05 Juil

Oscars des Bordeaux de l’été : un palmarès digital des vins frais de l’été 2020

Face à la situation actuelle, le Syndicat des Bordeaux et Bordeaux Sup s’est adapté et a proposé un nouveau format avec une dégustation connectée pour dévoiler le palmarès des Oscars des Bordeaux de l’Eté 2020.

Ce sont plus de 300 échantillons de Bordeaux Blancs, Bordeaux Rosés, Bordeaux Clairets et Crémants de Bordeaux qui avaient été présentés et dégustés par un premier jury de professionnels, blogueurs, journalistes ou personnalités du monde du vin à planète Bordeaux.

Courant juin, 20 experts ont goûté à domicile les 12 lauréats préselectionnés dans chaque AOC mentionnée ci-dessus pour consacrer ces 24 vins oscarisés qui vont être tendance cet été. Voici le palmarès:

RÉSULTATS MILLÉSIMES 2019

Bordeaux blanc millésime 2019

  • Château Haut-Rieuflaget (7,90 )
  • Château La Freynelle (6,50 )
  • Château La Rame (8 )
  • Château Moulin de Launay (10 )
  • Château Roc de Minvielle (8 ) Sirius (7 )

Bordeaux rosé millésime 2019

  • Château de La Dauphine (14 )
  • Château Labatut cuvée Prestige (3,80 )
  • Château Tour de Mirambeau (8 )
  • Château Tour des Graves (6 )
  • Tifayne (6 )
  • Villa Gaubert (8 )

Bordeaux clairet millésime 2019

  • Château de Lisennes (6 )
  • Château La Grande Metairie (6,25 )
  • Château Penin (7,05 €)
  • Château Sainte Catherine (5,40 €)
  • Le Clairet de Château Boutinet (9,50 €)
  • Le Clairet de Chelivette (8,40 €)

Crémant de Bordeaux

  • Bulles de Lisennes (blanc) (8,50 )
  • Domaine de Cassard (blanc) (9 )
  • La Tentation par Maucaillou (blanc) (12 )
  • Château Ferreyres (rosé)
  • Fleur de Rauzan (rosé) (7,50 )
  • Les Cordeliers « Vintage » (rosé) (15,90 )

04 Juil

« Pensons local, vivons Bordeaux » : un nouveau label #Bordeauxlocal et un nouvel élan pour  » le consommer local »

Jeudi soir, les acteurs et ambassadeurs de #Bordeauxlocal présentaient au Hangar 14 cette nouvelle démarche: elle fait écho à cette prise de conscience collective durant le confinement qu’il faut retrouver des circuits courts et de vraies valeurs en promouvant les produits et richesses de nos terroirs. Un élan porté par le CIVB, l’UMIH et l’Office du Tourisme de Bordeaux Métropole.

Le #BordeauxLocal lancé jeudi soir au H14avec Bernard Farges, Julie Rambaud-Texier, Oliver Occelli de l’Office de Tourisme de Bordeaux, Camille Cabiro de Bordeaux Open Air, Nicolas Lascombes de la Brasserie Bordelaise et Carole Lecourt vigneronne du château Lecourt-Caillet © Jean-Pierre Stahl

Etait-ce prémonitoire ? Le communiqué de #Bordeauxlocal sur fond vert… et une présentation la veille de l’installation du nouveau maire vert, Pierre Hurmic… Non, m’a-t-on assuré, ce n’est qu’une ironie du sort.

Bien sûr, le consommer local, on y pense depuis des lustres à Bordeaux, avec déjà le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux qui en septembre dernier a lancé l’opération « Bordeaux Fête ses Vendanges » pour promouvoir les vins de Bordeaux dans les brasseries et restaurants de la capitale girondine, et puis il y a eu cette page créée sur Facebook avec son hashtag #Bordeauxlocal. Cela fait écho à ce sentiment partagé durant le confinement et cette crise du coronavirus de consommer localement, de retrouver des circuits courts plus vert…ueux : 

C’est un réseau d’entente entre Bordelais, on est fier d’arborer ce label, tout le monde a conscience des vertus du consommer local et envie de le développer », Astrid Deysine du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux.

