23 Sep

Clos de l’Echauguette : il n’y a pas d’âge pour vendanger au coeur de la Citadelle de Blaye

Des images forts sympathiques ce matin de bambins de maternelles qui ont participé aux vendanges du clos de l’Echauguette à Blaye. Une tradition perpétuée par le syndicat viticole de Blaye qui exploite ce vignoble de 15 ares depuis 50 ans au coeur de la Citadelle construite par Vauban.

« Bienvenue à tous au Clos de l’Echauguette…Aujourd’hui, vous allez vendanger, c’est la première fois pour tout le monde ? Ouiiii…. » Des petits de maternelle dans le rôle de vrais vignerons… Ces 21 enfants de l’école Grospierre de Blaye attendaient de moment depuis longtemps. « On va ramasser des raisins…avec les mains… »

« Qui veut couper là ? » A 4 ou 5 ans, certains ont déjà la technique mais pas question de leur donner pour autant un sécateur… « Ce sont des petits ciseaux, à bouts ronds, donc on essaie de couper les raisins en plusieurs parties… », commente Cédric Grossard de la Maison des Vins de Blaye.

Et direction le tombereau pour déverser la précieuse récolte de merlot… « C’est quand même un grand moment pour eux car cela fait quand même deux ans qu’ils n’ont pas pu participer à ces vendanges donc c’est une euphorie pour tout le monde », commente leur professeur Clément Cheyroux de l’Ecole Grosperrin de Blaye.

Moment d’émotion aussi et d’échanges avec Guy Bénéteau, 93 ans, l’ancien président de l’appellation et du syndicat viticole de Blaye. « Quand le vignoble a été planté, j’ai fait beaucoup de fête et même intronisé plusieurs ministres ici dans la confrérie de Guyenne » « C’est un très beau projet, une très belle initiative de Guy, puisque le Clos est toujours là et on peut voir l’effervescence qu’il y a autour de ces vendanges. Et pour nous c’est une très belle visibilité : une parcelle de vigne dans un bâtiment inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, cela permet de faire connaître et rayonner notre appellation à travers le monde… », commente Thibaut Layrisse, directeur des Vins de Blaye.

En plus c’est un très grand gage de qualité dans cette parcelle de vigne et dans cette vendange, le Clos de l’Echauguette que l’on vend uniquement à la Maison des Vins de Blaye est ce que l’on fait de mieux en terme de qualité, sur l’appellation, c’est un vignoble qui est en agriculture biologique depuis 2016. » Thibaut Layrisse, directeur des Vins de Blaye.

C’est lui qui est à l’origine de ce projet avec le maire de l’époque en 1968; un vignoble de 15 ares planté en plein coeur de la citadelle Vauban, et qui a vu le jour en 1972.

Et ce sont des souvenirs à jamais gravés pour ces vignerons en herbe, remerciés par une haie d’honneur à leur sortie, par leurs aînés…

13 Sep

Pour vous aiguiller, n’oubliez pas le Spécial Vins du Point par Jacques Dupont

Jacques Dupont a sorti son Spécial Vins jeudi dernier, avec de nombreux dossiers fort intéressants: une sélection de 10 appellations au top, 25 sites d’achat en ligne au banc d’essai et aussi une analyse des foires aux vins. A se procurer chez tout bon marchand de journaux. A lire sans modération.

Il y  des sorties qui comme celles du Point peuvent être concurrencées par des événements qui occupent le devant de la scène médiatique: l’an dernier le décès de Jean-Paul Belmondo et cette année la disparition de la Reine d’Angleterre… Il n’empêche le pape de la critique française du pinard assume sa couronne et son fardeau, son Spécial Vins demeure toujours un grand moment de la rentrée… Mieux que des goodies, le Jacques et sa plume ! Toujours un événement que cette sortie Spécial Vins… Un Point, c’est tout.

« Je pense que ça ne marche pas trop mal d’après les retours des ventes et sur Twitter aussi… », commente le grand Jacques, tant il est vrai que moi-même aussi je le confesse, j’ai été occupé à faire des reportages sur Elisabeth II.

