24 Mai

Les coups de coeur et les bonnes notes de Jacques Dupont sur le millésime 2018

C’était hier soir la présentation du Guide de Jacques Dupont au Bistrot du Sommelier à Bordeaux. Tout le monde du vin était là pour déguster et féliciter les heureux lauréats qui avaient obtenu un coup de coeur, des petits et des crus classés, une belle diversité du vignoble de Bordeaux. Dans ce nouveau guide établi parJacques Dupont et Olivier Bompas, 745 vins sélectionnés dont 131 à moins de 10€.

 Laure de Lambert Compeyrot de Sigalas-Rabaud, Olivier Bompas du Point, Martine Cazeneuve de Paloumey et Marie-Laure Lurton de Villegeorge © JPS

C’est un travail de longue haleine comme le soulignait encore hier soir Jacques Dupont, où lui même est resté 4 semaines dans le vignoble et Olivier Bompas, 3 semaines, à déguster chacun de leur côté les primeurs sur le millésime 2018 : « on a dégusté très lentement, on sait que c’est une dégustation un peu injuste car les vins ne sont pas terminés, mais les vins que vous dégustez ce soir semblent vous plaire et c’est noter récompense. » 

Un millésime marqué par de fortes pluies jusqu’à début juillet, puis une chaleur et une sécheresse importante jusqu’à fin octobre. Un millésime qui se souviendra aussi des intempéries comme les épisodes de grêle du 26 mai et du 15 juillet, sans oublier les attaques de mildiou, d’une rare violence.

Jacques Dupont, journaliste-critique, Olivier Bompas, journaliste-sommelier, et Mathieu Bensch stagiaire au Point © JPS

Au final, le résultat est pas mal pour ces heureux lauréats invités par le Point à présenter leur 2018 et un vin d’un autre millésime de leur choix, pour cette traditionnel rendez-vous de fin mai. Les copies de Jacques et Olivier étant rendues, voici leurs notes sur 20 publiées dans le Point, sorti ce jeudi 23 mai, ainsi que les commentaires sur le millésime et des coups de coeur éventuels pour d’heureux chanceux qui ont somme toute bien travaillé.

Romain Ducolomb de Beychevelle et Bruno Baylet de Landereau © JPS

Au tableau d’honneur, tout d’abord, le premier à l’entrée qui aussi pourrait être 1er de la classe, Landereau et sa cuvée Prestige qui obtient un 15,5-16

« Cela fait plaisir, c’est la meilleur note en Bordeaux et Bordeaux Sup », commente Bruno Baylet.  « Cela fait partie des vins bien notés tous les ans, habitué ? Non, cela doit être notre 3e coup de coeur… » Son 2018 a été réalisé avec « 95% de merlot, 5% de cabernet francs, les amlos en barriques neuves, 15 à 17 mois d’élevage en barrique sans aucun soutirage. »

Le principal c’est de durer et de montrer que l’on peut avoir de grands terroirs, notamment à Sadirac, à des prix abordables » Bruno Baylet du château Landereau.

Parmi les autres vignerons qui savent faire du vin, sans forcément être classé, Dominique Raimond du château Monfollet qui a obtenu un 15,5-16 et un coup de coeur pour son Grand Vin. Un millésime sauvé de la grêle, car Blaye avait pas mal été touché, comme les Côtes de Bourg juste à côté. Ce ne sont que 16000 bouteilles produites, par rapport au Monfollet le Valentin réalisé à 150 000 flacons, énormément référencé dans la grande distribution; mais pour ce grand vin, c’est une sélection de vieilles parcelles, fermentations malos en barriques, élevage de 12 à 14 mois, en barriques; un grand vin commercialisé auprès des particulier et beaucoup à l’export.

Parmi les crus classés présents, Léoville Barton, 2e cru classé de Saint-Julien (noté 18,5) avec Michel Sartorius marié à Lilian Barton : « nous sommes sortis ce matin au prix de 61,80 pour le professionnel, 72 pour le particulier, entre le prix de 2015 et celui de 2016, cela a très bien marché dès la sortie car moins cher que les 2016; la période est vraiment difficile et il faut faire attention à quel prix on sort. On est aussi très content de Langoa… On est sorti à un prix suffisamment attractif pour le négoce et à un prix raisonnable pour le consommateur. »

Il y a aussi Clerc-Milon, 5e cru classé à Pauillac (noté 17), un millésime 2018 à l’assemblage subtil selon le maître de chai Frédéric Faure, en poste depuis 10 ans, avec « 60% de cabernet sauvignon, 27 % de merlot, 9% de cabernet-franc, 3% de petit verdot et 1% de carménère. Clerc Milon est sorti la semaine dernière au prix pour le négoce de 50€.

Mr Cuvelier du Château le Crock, Jean-Pierre Rousseau de Diva, Philippe Dalhuin directeur technique général des Propriétés Mouton Rothshild-Armailhac-Clerc Milon, Jean-Emmanuel Danjoy et Frédéric Faure, directeur et maître de chai de Clerc Milon © JPS

Du côté des négociants, aussi présents, Jean-Pierre Rousseau, dirigeant de la Maison Diva quai de Bacalan à Bordeaux, décripte ces sorties en primeurs sur le 2018 : « c’est une campagne un peu compliquée car les prix sont plutôt partis dans les sphères supérieures et nos clients ne sont pas au mieux de leur forme… Les Chinois sont aux abonnés absents et la « guerre cino-américaine » fait des dégâts », à l’heure actuelle. « Il y a des vins de qualité qui ont parfois du mal à trouver leur public. »

Nul doute que le lecteur et amateur de vin trouvera dans ce guide de Jacques Dupont et d’Olivier Bompas des repères dans leur futurs achats tant en primeurs qu’en livrables.