« On crée ainsi un réseau consommer local et on va l’afficher, entre cavistes, restaurateurs et vignerons qui vont être fiers de l’arborer, des kits vont être distribuer au niveau des restaurants et commerces et une vidéo diffusée à partir de septembre… »

Pour Julie Rambaud-Texier, directrice du marketing du CIVB : « c’est déjà une réponse au consommer moins mais mieux, c‘était déjà une tendance avant Covid… C’est aussi donner un coup demain aux petits artisans et commerçants. A Bordeaux, on ne sait pas forcément où aller, on a des pépites, des produits alimentaires, vins et produits culturels. Ce n’est pas fléché comme tel, mais avec ce label c’est un élan commun et transverse avec influences et institutionnels. »

L’idée, c’est un élan commun pour aider les consommateurs à se repérer avec des visuels, la règle d’or est de privilégier les produits et  les gens locaux, c’est une démarche éco-solidaire » Julie Rambaud-Texier, directrice du marketing du CIVB

« On ne renonce pas à exporter du vin, mais c’est bien d’être plus fort ici aussi. Il faut qu’on envisage de partir en meute, en bande, pour mieux partir ailleurs », commente à son tour Bernard Farges.

Même si on ne vendra pas tout à Bordeaux, on doit penser ici avec des produits locaux. C’est tout sauf un replis sur soi. On travaille ici et on le dit. On croit beaucoup à ce que ce label #bordeauxlocal s’installe », Bernard Farges président du CIVB

C’est donc une plate-forme bordeauxlocal.fr avec des règles bien précises qui est lancée en ce début juillet, avec derrière une communauté solidaire et engagée et permanente avec ses ambassadeurs, et ses institutionnels avec le CIVB, l’Office du Tourisme de Bordeaux, l’Union des Métiers et de l’Industrie Hôtelière, les Commerçants Bordelais et l’Union des Cavistes de Gironde.

 Parmi les premiers ambassadeurs de ce #BordeauxLocal, on y croise Nicolas Lascombes, un poids poids lourd de la restauration à la tête de 8 restos en Gironde dont la Brasserie Bordelaise, le 7 à la Cité du Vin ou encore l’Hôtel de la Plage au village de l’Herbe…Il y a aussi Philippe Lherme maraîcher, Jérémie Ballarin du Wanted Café, Chloé Allano de la Laiterie Burdigala, Carole Lecourt vigneronne, Philippe Maurice humoriste, Camille Abiro de Bordeaux Open, Anaïs Lassalle Saint-Jean maison Meneau sirops et jus…

Je suis très fière de participer à cet événement et à ce label, je fais partie des gens qui consomment « local. J’aime bien mettre un visage sur un produit et raconter une histoire » Carole Lecourt vigneronne

Et de montrer que ce consommer local est une lutte de tous les instants : « j’ai fait virer un rosé de Provence à la carte d’un restaurant pour le remplacer par mon Bordeaux Rosé, on arrive à avoir ici aussi des rosés clairs et de qualité » explique Carole Lecourt. « Buvons Bordeaux, c’est une évidence, c’est bien que cela se sache, c’est pertinent », commente Nicolas Lascombes. « Moi, j’habite en Gironde, cela me fait plaisir d’acheter un produit de Gironde. On a laissé trop longtemps le consommateur en dehors des soirées, des châteaux ou encore de Vinexpo. On a pris le truc à l’envers, durant toutes ces années et là on est peut-être sauvé avec le truc à nouveau à l’endroit… »

D’autres bordelais ont fait preuve d’imagination et on voulu essayer de faire du local comme Isabelle et Fabrice Voyer, de FrenchDisorder, implantés à 200m de la base sous-marine et qui se sont spécialisés dans le sweet et t-shirt imprimé et sérigraphié, qui ont fait ces T-Shirts #Bordeauxlocal. Ils distribuent dans 300 pots de vente en France et à l’étranger. Même si la matière première vient du Portugal, toute la transformation se fait ici à Bordeaux.

 

22 Juin

Pique-Nique géant avec les Vignerons Indépendants les 26 et 27 juillet

Même si les Vignerons Indépendants n’ont pas pu organiser leurs salons ces derniers mois, ils vous fixent rendez-vous comme chaque année sur leur propriété pour un pique-nique et une dégustation de leurs vins. 300 vignerons y participent partout en France.

C’est le 10e grand pique-nique national organisé par les Vignerons Indépendants. Durant 2 jours, les 26 et 27 juillet, plus de 300 domaines dans toute la France ouvriront leurs portes aux visiteurs. La formule est simple : chacun amène son pique nique et le vigneron, lui, offre les vins et animations pour toute la famille.

Un événement pour tous les amateurs, passionnés ou néophytes, où patrimoine, architecture et vin vont se mêler. Plus de 1000 activités sont proposées en France : des animations variées à travers tous les vignobles ; de l’initiation à la dégustation, des  quizz œnologiques, des expositions d’art, des concerts, du théâtre, des balades à pied, à vélo, en calèche, en 2CV, en poney et même en segway, des escape-game, des jeux de pistes, un rallye automobile, mais aussi une découverte de la biodiversité à travers le vignoble…

Bien évidemment, les mesures de sécurité seront appliquées en raison du covid qui pour l’instant est encore présent sur le territoire:  Activités en plein air, distanciation obligatoire, visites, nombres maximum, gel et point d’accueil : tous les points ont été passés en revue. Les 300 domaines participants ont été largement sensibilisés et formés pour l’accueil du grand public.

