25 Jan

Face au réchauffement climatique, les vignerons envisagent une taille de la vigne plus tardive…

Avec des bourgeons de plus en plus précoces, les vignerons tendent à retarder de plus en plus la taille de la vigne, car le gel de printemps d’avant les Saints de glace est de plus en plus menaçant pour la récolte. Reportage aux châteaux Grand Corbin Despagne à Saint-Emilion et la Fleur Terrien à Lussac en Gironde.

A Saint-Emilion, on tend à retarder la taille de la vigne © JPS

L’image est féérique… La vigne gelée, avec un petit -4°C ce matin à Saint-Emilion… En cette fin janvier, c’est traditionnellement la période propice pour tailler le végétal endormi.

Au château Grand Corbin Despagne, François Despagne, (20e génération de vigneron et propriétaire) et son équipe sont à pied d’oeuvre pour s’occuper des 28 hectares du château.

D’habitude ils commencent en décembre, là ils retardent de plus en plus ces gestes ancestraux. « Là on réalise une taille en guyot simple, sur un bois fructifère, toujours au niveau du fil…C’est une période qui a été un petit peu retardée à cause des événements climatiques », commente Christophe Combalié, chef de culture.

Avec le réchauffement climatique, la vigne à tendance à débourrer plus tôt. Mais les bourgeons très sensibles risquent de geler comme lors de cet épisode dans la nuit du 6-7 avril 2021 où il a fallu lutter pour sauver la récolte. François Despagne essaie de combattre ce phénomène par anticipation avec justement une taille plus tardive.

François Despagne, 20e génération de vigneron, propriétaire de Grand Corbin Despagne © JPS

J’ai 168 000 pieds de vigne et j’ai des parcelles plus ou moins sensibles, avec des sondes qui ont été mises pendant les épisodes de gel précédent, on connaît les endroits très sensibles de la propriété donc ces parties là vont être taillées beaucoup plus tard, c’est-à-dire au mois de mars voire limite mois d’avril… », François Despagne.

« Le végétal étant déjà avancé, si on a des températures à -1, -2 ou -3°C l’eau qui est dans ce végétal va donc geler et va griller le végétal qui va tomber… »

Olivier Chaignaud, propriétaire la Fleur Terrien et co-responsable de la commission technique et environnement au conseil des vins de Saint-Emilion © JPS

Au château la Fleur Terrien à Lussac, Olivier Chaignaud taille 17 de ses 25 hectares de façon classique. Mais dans les endroits les plus gélifs, il ne va tailler qu’en mars, ou réaliser une taille et un nettoyage de bois en deux temps.

« Ce sont toujours les bourgeons du haut qui poussent en premier, donc on va laisser pousser lka baguette et courant avril on va la nettoyer comme là par exemple on va laisser 7, 8 boutons et la tailler à cette longueur-là, » commente Olivier Chaignaud.

Ce vigneron privilégie également des couverts végétaux au milieu des rangs de vigne pour se protéger contre le gel…

Olivier Chaignaud au château la Fleur Terrien à Lussac © JPS

En hiver, l’idée c’est de semer les couverts assez tôt dans la saison pour qu’au mois d’avril, ils soient le plus haut possible et que par leur hauteur, ils protègent le vignoble en fait… », Olivier Chaignaud château la Fleur Terrien.

La mise en place d’une haie bien positionnée sur une parcelle peut aider la parcelle à être moins froide aussi, en bloquant un courant d’air… »

Tous ont encore en tête le cauchemar de 2017 où 40% de la récolte avait été perdue à Bordeaux.

24 Jan

Disparition de Jean-Jacques Savin : « c’est une triste nouvelle, c’était un aventurier dans l’âme »

On a appris ce week-end la disparition de Jean-Jacques Savin, ce bel aventurier du Bassin d’Arcachon, qui tentait de traverser l’Atlantique à la rame. Il avait pourtant réalisé l’exploit de faire la traversée de l’Atlantique en tonneau en 2018 -2019; la tonnellerie Boutes et Julien Segura, qui l’avaient sponsorisés pour sa première aventure, lui rendent hommage ce matin.

© Jean-Jacques Savin à bord de son tonneau fin décembre 2018

Joint ce matin par téléphone par Côté Châteaux, Julien Ségura de la tonnellerie Boutes commente « c’est une triste nouvelle qu’on a apprise samedi… « C était un aventurier dans l’âme, cette 2e opération de traverser l’Atlantique à la rame, il avait très envie de la faire, malgré son âge (75 ans), malgré les conditions.

C’est évidemment très très triste, il a réalisé son rêve et est allé au bout du chemin.C’est très triste, c’était une belle personne, emprunt de beaucoup de liberté, d’action et avec un goût immodéré pour l’eau », Julien Ségura de la tonnellerie Boutes.

Jean-Jacques Savin, habitant d’Arès sur le Bassin d’Arcacon en Gironde, était parti le 1er janvier dernier avec son embarcation pour traverser l’Atlantique à la rame, il avait reporté son départ environ une semaine auparavant car les conditions n’étaient pas optimales. Ce vendredi, il avait déclenché ses balises de détresse au large des Açores…Le 19 janvier, avait posté qu’il était face à une forte houle et de vent… « Je rencontre quelques problèmes depuis une dizaine de jour : le capteur solaire (qui doit recharger la batterie de mon désalinisateur d’eau) ne fonctionne plus. Je suis obligé d’utiliser mon désalinisateur manuel mais cela me coûte de l’énergie physique. Tout en ajoutant  : « Rassurez-vous, je ne suis pas en danger ! »

Samedi après-midi sur sa page Facebook, sa fille Manon commentait : « Vous recevez très régulièrement des nouvelles de mon père et votre ami Jean Jacques Savin dans sa traversée de l’Atlantique à la rame.

