22 Jan

Le château les Carmes Haut-Brion remet au goût du jour la Marie-Jeanne

La Marie-Jeanne, un très beau contenant historique, disparu depuis les années 50, refait son apparition à Bordeaux. Il est relancé par les Carmes Haut-Brion, déjà célèbre pour son chai, en forme de lame ou de coque de navire inversée, dessiné par Philippe Starck.

La Marie-Jeanne dans son coffret plexi @des Carmes Haut-Brion, Phil-Labeguerie

Alors là je dis bravo. Ce type de bouteille me fait penser à de vieux contenants, dignes des bouteilles retrouvées par le Capitaine Haddock dans le Trésor de Rackham le Rouge.

La Marie-Jeanne, c’est ce flacon de 2,25 litres. Il avait été conçu initialement pour permettre au vin d’avoir une plus longue conservation. Et puis malheureusement, la Marie-Jeanne a été supplantée par la bordelaise, des bouteilles plus petites pour faciliter le transport.

Le château les Carmes Haut-Brion vient donc de relancer la Marie-Jeanne avec un bouchon cacheté de cire. Un joli flacon qui flotte comme l’air, en suspension dans un coffret en verre. Un flacon édité seulement à 800 exemplaires (dont seulement 500 seront commercialisés).

C’est le millésime 2016 qui inaugure ce nouveau contenant, qui équivaut à 3 bouteilles, un millésime de choix (« la plus belle expression du terroir ») , 27 mois de vieillissement (au lieu de 18 habituellement), avec un assemblage 41% cabernet franc, 39% merlot et 20% cabernet sauvignon. Un flacon qui n’est pas à la portée de tout le monde, loin de là, à 2900€ (prix moyen départ château).

 

21 Jan

La première étoile à Sauternes pour Jérôme Schilling, le chef du restaurant Lalique à Lafaurie-Peyraguey

Parmi les nouveaux promus du Guide Michelin : Jérôme Schilling, 36 ans, le chef alsacien du restaurant dont il a fait l’ouverture avec Silvio Denz au château Lafaurie-Peyraguey, au bout de seulement 6 mois d’exercice. Un prodige repéré par Côté Châteaux qui met en avant une « cuisine de terroir autour du vin et du Sauternes ».

La team de Jerôme Schilling, au centre, dans les cuisines du restaurant Lalique © Jean-Pierre Stahl

Un bel après-midi pour un jeune chef en devenir. Jérôme Schilling, déjà consacré par Gault-et-Millau comme « grand chef de demain », n’aura pas attendu trop longtemps pour être consacré par le célèbre guide rouge. A 36 ans, l’Alsacien Jérôme Schilling décroche sa première étoile au Guide Michelin au bout de seulement 6 mois d’ouverture !

Alors qu’on lui décernait son étoile à Paris, David Bolzan, le directeur général des Vignobles Silvio Denz était le premier à réagir pour Côté Châteaux :

On est très très content.C’est la 1ère étoile à Sauternes, et au bout de seulement 6 mois d’exercice pour Jérôme Schilling, » David Bolzan, directeur des Vignobles Silvio Denz.

Bar de ligne arlequin et bergamote, avec un verre d’insolite de Lafaurie » © JPS

Joint par téléphone un peu plus tard, Jérôme Schilling, le nouveau chef auréloé de son étoile,  ne cachait pas sa grande joie :

Je l’ai appris samedi par téléphone… Ma réaction ? J’ai eu des frissons ! Ce n’est pas commun de recevoir une étoile aussi rapidement. La confiance, ils me l’ont aussi donnée, et c’est très bien pour la suite », Jérôme Schilling chef étoilé.

Le chef présentant son équipe, le soir de l’inauguration le 19 juin 2018 © JPS

C’est un pari un peu fou, mais tellement visionnaire, qu’a eu Silvio Denz le Président de Lalique en créant, à Bommes en Gironde, un somptueux hôtel-restaurant au sein d’un 1er cru classé de Sauternes, le château Lafaurie-Peyraguey, inauguré en juin dernier. « Notre objectif était très clairement affiché de décrocher cette première étoile, c’est fait au bout de 6 mois d’exercice. On est très très satisfait, d’autant qu’on est passé rapidement Relais et Châteaux, que l’Hôtel a obtenu 5 éloiles et maintenant l’étoile Michelin pour le restaurant. Jérôme Schilling a fait partie de l’équipe de Jean-Gorges Klein qui avait obtenu 2 étoiles pour la Villa Lalique en Alsace. »

Le chef Jérôme Schilling (à droite), l’un des plus doués de sa génération © JPS

Je suis ce soir très fier car le guide Michelin reste LA référence absolue de la reconnaissance de notre travail accompli depuis 6 mois avec toute l’équipe », Jérôme Schilling.