21 Juin

Les frères Todeschini offrent un nouveau visage à Mangot

Voilà 10 ans que Karl et Yann Todeschini font un travail de fond à Saint-Etienne-de-Lisse à la propriété familiale, château Mangot. Avec le millésime 2018 qu’ils viennent de mettre en bouteille, ils signent là le nouveau « visage de Mangot » comme ils disent. 2020 sera aussi le premier millésime certifié en agriculture biologique, après 10 ans de pratique bio.

Yann et Karl Todeschini, pour les vendanges 2017, à Mangot © Jean-Pierre Stahl

Quand Mangot dévoile son nouveau visage, on se demande si l’opération s’est bien passée ? Rassurez-vous, même si c’est une transformation en profondeur qui est menée depuis 10 ans par les frères Todeschini, vous y retrouverez vos petits… et leur bonne tête.

Car cela fait des lustres que je les suis, pas autant que cette date où le domaine a été fondé, 1515 (selon les traces écrites retrouvées par un historien, même date que Marignan…), mais tout de même, pas loin de 10 ans.

A Mangot, c’est donc un travail de fond qui est entrepris par les frangins, Karl et Yann, les surdoués de la vigne, ceux qui tutoient le cep tous les matins pour que demain « le goût du lieu » se retrouve dans le verre. Depuis 12 ans, « nous mettons tout en oeuvre pour que nos raisins expriment notre terroir, pour que nos raisins aillent vraiment puiser l’ADN de notre sol » commente Karl Todeschini. Depuis toutes ces années, la volonté affichée a été de rendre les sols plus vivants et d’obtenir un équilibre nutritionnel au niveau du végétal, voilà donc 10 ans qu’ils se sont orientés vers le bio avec une conversion de leur vignoble, 34 hectares, depuis le millésime 2017, et donc leur premier millésime estampillé AB sera le 2020. Après, bon il ne faut pas trop l’ébruiter, mais les Todeschini, en perfectionnistes, sont déjà axés sur la biodynamie et entament également une conversion, mais chut ça il ne faut pas le dire.

Le résultat est à la hauteur de leurs exigences: une recherche de « fraîcheur, d’opulence, d’élégance, de fuit, ce côté dense mais aussi avec de la délicatesse »commente Karl, qui encense aussi le travail réalisé en commun avec Yann, mais aussi Thomas Duclos, notre oenologue, « c’est le travail d’une famille mais aussi d’une équipe, mobilisée presque H24: « on a travaillé hier toute la journée, mais aussi dimanche dernier pour traiter et on n’a pas un pet de mildiou… »

Mise en bouteille en cette fin de semaine du millésime 2018 au © château Mangot

Il y a la patte des vignerons, mais aussi « l’identité du cru, on fait un vin de lieu » sur le terroir argilo-calcaire de Saint-Emilion ici à Saint-Etienne-de-Lisse : « un terroir de taré » partagé avec « Faugères, Fleur Cardinal, il y a là un dynamisme énorme. »

Le nouveau visage, c’est aussi le flacon et l’étiquette, repensés, tant concernant château Mangot que l’autre cuvée signature. La réflexion a été menée durant le confinement. Karl et Yann se sont tournés vers Vincent Pousson pour le travail graphique et l’originalité.  Château MANGOT reprend la gravure authentique de 1897 du Feret, une étiquette presque « intemporelle, épurée, au gout du jour, sans artifice graphique ou de technique d’impression.  Simplement ancrée à l’histoire en s’appuyant sur des objets historiques du château… », commente Yann Todeschini.

Et puis il y a la cuvée qui leur tient à coeur qu’ils ont baptisée « Distique »: «réunion de deux vers de mètre différent, formant un sens complet », alors là je dis à Yann, là on tombe presque dans le « mystique » « oui ou le Todestique », me répond-il : « c’est notre défouloir et tripe artistique », avec Karl. « On essaie de se mettre d’accord , de pousser plus loin une signature, il y a là un côté plus personnel. Sur Saint-Emilion et Mangot, on s’attend à un majorité de merlot, typique d’un grand cru de Saint-Emilion, là sur Distique on a 40% merlot, 40% cabernet France et 20% de cabernet sauvignon. On adore les cabernets et particulièrement le cabernet franc. On veut ici pousser le cabernet franc et notamment en amphore. On ne met pas d’année sur l’étiquette, mais on décompte depuis nos débuts: c’est notre XIIe millésime sur le 2018. Ce sont 6000 bouteilles produites et qu’on va commercialiser après 3, 5 ou 7 ans », quand le vin pourra pleinement s’apprécier.

