13 Déc

5 Premiers Crus Classés s’unissent pour booster Sauternes et lancent leur 1ère caisse prestige

La moitié des 11 Premiers Crus Classés de Sauternes a décidé de frapper fort et de promouvoir le travail extraordinaire de production de ces plus grands liquoreux au monde. Un coup de maître à l’heure qui traduit une redynamisation de Sauternes.

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Laure de Lambert-Compeyrot (Sigalas-Rabaud), Vincent Labergère, directeur de Rayne Vigneau, David Bolzan (Lafaurie-Peyraguey), Miguel Aguirre (La Tour Blanche), et Thomas Dejean (Rabaud-Promis) © Jean-Pierre Stahl

Il y a des jours où l’actualité viticole se bouscule. Et pour Côté Châteaux, c’est presque tous les jours. Alors qu’à la Cité du Vin un débat était organisé, ce mardi soir, sur « Boirons-nous encore des liquoreux à Noël », au restaurant le Nama, 5 Grands Crus Classés de Sauternes démontraient allègrement qu’on peut en déguster avant Noël et que cette « provocation », pour eux, dans la même veine que le Bordeaux Bashing, ne méritait pas plus qu’on s’y attarde.

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Ces 5 là auraient très bien pu reprendre « Born to be alive », le chanter et le danser, ah que  ça aurait aussi très bien cadré avec « l’envie, d’avoir envie » de faire bouger les lignes et de dynamiser une appellation qui ne demande que cela. Elle va booster sans aucun doute dans les années qui viennent.

IMG_2751L’initiative de ce rapprochement revient à David Bolzan, le directeur du château Lafaurie-Peyraguey. Avec sa culture du négoce, il s’est rendu compte que quand les prix sortaient lors de la campagne des primeurs, c’était en ordre dispersé. Aussi a-t-il opéré un rapprochement avec ses voisins de Bommes et Sauternes.

Sauternes, c’est l’école du plus : plus compliqué à faire, plus cher à faire, plus à la disposition des gens et du coup ça crée plus de créativité et de dynamisme », David Bolzan directeur deLafaurie-Peyraguey.

Aussi les châteaux Sigalas Rabaud, Rayne Vigneau, Lafaurie-Peyraguey, La Tour Blanche te Rabaud-Promis se sont réunis autour d’une table et se sont dit que de sortir les prix en même temps, cela aurait davantage d’impact et de visibilité vis-à-vis du négoce bordelais. « C’est vrai que ce 2 mai, il y a quelque chose qui est né, »explique Miguel Aguirre, directeur du château La Tour Blanche.

IMG_2782De cette union (pour ne pas dire lune de miel, pour le Sauternes ça le fait) un nouveau né allait voir le jour : c’est ainsi qu’ils ont sorti un coffret unique, une caisse en bois avec ces 5 vins exceptionnels, la caisse « 5 étoiles » en édition limitée à 500 exemplaires sur le millésime d’exception le 2009.

IMG_2798Pour Laure de Lambert-Compeyrot de Sigalas-Rabaud : « c’est génial, déjà une propriété se sent souvent seule, mais là on remet du lien et on se voit régulièrement, avec plaisir, et on échange sur plein de choses. C’est agréable de travailler à plusieurs, car à plusieurs on est plus intelligent. »

Tous les 5 ont leur propre background et une forte personnalité, la quarantaine et des idées à revendre… Idées qui pour l’heure se traduit par cette caisse inédite, unique, faite sur mesure (pour 5 flacons). Elle est le symbole d’un grand savoir faire à Sauternes, avec des vins quelque peu différents, mais issus quasiment de la même veine de terroir. Tous sont en effet voisins.

IMG_2786« On est content de s’être trouvé car on a beaucoup de sensibilité commune » me confie également Thomas Dejean, à la tête de Rabaud-Promis depuis 2000, un domaine acheté en 1950 par son arrière-grand-père Raymond-Louis Lanneluc (dont la famille était propriétaire d’un petit domaine juxtaposé depuis 1720).

