14 Nov

Les réactions des vignerons bordelais face à la menace de Donald Trump de taxer davantage les vins français

En réponse aux prises de position du président Macron, le président américain Donald Trump a accusé mardi la France de freiner les importations de vins américains en imposant des tarifs douaniers plus lourds que ceux que pratiquent les Etats-Unis. Une nouvelle guerre de position, en terme de tarifs douaniers, qui pourrait quelque peu destabiliser les exportations de vins de Bordeaux, si ces taxes venaient à se concrétiser.

 Au châteaux Carbonnieux, la famille Perrin espère ne pas trop subir les foudres des USA et de Donald Trump, car elle a encore en tête le mauvais souvenir de 1996 où après les essais nucléaires français leurs exportations avaient baissé.

Aujourd’hui, sur leurs 180000 bouteilles de vin blanc produites, les 2/3 partent à l’export et notamment sur les Etats-Unis parmi les premiers marchés étrangers pour ce château.

Le marché américain est un marché qui pèse lourd, et qui va peser presque 20% de mes volumes de productions (en blanc). Forcément des vins taxés, ce sont des vins qui vont être moins compétitifs sur le marché, vins plus chers donc qui vont avoir moins d’attrait auprès du consommateur », Eric Perrin château Carbonnieux.

Aux USA, les exportations de vins de Bordeaux représentent ,sur les 12 derniers mois, 27 millions de bouteilles pour 276 millions d’euros, selon le CIVB. C’est le 2e marché à l’export après la Chine (25% des volumes exportés), avec 10% en volume et 13% en valeur. De quoi inquiéter également la Maison de Négoce Millésima, très présente aux USA (3e pays à l’export pour elle).

« Il y a plus d’un an déjà, le président américain avait dit qu’il voulait taxer de 10% l’importation de vins français, ça existe déjà depuis un petit moment, heureusement que cela ne s’est pas concrétisé et qui j’espère ne se concrétisera pas » m’explique Fabrice Bernard le PDG de Millésima.

C’est dommage parce que pour Bordeaux le marché US est en train de repartir…le marché US, comme le marché belge ou les marchés européens ce sont des marchés importants, ce sont des marchés de consommateurs avertis, et éclairés, ce serait dommage de les perdre », Fabrice Bernard PDG de Millésima.

En effet, les consommateurs américains achètent et importent plutôt des vins supérieurs ou des crus classés.Le prix moyen d’une bouteille de Bordeaux est ainsi vendue aux USA 22€.

En fonction de la nature du vin et du degré d’alcool, la taxe à l’importation aux Etats-Unis varie entre 5,3 cents et 12,7 cents par bouteille de 75 cl, selon la Commission américaine du commerce international. Les vins pétillants sont soumis à une taxe plus élevée de 14,9 cents.
A l’inverse, les vins importés en Europe sont eux soumis à une taxe de 11 à 29 cents par bouteille en fonction de leurs taux d’alcool, selon le Wine Institute, qui représente les intérêts du secteur vinicole aux Etats-Unis.

« La France fait partie de l’Europe, et donc si l’on taxe les produits français, il faudra taxer tous les produits européeens, les vins français, mais aussi les vins italiens ou les vins espagnols. Maintenant j’ai envie de dire que si les vins américains sont plus taxés en Europe qu’aux Etats-Unis eh bien il faut remettre les choses à plat… » commente Olivier Bernard le Président de l’Union des Grands Crus de Bordeaux.

Le marché américain est à prendre en considération, car c’est aujourd’hui le 1er marché consommateur de vin au monde. Pour Philippe Castéjà, Président des Crus Classés 1855, il faut relativiser également car la part des vins américains exportée est infime : les consommateurs américains engloutissent quasiment 95% de leurs vins produits en Californie.

Le CIVB n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet, préférant se retrancher et attendre, de peur d’un nouveau tweet ? Ou peut-être pour ne pas ajouter de l’huile sur le feu.