Enfin Jacques Dupont vous propose « une réflexion sur comment la vigne va évoluer, le réchauffement climatique on en parle depuis longtemps, mais à un moment donné il y a une réalité qui te saute à la tronche: c’est la réalité à l’été 2022, il y a eu une chaleur incroyable… »

« Il y a d’ailleurs une réflexion engagée avec le projet Laccave de l’Inra, mais jusqu’à présent on ne voyait pas vraiment le danger et ce que cela allait donner… Il y a une réflexion sur les porte-greffes (en Bourgogne le 161-49 ne résiste plus bien avec la chaleur), sur comment modifier la culture de la vigne, peut-être récupérer des vieux cépages qui ne mûrissaient pas avant… »

« On a aussi mis l’accent sur les vins hors appellations : une dizaine de propriétaires qui font leurs vins en dehors des AOC. »

« Sur la couverture, on a mis Raphaëlle Guyot, la fille qui relance la vigne au pays de Colette. Là bas, il y avait de la vigne sur un terroir d’argile,et de calcaire et de l’autre côté de la vallée on y faisait du vin jusqu’au phylloxéra… Elle s’est dit avant il y avait de la vigne et du vin ici, elle a replanté et du coup fait du très bon pinot noir, dans ce coin là en dehors des appellations contrôlées… »

On a aussi fait des transversales avec dans le Languedoc un focus sur le carignan... « Quand il est mené avec des petits rendements, cela donne des vins très bons, et en plus il est résistant aux grosses chaleurs… » Olivier Bompas, son accolyte,s’est chargé de déguster 160 vins là-bas.

« Il y a aussi un accent sur ces terroirs qui relancent le blanc, « comme un complément de gamme », des vignerons qui travaillent bien leur blanc et font des choses intéressantes en Chateauneuf du Pape, Vacqueyras ou Cairanne... « On parle aussi d’appellations en Bourgogne un peu méconnues comme Marange ou Monthélie où on peut trouver encore du vin abordable… »

Après, « on a passé 25 site d’achat en ligne au banc d’essai, en passant des commandes, en regardant leur catalogue et on a eu d’agréables surprises comme pour Duclot… »

« Puis comme à notre habitude, on a épluché les catalogues des foires aux vins: des milliers puis on a fait une sélection de 900 vins en print et 1200 sur le site du Point. On s’est rendu compte aussi qu’avec les faibles récoltes, de nouveau Bordeaux occupe pas mal la place… En Languedoc, en Bourgogne pas grand chose à vendre en volume pour la grande distribution. On revient donc à Bordeaux avec aussi pas mal de grands crus classés, on en trouve des abordables comme Cos Labory à prix intéressant, Bellegrave, Cantemerle…Et surtout entre 5 ET 15 €, on trouve des Médoc pas mal, des satellites de Saint-Emilion et des Côtes de Bordeaux…

« Et sur de grands millésimes 2018, 2019 et 2020, même des 2016 chez Intermarché à des prix raisonnables. On va ainsi se faire plaisir et rendre grâce à des producteurs… »

 

08 Sep

Nouveau classement de Saint-Emilion : Figeac au sommet avec Pavie comme 1er Grand Cru Classé A

Voici le nouveau classement 2022. Il consacre 85 propriétés : 2  premiers grands crus classés A, 12 premiers grands crus classés et 71 grands crus classés. Château Figeac tenait la corde depuis quelques années pour l’intégrer avec des travaux titanesques réalisés sur cette propriété familiale et un très très grand vin. Il rejoint Pavie en tête du classement. Des petits nouveaux font leur entrée comme crus classés et d’autres reviennent. Les réactions dans Côté Châteaux.

LA REACTION DE FIGEAC : « C’EST DE LA JOIE ET DE LA FIERTE ! » POUR BLANDINE DE BRIER-MANONCOURT

Un toast de la famille Manoncourt avec Frédéric Faye le directeur, avec le millésime 2015 en l’honneur de Figeac © JPS

« C’est de la joie et de la fierté, vraiment ! », me confie Blandine de Brier-Manoncourt.

C’est vraiment une reconnaissance d’un travail sur le temps long et les qualités exceptionnelles du terroir de Figeac », Blandine de Brier-Manoncourt de château FIGEAC, 1er Grand Cru Classé A

« Cela nous encourage à poursuivre sur une voie commencée par nos parents, par Thierry Manoncourt, cela nous encourage à continuer. »

« Quand nous avons appris la nouvelle, nous sommes allés la partager avec notre équipe, le personnel, car on est en pleine vendange. Et à plusieurs reprises, certains m’ont dit « je pense à Monsieur Manoncourt, il aurait été content… » Il souhaitait en effet voir Figeac à la bonne place. »

La famille Manoncourt devant château Figeac © JPS

Il y a une émotion, ce n’est pas un aboutissement, c’est une étape, c’est l’encouragement à continuer de travailler. »

A ma question, les travaux de Figeac ont du compter : « Nous n’avons pas fait ces travaux pour le classement. Quand nous avons décidé en 2016 de faire ces travaux, personne ne savait ce qu’il adviendrait du classement. Nous nous sommes posé la question de quoi a besoin Figeac pour travailler mieux, avec plus de précision. Certainement le nouveau chai, cet outil de travail faisait partie du dossier, mais ce n’était pas l’objectif de ces travaux. »