Le Guide de Jacques Dupont, avec le magazine Le Point du 23 mai 2019 chez tous les marchands de journaux.

20 Mai

Le château de Malleret se pare d’un nouveau chai magnifique qui n’attend plus qu’une belle récolte

Aymar du Vivier avait hâte de dévoiler au monde du vin son nouveau chai signé par l’architecte Sylvain Dubuisson. Un « outil magnifique qui ne demande qu’à être exploité » selon la maître de chai Marine Manassero, car Malleret a connu deux années terribles : 2017, le gel et 2018, la grêle. Malleret mise désormais sur 2019 pour sublimer encore davantage son Haut-Médoc et son Margaux avec ses nouvelles installations.

Aymar du Vivier, propriétaire du château de Malleret et Marine Manassero, maitre de chai © JPS

Aymar du Vivier a cette noblesse de l’âme de continuer l’oeuvre de ses ancêtres et de l’embellir. Descendant de la famille Clossmann des négociants d’origine allemande à Bordeaux dès le XVIIIe siècle et d’une famille dont il a des traces jusqu’au XIIe m’a-t-il confié, il a eu cette vision de faire un grand chai avec l’un des meilleurs architectes designer le Parisien Sylvain Dubuisson, originaire de Bordeaux. Et le résultat est sincèrement bluffant, un peu comme son vin le château de Malleret, une pépite en AOC Haut-Médoc, avec aussi un autre vin le Margaux de Malleret produit en appellation Margaux bien sûr. 

 Malleret a réussi une transformation en profondeur, déjà au niveau du vignoble : « on a restructuré complètement le vignoble en 2014, aujourd’hui la propriété compte 54 hectares (dont 3,5 ha à Arsac pour le Margaux de Malleret), plantés en cabernet sauvignon, merlot et petit Verdot, on a aussi du sauvignon blanc », commente Marine Manassano, maître de chai de Malleret.

Le château de Malleret alors qu’il était parti sur de bonnes bases, avec à sa tête Paul Bordes comme gérant, a connu deux années de malchance, subissant le gel en 2017 avec 95% de perte, puis la grêle en 2018 avec 90% et une faible production de seulement 240 hectolitres. « Sur l’assemblage 2018, nous avions d’exceptionnels cabernet-sauvignons à 70% pour 30% de merlots », commente la maître de chai.

C’est un outil magnifique qui ne demande qu’à être exploité…On trépigne tous pour avoir de la récolte », Marine Manassano, maître de chai de Malleret.

Impressionnant ce nouveau cuvier avec une cinquantaine de cuves en béton teintées dans la masse avec une couleur chaude orangée, des cuves de 60 à 140 hectolitres en fonction de la pente descendante, pour faire du parcellaire. « Enfin un endroit qui ne ressemble pas à une laiterie », plaisante le truculent Aymar du Vivier qui se rappelle de ses anciennes mais tout de même  jolies cuves inox.

   « Au niveau thermique, on est géré avec des puits canadiens, tous les bâtiments sont passifs. Et de contempler son nouveau chai à barriques qui n’attend plus que ses 1000 barriques, chai à côté duquel trône une cheminée double et une superbe salle de dégustation.

« Chez Sylvain Dubuisson, c’est un souci du détail avec aussi ses luminaires tombant en verre, tout est comme cela, » commente Aymar du Vivier qui frétille à juste titre à dévoiler à son assistance tout ce travail de grande tenue.

Et s’il n’y avait que cela, mais il y a aussi cette passion et cette tradition pour les chevaux partagée par Aymar, qui a connu à Malleret les chevaux depuis son enfance. Il les a fait revenir, il y en a une vingtaine, qui offre un magnifique spectacle dans son nouveau manège, contigu aux écuries.

Alfonso et Claire y dévoilent la noble discipline du dressage avec de superbes chevaux de race hollandaise ou allemande. Et avec des miroirs partout dans le manège pour que l’art et la musique se répondent dans la grâce et la beauté de cet art.

Aymar du Vivier aime aussi partager ces moments d’allégresse avec ses amis du monde du vin qu’il avait associés à cette soirée mercredi dernier en pleine semaine de Vinexpo : Philippe Dambrine du château Cantemerle (Haut-Médoc), Sylvie Cazes du château Chauvin(Saint-Emilion), Tristan Kressmann du château Latour-Martillac (Pessac-Léognan), Antoine Couthures du château Grand Corbin (Saint-Emilion) et Charles Philipponnat de la Maison de Champagne Philipponat, le tout sur un dîner orchestré par le talentueux Nicolas Nguyen Van Hai, chef du Chapon Fin à Bordeaux.

Philippe Dambrine, Sylvie Cazes, Tristan Kressmann, Aymar du Vivier, Paul Bordes, Antoine Couthures, Nicolas Nguyen Van Hai et Charles Philipponnat © JPS

Et qui dit art dit Aymar, la boucle est bouclée. Vive cet esthète du château de Malleret.

