viticole française “sera perdu” à cause de l’épisode de gel, ce qui représente “à peu près deux milliards d’euros de chiffre d’affaires en moins” pour la filière, a déclaré mercredi à l’AFP la FNSEA.

Dégâts sur les jeunes pousses de la vigne © Sophie Aribaud

“Avec mes collègues, nous avons fait le tour de tous les bassins de production, avec les interprofessions, les chambres d’agriculture, les coopérateurs, les vignerons indépendants”, a indiqué Jérôme Despey, viticulteur dans l’Hérault et secrétaire général de la FNSEA. « Cette estimation est une consolidation de remontées professionnelles », a-t-il expliqué.

La semaine dernière, la France a connu un épisode de gel très sévère qui a touché les vignobles, mais aussi les vergers et certaines cultures. C’est “probablement la plus grande catastrophe agronomique de ce début de XXIe siècle”, selon le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie.

“C’est une période très difficile pour le monde agricole”, a souligné Jean-Marie Barillère, président du Cniv, qui réunit les interprofessions des vins à appellation d’origine et à indication géographique.

Avec AFP

08 Avr

Gel à Bordeaux : « on est dans le dur, la tristesse et la désolation »

Par ces mots, Jean-François Galhaud président du Conseil des Vins de Saint-Emilion résume le sentiment de bon nombre de vignerons du Bordelais et d’autres vignobles de France qui « ont pris cher » avec ces 2 soirées de gel consécutives, avec encore des températures de -2 à -6°C ce matin. Certains vignobles ont été très touchés et ont perdu plus de 80% de leurs bourgeons, notamment dans le sud-Gironde. Le phénomène de gel a été ressenti sur tout le département.

Encore une soirée de lutte et des températures très froides au petit matin © Sophie Aribaud

« On verra plus clair dans les prochains jours, mais cela a regelé ce matin, on a eu des -2 -3° », témoigne ce matin Jean-François Galhaud Président du Conseil des Vins de Saint-Emilion. « A Vignonet, ce qui n’avait été touché qu’à 20% hier a été touché à 70 à 80% aujourd’hui. ! »

L’ensemble de Saint-Emilion a été sérieusement touché, hormis le plateau. J’ai eu des vignerons sincèrement qui pleuraient et étaient dans un état moral terrible , Jean-François Galhaud Président du Conseil des Vins de Saint-Emilion.

Pierre Courdurié du château Croix de Labrie en Saint-Emilion Grand Cru confirme: « Il a fait froid cette nuit, plus froid qu’hier. » Il a en effet relevé -3,1° à Saint-Sulpice de Faleyrens encore à 7 heures, contre -1,2 sur le plateau de Saint-Christophe-des-Barbes.
En revanche, dans les bas-fonds du Saint-Emilionnais, les températures étaient de -4 à -5°. « Bordeaux n’avait pas besoin de cela… En 2017, on avait perdu 60% de la récolte, là c’est plus violent »,mais heureusement plus tôt par rapport au 27 avril 2017. C’est donc une lutte acharnée qui, la nuit dernière encore, a été livrée sur Saint-Emilion et partout en Gironde. « Dès 22 heures hier on a allumé nos 3 agrofrosts pour réchauffer le sol, puis les bougies, je pense que cela va aller mais pour pour tout ce qui était à côté, cela n’aura pas suffi. »

Laurent Clauzel, à la tête de La Grave Figeac, petit château sympathique en face de Cheval-Blanc témoigne de ce combat cette nuit comme la nuit dernière de tous les instants  « notre vignoble est équipé à 75% de bougies, ces 75% sont à peu près sauvés hormis quelques endroits, mais les 25% où on n’avait pas disposé de bougies, on a là perdu 80%… »

La lutte contre le gel au château d’Arche © Daniel Detrieux

Dans les Graves, comme nous en parlions déjà hier, Dominique Guignard président commentait « Il a beaucoup gelé, c’est catastrophique, je ne me souviens pas avoir déjà vu cela ». Le constat dressé par Xavier Planty joint ce matin est aussi dramatique : « à Guiraud (1er cru classé de Sauternes), je pense qu’on est à 80%, 90% de pertes, d‘après ce que m’a dit Luc, et ce malgré l’hélico…A -5°, même avec un hélico ou du chauffage au sol, tu ne peux rien faire ! Tout le bas de Bommes, à Barsac aussi, pas mal de secteurs ravagés. Tout est noir, je ne sais pas si c’est comme 91 car c’était un peu plus tard en 91 le 22 ou 23 avril, la vigne était plus poussée, ce sont les apex qui avaient cramé. Là ça va repartir, avec les contre-bourgeons, il y aura une petite récolte. En tout cas on voit aussi les merlots sont condamnés, les cabernets francs et sauvignons vont revenir en force, plus tardifs, plus rustiques… »

De l’aspersion à la Tour Carnet pour protéger la vigne © ODG Médoc Haut Medoc Listrac

Joint ce midi, le président du syndicat viticole de l »Entre-Deux-Mers considère qu’il est encore prématuré pour se prononcer sur l’étendue exact des dégâts, en attendant les remontées du terrain, mais pour en avoir discuter avec un assureur :

On est sur une gelée de même ampleur que 2017, la 2e nuit a été plus compliquée que la première. On est descendu à -3, -4°. Il y a même des dégâts sur certains plateaux. Rien de réjouissant », Bruno Baylet président de l’Entre-Deux-Mers.

