22 Août

Tout Bordeaux à Quebec : c’est parti pour la 5e fête du vin et du caribou

C’est parti pour une nouvelle fête du vin chez nos cousins de Québec. 60 vignerons ont fait le déplacement et une belle délégation de la mairie de Bordeaux emmenée par le nouveau maire Nicolas Florian pour ce 5e Québec Fête le Vin du 22 au 25 août.

Sur les traces d’Alain Juppé… Nicolas Florian n’est ni parti en exil momentané, il n’a pas non plus enfilé le costume du grand Charles de Gaulle pour crier vive le Québec libre, il est tout simplement parti en ambassadeur et maire de Bordeaux pour fêter la fête du vin exportée de l’autre côté de l’Atlantique. Une nouvelle Fête du Vin, à l’identique de la 1ère édition créée selon la volonté de Régis Labeaume, le maire de Québec toujours présent, et d‘Alain Juppé, aujourd’hui sage au Conseil Constitutionnel.

Pour faire le job et que cette fête soit un succès, une soixantaine de vignerons de Bordeaux ont pris l’avion pour être présents et faire déguster durant 4 jours leur production, ainsi que Stephan Delaux, le président de Bordeaux Grands Événements, maire adjoint de Bordeaux et Président de l’Office de Tourisme, mais aussi Fabien Robert et Alexandra Siarri deux autres adjoints de Bordeaux, sans oublier Philippe Buisson, le maire de Libourne.

Cette 5 eme édition de la Fête du Vin à Québec se déroule sur le nouveau site de l’Agora, sur le port de Québec. 7 pavillons des appellations Bordeaux sont représentés, et bien sûr un pavillon de l’Ecole du Vin, pour former néophytes et jeunes connaisseurs quebecois à l’art de la dégustation et pour mieux apprécier les vins de Bordeaux.

Merci à Laurent Moujon pour ses photos envoyées à Côté Châteaux.

17 Août

Adrien David Beaulieu : la Cuvée Emeri, « comparable à une oeuvre d’art »

C’est peut-être « l’avenir de la distribution à Bordeaux », Adrien David Beaulieu commercialise via une plateforme une cuvée d’exception bouchée à l’émeri, à l’identique d’une très vieille bouteille de la propriété de 1750. 300 exemplaires produits dont les prix pourraient s’envoler…

Adrien David-Beaulieu avec sa très vieille bouteille © Jean-Pierre Stahl

La famille David Beaulieu est une très vieille famille de vignerons à Saint-Emilion, 400 ans d’histoire à la tête de château Coutet. Adrien David Beaulieu et Mathieu son cousin en sont la 14e génération. Chaque jour, ils présentent aux visiteurs leur château Coutet, un domaine de 11 hectares de vignes conduits en bio depuis l’origine, sans désherbant, sans insecticide et sans pesticide de synthèse.

Une famille qui un beau jour a retrouvé sur son domaine une vieille bouteille de 1750 : « il s’agit de l’une des plus vieilles bouteilles de Bordeaux retrouvée pleine, dans de la terre battue, une bouteille bouchée à l’émeri… » Cela leur a donné l’idée tout naturellement de vouloir refaire ce même type de bouchage en verre. Ils ont ainsi fait appel à un maître verrier Meilleur Ouvrier de France pour refaire ce type de bouchage parfait, sans fuite, qui a d’ailleurs donné l’expression « être bouché à l’émeri » pour être hermétique, obtus voire idiot. Mais là, l’idée est loin d’être idiote, c’est plutôt une idée de génie de vouloir communier avec ce passé, et de faire appel aux meilleurs artisans, MOF verrier mais aussi ébéniste pour le coffret bois en acacia adapté à chaque bouteille, avec aussi une guillotine sur mesure…ce qui fait dire à Adrien David Beaulieu « c’est comparable à une oeuvre d’art ».