18 Mai

Fête de la Fleur : la famille Castéja célébrait les 100 ans d’acquisition du château Lynch-Moussas à Pauillac

Jeudi soir se tenait la traditionnelle Fête de la Fleur, l’événement créé par la Commanderie du Bontemps. 1650 invités au château Lynch Moussas avec la famille Castéja qui fêtait les 100 ans de propriété du château. Un dîner orchestré par le fameux chef alsacien Marc Haerbelin, avec aussi un invité surprise Jack Ma d’Alibaba.

Ils sont venus, ils sont tous là. Tous les grands acteurs de la planète vin. Ceux du bordelais, d’autres régions viticoles de France, mais aussi des Etats-Unis, de Chine, d’Australie, d’Argentine, du Chili, de Suisse, d’Allemagne, d’Espagne et d’Italie. 1650 au total, contre 1500 il y a deux ans au château Malartic-Lagravière qui avait réussi l’exploit de réussir cette soirée en pleine canicule. Mais le record reste encore celui réalisé par la Baronne Philippine de Rothschild à Mouton-Rothschild en 2003 pour les 150 ans du château.

Cette année, la famille Castéja invitait, car pour elle l’occasion était trop belle de célébrer ,en même temps que Vinexpo, les 100 ans de l’acquisition du château Lynch-Moussas (5e cru classé 1855) par Jean Castéja en 1919, juste après la grande guerre, auprès de la famille Vasquez. Un château qui sera ensuite dirigé par Emile, son fils, 50 ans plus tard. Aujourd’hui, c’est Philippe Castéja qui au nom de la famille remerciait l’assistance d’être venue pour cet événement. Une famille affichée partout sous l’impressionnant chapiteau dressé pour l’occasion.

Philippe Castéja en introduction rappelait que « cette Fête de la Fleur vient clôturer un excellent Vinexpo…les contacts ont été nombreux et fructueux. » Il a aussi souligné la jolie « mutation de Bordeaux et de son vignoble avec l’action formidable d’Alain Juppé, son successeur Nicolas Florian s’inscrira dans cette dynamique ».

Et d’avoir pour cette Fête de la Fleur qui marque le 100e anniversaire du rachat de la propriété une pensée pour se parents à qui il avait annoncé il y a deux ans qu’il souhaitait l’organiser à Lynch-Moussas, ce qui en soit est toujours un exploit vu l’ampleur de l’événement. « Notre mère depuis nous a quitté et notre père n’a pas pu venir à cause de son grand âge. »

Saint-Exupéry a écrit : « nous héritons de la terre de nos parents et nous l’empruntons à nos enfants » « Philippe Castéjà co-propriétaire de Lynch-Moussas.

Michel Rolland toujours très sollicité par ses admirateurs © JPS

Le Grand Maître de la Commanderie Emmanuel Cruse enchaînait : « il est important d’organiser cette Fête de la Fleur dans ces propriétés qui appartiennent encore à des familles ». Et de parler de l’avenir incarné par le nouveau maire de Bordeaux : « sous votre impulsion, Bordeaux est aujourd’hui la ville la plus attractive de France après Paris et aussi d’Europe. La construction de la Cité du Vin a été un projet exemplaire et visionnaire porté par Sylvie Cazes et Philippe Massol. Nous comptons sur vous pour poursuivre cette dynamique. »

Et d’en venir au salon Vinexpo qui a fermé ses portes jeudi : « Vinexpo va perdurer ! Nous sommes bien décidés d’en faire à partir de 2021 un rendez-vous annuel du monde du vin et des spiritueux. Depuis 1981, Vinexpo s’est inscrit parmi les grands salons internationaux, j’espère que nous allons faire de Vinexpo le n°1 mondial des salons vinicoles. »

Le millésime 2018e est vraiment reconnu d’une qualité exceptionnelle, il va permettre à Bordeaux d’affirmer son leadership mondial… » selon Emmanuel Cruse également co-propriétaire de château d’Issan.

Sabine, François et Jacques Lurton ont apprécié avec Christine les différents hommages à André Lurton © JPS

Et le Grand Maître d’avoir une pensée pour André Lurton, dont le décès a été annoncé ce jeudi matin.

A Christine, François et Jacques, « votre père André Lurton a été un ambassadeur des vins de Bordeaux et particulièrement de l’appellation chérie de Pessac-Léognan, » Emmanuel Cruse Grand Maître de la Commanderie du Bontemps.

 

Joseph Helfrich Pdg des Grands Chais de France, au centre le maire de Bordeaux Nicolas Florian et son épouse Hélène, à droite Bernard Farges président des « Bordeaux et Bordeaux Supérieur » © JPS

De son côté Nicolas Florian, le maire de Bordeaux a aussi rendu hommage à André Lurton « grand artisan de la création d Pessac-Léognan, directeur pendant 20 ans du CIVB, figure politique locale comme maire de Grézillac et président de la chambre d’agriculture.