© Sophie Aribaud

Dans le Blayais, à Fours ce matin, Sandrine Haur du château l’Haur du Chay a lutté aussi contre le gel pour sauver ses 13 hectares de vigne en utilisant des ballots de paille brûlés: « pour nous, cela nous paraît être une des méthodes les moins onéreuses pour protéger notre vignoble au mieux, donc on esssaie de faire de la fumée pour essayer de réchauffer l’atmosphère de 1 ou 2 degrés. »

Au château le Moulin de la Marzelle, Elie Corpandy dresse le constat pour les Côtes de Bourg : « Prignac-et-Marcamps et Bourg sont très peu touchés, par contre tout le plateau de Tauriac a gelé, ainsi qu’une grosse partie de la commune de Pugnac, soit 300 hectares de vignes. »

Que ce soit à l’est, au sud, au nord Gironde, tous les secteurs semblent impactés. A Fronsac, on limite la casse, « quelques-uns ont pris sur les bas de Saint-Michel » selon Damien Landouar ou en bas du château de la Rivière la parcelle de merlots est cramée mais les chaufferettes ont fait leur effet sur la parcelle de blancs selon Xavier Buffo qui s’estime chanceux et solidaire de ses confrères. « En bas sur mes blancs, je suis descendu à -2°. En 2017, j’avais gelé et je me suis équipé de chaufferettes pour les sauver. En revanche, les merlots du bas ont gelé. Mais passé le portail, on repassait au dessus de 0° sur les coteaux tout a été épargné, donc ça va pas trop mal.C’est vrai que c’est la Dordogne et le bois qui nous ont protégés… »

Dégâts sur les jeunes pousses de la vigne © Sophie Aribaud

En Médoc et Haut-Médoc, Hélène Larrieu directrice de l’ODG: « ce matin, j’ai fait un point sur les secteurs très frais, c’est très hétérogène, sur un même pied, il peut y avoir des feuilles gelées d’autres qui se portent très bien. On a eu du -3 ce matin, -4 hier et c’est tombé jusqu’à -6 sur le secteur de Listrac où il y a des vignes rasées à 100%. Mais nos terroirs sont un peu plus tardifs, avec des zones proches de l’estuaire épargnées par le gel, pour cela on va pas mal s’en sortir…Ce n’est pas catastrophique mais il y en a un peu partout, localement. »

Le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux a publié cet après-midi ce communiqué : « La France viticole a été, ces dernières nuits, violemment frappée par le gel. .A Bordeaux, le gel a durement frappé de vastes zones du vignoble, les températures sont parfois descendues en dessous de – 5°C touchant l’ensemble des appellations (65 appellations / 111 000 hectares) ».

Le vignoble bordelais très sévèrement touché par le gel L’ensemble de la filière souhaite exprimer sa solidarité à toutes ces femmes et ces hommes qui se sont retrouvés impuissants face à ce gel exceptionnel. » Bernard Farges, président du CIVB

« Les dégâts sont en cours d’évaluation.  A ce stade, il est cependant déjà certain que ce gel du printemps impactera sévèrement le volume de la récolte 2021.   Cet épisode de gel vient d’anéantir une partie significative du travail des vignerons et de la récolte dans une période déjà très éprouvante à la fois moralement et économiquement. Face à l’ampleur du sinistre, qui va toucher tous les opérateurs, la profession se mobilise. La meilleure réponse à donner pour soutenir la viticulture, c’est d’acheter du vin… »

Et Jean-François Galhaud du Conseil des Vins de Saint-Emilion de rappeler que « ces épreuves ont toujours existé »A cause du réchauffement, elles reviennent chaque année. Comme l’écrivait Louis Orizet à la manière de Kipling dans son poème qui trône fièrement dans quelques chais de Saint-Emilion et dans d’autres caveaux de vignerons en France: « si tu peux résister à la griffe du froid, si tu peux, sans un pleur, constater le matin que le gelée perfide a dépouillé ta vigne …Tu seras Vigneron, Mon Fils ! »

 

07 Avr

Dégâts sur le Bordelais: un gel pour certains comparable à 2017

Les Graves ont été pas mal touchées par le gel, de même Sauternes, et également dans le Blayais, et une partie des Côtes de Bourg. Plusieurs appellations du Bordelais commencent à répertorier les dégâts dus au gel de cette nuit. Un gel qui n’a pas été le même pour tous. Ils redoutent aussi la nuit prochaine…

Les dégâts dus au gel de cette nuit © Nicolas Lesaint

Progressivement les remontées d’information se font, frileusement pour ne pas dire au compte goutte. Et comme la pluie où il faut savoir passer entre les gouttes, là il faut savoir lire entre les lignes. Bref difficile d’y retrouver son latin, mais cela n’empêche pas Côté Châteaux de continuer à décrypter toutes ces remontées du terrain.

