24 Déc

Côté châteaux vous souhaite un Joyeux Noël

C’est un moment de partage, de retrouvailles en famille ou entre amis, aussi Côté Châteaux vous souhaite de passer un sympathique réveillon avec des mets et vins joliment associés. C’est aussi le 9e anniversaire du blog qui continue malgré les années à vous informer sur l’actualité de la vigne et du vin. Passez de bonnes fêtes.

Lumières de Sauternes, lumières de Noël, je vous souhaite un bon réveillon… Entre ces couleurs or, jaune, orangée, ambrée, et marron, j’ai trouvé original de vous régaler les yeux avec cette photo prise à la Maison du Sauternes; la boutique rénovée est à parcourir, ainsi que les jolis flacons de vins liquoreux des 5 villages de l’appellation Barsac Sauternes, qui sauront égayer vos tables de fêtes sur des millésimes assez remarquables, jeunes et plus anciens…

Nous aurons une pensée bien sûr pour le peuple en Ukraine, qui souffre, et n’aura pas la chance de réveillonner comme nous, nous penserons aussi aux vignerons bordelais en pleine crise pour qui l’année 2023 sera peut-être décisive, nous leur envoyons notre soutien. Et à tous ceux qui passerons ce Noël avec simplicité, nous leur souhaitons de bonnes choses pour eux et à l’avenir.

Le blog a fêté le 23 décembre 9 ans d’existence. Plus de 3660 articles ont été publiés. Avec toujours le souci d’accompagner l’actualité viti-vinicole, et notamment ces derniers temps la manifestation des vignerons de Bordeaux qui réclament l’arrachage primé de 15% des vignes pour mieux valoriser leur production, partir décemment… Ce mois-ci le magazine Côté Châteaux réalisé avec Alexandre Berne vous fait découvrir Sauternes, la meilleure façon de mieux apprendre sur ces vins liquoreux qui se dégustent aux fêtes mais pas seulement… Vous pourrez le revoir sur France 3 Noa ce jour le 24/12 à 12h30 et 20h00, ça c’est Noël… l Le prochain diffusé en janvier sera consacré à Bordeaux Tasting, encore un joli numéro…

En attendant passez de joyeuses fêtes de fin d’année. Embrassez votre famille et vos proches. Carpe diem.

17 Déc

Les Pirates à l’abordage : 52 cuvées qui cassent les codes de Bordeaux !

Lancé il y a 3 ans, le groupe Bordeaux Pirate sur Facebook s’est depuis organisé en association « l’Union des Vignerons Bordeaux Pirate » en septembre dernier. Elle continue ce travail de valorisation des cuvées élaborées par des vignerons qui ont une patte, un savoir-faire. A l’heure où les Bordeaux sont en pleine crise, eux se démarquent et viennent d’élire leur cuvées Pirate 2023.

On devine un Corbeyran derrière cette dégustation des © Bordeaux Pirate

Le 28 novembre dernier, un jury de dégustation s’est réuni pour élire les cuvées Pirate 2023… Un jury éclectique sans vigneron bordelais, histoire d’être plus objectif;  un jury composé avec la sommelière Emily Seguy, un vigneron de Cahors Denis Bessières, un agent de vignerons Jérémy Neyrat, un caviste Luc Ertoran, un oenologue Nicolas Jamin, un auteur de BD Corbeyran, un autre caviste Julien Tessier, un journaliste Henry Clemens, un oenologue Maxime Debure, une caviste Sophie Arnaud, une journaliste Maelys Detrie et un maître de chai Damien Menzato… ).

Revoir le reportage sur le boom des vins de France avec Jean-Baptiste Duquesne fondateur des Bordeaux Pirates

Ce qui était avant tout noté et apprécié était la qualité organoleptique, ainsi que l’originalité. Une note moyenne été établie pour chaque vin, avec une pondération respective de 2 / 3 et 1 / 3 pour les critères ainsi retenus précédemment.

Le jury de la dégustation des © Bordeaux Pirates

Ce sont au total 52 cuvées qui ont été retenues et élues « Pirate » , sur 79 présentées pour cette dégustation 2023. Bravo pour cette belle initiative.

Voir ou revoir le reportage de la dégustation des Pirate à Paname en février 2020 pour Wine Paris :