Vendredi dans la nuit à 00h34 Jean Jacques a déclenché ses 2 balises de détresse exprimant une situation de très <grande difficulté> Nous sommes bien sûr très inquiets.
Tout a été mis immédiatement en œuvre en coordination avec les services de secours en mer Français, Portugais et Américains. Nous reviendrons vers vous à mesure des informations reçues »
Les opérations de secours et notamment de la marine portugaise ont été lancées, dimanche l’embarcation a été retrouvée, avec pensait-on dans un premier temps le corps de l’aventurier, mais une confusion a été à l’origine de cette communication, il n’en est rien. Seul le bateau a été retrouvé.

 » Nous venons d’apprendre que le corps de mon père ne serait pas dans son canot et n’a pas été récupéré. Nous n’avons à ce jour aucune confirmation officielle de la part des autorités maritimes portugaise », commentait sa fille sur la page Facebook hier soir.
Jean-Jacques Savin reste pour tous ce héros, cet exemple pour les jeunes générations qui l’ont souvent rencontrés sur le bassin avec son tonneau. Car il s’était lancé en 2019 dans une aventurier toute aussi incroyable de traverser l’Atlantique en tonneau; un exploit dont se souvient Julien Segura dont la tonnellerie était l’un de ses sponsors :
« On a vécu une très belle aventure à tous les niveaux aussi bien humaine que d’autre, on était devenu très proche avec tout le staff de la tonnellerie et Jean-Jacques. On est fier qu’il ait pu la mener à bien, même si c’était hasardeux. Cela nous a permis de nous rapprocher en tant qu’hommes. Il parlait toujours avec conviction, c’était son charme. Et même si on n’a pas souhaité être mécène sur cette deuxième opération, on continuais à le suivre. En tout cas c’est une perte, c’est très triste. » 

20 Jan

Disparition d’Anthony Barton, « le plus Irlandais des Médocains » ou « le plus Médocain des Irlandais »

C’est une figure du monde du vin qui est décédée mardi à l’âge de 91 ans : Anthony Barton, considéré comme « le gentleman du Médoc ». Anthony était la 6e génération à la tête de Léoville-Barton (2e grand cru classé 1855) et Langoa-Barton (3e gcc). Cet Irlandais très amoureux du Médoc était connu pour sa « gentillesse et sa sympathie ».

Anthony Barton © château Léoville-Barton

C’est l’un des derniers des Mohicans du Médoc qui s’est éteint cette semaine… Anthony Barton le plus irish des Médocains ou peut-être l’inverse le plus Médocain des Irishs puis qu’il a choisi de reposer à Saint-Julien, sa deuxième terre de coeur.

C’était l’une des plus grandes figures de la viticulture bordelaise, qui a tout connu depuis l’après-guerre et jusqu’à nous jours, avec toute la révolution culturelle des vignobles bordelais », commente pour Côté Châteaux Emmanuel Cruse, Grand Maître de la Commanderie du Bontemps.

Anthony Barton était la 6e génération des Barton, à la tête des fameux châteaux Léoville-Barton, 2e grand cru classé 1855, et Langoa-Barton, 3e cru classé. Anthony Barton qui toujours resta irlandais de coeur et de passeport avait fait des études à  Eton et à Cambridge… Arrivé à Bordeaux en janvier 1951 à l’âge de 21 ans, il commença à   travailler dans la maison de négoce familiale et s’occupa surtout des marchés anglo-saxons. Il fut d’ailleurs l’un des précurseurs des voyages à travers le monde pour promouvoir les vins de ses propriétés et de Bordeaux en général.

De son union avec Eva Sarauw, danoise, naquirent deux enfants, Thomas, décédé malheureusement en 1990 dans un tragique accident de voiture, Lilian, aujourd’hui à la tête des propriétés.

De son parcours, on retiendra qu’en 1954 Seagram acheta 50% du capital de Barton & Guestier, avant de devenir un peu plus tard propriétaire à 100 % de la maison de négoce fondée par la famille en 1802. Toutefois,  Anthony Barton fonda sa propre affaire de négoce « Les Vins Fins Anthony Barton » en 1968, une affaire familiale qui perdure aujourd’hui, avec à sa tête sa fille Lilian et le mari de celle-ci, Michel Sartorius.

C’était un homme formidable, un ami, qui connaissait les marchés et le vin, qui aimait son métier. Un homme extraordinaire, c’est une grande perte pour Bordeaux, un vrai gentleman », Philippe Casteja président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855.