Pour Thibaut Layrisse, le tout nouveau directeur du syndicat de Blaye, c’est ce qu’on pourrait qualifier de baptême du feu ou de bougies…« Sur Blaye, on est quand même assez touché, on a des zones à 30% et d’autres à 50%. On va envoyer un questionnaire à tous nos adhérents pour faire un petit bilan, mais cela semble proche de 2017 et donc conséquent ! Malheureusement, ce n’est pas fini, cela risque d’être une année assez compliquée, avec peu de volume. »

A Saint-Emilion, Franck Binard directeur du Conseil des Vins de Saint-Emilion explique que « pour le moment, c’est prématuré de se prononcer  globalement, mais oui il y a un vrai impact »; on ne sait pas encore dans quelle proportion, on a eu jusqu’à -4 -5° et sur ces zones là, ça va être compliqué. On attend encore un peu pour voir l’étendu des dégâts. Mais 3 fois en 4 ans, cela commence à faire beaucoup. »

Dans les Graves, Dominique Guignard le président me confie : « il a beaucoup gelé, c’est catastrophique, je ne me souviens pas avoir déjà vu cela, j’essaie de me remémorer 1991, cela y ressemble vraiment. Sur les Graves, Portets, Saint-Pierre-du-Mons, Illats, Langon, La Brède, je n’ai pas vu de gens épargné…Quand on passe dans certaines vignes, il n’y a plus rien de vert, les feuilles sont mortes, c’est d’une violence terrible. »

Sauternes a aussi été touché comme le confiait Jean-Jacques Dubourdieu à Dominique Guignard, pas facile pour tous ces vignerons…Pour Dominique Guignard, « c’est pire que 2017 à vu d’oeil sur notre secteur ».

Dans les Côtes de Bourg, Didier Gontier le directeur me confie : « j’ai un secteur très touché: Tauriac et Pugnac. On était en dégustation ce matin et les gens sont arrivés, ils m’ont montré des photos cela m’a calmé. Ils ont pris du -5°, malgré leurs efforts pour réchauffer, le résultat il est là, c’est cramé. »

Du côté de Saint-Loubès, Nicolas Lesaint du château de Reignac: «  pour nous c’est comme 2017, on est pas mal touché, à 50%. Ce n’est toutefois pas un gel aussi homogène que 2017. Il ya des secteurs où on va repartir de zéro et d’autres où on va suivre. Tous ces vins là on va les travailler à fond, j’ai encore de l’espoir et on va essayer de faire plus et mieux qu’en 2017. »

Regardez le témoignage de Fabrice Reynaud, vigneron dans les Graves en direct sur France 3 ce midi avec Jean-Michel Litvine 

Bordeaux de -2 à -6°: les vignerons engagés sur le front du gel avec bougies, éoliennes et hélicoptères

« Cela a tapé plus fort que prévu », « à -6 par grand chose peut résister, c’est un peu la cata ! », par ces premières réactions le CIVB et le syndicat des Graves font l’amer constat qu’il va y avoir quelques gros dégâts du au gel de cette nuit de mardi à mercredi. Côté Châteaux, JPS et Pascal Lécuyer pour France 3 Aquitaine ont suivi les vignerons qui ont lutté toute cette nuit pour sauver leur récolte à Saint-Emilion. Témoignages et ambiances aux châteaux Grand Corbin Despagne, Figeac et Badette.

Marine Bossuet, allumant à 6 heures de nouvelles bougies avec des températures qui baissaient au petit matin © JPS

Au château Grand Corbin Despagne, toute la nuit François Despagne était mobilisé avec son fils Louis et son père Gérard, 3 générations de vignerons (ici ils sont tout de même vigneron depuis le XIIIe siècle, et propriétaire du château depuis 1812, ce qui ne les rajeunit pas…) dans le même combat contre le gel. Bien sûr, avec leur équipe de 10 personnes, ils ont tenté de réchauffer l’atmosphère, gagnant 1 ou 2 degrés, alors que les températures sont descendues à -2° voire un peu moins dans des endroits plus gélifs.

« On est à -1,1° on est limite, donc on se donne encore un bon petit quart d’heure, on resonde là-haut et s’il le faut on rallume un tiers des bougies supplémentaires… », selon les consignes données par François Despagne à son équipe, avec sa torche frontale sur la tête.