Nouveau visage aussi, car Karl et Yann sont en train de terminer de concrétiser le passage de relais avec leur père et leur mère: « c’est en cours, une passation pour continuer à perdurer ». Le domaine avait été acheté en 1952 par leur grand-père. « En France, les transmissions familiales sont compliquées, on n’est pas vraiment aidé, et quand on voit le nombre d’investisseurs qui continuent à investir dans le vignoble, ils ont des moyens qu’on n’ pas…Mais on se débrouille par le travail et l’intelligence ». Pour sûr, Karl et Yann, ce sont des bosseurs, des vignerons talentueux et surtout qui ne dorment pas.

19 Juin

Après 3 mois de fermeture, la Cité du Vin est enfin soulagée de pouvoir ouvrir à nouveau

C’était une attente de nombreux visiteurs ce matin: la réouverture de la Cité du Vin, l’emblème de Bordeaux, fermée début mars à cause de l’épidémie de coronavirus. De nombreuses mesures de protection sanitaire ont été prises. La Cité du Vin table sur 150 000 à 200 000 visiteurs pour cette année très particulière.

Philippe Massol, invité du 12/13 sur France Aquitaine © JPS

La Cité du Vin: cela fait plus de 3 mois qu’ils rêvent de la visiter. A 10 heures ce matin, leur rêve est devenu réalité.

« J’ai réservé au mois de février, malheureusement  le covid-19 a tout annulé. Là j’avais réservé 3 jours à Bordeaux et avec une escapade chez Coutanceau à La Rochelle, nous sommes vraiment contents que la Cité du Vin ouvre aujourd’hui », commente Alain Henry de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher). « Cela fait quelques mois que j’habite ici, j’avais envie de visiter la Cité du Vin, mais avec le covid je n’ai pas pu. Je suis donc venu pour le premier jour de réouverture » ajoute Céline Lefebvre de Biganos.

Pour l’heure, ce sont essentiellement des habitants de la région ou des touristes français qui ont répondu « présent ». Avec, petite nouveauté non négligeable pour les familles, l’entrée gratuite pour les enfants jusqu’à 17 ans.

« Il y a eu cette interruption de 3 mois et c’est l’ouverture qui nous a permis de passer le week-end à Bordeaux », commente Marine Letourneux de Rennes.

Depuis l’accueil et jusqu’au parcours permanent, une sécurité sanitaire et des règles de distanciation sont observées: « cela commence avec le port du masque obligatoire, beaucoup d’informations pour maintenir ces distances d’au moins un mètre entre chacun, pour les personnes qui ne se connaissent pas parce que les tribus peuvent rester ensemble…Dans notre parcours permanent, c’est un film anti-bactérien qui a été mis sur tous les écrans tactiles », précise Philippe Massol, le directeur général de la Cité du Vin

Pour la réouverture, seulement 50 personnes, la moitié des effectifs, ont repris le travail, car la clientèle étrangère fait cruellement défaut, elle représentait 65 % de la fréquentation l’été dernier.

Les premiers signes sont assez rassurants, on a des gens qui viennent d’assez loin et bientôt les frontières avec les pays limitrophes vont être ouvertes et on va pouvoir accueillir de nombreux visiteurs », Sylvie Cazes la président de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin.

La Cité du Vin, toujours une prouesse architecturale à admirer signer XTU Anouk Legendre et Nicola Demazières © JPS

La Cité du Vin table sur 150 000 à 200 000 touristes cette année, en 2019 elle avait accueilli 416 000 visiteurs.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Camille Becchetti, Ines Billaut, Thierry Culnaert :

18 Juin

Les châteaux viticoles axés sur l’événementiel redémarrent, doucement mais sûrement…

Durant la crise du coronavirus, certains châteaux viticoles de Bordeaux ont subi un double contre-coup: en plus d’une mévente de vins, ils n’ont pas pu réaliser ces nombreux séminaires, événements d’entreprises et mariages qu’ils font habituellement. Focus sur le château Lafitte à Yvrac et le château de Seguin à Lignan-de-Bordeaux.

Sandrine Moureau et Vincent Bonhur , au coeur de leur grande salle de réception au château Laffite à Yvrac © Jean-Pierre Stahl

A Yvrac, le château Lafitte est l’un des plus importants domaines viticoles axés sur l’événementiel. Vincent Bonhur, le propriétaire, et Sandrine Moureau, chargée de l’événementiel, me présentent leurs salles imposantes dont Floréal-Laguens qui fait 800 m2 et peut accueillir 650 personnes.