Avant le démarrage de Vinexpo, Nicolas Florian expliquait : « j’avais en tête des inquiétudes et les peurs que quelques-uns s’évertuent à entretenir. On a la démonstration que les initiatives et l’impulsion de Mr Navarre et de ses équipes font qu’aujourd’hui Vinexpo est une réussite et qu’on fera une 21e et une 22e édition. Je peux vous dire on va même accélérer et aller encore plus loin : faire la promotion de ce nectar qu’est le vin de Bordeaux, on a la chance d’avoir une ville et un produit connus mondialement… »

Jack Ma a fait une apparition surprise et a charmé son auditoire © JPS

Enfin, à La tribune, un invité, non annoncé par les organisateurs, a fait sensation : Jack Ma le fondateur d’Alibaba, 2e fortune de Chine et 20e personnalité la plus riche au monde selon Forbes : « je ne me suis jamais habillé comme cela, mais c’est amusant…

 « C’est un grand honneur d’être ici, car je suis un grand amateur de vin ». Il a souligné « la qualité, la valeur, le caractère » des vins de Bordeaux. « Vous ne produisez pas du vin, vous produisez du bonheur », a conclu Jack Ma le géant de la vente en ligne chinoise, de quoi emporter les vivas de l’assistance.

Le chef Marc Haerbelin en plein dressage des assiettes avec son équipe © JPS

Mais celui qui méritait une ovation, encore plus marquée, c’est sans nul doute le grand chef Marc Haerbelin, 2** au Guide Michelin avec l’Auberge de l’Ill, une institution en Alsace fondée par son arrière-grand-père en 1882.

Il a réalisé avec ses équipes un dîner digne de ses 3 étoiles qu’il n’aurait jamais du perdre, avec une préparation et un service impeccable au beau milieu de l’assistance, comme dans son restaurant gastronomique. Chapeau chef pour cette soirée mémorable.

17 Mai

Le vin de Constance, le vin de Napoléon, désormais distribué par 3 maisons de négoce bordelaises

Le Vin de Constance, c’est un peu un monument des vins liquoreux, l’un des meilleurs au monde. Klein Konstancia, ce superbe domaine d’Afrique du Sud, annonce que son vin mythique, bu par Napoléon à Sainte-Hélène, sera désormais distribué dès le millésime 2016 par trois des plus grandes maisons de négoce bordelaises CVBG, Duclot et Joanne.

Le célèbre vin de Constance présenté lors de la dégustation des meilleurs liquoreux du monde au château La Tour Blanche en 2017 © JPS

C’est presque une nouvelle naissance pour Klein Constancia. Ce vin majestueux est le premier vin d’Afrique du Sud à rejoindre la Place de Bordeaux, ce qui va lui donner davantage de visibilité à l’international.

Le domaine qui avait dormi pendant près de 100 ans avait été relancé en 1986. Il avait connu une consécration terrible grâce à l’Empereur Napoléon, grand amateur du vin de Constance qui en avait fait son élixir de prédilection, dont Michel Jack Chasseuil le plus grand collectionneur garde jalousement quelques flacons du XIXe siècles.  Hans Astrom, Directeur Général de Klein Constantia, y voit déjà une consécration et la continuité du travail de renaissance mené depuis 1986 sur le domaine afin de redonner à ce vin légendaire ses lettres de noblesse.

« Afin de perpétuer cet héritage, cet or sud-africain semblable à nul autre, reconnu comme l’un des plus grands vins liquoreux du monde, et de le faire vivre et grandir encore pendant des centaines d’années, nous nous engageons à toujours rechercher des améliorations justes et équilibrées et à préserver le style incomparable du Vin de Constance », commente Hubert de Boüard co-actionnaire de Klein Constantia..

Et de poursuivre : « ainsi nous souhaitons poursuivre cette démarche d’excellence en partenariat avec les maisons CVBG, DUCLOT et JOANNE pour accroître notre visibilité internationale. »

Nul doute que Klein Constancia, ce vignoble connu depuis 1685, et encensé par Napoléon, va une fois de plus rentrer dans l’histoire. Son magnifique cépage Muscat de Frontignan va désormais se faire mieux connaître. Ce vin est la fierté également de l’homme d’affaire tchèque Zdenek Bakala et du banquier Charles Harman qui ont racheté le domaine en 2011. Ils ont été rejoints par deux hommes du monde du vin, Hubert de Boüard du château Angélus (1er cru classé de St Emilion) et Bruno Prats de Vina Aquitania.

16 Mai

L’image du jour: une grappe géante en façade de la Maison du Vin de Bordeaux pour lancer la saison du rosé

Comme un clin d’oeil à la dernière journée de Vinexpo et aux beaux jours du printemps et de l’été qui arrive, le CIVB se pare d’une grappe géante aux couleurs du rosé…

Pour accompagner l’arrivée de l’été, certes avec un mois d’avance, la Maison du Vin qui renferme le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, l’Ecole du Vin et le fameux Bar à Vins, affiche la couleur : rosé ! C’est un petit teaser  aussi avant le Grand Apérosé le 25 mai prochain aux Vivres de l’Art.

C’est pas qu’ils fument la moquette au CIVB, car ils ont plutôt du parquet, mais c’est une idée originale de communiquer ainsi et d’interpeler le passant de Bordeaux allées de Tourny ou place de la Comédie, comme ils l’avaient fait pour Climax avec de gigantesque tentacules qui sortaient du bâtiment.

Il ne manque plus que Cloclo qui avait chanté « Bordeaux rosé » dans les années 70…en musique de fond. S’ils peuvent sortir une sono…ça serait cool.