Louis, François et Gérard Despagne 3 générations de vignerons sur le front du gel © JPS

C’est une soirée angoissante, on est sur le pont depuis 10 heures, là il est 5h30 du matin, cela fait déjà 7 heures qu’on tourne, qu’on sonde dans les vignes à droite, à gauche, qu’on allume des feux, des foins, qu’on allume des bougies, avec aussi l’éolienne qui fonctionne déjà depuis 5 heures » François Despagne château Grand Corbin Despagne.

« L’éolienne, ajoute François, permet de protéger jusqu’à 3 hectares à -1 ou -2° mais plus la température baisse, plus le diamètre va se resserrer. A -5 ou -6°, elle ne protège plus qu’un hectare…

Ils ont ainsi disposé quelques 400 bougies par hectares pour protéger la moitié des 28 hectares de la propriété. « On ne veut pas perdre notre récolte à venir, donc du coup on fait tout notre possible pour essayer de garder la récolte », commente Marine Bossuet, ouvrière viticole engagée sur le domaine de François Despagne.

9000 bougies au château Figeac © JPS

Au château Figeac, 1er cru classé de Saint-Emilion, ce sont 9000 bougies qui brulent depuis 1 heure du matin, pour lutter contre cette gelée noire. 

Frédéric Faye, a mobilisé 35 personnes cette nuit à Figeac © JPS

On considère qu’il faut une heure à -2° pour griller les bourgeons qui commencent à éclore. C’est vraiment une masse d’air qui arrive du pôle et qui se déplace sur une grande partie de la France et beaucoup de nos confrères vignerons ont aussi été touchés, » Frédéric Faye directeur château Figeac.

Dans les Graves, Loïc Pasquet le vigneron emblématique de Liber Pater, qui produit les vins les plus chers à Bordeaux, en France également, avec ses vieux cépages bordelais francs de pieds, confie avoir eu jusqu’à -6°C, au petit matin il faisait -4 encore, ça a cramé… Quand on sait qu’il faisait déjà 0° à 21h hier soir, on savait que ça allait être long ! Pourtant j’ai des systèmes agrofrost mais cela n’a pas été suffisant. Je pense que le seul système qui marche, c’est l’aspersion… J’avais planté 3500 francs de pieds, je pense avoir perdu aussi la moitié, ça fait c..ier »

Mayeul L’Huillier, directeur du syndicat des Graves confirme: « c’est descendu entre -2, -2,5° à -4, -6°C sur certains endroits…

Tu as beau lutter, à -6° pas grand chose peut résister, je suis pessimiste, cela me fait penser à des années terribles. Ce n’est pas fini, il y a encore demain matin, mercredi et jeudi. Le mois va être long. C’est un peu la cata… » Mayeul L’Huillier directeur du syndicat des Graves.

En Pessac-Léognan, Arnaud Thomassin propriétaire du château de France: « au plus bas, on a eu jusqu’à -4°, on va voir cet après-midi, voir les dégâts. On avait disposé des bougies, on avait des tours à vent et des appareils qui soufflent de l’air chaud. Une fois de plus cela commence à faire, la dernière fois c’était en 2019 et puis en 2017. Les gelées sont plus fréqiuentes et plus puissantes qu’avant. »

Pour Christophe Chateau, directeur communication du CIVB : « cela a tapé plus fort que prévu; on avait -1 à -2° annoncés et on a eu -3 à -6° par endroits. C’est un froid sec, bizarre car il n’y avait pas d’humidité. Les zones touchées sont les zones gélives habituelles dans l’Entre-deux-Mers, les Graves, le nord Gironde… »

https://www.facebook.com/chateaudelhospital/posts/3967740513310007

Tous les viticulteurs ont encore en tête la tragédie d’il y a 4 ans, le gel du 27 avril 2017 avec la perte de quasiment 40% de la récolte à Bordeaux qui n’avait finalement pu produire que 3,8 millions d’hectolitres contre une moyenne de plus de 5 millions.

Au château Badette à 8 heures, ce matin, un hélicoptère a pu réchauffer l’atmosphère © JPS

Certains ont aussi eu recours aux hélicoptères, avec une difficulté car les pilotes ne pouvaient décoller qu’au lever du jour, sous peine de perdre leur licence. Le château Badette a fait le choix d’en louer un avec son pilote pour un coup selon le directeur technique de 600 euros par hectares, moins cher qu’avec des bougies… »Cela fait une heure qu’on vole et qu’on arrive à stabiliser la température au sol à 0 ou +0, 5° réussissant ainsi à brasser l’air plus chaud en l’air estimé à 3° pour le mêlé avec l’ai froid au sol.