LA LISTE DES CUVÉES 2023
POUR LES BLANCS :
  • Ovoid, Bordeaux, 2021, Château Haut Tellas  
  • Effect by Nokat – Sauvignon blanc, AOP Bordeaux BIO , 2021, Pure Line W&S  
  • Jeriko de Boutinet,IGP Atlantique, 2021, ChâteauBoutinet 
  • .Volcelest blanc, Vin de France, 2021, Domaine Jean-Yves Millaire 
  • 513 Sémillon, 2020, VDF, La Renouée
  • Embellie, VDF, 2021, Entre-Deux-Terres
  •  Métissage blanc, VDF, 2020, Ducourt Vins  
  • Sèm, Bordeaux, 2020, Vignobles Lopez 
  • Séric, VDF, 2021, Château Clos Séric 
  • Pot de terre blanc, VDF, 2021, Vignobles Gourgourio 
  • La Macération, VDF, 2020, Château Cazebonne 
  • L’aube de Chillac, VDF, 2021, Château Chillac 
POUR LES ROUGES :
  • Château Haut Tellas sans sulfite, Bordeaux Supérieur, 2020, Château Haut Tellas
  • S, Haut-Médoc, 2021, SKJ Domaines
  • Effect by Nokat, AOP Bordeaux rouge BIO , 2021, Pure Line W&S
  • La cuvée de nos pères, VDF, 2020, Château Chillac
  • Château Boutinet,Bordeaux Supérieur, 2020, ChâteauBoutinet
  • Loupiot, VDF, 2021, Domaine Jean-Yves Millaire
  • Volcelest rouge,Canon-Fronsac, 2019, Domaine Jean-YvesMillaire
  • L’autrement, Francs Côtes de Bordeaux, 2021, Domaine Haut Ventenac
  • Dans l’instant 2021, Bordeaux, 2021, Vignobles Mauro Guicheney
  • L’Echappée, VDF, 2019, Château Tire Pé
  • Tire Pé, Bordeaux, 2019, Château Tire Pé
  • Tire’Vin’ vite, Bordeaux, 2021, Château Tire Pé
  • L’Usufruit, Bourg, 2021, Clos du Notaire
  • [iconoKlaste], Bourg, 2021, Clos du Notaire
  • Les aigles d’Anthonic, Moulis en Médoc, 2021, Château Anthonic
  • M de Côts, Bourg, 2020, Vignobles Bergon
  • Métissage rouge, VDF, 2020, Ducourt Vins
  • PHi by EDMUS, Saint-Emilion, 2021, Château Edmus
  • Domaine de Chastelet, VDP Atlantique, 2017, Chastelet
  • A Chastelet, VDP Atlantique, 2016, Chastelet
  • Héritage, Bordeaux, 2021, Château Mallié Chante L’Oiseau
  • Excellence, Bordeaux, 2018, Château Mallié Chante L’Oiseau
  • Audace de Brunette,Côtes de Bourg, 2021, Expressiondes Domaines Corporandy
  • Bouchales 100%, Vin de France, 2016, Château de la Vieille Chapelle
  • Encore Soif Merlot, Bordeaux , 2020, Vignobles Chaigne et Fils
  • Encore Soif Malbec, Bordeaux, 2020, Vignobles Chaigne et Fils
  • La Clandestine de La Peyre, Vin de France, 2021, Château La Peyre
  • Château La Peyre « par nature », Bordeaux, 2021, Château La Peyre
  • Château Tour Calon Nature, Montagne Saint-Emilion, 2019, Lateyron
  • Comme en 1900, VDF, 2020, Château Cazebonne
  • Biographie, Bordeaux Supérieur, 2020, Vignobles Lopez
  • Cuvée Pauline, Bordeaux Supérieur, 2020, Château Clos Séric
  • Maison Blanche Nature, Montagne-St-Émilion, 2012, Vignobles Despagne Rapin

POUR LES ROSÉS :

  • La Colombine Vinum Clarum, VDF, non millésimé, Château Les Graves de Viaud
  • Clairet de Boutinet, Clairet de Bordeaux, 2020, Château Boutinet
  • Le Bonbon de Lestang, VDF, 2022, Vignobles Chaigne et Fils

POUR LES EFFERVESCENTS :

  • Bul’bonne, Petnat VDF, 2020, Château Cazebonne
  • Les demoiselles de Chillac, VDF, 2020, Château Chillac
  • Amélie Constant, Crémant de Bordeaux rosé, 2018,Vignobles Despagne Rapin

POUR LES LIQUOREUX :

  • Interstellar, VDF, 2020, Château La Peyre

02 Déc

Château Lascombes, ce 2e grand cru classé de Margaux à l’heure américaine

Carlton Mc Coy est arrivé au domaine, le directeur associé, bras droit de Gaylon Lawrence qui a acheté 2/3 de château Lascombes à MACSF prend ses marques et est venu rencontrer l’équipe. Un bel investissement pour un 2e cru classé 1855 que ces américains souhaitent porter au plus haut sur le marché français d’abord et américain ensuite.

Karine Barbier, Carlton Mc Coy et Delphine Barboux © JPS

C’est la plus grosse vente de domaine à Bordeaux réalisée cette année 2022. Château Lascombes, 2e grand cru classé de Margaux a été racheté aux 2/3 par le milliardaire américain Gaylon Lawrence, homme d’affaire américain très actif dans l’agriculture aux Etats-Unis avec la culture de coton, de maïs et de soja… Aujourd’hui son bras droit Carlton Mc Coy est arrivé à Margaux pour rencontrer la team du château et se projeter dans l’avenir…

Gaylon Lawrence et Carlton Mc Coy © Châteua Lascombes

« Nous avons déjà investi en Napa Valley, dans les wineries, on s’occupait de 6 domaines jusqu’ici, et là l’opportunité s’est présenté avec la vente de château Lascombes et on a sauté dessus… On s’est dit que peut-être une opportunité pareille ne se représenterait pas… Et vous savez Bordeaux a de bonnes relations avec les Etats-Unis depuis des années… », selon Carlton Mc Coy directeur associé de château Lascombes.

Et Carlton Mc Coy de visiter le tout nouveau cuvier du château mis en service pour la vendanges du millésime 2021 et inauguré ce printemps lors des primeurs :

« Qu’est ce que vous pensez du millésime 2022 ? », lui demande Delphine Barboux la directrice technique… « C’est fantastique…Pas trop riche, très long en bouche, très élégant et avaec une belkle acidité, rond, c’est un très bon Margaux », commente Carlton Mc Coy en rentrant dans le cuvier signé par l’architecte bordelais Arnaud Boulain, de BPM Architectes.

Ici c’est un bâtiment hyper moderne avec 40 nouvelles cuves en inox thermorégulées : « l’idée c’était de multiplier les cuves pour multiplier notre parcellaire à Lascombes. On a beaucoup de parcelles et l’idée c’est de laisser s’exprimer chaque parcelle le mieux possible », commente Delphine Barboux.

Et Carlton d’expliquer : « c’est un très beau cuvier, il est fonctionnel à souhait. Et je pense qu’il va nous permettre de monter encore et encore la qualité du vin dans les prochaines années, c’est notre intention… »

Château Lascombes est le plus grand domaine à Margaux, 120 hectares en AOC Margaux (et 10 en Médoc) . Ce château s’était vendu déjà en 2011, par le fond d’investissement Colony Capital à la Mutuelle d’Assurances du Corps de Santé Français (MACSF) qui vient de vendre les 2/3 à Gaylon Lawrence. Le prix de la transaction est resté secret. Toutefois en 2011 la vente s’élevait aux environs de 200 millions d’euros. D’après un spécialiste interrogé par l’AFP, la valorisation actuelle du domaine pourrait être entre 300 et 400 millions, considérant qu’un hectare à Margaux se négocie entre 1,5 et 3 millions d’euros.