IMG_2736Vincent Labergère, directeur de Rayne Vigneau, se réjouit également de ce rapprochement : « on est vraiment voisin, j’en avais ras-le-bol qu’on se se parle pas à Sauternes, et là, on se parle. On s’est dit rapidement qu’on devrait réaliser une belle caisse et organiser une soirée pour présenter ce que l’on veut faire. Quant au prix, on ne l’a pas encore fixé, mais cela restera attractif ». Une caisse comme celle-là peut intéresser des connaisseurs en France  mais aussi la Chine ou les USA, 2 marchés où cette initiative peut vite prendre.

12 Déc

Aïe, aïe, aïe ! Après le gel, la taille ne va pas être simple.

Les premiers coups de sécateurs ont commencé pour la traditionnelle taille de la vigne en Gironde. Mais cette année, la taille s’annonce beaucoup plus complexe et bien plus longue, pour les pieds touchés par le fameux gel d’avril qui a touché tout le vignoble bordelais, à un degré divers.

Alors là, il y a un peu plus de temps à passer sur les pieds impactés par le gel

Alors là, il y a un peu plus de temps à passer sur les pieds impactés par le gel

Du jamais vu pour certains. Une épreuve de plus après le gel d’avril. Dans un vignoble durement touché à Bordeaux où la production sera amputée de 40 à 50 % au final pour le millésime 2017, un coût de main d’oeuvre supplémentaire vient s’ajouter, celui de la taille où le travail pourrait être de près de 30% supérieur.

« Comment tailler cette année des pieds affectés par le gel ? Quels bois choisir ? Comment adapter la charge en bourgeons ? » 

P1000410Les conseillers viticoles de la Chambre d’Agriculture proposent deux nouvelles sessions de formation et de conseils après de salariés viticoles des châteaux du bordelais, pour aider les viticulteurs à faire les meilleurs choix. Rendez-vous est donné le 9 janvier 2018 à Castillon-la-Bataille, au château Fonbauden, et en suivant à Lalande-de-Pomerol, deux secteurs durement touchés par le gel.

« L’objectif : effacer les conséquences de l’accident climatique d’avril, restaurer l’équilibre et l’architecture du pied. Pour qu’il retrouve un comportement normal, à la fois au niveau quantité et qualité. En l’absence d’une taille adaptée, c’est la pérennité de la vigne qui est en jeu. Il est donc primordial de bien tailler. »

Renseignements auprès de la Chambre d’Agriculture de la Gironde : Edwige Reber, conseillère viticole sur le secteur de Castillon, au 06.83.10.94.18

Viticulture : une réflexion autour des bonnes pratiques en Médoc, à l’initiative du député Benoît Simian

Vendredi la filière viticole du Médoc était réunie à Vinipole Blanquefort. Le député Benoit Simian souhaitait échanger sur de bonnes pratiques et des démarches vertueuses qui se mettent en œuvre sur le territoire.

La réunion vendredi à Blanquefort des institutionnels de la filière autour du député du Médoc © Benoït Simian

La réunion vendredi à Blanquefort des institutionnels de la filière autour du président du CIVB Allan Sichel et du député du Médoc © Benoït Simian

e nombreux élus et responsables de la filière viticole avaient répondu présent ce vendredi après-midi : parmi eux, Allan Sichel, le président du CIVB mais aussi Alain Vasseur le vice-président de la Chambre d’Agriculture, Gérard Bougez, le président de l’ADAR du Médoc, Marion Dupont directrice, Alain MEYRE, président de l’ODG Médoc Haut Médoc Listrac ou encore Franck Bijon, directeur des Crus Bourgeois du Médoc et Maxime Saint-Martin, président des Crus artisans du Médoc et Laurent Bernos directeur technique service vignes et vin de Vinopole

Visiblement, l’ensemble de la filière est sur la même longueur d’onde : unie pour la sortie au plus vite des produits phytopharmaceutiques.