La nuit prochaine, tous seront à nouveau mobilisés pour un nouvel épisode de gel annoncé. Tous croisent les doigts pour qu’il soit moins fort… Pas dit. Et ils espèrent avoir suffisament de bougies pour faire face à cette nuit très froide.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Christophe Varone et Thierry Culnaert : 

26 Mar

Les exportations de vins français ont bu la tasse en 2020

Les exportations françaises de vins ont lourdement chuté en 2020, accusant un recul de 11% en valeur, à 8,74 milliards d’euros, sous l’effet cumulé des « taxes Trump », du Brexit et de la pandémie de Covid-19, a relevé jeudi l’organisme public FranceAgriMer. En volume, les ventes de vins français à l’étranger ont également baissé, de près de 5%, à 13,6 millions d’hectolitres.

Image d’illustration © JPS

Avant même le Covid-19, l’année 2020 avait débuté dans un « contexte difficile » en raison d’un effet Brexit ayant conduit à la constitution de stocks en 2019 au Royaume-Uni dans la perspective de la sortie de ce pays de l’Union européenne au 31 janvier 2020, a expliqué Audrey Laurent, chargée d’études économiques à FranceAgriMer, lors d’une visioconférence.

S’y sont ajoutés, les fortes taxes douanières américaines sur les vins européens imposées à partir d’octobre 2019 par l’administration Trump en raison d’un différend commercial ancien et toujours non résolu autour des aides publiques à Airbus et Boeing. L’administration Biden a décidé début mars de suspendre ces taxes pour quatre mois, au grand soulagement de la filière viti-vinicole française.

En 2020, la crise du Covid-19, qui a conduit de nombreux pays à imposer des restrictions sanitaires, dont la fermeture des bars et restaurants à divers moments de l’année,
a eu un impact important sur les exportations de vins français, qui sont bien positionnés sur ce circuit de distribution.

Épargné par les taxes Trump, le champagne, vin festif, a été particulièrement touché par le contexte sanitaire. Ses exportations se sont effondrées de 20% en valeur et de 17% en volume.

Les exportations de vins AOP (Appellation d’origine protégée) ont aussi souffert, affichant un recul de 8% en valeur mais de 1% seulement en volume.

De leur côté, les importations de vins étrangers en France ont elles aussi baissé de 11% en valeur, à 710 millions d’euros. Elle reculent de 13% en volume à 6,31 millions d’hectolitres en 2020. Au total, l’excédent commercial français sur le vin s’est monté à 8 milliards d’euros en 2020.

AFP

25 Mar

Et voici le palmarès des vins blancs avec le Top Vin 2021 de l’Entre Deux Mers

Annulée l’an dernier à cause du confinement, l’édition 2021 du Top Vin de l’Entre-Deux-Mers s’est tenue lundi 22 mars à la Maison des Vins de l’Entre-Deux-Mers à la Sauve en Gironde. Une formule allégée sans la présence des vignerons mais avec malgré tout un palmarès avec ses incontournables et des petits nouveaux…

Les vins finalistes du Top Vin 2021 à la Sauve © syndicat d’Entre-deux-Mers

Cette année, le jury réuni à la Maison des Vins de la Sauve était constitué d’étudiants en master Wine and Spirit Management de l’école d’hôtellerie Vatel de Bordeaux, ainsi que des sommeliers du campus de Bordeaux-Lac.

Ils ont départagé les 56 vins participants en désignant les 20 finalistes pour 4 lauréats dans le sprint final. Des vins blancs avec de nombreuses pépites dont le prix oscille entre 4,60 à 11 €.

L’Entre Deux Mers qui couvre 1700 hectares est une des appellations les plus grandes productrices de vins blancs de Bordeaux et se fait connaître chaque année avec l’opération Cabanes en Fête à Andernos.

 Voici les lauréats du TOP VIN :

Cuvée classique sur le millésime 2020:

  1. Château Landereau – Bruno Baylet à SADIRAC  
  2. Château Haut Rian par Pauline Lapierre à RIONS  
  3. Château Sainte Marie – Cuvée Vieilles Vignes par Stéphane Dupuch à TARGON

Catégorie « vin élevé en barriques » millésime 2019 : Château de L’Hoste Blanc – Vieilles Vignes par  Bruno BAYLET à SADIRAC 

Les autres finalistes du Top Vin sont :

  • AJISAÏ Château Landereau – Première Préssée – Bruno Baylet SADIRAC
  • Château Les Arromans – Joël DUFFAU  MOULON  
  • Château de l’Aubrade – Jean Christophe Lobre  RIMONS  
  • Château Darzac – Alain Barthe  NAUJAN ET POSTIAC  
  •  Château Ferran – Saint Pierre Tradition – A et B FERRAN   ST PIERRE DE BAT  
  •  Château La Freynelle – Scea vignobles Véronique BARTHE DAIGNAC  
  • Château Haut Domingue – Vignobles ACKER  ARBIS  
  •  Château Haut Garriga – EARL Vignobles BARREAU GREZILLAC
  • Château Grand Jean – Sophie DULON  SOULIGNAC  
  • Château Lagrange SCEA Vignobles LACOSTE CAPIAN  
  • Château La Lande de Taleyran – EARL Vignobles BURLIGA  BEYCHAC et CAILLAU  
  •  Château Marjosse – Pierre LURTON   TIZAC DE CURTON  
  • Château La Mothe du Barry – Cuvée French Kiss – Joël DUFFAU  MOULON 
  • Château Moulin de Launay – C&B GREFFIER   SOUSSAC
  •  Château Vermont Prestige – Elisabeth et David LABAT   TARGON
  • Château Vignol – Dominique DOUBLET  ST QUENTIN DE BARON