Anthony Barton devint propriétaire de Léoville-Barton et Langoa-Barton en 1983, lorsque son oncle Ronald lui fit donation (3 ans avant son décès) et quand Anthony a tenu à le remercier, l’oncle Ronald lui rétorqua « Ce n’est pas moi qu’il faut remercier mais ton ancêtre Hugh, c’est lui qui l’a achetée. »

Emmanuel Cruse tient à rappeler qu’Anthony Barton a toujours fait preuve d’énormément de « gentillesse et de sympathie, notamment avec les jeunes, j’ai le souvenir d’un vol Bordeaux-Londres, où j’avais voyagé à ses côtés, il a fait preuve d’empathie, de gentillesse, de bonté, des gens comme cela on n’en refera plus… »

Anthony Barton n’a jamais cessé de rénover et d’améliorer la propriété, il adorait ses vignes, le jardin et le château, il a progressivement passé le flambeau à sa fille Lilian surtout depuis 2010 et était heureux de voir ses petit-enfants Mélanie et Damien prendre aussi la même voie. « Il était souvent dans la mesure aussi, jamais un éclat de voix, il n’a jamais été dans le show, toujours dans la dignité. Il fait partie des grandes figures de l’histoire de Bordeaux qui disparaissent, des gens comme il n’y en aura plus, «  poursuit Emmanuel Cruse.

Anthony avait été couronné  par Decanter « Man of the Year » : il a marqué tous ceux qui l’ont croisé. Aujourd’hui Léoville-Barton (50 hectares) produit en moyenne 200 000 bouteilles à l’année et Langoa-Barton (20 hectares) 80000 bouteilles.

Emmanuel Cruse regrette que cette disparition survienne en cette période de covid car « on aurait été nombreux à l’accompagner si on avait pu ». Ses obsèques seront célébrées demain dans le Médoc, dans l’intimité familiale. Condoléances à sa famille.

 

 

18 Jan

Le retour de Blaye au Comptoir, dans les restos et chez les cavistes de Bordeaux les 3 et 4 février

Après l’absence remarquée de l’an dernier du fait de la fermeture des restaurants, l’opération Blaye au Comptoir fait son grand retour les jeudis 3 et vendredi 4 février prochains à Bordeaux. L’occasion de retrouver les bonnes adresses avec leur binômes vignerons…

Blaye au comptoir à Bordeaux en février 2019 © JPS

A croire qu’on leur avait caché les petits cailloux qui mènent aux sympathiques enseignes bordelaises,  mais non pas de syndrome petit poucet, les vignerons de Blaye vont bien retrouver le chemin des brasseries, cavistes et autres restaurants qui participent depuis 15 ans à l’opération Blaye au Comptoir. Une formule lancée un peu plus tôt à Paris.

Jeudi 3 et vendredi 4 février, ce sont une vingtaine de châteaux de Blaye qui vont se retrousser leurs manches et venir à la « capitale » faire déguster leurs vins à tous ces amateurs.

« Certains vignerons se sont liés d’amitié avec leurs clients restaurateurs; quand ils arrivent dans l’établissement qui les accueille pour Blaye au Comptoir, ils se sentent un peu comme chez eux. Ils invitent d’ailleurs leur clientèle particulière à venir passer un moment autour d’un bon plat et d’un verre de vin. C’est toujours très convivial. » Emilie Paulhiac, Responsable Communication de l’appellation.

Des bistrots « tradi » comme l’Annexe (avec le château Tour Saint-Germain) ou encore le Bistromatic (avec le Taillou) aux restos étoilés comme le Prince Noir de Vivien Durand à Lormont (avec le Domaine du Cassard), il y en aura pour tous les goûts. Chez les cavistes comme Le Sobre aux Chartrons on pourra déguster les vins du château la Gamaye ou à l’Epicerie Brutes le vin en amphore d’Isabelle Chety… Alors à vos tablettes…

Classement 2022 de Saint-Emilion: les mises au point de Croix de Labrie et Tour Saint-Christophe

Récemment, nous vous parlions du retrait de château Angélus du futur classement de Saint-Emilion. Celui-ci était survenu après une action récente de deux châteaux devant le tribunal administratif de Bordeaux. Ces deux châteaux tiennent à faire une précision par rapport à leur action.

Axelle et Pierre Courdurié en février 2021 © JPS

LA POSITION DE CROIX DE LABRIE (Axelle et Pierre Courdurié):

« Ces derniers jours, la presse s’est fait l’écho d’une actualité autour du Classement de Saint-Emilion 2022 dans laquelle Château Croix de Labrie est plusieurs fois cité.

Nous souhaitons apporter des précisions à ces articles et déclarations, afin d’éviter toute inexactitude ou ambiguïté sur nos intentions vis à vis de ce classement.

Château Croix de Labrie n’a jamais attaqué le classement en cours ni eu l’intention de le faire mais a simplement souhaité obtenir des réponses à des questions et des incompréhensions résultant d’un courrier adressé par l’INAO dans lequel il lui était indiqué qu’il ne pouvait candidater au classement pur non-respect d’un critère d’ordre technique. Comme l’INAO et le règlement le permettent, le tribunal administratif de Bordeaux a été donc saisi de cette question dans le cadre d’une procédure au cours de laquelle l’INAO et Château Croix de Labrie ont pu exposer leurs arguments de manière constructive et apaisée.

Le juge des référés a tranché en notre faveur dans une ordonnance en date du 24 décembre dernier demandant à l’INAO de nous permettre de candidater au classement.