Le château Lafitte à Yvrac qui produit les vins château Floreal Laguens en Côtes de Bordeaux et Bordeaux Sup © JPS

Par an, ils organisent ainsi 150 événements, séminaires d’entreprises et mariages (35 à l’année), avec des groupes allant de quelques dizaines à 1300 personnes. Mais avec la crise du covid, c’est comme ils disent presque une année blanche, une couleur qui cadre bien mieux pour les mariages…

C’est vrai que c’est un petit peu triste, on a hâte que les événements reprennent avec un premier événement en juin, un mariage en juillet et ensuite on reprendra vraiment notre activité sur le mois de septembre », Sandrine Moureau chargé de l’événementiel.

Dans l’ensemble des salles ou encore dans la cour du château avec sa fontaine magique, ce sont 25000 repas et cocktails qui sont servis chaque année. Cette année nettement moins; là, les premiers mariages vont repartir à compter du 10 juillet, mais limités en nombre, 100 pour le moment, peut-être plus à partir du 22 juin où le 3e acte du déconfinement sera dévoilé.

Non seulement, ils ont subi un préjudice avec ces locations de salles qui n’ont pas été louées, mais aussi avec une mévente de vins: traditionnellement le château Lafitte vend à travers ces événements 1/3 de sa production (château Floreal Laguens (du nom de l’ancien propriétaire), environ 80 000 bouteilles sur 240 000.

Cela représente en terme de chiffre d’affaire 40%, donc on a énormément travaillé avec nos partenaires, traiteurs, animateurs, tout ce qui gravite autour de l’événementiel pour mettre en place des protocoles sanitaires qui garantissent la sécurité du public »  Vincent Bonhur.

« On vit une période inédite », poursuit Vincent Bonhur. « A priori 2020 devait être une année record aussi pour le tourisme d’affaires à Bordeaux, avec ce qui était programmé… On avait fait un excellent début d’année mais avec e virus qui nous est tombé dessus, tout a été mis à l’arrêt depuis mi-mars et même avant par précaution. Aujourd’hui les choses évoluent au grès des annonces gouvernementales, on a un semblant de reprise à partir de mi-juillet pour les mariages et l’activité professionnelle à partir de septembre…Mais le gros de l’activité repartira au printemps 2021 et sans doute davantage avec l’arrivée du vaccin… »

Stéphane Mottet, devant son château de Seguin à Lignan-de-Bordeaux © JPS

A Lignan-de-Bordeaux, le château de Ségur, 173 hectares de verdure (dont 95 de vignes plantées), affichait lui aussi traditionnellement complet de fin mars à octobre pour l’organisation de mariages. Ceux-ci sont pour beaucoup décalés, voir reportés au printemps 2021…

C’est simple, les mois d’avril et mai on a eu zéro de chiffre d’affaire, alors que ce sont des mois de pleine activité, non seulement en mariages mais en séminaires », Stéphane Mottet château de Seguin.

Ici une 30 aine de mariages étaient initialement programmés, cela a eu aussi un effet sur les chambres d’hôtes que Stéphane Mottet loue

« Notre premier mariage aujourd’hui est fin juillet et ensuite ils s’enchaînent jusqu’à début décembre. On a définitivement perdu notre clientèle étrangère mais pour ce qui est de la clientèle française, on espère que la proximité va jouer que les gens vont découvrir l’Entre-Deux-Mers et le château de Séguin ».

Le vitishow au château de Seguin © JPS

Ces deux châteaux viticoles misent sur l’oenotourisme, comme le château de Seguin, avec son Vitishow (un spectacle en immersion dans un chai de 1920 qui présente un film d’animation bien fichu sur l’évolution du travail à la vigne), ou encore sur de nouveaux contrat avec des événements d’entreprises pour Lafitte-Laguens.

Nul doute que ce mauvais moment n’est que passager et que les événements vont repartir de plus bel avec des propriétaires de châteaux qui ont vraiment la fibre entrepreneuriale.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Camille Becchetti et Inès Cardenas : 

17 Juin

Il y a 80 ans à Bordeaux : les heures décisives du Général de Gaulle avant son départ pour Londres

16-17 juin 1940. En quelques heures, le destin de la France s’est joué à Bordeaux, où le Général, nommé sous-secrétaire d’Etat à La Défense nationale et à la guerre a rencontré le président du conseil démissionnaire, Paul Reynaud, avant de repartir pour Londres d’où il a lancé son appel du 18 juin sur les ondes de la BBC.

1940-2020, on célèbrera demain partout dans l’hexagone les 80 ans de l’Appel du 18 Juin. Mais quelques instants précédents ont été décisifs dans le destin de la France…des moments qui se sont passés à Bordeaux où le gouvernement et de nombreux Français près d’un million 600 000 étaient réfugiés.

