18 Déc

Focus sur le Pacherenc du Vic-Bilh, un moelleux de fête

C’est une petite appellation de 300 hectares, mais avec une sacré savoir-faire. Le Pacherenc vaut le détour au pied des Pyrénées, une idée de moelleux (et de blanc sec) à servir sur les tables de fêtes.

Clément Bousquet en pleine récolte du petit manseng © Jean-Pierre Stahl

A Arroses, petit village aux 145 âmes du Béarn, près de Madiran, la famille Bousquet cultive depuis 1745 au pied des Pyrénées ces raisins dorés : petit manseng, gros manseng, arruffiac et petit courbu, qui vont donner un vin moelleux sur un terroir d’argile graveleuse.

Ce n’est pas le botrytis qui est recherché ici mais le passeriage, des grains séchés par le vent, le soleil et le gel © JPS

Le but, c’est d’avoir des raisins qui soient mûris à la fois par le vent, le gel et le soleil…ce que l’on recherche, c’est non pas un goût de botrytis dans le raisin et le vin, mais un goût de fruits, les grains clairs ont un goût d’agrume et ceux qui ont une couleur plus foncée un goût de fruits confits », Clément Bousquet

Si les vendanges sont aussi tardives ici, c’est depuis un événement climatique : le gel de 1991 qui a repoussé les différentes tries. Depuis l’appellation, comme celle de Plaimont, a trouvé là son secret. Des vendanges quasiment en hiver pour les dernières tries.

Nathalie Bousquet, Roland Podenas, Denis Degache, Clément et Pierre Bousquet © JPS

« Il y a un contre-bourgeon qui s’est développé avec du retard, avec un cycle un peu plus long qui allait jusqu’à le fin novembre, et donc ils ont tenté le coup d’aller jusqu’au 31 décembre quand ils ont vu qu’au 1er décembre, le raisin était encore beau et joli », me raconte Roland Podenas président de la Cave de Crouseilles.

Le maître de chai Loïc Dubourdieu à la Cave de Crouseilles © JPS

Pacherenc, comme Madiran, est à cheval sur 37 villages et 3 départements et 2 régions. On produit ici sur ces 300 hectares 200 000 bouteilles de blanc sec et  650 000 de blanc doux ou moelleux. « On a ce côté mangue, de côté fruit mûrs ce côté abricot qui ressort », commente Loïc Dubourdieu maître de chai de la Cave de Crouseilles.

Chaque année, l’appellation le concours des Barriques d’Or où chaque vigneron sélectionne sa meilleure cuvée de Pacherenc blanc ou moelleux.

Au mois de juin, après élevage on organise une dégustation à l’aveugle et on va sélectionner parmi ces 30 à 40 barriques les meilleures, les mieux notées ; cela se traduit ensuite par la vente aux enchères de nos barriques d’or du Pacherenc sec et moelleux le 1er lundi du mois de novembre », Denis Degache directeur de la Cave coopérative de Crouseilles.

Le chef Daniel Martineau du restaurant Le Terroir au Prieuré de Madiran © JPS

Et en décembre, le Pacherenc n’est pas oublié sur les tables de fêtes comme ici au restaurant le Terroir au sein du Prieuré à Madiran :

« J’ai préparé un petit carpaccio de courgettes et saint-jacques, c’est vraiment un accord qui va bien ensemble, cela fait partie du terroir… »selon le chef Daniel Martineau. 

« En bouche, on retrouve cette fraîcheur que l’on a au nez, beaucoup de vivacité, » complète Loïc Dubourdieu.

 

Un accord foie gras, figue, radis noir, pain d’épice avec un Pacherenc 2015 © JPS

« C’est très concentré au nez, très concentré en bouche, on a des arômes de mangue, de fruits très mûrs… », commente Rolland Podenas sur sa cuvée spéciale « Barriques d’Or » réalisée au lieu dit le Paradis sur le village d’Aydie.

Roland Podenas et sa cuvée des Barriques d’Or réalisée au lieu-dit « le Paradis »…on y est © JPS

« Le vin de Pacherenc continue de bien s’associer avec du foie gras et avec un plat qui est un petit peu épicé, donc cela va donner encore plus de saveur à l’assortiment met-vin. »

Bonnes Fêtes à tous.