Cette démarche n’était donc bien évidemment pas une attaque contre le classement ni contre l’INAO, qui a fait son travail et avec qui la communication n’a jamais été rompue, mais bien l’unique solution pour Château Croix de Labrie de préserver ses droits et de démontrer, s’il en était besoin, l’importance qu’il porte au classement de Saint Emilion et son souhait de participer à cette formidable aventure collective.
C’est pour cette raison que Château Croix de Labrie tient à réaffirmer son soutien et son engagement total dans ce formidable outil d’émulation collective qu’est le classement des vins de Saint-Emilion. »

Jean-Christophe Meyrou au château Bellefont-Bercier © JPS

LE COMMUNIQUE DU CHATEAU TOUR SAINT-CHRISTOPHE (Jean-Christophe Meyrou directeur général des Vignobles K) :

« La presse s’est fait l’écho depuis quelques jours d’une prétendue attaque contre le classement 2022 de Saint‐Emilion par le Château Tour Saint Christophe. Ce malentendu rendait nécessaire que nous y apportions un rectificatif dépourvu de toute ambiguïté.

Qu’il soit bien clair que le Château Tour Saint Christophe n’a jamais eu l’intention d’attaquer le classement en cours.

Sans qu’il soit besoin de rentrer dans les détails de notre dossier, un courrier de l’INAO nous informait en septembre dernier que le château Tour Saint Christophe ne pouvait candidater au classement pour non‐respect d’un point technique précis : la production de premier vin sur dix années était jugée inférieure à 50% de notre production totale (article 4 du règlement). Or les chiffres du domaine basés sur les déclarations annuelles montraient bien une production en
moyenne largement supérieure à 50% sur cette période de dix ans.

Nous n’avons fait que suivre la procédure administrative indiquée par l’INAO, à savoir la contestation de la décision devant le tribunal administratif de Bordeaux.

Le château Tour Saint-Christophe à Saint-Christophe-des-Bardes © JPS

Compte tenu de l’urgence, une audience s’est donc tenue devant le tribunal administratif de Bordeaux au cours de laquelle l’INAO et Château Tour Saint Christophe ont pu exposer leurs arguments devant le juge. Il est remarquable de constater que ces échanges, loin d’être une guerre de tranchée, furent constructifs et apaisés.

Le juge des référés a tranché en notre faveur dans une ordonnance en date du 24 décembre dernier demandant à l’INAO de nous permettre de candidater. Contrairement à ce qui a pu être laissé entendre, cette démarche n’était pas non plus une attaque contre l’INAO, qui a fait son travail et qui a toujours été disponible pour répondre à nos questions, mais bien l’unique solution pour Château Tour Saint Christophe de faire valoir son bon droit.

Enfin nous tenons à apporter une dernière précision. En tant que propriétaire du Château Bellefont‐ Belcier, nous sommes totalement engagés dans ce formidable outil d’émulation collective qu’est le classement. Il eut été complètement incongru de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ».
 

 

17 Jan

Ventes record de Cognac avec 223 millions de bouteilles : + 30,9% en valeur et +16,2% en volume sur un an, un gros rebond plus fort qu’avant la pandémie

Les ventes de Cognac ont bondi sur un an de 30,9% en valeur et de 16,2% en volume en 2021, dépassant même leur niveau d’avant pandémie, a indiqué lundi l’interprofession.

Image d’illustration de barriques chez Hennessy © JPS

Sur l’année 2021, 223,2 millions de bouteilles ont été expédiées pour un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros, en hausse de 1,6% par rapport à 2019, dernière année avant la crise sanitaire, a précisé le Bureau national interprofessionnel du Cognac (Bnic) dans un communiqué.

« Le Cognac reste marqué par une très forte dynamique. (…) La demande n’a jamais été aussi importante sur nos marchés que cette année », Christophe Veral président
du BNIC.

Premier marché d’exportation, les Etats-Unis ont acheté 115 millions de bouteilles l’an passé, soit 11,1% de plus qu’en 2020, tandis que les ventes en Chine, second marché du Cognac, ont bondi de 55,8%, pour 34 millions de bouteilles expédiées.

Ailleurs, les ventes de Cognac sont en croissance sur les « nouveaux marchés », en Afrique du Sud et Nigeria notamment, comme sur les traditionnels, avec +8,1% en volume en Europe, a ajouté le Bnic.

En France, le Cognac enregistre également une forte progression (+23,4% en volume), porté par « le développement de la mixologie », qui attire « une nouvelle clientèle en quête de produits authentiques ».

Côté production, l’interprofession prévoit une récolte 2021 « dans la moyenne décennale », avec 867.000 hectolitres d’alcool pur (hl AP) produits, pour un rendement de 10,77 hp AP/hectare, qui permettra « de soutenir la poursuite de (la) croissance » de la filière.

Tournées vers l’exportation à 97%, les ventes de Cognac avaient reculé de 22,3% en valeur en 2020, la pandémie ayant favorisé les ventes sur internet, un marché où les bouteilles moins onéreuses dominent.

Avec AFP

Regardez le numéro spécial Côté Châteaux de janvier 2019 sur Cognac : 

150 bouteilles prestigieuses volées à la Maison du Sauternes

C’est une cave emblématique, celle de la Maison du Sauternes, qui a été victime d’un cambriolage dans la nuit de vendredi à samedi. Un préjudice d’environ 50 000 euros avec quelques jolis flacons notamment d’Yquem.