Le portail du nouveau chai avec ses lettres découpées au laser et la frise réalisée par les enfants Manoncourt © JPS

« Nous, on est aussi très content pour les autres, les châteaux distingués avec la qualité de leur vin, cela va dans le sens de la renommée de Saint-Emilion et même de Bordeaux, c’est le fruit du travail de dizaines de familles et d’équipes. »

Et de savoir ce que cela fait malgré le retrait des châteaux historiquement classés A ou d’autres : « Leur absence, ça, c’est leur liberté et cela n’enlève rien à la valeur de ce classement. C’est un booster de progrès. »

Lire ou relire l’article : Figeac : la renaissance de ce 1er grand cru classé de Saint-Emilion avec son somptueux chai

Revoir le portrait de la famille Manoncourt et le nouveau chai de Figeac ici : Côté châteaux n°23, le magazine spécial nouveaux chais du bordelais

A 5’15 » dans le magazine Côté Châteaux :

LA REACTION DE PIERRE COURDURIE, DU CHATEAU CROIX DE LABRIE PROMU GRAND CRU CLASSE DE SAINT EMILION

« On est heureux, tout simplement, c’est une belle récompense pour le travail qu’on fait ici avec Axelle depuis 10 ans. Cela récompense aussi les équipes. C’est une belle évolution, en bio, biodynamic et agroforesterie depuis 5 ans… C‘est un très beau classement pour Saint-Emilion. Je suis très heureux pour la famille Manoncourt et Figeac ».

Ce n’est pas pour autant que cela va changer notre vie, notre prix, on a fait cela pour savoir où on est parmi les vins de Bordeaux. C’est super. On est content pour l’appellation, cela va faire une belle récompense. », Pierre Courdurié de Croix de Labrie grand cru classé.

« On a vu les résultats sur la vendange 2022 de la biodynamie et de l’agroforesterie, et on se réjouit que pas mal de propriétés ont décidé de s’y mettre… »

Lire ou relire : Les femmes du vin à l’honneur dans le prochain Côté Châteaux (avec le portrait d’Axelle Courdurié)

« ON A ATTENDU LE DESSERT POUR LEUR DIRE », CHATEAU MANGOT : « POUR NOUR C’EST UNE FIERTE ET UNE NOUVELLE ETAPE »

« On a vu cela à midi, mais ça nous a pas coupé l’appétit », commente d’emblée Yann Todeschini qui avec son frère Karl sont fiers de rentrer avec Mangot dans le classement. « On était avec l’équipe, au repas de vendange et on a attendu le dessert pour leur annoncer ! »

C’est une belle récompense pour la famille, pour notre père et notre grand-père. Une récompense depuis nos débuts il y a 70 ans », Yann Todeschini château Mangot grand cru classé.

« Notre famille est partie de la coopérative, on est devenu avec notre père Saint-Emilion Grand Cru, 1ère bouteille en 1992, puis le domaine est passé en 100% grand cru depuis 2001 avec 100 000 bouteilles produites. Et puis voilà 2022, c’est des changements et des tranches de vie…. Même notre mère a pleuré, elle n’y croyait pas.

« C‘est une belle récompense, qui arrive en pleine récolte, on est un peu pressé, on est dans le jus des vendanges , à fond depuis lundi. Là ça va motiver tout le monde…

« Nous on n’a jamais été anti-classement, même si on n’avait pas postulé avant, c’est la seule appellation qui le fait et c’est bien que cela continue. Pour nous c’est fondé et c’est une nouvelle étape. »

Lire ou relire : Les frères Todeschini offrent un nouveau visage à Mangot

Regardez le reportage sur les vendanges 2019 à Mangot  par Sandrine Valéro et Nicolas Pressigout :

LE CONSEIL DES VINS DE SAINT-EMILION SOULIGNE UN CLASSEMENT UNIQUE AU MONDE QUI CONSACRE 85 PROPRIETES

Voici le communiqué du Conseil des Vins publié ce jour :

« Le Classement des Vins de Saint-Emilion est unique au monde. Créé en 1955 sous l’égide de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO), il est le seul à être révisable tous les 10 ans. Il encourage ainsi chaque cru, prétendant ou déjà promu, à toujours rechercher l’excellence, millésime après millésime.

Aujourd’hui, c’est une nouvelle page de la grande histoire de nos appellations qui s’écrit. Après de longs mois d’un travail très minutieux, les 7 membres de la Commission de Classement ont finalisé, sous l’égide du Comité National, la liste des crus classés de l’AOC Saint-Emilion Grand Cru pour les 10 prochaines années.

