23 Juin

De l’engouement à Bordeaux Fête le Vin dès l’ouverture : on n’est pas à l’abri de faire une bonne édition…

 « On n’est pas à l’abri…de faire une bonne é(m)dition »… Si la météo ne vient pas trop chagriner l’organisation, Bordeaux Fête le Vin pourrait attirer du monde sur les quais après 4 ans d’absence. Dès l’ouverture et ce midi, il y avait déjà pas mal d’amateurs de vin et de ces dégustations sur les quais. »

A 11 heures, les fans de Bordeaux Fête le Vin se bousculaient à l’ouverture non loin de la place des Quinconces. 4 ans qu’ils n’avaient pas revu cette manifestation sur les quais… A l’instar de cette habitante de Boulogne-Billancourt : « j’adore tellement la ville de Bordeaux que dès que je peux je viens à la fête du vin, et malheureusement on en a été privé à cause du covid… »

« Les vins de Bordeaux ? Fabuleux ! Moi je connais les Lalande-de-Pomerol, les Pomerol, les Saint-Emilion, les côtes de Bourg et je suis venu goûter un Saint-Estèphe… » commente un Girondin.

Les Anglais, Belges, Suisses, Espagnols sont venus en nombre pour cette première journée avec leur pass dégustation, 45 000 devraient être vendus comme en 2016, table le CIVB.

« Nous on vient de Suisse, pour moi, c’est une découverte et c’est que du bonheur, un joli partage… »

Je suis plus que prêt à faire la fête, Bordeaux c’est le QG du vin dans le monde. Où voulez-vous trouver meilleur vin ? »,  Philippe Humphries de Vine Horizons.

L’Ecole du Vin affiche déjà un bon succès… 16 ateliers très prisés avec des accords mets-vins avec des chefs, les Rock and Wine ou encore le Blending Bar avec ces anglais connaisseurs des vins d’assemblage…

On va leur mettre 20% de sémillon, on va garder 80% de sauvignon blanc, et à ce moment-là on va leur montrer ce qu’est un vrai Bordeaux blanc, assemblé…entier »,  Benoît Manuel Trocard de l’Ecole du Vin.

 

Autre nouveauté cette année, les vins frais de Bordeaux entre les blancs secs, les rosés, liquoreux et crémants…

Les vins frais c’est top ces temps-ci, comme il a fait très chaud, les gens apprécient bien, ils viennent découvrir et ce matin on a déjà eu beaucoup de monde… »   Laetitia Mauriac du château la Levrette.

Seule incertitude la météo, mais comme le dit Willy Rovelli sur France Bleu : « on n’est pas à l’abri de faire une bonne émission » ou édition…

« On me dit depuis des années il faut que tu viennes, il faut que tu vois, et là je viens d’arriver et là je commence à voir et c’est assez intrigant, on me dit qu’il y a 1,2 km sur les quais ? C’est hallucinant, hallucinant ! »

Les soirées ou afterworks s’annoncent déjà gavés de monde sur les quais de Bordeaux !

16 Juin

C’est parti pour les avant-premières de Bordeaux Fête le Vin !

Ce sont 65 restaurants et cavistes qui sont sur le pont depuis ce midi et jusqu’à dimanche pour donner un avant goût de Bordeaux Fête le Vin. Des vignerons et châteaux investissent ces établissements partenaires pour faire découvrir les vins de Bordeaux et les promouvoir à la carte de leurs brasseries et caves. Focus sur le Familia et le Chai des Chartrons déjà en pleine action ce midi.

Pour ces avant-premières de Bordeaux Fête le Vin, plus d’une soixantaine de vignerons et de châteaux sont venus à la rencontre des clients pour faire découvrir leur vin, à l’image de Allison Poher du château Biston Brillette, en AOC Moulis, venue animer une dégustation au Familia dans les Halles de Bacalan en face de la Cité du Vin…

« C’est vraiment le bruit de la convivialité… » « Il est assez rond , c’est assez agréable… », selon des clients attablés, heureux de déguster un petit verre de Bordeaux avant de manger.

D’être autour d’une table c’est le meilleur moyen de célébrer cela, et de découvrir ces accords mets et vins à Bordeaux, c’est parfait… »,  Allison Poher.

Trop de restaurants n’offrent pas suffisamment de vins de Bordeaux, l’objectif est clair : rappeler les fondamentaux et boire avec modération des vins locaux. Ces établissements s’engagent à mettre plus de 50% de Bordeaux à leur carte.

On a toujours voulu et eu à coeur de faire la promotion des vins de Bordeaux, parce que c’est notre territoiree, c’est notre ADN… A la carte 90% de nos références sont des vins de Bordeaux, cela paraît normal », Nicolas Lascombes du Familia.

Les cavistes se sont mis aussi aux couleurs de Bordeaux, ici au chai des Chartrons rue Minvielle, Fabrice Dumont élève une cuvée spéciale durant 12 mois pour renouer avec l’histoire des chartrons…

« C’est la première fois (en 2019) qu’on a élevé ce vin là en barrique ici, 3 barriques, une de cabernet sauvignon, une de malbec, une de merlot », commente Fabrice Dumont.