22 Mar

Nouveau coup de filet par les gendarmes : 6 receleurs de grands crus interpellés, 1000 bouteilles saisies en région parisienne

On vient de l’apprendre, en cet fin d’après-midi, les gendarmes ont continué à démanteler une filière qui écoulait de grands vins, filière déjà en partie démantelée de concert avec la PJ en décembre dernier. 1000 flacons de grands crus ont été récupérés d’une valeur marchande de 200 000 €.

De très grandes bouteilles saisies le 16 mars © gendarmerie nationale

Mardi 16 mars, ce sont 6 personnes qui ont été interpellées et placées en garde à vue en région parisienne, suite à une vaste opération menée par le groupement de gendarmerie de la Gironde, la section de recherche de Bordeaux et l’office central de lutte contre la délinquance itinérante.

Les vols avaient été opérés dans la métropole bordelaise auprès de négociants à l’automne 2019. Dès le mois de septembre, le parquet de Bordeaux avait ouvert une information judiciaire, police judiciaire et gendarmerie étaient alors co-saisies de cette affaire.

En décembre 2020, 14 premières interpellations avaient été opérées, très exactement le 8 décembre, 7 personnes avaient été écrouées et 7 autres aussi mis en examen et placées sous contrôle judiciaire.

Le 16 mars, une centaine d’enquêteurs ont été déployés et ont interpellés 6 receleurs de cette affaire en région parisienne, 15 lieux ont été perquisitionnés, 118 000 euros en liquide ont été récupérés, ainsi que plus de 1000 bouteilles, des grands crus comme Pétrus, Angélus, Yquem, Romanée-Conti Lafite-Rothschild ou encore Cheval Blanc pour une valeur marchande de 200 000 euros.

Sur les 6, un est ressorti libre, les 5 autres ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, avec une caution à régler. Interdiction de sortie du territoire leur a été notifiée.

(Photos de la gendarmerie nationale)

21 Mar

Du Bordeaux à 1,69€ : les vignerons disent non…

C’est une action coup de poing et de réprobation qui a eu lieu ce samedi devant un Lidl de Gironde. Une cinquantaine de viticulteurs se sont mobilisés suite à la promotion affichée à grand coup de publicité de vendre du Bordeaux à moins de 2€ la bouteille. Il n’en fallait pas plus pour que la goutte d’eau fasse déborder la vase… Et même si certains sont pris financièrement, le monde viticole réagit face à ces ventes qui sont en dessous du prix de production.

Les JA jeunes agriculteurs et la FNSEA de Gironde appelaient à manifester ce samedi matin devant un supermarché Lidl de Libourne…Tous dénonçaient les prix bas voire cassés en cette période de foire aux vins. Un coup de trop à l’heure où bon nombre de petits vignerons ont du mal à vendre leur vin, même si après il y a malgré tout une vente qui se fait… Pas à n’importe quel prix ont-ils voulu dire…

Dans son catalogue de foire aux vins de printemps, Lidl proposait qu 10 au 16 mars un Bordeaux « Terres d’Exception » à 1,69€ la bouteille, en achetant un carton de 6 pour 10, 14€ soit 2,25€ du litre avec un concept 4 bouteilles achetées, 2 gratuites.

Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudre, ce sont ainsi 50 vignerons qui se sont rassemblés ce samedi matin sur le parking d’un supermarché qui pratiquait ce type de prix :

C’est pour dénoncer les prix abusivement bas, pratiqués par certaines enseignes; aujourd’hui, le message que l’on souhaite faire passer, c’est qu’en dessous de 3€, ce n’est pas viable, c’est des vignes qui vont disparaître et derrière des emplois et des paysages », Jean-Baptiste Eynard président de la FNSEA de Gironde.

Une cinquantaine de viticulteurs étaient mobilisés ce samedi matin devant le supermarché de Libourne. Leur prochaine action visera le négociant qui a fourni l’enseigne pour cette promotion © Denis Salle – F3Aquitaine

« C’est une lassitude de voir toujours ce même paradoxe, de demander à l’agriculture de s’engager sur quelque chose de plus vertueux et et de plus cher alors que les prix de vente et de promotion établis par la grande distribution ne changent pas de stratégie, c’est toujours  avoir des prix les moins chers possibles pour remplir les magasins, quite à vider les vignes et mettre les viticulteurs dans l’impasse ».