Dans l’immense chai à barriques, Carlton et Delphine vont travailler de concert : « tout ce qu’on fait en Napa Valley ou ici, c’est de produire la meilleure qualité d’abord », commente Carlton Mc Coy. « En Napa Valley, c’est un climat plus chaud et c’est très facile de produire des vins puissants, mais pour nous c’est pas forcément ce que l’on aime boire, on aime l’élégance et la fraîcheur dans les vins » Et à Lascombes, c’est en tout cas ce qui est recherché.

Histoire de goûter l’esprit du lieu, tous deux ont choisi de déguster ce matin un joli millésime 2016 avec toute la subtilité et belle expression de ces cabernets sauvignons qui font la typicité de ces grands vins de Margaux et du Médoc. Nul doute que les Américains, 1er marché consommateur de vin au monde, en redemandent: « les Américains adorent les vins de Bordeaux et les grands Bordeaux notamment… Le futur, on le voit par une belle connection entre Lascombes et le marché américain…  Mais la France reste la priorité n°1 pour nous, Lascombes reste un château iconique en France, et en deuxième lieu on travaillera sur les Etats Unis. »

25 Nov

La Maison Désiré fête ses 30 ans, une institution à Bordeaux

C’était ce soir un bel anniversaire fêté par Stéphanie et Nicolas Désiré cours Gallieni à Bordeaux. 30 ans, le bel âge, fêté avec les fondateurs Alain et Pascaline, en présence de 140 clients et amis fidèles de cette belle cave, institution du monde du vin et des spiritueux bien connue à Bordeaux.

L’équipe de la Maison Désiré © JPS

C’était hier en 1992… Mais pas si loin au final. Alain Désiré a ouvert cette cave cours Gallieni à Bordeaux avec son épouse Pascaline sous l’enseigne « Coffee, tea, et whiskies ». Un nom qui a perduré avant que la nouvelle génération Stéphanie et Nicolas ne rebaptise l’endroit Maison Désiré. Car c’est en fait devenu une institution, une référence à Bordeaux, comme il en existait déjà autrefois.

Alain Désiré se souvient que lors de la création, il n’y avait pas beaucoup de caves, mais déjà certaines bien connues de la place de Bordeaux : « il y avait bien sûr la Maison Badie, toujours présente, mais aussi Glencoe rue de Monbadon, l’ancienne cave Beaugrand rue Judaïque, il y avait aussi déjà la Vinothèque de Bordeaux, Bordeaux Magnum.

Nicolas, Pascaline et Alain Désiré © JPS

Il n’y avait pas de concurrence entre nous, mais des confrères. Bordeaux est une ville de vin et de spiritueux, son grand port était connu pour cela », Alain Désiré

Alors, on s’est mis barrière de Pessac parce qu’il n’y avait personne là et puis il ne faut jamais se mettre à côté d’un confrère… Moi j’étais militaire, j’avais décidé de prendre ma retraite et toute la partie commerciale était au nom de ma femme. En fait on ne s’est pas pris la tête et on a bossé c’est tout. On a bossé 15 ans et nos enfants 15 ans aussi, on est ex aequo… »

Nicolas Désiré, l’effet papillon en prime © JPS

30 ans, c’est le bel âge, la Maison a été fondée par mon père et ma mère en 1992. A l’origine, c’était une droguerie, et ils ont créé la cave il ya 30 ans, à l’époque les spiritueux n’étaient aussi en vogue qu’aujourd’hui. Ils nous ont transmis il y a 15 ans », Nicolas Désiré

Stéphanie et Nicolas ont donc repris en 2007 cette belle enseigne qui s’est installée dans le paysage bordelais des cavistes, spécialisés dans les spiritueux et le café… « En fait tous les torréfacteurs étaient liquoristes » ajoute Alain. Et Stéphanie de détailler la physionomie de leur clientèle : « en fait on a une clientèle locale pour le thé, le café ou le chocolat…Une clientèle bordelaise pour les whiskies et girondines et d’ailleurs pour les alcools plus pointus. C’est une clientèle assez diversifiée et assez jeune aussi. On a 1/3 de clients qu’on a gardé, historiques, une clientèle assez stable et ce soir ce soir 140 bons clients qui ont répondu présent… »

  La Maison Désiré compte 8 personnes au total 6 à la boutique et 2 commerciaux pour la partie pros. Parmi eux, un pilier Karim Messaoud : « cela fait onze ans que je suis là depuis le 1er septembre 2011. Moi je suis plutôt spécialisé dans les alcools, les whiskies et les rhums, j’organise des dégustations assez souvent ici avec aussi en prime les gins et les armagnacs. »

La Maison Désiré compte quelques 1500 à 1600 références : 800 à 900 de whiskies en période de fêtes, 300 à 400 de rhums, et 500 de vins et champagnes.

Karim Messaoud et Alain Oustaloup © JPS

« Le cadre est unique, moi je suis client depuis 15 à 20 ans », confie Alain Oustaloup chercheur à la retraite, grand amateur de whisky.

L’endroit est en effet magique et resté dans son jus comme un vieux pub anglais ou plutôt écossais en hommage aux whiskies. Il y a une véritable âme et les Désiré comme leurs employés savent y transmettre leur passion.

Encore Happy Birthday à la Maison Désiré !

(l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération)

15 Nov

Le DUAD, une formation universitaire à la dégustation très prisée des professionnels

Bientôt 50 ans pour le diplôme universitaire d’aptitude à la dégustation créé à Bordeaux. Ce mois-ci, ses anciens élèves fêtent les 40 ans du DUAD’s club… L’occasion pour Côté Châteaux de vous faire découvrir cette formation que suivent de nombreux salariés du monde du vin ou des personnes en reconversion professionnelle.