Ce caviste s’est spécialisé sur ce qu’il appelle ses vins de chasseurs, de vieux millésimes de Bordeaux, qu’il vend aux particuliers, restaurants et à la grande distribution… Les Bordeaux constituent ici plus de 60% de sa cave…

« En fait des vins comme les buvaient nos parents, nos grands parents, quand ils avaient 10-15 ans (de vieillissement) et sur des petites appellations comme Bordeaux, Bordeaux Supérieur, on peut avoir des choses extraordinaires quand les vins sont bien faits, et on a appelé cela les vins du chasseur… car on boit des vieux vins avec des volailles, du boeuf maturé, bref y a des notes animales, donc pour rigoler on a appelé au départ cette petite sélection les vins du chasseur… »

Durant 4 jours, Bordeaux affiche déjà un air de fête, certains ont même prévu ce soir des concerts à la Rock School Barbey, à Saint-Médard, à Lormont ou encoire à l’Apéro Fronsac à la Halle des Chartrons…

15 Juin

Sandrine Garbay, un nouvel élan pour château Guiraud et Sauternes

L’ancienne maître de chai d’Yquem vient de prendre ses fonctions de directrice générale de château Guiraud. Cette oenologue va apporter son expertise tant en vinification qu’à la vigne, avec également de beaux projets oenotouristiques lancés dès cet été. Une nouvelle page d’histoire s’écrit à Guiraud et à Sauternes.

Sandrine Garbay, dans les vignes du château Guiraud © JPS

« Sandrine, voilà le début du millésime 2022, depuis sa naissance, là on est au stade petit pois… », le chef de culture de château Guiraud, Loîc Kersaudy, lui fait faire un petit tour du vignoble épargné cette année par le gel moins intense que l’an dernier où 95% de la récolte avait été perdue par -7 à -8°. Cette fois-ci les 6 éoliennes ont permis de réchauffer l’atmosphère lors de ces séquences de gel de printemps….

Sandrine Garbay fait figure de pionnière dans le vignoble bordelais. Elle fut ainsi en 1998 propulsée 1ère maître de chai féminine à Sauternes, officiant durant 24 ans comme maître de chai d’Yquem. La voici, depuis le 17 mai dernier, directrice générale de château Guiraud, autre grand nom de l’appellation et 1er cru classé.

Depuis plus de 20 ans, elle participe à cette magie de révéler ces raisins botrytisés, parmi les plus grands liquoreux au monde. « Sur ces 2 cépages, le sauvignon et le sémillon, se développe la pourriture noble qui fait toute l’identité de ces grands vins liquoreux de Sauternes, et effectivement j’ai appris à connaître parfaitement cette pourriture noble, à l’apprivoiser et à en tirer le meilleur pour produire ces grands vins liquoreux. »

Avec le chef de culture Loïc Kersaudy  JPS

« C’est une grande fierté et un grand honneur de pouvoir m’occuper de cette belle propriété, c’est surtout beaucoup de plaisir à superviser à la fois le vignoble et le chai, ce que je ne faisais pas dans ma précédente expérience, et donc je suis ravi de prendre en mains l’ensemble d’une propriété et d’être à la destiné de cette magnifique entité qu’est Guiraud qui est une propriété historique avec un ADN vraiment ancré dans cette exploitation. »

« Pendant toutes ces années j’ai acquis une expérience incroyable, sur la production des grands vins liquoreux, et l’idée c’est de continuer dans cette voie là, de remettre le vin liquoreux au centre de cette propriété château Guiraud, c’est de toute façon le vin historique de la propriété…mais aussi de participer à l’élan général de l’appellation Sauternes, on sent ici un dynamisme en train de se mettre en place et Guiraud doit s’inscrire dans ce dynamisme… »

Sandrine Garbay et Camille Beuriot, l’ancienne maître de chai d’Yquem avec celle de Guiraud, qui avait fait aussi un stage à Yquem…

Diplômée de l’Institut d’Oenologie de Bordeaux, Sandrine Garbay fut 24 ans maître de chai d’Yquem, aujourd’hui à Guiraud elle a à ses côtés Camille Beuriot nouvelle maître de chai et oenologue aussi diplomée de l’ISVV pour produire ces vins liquoreux si difficile à produire…

« C’est très impressionnant, moi je viens juste de commencer ma carrière donc c’est une sorte d’exemple, c’est pour moi une sorte de parcours à suivre et je sais que c’est une épaule sur laquelle je vais pouvoir me reposer au cours de mon travail au quotidien… », commente Camille Beuriot la maître de chai de Guiraud.

« C’est tellement particulier ces vendanges de pourriture noble, avec cette dépendance au micro-climat, et au climat de l’année, jusqu’au dernier moment, tout peut être perdu ou au contraire tout peut être magnifié, et on croise vraiment les doigts pour que cette année tout soit vraiment magnifié… » explique Sandrine Garbay. « On a essuyé quand même des années difficiles depuis 2018, 2019, 20 et 21…4 années dures pour Sauternes avec des aléas climatiques incroyables, on espère fort que  ce 2022 nous redonne le sourire… »

En attendant, château Guiraud ne dort pas et a acquis le restaurant le Saprien en plein coeur du village de Sauternes, créant ainsi une terrasse « le Cercle Guiraud » qui risque d’être fort prisée cet été, avec vue sur le château Guiraud.