De son côté la direction de Lidl France, même si elle entend la colère des viticulteurs, ne veut pas être seule responsable de ce marasme ambiant...une situation qu’elle estime généralisée:

Le marché est aujourd’hui à 1,69…Il y a même des Bordeaux Supérieurs qui se vendent à 1,50€  ou 1,67 dans des enseignes concurrentes, donc on n’a pas cassé un marché, on s’est aligné sur un marché existant… », Michel Biero directeur des achats de Lidl France.

« Pourquoi ? Parce qu’il ya des volumes astronomiques aujourd’hui, dus à la crise du bordelais, dus à la crise sanitaire, avec l’export qui a diminué fortement et donc ils se retrouvent vraiment avec des des volumes gigantesques qu’ils ont besoin d’écouler… », poursuit Michel Biero directeur des achats de Lidl France.

Les militants de la FNSEA ont déjà annoncé qu’ils comptaient continuer leur action en allant rendre visite au négociant qui a vendu le vin à ce niveau de prix…

Regarde le reportage de Denis Salle: 

 

08 Mar

Classement des vins de Saint-Emilion: le tribunal correctionnel a renvoyé le procès pour prise illégale d’intérêts aux 20 et 21 septembre

C’est un nouvel épisode dans ce serpent de mer qu’est l’affaire du classement de Saint-Emilion. Ce matin devait se tenir le procès pour prise illégale d’intérêts avec Hubert de Boüard et Philippe Castéja. Le tribunal a renvoyé comme le parquet l’avait laissé entendre en amont de l’audience le procès les 20 et 21 septembre pour lui consacrer deux journées entières et examiner une Question Prioritaire de Constitutionnalité qui sera soulevée par la défense.

Les 3 propriétaires des châteaux non retenus par le classement de 2012 et leur avocat Eric Morain © JPS

Les propriétaires des 3 châteaux, et leur famille, qui ont attaqué le classement de Saint-Emilion faisaient corps une fois de plus devant la justice. Après avoir été déboutés devant la justice administrative en 1ère et 2e instance (TA et CAA ayant validé le classement), le Conseil d’Etat a jugé récemment qu’une erreur de droit avait été commise et donc la cour administrative d’appel devra rejuger sur le fond…

Mais ce matin, c’était le volet « prise illégale d’intérêts » qui était examiné par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Une autre procédure qui avait été engagée par les mêmes châteaux qui reprochent à Hubert de Bouärd et Philippe Castéja d’avoir été « juge et partie », dans la mesure où comme l’a souligné le président Denis Roucou  ils étaient « en charge d’assurer la surveillance ou l’administration d’une mission de service public pour l’INAO, de participer à des délibérations et de proposer à l’homologation ministérielle le futur classement », ayant « participé en tant que membres de l’INAO à l’élaboration du cahier des charges alors qu’eux-mêmes avaient des intérêts.« . Ils sont poursuivis sur la base des articles 432-12 et suivants a rappelé le magistrat. Bien évidemment, ces chefs de poursuite vont être discutés au fond et contestés par la défense qui comme l’a déjà rappelé Me Antoine Vey avocat de Mr de Boüard : « le classement des vins de Saint-Emilion est arrêté par un commission indépendante, selon des critères objectifs garantissant une impartialité totale » devant la chambre de l’instruction précédemment.

Pour Isabelle Boidron du château Corbin-Michotte : « nous avons toujours été classés, depuis le 1er classement en 1955, et sauf depuis 2012 bien évidemment. Nous avons constaté un certain nombre d’irrégularités, ce qui nous a poussé à nous inquiéter, puis à nous interroger, puis à chercher, et aujourd’hui nous sommes convaincus d’un certain nombre d’irrégularités, voire de malveillances à notre égard… »

C’est à 9h30 que l’ensemble des familles de ces 3 châteaux Croque-Michotte, Corbin-Michotte et La Tour du Pin Figeac ont pris place avec les règles de distanciation dans la salle H du Tribiunal Judiciaire de Bordeaux. Hubert de Boüard et Philippe Castéja n’étaient pas présents car en amont de l’audience un report s’était dessiné entre le parquet et les parties, report qui a été acté ce matin. Un report car une journée d’audience semblait trop courte, d’où 2 journées ont été décidées au final et par ailleurs une QPC Question Prioritaire de Constitutionnalité allait être soulevée et plaidée par les avocats de la défense et notamment Me Le Borgne, lui-même absent ce matin, mais représenté par Me Alexandre Bienvenu et Me Marie-Laure Dabadie.