Pour Allan SICHEL : « il faut laisser aux professionnels le choix de l’itinéraire à suivre car chacun a ses spécificités et sa stratégie pour y parvenir. Les méthodes ne sont pas applicables de la même manière pour tous. La volonté est là ! »

Sur le terrain, les choses semblent bouger, même si cela ne va toujours pas assez vite pour les associations anti-pesticides en Gironde. Cela passe par de l’information au préalable, de tous, maires, riverains et salariés.

« C’est par l’information que passera la compréhension des enjeux et des efforts considérables fournis par la profession », selon Alain MEYRE, Président de l’ODG qui compte près de 850 adhérents. Pour Franck BIJON :’un pas énorme a déjà été franchi dans la consommation des produits phyto (baisse de 50 % depuis 30 ans).

Pour Alain VASSEUR, « il y a une accélération de cette baisse depuis 2014. Les derniers pas à franchir sont les plus difficiles, mais tout le monde sait où il faut aller, il s’agit simplement d’accorder le calendrier et les moyens, et de pousser sur l’innovation. La viticulture aujourd’hui ne va pas travailler seule, elle va travailler avec tout le monde pour parvenir aux objectifs ambitieux qui lui sont fixés ».

L’ADAR de Pauillac ajoute : d’énormes progrès en terme de mécanisation ont été accomplis, notamment dans les outils de pulvérisation. Le besoin de main d’œuvre s’en trouve accru, et l’initiative de l’école de la vigne lancée dans le Médoc pour la 3ème année, trouve tout son écho dans cette recherche de personnel à former.

Laurent BERNOS: le Médoc a toujours été engagé dans une agriculture durable et que préserver son terroir fait partie de son ADN. Il est également indiqué que sur le désherbage, on peut déjà constater les effets dans le changement du paysage médocain.

Le député Benoit SIMIAN a tenu à souligner l’investissement et la solidarité de l’ensemble de la filière, et le professionnalisme des viticulteurs souvent mis à mal par les médias (bon, il y a peut-être de l’exagération, mais ces choix de conduite de la vigne existent bien et les dangers aussi, sinon le gouvernement et le Président Macron ne mettraient pas autant d’énergie à vouloir arrêter le glyphosate et compagnie…). Pour lui, le Médoc connu mondialement pour ses vins, est une locomotive dans la course au zéro phyto, et sera reconnu comme une terre d’innovation en la matière, portée par le label de Parc Naturel Régional.

Il reste malgré tout pas mal de travail à faire et d’autres avancées probables, que le député va pouvoir relayer à l’Assemblée Nationale et auprès du Ministère de l’Agriculture et du Ministère de la Transition énergétique.

11 Déc

Pour Noël, offrez la Cité du Vin en Cadeau !

En voilà une idée originale ! Si votre famille, vos amis ou vos proches n’ont pas encore visité le Cité du Vin, c’est peut-être l’occasion de leur offrir. Une idée qui va en épater plus d’un.

Un nouvel écrin pour la bouteille royale © JPS

Dès qu’on approche, la magie opère… © JPS

Noël approche à grands pas ! Et si le cadeau idéal cette année était d’offrir à vos proches une expérience inédite à la découverte des cultures du vin, grâce à la Carte Cadeau La Cité du Vin ?
D’un montant de 30, 50, 75 ou 100€, la Carte Cadeau peut être utilisée en une ou plusieurs fois en billetterie et à La Boutique de La Cité du Vin, vous donnant ainsi accès à l’intégralité de l’offre de La Cité du Vin*.

PARCOURS PERMANENT ET BELVEDERE

A travers 19 espaces thématiques, les sens en alerte, vous partez à la rencontre du vin, de son imaginaire, de son influence sur les civilisations et régions du globe depuis des millénaires, notamment à travers l’histoire, la géographie, la géologie, l’œnologie ou encore les arts.
Prolongez l’expérience au Belvédère de La Cité du Vin, où vous découvrirez une vue panoramique sur Bordeaux tout en dégustant un verre de vin issu des meilleurs vignobles du monde.