« Historiquement, il y a un accueil au public qui est très développé au château Guiraud, 7 jours sur 7, il y a vraiment un sens de l’accueil, avec le restaurant la Chapelle sur site au sein même de Guiraud, qui fonctionne vraiment bien et amène beaucoup de monde également, et l’idée ici était de revenir à l’ex Saprien, cet endroit qui historiquement appartenait à Guiraud et on a développé cette terrasse pour cet été, avec un autre mode d’accueil version décontracté et chic, avec notre chef Fabien Florin et donc de mettre en avant les vins d’ici, donc oui cela va donner un nouvel élan, cela anime un peu plus le centre de Sauternes, on voit les touristes venir de plus en plus sur notre belle région. »

Cet endroit vient compléter une offre qui s’étoffe à Sauternes avec l’hôtel du château d’Arches, celui de Lafaurie-Peyraguey et son restaurant gastronomique, et bientôt aussi un hôtel en 2024 à château Guiraud.  Sauternes montre ainsi un nouveau visage, de la modernité et de la féminité, Sauternes se réinvente et va en prime créer prochainement une Cité du Vin en plein coeur du vignoble…

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Nicolas Pressigout et Fabien Dumont

 

 

05 Juin

Les Petites Mains de l’Ombre et Marie-Lys Bibeyran remportent les Gourmand Awards 2022

C’est une belle reconnaissance pour Marie-Lys Bibeyran et son ouvrage consacré aux travailleurs de la vigne. Vendredi soir à Stockholm, son livre « Les Petites Mains de l’Ombre – Gestes et Savoir-Faire des Vins du Médoc » a reçu deux prix, deux distinctions internationales, qui doivent aussi rappeler que le vin est avant tout réalisé par des petites mains, sans lesquelles, il ne serait pas ce qu’il est.

© Marie-Lys Bibeyran et ses 2 prix des Gourmands Awards 2022

« Best Wine Book for Professionals » et « Best Wine Sustainability Book » décernés par les Gourmand Awards 2022 en Suède. Marie-Lys Bibeyran, ancienne salariée viticole, auteure des photographies et textes des Petites Mains de l’Ombre est  de retour sur ses terres médocaines et ne cache pas sa joie d’avoir reçu ces 2 prix :

« Il y a forcément une fierté personnelle, cela a été du travail, un travail qui m’a donné raison, car je savais que ce sujet était susceptible de parler aux gens et qu’il était nécessaire de faire ressortir ce travail de l’ombre… »

Je suis très heureuse pour les travailleurs des vignes, j’ai déjà vécu une belle aventure moi-même en faisant ce livre, ce qui m’a beaucoup plu et suivre ce chemin après, c’est juste fantastique », Marie-Lys Bibeyran

Deux prix, c’est tout de même pas mal, une belle surprise et une belle reconnaissance… « Je savais que j’étais nommée dans la catégorie livre professionnel sur le vin, en compétition avec d’autres auteurs d’Espagne, des Etats-Unis ou de Chine, mais je n’avais pas été prévenue pour la 2e catégorie sur le vin durable également… »

Aujourd’hui, « les travailleurs de l’ombre sont nombreux à me dire merci pour faire reconnaître leur travail… En tant que travailleurs de l’ombre, ils sont tellement invisibilisés. Il y a quand même quelque chose de volontaire là-derrière. En France le vin est très sacré, et il colle à l’image de la France, mais rien n’existe pour mettre à l’honneur ceux qui le font, comme si la récolte arriverait comme par enchantement dans les cuves à la fin… Ils ont l’impression de ne pas exister, cela limite aussi les tentatives de revendications. »

Un bel ouvrage, fruit d’un long travail d’une salariée viticole, qui connaissait le thème et les travailleurs qu’elle côtoyait au quotidien :

J’ai suivi les travailleurs de l’ombre sur 2 ans, pour prendre le temps de prendre en photos tous les gestes… Par exemple sur la taille j’ai consacré une dizaine de pages, ce sont tous les gestes, de toutes les tâches qu’ils accomplissent tout au long des 4 saisons… »

« Mes photos sont volontairement en noir et blanc car elles mettent bien en valeur ces gestes, elles sont accompagnées de textes très pédagogiques pour que les gens qui ne sont pas du milieu puissent bien comprenrdre, se familiariser. Il est essentiel quand on consomme ou encore plus encore quand on est passionné, qu’on sache comment on arrive jusqu’au verre de vin. »

Une chose est sûre, le travail de Marie-Lys Bibeyran fait aussi prendre conscience que sans ces petites mains, il n’y aurait pas de vin, « maintenant on voit de plus en plus les propriétés viticoles qui commencent à communiquer, là dessus, sur les gestes dans les vignes, mais pas forcément encore sur les petites mains de l’ombre, ce qu’elle trouve dommage…