Cette liste adoptée ce jour par le comité National sera soumise par la suite à l’homologation des ministères en charge de l’agriculture et de de la consommation.

Ce nouveau classement consacre ainsi 85 propriétés : – 2 Premiers Grands Crus Classés A,
– 12 Premiers Grands Crus Classés,
– 71 Grands Crus Classés.

Ce classement récompense le travail des femmes et des hommes qui ont œuvré depuis des décennies pour hisser ou maintenir leur cru au sommet de l’appellation.

Afin de juger de la constance et de la qualité exceptionnelle des vins, la commission de classement s’est appuyée sur les travaux de Bureau Veritas certification France : 1343 échantillons ont ainsi été dégustés par un panel de 43 dégustateurs-experts mobilisés pendant 4 mois.

Tout en laissant une place majeure au vin et à la dégustation, le classement prend également en compte la notoriété du cru, la grandeur de ses terroirs et la conduite exemplaire de son vignoble. C’est ainsi qu’il tient compte de milliers de détails pour certains infimes, mais qui, tous ensemble, concourent à l’excellence de chaque cru.

Fidèle à ses principes et stable dans ses fondamentaux depuis 1955, le classement offre ainsi aux amateurs du monde entier un gage de qualité exceptionnelle dans le temps.

Le Conseil des Vins de Saint-Emilion remercie sincèrement l’INAO pour son implication sans relâche dans l’élaboration de ce classement.

« Nous tenons à féliciter l’ensemble des propriétés qui figurent sur cette nouvelle édition du classement des vins de Saint-Emilion ainsi que leurs équipes, car c’est bien une aventure collective et humaine exceptionnelle ! Il n’y a pas de grand vin sans terroir, sans femmes et sans hommes engagés. Nul doute que ce nouveau classement saura continuer à faire briller le nom de Saint-Emilion par-delà nos frontières » Jean-François Galhaud, Président du Conseil des Vins de Saint-Emilion ».

07 Sep

Un bel engouement pour le lancement des foires aux vins

Cette semaine, les foires aux vins débutent un peu partout chez les cavistes, dans la grande distribution et sur les sites internet. Une opération qui va durer jusqu’à la mi-octobre. Hier soir 200 amateurs se pressaient pour assister à la soirée d’ouverture à l’Intermarché de Talence. Ce supermarché réalise ce jour-là son meilleur chiffre d’affaire, mieux qu’une veille de Noël.

Un caddie bien rempli, c’est pour Olivier la ruée sur les bonnes affaires avant même le coup d’envoi de la soirée… « Cela faisait 10 ans que je n’avais pas participé à la foire aux vins, donc je me suis dit cette année, j’y vais ! »

Ils étaient 200 à se presser pour dénicher des pépites ; des connaisseurs, éclairés et initiés... « C’est mon cousin qui l’élabore, un grand cru classé de Saint-Emilion, et donc pour faire honneur à ma famille, j’ai pris celui-là »… « C’est toujours intéressant d’avoir les bons conseils et les retours sur les millésimes », témoigne un autre client.

400 références proposées, entre 3 et 300€ la bouteille, la sélection a été opérée par des vignerons, consultant comme Stéphane Derenoncourt, ou encore un double champion du monde de la dégustation François Breteau :

J’ai du goûter à peu près 1400 échantillons, en 15 jours, donc cela représente à peu près 120 échantillons par jour…Il faut arriver à extirper les plus jolis, les plus beaux vins, les meilleurs rapports qualité-prix possibles », François Breteau champion du monde de la dégustation.

Et pour savoir quoi acheter, il y a bien sûr le catalogue de l’enseigne mais aussi les dégustations ce soir-là, car une vingtaine de vignerons et non des moindres (Jacques Lurton (La Louvière), Jean-François Quenin (Pressac) ou Bruno Baylet (Landereau)) sont venus à la rencontre des consommateurs, avec également les étudiants en 2e année du BTS technico-commercial de la MFR de Vayres sur le pont pour faire déguster de très beau vins de différents prix.

« Nous on est de Bordeaux et on cherche des choses plutôt tanniques, plutôt fortes, mais ce qui est important c’est plutôt l’équilibre du vin… » commente un client girondin.

« C’est toujours un grand plaisir d’être au contact des consommateurs, c’est enrichissant pour nous de voir les gens apprécier nos produits, c’est toujours un grand moment de partage donc oui on est très heureux de le faire…. »commente Loïc Chanfreau directeur des châteaux Fonréaud et Lestage.

« C’est la bonne humeur, c’est la convivialité, c’est le savoir-vivre », commente une cliente fidèle de ce supermarché.