15 Mai

Wine Paris et Vinexpo Paris vont se tenir aux mêmes dates du 10 au 12 février 2020

C’est sans doute le choix de la raison. Vinexpo annonce que son salon de Paris se tiendra du 10 au 12 février finalement plutôt qu’en janvier 2020 et se tiendra en même temps que Wine Paris, en un même lieu commun, à Paris Expo Porte de Versailles.

Ca bouge dans le monde des salons. Et plutôt que de prendre des risques inconsidérés, Vinexpo et Wine Paris ont décidé de s’entendre. Ca vaut mieux…

Ainsi ils annoncent: « dates identiques et site commun, pour la création d’un nouveau rendez-vous au service de la filière mondiale du vin et des spiritueux ».

C’est donc en février 2020, que vont se tenir à Paris, Wine Paris et Vinexpo Paris initialement annoncé en du 13 au 15 janvier 2020. Cela va couper l’herbe sous le pied des Allemands de Dusseldorf avec leur traditionnel salon ProWein qui se tient toujours en mars !

L’épicentre mondial du vin et des spiritueux va-t-il se déplacer plus à l’ouest ? Une chose est sûr cette tenue simultanée de WINE PARIS et de VINEXPO PARIS relance les dés et évite des « morts » au niveau des salons.

POUR REPONDRE AUX ATTENTES DU MARCHÉ

WINE PARIS et VINEXPO PARIS ont donc choisi de cohabiter et de rassembler leurs éditions 2020 du 10 au 12 février 2020 à Paris Expo Porte de Versailles. Cette annonce a pour objectif de donner de la visibilité à l’ensemble des opérateurs et les échanges se poursuivront dans les prochaines semaines.

Cela va booster ces deux salons et leur attractivité vis-à-vis des acheteurs nationaux (cavistes, réseau CHR, sommeliers, distributeurs et grossistes spécialisés, agents commerciaux) et des acheteurs internationaux. La date est aussi favorable aux achats, ProWein peut en attester…

UNE COMPLÉMENTARITÉ ASSUMEE À PARIS

WINE PARIS est né cette année du 11 au 13 février 2019, de la rencontre de VINISUD et de VINOVISION PARIS, des vins méridionaux et des vins septentrionaux. Ce 1er salon a connu un certain succès avec 2 000 exposants et 26 700 professionnels dont 30% d’internationaux. .

De son côté VINEXPO a tenu à créer VINEXPO PARIS pour contrer ProWein et saisir les opportunités sur le marché mondial des vins et des spiritueux. Un salon annoncé en fanfare en juin 2017, confirmé en septembre 2018 avec l’annonce du calendrier et finalement reporté et jumelé avec Wine Paris.

Les pour-parlers sont sans doute toujours en cours, pour qui sait, ne faire qu’un seul et même salon, une seule et même marque, ce qui serait le rêve…mais déjà c’est une grande avancée.

WINE PARIS & VINEXPO PARIS du 10 au 12 février 2020 à Paris Expo Porte de Versailles
 

13 Mai

#Vinexpo : un salon recentré sur le business et les rencontres de qualité

Vinexpo Bordeaux s’est ouvert sur fond de concurrence avec les autres salons mondiaux. Si 1600 exposants sont au rendez-vous, moins qu’en 2017, ce salon garde une grande qualité au niveau de ses intervenants et des rencontres bénéfiques. Vinexpo se relance pour mieux poursuivre ses prochaines éditions.

Du monde ce matin avant l’ouverture de Vinexpo © JPS

« C’est important, c’est l’occasion de venir voir nos clients de leur parler de nos nouveaux produits, de notre société et du business du vin », confie Christophe Boudin de la Maison de Champagne Yvon Mau.

« Vinexpo fête sa 20e édition, c’est un salon historique, il a toujours sa place ici à Bordeaux, même si Vinexpo a essaimé aux Usa, à Hong-Kong et à Shangai, ça reste un salon très ancré Bordeaux et de toute la France « , me confie Yann Jestin courtier en grands vins de Bordeaux à l’entrée du salon.

Juste avant l’ouverture à 9h, plusieurs centaines de visiteurs professionnels se pressent à l’extérieur du nouveau Hall 2 pour ce Vinexpo 2019 : « c’est la plus grand salon de l’industrie du vin et je suis content d’être ici », confie Xingkun Ma visiteur chinois.

1600 exposants venus de 30 pays différents, c’est un peu moins qu’en 2017 qui en comptait 2300, mais en tout cas ce sont des rencontres de qualité comme en témoigne la Canadienne  Kathy Cannon, directrice de LCBO pour les Vins Européens : 

C’est bien on vient ici pour 4-5 jours rencontrer beaucoup de fournisseurs. On importe beaucoup de vin du monde entier et c’est l’endroit rêvé pour les déguster, » Kathy Cannon importatrice canadienne LCBO. 