Les casiers où étaient entreposés les prestigieuses bouteilles à la Maison du Sauternes © Jean Poustis France 3 Aquitaine

La période des fêtes est pourtant passée, et souvent de nombreux cambriolages ont lieu en cette période-là. C’est un cambriolage qui s’inscrit en début d’année et semble l’oeuvre de professionnels.

Interrogé ce dimanche par notre équipe de France 3 Aquitaine, Jean Poutis et Sylvie Tuscq-Mounet, Patrick Lamothe président de la Maison du Sauternes, une association de 60 adhérents, considére que les voleurs visaient surtout des bouteilles de « très grands vins », « 40 à 50 bouteilles de château Yquem ont été volées des bouteilles qui ont une valeur de 300 à 500 euros selon les millésimes. Il y a aussi 40 à 50 bouteilles de château de Fargues (propriété de la famille Sur Saluces ancienne propriétaire de château Yquem), qui coûtent environ 200€ l’unité »…

Les cambrioleurs ont d’abord neutralisé l’alarme, fracturé le coffre et puis fouillé la cave pour dérober 150 bouteilles de crus classés…

Ce qui les intéressait, ce sont des bouteilles de Sauternes, notamment des crus classés, puisqu’y figuraient pas mal de stocks de châteaux Yquem, de Fargues et Lafaurie-Peyraguey, tous les plus beaux châteaux de Sauternes qui sont nos adhérents à la Maison du Sauternes », Patrick Lamothe président de la Maison du Sauternes.

« Les voleurs ont pris soin de couper l’alarme et ils sont entrés par une porte de service que l’on utilise pour les livraisons. Cette porte se situe dans l’enceinte de la Maison du sauternes, peut-être connaissaient-ils les lieux » commentait hier Patrick Lamothe, président de la Maison du sauternes. « Après avoir fermé le grand portail, ils étaient tranquilles pour cambrioler la boutique ». 

« Le tiroir-caisse a été arraché, le coffre-fort qui comportait des espèces et des chéquiers ouvert au pied de biche, et un certain nombre de bouteilles ont été dérobées ».

Pour le Groupement de Gendarmerie de la Gironde, « ce sont des professionnels qui savaient comment faire pour déjouer les mesures de sécurité, que ce soit les alarmes, les caméras ou les détecteurs de présence, et qui manifestement restaient assez longtemps sur les lieux de l’infraction, prenaient leur temps et choisissaient les vins qu’ils souhaitaient… » La gendarmerie de la Gironde qui a déjà démantelé des groupes qui opéraient sur la région et qui récemment ont été condamnés devant le tribunal correctionnel de Bordeaux a créé une cellule régionale d’enquête sur ces affaires viticoles.

Regardez le reportage de Jean Poustis, Sylvie Tuscq-Mounet et Corinne Berge.

14 Jan

Obligation HVE en Côtes de Bourg : « c’est un dossier qu’on met en pause, dans un tiroir, et qu’on reverra d’ici 2030 »

Tempête dans un verre d’eau… ou de rouge. Après l’agitation de fin d’année, les fêtes étant passées par là, la digestion en ce début janvier s’opère, les esprits se calment en attendant des éclaircissements de l’Etat, de l’INAO et de la loi Egalim… Côté châteaux a interrogé David Arnaud, vice-président des Côtes de Bourg, et Dominique Techer de la Confédération Paysanne qui salue le fait que « la raison revienne »…

David Arnaud, vice-président des Côtes de Bourg © JPS

Lundi soir, les Côtes de Bourg tenaient un conseil d’administration « pour clarifier la situation,remettre un peu d’ordre, d’une décision qui partait dans tous les sens… », selon David Arnaud, vice-président du syndicat viticole, mais aussi vigneron certifié bio et HVE (haute valeur environnementale) avec son château la Tour des Graves.

David Arnaud, rappelle simplement le contexte à Côté Châteaux : « c’est un dossier très technique, réglementaire et à rebondissement… Sans arrêt, l’Etat fait évoluer la doctrine, l’INAO aussi et la vérité d’il y a 2 ans n’est plus la même…Il va falloir réadapter nos décisions par rapport à l’actualité… »

Car « la décision prise par l’assemblée générale (le 6 février 2020, la valeur HVE3 a l’horizon 2025 a été validée à 82%), cette obligation HVE pour tout le monde à Bourg, c’était la demande de l’Etat… »

« L’Etat nous demandait d’être HVE en 2030, et notre tort c’est d’avoir été plus rapide, nous on a dit en 2025. Mais entre temps, l’Etat fait évoluer sa doctrine, la loi Egalim dit HVE ou bio…Bref tout est en train d’évoluer. « 

Alors que la loi Egalim du 01/11/2018 imposait à l’horizon 2030 d’inscrire dans le cahier des charges des appellations une et une seule certification, qu’ un guide de certification environnementale HVE approuvé par le Ministère de l’Agriculture et l’INAO était adressé aux ODG le 07/08/2019. Les Côtes de Bourg ont voulu être de bons élèves en étant les premiers en mettant en place ce label HVE pour tous d’ici 2025. Mais comme le souligne le conseil d’administration de ce lundi :  « début 2021, l’INAO modifie la doctrine environnementale avec l’introduction d’une ou plusieurs certifications possibles ce qui nous est officiellement confirmé mi-décembre 2021. Donc,près de 2 ans après le vote de l’ODG… Les règles ayant changé, l’INAO demande alors à notre ODG de représenter sa demande le moment venu, lorsque les directives gouvernementales seront actées et confirmées,c’est à dire dans les années à venir. A ce jour, la certification HVE ne peut être intégrée dans le cahier des charges de l’ODG. »

Autrement dit, comme le commente ce matin David Arnaud :

Tant que rien n’est gravé dans le marbre, on met le dossier dans un tiroir au chaud, on va attendre que l’Etat et l’INAO revoient cela, cela partait d’un bon sentiment, on a voulu être plus vertueux, et on nous le reproche aujourd’hui », David Arnaud, vice-président des Côtes de Bourg.