Dylan Loubet, Clara Javanaud et Alric Perrin, les étudiants de la MFR de Vayres © JPS

Si certains se sont fixés un budget, d’autres peuvent acheter au coup de coeur…. » Environ une dizaine d’euros par bouteille », commente l’un… « Budget autour de 150, 200€ à peu près, je cherche un peu de tout notamment du champagne, …, je cherche essentiellement du Bordelais, Graves ou Pessac-Léognan, ici en Gironde, c’est ce que je préfère… » commente un autre client.

Cette journée et soirée de foire aux vins représente 1% du chiffre d’affaire annuel, le meilleur jour de l’année devant une journée de veille de Noël : « aujourd’hui, on devrait faire à peu près 40 000e de chiffre d’affaire sur la soirée, et le ticket moyen va être assez élevé car on va vendre pas mal de grands crus, donc ça va être aux alentours des 80€ » explique David Verkerke directeur de l’Intermarché de Talence.

Les rabais vont de 10 à 15% en moyenne, parfois plus, et notamment avec la ristourne qui s’applique après pour les clients de ce supermarché qui se voient recréditer de 10 à  15% en avantage carte si le ticket dépasse 100 à 150€… De quoi refaire sa cave pour les apéros, dîners entre amis ou en famille ou pour les repas de fin d’année… A consommer avec modération.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer et Xavier Granger :

 

06 Sep

La Cité du Vin : record historique de fréquentation pour l’été avec 105 000 visiteurs

Depuis l’ouverture de la Cité du Vin le 1er juin 2016, les 2 mois d’été juillet et août se sont terminés par un record de fréquentation jamais égalé jusqu’ici avec 105 000 visiteurs. Un visitorat bordelais et français en hausse de 40% par rapport à 2019, avec un retour en force des Espagnols, Italiens et Allemands…

Le Covid 19 semble désormais bien loin… Même s’il pourrait refaire surface cet automne et qu’il continue de roder. En tout cas, la Cité du Vin, qui n’avait réussi a remplir son superbe musée ou édifice interactif dédié au monde du vin qu’à moitié durant ces années de crise sanitaire en 2020 ou 2021, refait surface et bat même un record de fréquentation cet été avec 105 000 visiteurs. On ne peut que s’en réjouir. Il est vrai que l’endroit avait aussi cet attrait outre culturel d’apporter un peu de fraîcheur durant ces périodes de canicule…

Ce sont les Bordelais et les français qui sont venus en masse avec une hausse de +40% par rapport aux scores de 2019, suivis par les étrangers qui ont fait leur grand retour (excepté les Britanniques) : Espagnols (+42%, Italiens +36%, Allemands +21% et Belges +9%)

L’exposition « Picasso, l’effervescence des formes » a rencontré aussi un beau succès avec plus de 63 000 visiteurs emballés par le maître espagnol, avec comme prisme le vin et les alcools populaires (à consommer avec modération).

Ce matin, la Cité du Vin a dévoilé également sa nouvelle saison culturelle avec le 17 septembre une après-midi spéciale Prosecco pour les Journées Européennes du Patrimoine, le 20 septembre à 19h projection d’un documentaire les Vignerons du Vivant par Julien Touzaint, le 11 octobre une rencontre autour de l’agroécologie avec Cheval Blanc, le Vin dans le Cinéma le 18 octobre, etc…

L’autre grande nouveauté ce sont des afterworks programmés et généralisés chaque jeudi à 18h30 et 20h30 avec des ateliers mets et vins, pour découvrir des spécialités culinaires et des vins de Nouvelle Aquitaine et d’autres régions du monde.

La Cité du Vin se réinvente avec un nouveau Parcours Permanent, une grande partie des équipements vont être repensés et repositionnés à partir de cet automne et cet hiver. Au printemps 2023 tout sera terminé. Un budget de plus de 8 millions d’euros, avec le soutien de l’Europe, de la région Nouvelle Aquitaine, de Bordeaux Métropole et de la Ville de Bordeaux.

Et comme Côté Châteaux anticipe toujours l’action, il vous offrira un magazine numéro spécial Cité du Vin pour son numéro 34 en octobre prochain, actuellement en tournage.

22 Août

Vendanges : les travailleurs handicapés mis à l’honneur au château La Garde

En Gironde, certains châteaux allient le travail et l’insertion. C’est le cas depuis plus de 5 ans au château la Garde qui fait appel aux travailleurs de l’ESAT Magdeleine de Vimont à Castres-sur-Gironde. 30 vendangeurs sur le pont depuis ce matin, très appréciés de tous.

C’est la reprise pour ces 30 travailleurs en situation de handicap de l’Etablissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) Magdeleine de Vimont à Castres-sur-Gironde, un coup d’envoi des vendanges en blancs au château la Garde à Martillac en Gironde; un travail important et aussi valorisant.