Le Bordelais François Lurton, vigneron globe-trotteur qui produit plus de 70 marques en France mais aussi en Argentine, au Chili et Espagne a ses raisons d’être à nouveau présent : « dans les autres salons que l’on a, il y a surtout des européens voire des nord-américains, mais là on a pas mal le Pacifique, l’Amérique du Sud, l’Afrique… »

Parmi les nouveaux consommateurs outre les Asiatiques, pal mal d’Africains : Manfred Eboumbou travaille ainsi depuis plus de 10 ans le marché du Cameroun : 

Le marché (en Afrique) se développe même plus vite qu’on ne le pense, et notamment pour le vin de Bordeaux très connu au Cameroun, »  Manfred Eboumbou

De nombreuses maisons de négoce sont présentes mais aussi cette maison familiale bourguignonne fidèle depuis la création : « Nous venons à Vinexpo depuis le début, c’est très important, d’autre part nos clients étrangers viennent nous retrouver à Vinexpo. Bordeaux attire quand même beaucoup de monde. »

Jonathan Choukroun Chicheportiche et Juliette Hirschy du Magazine Vert de Vin sur Vinexpo © JPS

« C’était le salon primordial il y a quelques années, cela  a perdu un petit peu de son prestige par contre Bordeaux reste un lieu incontournable car c’est le salon où l’on peut recevoir nos clients et leur consacrer plus de temps ici qu’ailleurs », confie Philippe Marion directeur commercial de Barton et Guestier.

Philippe Marion de Barton & Guestier et Franck Crouzet de Castel Frères © JPS

Cette maison de négoce, associée à Patriarche et Listel sur le stand fait partie du Groupe Castel, le groupe n°1 et France et 3e dans le monde pour la commercialisation de vin. Castel commercialise ainsi 19 bouteilles par secondes. Ça en impose, non ?

Le maire de Bordeaux. Nicolas Florian entouré des dirigeants de Vinexpo et de maisons de négoce et de CEB ©JPS

Quant à savoir si Vinexpo va continuer ? Demandez donc aux frères Cottin de la Maison Dubos ce qu’ils en pensent…« Mon père fait partie de ceux qui ont créé Vinexpo…avec rien. Ce n’est pas pour le perdre aujourd’hui, Vinexpo ne mourra pas », commente l’aîné Robert Cottin.Et celui-ci de compléter : « on a vu autant de clients qu’en 2017″.

La Maison Dubos à Bordeaux avec Robert, Emmanuel et Guillaume Cottin © JPS

« Tout le monde critique mais Vinexpo doit rester, il faut que ça reparte », renchérit Emmanuel Cottin. En somme, il faut arrêter de s’auto-flagelller comme bien souvent à Bordeaux et ce Vinexpo bashing.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Xavier Granger, Jean-Marc Ceccaldi :

12 Mai

#Vinexpo : soirée d’ouverture très internationale chez François Lurton à Couhins-Lurton

C’était ce soir les soirées d’ouverture de Vinexpo. Entre la soirée Jurade de Saint-Emilion à Soutard, celle des Crus Classés de Graves à Malartic-Lagravière, c’est finalement une soirée très internationale aussi qui a retenu l’attention de Côté Châteaux, celle de François Lurton le vigneron globe-trotter, producteur dans 4 pays au monde.

Lancement des soirées Vinexpo ici à Couhins Lurton © JPS

François Lurton, c’est l’un des viticulteurs de Bordeaux qui connaît bien le monde, car il l’a parcouru et même plusieurs fois. Côté Châteaux a tendance à le considérer comme le vigneron globe-trotter. Avec son frère Jacques, ils ont été au début des années 90 les pionniers bordelais à produire en dehors de Bordeaux, dans le « nouveau monde. »

Le château Couhins Lurton en Pessac-Léognan © JPS

Là, le monde, il le voit partout pour ces soirées, de quoi donner une première tendance de ce que Vinexpo sera : « il y a du monde partout aux Crus Classés de Graves, à la Jurade, à Yquem avec les 1855, chez Chevalier, et 1500 pour la fête de la Fleur… Ce soir on a pas mal de monde qui vient de l’étranger, on doit avoir à Couhins Lurton environ 30 pays différents… »

Fort heureusement pour son organisation, le temps était fort agréable ce soir avec une douce température et un sublime coucher de soleil sur ce joyau de Pessac-Léognan que son père André Lurton avait fait restaurer au début des années 2000. Il fallait alors que ce château soit digne d’accueillir en 2003 la soirée d’ouverture de Vinexpo et des Crus Classés de Graves.

Seize ans plus tard, c’est François qui reçoit en ce lieu magnifique et qui fait déguster les vins qu’il produit à l’étranger et en France aussi, avec notamment en Languedoc Roussillon sa dernière acquisition Nizas à Pezenas (Languedoc), avec « des cépages un peu différents de ce que je fais dans le Roussillon (Viognier et vermentino) ».

François Lurton produit pas loin de 70 vins sur 4 pays du monde, France, Argentine, Chili et Espagne. Et auparavant, il était aussi présent au Portugal et en Australie. Des vins bien équilibrés aux belles structures, où il réussit à sublimer les cépages de chaque région viticole.

Que pense-t-il du prochain salon Vinexpo qui s’annonce ? Ce soir il est un peu trop tôt pour parler de sa réussite ou non mais une chose est sûre ce salon va conditionner sans aucun doute la suite.

Lui était plutôt « favorable de le conserver en juin plutôt que mai », car pour François Lurton trop proche de Prowein, « en juin il aurait peut-être eu plus de succès, mais ils ont eu peur du temps » (cf en 2017, Vinexpo avait connu une période caniculaire). « Là ils tentent en plein milieu de la campagne des primeurs, bon on verra. »

Lancement de Vinexpo à Couhins Lurton avec Sabine et François Lurton © JPS

François Lurton, lui a choisi d’être bien présent pour ce Vinexpo 2019 au début du Hall 1, il y sera dès la première heure ce lundi 13 mai, mais en attendant ce soir il a tenu à inviter ses clients et distributeurs de par le monde au château Couhins Lurton, près de 140 personnes ainsi présentes.