En tout cas, cette aventure aura tiré deux enseignements : « j’espère faire prendre conscience aux travailleurs de l’ombre qu’ils font un travail formidable. Ils ne font pas cela parce qu’ils ne seraient pas capable de faire autre chose, c’est un travail très beau et précieux… Et à ceux qui aiment le vin, de chercher à savoir ce qu’il y a derrière la bouteille. Il y a d’ailleurs un proverbe chinois qui dit « quand tu bois l’eau du puis, n’oublie pas ceux qui l’ont creusé ». Il faut qu’on apprenne à respecter tout le travail des hommes et des femmes qui sont des passionnés malgré leurs conditions de travail, cette situation dans laquelle ils sont maintenus. Ils ne sont pas assez mis à l’honneur, ils sont plus dans l’ombre, il faut qu’on prenne davantage conscience de tout cela. »

« C’est une grande fierté d’avoir porté tout cela jusqu’aux Gourmand Awards en Suède où de nombreux pays ont été sensibilisés, le chemin du livre n’est peut-être pas terminé, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ».

Félicitations à Marie-Lys Bibeyran et aux petites mains de l’ombre, à qui Côté Châteaux décerne sa rubrique « vigneron du mois »

Lire ou relire :

Les Petites Mains de l’Ombre, un joli ouvrage qui met en valeur ces anonymes, travailleurs de la vigne par Marie-Lys Bibeyran

03 Juin

Cantenac-Brown : stupéfiante fresque monumentale au coeur de la vigne, signée David Popa

C’est une oeuvre magistrale et éphémère qu’a réalisé l’artiste David Popa en terre crue. Une oeuvre biodégradable qui devrait disparaître aux premières pluies…

© Le Pouvoir de la Terre par David Popa à Cantenac Brown

Cette oeuvre s’intitule le « Pouvoir de la Terre », elle a été réalisée en terre crue sur le plateau de Cantenac Brown, 3e cru classé de Margaux, pour qu’elle puisse disparaître comme par enchantement aux premières pluies…

David Popa explique : « ayant été élevé par une mère française très liée au monde du vin, j’ai de merveilleux souvenirs de mon enfance passée dans les vignobles, de séjours des chais et d’apprentissage du vin. Je ne suis certainement pas un expert dans l’art de la vinification, mais chacun sait que le secret d’un vin exceptionnel, c’est avant tout la terre. Et c’est cette terre que je prends comme support, avec tout le respect que nous lui devons. »

L’oeuvre éphémère sera conservée au travers d’un NFT, oeuvre numérique unique, qui sera vendue en cryptomonnaie; le produit de la vente sera reversé au conservatoire du littoral pour que celui ci puisse acquérir de nouvelles terres vierges et les épargner de toute urbanisation.

Regardez la vidéo de Cantenac Brown sur You Tube:

18 Mai

Château Guiraud : Sandrine Garbay succède à Luc Planty à la tête de ce 1er cru classé de Sauternes

C’est une page d’histoire qui se tourne à la tête de château Guiraud 1er grand cru classé 1855 de Sauternes. Une femme a pris hier  la direction du domaine, une figure car c’est Sandrine Garbay, la maître de chai du château Yquem. Elle succède à la famille Planty, Luc et Xavier, qui ont dirigé Guiraud pendant plusieurs décennies. Sandrine Garbay, la vigneronne du mois pour Côté Châteaux.

Luc Planty, lors des tries en octobre 2019 à Guiraud © JPS

C’est par un communiqué que Luc Planty, DG a fait savoir que l’histoire de Guiraud allait continuer mais sans lui à sa tête. Il a écrit ces quelques lignes hier:

« L’agriculture, l’agronomie et la biologie me fascinent depuis toujours. Rares sont ceux qui ont pu vivre leur passion dans un vignoble tel que celui du Château Guiraud, et j’en fais partie. Durant ces neuf riches années, j’ai mené des réflexions et acquit mon expérience, dans le but d’engager l’écologie du vignoble toujours plus loin. La viticulture, particulièrement à Sauternes, est un travail de patience, d’observation, qui a permis la reconnaissance de ce terroir fascinant au plus haut niveau. Ces années m’ont également fait vivre des émotions fortes tandis que Dame Nature jouait son rôle de rabat-joie. La pluie, la grêle, le gel, etc… et à chaque fois je m’étonne de la résilience si puissante de ce cru de prestige. »

« Il est temps pour moi de passer la main ».

« Chers amis, ce courrier vous est adressé pour vous remercier à la fois pour la promotion de notre vin et également pour la reconnaissance de notre savoir-faire et de nos recherches culturales. Château Guiraud a toujours évolué pour exprimer son terroir avec sincérité. »

Merci à tous. »

Sandrine Garbay et Pierre Lurton à Yquem en février 2019 © JPS

LA REACTION DE SANDRINE GARBAY POUR COTE CHATEAUX :

« C’est une grande joie, pour moi, de rejoindre l’équipe de Guiraud, et cette magnifique propriété ! C’est l’occasion de prendre plus de responsabilité, de m’occuper du vignoble du début à la fin, de la vigne à l’élaboration du vin, et de gérer entièrement cette propriété.