« C’est très facile, on met la main comme cela et puis on coupe comme ça pour ne pas se couper », explique Yannick, qui a commencé les vendanges il y a 25 ans déjà au château Crabitey « en 1997, ça date … » commente-t-il encore.

Sabrina : « nous faisons différentes activités au sein de l’ESAT qui sont assez sympathiques, moi ça fait 17 ans que j’y suis, on récolte donc la vendange, c’est assez simple, on coupe et on vide dans les cagettes, pour après mettre dans les cuves quand ce sera trié…Nous faisons plusieurs châteaux différents également. »

Tous sont majeurs et ont entre 18 et 60 ans, ils ont quelques « déficiences mentales légères ou moyennes, ou peuvent encore être autistes », selon Christophe Jussier chef d’atelier de l’ESAT Magdeleine de Vimont. Ce sont en tout cas des travailleurs professionnels, très motivés. Quelle est l’ambiance ici ? « Bonne, très bonne, le chef de culture est vachement sympa, on rigole bien, après il faut être sérieux au travail comme tout le temps… », commente Julien, habituellement sur les espaces verts, mais venu prêter main forte à la vigne.

C’est déjà une reconnaissance de leur activité, une professionnalisation de leur métier, puisque l’on met en place un ensemble de pratiques et de formations pour qu’ils puissent se professionnaliser dans ce métier qu’est la vigne, on le fait également sur le secteur du chai » Christophe Jussier ESAT Magdeleine de Vimont

Et de compléter :« Cela vient finaliser l’ensemble de toutes les pratiques qu’on met en oeuvre… On le sait 80 à 90% de la qualité d’un vin provient d’une qualité de vendanges donc pour eux c’est aboutir à un travail d’une saison qui se termine (car ils font aussi les travaux hivernaux et travaux en vert à la vigne) et qui va débuter par l’élaboration du vin aussi. On a aussi la possibilité de produire du vin sur l’ESAT… »

Cela fait 5 ans que ces travailleurs participent aux vendanges du château la Garde, qui compte 54 hectares (3,5 en blanc et 50,5 en rouge); ils effectuent ici un travail méticuleux.

Pierre Estorge, directeur d’exploitation du château La Garde, et Frédéric Bonnaffous, directeur des vignobles Dourthe © JPS

C’est vraiment un travail de grande précision qu’ils maîtrisent à merveille; ils ne vont pas très vite, mais nous c’est exactement le rythme que l’on recherche, parce qu’on est dans une dimension de précision qui doit correspondre au micro-parcellaire, et aux variations de terroirs que nous avons sur la propriété », selon Pierre Estorge, responsable d’exploitation du château La Garde.

Pour Frédéric Bonnaffous, directeur des Domaines Dourthe : « on a voulu depuis des années privilégier des gens en local et aussi l’ESAT qui proposait des travailleurs handicapés pour les travaux de la vigne, que ce soit au moment des vendanges mais aussi toute l’année parce que c’est aussi important pour arriver à fidéliser des équipes, il faut leur proposer du travail toute l’année… Et nous le principe de proposer du travail à des établissements d’insertion, c’est quelque chose qui nous tenait à coeur dans la vision qu’on a de l’entreprise aussi de l’insertion de l’entreprise dans son environnement… »

L’ESAT de Castres-sur-Gironde collabore ainsi avec 15 propriétés viticoles et s’est spécialisée depuis quelques années dans les travaux de la vigne et des espaces verts.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Nicolas Pressigout et Sarah Colpaert :

19 Août

Vendanges : portraits croisés des petites mains de la vigne

On les appelle les petites mains de la vigne, ce sont des étudiants, retraités, travailleurs saisonniers ou étrangers. Tous méritent d’être à l’honneur, car sans eux il n’y aurait pas de vendanges… Rencontre ce matin avec ces salariés engagés pour un dur labeur, qui méritent et montrent l’envie de bien faire, avec un smic ou parfois un peu plus. Néanmoins, cela devient compliquer de recruter ces vendangeurs et travailleurs saisonniers.

A l’embauche ce matin, Lisa est encore hésitante, elle se fait monter la manière de couper le raisin et de ne garder que le bon, en retirant parfois du pourri ou des baies desséchées. Lisa a 22 ans, elle est étudiante en master de l’intervention et du développement social et participe pour la première fois aux vendanges de Smith Haut Lafitte à Martillac en Gironde :

« c’est la première fois cette année, je fais les vendanges en tant que petit boulot d’été et en tant qu’étudiante, parce que j’en ai besoin… Cela permet d’aider mes parents à payer mon loyer, et à payer d’autres choses. »

« Cela représente une source de revenus et pour moi une avancée dans mon orientation pro car je vais faire des études en agronomie », commente Julien cet autre étudiant de 18 ans.