Ce brillant chef a su jouer du terroir de la Gironde et des vins de Sauternes (comme vous pouvez le voir dans ce reportage réalisé en juin dernier), une inspiration qui lui vaut aujourd’hui son étoile. « Dès jeudi, à la réouverture du restaurant, on ne changera rien, lui sera là avec son équipe, ce sera avec cette même équipe qu’on va aller chercher la 2e étoile. » Il faut dire que la moitié de sa brigade a exercé aussi à la Villa Lalique en Alsace déjà dans le 2 étoiles du chef Klein. Un pari réussi, une excellence souhaitée par le propriétaire Suisse Silvio Denz, qui réussit décidément tous ses nombreux projets. Lalique qu’il avait repris également en 2008 brille partout sur la planète, ces distinctions en matière de gastronomie contribuent également au rayonnement français de par le monde. Et cela ne va pas s’arrêter là :

« Cette PREMIERE étape incontournable est très importante pour nous… A la réouverture dès jeudi nous continuerons à travailler avec la même équipe pour aller chercher cette deuxième étoile qui est notre nouvel objectif !!! », confie le chef cuisinier.

Chapeau chef Shilling !!!

Voir ou revoir le magazine réalisé par Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Eric Delwarde, Christophe Varone et Sarah Paulin, diffusé sur France 3 Aquitaine: 

20 Jan

Concours de la carte de voeux la plus originale pour 2019…

Cette année encore Côté Châteaux s’est amusé à décerner les « awards » de la carte de voeux la plus originale. Le comité de sélection a été bien inspiré et a choisi une carte bio-dégradable, suivi d’une carte qui se mange et enfin une carte liée à l’actualité.C’est un peu comme le Michelin, qui va décerner ses étoiles demain. Le concours de la carte de voeux juge l’originalité de la carte, pour l’heure encore en papier, bien que la tendance commence aussi à s’inverser avec la carte électronique.

En 2019, on va encore privilégier la tradition et ne juger que les cartes « physiques », celles qu’on eut toucher, manger, humer, bref ouvrir, regarder, contempler, en se disant « la tradition, ça a du bon ».…tiens ça me rappelle une pub !

Merci tout d’abord à tous les vignerons, propriétaires de châteaux, coopérateurs, responsables de syndicats viticoles et autres personnalités du monde du vin pour vos bons voeux.

A mon tour, j’en profite pour leur souhaiter une bonne récolte digne des millésimes en 9… Que les intempéries vous épargnent, pas comme le gel de 2017 ou la grêle de 2018. Que la pluie cesse au bon moment, pour éviter un 2013…un peu comme pour ce 2018, sauvé des eaux.

Que la commercialisation soit au rendez-vous, à l’heure où c’est plutôt la morosité ambiante, avec la Chine dont les commandes sont en berne (-37% à l’automne dernier), avec un marché anglais pour lequel de grandes interrogations demeurent, sans parler du marché américain pas facile. Bref, il va falloir compter sur vos talents de commerçants pour relancer la machine et aussi compter sur les salons à venir.

Aussi en n°3, nous avons retenu la carte d’actualité de Vinexpo avec ses lettres or sur papier blanc: 2019 en relief et « Two Thousand and Nineteen » en surimpression. Vinexpo, ce sont 6 salons en 2019 et 2020, à commencer par celui de New-York début mars, puis celui de Bordeaux du 13 au 16 mai, Shangai, Vinexpo Explorer puis Paris en janvier 2020 et Hong-Kong en mai 2020. Bonne chance à Vinexpo qui va essayer de se relancer.

En n°2, la carte des vignerons de la cave coopérative de Buzet dont la devise est « s’engager autrement ». Une carte très originale « croquez 2019 » avec à l’intérieur des chocolats du Pérou ou d’Haïti, et une bonne action avec « ReforestAction » un engagement à replanter des arbres, un programme « Plantons un Arbre pour la Planète » initié par les Nations-Unies. (Merci pour les chocos, ça m’aide à écrire mes posts). Et surtout on n’oublie pas le geste pour la planète.

En n°1, la carte qui pousse ! Celle de Mangot, Saint-Emilion Grand Cru de Saint-Etienne-de-Lisse. La famille Todeschini, très impliquée dans les questions de nature et d’environnement, avec un vignoble en bio, a envoyé cette année la carte avec des graines, carte biodégradable, à placer dans un bac et à recouvrir de terre, le tout devant germer et donner de belles fleurs. Chapeau les gars, y a de l’idée. Bon l’année prochaine, vous serez hors course car je crois que vous aviez déjà gagné l’an dernier. Après on va penser que vous êtes dopés…

Enfin, une mention spéciale avec une autre carte rouge, celle de la famille Perse, qui a mis en valeur un Saint-Emilion en relief. C’est un double clin d’oeil du comité de sélection, car Saint-Emilion s’apprête à fêter les 20 ans du classement du vignoble, 1er de France, au patrimoine mondial de l’Unesco, mais aussi peut-être de nombreuses étoiles, et pourquoi pas 3 pour le talentueux Ronan Kervarrec et sa brigade de l’Hostellerie de Plaisance qui les méritent cette année.