« C’est une belle propriété, avec un gros projet oenotouristique très encourageant, et quand on m’a proposé de la rejoindre j’ai accepté, c’est un grand bonheur. »

Sandrine Garbay en février 2019 dans les chais d’Yquem © Jean-Pierre Stahl

« Après 27 ans de carrière dans les chais de cette magnifique propriété d’Yquem, j’avais besoin d’un souffle nouveau et c’est arrivé à point nommé. Je reste sur Sauternes, avec une propriété qui bénéficie d’une très belle notoriété, au service de ces grands vins liquoreux et de cette pourriture noble que j’affectionne particulièrement. »

Félicitations et bonne réussite à Sandrine Garbay. Pierre Lurton l’a félicitée à Yquem pour tout son travail durant toutes ces années au service de cette prestigieuse propriété. A Yquem, l’histoire continue avec une équipe bien rodée avec Toni Lkhawand responsable des vinifications, Lorenzo Pasquini directeur d’exploitation, et Francis Mayeur directeur technique.

LE SYMPATHIQUE COMMENTAIRE DE PIERRE LURTON PDG D’YQUEM

De retour de Londres, le PDG d’Yquem a tenu à m’appeler ce soir pour rendre hommage à Sandrine Garbay : « que te dire sur Sandrine, que du bien ! Elle voulait faire autre chose, pour sa fin de carrière professionnelle, et elle m’a demandé, je ne l’ai pas retenue, je ne pouvais pas, je lui ai simplement souhaité bonne chance et tout le bonheur à reprendre un nouveau job… Et comme elle va à Guiraud, qu’elle reste à Sauternes, on pourra manger à l’occasion à midi. Elle apportera beaucoup à Guiraud et on aura toujours plaisir à la voir... »

Regardez le portrait de Sandrine Garbay réalisé par Jean-Pierre Stahl à 4′ sur les femmes du vin pour Côté Châteaux :

14 Mai

Et voici la nouvelle saison des afterworks en Médoc…

6 ans déjà et un succès rencontré… Les afterworks en Médoc vous donnent à nouveau rendez-vous les 1er et 3e jeudis de chaque mois de juin à septembre pour vous faire découvrir après le boulot les châteaux et vins de ces propriétés…Avec à chaque fois une tenue appropriée…

« Afterwork », les Médocains parlent à nouveau anglais cette saison… Initié en 2017 avec Lamothe-Bergeron, Marquis de Terme et Paloumey, cet événement a pris de l’ampleur avec de nouveaux châteaux associés Malescasse en 2018, Maucaillou en 2020, Dauzac en 2021 et cette année le Taillan…

Un événement qui se passe 2 fois par mois, les 1er et 3e jeudis et accueille en moyenne de 150 à 250 participants, pour profiter du superbe cadre de ces châteaux de 18h30 à 21h durant l’été, entre amis ou en famille, pour découvrir ce vignoble médocain.

A chaque date, un château différent mais un concept identique :
• De 18h30 à 21h00, la journée se termine, les portes d’un château s’ouvrent.
• Entrée à 22€/personne. 4 tickets et 1 verre logoté vous sont remis. (1 ticket = 1 verre de vin ou 1
assiette apéritive). Rachat de ticket 5€.
• Entrée gratuite pour les enfants.
• Une ambiance musicale avec concert pop, jazz, DJ ou salsa !
• Des dégustations de vins des 7 propriétés partenaires.
• Des assiettes apéritives ou tapas.
• Un jeu-concours pour tenter de gagner un coffret de 6 bouteilles et 1 magnum !

VOS RDV DE LA SAISON 2022 : Portez un accessoire aux couleurs de la propriété qui vous accueille :
• Jeudi 2 juin – Château Malescasse – en bleu marine
• Jeudi 16 juin – Château Lamothe-Bergeron – en rouge
• Jeudi 7 juillet – Château Dauzac – en jaune
• Jeudi 21 juillet – Château Du Taillan – en blanc
• Jeudi 4 août – Château Marquis de Terme – en orange
• Jeudi 18 août – Château Maucaillou – en bleu clair
• Jeudi 1 septembre – Château Paloumey – en vert

07 Mai

« Le Bouchon » ouvre en Côtes de Bourg : le premier restaurant de vignerons lancé par une appellation de Bordeaux

C’est une première, qu’une appellation, les Côtes de Bourg, lance un resto, accolé à la Maison des Vins. Le Bouchon était attendu, les Côtes de Bourg l’ont fait péter dans l’enceinte du Bar à Vins qui avait ouvert en 2016. Il ouvre officiellement ses portes ce midi, à l’occasion des Portes Ouvertes ce week-end dans les Côtes de Bourg.

Stéphane Eclache et Romain Métais, entourant Didier Gontier © JPS

C’était un vrai manque, une brasserie ou restaurant au sein du Bar à Vins des Côtes de Bourg. Eh bien ce manque a été comblé, puisqu’ouvre aujourd’hui « le Bouchon, Cuisine de Vignerons ». Le Bouchon a été souhaité par les Vignerons des Côtes de Bourg, Didier Gontier et Stéphane Donze ont mené ce projet à son terme avec 2 associés Stéphane Eclache et Romain Métais.