Au châteaux Carbonnieux à Léognan, on y trouve une poignée de retraités de 75 et même 80 ans comme Marie-Josée et Daniel. Malgré la pénibilité du travail et la chaleur, ils sont toujours là depuis plus de 20 ans, par envie, par habitude mais surtout pour compléter leur pension avec un salaire au niveau du smic (parfois un peu plus, avec le panier repas).

« C’est un apport au budget, et ce n’est pas plus désagréable qu’autre chose mais c’est surtout un apport au budget » commente Marie-Josée 75 ans; « je pense que je vais continuer un peu, mais pas longtemps (rire), mais enfin je diminue quand même mes journées surtout avec les chaleurs de cette année », commente Daniel 80 ans.

Dans ces vignobles, de nombreux saisonniers aussi des locaux mais aussi pas mal d’étrangers. Autrefois de la main d’oeuvre espagnole ou portugaise, désormais aujourd’hui davantage originaire des pays de l’Est comme ces bulgares sédentaires à Bordeaux Sylvia et Thiomir. « C’est bien, chaque année on vient pour travailler chaque saison ici »

« Il est clair que dans des régions plus éloignées de Bordeaux, c’est beaucoup plus compliqué de trouver du monde mais quelque part on sent un peu plus de tension depuis quelques années pour trouver du monde pour travailler dans les vignes que ce soit en saisons et même en vendanges, même si c’est un peu moins marqué en vendanges car il y a un peu ce côté magique des vendanges qui attire des gens, » selon Fabien Teitgen directeur général du château Smith Haut Lafitte.

Si certains châteaux continuent de recruter sur place, de plus en plus font appel à des entreprises prestataires de service…Et parfois les demandes peuvent être supérieures à l’offre.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Astrid Ferbos :

17 Août

Bordeaux : on vendange désormais à la mi-août…

C’est historique. Avec le réchauffement climatique, les vendanges se rapprochent de plus en plus de la mi-août. En Pessac-Léognan, les premiers sauvignons blancs ont commencé à être récoltés depuis ce mardi 16 août au château Carbonnieux à Léognan. Les châteaux Picque-Caillou, Luchey-Halde à Mérignac ont aussi démarré. Demain, au tour des vignobles André Lurton, de Latour-Martillac et Smith-Haut-Lafitte.

Pour Eric Perrin, ces vendanges figurent parmi les plus précoces ces 25 dernières années © JPS

On peut en rire, ou en pleurer. Mais finies les vacances tranquilles pour les propriétaires et leurs équipes de vendangeurs, tout s’accélère et il faut désormais planifier des vacances avant !

Imaginez plutôt, des maturités optimales le 12 août sur certaines parcelles… Le château Carbonnieux voulait donner son coup d’envoi vendredi dernier mais a du y renoncer du fait d’un manque de main d’oeuvre.

C’est donc hier que la troupe de 50 coupeurs et porteurs a commencé à s’activer dans les rangs de vigne et à récolter ce millésime 2022; un millésime parmi les plus précoces avec 1997, 2003, 2011 et 2020…

« On a été surtout très inquiet avec les 4 épisodes de canicule cet été, en se disant la vigne va souffrir, on va connaître enfin du stress hydrique et regardez la vigne est restée très verte, aujourd’hui les baies, c’est sûr, sont un peu plus petites que d’habitude, mais d’un point de vue aromatique et qualité, on est plutôt content », témoigne Eric Perrin du château Carbonnieux.

A Mérignac, le château Luchey-Halde a démarré ce matin… Même si la vigne a montré ces derniers jours quelques signe de souffrance, les 130 millimètres tombés en juin ont été salvateurs et ont donné des réserves en eau suffisantes pour affronter les 2 premiers épisodes de canicule. En revanche, les degrés mesurés témoignent d’une année chaude.

« Il y a un fort degré potentiel alcoolique, nous c’est notre premier jour de vendange, je pense qu’on va ramasser des blancs qui vont être entre 13 et 14 degrés, ce qui est très très élevé, pour nous »,, Pierre Darriet directeur d’exploitation de Luchey-Halde

Avec ces vendanges avancées, les équipes vont savoir maîtriser les équilibres sucres et acidité au chai. Toutefois des questions se posent sur certains cépages pour les années à venir.

« Nos cépages commencent à connaître pour certains leurs limites, comme le sauvignon, le merlot… On voit bien que la sécheresse, les degrés alcooliques commencent à créer des soucis, on va devoir prendre des mesures certainement au niveau de la conduite de la vigne et au niveau de l’irrigation… » Andrea Perrin oenologue et maître de chai au château Carbonnieux.