Dominique Techer porte-parole de la Confédération Paysanne © JPS

La Confédération Paysanne qui était monté au créneau dans son communiqué en titrant « la Confédération Paysanne appelle le syndicat des Côtes de Bourg à renoncer au pass HVE » se réjouit de cette nouvelle position:

Je me réjouis que la raison l’emporte et qu’on évite des querelles stupides et qu’on se déchire en Côtes de Bourg, » Dominique Techer Porte-Parole de la Confédération Paysanne.

Et Dominique Techer d’ajouter : « ce qui me stupéfie, c’est le fait de baser ta communication sur un label planté dès le départ, alors qu’il y a un développement de la conversion bio (300 propriétés en Gironde) plus crédible, la Cour des Comptes l’a souligné, et ce ne sont pas des babas cool écolos à la Cour des Comptes. Quand tu regardes les cours du tonneau à largement moins de 1000€ et que pour le tonneau de bio, ils sont à 2000€… »

Didier Gontier, le directeur des Côtes de Bourg © JPS

Didier Gontier, directeur des Côtes de Bourg, rappelle qu’aujourd’hui 90% des viticulteurs étaient à ce jour engagés dans une démarche environnementale, entre HVE et bio, 34% étant passés en bio ou en conversion bio. Même si comme le reconnaît David Arnaud: « HVE ce n’est pas au même niveau d’exigence que le bio, il y a par exemple la question du retraitement des effluents, c’est une avancée, c’est positif; mais j’entends tout à fait le reproche d’utilisation en HVE de certains produits de traitements, il faudrait que HVE aille dans ce sens là. Au lieu de critiquer ou de tuer ce label, il faut l’améliorer. Est-ce un pas en avant oui, suffisant non, va-t-il devenir plus vertueux oui… Laissons le temps à cette certification de prendre ses lettres de noblesse, c’est un premier pas. On encourage les viticulteurs à aller plus loin, selon leurs moyens et leur capacité à le faire. On ne peut pas obliger tout le monde à être bio demain. Les cahiers des charges sont différents, plutôt complémentaires qu’opposés. »

« En tout cas, l’INAO nous dit si vous voulez l’introduire dans le cahier des charges pour 2022, ce sera pour tous les vignerons, mais on ne se voit pas aujourd’hui leur dire vous avez 6 mois pour être HVE, ce serait un non sens ».

David Arnaud, dans son chai du château Tour des Graves, en bio et HVE © JPS

« Donc cette question là, on la met de côté, jusqu’à ce que tout soit clarifié au niveau INAO, Etat et loi Egalim, c’est un dossier qu’on met en pause et dans un tiroir, on y reviendra à l’horizon 2030″... Et David Arnaud de conclure : « pour résumer, il y a eu beaucoup de bruit, pour pas grand chose. Plus d’un tiers de nos vignerons sont bios, on représente tout le monde dans le syndicat et on salue aussi cet engagement de ceux qui sont devenus vignerons bio. »

Dans leur communiqué, les Côtes de Bourg disent « respecter les choix de chaque viticulteur en matière de certification environnementale » 

13 Jan

Côté Châteaux à l’honneur dans Terre de Vins

L’émission Côté Châteaux n°28 a été citée ce jour par Terre de Vins en ligne, le magazine du vin du Groupe Sud-Ouest, à propos de la dernière émission spéciale Bordeaux Tasting diffusée le 12 janvier sur France 3 NoA et disponible sur You Tube. Une émission réalisée par votre serviteur et Alex Berne.

A l’occasion des 10 ans de Bordeaux Tasting les 11 et 12 décembre dernier, l’émission Côté Châteaux diffusée sur France 3 NoA consacre son n°28 à l’évènement des amateurs de vins.

Un numéro Côté Châteaux réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne qui donnent « la parole au public tout d’abord sans qui Bordeaux Tasting ne serait pas un tel succès, avec encore 6000 personnes qui sont venues ce week-end-end là.« , puis à certains des quelques 200 stands et châteaux présents, à l’école du Vin de Bordeaux qui proposait 19 ateliers, et un focus sur les 5 master classes, et les invités du café de la Bourse.

Côté Châteaux consacre son n°28 à un magazine spécial Bordeaux Tasting

 

11 Jan

Côté Châteaux consacre son n°28 à un magazine spécial Bordeaux Tasting

Noël est passé, mais c’est encore Noël ! Alex Berne et moi-même vous offrons un numéro spécial Bordeaux Tasting sur France 3 NoA, à l’occasion des 10 ans de cet événement phare de la dégustation, qui se passe tous les ans (excepté l’an dernier) place de la Bourse à Bordeaux. Bravo à Terre de Vins qui a créé la surprise voilà 10 ans et en a fait une référence de qualité parmi les grands rendez-vous des amateurs de vin. Un numéro Côté Châteaux réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne.