Les avocats de la défense Alexis Degagny pour Hubert de Boüard et Marie-Laure Dabadie et Alexandre Bienvenu pour Philippe Casteja © JPS

Mariane Poinot, pour le parquet, a souligné la « nécessité de prendre du temps car nous avons affaire à des avocats d’une certaine ampleur habitués à plaider largement », d’où ces 2 jours d’audience. « J’ai ouvert une brèche, reconnait-elle, la défense s’y est engagée », d’où cette audience relais où un timing a été établi avec des conclusions qui devront être déposées avant le 1er juillet et une audience qui va se tenir au final les 20 et 21 septembre. « C’est tout-à-fait classique d’établir des audience-relais comme cela pour qu’ensuite cela soit jugé dans les meilleures conditions, il n’y a aucune difficulté, aucun procédé inhabituel la-dessus » commente à la sortie de l’audience Me Alexandre Bienvenu pour Philippe Castéja. Quant à la Question Prioritaire de Constitutionnalité ? « Elle sera évoquée effectivement à l’audience de renvoi… » continue Me Bienvenu. « C’était une audience de procédure, et la défense n’avait pas sollicité le renvoi, et l’audience est renvoyée, voilà c’est tout ce que nous pouvons dire », commente à son tour Me Marie-Laure Dabadie avocate de la défense.

Pour Me Eric Morain, avocat des 3 châteaux: « c’est le président qui a parlé de ficelles de la défense, on savait que ce procès allait être renvoyé, on perd encore 6 mois précieux dans un dossier ouvert en 2013,on le regrette, on n’a pas la main, mais le tribunal souhaite juger ce procès, on a des dates qui sont fixes et certaines, ce sera le 20 et 21 septembre 2021. »

« Cela fait 10 ans que cela dure et de nouveau on va rajouter encore 6 mois à cette affaire, c’est absolument insupportable« , selon Pierre Carle du Château Croque-Michotte. (…)  « En attendant le temps court et le nouveau classement, les procédures commencent aujourd’hui, les dossiers seront remis le 30 juin, et ils risquent d’en subir de graves conséquences… », poursuit ce propriétaire de ce château proche de Cheval Blanc et Pétrus qui n’a pas été retenu dans le classement de 2012.

Affaire à suivre, rendez-vous est pris pour les 20 et 21 septembre…

30 Jan

Sept interpellations après un vol de grands crus de Bordeaux pour 800 000 € de butin

Sept personnes, dont un Chinois, ont été interpellées sur l’agglomération bordelaise, quatre d’entre elles écrouées, après un vol en septembre de grands crus de Bordeaux, un butin d’environ 800.000 euros, dont la moitié a pu être récupérée, a-t-on appris samedi de source policière.

La saisie opérée par la Police Judiciaire de Bordeaux © Sébastien Delalot

Le vol, perpétré un week-end de septembre dans un entrepôt de négociant à Bruges, en banlieue nord de Bordeaux, portait sur quelque 1.600 bouteilles, dont des crus prestigieux tels Château Latour, Haut-Brion, Petrus, a-t-on précisé de même source. L’enquête de police judiciaire a permis de centrer, puis de conforter les soupçons sur plusieurs personnes, dont des membres d’une même famille, en divers points de l’agglomération, comme Bordeaux, Mérignac, Artigues-près-Bordeaux, Saint-Loubès, Blanquefort.

Une opération sur plusieurs sites mardi matin impliquant une cinquantaine de policiers, Brigade de répression du banditisme et Brigade de recherche et d’intervention notamment, a permis l’interpellation de sept personnes, dont une femme. Un des individus a brièvement été menaçant avec une arme lors de l’interpellation, faits qui font l’objet d’une procédure incidente.

Surtout des caisses de 1ers crus classés et grands crus © Sébastien Delalot

Ces suspects, âgés d’une trentaine ou quarantaine d’années, aux profils variés, étaient pour la plupart connus de la police pour des faits de délinquance moyenne, vols, recel, stupéfiants notamment. Quelques-uns ont pu être associés au cambriolage, d’autres à un rôle d’intermédiaire pour écouler le butin, et le ressortissant chinois, négociant sur la place de Bordeaux, au rachat d’une partie des bouteilles destinées à l’exportation.

Ils ont été mis en examen vendredi pour vol aggravé, recel de vol aggravé, association de malfaiteurs notamment. Quatre ont été écroués, trois autres placés sous contrôle judiciaire.

Près de la moitié du butin, soit environ 800 bouteilles, ont pu être récupérées. Les perquisitions ont aussi permis de saisir quelques milliers d’euros, deux armes d’épaule, de petites quantités de stupéfiants.

© Sébastien Delalot

Le vol de grands crus est un phénomène « prégnant » sur la place bordelaise, avec des préjudices qui deviennent plus importants, et désormais avec une destination à l’exportation, a-t-on précisé de source policière.

En décembre, un vaste réseau de vol et recel de grands crus avait été démantelé, lors d’une opération conjointe police-gendarmerie avec 25 interpellations en Gironde, Dordogne et dans la Loire, portant sur un butin de quelque 5 millions d’euros.

Avec AFP