Le chef Hugo Naon d’El Nacional © JPS

Et pour les recevoir, rien de tel que de donner une note de cuisine argentine avec le chef Hugo Naon, du restaurant El Nacional, qui était aux fourneaux et derrière un immense barbecue, à faire cuire ses spécialités de ris de veau, rognons et aiguillettes de rumsteck… Un instant de partage et de convivialité qui lançait ainsi dignement ce Vinexpo millésimé 2019.

11 Mai

20e Vinexpo : tous dans les starting blocks

A J-2 du salon professionnel international dédié aux vins et spiritueux, les préparatifs vont bon train. Ce nouveau salon va prendre ses marques pour se relancer. Un salon à taille plus humaine, peut-être recentré sur le business et les contacts fructueux, qui va être crucial pour la suite.

Vinexpo Bordeaux ouvre ses portes lundi matin à 9h et pour 4 jours, au lieu de 5 précédemment. Un salon bordelais avancé dans la saison, en mai désormais au lieu de juin, pour répondre aux critiques formulées précédemment concernant la canicule vécue en 2017, où le parc des expositions avait peiné à rafraîchir tant ses allées que les vins, surtout les après-midi quand les températures extérieures frôlaient les 40°… Ce rendez-vous avancé peut aussi mieux coller aux attentes des professionnels par rapport aux affaires.

Passé ce préambule et ce postulat, les organisateurs annoncent une « 20ème édition placée sous le signe de la performance des contacts et de la convivialité ». L’accueil devrait être amélioré, de nombreux gestes ont été faits à destination des exposants et des professionnels qui vont sillonner les allées des Hall1 et 2, des gestes réalisés de concert entre la ville de Bordeaux, Bordeaux Métropole et Vinexpo.

DES VISITEURS QUELQUE PEU CHOYES

L’objectif clairement affiché est de faciliter la vie et l’accès des visiteurs sur le salon. Aussi, Vinexpo, la ville et Bordeaux Métropole ont mis en place des dispositifs pour favoriser la mobilité des professionnels avec :

  • Mise en place de navettes gratuites depuis l’aéroport, la gare Saint-Jean, Mériadeck, le centre-ville et la zone hôtelière de Bordeaux-Lac
  • Un « Pass Vinexpo » offert à tous les exposants et visiteurs afin qu’ils puissent circuler gratuitement sur le réseau de transport TBM (tramway et bus)
  • Un séjour aussi culturel avec un accès gratuit à la Cité du Vin et à plusieurs autres musées

UN RENDEZ-VOUS AXE SUR LE BUSINESS

  • UN VINEXPO COSMOPOLITE :

* 120 nationalités attendues pour Vinexpo, ce rendez-vous mondial du vin et des spiritueux. Parmi ces experts et acheteurs, 65% seront des décideurs.

29 pays exposants dont 2 nouveaux : la Turquie et le Vietnam. 

                 * 1 600 Sociétés (dont 15% de nouvelles par rapport à 2017) occuperont la totalité du Hall 1. Le nouveau Hall 2, baptisé Palais 2 l’Atlantique sera dédié aux grandes dégustations et au 1er Symposium International consacré à « l’impact du changement climatique sur la filière du vin et des spiritueux ».

  • UN TOUR DE FRANCE DES REGIONS VITICOLES

Toutes les régions productrices de France seront représentées, certes avec un peu moins en volume car il n’y a pas cette fois-ci de Hall 3, mais en qualité, de grandes marques françaises internationales seront bien présentes : les Grands Chais de France, Minuty, GH Martel & Cie, Henri Bourgeois, Albert Bichot, Champagne Bollinger, Joanne, Baron Philippe de Rothschild, Bernard Magrez ou encore CVBG-Dourthe Kressmann.

  • LES MARQUES ETRANGERES PRESENTES A VINEXPO

Parmi les marques étrangères annoncées : Clos de los Siete, Catena Zapata (Argentine), Robinson & Sinclair (Afrique du Sud), Felix Solis Avantis, Marqués de Cáceres (Espagne), Piccini, Emilia Romagna (Italie) ou encore Cofco Greatwall (Chine).

The blend au Palais de la Bourse en 2017 © Vinexpo

UN VINEXPO HORS LES MURS

Le Off de Vinexpo, c’est aussi ce qui fait l’attrait ou le charme de ce salon, et que l’on ne trouve pas à ProWein. Des soirées organisées par Vinexpo mais aussi des soirées organisées par les grandes associations et commanderies des vins de Bordeaux.

  • LE DINER DU PALAIS

Mardi 14 mai, au Palais de la Bourse, ce sera une soirée remarquable destinée à répondre à une demande des exposants (notamment non bordelais) d’accueillir leurs invités et leur faire sentir qu’ils comptent pour eux, business oblige. Cette soirée Vinexpo sera orchestrée par les chefs François Adamski et Michel Roth, en association avec leurs propres vins

  • THE BLEND

Mercredi 15 mai, également au Palais de la Bourse, ce sera la soirée officielle et gratuite pour tous visiteurs et exposants de Vinexpo en mode afterwork, une soirée décontracté, pour continuer éventuellement à développer son réseau.