L’Hôtel du Quartier Général, rue Vital Carles où le Président du Conseil Paul Reynaud avait son bureau © JPS

12 heures… 12 heures décisives. Le Général de Gaulle, qui avait été nommé quelques jours plus tôt, le 6 juin (date prémonitoire aussi) sous-secrétaire d’Etat à La Défense dans le dernier gouvernement de Paul Reynaud, est revenu à Bordeaux le 16 juin, attérissant à 21H30 à l’aéroport de Mérignac. Le matin même l’ambassadeur de France Charles Corbin et Jean Monnet chef lui avait fait part d’un projet d’union entre la France et l’Angleterre, une sorte de fusion administrative et militaire, pour exclure toute capitulation et poursuivre la guerre. Paul Reynaud était estomaqué par ce plan, Churchill également, ils étaient prêts à le signer, mais c’était sans compter la réprobation du Conseil des Ministres et la démission qui allait suivre dans la foulée de Paul Reynaud.

Au moment où de Gaulle s’envola pour Bordeaux, il ne connaissait pas ces derniers dénouements fâcheux. Il fut alerté à son attérissage et fila aussitôt au 29 de la rue Vital Carles rencontrer Paul Reynaud à l’Hôtel du Quartier Général :

 

Frédéric Béchir, guide conférencier pour l’Office de Tourisme, avec le Commandant Jean-Louis © JPS

« C’est là dans ce bureau que Paul Reynaud confirma au Général de Gaulle qu’effectivement il avait démissionné et qu’il ne serait plus Président du Conseil à partir de minuit », explique le Commandant Jean-Louis assistant du Général commandant la Région Nouvelle-Aquitaine.

Et de poursuivre ses explications sur ce moment : « de Gaulle lui dit : mais écoutez, ce n’est pas possible. On ne peut pas arrêter le combat, on a toujours été partant… Mais Paul Reynaud était las, mais il a quand même écouté de Gaulle, il a eu d’autant une oreille attentive car il a approuvé sa démarche mais surtout il lui a donné les conditions matérielles de pouvoir poursuivre le combat. Et en premier lieu c’était de lui donner de l’argent, 100 000 francs, car jusqu’à minuit il avait la possibilité de prélever sur les fonds secrets, et c’est ce qu’il fit. »

Moins de deux jours après cette rencontre, le général allait effectuer depuis Londres son Appel du 18 juin à la BBC, un appel très peu entendu des Français qui fuyaient alors les Allemands.

« Moi, général De Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique, ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes, ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi ».

La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! (…) Voilà pourquoi je convie tous les Français, où qu’ils se trouvent, à s’unir à moi dans l’action, le sacrifice et dans l’espérance » Charles de Gaulle 18 juin 1940 BBC.

Ce discours, « il fait écho à un discours radiophonique qui a été enregistré à Bordeaux dans le lycée Montesquieu (par le Maréchal Pétain) et qui demande la cessation des hostilités et l’annonce par la voie des ondes », commente le Commandant Jean-Louis. « En fin politique, de Gaulle reprend le lendemain par la voie des ondes à cet appel de cessation des hostilités et dit non le combat continue ».

L’Hôtel de Normandie d’où est parti le Général de Gaulle avant de s’envoler pour Londres et de prononcer l’Appel du 18 juin © JPS

A Bordeaux, durant ce séjour très court du général, où il est passé ensuite par l’Hôtel Montré pour rencontrer Spears et Campbell ambassadeur du Royaume-Uni, avant de se rendre à l’Hôtel de Normandie où il avait sa chambre. Le lendemain à 7 heures, il quitta le Normandie où son directeur de cabinet lui remit une enveloppe.

« Il est parti avec une enveloppe de 100 000 francs que Paul Reynaud lui avait promis, les clés d’un appartement à Londres (dans le quartier Mayfair) et des passeports pour sa famille » (pour leur permettre de quitter la France et de le rejoindre à Londres), commente Frédéric Béchir guide conférencier qui effectue actuellement avec l’Office du Tourisme de Bordeaux des visites « Sur les pas du Général de Gaulle », les 18, 20 et 21 juin (toutes déjà complètes ! Visites à reprogrammer donc…)

FFI à la libération à Bordeaux

La suite, on la connaît: 4 ans de lutte acharnée avec la Bataille d’Angleterre, les batailles en Afrique du Nord, la libération de l’Italie, de la Corse, et les débarquements de Normandie et de Provence. Bordeaux fut libérée le 28 août 1944. Jacques Chaban Delmas prépara le retour triomphal du Général de Gaulle le 17 septembre suivant où il fut acclamé par la foule :

Quatre ans et quelques mois plus tard, il retrouvait Bordeaux: des mauvais souvenirs mais aussi un contexte de fête et de célébration de la libération… « , Frédéric Béchir guide conférencier.