12 Nov

J-4 avant Bordeaux So Good : les papilles se préparent pour ce nouveau rendez-vous du goût

Rendez-vous désormais incontournable dans la capitale du vin et de la gastronomie : Bordeaux So Good. Comme chaque année, la Grande Halle Gourmande va ouvrir ses portes dès vendredi au H14. Le rendez-vous des épicuriens, un vivier de produits d’exception qui respirent la qualité et la fraîcheur ! Pas question de trouver un gaulois qui dira « Il est pas frais mon poisson ? »

Pierre Gagnaire sera encore le parrain cette année de Bordeaux SO Good © Jean-Pierre Stahl

Du vendredi 16 au dimanche 18 novembre, vous ne saurez plus où donner de la tête. Côté châteaux va essayer de vous guider. A commencer par le rendez-vous incontournable, celui de la Halle Gourmande au Hangar 14.

Au H14, ce sont plusieurs villages gourmands qui vous tendent les bras :

  • le village du terroir
  • le village de l’Italie invitée d’honneur
  • le village atlantique
  • le village des Pyrénées
  • le village sucré
  • le village des traditions et de l’art de vivre

Vous y trouverez également un village des cours de cuisine pour adultes (recettes al dente, du marché et de fête), enfants et adolescents : les plus jeunes de 6 à 10 ans feront des recettes à déguster «avec les doigts», quant aux plus grands, les 11/15 ans, ils pourront réaliser des classiques de la «street food» à reproduire à la maison pour épater les parents !

Il y aura aussi le traditionnel rendez-vous des Battles de chefs qui vont montrer leurs talents, prêts à jonglant avec les aliments, dans un équilibre du goût et de la forme. Chef JESUS, connu des auditeurs de France Bleu Gironde, est le coordinateur de toute cette magie qui se déploie sur scène.  

L’épreuve tant redoutée du Cannelénium va tenir aussi toute ses promesses : pour la 7ème édition du Championnat du monde du cannelé auront lieu, samedi après-midi de 14h à 18h,  les épreuves pour les amateurs et les professionnels, devant un jury composé de Chefs et présidé par Christophe GIRARDOT, le double champion du monde du cannelé.  

La Maison Gauthier avec Brian Haristoy et Guillaume Joao l’an dernier au H14© JPS

Le Trophée Foie Gras Lafitte : les élèves d’écoles professionnelles réputées de la région, telles que les lycées hôteliers de Talence et de Biarritz,  l’école BEST Ferrandi de Bordeaux, s’affronteront sur scène pour réaliser une recette originale autour du foie gras et du magret de la Maison Lafitte. Ils seront départagés par un jury d’experts et de chefs de renom, sous le regard bienveillant et professionnel d’un grand Monsieur de la cuisine française, le Chef triplement étoilé du Sud-Ouest, Michel GUERARD.  

Enfin il va y avoir du lourd, du redoutable, avec le concours Bordeaux SO Good des mini-chefs : « Les mini chefs Bordeaux S.O Good », devront choisir parmi leurs proches : une mamie, le papa, une amie, une tatie… pour former un binôme de «cuistos», bref une personne avec qui ils partagent amour et amitié pour la cuisine. Ensuite ces duos de «toques» seront coachés par un Chef, ce dernier les aidera à se perfectionner pour réaliser un plat. Voyons, nous avons 1 binôme, 1 Chef coach, 1 cuisine, 1 panier du marché… et la recette ? Que contiendront les assiettes ? Et bien cela appartient au choix de l’enfant, les « Mini Chefs » cuisineront leur recette. Dans le rôle des chefs coachs : Flora MIKULA, Nicolas NGUYEN, Nicolas FRION et dans celui du président du Jury et la terreur du petit écran : Philippe Etchebest.

A vos fouets, prêts, partez ! 

La programmation, c’est par ici !

Cocorico : Pascaline Lepeltier devient la première meilleure sommelière de France

Pascaline Lepeltier vient de décrocher le titre tant convoité de meilleure sommelière de France. Elle réalise ainsi un joli doublé après avoir remporté le concours « un des meilleurs sommeliers de France ».