« On voulait que ce soit un lieu de vie et pas seulement un restaurant bistronomique ou gastronomique, un lieu qui va vivre de l’apéro au digestif… », commente Stéphane Eclache. « Le restaurant sera ouvert tous les midis et les soirs du jeudi au samedi, avec une formule attractive, une formule du marché (plat unique à 15,9€, entrée plat ou plat dessert à 19,9€ et entrée plat dessert à 22,9€) et un autre menu à 38€ avec une belle carte de saison, et aussi une belle cave à maturer la viande ».

On est très fier et très content, avec des gens bienveillants, gentils et courageux. C’est l’aboutissement de nombreuses années, on était frustré de ne pas utiliser ce bâtiment au meilleur de son potentiel et avec du caractère. C’est le premier restaurant d’appellation ici dans le bordelais » Didier Gontier directeur des Côtes de Bourg.

« On voulait créer un pôle autour d’une boutique (La Maison des Vins des Côtes de Bourg), d’un bar, , d’une guinguette aussi l’été, pour les touristes mais aussi les locaux, bref un lieu de rencontres…Ce que l’on veut c’est qu’ici en mangeant et en dégustant en Côtes de Bourg, on passe un bon moment, et ainsi que le consommateur retrouve aussi nos étiquettes devant les rayons de supermarchés ou chez les cavistes. C’est un lieu que les vignerons font vivre tout au long de l’année, c »est une belle aventure », ajoute Didier Gontier.

Et le président des Côtes de Bourg Stéphane Donze de témoigner : « nous sommes heureux de pouvoir concrétiser avec vous l’ouverture du Bouchon, Cuisine de Vignerons. On a montré que c’était possible avec nos vignerons généreux, solidaires, indépendants et parfois emmerdeurs. Fiers aussi de nos cépages et du Malbec, de notre oenotourisme et des parrainages sportifs qu’on avait lancé.

Bravo au Bouchon qui vient de s’ouvrir à Bourg en Gironde, et si vous en avez marre des bouchons dans votre véhicule à Bordeaux, venez donc apprécier cet autre Bouchon et sa cuisine de vignerons, avec superbe vue sur la Dordogne.

En tout cas ce week-end, vous serez accueillis également par ces vignerons qui vous ouvrent leurs portes avec l’opération « Tous ô Chais ».

 

23 Avr

150 ans de Lillet à Podensac : « c’est une recette fabuleuse qui perdure… » made in Gironde

Au fronton de la maison Lillet, 1872…Cette institution de Podensac fête aujourd’hui ses 150 ans. Son succès lui vient de cet apéritif particulier le kina lillet lancé en 1887.

« Lillet, c’est une recette qui est toujours tenue secrête depuis presque 150 ans aujourd’hui, une recette où on choisit des vins régionaux qu’on va assembler avec des macérations de fruits qu’on fabrique sur place, c’est le plus important pour la maison Lillet, c’est l’authenticité et le respect du produit… », commente Cécile Bernhard responsable de la Maison Lillet à Podensac. « C’est un apéritif à base de vin, très versatile qu’on peut boire à l’apéritif mais parfois aussi tout au long du repas, quand il est accompagné de viandes blanches, de fromages, on peut aussi l’utiliser pour les desserts… »

Fondée par Paul et Raymond Lillet, cette maison est restée familiale durant 113 ans. Pierre Lillet, petit-fils de l’un des fondateurs, était le gardien du temple et était en charge de la fabrication (il est décédé en 2016).

« Deux frères qui ont inventé l’apéritif Lillet, avec le vin blanc de Sauternes, que mon grand-père vendait en tant que négociant en vin, toujours de très bonne qualité le vin blanc…du kinkina, et des fruits, des écorces d’orange… », m’expliquait Pierre Lillet en janvier 2016.

De 800 000 litres produits dans les années 30, cet apéritif s’est développé avec le marché américain dans les années 50-60…Aujourd’hui un nouveau chai de 1500 m2 est en cours de construction, car la production a encore explosé avec 12 millions de bouteilles…

« On a beaucoup plus que doublé, aujourd’hui on atteint 12 millions de bouteilles dans 50 pays dans le monde, on a une croissance à 2 chiffres donc c’est un succès planétaire, parce que le produit plaît, il y a cet héritage, 150 ans de la marque, il y a une identité de marque qui est exceptionnelle, tout commence ici à Podensac et nous on le fait rayonner… », selon Simon de Beauregard directeur international Lillet.

« Il y a l’Angleterre, les USA deux marchés historiques pour la marque, on a deux gros marchés aujourd’hui l’Allemagne et l’Autriche, on a des marchés qui s’intéressent de plus en plus à la marque comme le Brésil, la Belgique aussi…Donc on est vraiment sur une croissance mondiale ».