 « Jacques Chaban Delmas était passé le 6 septembre avant lui en tant que délégué militaire national pour remettre de l’ordre dans la ville où il y avait beaucoup de résistants, de maquisards, de franc-tireurs et d’espagnols, la tension était palpable avec tous ces hommes armés; Chaban a envoyé une partie dans le Médoc pour se battre dans la poche du Verdon, et ses hommes à lui ont été choisis pour tenir la ville. »

La statue de Jacques Chaban-Delmas place Peu-Berland à Bordeaux © JPS

Lors des journées du patrimoine les 19 et 20 septembre prochains, le public pourra visiter l’Hôtel du Quartier Général, un moment exceptionnel puisque finalement c’est dans cet immeuble que de Gaulle a choisi de poursuivre le combat…

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Charles Rabréaud et Vincent Issenhuth: 

16 Juin

Le Cap, en Afrique du Sud: 11e ville à rallier le Réseau des Capitales de Grands Vignobles

Et de 11. Mais où s’arrêteront-ils ? Il faut dire que de nombreuses villes de par le monde incarnent comme Bordeaux une région de production viticole. Les vins d’Afrique du Sud sont depuis des années réputés et il n’était pas idiot de les accueillir au sein de ce réseau créé par la CCI de Bordeaux et dont on a fêté les 20 ans l’an dernier à Bordeaux.

© Great Wine Capitals – Bloubergstrand

Adelaïde (Australie), Bilbao (Espagne), Bordeaux (France), Lausanne (Suisse), Le Cap (Afrique du Sud), Mayence (Allemagne), Mendoza (Argentine), Porto (Portugal), San Francisco/Napa Valley (Etats-Unis), Valparaíso (Chili) et Vérone (Italie), voici les 11 villes qui font partie de ce réseau formidable, qui incarne les plus grandes régions productrices de vin au monde.

Le Cap, Cape Town, surnommée la cité-mère, c’est la deuxième ville d’Afrique du Sud, au pied de la Montagne de la Table, une des sept nouvelles merveilles de la nature. Dans cette province qui aujourd’hui compte 4 millions d’habitants, on sait faire du vin et ce  depuis près de quatre siècles avec un premier millésime pressé en 1659 dans la Baie de la Table par Jan van Riebeeck.

Je me réjouis, je suis trop contente », commente ce matin Catherine Leparmentier de la CCI de Bordeaux, directrice du Réseau des Great Wine Capitals. « Cela fait patie de leur mesure de rebooster l’économie après le covid »:

On a besoin de cela pour revenir de manière plus forte en terme de développement d’image sur la scène internationale et au niveau de l’oenotourisme, m’ont-ils dit » Catherine Leparmentier de la CCI de Bordeaux

Cette région viticole bénéficie d’un climat méditerranéen, et du fait de cette influence, elle produit des vins rouges et blancs de haute volée. Les vins mousseux ne sont pas en reste et explosent.La plupart des 24 districts viticoles sont accessibles depuis Le Cap en 20 minutes pour les plus proches (Constantia) et en moins de 2 heures pour les plus éloignés (Robertson).

Pour Jacques Faurens, président du Réseau Great Wine Capitals : « Je suis très heureux de souhaiter la bienvenue à la belle ville du Cap et aux régions viticoles du Cap-Occidental de l’Afrique du Sud. L’histoire, le vin et le tourisme y sont de classe mondiale. Nous bénéficierons tous du partage des connaissances et savoir-faire qui résultera de cette intégration.

Le continent africain est ainsi superbement représenté avec cette adhésion qui renforce la légitimité et le prestige de notre Réseau. Dans le contexte très particulier de crise que nous traversons en ce moment, c’est une nouvelle très positive à partager avec le monde entier ! » Jacques Faurens

« Notre province produit des vins parmi les meilleurs au monde, et nous nous félicitons de ces nouvelles relations qui nous aideront à accroître la notoriété de notre production à l’international », ont commenté David Maynier, Ministre des Finances et des Opportunités économiques et Tim Harris, PDG de Wesgro, l’agence de développement du commerce et du tourisme de la région. Quand le tourisme reprendra, les visiteurs pourront profiter d’une expérience oenotouristique unique au Cap-Occidental. Nous sommes impatients d’être reconnus comme l’une des meilleures et incontournables destinations viticoles de la planète ! »

14 Juin

La vente aux enchères solidaire des vins de Bordeaux au profit des soignants est en ligne

Plus de 600 lots de vins et de visites ou expériences oenotouristiques dans les domaines de Bordeaux sont mis aux enchères au profit des CHU de Bordeaux et du centre hospitalier de Libourne, qui sont depuis février-mars en 1ère ligne dans la lute contre l’épidémie de coronavirus. Une vente aux enchères qui se clôturera le 21 juin.