LES 8 INCONTOURNABLES DE VINEXPO

  • Les cépages autochtones du monde (Lundi 13 mai 13h00/14h30 Hall 1 salle 2)
    Olivier Poussier, Meilleur Sommelier du Monde 2000, propose à travers cette dégustationunique, de faire un tour du monde des meilleurs vins de cépages autochtones, que l’on qualifieainsi par opposition aux cépages internationaux.
  • Shochu, le spiritueux japonais (Lundi 13 mai 16h00/17h30 Hall1 – salle 2)
    Une dégustation permettra de découvrir l’histoire, les techniques de production et l’art de ladégustation de ces deux alcools japonais.
  • 1er Symposium International « Act for change » sur « l’impact du changement climatique sur lafilière du vin et des spiritueux » (Mardi 14 mai 10h00/16h30 Hall 2)
  • Renaissance des appellations (Mardi 14 mai 10h30/18h30 Hall 1 salle3)
    Cette célèbre association sera pour la première fois présente à Vinexpo Bordeaux au traversd’une dégustation regroupant 60 vignerons en biodynamie de nombreux pays, dont : Autriche, Espagne, France, Italie, Slovénie, Suisse.
  • Les Victoires du Liège 2019 (Mercredi 15 mai – 11h30/14h30 Hall 1 salle 3)
    Créées à l’initiative de la Fédération du Liège et de Rayon Boissons, les Victoires du Liège récompensent les démarches innovantes des enseignes de la grande distribution française.
  • La battle des Meilleurs Sommeliers nouvelle génération ! (Mercredi 15 mai 16h/17h30 Hall 1Salle 2)Trois brillants jeunes sommeliers s’affronteront en toute amitié pour convaincre l’auditoire que le vin blanc et le vin rouge qu’ils ont sélectionnés, dans leur cépage préféré, sont les plus remarquables.
  • Vinexpo Challenge (Jeudi 16 mai11h00/12h30 Hall 1 – Salle 1)
    Animée par Marc Almert, Meilleur Sommelier du Monde et sponsorisée cette année par Vinc by Cork Supply, cette masterclass propose de tester ses compétences en dégustant à l’anonyme 10 vins d’exception de producteurs exposants à Vinexpo Bordeaux 2019.

04 Mai

Patrick Bruel : « on s’était dit rendez-vous dans dix ans… » au Domaine de Chevalier

C’est un monument de la chanson française qui s’est produit hier à l’Arena de Bordeaux : « Patriiiiick », comme le scandaient les jeunes et jolies filles des années 90, dont certaines étaient de nouveau présentes à l’Arena. Un moment de partage et de générosité puisque le chanteur a reçu les lecteurs de Sud-Ouest avant le concert et a été lui-même bien reçu au Domaine de Chevalier, dont il est un grand amateur. Instants d’émotions entre fans de musique et fans de vin…

Patrick Bruel et Olivier Bernard au centre, avec les musiciens du chanteur et la famille Bernard © Domaine de Chevalier

Patrick Bruel continue de rassembler les foules. A l’Arena hier soir, il a fait salle comble, 7700 personnes, avec des réservations de longue date. Le chanteur de « Casser la voix » qui en son temps a cassé la baraque n’a jamais cessé d’être ce chanteur populaire qui rassemble plusieurs générations. A quasiment 60 ans, le 14 mai prochain, il a montré hier soir qu’il n’avait rien perdu de la fougue de ses débuts, avec « Marre de cette nana-là » en 1984 qui l’a fait connaître, avant son succès planétaire de « Casser la Voix » (Album « Alors Regarde » en 1989), reprenant ses standards mais aussi les titres de son nouvel album « Ce soir on sort » (2018).

UN MOMENT PARTAGE ENTRE PASSIONNES

Patrick Bruel est aussi un passionné de vin, et c’est à ce titre qu’il a été invité à déjeuner, hier midi avant le concert, par la famille Bernard au Domaine de Chevalier à Léognan.

« Patrick Bruel a découvert Chevalier il y a un moment déjà grâce à Philippe Faure-Brac », me confie ce matin Adrien Bernard. « Mon frère Hugo et sa femme Coralie l’avaient rencontré aux Etats-Unis et c’est comme cela qu’il a pu venir à Chevalier accompagné de ses musiciens pour partager un joli moment sympathique de passion. Il y a une vraie amitié avec les vins de Chevalier et il les connaît bien. »

UN CONCERT A BORDEAUX DE PLUS DE 2H30

Véritable monument de la chanson française, tout comme ou après Johnny, il a montré hier sa générosité avec un concert de plus de 2 heures 30 : « c’est quelqu’un de très humain, engagé vraiment approchable et d’une profonde gentillesse. Ses musiciens sont des gens aussi à cette image. On n’imagine pas la tournée qu’ils font en ce moment et l’attachement qu’a ce garçon pour son métier et ses fans », complète Adrien Bernard du Domaine de Chevalier.

Un petit clin d’oeil de Côté Châteaux à ce moment délicieux, car Côté Châteaux c’est le blog où l’on trouve aussi la « place des grands hommes… »

Regardez le reportage sur le concert de Patrick Bruel, vendredi 3 mai à l’Arena, de Louis Roussel, Ludovic Cagnato et Charles Rabréaud :