17 Déc

Monbazillac à la fête… pour le deuxième numéro de Côté Châteaux

Le Monbazillac est ce fameux vin liquoreux qui va sans doute agrémenter les tables de fêtes en cette fin d’année 2018. « Côté Châteaux », l’émission sur les terroirs sur NoA, vous propose de mieux faire connaissance avec cette appellation créée en 1936, à travers une émission de 14 minutes. Nous irons à la rencontre de jeunes vignerons, de la cave coopérative, et vous proposeront une alliance met et vin digne d’un repas de fête . 

Guillaume Barou, la nouvelle génération des vignerons de Monbazillac © Jean-Pierre Stahl

C’est un peu un cadeau de Noël que vous fait Côté Châteaux. Un peu comme ce don de Dieu aux moines Bénédictins. Présents depuis le XIe siècle à Bergerac, ils avaient oublier de vendanger sur ces coteaux de Monbazillac et c’est ainsi qu‘ils découvrirent la pourriture noble, le Botrytis Cinerea, qui fait toujours la fierté des vignerons de Monbazillac.

 

L’équipe de choc, Sébastien Delalot et Jean-Pierre Stahl en plein coeur de l’appellation Monbazillac © GB

Dans ce second numéro de Côté Châteaux, je vous emmène en pleine récolte de ces grappes de raisins atteintes de botrytis cinerea, ce champignon synonyme de pourriture noble, avec les gens du cru, mais aussi avec le directeur de la cave coopérative Gilles Bartoszek et la présidente de la cave Sylvie Alem.

Des vendanges par tries successives (3 à 4), réalisées de septembre à novembre, plus tardives cette année sur ce domaine et emblème de l’appellation, le château de Monbazillac, acheté en 1960 par la cave coopérative.

Nous irons à la rencontre également de Guillaume Barou, 39 ans, qui incarne la nouvelle génération de vignerons : il s’est installé grâce à la cave coopérative et il  nous dira tout sur sa passion du botrytis et sur ce vin liquoreux : « quand on est Périgourdin et qu’on cultive le terroir, on découvre ce champignon qui est unique, exceptionnel. Et c’est tout aussi unique d’amener ce champignon à se développer pour faire les meilleurs vins, c’est passionnant »

Guillaume Barou et Gilles Bartoszek dans le cuvier inox de la cave coopérative © JPS

Pour être un bon vigneron, il faut être passionné, parce que c’est un métier de patience, il faut observer, travailler rigoureusement, c’est avant tout un métier de passion », Guillaume Barou vigneron.

Nous évoquerons également avec lui cette baisse de consommation, car après guerre quelque 100 000 hectolitres étaient produits et aujourd’hui c’est quasiment moitié moins, 63 000 hectolitres (8 400 000 bouteilles) en 2016.

 Avec mon collègue Sébastien Delalot, nous continuerons notre découverte par la cave coopérative qui représente 750 hectares sur les 2200 de l’appellation, et une production de 4 millions de bouteilles dont 3 millions de vin liquoreux de Monbazillac. Nous arpenterons les cuviers avec ses gigantesques cuves inox de 300 à 1000 hectolitres, mais aussi le chai à barriques.

Avec Gilles Bartoszek, le directeur de la cave coopérative, nous évoquerons les marchés qui se développent notamment à l’export : « nous avons des marchés traditionnels que sont les pays voisins comme la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, mais aussi le marché nord-américain et le marché asiatique qui se développe. »

Des vins de Monbazillac qui ont connu un essor dès le XVIIe siècle avec la Hollande, car avec la révocation de l’Edit de Nantes, de nombreux protestants avaient trouvé refuge en Hollande et avaient contribué à vendre leurs vins sur ces marchés-là. Une page d’histoire que nous contera Elena Lipatova, guide au château de Monbazillac.

Sylvie Alem, présidente de la cave coopérative de Monbazillac © JPS

Ce château c’est le fleuron de l’appellation, il domine la vallée de la Dordogne et où que vous vous trouviez en France, les Français vous diront qu’ils connaissent Monbazillac, non seulement à travers le vin mais aussi son château » Sylvie Alem présidente de la cave coopérative.