Alain, Matthieu, Adrien et Xavier David Beaulieu devant leur château Coutet dans la famille depuis 1620 © JPS

Et ce vigneron qui a la passion de son métier chevillée au corps de décrire le vin qu’il y met à l’intérieur : « c’est la production de la cuvée presque parfaite telle qu’on peut la trouver à Coutet. La même cuvée que pour les Demoiselles : on ne produit que 2600 bouteilles entre les Demoiselles et 300 de la Cuvée Emeri. C’est très qualitatif, issu de vieilles vignes au sommet de la propriété sur le plateau calcaire, jamais traité… Un plateau planté avec des merlots à coeur rouge de 95 ans et des bouchets ou cabernets francs de 67 ans, les cépages locaux. » Un travail presque d’orfèvre de la vigne au chai où les raisins sont triés grain par grain par 70 personnes durant 2 jours. « C’est une vigne à très faible rendement : 20 hectolitres à l’hectare… On y fait le vin le plus qualitatif possible, avec 3 parcelles dédiées à ces bouteilles-là. »

Photo Chateau Coutet © J.Losson

Depuis le millésime 2014, après 4 ans à concevoir cette bouteille bouchée à l’émeri, à l’identique de ce qui se faisait jadis, la famille David-Beaulieu a lancé cette cuvée: chaque bouteille soufflée est unique, ainsi que son bouchon en verre, sans compter le coffret qui va lui servir d’écrin. « Cette bouteille de 1750 est une des plus vieilles à ce jour, on est très très peu dans le monde a en posséder, le vin peut rester dans la bouteille à travers les siècles, car il n’y a pas d’échange avec l’extérieur. (comme avec le bouchon). Pouvoir sceller un vin à travers le temps, c’est un concept d’oeuvre d’art, du très haut de gamme. »

Du fait main de A à Z, la Cuvée Emeri (ici une bouteille de 2015) qui sur le 2016 ne comptera que 300 exemplaires

Aussi, la cuvée Emeri de 2016 va être commercialisée via Alti Wine Exchange, une « plateforme assimilable à une place boursière, qui est en cours de validation. » « Cela a débuté vendredi de la semaine dernière et la commercialisation de ces bouteilles va durer 2 mois ». Le prix fixé à la base a été de 600€, un prix qui risque de monter, en fonction de l’offre et de la demande. Les bouteilles sont conservées sous douane à Bordeaux City Bond, un immense chai à Bordeaux géré par la CCI de Bordeaux qui sert de stockage du vin (dans les conditions optimum de température et d’hygromètrIe), en attendant d’être livrées, voire revendues. Car l’acheteur pourra revendre aussi son vin, via cette plateforme. C’est un peu comme à la Bourse. Une première pour ce vigneron, mais qui risque de faire des émules, car de nombreux vignerons font à Bordeaux, comme ailleurs des cuvées remarquables, ce qui fait dire à Adrien David-Beaulieu, « à mon avis c’est l’avenir de la distribution à Bordeaux. La bouteille ne bouge pas tant qu’elle n’est pas retirée de Bordeaux City Bond », un bon placement en somme car le vin à l’intérieur n’évolue pas, ou en tout cas pas comme avec un bouchage traditionnel avec un bouchon en liège.

Adrien David-Beaulieu lors des journées portes ouvertes en 2018 présentait déjà sa cuvée © JPS

Adrien David Beaulieu reste avant tout un vigneron qui aime faire partager son savoir-faire et sa production, aussi les amateurs intéressés peuvent venir à la propriété déguster le vin : « on fait goûter à la propriété, c’est le même vin que la cuvée Demoiselle, vendue en bouteille traditionnelle à 75€ ». Une production qui s’est déjà arrachée sur les millésimes 2014 et 2015, « vendue dans 6 pays en plus de la France, Ontario, USA, Japon, Allemagne, Suisse, Autriche… On espère doubler notre production mais on n’ira pas au-delà de 4800 bouteilles. »

En revanche sur la Cuvée Emeri, la production ne devrait pas être guère plus importante car « on ne pourra pas monter plus haut en terme de coûts de production, » ajoute Adrien David-Beaulieu. Sur le millésime 2014, 184 ont été vendues, 250 sur le millésime 2015 et 300 proposées sur le millésime 2016.

07 Août

Pyrénées-Orientales : c’est parti pour les vendanges dans les vignes de Cabestany

Ce sont des vendanges précoces, avec une semaine d’avance par rapport à 2018, dans cette région des Pyrénées-Orientales. Les vendanges ont débuté ce mardi matin sur du muscat petits grains à Cabestany.

Démarrage des vendanges à Cabestany © France 3 Languedoc-Roussillon

C’est bien connu dans le Languedoc-Roussillon, les vendanges débutent en général avant le Bordelais. L’an dernier, je m’étais fait l’écho de vendanges très précoces débutées fin juillet, là je vais vous parler des vendanges débutées hier matin à Cabestany, couvertes par mes confrères de France 3 Perpignan.