Mélanie Cisnéros faisant déguster le Dada de Rouillac à ces amateurs de vin et de Bordeaux Tatsting © JPS

Dans ce numéro vous aurez de jolies surprises, avec toujours un ton enlevé, et j’espère que vous passerez un bon moment. Côté châteaux a décidé de donner la parole au public tout d’abord sans qui Bordeaux Tasting ne serait pas un tel succès, avec encore 6000 personnes qui sont venues ce week-end-end là, avant la fulgurance du variant omicron, avec des gens qui sont venus masqués et ont respecté les gestes barrières entre deux dégusations… « Bordeaux Tasting c’est de la découverte et des bons millésimes », commentait une jeune femme et une autre de se dire « amatrice, amant bien déguster le vin. » Pour Stephan Delaux, rencontré à l’entrée également, qui attendait un ami, l’ancien président de l’Office de Tourisme de Bordeaux « c’est une belle initiative et une belle volonté de la part des créateurs, le groupe Sud-Ouest et Rodolphe Wartel qui est la cheville ouvrière et l’âme de ce projet-là depuis le début… »

Une pépite de Bordeaux Tasting, le château des Annereaux de Benjamin Hessel, l’Elysée en a commandé 500 bouteilles sur le millésime 2018 © JPS

Parmi les quelques 200 stands et châteaux présents sur les deux jours, Benjamin Hessel du châteaux les Annereaux en Lalande-de-Pomerol : « cela fait 5 ans déjà qu’on est présent…

« Ce qui en fait le succès, ce sont toutes les plus belles propriétes de Bordeaux qui sont accessibles pour tous les Bordelais et autres dans un cadre qui est superbe et magique », Benjamin Hessel château des Annereaux. »

Benjamin Hessel, nous confie que la cave de l’Elysée lui a commandé 500 bouteilles sur son millésime 2018; une belle reconnaissance pour ce château en Lalande-de-Pomerol… Sur son stand, une fidèle connaisseuse : « ce qui me plaît c’est l’accessibilité des vins que je n’ai pas l’habitude de boire, de redéguster des vins que j’ai découvert il y a quelques années, de voir le travail qui est toujours aussi bien fait et qui évolue, voilà c’est moment  qui est convivial et en ce moment on en a bien besoin, c’est un pur bonheur… »

Autre propriété fidèle depuis le commencement de Bordeaux Tasting, le Château de Rouillac à Canéjan en Pessac-Léognan avec Laurent et Mélanie Cisnéros, père et fille : « je suis la depuis le début avec ma fille, c’est une belle histoire familiale, c’est un salon magnifiquement organisé, même dans un contexte particulier, c’est fluide tout est respecté; les gens sont intéressés et intéressants, les gens sont friands d’histoires, de vin, on partage nos émotions et on présente les grands vins de la propriété, ici le millésime 2016 en rouge et une cuvée spéciale le Dada de Rouillac, car on est passionné de chevaux et ma fille aînée Mélanie est une très bonne cavalière et papa il suit, d’ailleurs on est toujours au Jumping de Bordeaux ensemble…

Bernard Magrez, le pilier de Bordeaux Tasting © JPS

Parmi les piliers de Bordeaux Tasting, les monuments de Bordeaux, il y a Bernard Magrez, l’homme aux 4 grands crus classés de Bordeaux et propriétaire 42 châteaux dans le monde: « cela fait 10 ans que je viens, de 10h le matin à 18h le soir, c’est toujours intéressant pour moi de connaître nos consommateurs et amateurs de vin en général;

C’est mon devoir de mieux connaître les consommateurs, c’est comme cela qu’on arrive à faire le vin qui se rapproche du goût en général, pour moi le roi c’est le consommateur de vin et rien d’autre », Bernard Magrez

« Toutes les appellations sont représentées, globalement c’est que des bons vins, c’est très agréable de voir des amateurs qui viennent déguster nos vins », précise Jean-François Quenin du château de Pressac, grand cru classé. « Et Saint-Emilion, c’est le mariage d’un site extraordinaire, d’un village médiéval, des paysages classés au patrimoine mondial Unesco et de grands terroirs pour le vin donc c’est cela qui fait la magie de Saint-Emilion…. »

Petite virgule et focus en cette période de fête sur ces cavistes de Bordeaux qui ont été sur le pont durant tout ce mois de décembre pour ravir les papilles de ces amateurs, avec Dock du Vin à Artigues-près-Bordeaux et le Wine Shop Fronsac.