Cette année l’appellation Pessac-Léognan a eu une dérogation pour pouvoir arroser la vigne, peu l’ont fait, mis à part sur les jeunes plants.

En tout cas les vendanges des blancs risquent ici de se terminer début septembre et pour les rouges démarrer fin août et s’échelonner jusqu’à fin septembre, début octobre en Pessac-Léognan.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix et Sarah Colpaert :

29 Juil

Incendies en Gironde : 1000 places pour le match d’ouverture de l’UBB et des bouteilles de vin offertes aux pompiers girondins

C’est un élan de solidarité qui se poursuit avec les pompiers de Gironde et d’autres départements qui ont sauvé de nombreuses habitations et la forêt des Landes de Gascogne. Le CIVB et l’UBB ont décidé de les remercier à leur manière en offrant 1000 bouteilles et 1000 places pour le match de rugby Bordeaux-Toulouse; le syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur collecte aussi d’autres bouteilles pour les pompiers girondins.

Grâce au professionnalisme des 3000 pompiers mobilisés durant plus de deux semaines sur le front des incendies de La Teste et de Landiras en Gironde depuis le 12 juillet, aucune victime n’est à déplorer et des communes entières ont été épargnées par les flammes. 20 800 hectares ont toutefois brûlés, mais comme le soulignait lundi la Préfète de Gironde, Fabienne Buscio, le bilan aurait pu être pire 50 000 hectares de plus de forêt auraient pu brûler. Si 5 habitations ont été détruites (ainsi qu’une discothèque, un restaurant et 5 campings), 2870 maisons ont pu être sauvées par les pompiers, ce qui représente des efforts considérables.

Allan Sichel, président du CIVB, et Laurent Marty, président de l’UBB, dans un communiqué commun ont déclaré:

Nous nous associons pour remercier ces hommes et ces femmes exemplaires, et saluer leur courage, leur dévouement, leur ténacité, malgré des conditions d’intervention dantesques », Allan Sichel CIVB et Laurent Marty UBB

Aussi « le club de rugby de l’Union Bordeaux Bègles (UBB) leur offrira 1000 places pour le match d’ouverture de la saison, Bordeaux-Toulouse, le dimanche 4 septembre. Un tour d’honneur des pompiers avant le coup d’envoi donnera au public l’occasion de les applaudir et de les remercier.’

De son côté le CIVB, a décidé d’offrir aux pompiers girondins 1000 bouteilles de vin, et le syndicat viticole de Bordeaux et Bordeaux Supérieur a décidé aussi de se mobiliser et fiat un appel à ses adhérents afin de collecter d’autres bouteilles et de les distribuer directement dans l’ensemble des caserne de la Gironde. « N’hésitez pas à déposer un carton de 6 bouteilles à l’accueil du syndicat et un carton de remerciement avant le 26 août » selon la lettre d’information du Syndicat des Bordeaux.

12 Juil

Yann Arthus-Bertrand inaugure son expo « vignerons » à la Cité du Vin de Bordeaux

« Instant d’émotion hier soir pour les vignerons de Blaye qui ont pu apprécier le travail du génie de la photo qui sait mettre l’humain en avant et avant tout. Il a tenu à être là, ce mec engagé pour la survie de la planète, ce témoin de l’évolution du climat et de la sauvegarde de la planète. Bravo Yann pour cette belle restitution.

« Le vin, c’est la FRANCE, c’est le goût de la terre… » dixit Yann Arthus-Bertrand …

Yann Arthus-Bertrand a réalisé de nombreux reportages, documentaires et notamment la Terre Vue du Ciel est un photographe émérite qui a sillonné la planète Terre et a pris conscience de l’urgence climatique et des dangers pour la planète.

C’est en toute amitié et humilité qui a répondu à l’invitation des vignerons de Blaye de venir les immortaliser, enpréambule de son film « France une histoire d’amour… »  

Il a voulu ainsi partir à la rencontre des français et de leur fibre, afin de les restituer le plus fidèlement possible…. Et ainsi de relater une réflexion d’une viticultrice qu’il a adoré , sur le ton de l’humour, « mon mari est moche sur la photo, mais mon chien est bien… »

 

Et ainsi de relater une réflexion d’une viticultrice qu’il a adoré , sur le ton de l’humour, « mon mari est moche sur la photo, mais mon chien est bien… »

 

Regardez le reportage lors de son shooting photo à Blaye en novembre dernier. Côté Châteaux y était: lire ou relire :

Yann Arthus-Bertrand en Gironde : « une histoire d’amour » avec les vignerons du Blayais

Regardez le reportage par Jean-Pierre Stahl et Guillaume Decaix :