Si au XXe siècle, cet apéritif s’apprécie plutôt nature, au XXIe les bars branchés dans le monde et la mixologie attirent une nouvelle clientèle de jeunes. Le Lillet se déguste désormais en cocktail…

« On le buvait plutôt sec à l’époque, le Lillet en cocktail c’est beaucoup plus récent, aujourd’hui on essaie de changer les recettes, et de faire quelque chose de beaucoup plus frais, là c’est un Lillet blanc, tonic, beaucoup de glaçons et en garniture, fraise, concombre et une touche de menthe », selon Sasha Basmadjian bartender.

Vu son fort développement, la Maison Lillet veut encore doubler ses ventes d’ici 5 ans et envisage de commercialiser 24 millions de litres … En apéritif ou en cocktail, à consommer avec modération.

Regardez ce reportage réalisé par Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Christophe Varone et Jean-Marc Ceccaldi :

 

20 Avr

Et voici le 30e numéro de Côté Châteaux : un spécial femmes du vin…

C’est un nombre tout rond, un numéro 30, déjà. Côté châteaux souhaitait marquer le coup et pour l’occasion vous propose de faire connaissance avec une nouvelle génération de vigneronnes…  Alex Berne et moi-même, nous allons vous présenter les soeurs Rozier du château des Arras, Estelle Roumage du château Lestrille avec son équipe féminine et Mélanie Cisnéros du château de Rouillac…

Marie-Caroline et Anne-Cécile Rozier du château des Arras © JPS

Bienvenue au château des Arras à Saint-Gervais en Gironde. Ce sont Marie-Caroline Rozier, 36 ans, et Anne-Cécile, 34 ans qui nous accueillent en descendant l’escalier à double révolution de ce château du XVe siècle…

Pour elles le fait de bousculer un peu l’ordre établi et cette profession à la base surtout masculine, en fait « on n’y pense pas trop » confie Anne-Cécile... »On ne se pose pas trop de question , en tout cas on avance, ce sont des challenges au quotidien, être viticultrice c’est ça le challenge, plus que le fait d’être une femme peut-être… », renchérit Marie-Caroline. « On est en bio, certifié sur le millésime 2021, et en fait le plus compliqué ce sont les années en amont car on ne valorise pas le produit, qui nous demande beaucoup plus de temps et de moyens donc oui cela a été un gros challenge… »

 

Anne-Cécile est elle directrice technique du domaine ce qui lui confère une double casquette cheffe de culture et maître de chai... »Oui, triple et même quadruple, j’ai arrêté de les compter, mais oui je m’occupe surtout des vignes et du chai.. » Un boulot pas de tout repos car confrontée aux aléas climatiques et notamment au gel : « ben, ça n’arrête pas en fait en 2016, 17, 18, 19 et 20…On a toujours un petit bout qui a gelé et le pire ça a été en 2017 où on a perdu 80% »

Ce château c’est un peu la maison du bonheur avec pas mal de mascottes entre les chiens, les chats, les chevaux et les brebis maintenant... »Oui on est bien entouré… Gaïa c’est elle qui nous a inspiré pour les étiquettes…J’ai nommé le vin blanc de son nom car je voulais faire un petit clin d’oeil avec Anne-Cécile qui a créé cette cuvée ce vin blanc qui du coup s’appelle la cuvée Gaïa, car Gaïa c’est la déesse grecque de la terre mais aussi la chienne bien bruyante qui nous accompagne tous les jours… » Il y a aussi Valencia : « on avait fait une cagnotte pour les 60 ans de maman, on pensait qu’elle allait s’offrir un voyage et au final on lui a acheté un poney… »

Depuis l’époque de la maman Claudine où il n’y avait que 3 cuvées, la gamme a augmenté : « on en a une dizaine, du blanc au rouge, et on a aussi le rosé depuis toujours… C’est vrai qu’il faut étoffer la demande avec notre merlot, notre cabernet sauvignon et notre clos d’Elles et cette année on lance aussi le moelleux avec la muscadelle, parce qu’on voit qu’il y a aussi une demande sur le sucré en fait pour attirer les jeunes consommateurs qui découvrent l’univers du vin… »

Preuve que ces jeunes en veulent et se font déjà remarquer, Anne-Cécile a fait la couverture du livre Gueules de Bordeaux réalisé par Guillaume Bonnaud et Xavier Sota aux éditions Sud-Ouest…

Au cours de ce Côté Châteaux vous allez aussi rencontrer Lucie Mançais du château de la Gravette à Moulis et Lucie Mercier de la Grande Clotte à Lussac, un portrait croisé dressé à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes… (à retouver ici)

Estelle Roumage et son équipe féminine au château Lestrille © JPS

Petit détour dans l’Entre-deux-Mers à Saint-Germain-du-Puch, nous voici au château Lestrille en compagnie d’Estelle Roumage : « je suis revenue à la propriété en 2001, c’est mon père qui était viticulteur à l’époque et le passage de témoin s’est très bien passé en douceur… »