Allez Carpe Diem et bonne année encore à tous en 2019.

16 Jan

Le château Clément-Pichon décide de passer au bio

L’affaire du collège de Parempuyre qui devait se construire en face des vignes du château Clément-Pichon vient de connaître un nouvel épisode. Les vignobles Fayat annoncent la conversion de la propriété au bio, avec 5 hectares cette année et l’ensemble de la propriété ensuite. Cela réjouit le collectif de parents d’élèves mobilisé depuis août dernier. Toutefois le collège ne se fera pas forcément en face du château…

Ludovic Coutant, président du Collectif des Parents d’Elèves de Parempuyre © JPS

L’annonce ce matin de la conversion en bio du vignoble du château Clément-Pichon, propriété de la famille Fayat, sonne comme une « victoire du bon sens », selon le collectif de parents d’élèves de Parempuyre. Ce collectif est mobilisé depuis fin août 2018, depuis que des études ont commencé sur la stabilité des sols du terrain de près de 20000 m2 situé en face du château. Le seul terrain susceptible d’accueillir sur la commune le grand projet de nouveau collège, repéré par Madame le Maire et le Conseil Départemental de la Gironde.

C’est une avancée claire dans ce dossier. Pour nous on est au stade de la promesse, il va falloir surveiller de près cette conversion au bio, mais pour nous c’est une avancée nette dans ce dossier et dans notre combat », Ludovic Coutant président du Collectif Parents de Parempuyre.

« D’abord, il faut saluer cette décision de passage au bio qui est la seule bonne solution, commente également Sylvie Nony de l’association Alerte Pesticides Haute-Gironde :« la seule sortie par le haut dit Mr Fayat dans son interview, nous le pensons et en plus qu’un gros château comme cela le fasse cela va interpeller tout le département. »

Gwendeline Lucas, directrice générale des vignobles Fayat © JPS

Le château était déjà en agriculture raisonnée. Il souhaite cette année décrocher la norme HV3 (Haute Valeur Environnementale) mais surtout commencer cette année la conversion de 5 hectares de vignes en bio (budget 2019), les plus proches des habitations, pour ensuite poursuivre avec les 20 hectares restants (sur le buget 2020).

On va débuter par ces parcelles qui sont les plus proches des riverains et du terrain sur lequel le projet se porte, on commence par ces parcelles-là pour ensuite l’étendre à l’ensemble du vignoble », Gwendeline Lucas dircetrice générale des vignobles Fayat.

Le Conseil Départemental examine désormais plusieurs hypothèses, la reconstruction sur le site même du collège actuel, mais aussi voit son vaste projet de collège en face du château (qui passera en bio) relancé.

Christine Bost, vice-présidente du Conseil Départemental de la Gironde © JPS

Pour Christine Bost, la Vice-Présidente du Conseil Départemental : « C’est une nouvelle extrêmement positive, j’imagine que les revendications légitimes liées à l’utilisation de ces produits-là vont tomber, nous nous revoyons avec le collectif à la fin du mois de janvier, début février lorsque nous aurons terminé l’ensemble des études et à ce moment-là nous serons en mesure de prendre une décision et de confronter cette décision à l’ensemble de la communauté éducative »

Mais le projet de nouveau collège en face du château n’est peut-être pas prêt d’être construit pour 2 raisons. Un périmètre de 500 mètres à respecter en face du château Clément-Pichon classé, et par ailleurs deux actions en justice qui pourraient voir le jour. En effet la famille Fayat avait donné le terrain en face du château à la commune pour en faire des espaces verts : « nous comme le château, nous nous opposons et irons en justice pour tout permis de construire sur ce site, destiné à être un parc », précise Sylvie Pérez présidente de « Préservons notre paysage urbain ». Affaire à suivre.

15 Jan

Côté Châteaux spécial Cognac, c’est en janvier sur NoA, la chaîne 100% terroirs de Nouvelle-Aquitaine

 Cognac. Un nom mythique, un nom magique en terre charentaise. Ce terroir de 76 000 hectares a produit 204 millions de bouteilles en 2018, soit une hausse pour la 4e année consécutive de 3% en volume après les 8% de l’an dernier. Entre Pierre Vaudon, petit vigneron-distillateur-bouilleur de cru et les grandes maisons Hennessy et Courvoisier, Côté Châteaux vous dévoile l’univers étonnant de ces vieilles eaux-de-vie ainsi que leur histoire sur NoA en ce mois de janvier.