Le chef étoilé Damien Fragette et Romain Claveille du château Haut Bernasse © JPS

Après un petit détour par la Maison du Vin et du Tourisme où la production de 24 vignerons indépendants de Monbazillac est exposée, nous parlerons avec Romain Claveille du château Haut Bernasse de la question de sucrosité dans le vin : « nous sommes à la recherche du nouveau consommateur, nous cherchons aussi à avoir moins de sucre et à composer avec les cépages (que sont le sémillon, le sauvignon blanc et gris et la muscadelle) des vins plus appréciables et moins chargé en sucre ».

Enfin, nous vous mettrons l’eau à la bouche avec Damien Fagette le chef étoilé de la Tour des Vents qui proposera un accord met et vin avec le château Haut Bernasse. Des moments riches en générosité, en humain et en rencontres.

C’est ça Côté Châteaux, l’accent mis sur le terroir et l’humain. Carpe Diem et Bonnes Fêtes à tous.

LES DATES DE DIFFUSION SUR NOA (339 sur Orange, 455 sur SFR, 326 sur Free et 337 sur Bouygues) :

  • 22/12 à 14H30
  • 23/12 à 18h45
  • 24/12 à 9h45
  • 26/12 à 19h30
  • 28/12 à 17h30
  • 29/12 à 20h30
  • 30/12 0 7h45, puis 12h00, 19h45
  • 31/12 à 00h15 et 10h40
  • 03/01/19 à 9h15 et 20h45
  • 04/01/19 à 17h45

« Gilets jaunes »: une baisse des ventes de vin prévue à Bordeaux

Les ventes de vins de Bordeaux devraient être en partie impacté du fait du mouvement des « gilets jaunes », alors qu’elles diminuaient déjà en septembre, selon le CIVB. Surtout touchés ces derniers temps restaurateurs et commerce de proximité. Réactions recueillies auprès du monde du vin par Côté Châteaux.

« Cette période de fêtes est habituellement très active pour la filière, elle est cette année exceptionnellement impactée par la crise sociale que nous traversons. Nous n’aurons pas le coup de fouet de fin d’année », a déclaré Allan Sichel, président du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) lors de son assemblée générale cet après-midi.

« L’indice de consommation est en forte baisse et le vin n’est pas un produit de première nécessité. On s’attend à ce qu’il soit plus impacté que le reste », a-t-il précisé.

DES BAISSES DE VENTES CHEZ LES CAVISTES

Confirmation auprès de Christophe Château, directeur de la communication du CIVB:  « c’est surtout le commerce de proximité restaurateurs et cavistes qui souffrira, ça c’est une évidence », tout comme on a vu ces dernières semaines les autres commerçants de détail être impactés à des degrés divers ainsi que les grandes surfaces. « Cela ne va pas aider à la dynamisation des ventes de fin d’année », continue Christophe Chateau, alors que la période est généralement propice à de fortes ventes. Il n’y a pour autant pas eu d’effet très direct, mais ce ressenti et les dégâts collatéraux vont avoir forcément une traduction en chiffres prochainement.

Guillaume Cottin de la Vinothèque, grand caviste à Bordeaux centre, témoigne : « on a été impacté samedi, obligé de fermer à 18h. Mais déjà avant in n’y avait plus un client, à partir du moment où les tramways ont été coupés, c’était fortement ralenti. On a fait 73 clients ce samedi au lieu de 220 l’an dernier (soit un tier seulement de la clientèle habituellement). Par contre, un bon vendredi, un dimanche normal et lundi pas mauvais ». Et de se réjouir qu’Alain Juppé ait annoncé hier la gratuité du parking pour le week-end prochain sur la place des Quinconces, histoire de rattraper ce retard.

Pour Paul Tesson de l’entreprise Dartess, spécialisée dans les livraisons de vin : « oui, on a été impacté, mais de manière disparate: si la plupart des sites ont poursuivi leur activité, nous avons eu 2 entrepôts pour lesquels il y a eu pas mal de complication à Lormont et Saint-André-de-Cubzac.  Entre les activités de transport, plus l’accès, on a accumulé un retard dans les ordres d’enlèvement et les commandes, certaines qu’on n’a pas pu satisfaire, mais à l’heure actuelle tout est rentré dans l’ordre. »

Confirmation auprès de Benoît-Manuel Trocard à la tête de Wine Ressource : « Nous avons enregistré pour les régions Paca, Nord et Somme 15 jours à 3 semaines de retard. En prime les gens commandent de plus en plus tard à Noël. »

Philippe Tapie négociant de HMS reconnaît qu’en sa qualité de négociant qui vend 90% à l’export, il n’a « pas été impacté en direct, mais le problème a été une question de retard dans les livraisons et retard avec l’enlèvement avec nos prestataires. » Concernant les mesures avancées par le Président Macron, et notamment une prime de 1000 € exonérée de toute charge, il se dit favorable à la mesure.