A l’Ecole du Vin de Bordeaux, 19 ateliers étaient proposés © JPS

Bordeaux Tasting, c’est aussi beaucoup de pédagogie, avec l’école du Vin de Bordeaux (qui proposait 19 ateliers) et tous ces jeunes (et moins jeunes) qui viennent « prendre des cours » de manière décomplexée et ludique: « on va faire des petites associations pour les accords de fête », « oui on est épicurienne avant tout »…

« Cette année on a décidé de mettre en place 6 ateliers nouveaux« , confie Cynthia Anthounet de l’Ecole du Vin: « Wine’s Up, d’abord un atelier pour mieux connaître Bordeaux par le jeu, des buzzeurs, ateliers olfactifs, des ateliers gourmands et notamment l’atelier accords de fête qui est en cours, avec toujours la dégustation de deux vins durant ces ateliers de 30 minutes, et puis le fameux choco-Bordeaux qui revient chaque année, et le fameux accord vins et fromages qui marche très bien aussi… » « A l’Ecole du Vin, tous nos ateliers sont accessibles, tant pour les connaisseurs que pour les débutants… »

5 master classes de haut vol avec pour ouvrir le bal château Montrose © JPS

Au 2e étage, c’est un moment privilégié avec pour ceux qui recherchent des ateliers plus « cosy » ceux des master classes, 5 étaient prévues ce week-end-là avec pour débuter Hervé Berland le directeur du château Montrose : « c’est l’occasion qu’on donne aux consommateurs de découvrir un vin, une propriété, avec la personne qui la dirige et d’essayer de leur apprendre des choses qu’ils ne savent pas pour caractériser une grande propriété comme Montrose ».

Hervé Berland, directeur de château Montrose, avant la master class goûtant les bouteilles tout juste ouvertes © Jps

Et là, c’est une verticale en millésimes en 9 qui était proposée : « elles sont célèbres les années en 9, avec une climatologie chaude et sèche, propices à bien murir les cabernets sauvignons et les merlots, et donc à Bordeaux on a le sourire face à ces années en 9, particulièrement réussies,… comme le 2009 un vin très abordable très accessible dans son fruit dans sa puissance qui révèle une palette aromatique et une richesse extraordinaire sur notre terroir de Saint-Estèphe béni des Dieux… »

Le maire Pierre Hurmic, l’un des grands invités de Bordeaux Tasting, dégustant Grand Corbin Despagne en bio © JPS

Bordeaux Tasting, c’était aussi de grands entretiens avec un baptême du feu pour le maire Pierre Hurmic, dégustant un château en bio Grand Corbin Despagne à Saint-Emilion, un maire vert qui passe pour l’occasion au rouge (rires et première question) : « ah vous le prenez comme ça, oui mais qui reste au vert (ou au verre)… » Et de mieux connaître ses goûts en matière de vin : « j’aime les vins fruités, je ne suis pas amateurs des vins très boisés », des vins de prédilections ? « Je ne m’engagerai pas sur ce terrain là, trop mouvant ou très dangereux, les vins je les choisis surtout en fonction de ce que je consomme, des mets que je déguste, mais j’ai toujours une préférence pour les vins de Bordeaux très affirmée… »

Quant à savoir si Bordeaux est toujours capitale mondiale du vin avec le siège de l’OIV qui a été choisi pour Dijon ?  « Il est parti à Dijon pour des raisons d’ordre politique, … quand on parle de vin, le premier nom qui vient à l’esprit au niveau mondial c’est Bordeaux, donc entre Bordeaux et le vin il y a une assimilation très importante appelée à perdurer… » Et de se rattraper avec une super Fête du Vin, la Bordeaux Wine Week du 16 au 26  juin prochain : « oui, Bordeaux est très attaché à la Fête du Vin, il y a une vraie osmose entre Bordeaux et le vin, Bordeaux a beaucoup a gagner à assurer la promotion de la filière et la filière a tout intérêt à bénéficier de la notoriété de la ville de Bordeaux, surtout au moment où la filière est en train de s’engager dans une démarche de conversion, vers les vins bio, vers un meilleur respect de l’empreinte carbone, vers un meilleur respect de l’environnement, je peux vous dire que tout cela correspond à ce que sont les objectifs affirmés de la nouvelle municipalité bordelaise… »

A Bordeaux Tasting, on y vient souvent entre copains © JPS

Pour Rodolphe Wartel, l’initiateur de Bordeaux Tasting avec Terre de Vins : « c’est un Bordeaux Tasting de retrouvailles, on est absolument ravi après une année d’interruption en raison du covid l’année passée de commettre un peu un acte de résistance, mais être tous ensemble réunis autour du vin », une belle édition organisée avec de multiples précautions en ce mois de décembre pour les 10 ans de Bordeaux Tasting….

A l’espace Saint-Rémi, 23 maisons de champagne se font déguster © JPS

Et pour bien terminer l’année ce Côté Châteaux vous offre un petit détour par les crémants de Bordeaux avec les crémants Célène à Haux et Lateyron à Montagne, ou encore une dernière séquence dégustation à l’espace Saint-Rémi où étaient réunis une vingtaine de maisons de champagne….

Dernier tournage de Côté Châteaux spécial Bordeaux Tasting avec Nicolas Lebedeff de champagne et châteaux, JPS et Alexandre Berne pour France 3 Noa

Une petite dégustation pour ce final en beauté sur le stand Thiénot:  « nous vous servons la cuvée 2008 100% chardonnay, un blanc de blanc, un champagne de repas, de gastronomie qui s’accorde avec les crustacés, les poissons, avec un chardonnay qui apporte pas mal de fraîcheur… », commente Nicolas Lebedeff directeur de châteaux et champagnes et représentant de la Maison Thiénot.

Voilà un avant goût de ce qui vous attend, permettez-moi de vous souhaitez encore une fois une bonne année 2022.

Regardez Côté Châteaux réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne, ce mercredi 12 janvier sur France 3 NoA à 20h05 et sur YouTube :