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EVENEMENTS ET SPECTACLES

Retrouvez une programmation culturelle riche et variée dans l’auditorium Thomas Jefferson afin de découvrir tout au long de l’année spectacles et concerts, cycles de cinéma, rencontres et débats.

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ATELIERS ET VISITES

Mettez vos sens à l’épreuve, bousculez les frontières de la perception gustative, initiez-vous au vin sans appréhension, apprenez à décoder les arômes. Des ateliers de dégustation thématiques dont un espace multi-sensoriel vous sont proposés tout au long de l’année à La Cité du Vin, ainsi que des ateliers pédagogiques spécialement imaginés pour le jeune public et les familles.

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PASS ANNUEL SOLO ET DUO

Le Pass annuel vous donne accès pendant 1 an au parcours permanent, au belvédère, aux expositions temporaires, aussi souvent que vous le souhaitez. Vous bénéficiez également de réductions sur les évènements, spectacles, ateliers et visites de La Cité du Vin, de tarifs avantageux pour vos accompagnants au Parcours permanent et aux expositions temporaires, ainsi que des avantages dans les boutiques et restaurants de La Cité du Vin.

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> OFFREZ LA CARTE CADEAU

La Cité du Vin est un concept des architectes d’XTU et des scénographes de CassonMann et de la Fondation pour les Civilisations du Vin

« Affaires de fraude sur le vin : la viticulture girondine agit ! »

La Fédération des Grands Vins de Bordeaux tenait ce matin son assemblée générale à Bordeaux. Une mise au point a été faite par une déclaration de son président Hervé Grandeau sur l’affaire de fraude aux vins de Bordeaux, suite à l’interpellation la semaine dernière par la Confédération Paysanne. Voici en substance le communiqué de la FGVB.

Hervé Grandeau, le Président de la Fédération des Grands vins de Bordeaux - Lors de Bordeaux Tatsing 2015 © JPS

Hervé Grandeau, le Président de la Fédération des Grands vins de Bordeaux – Lors de Bordeaux Tatsing 2015 © JPS

« La Fédération des Grands Vins de Bordeaux, qui rassemble l’ensemble des producteurs de Vins AOC de la Gironde, tient à apporter les précisions suivantes concernant les affaires de fraudes sur le vin. La FGVB a décidé, il y a plusieurs années, de se constituer partie civile dès lors qu’une affaire de fraude concerne les vins d’AOC de Bordeaux ».

« Nous privilégions l’action sur la communication et rappelons que la constitution de partie civile ne peut avoir lieu que dans deux cas de figure précis: en premier lieu si une information est ouverte sur l’affaire et qu’un juge d’instruction est nommé, en second lieu lorsqu’une affaire vient à l’audience ».

L'immeuble du CIVB à l'angle du Cours du XXX Juillet et des allées de Tourny à Bordeaux © JPS

L’assemblée générale de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux se tenait ce matin dans l »immeuble du CIVB à Bordeaux © JPS

« A notre connaissance, l’affaire de fraude citée récemment par la presse ne répond à aucune de ces deux situations. La FGVB poursuivra cette politique de lutte contre la fraude quels que soit les opérateurs incriminés et indépendamment de toute pression ».

Carton plein : 8000 visiteurs au 6e Bordeaux Tasting

 La 6ème édition de « Bordeaux Tasting » organisée par Terre de Vins a accueilli 8000 visiteurs ce week end. Un nouveau succès calibré sur la même fréquentation que l’an dernier, dans l’optique de permettre aux amateurs de déguster ces merveilleux vins dans les meilleurs conditions.

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Passant de la galaxie Bordeaux aux grandes appellations françaises, puis aux belles étiquettes de vignobles étrangers, le public a vécu cette expérience comme une initiation pour certains, alors que d’autres oscillaient entre révision de leurs acquis et découverte de nouveaux crus.

Château la Vzerière sous la bulle des Extarterriens © JPS

Château la Verière sous la bulle des Extarterriens © JPS

BORDEAUX TASTING EN CHIFFRES

  • Aux manettes, une équipe de 400 personnes (dont 112 élèves sommeliers)
  • Cinq sites de dégustation : Palais de la Bourse – Musée des Douanes – Restaurant Le Gabriel – La bulle des extra-terriens place de la Bourse – l’Église Saint-Rémi
  •  une boutique éphémère : Badie (groupe Duclot) rue Saint Rémi,
  • 200 propriétés représentant 600 étiquettes de vins tranquilles, effervescents et spiritueux.

Malgré une pluie dominicale persistante et décourageante, ces deux journées nous a permis d’accueillir un visitorat égal à notre meilleur score de fréquentation » Rodolphe Wartel directeur de Terre de Vins

Châteaux Carbonnieeux toujours très prisé des dégustateurs © JPS

Châteaux Carbonnieeux toujours très prisé des dégustateurs © JPS

Et de poursuivre : « Ce public est largement ouvert sur les jeunes, les fidèles de la manifestation, les étrangers de passage à Bordeaux. Nous avions mis en place une logistique impressionnante : 24 500 verres Riedel utilisés, près de 9000 bouteilles ouvertes afin d’être dégustées, en respectant l’objectif de cet événement, la découverte et l’apprentissage dans la modération ».

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Parmi les temps forts et nouveautés qui auront marqué l’édition 2017 : – un hommage à Johnny a sonné place « Gabriel » dans le hall de la Bourse, pour clore la journée du samedi dédiée à l’idole des jeunes,

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A LA PORTEE DES MAL VOYANTS

Une master class exclusive géosensorielle, basée sur une découverte tactile et gustative des terroirs afin de permettre aux non-voyants et mal-voyants d’oraliser leurs sensations, – la remise par iDealwine d’un chèque de 5015 € à l’UNADEV France (Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels ), un montant collecté via une vente aux enchères de grands crus de vin (D’Yquem, Cheval Blanc) et d’Armagnac (De Laubade).

09 Déc

Au détour de Bordeaux Tasting, on apprend l’acquisition de château le Sartre par Bernard Magrez

Par ici les nouvelles fraîches… Bernard Magrez l’homme aux 40 châteaux et 4 crus classés vient de s’offrir château le Sartre en Pessac-Léognan. Un château qu’il ne fallait pas louper selon lui. Et il va aussi avoir très prochainement un domaine en Géorgie. Ah Bernard, toujours en avance sur les autres…

Bernard Magrez, nous a confirmé la nouvelle ce midi sur son stand de Fombrauge - Pape Clément © JPS

Bernard Magrez, nous a confirmé la nouvelle ce midi sur son stand de Fombrauge – Pape Clément © JPS

Jean-Pierre Stahl : « Bernard Magrez, vous venez de faire une nouvelle acquisition, quelle est-elle ?

Bernard Magrez : « C’est le château le Sartre, qui fait 33 hectares, dans l’appellation Pessac-Léognan. C’est un vin de grande qualité et donc c’était à vendre et on n’a pas voulu laisser passer la chose. »

JPS : « Ca représente un gros domaine qui s’ajoute à celui que vous avez déjà Pape-Clément… »

BM : « C’est un complément…Dans le monde entier, l’appellation Pessac-Léognan Graves est une appellation qui a de la résonance, et il y a très peu de choses à vendre, donc quand il y a quelque chose à vendre, il faut sauter dessus. »

Jefferson Desport : « Quels sont vos projets pour le Sartre, aller plus loin, relancer une marque déjà établie ? »

BM :« Oui, elle est établie, à mon avis il y a mieux à faire encore un peu dans la qualité, en diminuant les rendements, peut-être en reprenant un peu aussi la vigne. »

JPS : « C’est un monde qui évolue tout le temps, et un peu grâce à vous ? »

BM : « C’est un monde qui évolue parce qu’il y a des gens qui veulent vendre, des acheteurs aussi, français et étrangers. Mais enfin, le milieu concurrentiel, ce n’est pas Bordeaux, il est dans 7 ou 8 pays. Ils font de très bons vins et de très haute qualité au niveau du Bordeaux. Par conséquent le milieu concurrentiel de Bordeaux n’a plus rien à voir avec celui d’il y a 10 ou 15 ans. Et celui qui ferme les yeux là-dessus, il aura du mal dans les prochaines années. Je peux me tromper mais enfin c’est mon avis »

Regardez l’interview réalisée par Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer, avec Jefferson Desport de Terre de Vins :

A Bordeaux Tasting, Alain Juppé rend hommage à Johnny « une bête de scène extraordinaire » mais aussi un ancien soutien de Jacques Chirac

En marge de Bordeaux Tasting et au même moment à la nation rendait hommage à Paris au rockeur, Alain Juppé y est allé d’un petit couplet en guise d’hommage à Johnny Halliday qu’il a lui aussi bien connu. Alain Juppé se confie à France 3 et Côté Châteaux.

Alain Juppé a rendu hommage à Johnny en marge de Bordeaux Tasting © Jean-Bernard Nadeau - Terre de Vins

Alain Juppé a rendu hommage à Johnny en marge de Bordeaux Tasting © Jean-Pierre Stahl

Alain Juppé :« Il a fait partie de notre vie, il l’a déclaré dans l’une de ses interviews, nous avons tous vécu au rythme de ses grands succès. J’ai cité une chanson que j’aime par dessus tout c’est « que je t’aime, que je t’aime », mais il y en a beaucoup d’autres…Et c’est assez émouvant de voir cet espèce d’unité nationale qui se manifeste autour de lui. »

JPS : « Il y avait un lien étroit avec Jacques Chirac notamment… »

Alain Juppé avec Rodolphe Wartel sur le stand de Carbonnieux © Jean-Bernard Nadeau-Terre de Vins

Alain Juppé avec Rodolphe Wartel sur le stand de Carbonnieux © Jean-Bernard Nadeau-Terre de Vins

AJ : « Oui, ils se connaissaient très étroitement, et j’ai même assisté à certaines de leurs rencontres. Il est même venu, autant que je me souvienne, dans des réunions électorales pour soutenir Jacques Chirac. Et puis j’ai approché Johnny à plusieurs reprises, je me souviens quand il est venu ici au stade Chaban pour l’un de ses concerts il y a quelques années j’avais été le voir dans sa loge…Avant qu’il n’entre en scène il était un peu abatu et quand je l’ai vu arriver en scène, tout à coup c’était un autre homme.

IMG_2301C’était vraiment une bête de scène extraordinaire. Et puis je l’ai revu ici au mois de juillet avec Eddy Mitchell et Jacques Dutronc pour les Vieilles Canailles, il était déjà malade naturellement mais il avait quand même un dynamisme fantastique. Ce qui était impressionnant dans le public, c’est de voir le mélange des générations, des anciens qui ont connu ses premiers succès mais aussi beauoup de jeunes, c’était formidable. »

Ecoutez Alain Juppé au micro de JP Stahl et de Pascal Lécuyer :

6e Bordeaux Tasting : des instants de partage et de convivialité en plein coeur de Bordeaux

300 vins, champagnes et cognacs d’exception sont présentés durant tout ce week-end autour de la Place de la Bourse à Bordeaux. De grands vins à déguster, avec modération, et des rencontres extraordinaires à faire dans des endroits somptueux ou magiques.

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Ce nouveau Bordeaux Tasting est une fois de plus une invitation au voyage. Avec déjà une bulle qui interpelle, celle des Extraterriens ou plutôt des 18 petites pépites de Bordeaux et Bordeaux Supérieurs.

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Morgane Soubrane de Tarnos dans les Landes est impressionné : « c’est la toute première fois qu’on vient à Bordeaux Tasting, la bulle c’est original. Pour l’instant c’est très réussi. »

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Morgane Soubrane de Tarnos enthousiate pour son 1er Tatsting à Bordeaux © JPS

« C’est vraiment extraordinaire de se retrouver au beau milieu de la place de la Bourse, avec un beau  temps comme cela, et avec ce monde passionné par le vin3.

Là on se r »Lend compte qu’il y a des gens qui aiment découvrir de nouveaux vins, et tous ces jeunes qui dégustent cela nous fait vraiment plaisir » commente Alain Bessette du château La Verrière en Bordeaux Supérieur.

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Dans le hall du Palais de la Bourse, 110 crus classés et pépites de toutes les appellations de Bordeaux qui intéressent un public d’amateurs d’horizons très divers, venant de toute la région aquitaine et même de l’étranger avec de nombreux étudiants comme ceux Business School Lausanne.

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Théophane Ramé de Bordeaux, avec ses amis de la Business School de Lausanne :  le Hollandais Adriaan Trampe, le Luxembourgeois Alexandre Dupont et l’Allemand René Schoemaker © JPS.

« On s’est rencontré à Lausanne, en études là-bas, et le vin c’est un point commun et on a fait aussi quelques dégustations en Suisse », m’explique Théophane Ramé de Bordeaux, accompagné de ses amis le Hollandais Adriaan Trampe, le Luxembourgeois Alexandre Dupont et l’Allemand René Schoemaker.

Véro d'Hossegor et son groupe © JPS

Véro d’Hossegor et son groupe © JPS

« Très sympa un moment agréable avant les fêtes de Noël », poursuit Véro de Hossegor qui en est à son 3e Bordeaux Tasting, avec un groupe de 6 amis.

Des amis de toujours l'avocat Pierre Blazy et Bernard Magrez, l'homme aux 40 châteaux © JPS

Des amis de toujours l’avocat Pierre Blazy et Bernard Magrez, l’homme aux 40 châteaux © JPS

Un rendez-vous prisé par ces rencontres privilégiées avec de grands propriétaires comme Bernard Magrez (Pape-Clément), Eric Perrin (Carbonnieux), rythmé à chaque édition par un mercato des châteaux : le Sartre en Pessac-Léognan, acheté par Bernard Magrez (à lire en suivant).

Jean-Michel Deiss, en mission

Jean-Michel Deiss, en « terre de mission » © JPS

Un rendez-vous où l’on rencontre aussi des personnages authentiques comme l’Alsacien Jean-Michel Deiss (Domaine Marcel Deiss à Bergheim) : « je suis en terre de mission, je fais avancer une cause extraordinaire qui est celle des terroirs, celle d’une salivation profonde, qui donne l’âme du vin »

Rodolphe Wartel, le directeur de Terre de Vins © JPS

Rodolphe Wartel, le directeur de Terre de Vins © JPS

Le coeur du réacteur ce sont les grands Bordeaux, mais nous avons aussi une quizaine d’ambassadeurs de grands terroirs français, une quinzaine de pays étrangers, les Pomerols aussi, il y a 24 maisons de champagne et vignerons d’excellence qui font rêver au bout du monde et qui constituent la magie de Bordeaux Tasting »,  Rodolphe Wartel directeur de Terre de Vins.