Cela a été une belle mobilisation de propriétaires de châteaux, de négociants, des caves coopératives et des acteurs de l’oenotourisme. Durant un mois, ils ont proposé quelques 400 lots de vins et 180 séjours dans des domaines ou châteaux viticoles, ainsi que des activités oenotouristiques, soit au total 609 lots donnés pour être vendus lors de cette vente caritative.

Parmi les lots des caisses de vins dans toutes les couleurs de Bordeaux et à tous les prix, des nuits en chambres d’hôtes, des ateliers de dégustation, des visites exclusives et atypiques, et dîners aux restaurants de châteaux.

La vente aux enchères est déjà mise en ligne ici, elle se terminera le 21 juin à minuit. Cette initiative est partie de la filière des vins de Bordeaux, elle a obtenu les concours et soutien de la Maison de vente aux enchères Briscadieu Bordeaux, de l’Office de Tourisme de Bordeaux Métropole et de WS Logistics- Groupe Balguerie.

Les profits de cette vente iront exclusivement début juillet aux CHU de Bordeaux et CH de Libourne, qui ont été et sont toujours en lutte contre le Covid-19, pour l’achat de matériels et améliorer les conditions de travail du personnel soignants.

PAR ICI LA VENTE AUX ENCHERES

09 Juin

L’image du jour : quand Reignac se met à faire de la bière, « qui l’eût cru » ?

C’est une affaire qui mousse du côté de Saint-Loubès… Le château de Reignac qui ne manque pas d’imagination a lancé des bières artisanales à partir de mout de merlot et de sauvignon. Etonnant au pays du vin, bravo pour cette idée très vin…solite.

L’équipe du château de Reignac avec Nicolas Lesaint à gauche et Marion Béchu au fond à droite © château de Reignac

Quand on me met la pression, je réponds « mousse, mousse, mousse… » Ce n’est pas à un Lorrain où l’Amos ou la Champigneulles coulait à flot qu’on l’a fait…Des bières, il en a vues (et bues…avec modération) du temps de son service militaire à Landau, le berceau de l’Allemagne, servant au « Second de Personne », le 2e Régiment d’Artillerie.

Alors quand on balance la grosse artillerie, digne de la grosse Berta, et qu’on me dit : « bien sûr, oui à Reignac on fait de la bière, cela fait même deux ans, tu savais pas ? » Là, la pression monte, la moutarde me monte au nez, et je dis que je suis comme Saint-Thomas, je demande à voir…

Et voilà-t-y pas que Reignyx et sa bande de vignerons me donne la preuve sur Facebook par l’image, « le poids des mots », non « le choc des photos »: oui ce midi à l’heure de l’apéro, ils ont fait péter leur fameuse « Qui l’Eût Cru », et là oui, j’y crois.

 « Cela ferait 4-5 ans que ma collègue Marion me disait : on fait de la bière, on fait de la bière… » me raconte Nicolas Lesaint, responsable du château de Reignac. « Je me suis rendu compte que c’était pas évident de faire de la bière moi-même, on a convaincu Monsieur Vatelot (le propriétaire du château de Reignac) et on a trouvé une brasserie pour faire de la bière au moût de raisin. On nous a aiguillé vers Nathanaël Rogier de Gasconha à Pessac. On s’est bien accordé avec lui, on a goûté des bières qu’on aimait au niveau de l’amertume proche du cépage. On a choisi une blonde désaltérante « pale ale » et on est parti sur le sauvignon gris. Cette cette base-là qu’on allait aromatiser, on a rajouté le moût à hauteur de 10% maxi pour garder la nomenclature bière ».

« Après le souci était de s’organiser et de trouver la bonne semaine, pas facile entre notre activité et celle de brasseur, on a congelé le moût et on l’a amené à brasser pour la première fois en novembre 2018. On en a sorti 3000 bouteilles avec le moût de sauvignon gris, cela a bien marché. Et donc la deuxième année, on est parti sur une bière ambrée, un peu plus torréfiée, avec plus d’amertume, de corps, avec laquelle tu peux manger… Rebelotte, on a congelé le moût de merlot, et en novembre 2019, la 2e Qui l’Eût Cru est arrivée ».

« Au départ on avait pensé à l’appeler P’tite Mousse pour rappeler le Père Noël, « c’est klug ! »mais finalement qui aurait cru qu’ont ferait une bière à Reignac, donc c’est devenu la « Qui l’Eût Cru. » En un an et demi, ça marche bien, on la trouve essentiellement à la propriété, c’est une bonne expérience. »

Bravo à l’équipe de Reignac, c’est une affaire qui mousse.

Pour info, le château de Reignac organise des portes ouvertes le 28 juin prochain.