Pierre Vaudon, vigneron-distillateur et bouilleur de cru à Echallat © JPS

Bienvenue au pays des distillateurs et des bouilleurs de cru. Côté châteaux débute chez Pierre Vaudon, à Echallat. Un domaine qui s’étend sur 60 hectarespartagés entre le terroir de la Grande Champagne et celui des Fins Bois.

Pierre Vaudon nous dépeint les 6 crus qui font Cognac entre la Grande Champagne, la Petite Champagne, les Borderies, Fins Bois, les Bons Bois et les Bois Ordinaires, ainsi que les arômes qui s’en dégagent. Un terroir délicat, tout comme l’opération de double distillation, de double chauffe qui caractérise la production de Cognac. Pierre Vaudon, c’est cette première belle rencontre de ce magazine de 18 minutes.

Portrait en pied du fondateur Richard @ Hennessy dans son uniforme militaire rouge et or (jaune). Tenue d’apparat.

L’histoire de Cognac est aussi intimement liée à des personnages célèbres comme Richard Hennessy, un officier irlandais engagé dans l’armée de Louis XV,  qui a créé la distillerie Hennessy en 1765. Au 17e siècle, pour faire face à la mévente des vins de la région et aux problèmes de transport, les vignerons charentais eurent l’idée de « brûler » leurs vins, c’est à dire de les distiller. Son histoire, ainsi que celle de la Maison Hennessy est contée à travers les visites « de la Vigne au Cognac » proposées par la Maison Hennessy.

La distillerie du Peu de la Maison Hennessy © JPS

Ce leader du Cognac, qui a lui tout seul totalise la moitié de la production de Cognac, nous emmène dans une expérience multi-sensorielle au sein du Chai de la Faïencerie. Vous allez tout connaître de la saga familiale Hennessy de Richard le fondateur à  Maurice Hennessy, son arrière-petit-fils qui va avoir l’idée d’attribuer des étoiles en fonction de la qualité du cognac. Il va ainsi  donner naissance au Cognac Hennessy Trois Étoiles, connu aujourd’hui sous l’appellation VS (Very Special).

En 1817, le Prince de Galles, futur George IV de Grande-Bretagne, grand connaisseur de cognac demanda à Hennessy de créer une eau de vie « very superior old pale » ce qui deviendra le VSOP. Puis fut créé le XO (eXtra Old) en 1870 par Maurice Hennessy, initialement réservée à sa famille et ses amis, devenue une référence internationale pour les cognacs.

Les distillateurs de la Maison Hennessy © JPS

Hennessy offre au visiteur une palette d’expériences à vivre en 4 formules au choix, sans ou avec réservation:  « signature » (18€, 1h30 avec dégusattion du VS et VSOP)), « X.O symbole » (33€, 1h30 avec dégustation du VSOP et du XO), « exception » (70€ 2h, dégusattion XO et Paradis), et cette fameuse « de la vigne au cognac » pour percer les secrets les mieux gardés où après cette visite en images est prévu une visite des vignes, de la distillerie du Peu avec sa dizaine de vieux alambics en cuivre : vous pourrez y apprécier et déguster les différents stades de la coupe, de cette double distillation depuis le brouilli (qui titre à 30°) obtenu lors de la première distillation, puis le coeur lors de la seconde, la tête et la queue étant remélangés au brouilli.

380000 barriques chez Hennessy © JPS

La suite de la visite se poursuit à nouveau sur le site de la Faïencerie où sont élevées ces eux de vie. C’est l’étape du vieillissement en barriques de chêne. Ici comme dans les autres chais de la Maison, on dénombre 380 000 barriques. L‘eau de vie, qui titre au maximum 72%, est mise dans des fûts de chêne neufs. Au cours de cette période, le volume d’alcool baisse pour arriver aux 45° obligatoires pour la commercialisation.

Une immersion au sien du Paradis où sont entreposées les plus vieilles dame-jeannes de la Maison dont la plus ancienne remonte à 1800, une compréhension de l’étape d’assemblage également des différentes eaux de vie selon les années, les cépages et crus mélangés. Le tout se terminant par une fabuleuse dégustation des eaux de vie en élevage, d’Hennessy X.O et de Paradis. (250€ cette fameuse visite)

Tanguy Bougeard et Benoît de Sutter de  la Maison Courvoisier © JPS

Cognac est riche en amateurs et en histoire. Celle de Courvoisier est très certainement l’une des plus étonnante également. Courvoisier, basé à Jarnac, offre également 4 visites à la hauteur des attentes du public de novices ou d’amateurs :  de la visite classique, à la visite premium, en passant par « embouteillez-vous même » et « essence » (un assemblage d’une centaine d’eaux-de-vie de Grande Champagne et Borderies, élaborées depuis le début du XXe siècle.

Le bicorne de Napoléon datant de 1807 chez Courvoisier © JPS

Mais ce qui fait l’attrait de Courvoisier, créé en 1809 près de Paris à Bercy, c’est son histoire commune avec celle de Napoléon 1er. L’Empereur avait visité Courvoisier à Bercy dont la notoriété était déjà très importante en 1811.

Il avait décidé d’offrir à ses hommes qui partaient au combat le soir un verre de vin et le matin un cognac. Par la suite la légende veut qu’il ait emporté avec lui des barriques de Courvoisier sur l’île de Sainte-Hélène, qu’il aurait aussi dégusté avec ses geoliers anglais et l’auraient qualifié de « Napoleon’s Brandy ». Tanguy Bougeard, responsable des visites au château Courvoisier, et Benoît de Sutter, Maitre Distillateur, nous parlent de cette histoire et nous font découvrir l’un des bicorne de Napoléon et l’une de ses redingotes exposées au château Courvoisier à Jarnac.

Basé depuis 1828 à Jarnac, Courvoisier a poursuivi sa belle histoire avec la famille Curlier. Une histoire qui va rejoindre celle de la Tour Eiffel car ce Cognac sera choisi comme Cognac officiel dégusté lors de l’exposition universelle de 1889, d’où Couvoisier va tirer de cette expérience le « Toast de Paris ». La Belle Epoque sera aussi l’occasion de célébrer de nombreuses fêtes et événements avec Courvoisier. Une richesse de l’histoire qui se poursuit au sein du chai et du Paradis où sont encore entreposées des eux-de-ie de 1769 réservées pour le roi d’Angleterre Edouard VII amoureux de la France et de ses cognacs.

 De cet Age d’Or, l’ensemble du monde va s’en imprégner et ces cognacs vont être surtout dégustés à l’étranger. « Aujourd’hui Courvoisier produit 18 millions de bouteilles, dont plus de 99% sont exportés vers les USA, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud », selon son PDG patrice Pinet.

Patrick Raguenaud, le président du BNIC, au bar Louise à Cognac © JPS

Notre road-trip en pays cognaçais se poursuit au fameux bar Louise, bar à Cognac, bar à cocktails avec Patrick Raguenaud, le Président du BNIC, le Bureau National Interprofessionnel du Cognac.

Celui-ci nous dépeint la bonne santé du Cognac qui a connu 8% de hausse en volume sur l’exercice précédent et 3% encore en 2018. 204 millions de bouteilles ont été expédiées cette année ; les principaux marchés sont 1° les USA 87,4 millions de bouteilles 2° Singapour 27,2 3° Chine 24,2 4° le Royaume Uni 9,7 et la France 4,6 millions (selon les chiffres réactualisés, pour 2018).

La sommelière Oriane Chambon et le chef Cédric Coulaut, avec Pierre Vaudon © JPS

Enfin, comme à chaque numéro de Côté Châteaux nous vous proposons un association mets et cognacs proposés par Expérience Sur Mesure, avec la chef sommellière Oriane Chambon et le chef Cédric Coulaut, au sein de la maison de cognac de Pierre Vaudon. Un moment exquis et riche en arômes et saveurs.

Côté Châteaux spécial Cognac est à regarder sur NoA :

  • lundi 21 janvier à 20h15 et à 22h30
  • mercredi 23 à 11h15 et à 23h30
  • jeudi 24 à 17h50
  • vendredi 25 à 8h50, puis 20h15 et à 23h25.
  • d’autres diffusions à voir également sur la semaine 5.

11 Jan

Guillaume Deglise : un nouveau challenge pour l’ancien directeur de Vinexpo, à la tête de la Maison Albert Bichot

C’est un nouveau départ. Un rebond pour l’ancien directeur général de Vinexpo. Guillaume Deglise prend la direction générale de la Maison Albert Bichot à Beaune.

© Guillaume Deglise, le nouveau DG de la Maison Albert Bichot

Guillaume Deglise a retrouvé une nouvelle chapelle : la maison Albert Bichot, une grande maison de Bourgogne, familiale fondée en 1831. Albert Bichot, ce sont 105 hectares de vignes, réparties sur 6 domaines dans les plus belles appellations de Bourgogne, mais également une expertise en tant que négociant-vivificateur et éleveur. Guillaume Deglise succède ainsi à Benoit de Charrette, qui dirigeait cette Maison depuis 27 ans, aux côtés d’Albéric Bichot président du Directoire.