Ces vendanges ont démarrées à la fraîche, comme c’est d’usage, à 7h30 dans ces vignes de muscat petits grains à Cabestany en Roussillon. La chaleur de cet été engendrant sécheresse et par ailleurs la canicule ont favorisé une maturité plus rapide et un ramassage plus tôt. La fournaise a aussi asséché une partie des grappes sur les pieds de vigne, mais fort heureusement sans faire ici de dégâts majeurs. Toutefois, le manque d’eau va se traduire irrémédiablement par une récolte de 20 à 30% plus faible que d’habitude.

Ces vendanges vont durer quasiment deux mois, avec ramassages à la main et une équipe de 40 vendangeurs et à la machine pour la moitié des parcelles durant la nuit. En tout cas, le muscat ramassé s’annonce de qualité. Bon courage pour les semaines à venir.

Regardez le reportage de mes confrères de France 3 Languedoc Roussillon O.Faissolle, G.Duval et R.Grillot.

02 Août

La 8e Nuit du Terroir, c’est ce samedi en Côtes de Bourg

C’est devenu un rendez-vous très prisé au Parc de l’Esconge à Bourg en Gironde. Initiée par les vignerons de the Spicy Side of Bordeaux, la Nuit du Terroir va rassembler plus d’une vingtaine de producteurs de produits du terroir et de nombreux jeunes vignerons.

Ce sont plus de 3000 personnes qui sont attendues cette année encore au Parc de l’Esconge à Bourg, car en 2016, le cap des 3000 avait été franchi.

Les jeunes vignerons des Côtes de Bourg attendent pour ce premier samedi d’août tous les amateurs de vin et de produits du terroir.  Vous serez séduits par cette ambiance festive et épicurienne  avec les produits de vingt producteurs locaux (huîtres et crevettes du bassin, burger du terroir, charcuterie, escargots , fromage …) et les vins des jeunes producteurs des Côtes de Bourg.

Derrière les comptoirs, c’est la jeune génération des vignerons des Côtes de Bourg qui sera sur le pont pour vous faire découvrir leurs vins puissants et qui ont une sacré personnalité sur ce terroir fameux de Bordeaux, celui des Côtes de Bourg.

La soirée sera animée par 3 groupes différents, avec le partenariat de RTL2.  L’entrée, avec un verre de dégustation, est fixée à 2,50 euros. Soirée prévue de 17h à 1h du matin.

Informations : 05 57 94 80 20

16 Juil

« Château Vénus Airlines » : le vigneron qui a créé sa piste au beau milieu des vignes pour admirer les châteaux vus du ciel

Pour le coup, c’est vin…solite. Un vigneron a eu l’idée de concilier ses deux passions le vin et le vol. Du coup il a créé avec sa femme une sorte de petit aéroport au milieu de ses vignes. C’est château Vénus Airlines qui vous offre un bon bol d’air et un dépaysement assuré pour admirer châetaux et Bassin d’Arcachon.

Les pilotes de Vénus Airlines Bertrand Amart et Yann Romanson, avec leurs passagers belges Mehdi et Valérie © Jean-Pierre Stahl

« Bienvenue à Venus Airlines… » Accueillis comme dans un terminal d’aéroport, ces touristes Belges de la région de Bruxelles, Valérie et Mehdi, sont agréablement surpris d’avoir comme pilote…un vigneron !

Bertrand Amart a acheté en 2005 des vignes avec son épouse dans les Graves et a eu cette idée originale de tracer une piste d’attérrissage de 500 mètres au beau milieu de ses 10 hectares de vignes. Son concept est de développer l’oenotourisme avec des baptêmes de l’air et le survol de châteaux du bordelais en avions légers. Il en possède 4 aujourd’hui.

Cela démarre d’une passion, en fait. La passion de l’aviation légère.Je me suis pris au jeu d’apprendre à piloter, de piloter et d’acheter un avion, un plaisir onéreux », Bertrand Amart château Vénus.