Manon de l'Ecole Hôtelière de Talence, Hugo Gallimard Matthieu Buyssière, Cyrill Blecker et Patrick Letellier pour l'équipe Mumm à l'espace Saint-Rémi © JPS

Manon de l’Ecole Hôtelière de Talence, Hugo Gallimard Matthieu Buyssière, Cyril Bleeker et Patrick Letellier pour l’équipe Mumm à l’espace Saint-Rémi © JPS

Des champagnes de grande qualité, comme cette cuvée rosée RSRV de chez Mumm, en blanc de blancs et blanc de noirs millésimés, à déguster à l’Espace Saint Rémi. Un samedi qui a été marqué par une plus grande fluidité avec des caisses ouvertes 40 mn plus tôt, moins de file d’attente que l’an dernier. 7500 visiteurs sont attendus jusqu’à demain soir. Alors si vous n’y êtes jamais allé ou si vous hésitiez encore… c’est définitivement d’un grand niveau.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer et Catherine Collin

08 Déc

Après le gel d’avril dernier, la Préfecture de Gironde dévoile ses actions en faveur des viticulteurs sinistrés

 

Le comité départemental d’urgence, composé des services de l’État, des collectivités territoriales, et des représentants de la profession agricole et viticole, s’est réuni à l’initiative du préfet de la Gironde, ce vendredi 8 décembre à Bordeaux. Voici en détail les mesures actées :

Les dégâts du gel dans le blayais © Jean-Pierre Stahl

Les dégâts du gel dans le blayais © Jean-Pierre Stahl

Cette réunion fait suite à celle organisée le 5 mai dernier, afin de mettre en œuvre les dispositifs susceptibles d’être mobilisés après les épisodes de gel subis par le vignoble au printemps dernier. Un bilan d’étape des mesures mobilisées a été réalisé :

  • un dégrèvement forfaitaire de la taxe sur le foncier non bâti a été mis en œuvre sur toutes les communes pour lesquelles le niveau de pertes est supérieur à 30 %, selon l’analyse réalisée par la chambre d’agriculture et les services de l’État ; ce dégrèvement représente 6,9 M€, intégralement pris en charge par l’État ;
  • le recours à l’activité partielle a été accompagné : 54 000 heures indemnisées représentant 420 000 € ;
  • la reconnaissance de calamités agricoles pour les pertes sur jeunes plants de vigne permettra de solliciter des indemnisations à partir de janvier 2018 (estimation : 500 000 M€) ;
  • un dispositif permettant l’achat de vendanges pour les exploitations ayant subi des pertes a été mis en place ainsi que la possibilité de souscrire des conventions de mise à disposition de vignes suite au gel ;
  • la mutualité sociale agricole (MSA) propose une aide personnalisée pour les agriculteurs et viticulteurs ;
  • la mobilisation des volumes complémentaires individuels, constitués au cours des années précédentes, devrait permettre de mobiliser en 2017 près de 350 000 hl.

Dans un contexte où les aléas climatiques sont de plus en plus fréquents, il a été rappelé l’importance de mobiliser les outils visant à sécuriser les exploitations, en particulier le recours à l’assurance et l’intérêt de développer le dispositif du volume complémentaire individuel.

Malgré cette mobilisation importante de tous les partenaires, et dans l’attente des données définitives de la récolte 2017, le constat est partagé des difficultés de trésorerie que rencontreront en 2018 les exploitants les plus touchés par ces épisodes de gel, en particulier dans les zones sinistrées à plus de 70 ou 80 %. Une cellule de suivi sera ainsi mise en place dès janvier pour accompagner au cas par cas ces exploitants.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sera tenu informé de l’évolution de la situation, dans la mesure où les conséquences les plus fortes sont attendues à partir de 2018 pour les exploitations les plus fragilisées. Des mesures complémentaires de soutien ont été identifiées à ce titre, portant sur les aides de la MSA ou la prolongation du Fonds d’Allégement des Charges.

Dans la continuité de leur mobilisation depuis les épisodes de gel, et des premières mesures mises en œuvre, les services de l’État maintiendront leur vigilance et leur engagement au cours de l’année 2018, aux côtés des représentants des filières agricole et viticole et de leurs partenaires, afin de limiter les conséquences de la faible récolte 2017.

Avec Préfecture de la Gironde.