Pascaline Lepeltier succède à Gaëtan Bouvier © l’Hôtellerie Restauration

Pascaline Lepeltier travaille depuis quasiment dix ans à New York. Après avoir officié en salle de Rouge Tomate elle a rejoint il y a peu Racines. Ses racines et sa culture françaises l’ont peut-être aidé à survoler les épreuves avec ce brin de philosophie qui lui siait car Pascaline Lepeltier a suivi d’abord ce type d’études avant de se destiner à la noblesse du métier de sommelier.

C’est en ce 11 novembre que ses collègues masculins ont conclu à un « armistice » devant sa supériorité, et alors même qu’elle aurait pu prétendre au titre les années antérieures car étant finaliste à trois reprises en 2008, 2010 et 2012.

Elle succède ainsi à Gaëtan Bouvier, le meilleur sommelier de 2016. Elle a particulièrement bien réussi l’épreuve d’accord mets-vins en anglais, mais aussi  a également maîtrisé dégustations et service…  

Elle a enfin a dédié sa victoire à Gérard Basset, meilleur sommelier du monde 2010 qui lutte actuellement contre la maladie.

10 Nov

Nouvelle tendance : ces vignerons qui débarquent à Bordeaux et ouvrent leur bar à vin

C’est « un château en ville » qui a ouvert le bal il y a un an rue Saint-James. Aujourd’hui, Tutiac ouvre un tout nouveau Bar à Vin également central à Bordeaux : le Tutiac Direct Wine Bar. Comment ces vignerons décident de faire bouger les lignes et se diversifient. Côté châteaux vous dévoile leur démarche.

Le chef Frédéric Coiffé, Laurent Querion, Arnaud Courjaud vice-présidents de Tutiac, et Damien Malejacq responsable marketing © JPS

Attention, c’est une machine de guerre qui a décidé de frapper fort en ouvrant ce jour le Tutiac Direct Wine Bar, le premier bar à vin de coopérateurs en France. En circuit court, en direct !

L’ouverture était annoncée depuis plusieurs mois sur la vitrine cours Alsace-Lorraine © JPS

Tutiac, c’était jusqu’à récemment cette coopérative aux 450 adhérents, 4000 hectares de vignes, qui produit 220000 hectolitres, soit 30 millions de bouteilles à l’année.

Le lieu est vraiment proche de l’un des emblèmes de Bordeaux © JPS

Mais Tutiac s’est rapproché des caves d’ Unimédoc, de Lugon et de Sauternes, ce qui lui donne encore plus de puissance: « aujourd’hui, on produit 320000 hectolitres, l’équivalent de 40 millions de bouteilles… »

Au centre Eric Hénaux, le directeur de Tutiac, entouré de l’équipe du Wine Bar © JPS

Avant on produisait du vin de Blaye en vrac, puis du Blaye en bouteilles, et désormais on produit du vin dans 15 appellations de Bordeaux, on veut être une marque qui soit crédible sur la place de Bordeaux« , Eric Hénaux, directeur de Tutiac.

Bar à vin et caviste en même temps © JPS

« Tutiac compte désormais 650 viticulteurs sur 6000 hectares, on impacte la vie de 1500 familles ».

Cela faisait un moment que cette idée originale d’ouvrir un bar à vin central à Bordeaux leur trottait dans la tête.Tout s’est fait rapidement depuis février et en quelques mois, un superbe bar à vin traversant entre le Cours Alsace Lorraine et la place qui donne sur la Porte Cailhau, a vu le jour, un investissement de 500000 €.

« On a fait appel à l’agence Versions qui a réalisé les magasins pour Comtesse du Barry, on essaie à chaque fois de s’appuyer sur des gens dont c’est le métier ».

Après avoir réalisé son marathon de soirées inaugurales avec les salariés (mardi la 1ère à laquelle Côté Châteaux participait en primeur), les clients, les journalistes, les étudiants de Kedge, c’est aujourd’hui le grand jour, l’ouverture au grand public.

C’est le 1er bar à vin de coopérateurs en France. Un projet un peu fou. On veut toujours être en avance sur les tendances, avec un rapport qualité-prix juste. C’est du circuit court en plein coeur de Bordeaux. » Damien Malejacq responsable marketing.