Cette propriété a la particularité d’être très féminisée : « effectivement à Lestrille il y a en proportion 2/3 de femmes et 1/3 d’hommes, on est 5 aujourd’hui, voilà Laetitia qui s’occupe de toute la commercialisation en France et de l’administratif également, Fanny s’occupe de la boutique, des événements et de la location de la salle de réception et des réseaux sociaux, Valérie et Sylvia travaillent ensemble Sylvia est maître de chai et Valérie est polyvalente aussi bien au chai qu’à la vigne…  C’est vrai il y a 20 ans quand je suis revenue les femmes étaient plus cantonnées aux métiers de commercialisation et de marketing, et puis petit à petit les métiers se sont développés sur la partie vinicole, gestion du chai et sur les direction techniques. » Dans les chais on a un petit peu plus de femmes, c’est aussi lié à la sensibilité un peu particulière des femmes, qui sont aussi un peu plus soigneuses du travail à faire sur les barriques… Cela évolue avec de plus en plus de promotions d’oenologues de plus en plus féminines, je pense que maintenant on a dépassé les 50-50, on doit être plus 60-40 au niveau des femmes… »

Avec son domaine de 44 hectares, Estelle Roumage a pas mal privilégié les vins blancs secs: « c’est vrai lorsque je suis revenue sur la propriété, je revenais de Nouvelle-Zélande où j’avais fait des vinifications dans la région de Malboro spécialisée dans les vins blancs…et cela m’a vraiment donné envie de produire plus de blancs sur la propriété, donc on est passé de 2 hectares il y a 20 ans à 15 hectares maintenant… Estelle a eu le nez creux car aujourd’hui les blancs secs ont le vent en poupe comme vins d’apéros : « oui tout-à-fait c’est vraiment une porte d’entrée pour nous, à l’export on rentre souvent chez de nouveaux clients grâce à notre Entre-deux-Mers, et ensuite cela nous permet de vendre nos rouges également… »

Un domaine qu’elle amène de plus en plus vers une démarche environnementale : « j’ai eu la chance de revenir sur un domaine qui était déjà en agriculture raisonnée depuis le début des années 80, on est HVE depuis une dizaine d’années et en 3e année de conversion bio, donc l’année prochaine si tout va bien on sera certifié…On est certifié bee briendly aussi pour la protection des abeilles… Donc on est vraiment dans cette démarche là, oui… »

Notre dernière partie nous emmène au château de Rouillac, propriété de la famille Cisnéros, à Canéjan où Mélanie nous accueille dans cette fameuse propriété qu’avait acquise le Baron Haussmann en 1864 et où il avait fait construire de fabuleuses écurie que font revivre la famille Cisnéros : « exactement, nous on a remis en couleur ces écuries, car moi je suis passionnée par le monde du cheval depuis l’âge de 4 ans et devenue passionnée par le monde du vin quand on a racheté le domaine en 2010 et on travaille les vignes avec des chevaux de trait. Sur 26 hectares, on travaille avec eux 18 à 20 hectares du vignoble… »

« Je vous présente Titan de Rouillac qui est là depuis qu’il a 3 ans (c’est la mascotte du château), maintenant il en a 11 et il travaille pleinement sur le domaine… » Un beau bébé qui pèse tout de même 900 kilos… « Et on a une femme, Lise comme meneuse pour nos chevaux de trait… »« Il y a plusieurs travaux dans la vigne, qui permettent de gérer l’enherbement, aérer les sols et éviter les tassements…Avec les chevaux on évite ce phénomène et on conserve comme cela des sols vivants, meilleurs pour la vigne et le vin… », commente Lise Benard

Ce château c’est bien évidemment l’histoire aussi du papa Laurent Cisnéros : « mon père a changé de vie, il a une une première tranche de vie dans le foot puis l’énergie chauffage pour arriver en 2009-2010 dans ce magnifique domaine viticole ». « C’est avant tout une fierté et une belle émotion, quand chaque jour je vois ma fille qui ardemment s’occupe de la propriété, et fait vivre ce terroir, évidemment il y a une fierté de papa qui est immense… », commente Laurent Cisnéros.

Quid de l’âge quand on va sur des salons comme Bordeaux Tasting, est-ce facile de se faire reconnaître ? « Oui, il y a de plus en plus de jeunes, de plus en plus de femmes, dans ce milieu et nous on a notre identité bien à nous aussi, avec notre histoire un peu particulière. Làj’ai choisi le blanc de Rouillac (à déguster), car on a la chance de travailler avec Sophie Burguet qui est là depuis le début, depuis le commencement et à Rouillac sur nos 26 hectares on a 3 hectares de blanc….Avec, le Dada de Rouillac, on est là sur la cuvée spécial avec des vins sur la vivacité, plus sur le minéral, facile à boire, sur sa jeunesse, à l’apéritif… »

Et question dada, Mélanie conjugue son autre dada : « exactement nous on est passionné par le monde du cheval, on a dans nos écuries nos chevaux de sport car on fait de la compétition, du jumping, père et fille, on a nos 3 chevaux, donc on a nos 3 dada… On a notamment gagné le jumping de Bordeaux sur la dernièer édition en 2020, avec mon père et une amie de la famille… »

Côté Châteaux, à voir ce soir mercredi 20 avril à 20h15 sur France 3 NOA, réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne :