20 Sep

Après l’hôtel-restaurant au château Lafaurie-Peyraguey, Silvio Denz lance Lalique en plein coeur de Bordeaux

C’était mardi la grande soirée de lancement de la nouvelle enseigne Lalique, une boutique de cristal mariée au vins de Lafaurie-Peyraguey, cours de l’Intendant à Bordeaux. Une mise en avant du savoir-faire de la célèbre cristallerie française associée désormais au monde du vin à travers les châteaux de Silvio Denz à Saint-Emilion et Sauternes. Toute la place de Bordeaux était présente pour saluer la beauté du lieu.

Silvio Denz, le PDG de Lalique et co-propriétaire de Lafaurie-Peyraguey David Bolzan, dg des Vignobles Silvio Denz © Jean-Pierre Stahl

A Bordeaux rien n’est trop beau. Cela pourrait être la devise de ce nouvel endroit magique situé dans le triangle d’or.Pour Silvio Denz, cette nouvelle implantation au 19 cours de l’Intendant et passage Sarget n’est que le prolongement de sa politique de promotion du savoir-faire à la française et de son hospitalité :

C’est vraiment le message : la fusion entre le cristal le vin et le savoir-faire Lalique » Silvio Denz PDG de Lalique.

Pour cette inauguration, plus de 200 personnes étaient présentes du monde du vin, des acteurs économiques et politiques de Bordeaux.

A commencer par le 1er magistrat de la ville Alain Juppé : « c’est une grande chance de vous accueillir dans ce site, il n’y a ici que beauté et des objets fabuleux. Merci d’avoir choisi Bordeaux », et de souligner « l’attractivité du Port de la Lune avec tous ces bateaux et leur clientèle haut de gamme, c’est une aubaine pour vous ». Alain Juppé qui a reçu un joli trophée en cristal et a plaisanté en soulignant qu’il trouverait sa place dans son bureau, et non chez lui.

Dans cette boutique de nombreuses pièces époustouflantes : des vases et autres lampes d’inspirations « hirondelles » aux vases « bacchantes« , en passant par les panthères et la victoire de Samothrace, sans oublier les bouteilles de parfum (cf Silvio Denz avait initialement fait fortune dans la parfumerie).

« On dessine deux collections par an avec 20 à 40 pièces, ce sont aussi des bijoux, des bouteilles de parfum, de l’architecture intérieure et commandes spéciales », commente Marc Larminaux directeur artistique, qui travaille avec une équipe de 6 designers artistiques chez Lalique et environ 200 personnes à l’usine de Wingen-sur-Moder en Alsace (où se trouve le Musée Lalique).

Au fond une vinothèque avec notamment les flacons de Sauternes du château Lafaurie-Peyraguey, 1er cru classé © JPS

« On travaille aussi beaucoup avec des marques de whisky comme le whisky Macallan » (la bouteille whisky la plus chère s’est vendue d’ailleurs 500000 €)

Catia et Pietro Mingarelli, designer de la boutique Lalique © JPS

A l’emplacement de Madura, Lalique a donc aménagé un très grand espace sur 130 M2 pour mettre en scène quelques 500 pièces, avec au fond de la boutique la vinothèque avec les vins de Silvio Denz et surtout de Lafaurie-Peyraguey.

Le travail a été confié aux designers Pietro Mingarelli et Tina Green, c’est leur 12e enseigne après Paris, Londres (2), Zurich, Hong-Kong, Shangaï, New-York, Chicago, Miami, Los Angeles, Las Vegas…

On peut dire la fierté que nous ressentons à faire partie du triangle d’or bordelais et du passage Sarget, c’est un lieu de partage et de convivialité, qui devra vivre grâce à vous, grâce au monde du vin » David Bolzan, directeur général des Vignobles Silvio Denz.

Ce bel endroit vient rehausser encore l’offre de pièces d’ornement en cristal et des arts de la table en plein coeur de Bordeaux…Un peu plus bas cours de l’Intendant, il y avait déjà Baccarat, autre grande marque de cristal lorraine (rachetée récemment par des Chinois) mais aussi Bernardaud (qui commercialisait outre ses pièces de porcelaine, des oeuvres et objets Lalique), voici désormais Lalique et Lafaurie-Peyraguey qui entrent dans la danse.

Silvio Denz, le PDG de Lalique et co-propriétaire de Lafaurie-Peyraguey David Bolzan, dg des Vignobles Silvio Denz © Jean-Pierre Stahl

Lire ou relire :

Lafaurie-Peyraguey ouvre un somptueux Hôtel Restaurant Lalique dans le Sauternais

 Voir ou revoir le magazine sur Silvio Denz par Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Eric Ddelwarde, Christophe Varone, Sarah Paulin et Isabelle Rougeot : 

19 Sep

Début des vendanges en rouge à Pomerol : « un millésime sauvé des eaux »

C’était ce matin le coup d’envoi de la récolte des merlots au château la Conseillante à Pomerol. 32 vendangeurs sur le pont pour cueillir de très beaux raisins « sauvés des eaux » comme l’exprime Marielle Cazaux, la directrice, après un printemps très pluvieux, grâce à 3 mois de beau temps cet été, avec de la chaleur et des matinés plutôt fraîches.

Marielle Cazaux donne le top départ des vendanges en rouge au château la Conseillante © JPS

Ce matin c’est pour Marielle Cazaux enfin ce moment tant attendu, pour ses 4e vendanges au château la Conseillante : « c’est sûr, c’est un millésime qui s’annonce superbe, avec une réelle libération et une excitation et un enthousiasme incroyable »

Pour ce ban des vendanges en rouge ici à Pomerol, c’est en effet l’excitation des grands jours au château la Conseillante su ce terroir d’argile, de graves et de sable,  terroir typique et mythique du plateau de Pomerol.

« Aujourd’hui ça va être une grosse journée, on va couper deux hectares, donc je vais vous demander de faire attention, c’est la qualité en premier puisque nous sommes à Pomerol, » Marielle Cazaux directrice de la Conseillante.

Sur ce dommaine de 12 hectares, voisin de Pétrus, Vieux-Château-Certan, et l’Evangile, la récolte s’annonce prometteuse alors que 52 centimètres de pluie sont tombés de janvier à juin. La Conseillante qui était en conversion bio a du revenir à des traitements conventionnels pour éviter la casse. Le mildiou aurait ainsi été minimisé, 2 à 3 % des vignes touchées selon Marielle Cazaux.

Le millésime est sauvé des eaux avec des superbes mois de juillet, d’août et encore en septembre des températures incroyables au dessus de la normale qui nous ont permis d’attendre le maximum et la maturité parfaite pour nos raisins », Marielle Cazaux directrice de la Conseillante.

« On revient de très loin parce que cette année 2018 est un peu l’année de tous les extrêmes », complète Jean-Marie Garde le président du Syndicat Viticole de Pomerol (800 hectares). On a eu une pluviométrie très importante dès le mois de novembre et jusqu’à la fin juin, avec des inquiétudes pour les viticulteurs, des attaques de mildiou et puis tout à coup le beau temps est arrivé avec des températures qui nous paraissaient excessives… »

Jean-Marie Garde, le président du syndicat viticole de Pomerol © JPS

Nous n’avons pas connu de canicule. Nous avons eu une amplitude de températures entre le jour et la nuit et ça c’est le signe de grands millésimes », selon Jean-Marie Garde.

Fort heureusement il n’y a pas vraiment eu de canicule comme en 2003, les matinées fraîches et les quelques précipitations de septembre, devraient augurer d’une belle récolte de merlots, parmi les 800 hectares de vignes à Pomerol.

« A priori, sur les potentiels d’extraction, des anthocyanes, des pigments colorés, des tanins, on a des valeurs qui sont vraiment très très intéressantes, et tout-à-fait dans la lignée des millésimes 2015 et 2016 », Bertrand Nicolas co-propriétaire de la Conseillante.

Tant que les cabernets ne sont pas rentrés, il est encore difficile de crier totalement victoire, mais les planètes sembles alignées pour réaliser un très bon millésime ici, qui pourrait rappeler le 2015 ou le 2016.

18 Sep

« Vinexpo, c’est Bordeaux ! Bordeaux, c’est Vinexpo ! » : mobilisation générale pour un salon qui se relance

Cette petite phrase a été lancée ce matin par Alain Juppé (qui veut bien céder ses droits d’auteur…). Vinexpo tenait en fait une conférence de presse au Palais de la Bourse pour redorer l’image du salon mondial du vin et des spiritueux qui connait un léger effritement de fréquentation ces dernières années, face à la concurrence de ProWein en Allemagne. Vinexpo a été avancé en mai, ce salon qui fêtera sa 20e édition se tiendra du 13 au 16 mai 2019 avec des nouveautés.

« Tous ensemble, tous ensemble… » pour Vinexpo Bordeaux © JPS

L’heure est à la Mobilisation de tous : ville de Bordeaux, métropole, CCI, Région et Centre des Congrès et Expositions, mais aussi l’Office de Tourisme. Et pour relancer Vinexpo Bordeaux, une belle photo de l’ensemble des acteurs trinquant au vin de Bordeaux, ça parle au monde entier. Il faut dire que ces derniers temps, une rumeur persistante, ou une fake-news, laissait planer le doute sur la tenue de ce salon mondial du vin et des spiritueux en 2019 (Côté Châteaux vous avait rassuré en exclusivité cet été). Vinexpo Bordeaux se tiendra bien du 13 au 16 mai prochain avec des nouveautés.

Patrick Seguin, président CCI Bordeaux Gironde, pdt du directoire de Vinexpo et Christophe Navarre Pdt du Conseil de Surveillance de Vinexpo © JPS

On espère que le bashing, c’est terminé parce que on a un peu souffert de cette mauvaise image de dire Vinexpo Bordeaux risque de ne pas exister. C’est totalement faux. Vinexpo Bordeaux est bien parti ! Vinexpo Bordeaux 2019 sera une belle manifestation avec des nouveautés et un symposium mondial » Patrick Séguin Président de la CCI de Bordeaux

Outre le salon au parc des expositions où l’on espère le retour des grandes maisons de champagne et de cognac, une grande dégustation ouvert au public se tiendra place de Bourse le 12 mai, il y aura aussi les dîners du palais les 13 et 14 mai pour les exposants et leurs clients, une plus grande place sera aussi accordée aux petits viticulteurs à qui la région viendra en aide pour pouvoir être présents. Pour donner un coup de jeune, le Hall 2 entièrement reconstruit, sur 14000 m2, sera opérationnel pour la 1ère fois pour Vinexpo.

 Un nouveau hall flambant neuf sera prêt en 2019, c’est un gros investissement, avec la rénovation du hall 2 (et plus tard du hall 1), ce sont 60 millions d’investissements », Alain Juppé Maire de Bordeaux.

Alain Rousset, le Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, souhaite lancer un message fort, à l’occasion de ce Vinexpo, sur la sortie des pesticides.

Alain Rousset veut donner un message fort: sortir des pesticides © JPS

Sortir des pesticides, cela doit être l’ADN de la région, on est la première région agricole d’Europe, donc il faut qu’on mette tous les moyens là-dessus », Alain Rousset Président de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Et de compléter : « ce soir, je rencontre le Président de la République et je vais lui proposer de nouveau d’être la région phare su cette transition environnementale… »

Autre grand moment, le Symposium Vinexpo sera un échanges avec des intervenants d’un calibre mondial sur l’impact du changement climatique sur la filière vins et spiritueux.

La team Vinexpo compte 25 salariés présents sur plusieurs continents © JPS

Plus de 40000 visiteurs de 150 pays sont attendus du 13 au 16 mai pour ce nouveau Vinexpo Bordeaux avec plus de 2000 exposants, selon le président Christophe Navarre les inscriptions vont bon train. Quant au directeur général tant attendu, il faudra encore attendre, on ne remplace pas un DG que l’on peut aussi considérer CEO pour faire beau, comme cela. Guillaume Deglise devrait être remplacé prochainement, en tout cas le message est clair « la Maison Vinexpo est tenue ». Pour l’heure, Laurent Maupilé, ancien directeur de Bordeaux Grands Evénements (qui organise Bordeaux Fête le Vin) a rejoint les organisateurs pour mettre un peu d’huile dans les rouages pour servir d’intermédiaire entre tous les partenaires, dans le but de réussir le prochain Vinexpo Bordeaux.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Marc Lasbarrères :

17 Sep

Soirée Foire aux Vins à la Vinothèque de Bordeaux : à la découverte de petites pépites

C’était jeudi soir en plein coeur de Bordeaux, la soirée de rentrée et de dégustation de la Vinothèque pour sa traditionnelle Foire aux Vins. 150 amateurs présents pour un moment délicieux de partage et découverte.

On se bousculait presque à l’entrée de la Vinothèque de Bordeaux jeudi soir avec pas mal de jeunes amateurs et connaisseurs © JPS

Ce qui est bien à la Vinothèque, c’est son approche facile et professionnelle du vin. Pas une soirée guindée comme il en existe tant à Bordeaux, mais une soirée décomplexée où l’on vous fait découvrir la richesse de Bordeaux et d’autres régions viticoles.

Guillaume Cottin, le propriétaire de la Vinothèque avec Delphine et Thomas © JPS

« J’ai convié 12 propriétés qui sont présentes ce soir », me confie Guillaume Cottin, le propriétaire de la Vinothèque, « des propriétés de Bordeaux en majorité, mais aussi de la Vallée du Rhône avec le Domaine Belle, et de Champagne, un champagne bio, le champagne Guénin, cuvée Floraison. »  

David Reggazzi, faisant déguster Sancerre et Crozes-Hermitage © JPS

En digne représentant de la vallée du Rhône, le Domaine Belle présentait ses vins avec David Regazzi, son ambassadeur sur la région de Gironde : « on est sur la rive gauche du Rhône à Larnage, on fait face à Saint-Joseph, à la Côte-Rôtie, plus caillouteux, sablonneux. On est sur des terroirs plus argileux. » Et de nous faire déguster son Crozes-Hermitage « ce sont des vins faciles, gourmands, c’est toute la syrah qui s’exprime. Les viticulteurs ont montré qu’ils étaient capables de monter le niveau… » Il présente aussi pour la Vallée de la Loire un étonnant Cul de Beaujeu 2014 de Lucien Crochet, 100% sauvignon, sur un joli terroir calcaire, parmi les meilleurs Sancerre.

« Bienvenue au Paradis, messieurs-dames » ou le « sanctuaire de la Vino »© 1PS

Parmi les 150 convives, Delphine et Thomas, des clients habitués de la Vinothèque mais qui participe ici à leur 1ère foire aux vins : « ce qu’on apprécie ici, c’est la choix, la sélection, le lieu, l’accueil et la conseil à la clientèle, c’est vachement chouette », m’explique Delphine. « il y a un côté décomplexé », complèteThomas.

Parmi les propriétés présentes et pas mal dégustées : Rauzan-Gassies (2e crus classé de Margaux), Lagrange (3e cru classé de Saint-Julien), Lafaurie-Peyraguey (1er cru classé de Sauternes), mais aussi Bouscaut (cru classé des Graves en Pessac-Léognan ».

L’occasion d’aborder avec Laurent Cogombles les vendanges à venir sur sa propriété le château Bouscaut : « pour l’instant, on est hyper content, tout se goûte très très bien, je suis sûr  que ce sera un millésime assez solaire en rouge. Les blancs ont été généreux, opulents, bien arômatique, mais avec une acidité faible qui ne me fait pas trop peur car les fermentations vont bien recaler tout cela. »

Laurent Cogombles de château Bouscaut © JPS

« En rouge, on attend le bébé, mais il est bien parti. Les résultats sur des calcaires donnent des raisins bien noirs, la difficulté de ce millésime, c’est la résistance au stress hydrique de cet été. Mais sur nos terroirs argilo-calcaires et argileux, on a une belle matrice nourricière capable de le supporter. 2016, on ne l’attendait pas comme cela et il est relativement généreux, on a eu un beau volume de vendange, là les 25 millimètres de pluie de la semaine dernière c’était le rêve ! »

Château Grangeneuve avec Jean-Marie Gros © JPS

Et comme la vie est faite de belles rencontres et de découvertes, Côté Châteaux vous en livre une qui l’a enthousiasmé : un Pomerol de 2015, château Grangeneuve, vendu à 17,91 pour cette FAV,  une petite pépite au nez qui déjà vous fait voyager sur ces beaux terroirs de Pomerol, du velours en bouche et une belle longueur, bravo à Jean-Marie Gros, et à son arrière grand-père qui avait constitué cette propriété de 8 hectares à Pomerol.

15 Sep

Un patrimoine à lui tout seul : Pierre Kauffmann, artiste sculpteur par passion

Ce week-end, ont lieu partout les Journées du Patrimoine. L’occasion de visiter des endroits chargés d’histoire ou insolites. Côté Châteaux vous propose de faire connaissance avec Pierre Kauffmann, un monument vivant à lui tout seul, car cet artiste sculpteur contribue, comme d’autres à d’autres époques, à édifier ce patrimoine.

Pierre Kauffmann, artiste sculpteur, rend le patrimoine bien vivant© JPS

A Bordeaux, son atelier au fronton duquel il est inscrit « sculpteur », interpelle sur le quai des Chartrons.

« Je m’appelle Pierre Kauffmann et je suis sculpteur depuis la prime enfance, c’est une aventure de mon choix », commence-t-il d’emblée.

Ce Lorrain, originaire de Briey a commencé à l’âge de 16 ans…à Naples il s’est initié au stuc à l’italienne.

Je visite tous les champs de ma discipline, en tant qu’ornemaniste, statuaire, portraitiste mais aussi un travail d’expression, » Pierre Kauffmann sculpteur.

Pierre, marbre, bois, bronze ou résine, il travaille tous les matériaux et explore tous les champs…des portraits aux ornements, mascarons et autres créations fantaisies, à Bordeaux la vigne l’a bien sûr inspiré…

 Depuis que je suis à Bordeaux, j’ai travaillé pour de très grands châteaux, ces châteaux ont un patrimoine qui est plus ou moins à restaurer, mais aussi nous avons affaire à des esthètes qui commandent des créations »

Comme un magicien, Pierre Kauffmann a redonné vie à Vénus enlacée par Adonis, une statue en pierre en très mauvais état, issue du château Raba à Talence : « c’est une statue du XVIII à qui il est arrivé malheur : elle est tombée de son piédestal, d’assez haut, elle s’est fragmentée en 8 morceaux, donc il m’a fallu la reconstituer, puis travailler les parties manquantes, à partir d’une pierre que j’ai retrouvé, qui est de même grain, de même couleur, de la pierre de Caen. »

Pierre vient de terminer le portrait d’Anastasia. Sa maman, Marie José, voulait à tout prix immortaliser le visage de sa fille et la fraîcheur de l’enfance.

  « Je le trouve très beau et très ressemblant » réagit Anastasia. « D’avoir un objet d’art, qui soit personnel, qui n’a été fait que pour vous, et qui représente beaucoup, l’enfance, qui représente ma fille, c’est une chose à laquelle je suis très attachée, complète sa maman. »

L’expression du visage d’un être humain, c’est quelque chose de passionnant, c’est la fenêtre de l’âme », m’explique Pierre Kauffmann.

Passionné depuis le début de son aventure, Pierre, 65 ans, compte bien continuer, mais sans doute avec davantage de couleurs, car comme il dit, sa prochaine sculpture c’est celle qui exprime au mieux son expérience, son art empirique.

13 Sep

« Douze oiseaux sortis d’un verre » ou quand l’oeuvre de Folon inspire le château d’Arsac

Ce jeudi a lieu le vernissage d’une fresque tirée d’un dessin de Jean-Michel Folon. Folon était venu inaugurer en 2002 cette fabuleuse statue en bronze »la Fontaine aux Oiseaux », il avait aussi laissé sur le livre d’or du château un dessin original d’un verre de vin avec 12 oiseaux. Philippe Raoux a tenu à lui rendre hommage en faisant réaliser une fresque de 14 mètres sur 9 pour le chai du château.

Tiziana Mazzoni, Philippe Raoux, et Stéphanie Angelroth, devant l’oeuvre de Folon © JPS

Philippe Raoux, propriétaire esthète du château d’Arsac, a tenu à associer ses salariés devant l’oeuvre gigantesque de Folon, accrochée au fond du chai du château d’Arsac. Il s’agit de la restitution d’un dessin de l’artiste (aujourd’hui disparu) lorsqu’il était venu inaugurer l’une de ses oeuvres « la Fontaine aux Oiseaux » :

Le dessin original sur le livre d’or de la propriété © JPS

« on fait du raisin, on fait du vin, après on le vend, et avec l’argent qu’on gagne on achète des oeuvres d’art,  et cela participe à la vie de la propriété, » explique Philippe Raoux à ses salariés avant de les inviter à rentrer dans le chai à barriques où est exposée cette fresque

Cette reproduction avec quelque peu de liberté (comme ces oiseaux), sur un format de 14 mètres sur 9, est tirée d’un dessin de 2002 réalisé par Folon sur le livre d’or de la propriété. « On ne pouvait pas se permettre de faire des oiseaux rigides ou totalement identiques à ceux du dessin, parce que Folon n’aurait pas réalisé des oiseaux comme sur son dessin en petit format s’il avait du les agrandir, » commente Stéphanie Angelroth, directrice de la Fondation Folon.

Il y avait aussi tout un aspect technique à prendre en compte comme l’explique Tiziana Mazzoni, l’artiste qui a restitué l’oeuvre, elle-même est ancienne élève de l’école de restauration de Rome.

« L’oeuvre peut être soulevée par un système mécanique, en fonction de la hauteur des barriques, on a du répondre aussi aux conditions climatiques à laquelle l’oeuvre est exposée, notamment des conditions un peu extrêmes avec une température maximum de 14° et surtout une humidité relative à 80 % » Tiziana Mazzoni

Jean-Michel Folon, c’est cet artiste qui a réalisé en 1989 le timbre du bicentenaire de la révolution. 89, c’est aussi l’année où Philippe Raoux a commencé sa collection d’oeuvres d’art contemporain.

L’homme qui mesure les nuages (2008) de Jan Fabre,  au château d’Arsac © JPS

Depuis cette époque, il s’est dit qu’il allait consacrer chaque année 1 franc par pied de vigne à l’art et comme il a 600000 pieds, cela fait 600000 francs de l’époque soit 100000 € environ pour financer ces oeuvres. Parmi elles 4 pièces majeures de Folon trônent au château d’Arsac, dont la fameuse « Fontaine aux Oiseaux ».

 

Philippe Raoux avec la Fontaine aux Oiseaux de Folon © JPS

Je l’apprécie beaucoup car depuis ma jeunesse il ne m’a jamais quitté, d’abord sans le connaître à travers les génériques de la 2, après mes parents m’avaient offert une lithographie de Folon quand je devais avoir 12-13 ans, et par la suite la magie de la vie a fait que je lui ai acheté une oeuvre ici. » Philippe Raoux, château d’Arsac.

Ce message d’envol a inspiré Philippe Raoux, avec ce dessin de verre de vin et de 12 oiseaux qui prennent leur envol depuis le nectar : « le vin prend sa liberté et s’en va régaler les amateurs aux 4 coins du monde. »

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer :

12 Sep

9e et dernier opus de Châteaux Bordeaux : la success story de Corbeyran, inspiré par les vins de Bordeaux

Châteaux Bordeaux n°9 « les primeurs » sort le 26 septembre. Corbeyran son auteur avec Espé comme dessinateur ont enregistré un succès considérable sur cette série très réaliste qui décrit l’arrivée d’une héritière dans le microcosme du monde du vin de Bordeaux. 

Corbeyran devant son oeuvre et son succès : Châteaux Bordeaux en 9 volumes © JPS

Corbeyran, c’est ce scénariste bordelais, qui compte à son actif plus de 350 BD dont Châteaux Bordeaux, une série en 9 volumes qui a explosé les ventes.

Le 1er numéro, tiré à 23000 exemplaires, s’est finalement vendu à 70000 exemplaires. Alexandra en est l’héroïne, il s’agit d’une riche héritière d’un château viticole qui s’en revient des Etats-Unis pour succéder à son père décédé.

Ce succès est une belle surprise, mais avant il y a eu le suspens. L’heure de vérité, c’était en juin 2011 lors du lancement à l’occasion de Vinexpo où l’album a connu pas mal de succès aupès de la profession, et ensuite l’autre surprise en librairie où ça a plu très fortement. » Corbeyran.

Au château Kirwan à Margaux qui a servi de décor pour la Fête de la Fleur dans l’un des numéros de Châteaux Bordeaux © JPS

« Physiquement Alexandra a des atouts pour conquérir le coeur des lecteurs et des lectrices, mais le fait que moi je découvrais le vin, en même temps que j’écrivais sur le sujet, cela a permis à énormément de lecteurs de se retrouver dans cette position de néophytes et d’être invités dans l’histoire plus facilement que si j’avais choisi un personnage très pointu…' »

Avec Philippe Delfaut directeur de Kirwan qui fait déguster le 2017 à Corbeyran © JPS

« Les primeurs », c’est le 9e et dernier opus de la série. Alexandra veut réaliser le vin de son grand père, elle s’entoure des services du célèbre oenologue Michel Rolland. A l’occasion des primeurs, elle présente son vin et le fait déguster notamment à Jacques Dupont le célèbre journaliste critique du Point qui sort tous les ans un guide pour les amateurs.

Châteaux Bordeaux est une invitation à découvrir le vin mais aussi l’univers de Bordeaux puisqu’on va de châteaux en châteaux, les primeurs se déroulent à Angludet, la fête de la Fleur au château Kirwan. »

Corbeyran au château Angludet avec Daisy et Allan Sichel © JPS

D’un domaine l’autre, Corbeyran a fait un long travail de recherche d’informations sur les crus classés ou non classés et les châteaux du Médoc ou d’autres appellations de Bordeaux. Il a su écouter les conseils des vignerons, des techniciens et représentants de la filière pour parler aussi bien des métiers de courtiers, de négociants, que des millésimes.

« Ce qui m’a frappé, dès le début, c’est son attachement au détail , à la véracité à la crédibilité des éléments qu’il met en avant. L’attachement d’Eric Corbeyran à arriver à une authenticité, j’ai apprécié ce moment d’échanges, à ce que l’histoire qu’il relate soit du possible et du réel et que cela décrive au mieux la réalité dans laquelle baignent les vins de Bordeaux », m’explique Allan Sichel, président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux et co-propriétaire des châteaux Angludet et Palmer.

Je l’ai encouragé à présenter Bordeaux, la réalité de l’environnement et le fonctionnement de la place de Bordeaux », Allan Sichel, président du CIVB.

Châteaux Bordeaux s’est écoulé à environ 400000 exemplaires. Un succès chez les libraires spécialisés qui aimeraient bien voir sa BD traduite en anglais pour les touristes.

Jean-Luc de BD Avenue avec Corbeyran, préparant le lancement du tome 9 © JPS

« La série a largement dépassé la région de Bordeaux, elle est connue nationalement et les touristes sont toujours acheteurs de ce genre de série… pour l’histoire, pour l’aspect technique qui est abordé dans chaque tome et il y a une chose qui plaît beaucoup aux touristes, c’est que l’on reconnaît dans les albums les quartiers de Bordeaux » explique Jean-Luc Castrec, le patron de BD Avenue cours de l’Intendant à Bordeaux.

Corbeyran le néophyte est devenu depuis cette série un grand amateur et connaisseur de vins de Bordeaux. Il s’est d’ailleurs fait construire chez lui une cave enterrée pour ses 600 flacons. Sa passion l’a menée à écrire également « à table », mais aussi une autre série « Clos de Bourgogne » et Viniféra, une collection sur les civilisations du vin : sortie le 18 septembre et présenté à la Cité du Vin à Bordeaux.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Boris Chague l’interview en plateau de Corbeyran par Cendrine Albo :

11 Sep

40 ans de Foire aux Vins : à Bordeaux Caudéran, c’est la foule des grands jours !

C’était ce matin le coup d’envoi de la foire aux vins au Carrefour Market de Caudéran-Ferry à Bordeaux. Un supermarché pris d’assaut dès 7h30 par de nombreux connaisseurs et amateurs de vin. Un supermarché qui fête cette année sa 40e foire aux vins, sous chapiteau.

© JPS

Dès l’ouverture à 7h30, on s’est bousculé pour cette foire aux vins à Bordeaux-Caudéran. 40 ans que cela dure ici. 

Jean-Pierre Taris, 40 ans de fidélité à la foire aux vins de Caudéran © JPS

Jean-Pierre Taris, de Bordeaux, les a toutes faites et acheté le plus grands millésimes : « les 82, le 85, 90, 95, 2000, 2009, 2010, 2015 et 2016 », dit-il avec le sourire.

Le 2015, cette année très prisé… © JPS

Cette année, les amateurs ne s’y trompent pas, en rayon il y a beaucoup de bons millésimes comme le 2014, le 2015, et déjà un peu de 2016 mais aussi des plus anciens, comme des 2006 ou 2010.

Jean-Luc Dantou va faire découvrir des pépites à ses élèves de La Tour Blanche © JPS

« C’est le bon endroit pour essayer d’acheter quelques bouteilles très intéressantes à à des prix primeurs, sauf que vous n’êtes pas obliger de prendre un caisse comme pour les primeurs », commente , Jean-Luc Dantou, professeur au lycée La Tour Blanche, venu s’approvisionner à titre personnel, mais aussi pour éduquer ses lycéens.

Des crus classés ou de petites pépites, il y en a pour tous les budgets et tous les goûts, en Bordeaux mais aussi dans bien d’autres régions viticoles, en blanc, rouge, rosé ou effervescent.

« Je fais une foire aux vins par an et ça me permet d’alimenter ma cave, qui comporte 600 à 800 bouteilles », me confie Alain de Saint-Aubin du Médoc.« On fait ça pour la famille, on ramène des caddies quasiment pleins, ça peut aller jusqu’à 500 €, ça dépend des budgets de chacun », explique Catherine.

Olivier Cornuaille, directeur d’exploitation du Carefour Market de Caudéran © JPS

« Il y a une offre qui est toujours de qualité, avec des prix intéressants… Cette année on a sorti des 2015, l’attractivité elle est toujours sur les grands millésimes, 2015 en fait partie. Concernant les vins bio, c’est vrai qu’on les met en avant depuis 5 ou 6 ans, mais tous les ans on ajoute des références, on va chercher différentes appellations et différentes couleurs. On a effectivement un client qui est de plus en plus précis dans ses choix. En volume on va passer 50000 bouteilles sur 3 semaines, » commente Olivier Cornuaille Carrefour Market Caudéran-Ferry.

Des foires aux vins qui vont se poursuivre dans les diverses enseignes de manière échelonnée, jusqu’au 14 octobre.

Bienvenue à NoA, la chaîne 100% Nouvelle-Aquitaine

C’est le D-Day, NoA débarque ! La nouvelle chaîne 100% Nouvelle-Aquitaine sera lancée ce soir sur internet et sur les box. Un nouveau challenge pour faire découvrir les territoires de Nouvelle-Aquitaine, les inconnus et les talents qui y vivent. Coup d’envoi à 19h10 !

Laurence Mayerfeld, la directrice de France 3 Nouvelle-Aquitaine, interviewée ce matin par Christophe Zirnhelt dans 9h50 le matin © Jean-Pierre Stahl

NoA, pour Nouvelle-Aquitaine. La petite chaîne et dernière née que vous pourrez retrouver dès ce soir à 19h10 sur Orange (chaîne N°339), SFR (455), Free (326) et Bouygues (337). Une chaîne lancée par France Télévisions, en présence de sa Présidente Delphine Ernotte, et France 3 Nouvelle-Aquitaine avec Laurence Mayerfeld, directrice du Pôle Sud-Ouest.

La chaîne des territoires et des citoyens de Nouvelle-Aquitaine © JPS

NoA se veut le reflet des citoyens et des territoires dans lesquels ils vivent, un fil rouge va relater leur quotidien dans des endroits qui méritent d’être mis en valeur. NoA fera ainsi la part belle à tous les aspects de la vie sociale, économique, culturelle, sportive mais aussi aux domaines du littoral et de la viticulture des territoires de Nouvelle-Aquitaine.

La Nouvelle-Aquitaine, c’est la plus grande région de France et on s’est dit comment va-t-on faire partager la culture, les modes de vie de tous ces habitants à l’ensemble. Sur France 3 on est une chaîne nationale avec des décrochages régionaux, mais il nous manquait du temps d’antenne, alors on a construit ce projet » Laurence Mayerfeld directrice de France 3 Nouvelle-Aquitaine.

On est allé convaincre, convaincre la région à co-produire des programmes, et puis on a aussi convaincu le personnel que c’était une belle aventure, et pour l’instant on a réussi à les convaincre. »

Ecoutez et regardez Alain Rousset le Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, qui commente l’arrivée de NoA et sa volonté d’accompagner cette nouvelle chaîne : 

 « Innover, Dévoiler, Etonner, Raconter, Informer » sont un peu la trame de cette chaîne dont l’écriture se fera avec aussi de nouveaux outils numériques et de nouveaux codes à l’ère du numérique, d’internet et des smartphones. L’info sera présente à travers une exposition ou réexposition des JT régionaus produits à Bordeaux, Poitiers et Limoges, mais aussi de toute l’information locale de Pau, Bayonne, Périgueux, Brive, La Rochelle. 

C’est une petite révolution pour nous, on va essayer d’aller dans des villages où on ne va quasiment jamais, quand je dis nous, ce sont tous les médias, parce qu’il n’y a pas forcément d’actualité à couvrir ».

« On va aller à leur rencontre, tous les jours il y il y aura 4 directs (à 10h, 11h, 15h, 16h), on va rencontrer des habitants qui vont raconter comment ils vivent, dimanche on sera en direct du Décastar de Talence par exemple », a expliqué Laurence Mayerfeld invitée du 12/13 ce midi sur France 3 Aquitaine.

On pourra découvrir aussi des programmes inédits, des fictions tournées dans la région, des rendez-vous d’information comme une prochaine prise d’antenne exceptionnelle sur les vendanges fin septembre.

Un grand jour marqué par la présence de Mme la Ministre Geneviève Darrieussecq, avec Laurence Mayerfeld et la Présidente de France Télévisions Delphine Ernotte © JPS

La Région Nouvelle-Aquitaine est associée à ce projet d’envergure et co-finance ce projet. Un contrat d’objectifs et de moyens a d’ailleurs été signé entre France Télévisions et la Région Nouvelle-Aquitaine   Celui-ci va permettre de financer :

  • 1 magazine culturel mensuel Bis, présenté par Mathilde Serrell, décliné en micros programmes quotidiens.
  • 8 documentaires supplémentaires de notre production actuelle soit 30 documentaires par an.
  • 2 séries de programmes courts en langues régionales en saintongeais et en occitan. Ainsi, 3 langues régionales, avec le basque, seront représentées.
  • 2 séries sur les champions néo-aquitains : les champions sportifs, femmes et hommes, valides ou en situation de handicap, et les champions de la vie économique, dont chacun sait qu’ils sont nombreux en Nouvelle-Aquitaine

Votre serviteur participera à cette belle aventure et a d’ailleurs proposé un rendez-vous mensuel sur les Terroirs de NoA : une mise en avant des différentes appellations viticoles de la Nouvelle-Aquitaine, avec de nombreux portraits de vignerons, des plateaux avec les acteurs des différentes filières et appellations, mais aussi le clin d’oeil avec des chefs du cru car cuisine et vin sont intimement liés. Ce sera aussi l’occasion de prendre l’antenne sur de gros rendez-vous ou d’événements de la viticulture et de la gastronomie en Nouvelle-Aquitaine.

A 19h10, juste avant le lancement de NoA depuis la régie de France 3 Aquitaine © JPS

Longue vie à NoA, la chaîne 100% Nouvelle-Aquitaine.

NoA, c’est quoa ? Réponse avec Guillaume Decaix et Sylvie Tuscq-Mounet :

RETROUVEZ LA PREMIERE PRISES D’ANTENNE ET LA SOIREE DE LANCEMENT DE NoA :

10 Sep

Gironde : des parents d’élèves ne souhaitent pas voir émerger un nouveau collège en face de vignes…

Des parents d’élèves se mobilisent et viennent de créer un collectif. Ils s’inquiètent de voir créer le nouveau collège de Parempuyre en face des vignes du château Clément-Pichon. Mairie et Conseil Départemental se veulent rassurants.

Ludovic Coutant et Jean-Alain Charrier ont monté un collectif des parents d’élèves pour être mieux informés et informer les autres parents © JPS

Ludovic Coutant et Jean-Alain Charrier se présentent comme des lanceurs d’alerte. Ils viennent de monter le Collectif des Parents d’Elèves du Collège de Parempuyre, dont l’objectif est d’informer les parents sur le projet du futur collège. Celui-ci pourrait voir le jour en face des vignes du château Clément-Pichon, selon les normes en vigueur, c’est-à-dire à plus de 50 mètres des vignes. Toutefois ceux-ci s’inquiètent des risques encourus du fait des traitements phytosanitaires des vignes, une peur amplifiée selon eux depuis les enquêtes de Cash Investigation et Cash Impact sur les pesticides..

« Les élus et les responsables de la région sont informés des risques phyto-sanitaires que peuvent encourir nos enfants, notamment sur des maladies et perturbateurs  endocriniens, donc on est vraiment très inquiet; aujourd’hui on n’est pas entendu et on voudrait vraiment que les parents d’élèves soient au maximum informés », commente Ludovic Coutant. Lui est père de 3 enfants, tout comme Jean-Alain Charrier. Tous deux ont des enfants scolarisés actuellement au collège ou des enfants qui sont en primaire mais qui devraient faire leur rentrée dans le nouveau collège.

Madame le Maire de Parempuyre, Béatrice de Fançois © JPS

« Concernant la proximité des vignes, je ne vais pas dire le contraire, il est en face des vignes, mais par rapport à l’entrée actuelle du collège, il n’est à même pas 500 mètres… », rétorque Madame le Maire, Béatrice de François. « Ce qu’il faut savoir, c’est que le château Clément-Pichon est aujourd’hui en raisonné, nous avons 4 ans pour travailler, pour regarder comment on peut faire, nous avons aussi cet arrêté préfectoral qui est très strict sur les façons d’épandre et les produits à épandre, et puis quelque part j’espère que le gouvernement va interdire certains produits, ce qui aidera aussi les communes viticoles comme Parempuyre à avoir des équipements scolaires, sportifs qui soient le plus « sécure » possible ».

L’hôtel du Conseil Départemental de Gironde © JPS

Le Conseil Départemental a bien sûr étudié « la 1ère hypothèse de reconstruire sur le même site (que l’ancien collège), mais la morphologie du collège ne permettrait pas de reconstruire sur place en toute sécurité » explique Anaïs Luquedey directrice des collèges. « 2e hypothèse avec un collège provisoire même là aussi pas de garantie maximale par rapport à la sécurité » trop de personnes déplacées pour la cantine notamment, et donc « il a été fait le choix sur d’autres sites ». Il est clair que le site de l’actuel complexe sportif et l’emplacement des boulistes représentent au total 23500 m2 où non seulement un nouveau collège pourrait voir le jour, mais aussi un gymnse, une piste d’athlétisme assez importante et d’autres infrastructures, d’après mairie et Conseil Départemental.

« On a un projet qui est bien sûr en conformité avec l’arrêté préfectoral qui a été pris en, avril 2016 et on a aussi fait des études complémentaires dans le cadre de l’étude de faisabilité, on a des études environnementales sur ce site », commente Anaïs Luquedey.  « Il est en effet face à un vignoble, on est en conformité et on a une approche plus globale, puis qu’onb est aussi à proxilité d’un espace boisé…on a vraiment une vision globale sur l’environnement sur ce site et puis on a la particularité d’être dans une position où les vents dominants protègent le collège, donc on a une garantie supplémentaire par rapport à la réglementation, et puis bien sûr on étudiera en concertation avec le territoire à travers des réunions publiques des mesures complémentaires à mettre en place si le besoin se faisait sentir ».

Une réunion a déjà eu lieu fin août avec les riverains, le collectif réclame davantage d’informations et d’échanges avec les parents d’élèves.