C’est une chance d’intégrer la Maison Albert Bichot, au moment où l’entreprise connaît une croissance dynamique de ses activités opérationnelles et commerciales. Je suis impatient de relever de nouveaux défis aux côtés des équipes de la Maison », Guillaume Deglise.

Originaire de Lorraine, Guillaume Deglise revient sur des terres bourguignonnes qui ne lui sont pas étrangères; en effet, il a fait ses premières armes là-bas, diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Dijon. Sa première partie de carrière était effervescente, en Champagne, chez Bollinger puis Laurent-Perrier.

Guillaume Deglise s’est fait une stature internationale à la tête de Vinexpo en tant que directeur général de 2013 à 2018, réussissant un virage plus moderne pour ce salon mondial du vin et des spiritueux, dont la création par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux remonte à 1981 et qui manquait commençait à manquer de souffle.

Guillaume Deglise, DG de Vinexpo, de 2013 à 2018 © Jean-Pierre Stahl

Il a su impulser un nouvel élan, avec des rencontres plus professionnelles, remodeler le salon de Bordeaux, booster celui de Hong-Kong et mettre en place Tokyo, New-York, et Vinexpo Expoler qui sillonne les grandes régions viticoles mondiales. Lors du dernier Vinexpo 2017, il avait avec ses équipes tiré les enseignements (notamment face à la canicule) en avançant la date du prochain salon au mois de mai (le prochain est prévu à Bordeaux du 13 au 16 mai ), en créant un deuxième salon en France à Paris (en alternance avec celui de Bordeaux) en janvier 2020 pour contrer ProWein en Allemagne. ProWein, cet ogre allemand qui continue à attirer toujours de plus en plus de monde, 60 000 visiteurs l’an dernier, alors que Vinexpo a vu sa fréquentation s’effriter quelque peu à 40 000 visiteurs lors de l’édition 2017.

Pour Alberic Bichot : « en ce début d’année 2019, nous écrivons un nouveau chapitre pour notre entreprise. Je rends hommage à Benoît de Charrette avec lequel j’ai formé un tandem efficace et complice pendant toutes ces années.Je me réjouis d’accueillir Guillaume Deglise dans notre maison familiale. Sa vision internationale sera essentielle pour la poursuite du développement de l’entreprise. »

Félicitations à Guillaume Deglise pour ce nouveau défi qu’il va sans nul doute réussir à relever et comme on dit « good luck ».

07 Jan

Côté châteaux en Castillon…silence, ça tourne !

C’est un nouvel épisode de « Côté Châteaux », l’émission sur les terroirs de Nouvelle-Aquitaine, qui a été tourné ce jour en Castillon, Côtes de Bordeaux. Ce 4e numéro sera diffusé en février. En attendant, le numéro 3 sur le vignoble de Cognac arrive très bientôt sur NoA…

Tout commence non loin de la bataille de Castillon, au château la Brande © L.A.

C’est un peu le teasing, histoire de vous mettre l’eau ou le vin à la bouche. Le number 4 oder Nummer Vier is coming soon, but va falloir patienter jusqu’en février.

Avec Sébastien Delalot et votre serviteur, nous sommes allés sur les coteaux de Castillon en Côtes de Bordeaux faire un focus sur cette belle appellation au terroir remarquable, non loin de Saint-Emilion plus connu.

Jean-Pierre Stahl, Yann et Karl Todeschini, Sébastien Delalot © L.A.

L’émission va débuter à deux pas du champs de bataille, au château la Brande à Belvès-de-Castillon, où sont rejouées chaque année les reconstitutions de la Bataille de Castillon remportée par les Français sur les Anglais en 1453, dans le vignoble des frères Todeschini, Karl et Yann. Ceux-ci vous dévoileront tout de leur histoire familiale et de leurs racines profondément ancrées sur ce terroir, expliqueront leur choix du bio, la taille de la vigne et leur travail au chai.

Au passage, puisque nous parlerons taille de la vigne, un reportage sur l’initiative de Philippe Carille, qui utilise au château Poupille ses sarments comme bois de chauffage pour chauffer sa maison et son domaine, sera mis en avant.

Christine et Stéphane Derenoncourt au Domaine de l’A© JPS

Non loin de là, le tournage se poursuit au Domaine de l’A, dans l’antre de Stéphane et Christine Derenoncourt. C’est l’une des figures de l’appellation, qui s’est faite toute seule, comme le raconte le livre Wine On Tour.

Stéphane Derenoncourt, l’un des consultants les plus courus de la planète vin © JPS

Outre sa casquette de vigneron et ce domaine qu’il a acheté avec Christine en 1999, aujourd’hui il conseille pas loin de 140 domaines dans le monde (75 à Bordeaux) avec une équipe de 20 personnes au sein de Derenoncourt Consulting.