Cela va être un bar à vin de producteurs, ce sont des vignerons qui sont derrière ce projet là. Tutiac affiche quelque 50 références, auxquelles s’ajoutent une quarantaine d’autres caves coopératives d’autres régions viticoles comme Vinovalie, Alliance Loire, Nicolas Feuillate, ou Wolfberger (2 à 3 référence par coopérative) : « ce sont les vins de coop…ains » me précise Eric Hénaux.

Le chef Frédéric Coiffé participe à cette nouvelle aventure de Tutiac © JPS

Derrière le zinc, il y a aussi un chef Frédéric Coiffé, avec pour objectif de « changer de la restauration traditionnelle, même si à midi il y aura un menu du marché à 16€, on ne va travailler qu’avec desd poroducteurs du Sud-Ouest comme les produits de Louis Ospital, d’autres aussi de la charcuterie Sylvain Andrieux, etc… mais c’est ici le vigneron la star. Il va y avoir des vignerons partout, avec des portaits accrochés au mur et avec un écran plat qui va projeter le travail de ces vignerons coopérateurs. » Des vignerons, qui tous affichent au minimum un label de développement durable HVE2 ou HVE3. « On veut montrer avec les vignerons de Tutiac que ce projet est possible et servir de modèle aux autres vignobles français », poursuit Damien Malejacq.

Cette démarche est assez innovante, même si depuis plus de 10 ans, ils ont compris qu’il fallait aller chercher le goût du consommateur, là ils vont chercher l’amateur de vin, qui ne fait pas toujours la démarche de se rendre dans les propriétés ou à la cave coopérative.

Le but, il est là, c’est de partager avec le consommateur, comment ça se passe à la vigne, comment on fait du vin, c’est vraiment de l’échange à 100%

Estelle Roumage, la première à avoir eu l’idée de rapprocher son château de Bordeaux © JPS

La pionnière a tout de même été Estelle Roumage, 5e génération de vignerons dans l’Entre-Deux-Mers. Avec son château Lestrille, elle a décidé de s’implanter juste à côté de la Grosse Cloche, rue Saint-James, en créant « un château en ville », un nom original où tout est dit.

Dans son chai à barriques, la vigneronne Estelle Roumage au château Lestrille à Saint-Germain-du-Puch © JPS

Estelle Roumage avait pourtant de quoi s’occuper avec ses 45 hectares de vignes à Saint-Germain-du-Puch où elle produit la moitié en blanc et rosé et l’autre moitié de vin en rouge (en cuve, en barriques et avec une cuvée supérieure le Secret de Lestrille, 100% merlot élevé en barriques de chêne, en bois neuf).

Une ambiance de chai avec ces tonneaux comme table, avec Joël Bureau, Diane et Jacqueline © JPS

Estelle Roumage a repris cette propriété familiale créée par son arrière-grand-père en 1901, au moment où celle-ci fêtait son centenaire en 2001. Depuis elle a su la faire avancer, améliorer encore la qualité de ses vins et se remettre totalement en question : « on a au château une boutique qui fonctionne bien, mais parfois les bordelais ne viennent pas jusqu’à nous alors on est venu à eux ».Et depuis le 1er décembre 2017, elle a su aménager un petit nid douillet réalisé par un brillant architecte de Libourne, Alain Arnaud, où elle propose, pour agrémenter ses vins, des planches de légumes et fruits frais, de charcuteries et fromages, mais aussi des assiettes d’huîtres,… servies par Mathieu Bureau et Jan Braun. Un château en ville qui a réussi à trouver ses marques et qui est ouvert du mercredi au dimanche midi, avec ses formules qui plaisent.

On a du mal à attirer les bordelais, et on s’est dit puisque eux ne se déplacent pas vers nous, à nous de nous déplacer vers eux…Ce n’est pas un bar à vin classique, c’est vraiment le château qui s’est déplacé en ville. C’est un plus que l’on apporte, le côté local et en direct. » Estelle Roumage, château Lestrille.