Après avoir proposé aux professionnels de survoler les terroirs, il s’est dit que « très rapidement les clients particuliers pouvaient profiter aussi de cette occasion pour découvrir notre région aussi riche, que ce soit la Gironde sur ses vignobles et différents terroirs, ou aussi la Gironde sur son Bassin d’Arcachon. »

Les touristes sont alors subjugués par les châteaux de Malle, d’Yquem, Rayne-Vigneau ou encore Lafaurie-Peyraguey. Des routes des vins aériennes en Graves-Sauternes, mais aussi en Saint-Emilion-Pomerol ou en Pessac-Léognan. « Merci beaucoup, c’était fantastique, du Yann Arthus Bertrand en live ! » commente Valérie Bovy en descente de l’appareil. « Vraiment extraordinaire, on a vu le Bassin d’Arcachon comme jamais, et toutes les propriétés avoisinantes, c’était impressionnant, » renchérit Mehdi Zouaoui.

Cette année, il a déjà organisé 1000 Wine Tours aériens, contre 250 en 2018, soit 400% d’augmentation. Des tours variant de 25 minutes à 1 heure 30, voire à la demi-journée, de 69 à 189€, pour en avoir plein la vue.

Et après le vol, Bertrand Amart aime expliquer autour d’un verre les différences entre les terroirs et les cépages.

En 2019, son concept a été couronné par deux prestigieuses récompenses : un Best Of Wine Tourism d’Or décerné par cette association qui émane de la CCI de Bordeaux et un Trophée national de l’Oenotoursime décerné par Terre de Vins.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Sarah Paulin et Christian Arliguié :

14 Juil

Suisse: la Fête des Vignerons à Vevey, c’est cinq fois par siècle

La Fête des Vignerons à Vevey est une fête qui ne se renouvelle pas tous les ans et pour cause, car cette tradition très helvétique est de faire la fête une fois par génération, et donc cinq fois par siècle…

© La Fête des Vignerons de Vevey

Tant attendue car si rare, la Fête des Vignerons de Vevey en Suisse a lieu une fois par génération dans une ville située au coeur des vignobles de Lavaux.

Du 18 juillet au 11 août se succèdent les représentations d’un spectacle en plein air dans une arène pouvant accueillir jusqu’à 20.000 spectateurs. Plusieurs milliers de figurants racontent en une vingtaine de tableaux une année dans la vie de la vigne, en commençant par les vendanges.

Organisée par la Confrérie des vignerons, cette fête, dont la première édition a eu lieu en 1797, est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Elle est la première tradition vivante de Suisse à avoir bénéficié de cette reconnaissance.

Avec AFP.

Pour en savoir plus : la Fête des Vignerons c’est ici

13 Juil

Passez l’été sur NOA avec les émissions de Côté Châteaux

Durant l’été, la chaîne 100% Nouvelle-Aquitaine de France 3 ne s’arrête pas. Elle rediffuse pour ceux qui ne les auraient pas vues les 8 émissions de Côté Châteaux, réalisées depuis l’automne dernier et jusqu’à début juillet. Un focus sur les terroirs des Côtes de Bourg jusqu’à Monbazillac, en passant par Castillon, Buzet ou Cognac, avec des numéros spéciaux sur les femmes du vin, les primeurs et les 20 ans de la Juridiction de Saint-Emilion inscrite à l’Unesco.

Amélie Osmond dans ses vignes du château le Clos du Notaire en Côtes de Bourg © Sébastien Delalot.

Vous êtes en vacances, ou peut-être pas encore ? Ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout et notamment de vous informer et divertir. C’est le concept de Côté Châteaux, chaque mois un focus sur une appellation, un terroir de Nouvelle-Aquitaine. Une émission que je présente et réalise avec Sébastien Delalot, mon camarade de jeu sur NOA.

La première (diffusée début décembre) a été l’occasion de mieux faire connaître les Côtes de Bourg, durement touchées par la grêle du 26 mai 2018. Avec un focus sur les vendanges des rugbymen de l’UBB, le Clos du Notaire et des entretiens avec Amélie Osmond, Cyril Giresse (château Gravettes-Samonac), Didier Gontier directeur des Côtes de Bourg et des accords mets vins au Petit Baigneur. Cela tombe bien car les Côtes de Bourg s’apprêtent à réaliser début août la Nuit du Terroir.

Puis, nous nous sommes arrêtés à Monbazillac (diffusion fin décembre) avec un reportage sur les tries et sur le château de Monbazillac le joyau de la cave coopérative. Rencontres avec Guillaume Barou, Gilles Bartoszek le directeur de la cave coopérative, le chef étoilé Damien Fragette et Romain Claveille du château Haut Bernasse pour un accord met-vin de Monbazillac.

Benoît de Sutter de la Maison Courvoisier © JPS

Janvier a rimé avec Cognac. L’occasion de mieux connaître l’art et la manière de réaliser cette eau de vie avec Pierre Vaudon, vigneron distillateur, avec aussi Tanguy Bougeard et Benoît de Sutter de la Maison Courvoisier, et Patrick Raguenaud, le président du BNIC, au bar Louise à Cognac. Une visite immersive chez Hennessy et au coeur de la vente aux enchères de la Part des Anges. (le 6 juillet à 9h45, le 7 juillet à 7h et 3h45)

En février, focus sur Castillon (N°4), ce fameux terroir proche de Saint-Emilion, avec les frères Todeschini du château la Brande, Stéphane Derenoncourt du Domaine de l’A, Malika et Pascal Boueix du château Lescaneaut, avec un très joli reportage sur le château de Pitray fleuron de l’appellation avec le Comte Jean de Boigne. (lundi 15 juillet à 22h15 et le 17 juillet à 11h15 et 17h30, le 19 juillet à 16h30)

Shiyu et Caroline Boutry à la cave Latitude 20, dans le numéro 5 sur les femmes du vin © JPS

En mars, un spécial Femmes du Vin (N°5), à l’occasion de la journée des droits des femmes le 8 mars. Focus sur Sandrine Garbay maître de chai à Yquem depuis plus de 20 ans et Sylvie Cazes, château Chauvin et propriétaire du Chapon Fin. Rencontres avec Léa Rodrigues-Lalande au château de Castres,  Bérangère Quellien et Gwenaëlle Le Guillou au château Lusseau pour parler du bio, Shiyu et Caroline Boutry à la cave Latitude 20, Marina Léon, médiatrice oeno-culturelle de la Cité du Vin. Un numéro riche, tout en saveurs. Un hommage aux femmes du vin.

Les amis Suisses Pierre Krenger et Michel Siegenthaler avec Sébastien Delalot et Jean-Pierre Stahl

En avril, un spécial Primeurs à Bordeaux (N°6), le rendez-vous international pour les distributeurs et les critiques de la planète vin. Portrait de Jacques Dupont célèbre critique du Point et de Michel Rolland oenologue qui conseille plus de 250 domaines dans le monde. Entretiens avec les cavistes Suisses Pierre Krenger et Michel Siegenthaler, avec Stéphanie de Boüard-Rivoal dans les chais d’Angélus,  Jean-François Galhaud président du Conseil des Vins de Saint-Emilion, et le chef doublement étoilé Jean Cousseau. 

Benoît Cugnière, le président de l’Organisme de Défense et de Gestion de Buzet © JPS

Fin mai début juin, un focus sur Buzet (N°7), une appellation qui fait dans le développement durable et la biodiversité de plus en plus. Gros plan sur le vignoble expérimental de Gueyze et sur le château de Buzet acquis par la coopérative. Entretiens avec Benoît Cugnière, le président de l’Organisme de Défense et de Gestion de Buzet, Vincent Leyre président du Conseil de Surveillance des Vignerons de Buzet, et un accord met-vin avec Arnaud Chevallier, le chef de l’Auberge du Goujon Qui Frétille…

Sébastien Delalot, Jean-Pierre Stahl et Alain Naulet Jurat place de l’Eglise à Saint-Emilion pour les 20 ans de la Juridiction inscrite à l’Unesco © JPS

Enfin début juillet, un numéro spécial (N°8°), que je vous ai proposé, sur les 20 ans de la Juridiction de Saint-Emilion inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Avec une rencontre avec le Comte Stephan von Neipperg de Canon-Lagaffelière et des entretiens avec Alain Naulet de la Jurade, Franck Binard du Conseil des Vins, Pierre Lurton Pdg de Cheval Blanc et Dominique Renard fondateur du Saint-Emilion Jazz Festival. (lundi 8 juillet 20h15 et 22h30, mercredi 10 juillet à 11h15, 17h30 et 0h, jeudi 11 juillet à 4h15, vendredi 12 juillet à 11H, 20h15 et 23h15, dimanche 14 juillet à 7h).

Passez un bel été avec Côté Châteaux et NoA.

NOA c’est sur Orange 339, SFR 455, Free 326 et Bouygues 337.  et en direct sur internet.

08 Juil

Une campagne insolite de Vin & Société sur l’art et la manière de recracher le vin, pour mieux l’apprécier

Vin et Société vient de lancer une campagne inédite sur le geste de recracher le vin au cours d’une dégustation.  Cette campagne d’information est incarnée par les hommes et les femmes de la filière vitivinicole. Cette campagne s’appelle : « Tous ceux qui recrachent mon vin l’adorent »

Florence, vigneronne, participant à la campagne « lors d’une dégustation, pensez à recracher » © Vin & Société

C’est une première. Une campagne pour recracher… Alors là, vous allez me dire, Vin & Société a été infiltré par les hygiénistes… Pas du tout, bien au contraire. Car c’est un peu le quotidien de tout dégustateur qui se respecte.

Cette campagne s’adresse à tous, aux « novices, buveurs occasionnels ou amateurs éclairés. Les professionnels nous expliquent de manière ludique et sans tabou les coulisses de « l’art » de recracher ».

Le but pour les professionnels de la filière vitivinicole est de « transmettre au consommateur  l’art et le plaisir de la dégustation car c’est le premier apprentissage vers la connaissance du vin et le bon usage du produit ». Voilà une  démarche qui s’inscrit à la fois dans une consommation responsable et dans la contribution de la filière au Plan National de Santé Publique, axée sur deux grands engagements : favoriser la responsabilité dans la consommation de vin et contribuer à protéger les populations à risque.

« Au cours des 10 dernières années, la dégustation de vin s’est démocratisée sous l’effet du développement de l’œnotourisme et des stages de découverte proposés par les écoles de vin notamment », commente Joël Forgeau, Président de Vin & Société. 

Expliquer l’art de la dégustation et le geste de recracher, c’est donner à ceux qui veulent entrer dans l’univers du vin de bonnes clés pour le faire en connaissance, avec plaisir et responsabilité », Joël Forgeau, Président de Vin & Société.

Recracher le vin n’est pas une offense faite au vigneron, ce n’est pas l’affaire exclusive des grands dégustateurs, c’est un geste qui devrait être habituel dans le sens d’une première étape vers la connaissance du vin et l’apprentissage de la dégustation : regarder, sentir, goûter puis recracher, pour mieux apprécier les arômes.

10000 affiches et 20000 mémentos ont ainsi été édités et mis à disposition par Vin & Société à destination des interprofessions viticoles, des maisons de négoces et des vignerons.

Il y a aussa un site internet à visiter ici  Le budget total de la campagne d’information s’élève à 100 000 euros.

(Attention l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération).

Les célèbres collines historiques du #Prosecco, en Italie, classées à l’Unesco

Les collines viticoles du Prosecco, façonnées par l’homme pendant des siècles dans la région de Venise (nord-est de l’Italie), ont été inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

Col San Martino © Consorzio Tutela del Vino Conegliano Valdobbiadene Prosecco Superiore Docg

Ce sont précisément les collines accidentées du Prosecco de Conegliano et Valdobbiadene, produisant une partie du célèbre vin blanc pétillant italien, qui ont reçu cette reconnaissance de paysage culturel.

«Ce paysage se caractérise par des collines aux pentes abruptes, des petites parcelles de vignes installées sur des terrasses herbeuses et étroites, les ciglioni, des forêts, des petits villages et des terres agricoles», l’Unesco

«L’utilisation des ciglioni a créé depuis le XVIIe siècle un paysage mosaïque particulier constitué de rangs de vignes parallèles et verticaux par rapport aux pentes. Au XIXe siècle, la technique de treillage des vignes, appelée bellussera, a contribué aux caractéristiques esthétiques de ce paysage», souligne l’Unesco.

Les collines qui s’étalent sur une trentaine de kilomètres, objet d’un dossier déposé voici une dizaine d’années, deviennent ainsi le 55e site classé d’Italie. Reconnue Dénomination d’Origine Contrôlée et Garantie (DOCG), plus haut niveau de qualification du vin italien, l’appellation Prosecco s’étend en fait sur neuf provinces du nord-est de l’Italie, entre la Vénétie et le Frioul-Vénétie Julienne.

Les ventes de Prosecco n’ont jamais cessé ces dernières dernières années, enregistrant encore 6% d’augmentation en 2018, soit une production de 460 millions de bouteilles dont 75% à l’exports.

Avec AFP

06 Juil

Confluent d’Arts : un monde fou au château de la Rivière pour Thomas Dutronc et ses Esprits Manouches

Plus de 2000 personnes ont rempli la vaste pelouse, en contrebas du château de la Rivière, pour ce deuxième soir du festival Confluents d’Arts, où Thomas Dutronc a donné tout son art. Avec de belles sonorités jazz manouche, mais pas que, des balades, et chansons d’amour…Remember « j’aime les filles… »

Dominique Beyly, le maire de la Rivière, Naya, Thomas Dutronc et Xavier Buffo, directeur du château de la Rivière © Jean-Pierre Stahl

Y a pas à dire dans Dutronc, y  que du bon. Le père Jacques a bercé ma jeunesse et a fait se rencontrer de nombreux couples, le fils a, comme qui dirait, de qui tenir. La voix, cette espèce de timidité sympathique, un brin d’humour et bien sûr un amour pour la guitare. Et il y a cette ressemblance tellement frappante avec Jacques, qu’elle serait presque bluffante.

Naya, une première partie réussie © JPS

C’est donc à 22 heures que Thomas Dutronc est monté sur ce qui est en passe de devenir une grande scène des festivals d’été en Gironde, après avoir reçu l’an dernier Goran Bregovic et en 2017 pour la 1ère de Confluent d’Arts, Yuri Buenaventura. Il a succédé à la jeune Naya, originaire de Libourne, qui a réussi à conquérir le public, avec son album pop électro rock Ruby.

Un Thomas Dutronc entouré de fabuleux musiciens, ses esprits manouches, comme il les appelle, des doigts de fée de la gratte, et aussi du violon. Il a reçu, comme Naya, des mains des organisateurs Xavier Buffo directeur général du château de la Rivière, et du maire de la Rivière, Dominique Beyly, une douelle en souvenir avec son nom, le nom de l’artiste engagée sur la scène Confluent d’Arts 2019.

Thomas Dutronc, un admirateur de Django © JPS

L’occasion pour Thomas Dutronc de me confier son goût pour les vins fins,  « j’aime les Bordeaux, en particulier Pessac-Léognan et bien sûr les vins d’ici » (la Rivière entre autre), et d’ajouter :

J’aime que les vins soient rond, sur le fruit, pas trop tanniques, » Thomas Dutronc.

« C’était une rencontre magnifique », me confie Xavier Buffo. « En arrivant ici, il a été extrêmement surpris, lui et ses musiciens, alors qu’il parcourt la France entière et même au delà… »

Il est tombé sous le charme, il m’a dit j’ai fait de nombreuses scènes, des palaces, mais un lieu comme celui-là, je n’ai jamais vu ça », Xavier Buffo.

« En prime, il adore le vin, on a passé une bonne partie de l’après-midi ensemble, c’est une belle rencontre, des échanges vrais, moi je suis comblé, c’était une super soirée, avec une belle première partie de Naya », continue Xavier Buffo, d’autant que les concerts de Confluent d’Arts sont passé à travers les gouttes et les orages qui ont éclaté un peu plus tard où des trombes d’eau sont tombées en Gironde, avec quelques dégâts très localisés, à cause de la grêle. « Nous on a eu un alignement de planètes, et avec Dominique, le maire, et tous les bénévoles, on est assez rodé…On a reçu ce matin énormément de félicitations. »

Un festival qui a en tout cas emballé ces 4 nouveaux festivaliers, Thomas (Libourne), Cécile (Eysines), Karine et David (le Bouscat), pour qui c’était leur première participation : « Le concept est super, c’est ce que l’on recherche, des food trucks, des buvettes et le concert », Thomas.

Côté châteaux, Jean-Luc Zell et Olivier Pascaud.

En ami et voisin de Libourne, Jean-Luc Zell, directeur du château d’Agassac, à Ludon: « je suis ravi de voir des événements comme cela, ça draine du monde, le tourisme c’est une affaire de territoire et tout ce qui sert le tourisme profite à tous sur le territoire de la Gironde. » Voila donc une 3e édition en passe d’être totalement réussie et qui se poursuit encore aujourd’hui et ce soir. Bravo aux organisateurs et au château de la Rivière.

Et bravo à Thomas Dutronc, car pas besoin de demander « esprit es-tu là », oui les Esprits Manouches étaient bien là.