Il nous parlera de sa passion pour magnifier le terroir, révéler ce qui fait l’identité d’un vin.

Au château de Pitray avec Jean de Boigne © L.A.

L’histoire avec un grand H sera contée également au château de Pitray, avec Jean de Boigne. Un Comte à la tête de l’un des plus beaux ou le plus bel édifice même de l’appellation: le château de Pitray qui totalise 600 ans d’histoire. Un château où on a toujours cultivé le raisin et qui produit aujourd’hui plus de 400000 bouteilles.

Les déjeuners créateurs d’accords » organisés une fois par mois dans un château de Castillon © JPS

Castillon, c’est aussi de belles initiatives pour mieux faire connaître l’appellation comme « j’irai déguster chez vous », une opération où un couple de vignerons vient à domicile parler de leur savoir-faire en terre castillonnaise. Et ce sont également « les déjeuners créateurs d’accords » organisés une fois par mois dans un château de l’appellation avec le chef Jean-Christophe Loste. Un déjeuner organisé cette fois-ci au château Lescaneaut chez Malika et Pascal Boueix, également producteurs de vins de Castillon.

Voilà en substance ce qui vous attend en février, il va falloir patienter un peu, mais réjouissez-vous car le numéro 3 de Côté Châteaux sur Cognac arrive dès la mi-janvier, je vais tout vous raconter d’ici peu.

04 Jan

10ème route des Vins en Chine pour les vins de Saint-Emilion – Pomerol – Fronsac

10 ans que cela dure… Fin 2018, les vins de Saint-Emilion – Pomerol – Fronsac ont effectué leur route des vins en Chine, mais cette fois-ci  ils se sont concentrés sur trois villes secondaires, à l’est de la Chine, en bord de mer : Xiamen, Hangzhou et Dalian.

OBJECTIFS XIAMEN, HANGZHOU ET DALIAN

A force, ils vont parler couramment le mandarin… Après avoir sillonné de nombreuses villes en Chine, comme Pékin, Shanghai,  les vins de Saint-Emilion – Pomerol – Fronsac ont voulu travailler d’autres régions et ainsi  développer des relations avec des villes tout aussi importantes:

  • Xiamen, centre touristique très attractif, 5e ville pour la consommation de vins et spiritueux derrière Shanghai, Beijing, Shenzhen et Guangzhou.
  • Hangzhou, siège d’Alibaba, représente 1/3 de la consommation nationale de vin, une conso qui augmente de plus de 80% chaque année.
  • Dalian: 3e port le plus important de Chine ; ses ventes annuelles de vin atteignent 1 milliard de RMB, ce qui les maintient parmi les dix meilleures de Chine.

L’ECOLE DU VIN DE BORDEAUX EN FORMATION SERREE

  • 150 personnes ont assisté dans chaque ville citée à une masterclass animée par Noel QI, formateur, auteur, journaliste et oenologue, accrédité à l’école du vin de Bordeaux.
  • 6 vins présentés par une délégation de viticulteurs et négociants suivis d’une dégustation de deux thés de Pu’Er préparés par une master of tea, lors d’une cérémonie traditionnelle. (Les vins de Saint-Emilion – Pomerol – Fronsac et les thés de Pu’Er sont jumelés depuis 2012 et célèbrent régulièrement leurs liens et leurs similarités. Fin 2016, une exposition sur les vins de Saint-Emilion – Pomerol – Fronsac a été inaugurée dans un espace de 300m² au sein du musée national des thés de Pu’Er. En deux ans, plus de 220 000 visiteurs ont pu découvrir l’élaboration et la culture des vins de la rive droite de Bordeaux au sein de ce centre culturel situé au coeur du Yunnan.

UNE DELEGATION DE SAINT-EMILION SUR PLACE

  •  Une trentaine de distributeurs et d’importateurs présentaient leurs vins de Saint-Emilion – Pomerol – Fronsac à plus de 250 professionnels dans chaque ville.
  •  500 personnes ont été formées en 3 jours, 750 qui ont pu échanger lors de la dégustation entre professionnels et 25 journalistes ont rencontré la délégation.

Avec Vins de Saint-Emilion.

03 Jan

La formule « j’irai déguster chez vous » des Vins de Castillon s’exporte en Bretagne

Elle ne cesse de plaire et de faire des petits. Après Paris, Bordeaux et Lille, l’opération « j’irai déguster chez vous » lancée en 2016 par l’appellation Castillon Côtes de Bordeaux va être organisée à Rennes les 8 et 9 février. Le concept est original: invitez des amis et deux vignerons des Côtes de Castillon viendront vous parler de l’appellation et faire déguster leur production… le tout chez vous !