Axel Marchal, une pointure qui transmet l’art et la science de la dégustation © JPS

« Il n’y a pas de dégustateur inné, cela s’acquiert avec l’expérience ! », selon Axel Marchal le responsable du DUAD, ce fameux diplôme universitaire d’aptitude à la dégustation. « Qu’est ce que vous percevez ? » « De l’acidité… Il y a un peu d’amer… » commente Axel Marchal, faisant déguster dans un premier temps une série de 3 solutions à base de catéchine, d’alum de potassium ou de sulfate de quinine….

Ses 30 élèves sont en fait des salariés dans le monde du vin ou pour certains, comme Clément Beriot, informaticien à Paris en reconversion professionnelle.

« Je reprends un domaine familial, on  a 3,5 hectare de vigne, et la propriété était à mon arrière-grand-mère, » explique Clément Bériot qui va rejoindre le château familial Trigant en Pessac-Léognan. « Je travaille pour le château Haut-Bailly, du coup tous les collègues qui ont fait le Duad, m’ont encouragé à faire cette formation », commente Qin Jiang commerciale Chine pour le château Haut-Bailly à Léognan.

Cela fait 20 ans que je goûte du vin et c’est la dimension technique de la dégustation qui m’intéresse », selon Jérôme Gagnez chroniqueur vin d’ « On va déguster » le dimanche entre 11 et 12h sur France Inter.

En 175 heures, ils vont acquérir une expertise à force d’exercices pratiques d’olfaction et de dégustation analytique et descriptive…

Il va y avoir une nécessité de mettre des mots sur ses perceptions, et donc il faut arriver à avoir un vocabulaire qui puisse être entendable par d’autres, et quitter le domaine du « j’aime, j’aime pas » pour aller vers la reconnaissance et la description de ce que l’on perçoit » Axel MARCHAL

En amphi, ils ont parfois les mêmes cours que des oenologues pour acquérir les bases chimiques. Le but ultime est de trouver l’équilibre du vin entre ces sensations positives comme le corps, la charpente ou la structure ou et ces sensations négatives comme l’amertume, l’âpreté ou l’astringence.

« Qu’est ce qui fait l’arôme du vin, qu’est-ce qui fait son goût, qu’est ce qui fait la perception de l’astringence et après on ira vers comment ces perceptions sont modulées par la vinification, l’élevage du vin, quel est l’incidence des pratiques viticoles », commente Axel Marchal.

 Certains de ses anciens élèves sont devenus eux-mêmes formateurs comme Isabelle Negrier. Elle anime des sessions d’initiation et de découverte des goûts à l’école du vin de Bordeaux. « Au niveau de nos familles aromatiques (11) on a notamment la famille animal, avec des notes de gibier, de viande, de cuir; de fourrure… »

Il y avait tellement d’aprioris, d’idées reçues sur le vin que je me suis dit c’est cela que je veux faire, je voudrais faire de la formation, à mieux former les gens pour mieux savoir parler du vin », Isabelle Negrier de l’Ecole du Vin

Tout au long de leur carrière, dans le négoce ou dans un syndicat viticole, ils ont eu ainsi davantage confiance en eux pour s’exprimer, vendre et décrire les vins…

  « J’étais responsable des achats de vins, notamment des grands crus, des dégustations de primeurs, « qu’est-ce qu’on peut en faire », de vieux millésimes, de petits vins et quels bons vins sélectionner, quel client aime tel vin, c’est aussi un échange avec le client », commente Joost van der Erve, néerlandais installé à Bordeaux depuis 40 ans dans le négoce du vin et aujourd’hui à la tête d' »Erve Wine ». « J’ai gouté énormément de vin, plus orienté Bordeaux et Bordeaux Sup forcément, on faisait cela en équipe et je pense avoir formé aussi les membres de mon équipe… », comment Catherine Alby ancien responsable de la communication du syndicat viticole des Bordeaux et Bordeaux Supérieur.

Ce DUAD donne les clés de ces moments d’échange et de partage autour de la dégustation. Il compte près de 1500 diplômés à ce jour.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Guillaume Decaix  :

02 Nov

Bordeaux : vers un millésime 2022 exceptionnel…

Une petite musique se fait entendre dans les chais du Bordelais, celle annonciatrice d’un millésime 2022 exceptionnel. Après des vendanges rêvées, même si la quantité sera un peu moindre, la qualité promet d’être historique. Après les fermentations, à l’heure où se terminent les soutirages, le millésime est déjà spectaculaire en terme de toucher de bouche, de tannins, de couleur…

Au château de Reignac, en Bordeaux Supérieur à Saint-Loubès, on se frotte les mains, dès la fin septembre les vendanges terminées auguraient d’une récolte exceptionnelle avec un  été chaud et des matinées de septembre assez fraîches…

« C’est vraiment un super millésime, il manque un petit peu de quantité, mais bon la qualité est là c’est le principal », Olivier Prévot maître de chai de Reignac

Dans les chais, après les fermentations alcooliques et malolactiques encore en cours, on termine les soutirages, les jus témoignent d’une couleur intense et d’un goût de fruits prononcé, tout cela confirme un millésime historique… », explique Nicolas Lesaint directeur technique du château de Reignac.

On est sur des degrés normaux, des 14, 14,5°, de belles acidités, de belles fraîcheurs et de très belles maturités…

Bordeaux a souvent tendance à dire c’est le millésime du siècle, mais là c’est vrai que c’est un très très bon millésime. Quand on déguste les lots on a le sentiment de se rapprocher d’un 2009, d’un 2010, de très belles références », Nicolas Lesaint directeur technique château de Reignac.