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Alain Arnaud, Guillaume Puyo et Marie-Pierre Cosquier

Mes grand-parents étaient viticulteurs, et je retrouve ici l’ambiance, cela a un côté magique », Alain Arnaud.

L’originalité, c’est non seulement de trouver tous les produits du château Lestrille, de pouvoir les déguster à moindre coût en mangeant (avec une licence 2), de voir accroché au mur toute l’histoire de la famille Roumage dans la vigne depuis Eugène l’ancêtre.

 

Estelle Roumage et sa team Mathieu Bureau et Jan Braun de « un château en ville » © JPS

Et puis comme dit Estelle, cela permet de mieux passer certains moments délicats dans le vigne, car avec toutes ces intempéries, en 5 ans elle a perdu quasiment une récolte et demi. Pareil, pour Tutiac qui a perdu 30% avec la grêle du 26 mai dernier, « on a perdu 60000 hectolitres », selon Eric Hénaux.

Une nouvelle tendance et de belles initiatives saluées par Côté Châteaux, le blog du vin, qui prends le pouls de l’actu viticole.

Et pour être complet, le tout premier à avoir lancé l’idée, c’était François des Ligneris, du château Soutard qui avait ouvert l’Envers du Décor à Saint-Emilion, repris depuis par la famille Perse et Ronan Kervarrec.

C’est parti pour la 2e édition du Lyon Tasting

Sur le modèle de Bordeaux Tasting qui rencontre depuis de nombreuses années un succès grandissant, Terre de Vins lance ce week-end son 2e Lyon Tasting au Palais de la Bourse de Lyon.Lyon Tasting revient en 2018 pour une deuxième édition au Palais de la Bourse de Lyon. Venez déguster et rencontrer plus d’une centaine de producteurs et propriétés de prestige.

Bourgogne, Beaujolais et Vallée du Rhône seront à l’honneur deux jours durant, mais également Champagne, Bordeaux ou Cognac… Venez également participer à nos master-class et ateliers sur Gigondas, Cornas ou Hermitage…  

A retenir : Lyon Tasting au Palais de la Bourse de Lyon :

  • Samedi 10 novembre de 10h à 18h30
  • Dimanche 11 novembre de 10h à 18h

09 Nov

Du vin de 2000 ans retrouvé en Chine

Des archéologues chinois ont découvert dans une tombe de la province du Henan un récipient en bronze vieux de 2000 ans contenant un liquide qui pourrait être du vin, a annoncé mardi l’agence Chine nouvelle.

Une lampe en forme d’oie sauvage a été également découverte dans la tombe, qui abritait des restes de la personne qui y avait été ensevelie, a ajouté M. Shi.

Le vin daterait de la dynastie des Han occidentaux (202 av-J.C. à 8 après J.C). L’agence n’a pas précisé comment le récipient avait été fermé et le liquide préservé sans s’être évaporé.

Des découvertes d’alcool datant de cette période ont déjà été faites, a relevé l’agence, précisant que les boissons alcoolisées à base de riz et de sorgho, souvent conservées dans des récipients ouvragés en bronze, jouaient un rôle important dans les cérémonies et les rituels.

En 2010, des archéologues ont découvert un récipient vieux de 2400 ans contenant de la soupe dans une tombe mise au jour lors de travaux d’extension de l’aéroport de Xian, non loin du mausolée de l’empereur Qin et sa célèbre armée de guerriers et de chevaux en terre cuite.

AFP

08 Nov

Journées portes ouvertes ce week-end en Sauternes et Barsac

A vos tablettes ! Les fabuleux châteaux de Sauternes et Barsac ouvrent leurs portes samedi 10 et dimanche 17 novembre. Venir découvrir ces belles propriétés et leur nectar qu’elles produisent à partir du botrytis cinerea..

50 vignerons des châteaux des Sauternes, Barsac, Bommes, Fargues, Langon et Preignac, ouvrent leurs portes au public samedi et dimanche.

Rendez-vous dans leurs chais et pour les visiter au cours d’un beau week-end de fête autour des arômes exceptionnels de ces magnifiques vins liquoreux.