Florence Lavau du château Tuque Bel-Air et Yann Todeschini de La Brande lors de l’édition 2018 © JPS

DANS 4 GRANDES METROPOLES

Les vendredi 8 et samedi 9, ce sera la 8e édition, et pas n’importe où chez les Bretons à Rennes. Après Paris, Bordeaux et Lille, « J’irai déguster chez vous » va tester un nouveau terrain de jeu : le pays des crêpes et du cidre, mais pas que…

Il y a même un concours de photos à poster sur Instagram pour gagner un wee-end dans un château en Castillon © JPS

Lancé par l’appellation Castillon Côtes de Bordeaux en 2016, cette formule a connu un immense succès. Le concept est des plus orignaux : de vrais vignerons viennent faire déguster leurs vins gratuitement à la maison. Une expérience unique à vivre en famille ou entre amis, avec un point commun un esprit d’échanges et de partage.

Cette opération se déroule le temps d’un week-end, avec des sessions le vendredi soir, le samedi midi et le samedi soir, des vignerons viendront gratuitement au domicile des amateurs rennais. Pour participer rien de plus simple : inviter ses amis (8 personnes minimum) et s’inscrire en sélectionnant son duo de vignerons sur www.jiraidegusterchezvous.com.

Les retours sont très positifs : Marie, étudiante parisienne de 26 ans, n’a pas boudé son plaisir : « Après avoir réservé mon duo de vignerons sur le site, j’ai invité une dizaine d’amis chez moi. Ils n’en revenaient pas de voir d’authentiques vignerons nous servir leur production tout en répondant à la moindre de nos interrogations ! ». Catherine a participé à la dernière édition à Bordeaux, et a réuni ses proches : « Un immense merci à Elisabeth et Jérôme, ils sont formidables, passionnés et passionnants. Ils nous ont appris tellement de choses, j’adore le concept ! Nous avons passé une soirée formidable ».

Céline Loste Lydoire, à la tête du château Bellevue à Belvès de Castillon est l’une des vigneronnes très prisée de « J’irai déguster chez vous », ici à Bordeaux en 2017 © Jean-Pierre Stahl

Alors au choix vous pourrez avoir chez vous à Rennes : des vignerons audacieux, gourmands, globetrotteurs, têtus, sportifs, passionnés d’histoire ou de voitures, cuisiniers…ça ne manque pas en Castillon Côtes de Bordeaux.

PLUS DE 5000 AMATEURS RENCONTRES LORS DE 240 DEGUSTATIONS

« J’irai déguster chez vous » enregistre un succès dont les chiffres enregistrés par les organisateurs sont remarquables :

  • 5 077 amateurs rencontrés lors des dégustations
  • 240 dégustations chez les particuliers,
  • plus de 26 000 visites sur le site internet et 1,2 millions de vues sur les réseaux sociaux !
  • Le 15 novembre dernier, l’événement a d’ailleurs remporté le premier prix des Trophées de la Com. Sud-Ouest à Bordeaux dans la catégorie « Evénementiel / Relations publiques ».

Rennes sera donc la 4e métropole à accueillir les vignerons de Castillon;  « nous avons choisi Rennes car c’est une ville dynamique et attractive, avec une population jeune, et surtout des consommateurs de vins chaleureux et conviviaux à l’image de l’appellation » explique Maïwenn Brabant, directrice des Castillon Côtes de Bordeaux.  Autre rendez-vous à Paris pour la 4ème année consécutive vendredi 12 et samedi 13 avril, et à Bordeaux vendredi 6 et samedi 7 décembre.

28 Déc

L’image du jour : Jean-Jacques Savin « tout va bien »

A bord de son tonneau, Jean-Jacques Savin est en passe de devenir un héros. Il compte traverser l’Atlantique dans cet espace réduit de 6m2. Son exploit est très suivi sur internet et dans les journaux.

Jean-Jacques Savin à bord de son tonneau

Parti le 26 décembre du sud de l île de Hierro, le septuagénaire d’Arès en Gironde a pu communiquer, au démarrage, avec pas mal de médias et a envoyé ce message le 27 décembre :

« Bonjour à tous et à toutes !
Aujourd’hui tout va bien
Position avec coordonnées GPS : ll=27.54615,-18.23749″

Depuis il se laisse porter au gré des courants et s’apprête à fêter seul le réveillon de Nouvel An avec du foie gras et du Sauternes.

Je ne ferai pas preuve d’originalité en relayant combien cet exploit est salué par l’ensemble des réseaux sociaux… Toutefois si dans son tonneau il est bel et bien connecté, je lui dis que Côté Châteaux est tout aussi admiratif et lui souhaite de réussir. Bonne année 2019 Jean-Jacques, on vous envoie nos meilleurs voeux de bonheur et de réussite.