Pour obtenir ce nectar, l’alchimie s’est jouée d’abord à la vigne : l’absence d’effeuillage était primordial pour passer l’été caniculaire, la fraîcheur matinale et la chaleur des après-midi de septembre ont permis aux raisins de mûrir doucement mais surement et d’attendre le moment opportun pour Axelle et Pierre Courdurié, dont le château Croix de Labrie vient de passer au rang de cru classé de Saint-Emilion…

« Je pense que c’est un travail fait dans la vigne depuis des années, en bio, en biodynamie, avec des couverts végétaux..; Peut-être le gros coup de bol a été de ne pas effeuiller et de se dire il va peut être faire chaud, on attend, du coup on n’a rien fait  et cela a été très gagnant… », commente  Axelle Courdurié du château Croix de Labrie.

Cela va être un millésime spectaculaire, en terme d’équilibre, de toucher de bouche, de tannins, de couleur, oui, un très très grand parmi peut-être les plus grands jamais faits à ce jour » Pierre Courdurié du château Croix de Labrie

Velours, soyeux, ce 2022 avec de la matière et suffisamment de fraîcheur va relancer sans doute le marché de Bordeaux pour les primeurs en avril prochain.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Jean Poustis et Sarah Colpaert :

20 Oct

Côté Châteaux n°35: en avant les vendanges en Bergerac

 Pour ce numéro 35 de Côté Châteaux, Alexandre Berne et moi-même sommes allés en Périgord pour réaliser une émission spéciale millésime 2022 dans le vignoble de Bergerac. L’occasion de parler de ces vendanges précoces et de ce millésime qui a mûri sous un été très chaud et un mois de septembre plus clément. Retour sur ces vendanges en blanc et en rouge au château les Eyssards, focus également sur le château Monestier La Tour en biodynamie, et sur les vendanges en liquoreux avec le château de Monbazillac et le château Haut Bernasse. Vous découvrirez également la nouvelle scénographie du château de Monbazillac.

Flavie et Pascal Cuisset au château des Eyssards © JPS

On se retrouve à Monestier en Dordogne en pleines vendanges des rouges avec Flavie et Pascal Cuisset, père et fille, de grands vignerons du bergeracois et du château des Eyssards… Les vendanges se poursuivent  » des vendanges longues ! On a commencé les blancs le 22 août et là on est le 11 octobre et on finit nos merlots et il reste encore tous les cabernets francs et cabernets sauvignons…. » précise Pascal Cuisset. Alors que les vendanges en liquoreux par tries successives s’étalent également et ont commencé super tôt à la cave coopérative de Monbazillac comme le montre le reportage de Bertrand Lasseguette et Pascal Tinon.

« C’était une très longue année avec un épisode de gel au mois d’avril, un épisode de grêle sur une partie de la propriété au mois de juin et une sécheresse qui était imprévue et qui a été plutôt longue… », commente Flavie Cuisset. « Sur les blancs, on a démarré de bonne heure avec une très très jolie qualité, sur les rouges on a pris le pari d’attendre la pluie pour la 4e année et le pari a payé parce que les qualité ont remonté, les tannins sont bien extraits et les couleurs aussi, donc ça va être un très joli millésime, petit en quantité mais grand en qualité. »

« Si on regarde en 10 jours, puisqu’on a eu une semaine où on a eu 30 millimètres, on a gagné 17% de volume sur les baies, donc c’est phénoménal! » ajoute Pascal Cuisset. « L’intérêt de cette année, c’est qu’on va faire des tannins très riches, fondus et pas du tout agressifs… »

« En blanc on a fait beaucoup de technique…A savoir que les sauvignons blancs, comme on avait les grosses chaleur on ne les épointe pas, ca permet d’avoir encore des raisins à l’ombre et on conserve un potentiel aromatique très intéressant… Un millésime comme cette année, il faut travailler au vignoble, c’est au vignoble que tu fais ta qualité…

Si tu as fais de supers raisins, c’est trop facile à vinifier, si tu n’as pas des raisins au top cela devient très compliqué, donc mieux vaut jouer au cuisinier qu’au docteur, c’est beaucoup plus simple… » Pascal Cuisset vigneron du château des Eyssards

« C’est notre 4e millésime où on attend la pluie pour démarrer les vendanges, de rouge… », nous explique Flavie dans leur salle de dégustation après d’autres millésimes solaires 2018,2019, 2020. « Cette cuvée s’appelle la vigne à Léonce (millésime 2019), une cuvée hommage à mon grand-père décédé à la même période que la plantation de cette vigne, un joli malbec sur la concentration avec de jolis tannins et de jolies couleurs… » Et question hommage, il y a celui rendu à la reine d’Angleterre; son fils Charles se trouve tout naturellement en photo dans la salle de dégustation : « pendant longtemps on a travaillé avec des agences en Angleterre, et chaque fois ils nous sollicitaient pour participer aux galas de charité de la Reine d’Angleterre. Et à chaque fois on donnait des vins de Saussignac pour finir les dîners de charité royaux. »

L’autre grand rendez-vous imaginé par Pascal Cuisset c’est le Winestock : un woodstock façon vin : « il y a 50 ans aux USA, il y a eu le woodstock qui a eu du succès, mais ici on a plus de wine que de wood ! L’idée simple est de communiquer différemment autour du vin, donc on va être une vingtaine de vignerons de toute la France où on va mettre en avant, le vin, la bonne bouffe et la musique ! »? commente Pascal Cuisset (Le winestock festival aura lieu du 28 au 30 avril, un concept très festif, musical et avec des masterclass).

Après un focus à Rosette, petite appellation de 43 hectares du Bergeracois qui redémarre, nous voilà de retour pour les tries qui se poursuivent au château Haut-Bernasse avec Romain Claveille, vigneron indépendant, par un temps idéal d’automne avec un brouillard qui favorise la formation du botrytis.

« Les vendanges de liquoreux touchent à leur fin, on est sur le dernier passage de tries successives, avec cette parcelle de muscadelle. C’est un millésime très joli en qualité, avec un été très ensoleillé, le raisin s’est concentré, on a eu un peu de mal à voir apparaître le botrytis donc on a eu des vendanges sur des raisins dorés et passeriés au début et enfin la pluie et le brouillard sont arrivés. »

Romain Claveille du château Haut Bernasse © JPS

« Il nous faut de l’humidité comme ce matin, c’est l’exemple parfait, de l’humidité sur le sols, et des températures encore clémentes, on a une surmaturité des raisins à Monbazillac et à partir de cette surmaturité, où on peut atteindre les degrés requis pour faire du Monbazillac, on peut obtenir notre botrytis cinerea, qui se développe grâce à l’humidité et au soleil. »

Quand au fameux débat de savoir si ces vins liquoreux ne sont pas trop chargés en sucres résiduels : « notre première cuvée ici démarre autour des 60 grammes de sucres résiduels, avec des assemblages pour pouvoir développer l’aromatique au maximum…et des cuvées plus traditionnelles avec des élevages en barriques avec des cuvées autour des 100-120 grammes de sucres résiduels, en essayant de travailler au mieux des vins aromatiques, élégants avec une belle finesse et de la fraîcheur. »

Mattheiu Eymard du château Monestier La Tour © JPS

La suite de ce Côté Châteaux nous emmène au château Monestier La Tour, l’un de fleurons du Bergeracois, dont les origines remontent au XIIIe siècle, un ancien monastère, aujourd’hui propriété viticole. Nous y rencontrons Matthieu Eymard, maître de chai et chai de culture qui va nous faire découvrir la tisanerie de ce château mené en biodynamie :

« on utilise toutes les plantes de notre jardin biodynamique qu’on met à sécher…Et ensuite en fonction de notre besoin, de la météo, on va utiliser l’ortie, la presle, qui viennent compléter nos traitements de cuivre et de soufre, et ce qu’il faut savoir c’est que les plantes permettent de diminuer la quantité de cuivre et ça ce n’est pas négligeable. »

Ce fut une volonté du nouveau propriétaire Karl-Friedrich Scheufele, de la Maison Chopard, de mener cette vigne en bio et biodynamie : « c’était la priorité de transformer le domaine en biodynamie (depuis 2014 pour le vignoble), de convertir les vins en bio (depuis 2018 pour les vins)…On le ressent beaucoup sur les vins, on sent que la biodynamie a fait son travail… Et de déguster le millésime 2018, avec « le cépage cabernet franc majoritaire, un élevage en barrique de 15 à 16 mois…Avec la biodynamie on va retrouver un fruit expressif, ce fruit noir, concentré, un côté tannin velours, des tannins soyeux, délicats… »

Gilles Bartoszek, le directeur, et Guillaume Barou, le président de la cave coopérative de Monbazillac © JPS

Plongeon dans la nouvelle scénographie du château de Monbazillac : « un monde d’art et d’arômes » : « la volonté était de pouvoir évoquer tous les arts, les arts de la vigne (l’art du travail de la vigne, l’art de la dégustation) mais aussi l’art du patrimoine et l’art contemporain… « , précise Guillaume Barou président de la Cave Coopérative de Monbazillac.

Avec à l’entrée déjà toute une série de portraits de vignerons de la cave coopérative qui accueillent le visiteur avant de pousser la porte du musée immersif et interactif dédié au Monbazillac…

Un univers totalement repensé, digne du XXIe siècle : « c’est un musée dédié au Monbazillac, à sa singularité la pourriture noble, avec en projection les paysages, puis la vinification, les métiers et donc ce sont les vignerons qui témoignent dans tous les visuels et expliquent leurs métiers… »

On ne pouvait pas faire un musée sur Monbazillac sans montrer le botrytis ce don du ciel, ce cadeau de la nature et donc là on a un time-lapse qui permet de voir au fil du temps la graine évoluer pour ensuite pourrir et nous permettre d’avoir ce vin liquoreux… » Guillaume Barou président de la Cave Coopérative de Monbazillac.

« C’est très réaliste, cela permet d’avoir une vision globale du domaine, c’est extrêmement bien fait dans le détail », témoigne un visiteur….

A l’intérieur du château, on retrouve Pauline Auban, responsable oenotourisme : « à l’intérieur du château on a souhaite développer différents univers : un univers historique avec 2 expositions, la première portant sur le protestantisme, une deuxième sur la famille de Bacalan qui a vécu au château au moment de la révolution française, on va suivre cette famille dans les 5 salles et chaque membre va développer sa vision des événements révolutionnaires…. » Autre univers artistique avec des expositions temporaires d’art contemporain et puis la rénovation des caves du château avec un parcours pour enfants sous forme de jeux, d’énigmes, très ludique sur le travail de la vigne… »

Gilles Bartoszek, Pauline Auban et Guillaume Barou, les acteurs de la cave coopérative de Monbazillac © JPS

La visite se termine bien sûr par des dégustations, avec deux univers, une salle spécifique où l’on peut déguster jusqu’à 3 vins et à la toute nouvelle boutique « suivant la visite que l’on veut faire, si on vient plus pour la partie patrimoine et musée, on a une dégustation classique à 10e avec un petit verre à la fin pour découvrir le produit et pour les amateurs on offre une dégustation de 3 vins pour un prix de 15€ où on va découvrir avec une personne qualifiée les différences entre les différents produits…avec 3 vins pour s’immerger dans ce qu’est le Monbazillac, » précise Guillaume Barou.

Cet été c’était déjà pari gagné puisque le château de Monbazillac a touché plus de 38 000 visiteurs sur juillet, août et septembre….

Regardez ce Côté Châteaux n°35 spécial vendanges à Bergerac, à voir le 9 novembre sur France 3 NOA à 20h20, ou ici surYOu Tube

19 Oct

Et voici les lauréats des Best Of Wine Tourism 2023

C’était lundi soir la remise des trophées des 19e Best Of Wine Tourism au Palais de la Bourse à Bordeaux. L’occasion de mettre en avant chaque année les meilleures initiatives en différentes catégories qui boostent l’oenotourisme en Nouvelle-Aquitaine…

Les lauréats des Best Of Wine Tourism 2023 © Studio Tonelli et CCI de Bordeaux

ARCHITECTURE ET PAYSAGES

«Château Le Grand Verdus (Entre-Deux-Mers) OR

«Château de Cognac (Cognac)

«Château Montlabert (Saint-Emilion)

«Château Lascombes (Margaux) 

ART ET CULTURE

«Maison Delamain (Cognac) OR

«Château de Ferrand (Saint-Emilion)

«Château de Monbazillac (Monbazillac)

HEBERGEMENT A LA PROPRIETE

«Château Bellefont Belcier (Saint-Emilion) OR

«Château du Payre (Entre-Deux-Mers)

RESTAURATION A LA PROPRIETE

«Château Réaut (Entre-Deux-Mers) OR

«Château Lestrille (Entre-Deux-Mers)

DECOUVERTE ET INNOVATION

«Château La Tour Blanche (Sauternes) OR

«Château La Tour-Martillac (Pessac Léognan)

«Château d’Eyran (Pessac Léognan)

SERVICES OENOTOURISTIQUES

«Château Marquis de Terme (Margaux) OR

«Maison des Vins de Jurançon (Jurançon)

«Les Ateliers de Bacchus (Bordeaux)

VALORISATION PRATIQUES ENVIRONNEMENTALES

«Château Fleur de Lisse (Saint-Emilion) OR

«Château Paloumey (Haut-Médoc)

«Château Fleur Cardinale (Saint-Emilion)

«Château Champion (Saint-Emilion)

COUP DE CŒUR DU JURY :

Château de Fayolle (Saussignac)

Et pour couronner le tout, les lauréats des Best Of d’Or 2023 vont concourrir au niveau international, avec d’autres villes du réseau Great Wine Capitals pour tenter de décrocher le Best Of International à Mendoza en Argentine le 3 novembre prochain.

12 Oct

Côté Châteaux vous offre un Spécial Cité du Vin pour son numéro 34

La Cité du Vin reprend des couleurs…En cet été, elle a explosé les chiffres de fréquentations avec 105 000 visiteurs. Une bonne santé qui lui redonne de jolis reflets. 6 ans déjà qu’elle fait parler d’elle à Bordeaux et dans le monde, les touristes viennent de toute la planète pour la visiter. Dans ce numéro tout en saveurs réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne, vous allez découvrir les acteurs de la Cité du Vin, ses dernières actualités et même un musée universal du vin en Chine qui s’en inspire…

Bonjour et bienvenue à la Cité du Vin, vous ne connaissez pas cette jolie dame aux reflets dorés et argentés en Bord de Garonne ? Vous allez la découvrir, à l’instar de ce groupe de jeunes élèves en BTS viticulture-oenologie Richemond venus de Cherves en Charente« C’est une carafe », selon Hector Milord qui essaie de deviner comment est venue l’inspiration des architectes d’XTU Anouk Legendre et Nicolas Desmazières….

« C’est assez emblématique comme structure, c’est bien pensé, c’est un très joli bâtiment en tout cas….« commente Féliz Vergnaud.

La fréquentation repart et elle repart bien, car juillet août c’est pour nous le record de fréquentation qui datait de 2017, donc on va cumuler 105 000 visiteurs…

On a une progression des Bordelais, des Européens, Italiens, Espagnols et Allemands à la Cité du Vin, donc on est tous très très content après ces deux années compliquées… », Philippe Massol directeur de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin

Pour bien se rendre compte de cette parenthèse, nous allons faire un flash-back avec cette période de crise sanitaire de 2020, ce 1er confinement, et la réouverture qui s’en est suivie le 19 juin 2020…

Petite déambulation dans le fameux parcours permanent au 2e étage, dont la scénographie est signée par les Anglais de CassonMann.

Philippe Massol revient sur les 20 modules à l’origine de la construction qui vont connaître prochainement une évolution : « dès le mois de novembre, on va avoir une évolution des contenus des modules qui vont changer…comme le banquet des hommes illustres qui va devenir ça tourne donc le vin et le cinéma…et le gros changement on ferme en janvier et on rouvre début février, là ça va permettre pour nous de toucher les modules où il y avait de la scénographie… On a ainsi un projet de renouvellement de 8 millions d’euros… »

La scénographie du Musée Universel du Vin à Pékin signée © Adeline Rispal

La suite va vous emmener du côté en Chine où vous allez découvrir le projet de Musée Universel du Vin souhaité par Mr Tang un riche Chinois qui a voulu aussi sa Cité du Vin adapté au public Chinois.

Petit détour au salon de lecture où nous allons vous présenter Véronique Lemoine, la responsable scientifique à la Cité du Vin qui avait planché sur les contenus du parcours permanent et là a été consultée par le projet chinois : « quand on dit les contenus sur un musée, ce n’est pas seulement une histoire à raconter, c’est aussi une façon de mettre en scène donc c’est un grand travail collectif… » L’inspiration, certes elle existe mais c’est beaucoup de sources, beaucoup d’informations que l’on trouve dans les ouvrages et aussi chez les experts, spécialistes de la Chine, de l’histoire de la Chine, et spécialistes de la façon de déguster le vin à la chinoise… »

Instant privilégié partagé avec Régis Delthil qui nous dévoile la fabuleuse cave de la Cité du Vin Latitude 20: « la forme ronde a été designée par un architecte parisien qui s’appelle Laurent Karst qui a imaginé cet espace qui a de bonnes ondes, un côté assez magique, la forme ronde évoque les cuves, la couleur noir les caveaux on est dans l’ambiance ! C’est la plus grande cave du monde par le nombre de pays représentés, il y a 800 références de vin dont un peu moins de 500 originaires de 72 pays…. Ici on vend 60 % de vins Français, 40% de vins du monde t et parmi les vins français la majorité c’est Bordeaux…

L’occasion était trop belle de vous faire partager également ce reportage sur les foires aux vins…

En ce mois de septembre, c’est aussi la présentation de la nouvelle saison culturelle de la Cité du Vin avec ses rendez-vous habituels et avec de nombreux afterworks que nous présente Elodie Gratuze : « on a une très belle programmation en vue, à la fois sur les événements conférences mais aussi les afterworks du soir: chaque jeudi on aura une programmation au 1er étage, à la salle de dégustation, on aura des thématiques liés à des produits phares comme le fromage, la charcuterie, le chocolat ou encore le caviar, et on poursuit avec des régions mises en avant comme le Pays-Basque, du Poitou ou du Périgord… Et à l’approche des fêtes des astuces sur comment accorder les vins durant ces fêtes… »

La Cité du Vin, c’est une centaine de salariés et notamment Christophe qui a intégré la cité du vin en septembre… « C’est vrai que cela fait rêver puisque c’est un lieu multiculturel, international, les visiteurs sont libres de choisir un parcours libre ou individualisé… »

Au 7e étage, de ce superbe bâtiment de 55 mètres, on va retrouver Nicolas Lascombes, le directeur du 7 le restaurant panoramique de la Cité du Vin: « Bordeaux est le centre du monde pour le vin, la Cité du Vin est un événement lorsqu’elle est arrivée, et nous on est au sommet donc on reçoit des gens du monde entier, donc c’est un privilège...

Oui, cela fait rêver, c’est panoramique c’est comme si on était en haut d’un phare, c’est la Tour Eiffel de Bordeaux en quelque sorte… » Nicolas Lascombes le 7 restaurant panoramique

Et puis la visite du parcours permanent se termine comme chacun sait par une dégustation d’un vin du monde avec les sommeliers et notamment Catherine Haurie qui va vous faire découvrir ce panel de 20 vins offerts à la curiosité des visiteurs…

On ne pouvait pas conclure ce côté châteaux, sans la présidente Sylvie Cazes : « cela a été une formidable aventure pendant les 8 années qui ont précédé et puis depuis ce 1er juin 2016 une aventure extraordinaire car dès le départ nous avons reçu plus de visiteurs que nous envisagions, plus de 400 000 visiteurs par an, nous avons dépassé les 2 millions il y a quelques mois, et nous sommes très heureux. »

Le time-lapse de Philippe Caumes, photographe d’architecture de l’atelier Caumes, retrace ces travaux titanesques avec ces 300 pieux en bétons de 30 mètres de profondeur qui soutiennent l‘édifice de 9000 m3 de béton, et avec ces panneaux de verre et d’aluminium qui lui donnent un aspect unique…

« C’était un pari puisque quand on a vu ce bâtiment pour la première fois, tout le monde était très étonné, on se demandait ça va marcher ou ca va pas marcher c’était vraiment exceptionnel, quand vous regardez autour de vous vous voyez que cette structure est faite de 575 arches en lamellé-collé, chacun a un moule différent… C’est une véritable prouesse architecturale… » conclue ainsi Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin.

A voir ce 34e numéro de Côté Châteaux par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne : mercredi soir à 20h20 sur France 3 NOA et dimanche à 13h45 et 20h30 (sur les box Orange 339, SFR 455, Free 326, Bouygues 337, ou en direct sur internet France 3 NOA), mais aussi ici sur You Tube

23 Sep

Clos de l’Echauguette : il n’y a pas d’âge pour vendanger au coeur de la Citadelle de Blaye

Des images forts sympathiques ce matin de bambins de maternelles qui ont participé aux vendanges du clos de l’Echauguette à Blaye. Une tradition perpétuée par le syndicat viticole de Blaye qui exploite ce vignoble de 15 ares depuis 50 ans au coeur de la Citadelle construite par Vauban.

« Bienvenue à tous au Clos de l’Echauguette…Aujourd’hui, vous allez vendanger, c’est la première fois pour tout le monde ? Ouiiii…. » Des petits de maternelle dans le rôle de vrais vignerons… Ces 21 enfants de l’école Grospierre de Blaye attendaient de moment depuis longtemps. « On va ramasser des raisins…avec les mains… »

« Qui veut couper là ? » A 4 ou 5 ans, certains ont déjà la technique mais pas question de leur donner pour autant un sécateur… « Ce sont des petits ciseaux, à bouts ronds, donc on essaie de couper les raisins en plusieurs parties… », commente Cédric Grossard de la Maison des Vins de Blaye.

Et direction le tombereau pour déverser la précieuse récolte de merlot… « C’est quand même un grand moment pour eux car cela fait quand même deux ans qu’ils n’ont pas pu participer à ces vendanges donc c’est une euphorie pour tout le monde », commente leur professeur Clément Cheyroux de l’Ecole Grosperrin de Blaye.

Moment d’émotion aussi et d’échanges avec Guy Bénéteau, 93 ans, l’ancien président de l’appellation et du syndicat viticole de Blaye. « Quand le vignoble a été planté, j’ai fait beaucoup de fête et même intronisé plusieurs ministres ici dans la confrérie de Guyenne » « C’est un très beau projet, une très belle initiative de Guy, puisque le Clos est toujours là et on peut voir l’effervescence qu’il y a autour de ces vendanges. Et pour nous c’est une très belle visibilité : une parcelle de vigne dans un bâtiment inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, cela permet de faire connaître et rayonner notre appellation à travers le monde… », commente Thibaut Layrisse, directeur des Vins de Blaye.

En plus c’est un très grand gage de qualité dans cette parcelle de vigne et dans cette vendange, le Clos de l’Echauguette que l’on vend uniquement à la Maison des Vins de Blaye est ce que l’on fait de mieux en terme de qualité, sur l’appellation, c’est un vignoble qui est en agriculture biologique depuis 2016. » Thibaut Layrisse, directeur des Vins de Blaye.

C’est lui qui est à l’origine de ce projet avec le maire de l’époque en 1968; un vignoble de 15 ares planté en plein coeur de la citadelle Vauban, et qui a vu le jour en 1972.

Et ce sont des souvenirs à jamais gravés pour ces vignerons en herbe, remerciés par une haie d’honneur à leur sortie, par leurs aînés…