Au programme : dégustations, visites, accords mets et vins, repas gourmands, activités ludiques…

Cette année 27 propriétés proposent le jeu des accords Sauternes et fromages et vous promettent de ravir vos palais…

Par ailleurs une initiation gratuite à la dégustation est organisée au château la Tour Blanche, samedi et dimanche à 11, 12, 14, 15, 16 et 17 heures

Demandez le programme et la liste des châteaux participants

 

05 Nov

Des robots tondeuses qui vont révolutionner l’entretien des vignes

Vitirover, c’est son nom. Rien à voir avec la marque de véhicule anglaise. Mais un concept original qui est une alternative à l’utilisation d’herbicides et du travail mécanique entre les rangs de vigne. 50 robots sont déjà en service dans 7 châteaux du bordelais et sur des sites industriels.

Vitirover, le robot tondeuse qui va révolutionner le travail à la vigne ? © Jean-Pierre Stahl

Bientôt des troupeaux de robots tondeuses dans les rangs de vignes. C’est Xavier David-Beaulieu, vigneron à Saint-Emilion,qui en a eu l’idée.

Xavier David-Beaulieu, issu d’une des plus vieilles familles de vignerons de Saint-Emilion, présente depuis au moins le XVIIe siècle © JPS

Avec près de 4 siècles d’expérience familiale dans la vigne, ce descendant de vignerons et viticulteur lui-même s’est lancé dans cette innovation.

Une petite révolution car ce robot solaire et autonome (géré via des smart-phones ou des ordinateurs, à parfois des centaines ou milliers de kilomètres) permet de tondre l’herbe pour éviter qu’elle ne fasse concurrence à la vigne. Une alternative aux désherbants chimiques.

Le vitirover est l’une des, voire la première alternative au glyphosate; dans une vigne de ce type là, c’est zéro glyphosate, tout en ayant une concurrence maîtrisée au pied de vigne et c’est zéro désherbant. Cela a été une des motivations premières à la constructions de ce robot« , Xavier David-Beaulieu

Le vitirover est géré via des smartphones ou des ordinateurs en rentrant des coordonnées GPS délimitant les parcelles…

Depuis 3 ans, Jonathan Capron ne cesse d’améliorer cette machine très peu consommatrice en énergie. Il fonctionne en 12 volts et avec une consommation  de 20 à 25 watts (600 W/heure, une autonomie de 24h), bref un robot écolo.

Jonathan Capron, ingénieur en mécanique a mis au point et amélioré les dernières générations de vitirover © JPS

Si une tondeuse est coincée, nous recevons une alerte sur notre smartphone et nous lançons une opération « dentiste », on tourne plus ou moins vite dans un sens puis dans l’autre, et de cette manière on libère l’herbe coincée dans les dents », Jonathan Capron, ingénieur.

Outre le monde viticole, d’autres entreprises très importantes ont pris contact avec Xavier David-Beaulieu: « derrière s’est ouvert à nous le monde industriel  avec la SNCF pour entretenir les lignes LGV avec des milliers de kilomètres, ensuite les sites EDF et les transformateurs de haute tension et moyenne tension, les sites photovoltaïques, les zones de captage d’eau car cette machine n’est absolument pas polluante… », complète Xavier David-Beaulieu.

La campagne de financement participatif, de crowfounding, qui s’est achevée ce vendredi a permis de récolter 200 000€. Cela permettre de construire, en 2019, 50 à 100 robots supplémentaires. Des pays comme l’Autriche ou l’Azerbaïdjan (à travers son Ministère de l’Agriculture) se sont montrés très intéressés.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Nicolas Pressigout , et Xavier Granger :

04 Nov

6e Salon des Outsiders : « le goût du vin de Bordeaux réenchanté »

 La 6édition se déroulera au Shangri-La Hôtel Paris, les 16 et 17 novembre prochains. A vos tablettes. 40 exposants proposeront près de 100 vins à la dégustation.

© Le Salon des Outsiders

LE CONCEPT

C’est une nouvelle date à ne pas manquer : Jean-Marc Quarin et Fabrice Léger convient le public d’amateur de vin et  de professionnels, à venir déguster une sélection unique de Crus de Bordeaux et  d’invités d’honneurs, d’Alsace, de Champagne et du Languedoc qui font bouger les
lignes. Les 40 exposants présents proposeront près de 100 vins à la dégustation,  certains prêts à boire et d’autres à encaver. Tous ces vins sont sélectionnés par Jean-Marc Quarin (www.quarin.com), critique indépendant, ils ressortent haut la main dans ses nombreuses dégustations.
Nous construisons ce salon pour permettre au public de vivre, d’expérimenter l’actualité du goût des vins de Bordeaux », Fabrice léger épicurien et co-fondateur du salon.
TROIS ATELIERS DE DEGUSTATION EXCEPTIONNELS
  • Le 1er atelier soulignera l’évolution de la qualité dans le goût du château La  Conseillante Grand Cru de Pomerol, qui illustre merveilleusement le concept  de goût à la française. Dix millésimes seront proposés à la dégustation.
  • Le 2e, animé par Riedel, présentera comment la forme des verres modifie la perception du goût en bouche ?
  • Le 3e sera consacré au millésime 2016 à Bordeaux, millésime
    exceptionnel (plus grand millésime jamais fait depuis 1982). Jean-Marc
    Quarin présentera ses plus belles réussites : de superbes opportunités
    d’achat pour les amateurs.

UN DINER INAUGURAL LE 15 NOVEMBRE

Un dîner inaugural concocté par le célèbre chef étoilé Christophe
Moret lancera les festivités le jeudi 15 novembre 2018 dans les salons historiques du Shangri-La Hôtel Paris.

COMMENT S’Y RENDRE ?

  • Salon des 16 et 17 novembre 2018
    Au Shangri-La Hotel Paris, 10 Avenue d’Iéna, 75116 Paris
    Vendredi 16 novembre : 15h00-21h00 nocturne…
    Samedi 17 novembre: 11h00-19h00
  • Dîner inaugural
    Au Shangri-La Hotel Paris, 10 Avenue d’Iéna, 75116 Paris
    Jeudi 15 novembre : à partir de 20 heures
  • Les inscriptions se font sur le site internet www.lesalondesoutsiders.com
    Pass Grande dégustation 1 journée : 20 €
    Pass Grande dégustation 2 jours : 30 €

03 Nov

La Revue du Vin de France consacre ses 200 personnalités du vin

Un numéro de novembre à se procurer chez tout bon marchand de journaux. La RVF livre les personnalités françaises qui ont fait vibrer la planète vin en 2018, parmi elles de nombreux bordelais.

A la 1ère place ex-aequo : Catherine Dagenais, la 1ère acheteuse de vin français dans le monde et à Bordeaux, qui dirige la redoutable SAQ (Société des Alcools du Québec), et notre Président Emmanuel Macron, entrant et plutôt en forme dans ce classement de la RVF (alors qu’on le disait fatigué…), consacré pour sa défense du vin et de la viticulture et qui a recadré (mais jusqu’à quand ?) sa ministre de la santé; c’était lorsqu’elle a déclaré « qu’en terme de santé publique c’est exactement la même chose de boire du vin, ou de la vodka, il y a zéro différence. » A ce titre, la RVF a donné la parole dans ce même numéro au professeur Jean Saric qui nous livre sa vérité sur le vin et la santé, très intéressant.

Inutile de vous présenter les grandes fortunes qui gouvernent le vin français et qui sont parmi les 10 premiers :

  • 3e Bernard Arnault, le PDG de LVMH à la te^te de Cheval Blanc et Yquem dans le Bordelais ou de Dom Pérignon, Krug et Moët en Champagne, sans oublier Hennessy à Cognac.
  • 4e Pierre Castel, le leader du vin français, qui a réussi avec sa marque Baron de Lestac (Castel à l’envers), qui possède des châteaux comme Montlabert ou une partie de Beychevelle.
  • 5e Joseph Helfrich, premier vinificateur privé avec les Grands Chais de France, qui a la plus grosse usine d’embouteillage en Gironde
  • 6e François Pinault, PPR, à la tête de château Latour 1er CC à Pauillac qui vient d’être certifié bio.
  • 7e Christophe Blanchy, le Mr Vin du Crédit Agricole, dirigeant de CA Grands Crus avec ses châteaux Meyney, Grand Puy Ducasse….

Parmi les nouvelles figures montantes, avec lesquelles, il va falloir compter:

  • 12e Jean Moueix : le jeune premier, fils de Jean-François Moueix, à la tête de Pétrus
  • 14e Garance et Stanislas Thénot : 8e groupe de champagne, qui dans le bordelais possède 3 châteaux et le groupe de négoce Dourthe
  • 24e Edouard Moueix : autre branche de la famille avec son père Christian, qui règnent sur Pomerol et avec leur maison de négoce
  • 28e Caroline Frey, à la tête de La Lagune qui a été un vignoble précurseur en bio, mais qui cette année a connu la grêle le 15 juillet
  • 31e Stéphane Derenoncourt : Domaine de l’A et consultant pour plus d’une centaine de domaines sur la planète vin

Il y a aussi les valeurs sûres, les piliers, les indéboulonnables :

  • 13e Philippe Castéja : le pacha des crus classés 1855, propriétaire de châteaux et de maison de négoce
  • 18e Bernard Magrez : l’homme au 4 crus classés de Bordeaux et aux 40 châteaux, qui compte toujours décrocher avec Pierre Gagnaire 3 étoiles pour son restaurant de la Grande Maison.
  • 22e Philippe Faure-Brac, le meilleur sommelier du monde 1992 et parrain des sommeliers
  • 25e Denis Merlaut, président du groupe Taillan
  • 32e Hubert de Boüard, Angélus et consultant pour 80 domaines
  • 34e Florence et Daniel Cathiard avec Smith Haut Lafitte et les Sources de Caudalie, tout ce qu’ils touchent ils l’ont « transformé en or »
  • 44e Olivier Bernard qui se donne comme défi de lutter contre le Bordeaux bashing
  • 49e Bernard Farges, président de la CNAOC qui regroupe 362 AOC viticoles
  • 50e Audrey Bourolleau, la conseillère spéciale à l’agriculture du président Macron, ancienne directrice des Côtes de Bordeaux et de Vin et Société.

On ne va pas tous les passer en revue, toutefois dans la catégorie suivante des officiers supérieurs du vin, on y croise pêle-mêle : Pierre-Antoine Castéja (53e), l’onologue Eric Boissenot (56e), Ariane de Rothschild (Clarke 59e), Martin Bouygues (60e Montrose),Jacky Lorenzetti (61e Pédesclaux, 50% Issan, Lilian-Ladouys), Fabrice Bernard (Millésima 63e), Dany et Michel Rolland (65e), Pierre Lurton (74e), Alain et Pauline Vauthier (Ausone 75e), Alain Juppé (Cité du Vin 83e), Pascal Chatonnet (84e), Philippe Sereys de Rothschild (Mouton 89e), Frédéric Engerer (Latour 90e), etc…et bien sûr Silvio Denz (160e) qui a eu une actualité chargée avec le 1er hôtel-restaurant dans un 1er cru classé de Sauternes.

A noter de nombreuses femmes désormais sont dans ce classement comme Saskia de Rothschild (92e), qui a pris le relais à la tête du groupe emmené par le Baron Eric, qui gère notamment château Lafite, le 1er des 1ers crus classés en rouge. A souligner également la brillante entrée dans ce classement de Marie-Lys Bibeyran (198e), au titre de lanceuse d’alerte et pour sa lutte contre les pesticides, qui a réussi à commencer à inverser la tendance dans le bordelais, elle figure devant Paolo Basso meilleur sommelier du monde 2013 (199e).

La palme revient à la critique britannique, l’une des plus influente au monde, Jancis Robinson qui effectue la plus belle progression passant de la 60e à la 36e place.