UNE FAIBLE RECOLTE EN 2017 QUI SE FAIT RESSENTIR

Cela s’ajoute aux baisses ressenties précédemment :  en septembre, par rapport au même mois de l’an dernier, la vente des vins de Bordeaux étaient déjà en baisse de 9%. « La commercialisation des vins de Bordeaux a été directement impactée par cette faible récolte de 2017. Le marché actuel est donc peu animé », a souligné M. Sichel.

L’export connaît donc une baisse de 7% des exportations bordelaises sur les douze derniers mois, mais une augmentation en valeur de 6% par rapport à septembre 2017.  Cette baisse des ventes est due à l’étranger au ralentissement de l’économie chinoise et « la montée en puissance de nos concurrents australiens et chiliens, avantagés par des accords de libre-échange », et en France au manque de performance de la grande distribution, selon le CIVB.

La grande distribution, qui représente la moitié du marché français, a accusé fin août une baisse de 5% des ventes sur un an. Des pertes liées à une baisse de la promotion de l’offre en magasin », a précisé M. Sichel.

Yann Schyler commente pour Côté Châteaux : « le marché des vins de Bordeaux a dévissé. Depuis l’été les transactions, les exportations ont marqué le pas, la Chine est en chute cette année et il y a aussi une baisse de 5% de la grande distribution. Ca plus ça plus le Brexit, cela crée une mauvaise ambiance, de la morosité, les gens n’ont pas envie de consommer…Cela crée une psychose et les gens n’y vont pas… »

Mais pour le président du CIVB : la situation pourrait se débloquer en avril avec « l’arrivée du nouveau millésime qui s’accompagnera certainement d’un ajustement de prix », a-t-il ajouté.

Le millésime 2017, victime d’un gel historique, accusait une chute en volume de 39% sur 2016, à 3,5 millions d’hectolitres. La récolte 2018, avec « une qualité exceptionnelle » selon l’interprofession, devrait être proche de la moyenne décennale, c’est-à-dire 5,1 millions d’hectolitres.

Avec AFP

La nouvelle étiquette de Mouton-Rothschild, signée par l’artiste sud-africain William Kentridge

C’est une tradition depuis 1945 : un artiste dessine l’étiquette du nouveau millésime de Mouton-Rothschild. Pour le 2016, Philippe Sereys de Rothschild, Camille Sereys de Rothschild et Julien de Beaumarchais de Rothschild ont sollicité le peintre-sculpteur sud-africain William Kentridge. C’est le 1er artiste du continent africain à illustrer une étiquette de Mouton.

William Kentridge ©

C’est le baron Philippe qui avait eu cette idée.  Après un premier coup d’essai avec l’affichiste Jean Carlu en 1924, il a relancé le concept en 1945, qui depuis a été érigé comme une règle à Mouton. C’est donc une cette carte blanche qui est donnée aux artistes internationaux pour illustrer le nouveau millésime mis en bouteille, règle qui  n’a jamais été remise en question.

Les étiquettes de Mouton sur les 8 derniers millésimes (à retrouver ci-dessous et sur leur site) © château Mouton-Rothschild

Chaque année depuis 1945, un grand artiste crée une œuvre originale et spécifique pour l’étiquette de Château Mouton Rothschild. Les plus grands peintres des XXe et XXIe siècles se sont succédés parmi lesquels Miró, Chagall, Braque, Picasso, Tàpies, Francis Bacon, Dali, Balthus, Jeff Koons, et même le Prince Charles d’Angleterre.

Julien de Beaumarchais de Rothschild, Philippe Sereys de Rothschild et Camille Sereys de Rothschild © Stefano Scata pour Mouton-Rothschild

Pour le millésime 2016, Philippe Sereys de Rothschild, Camille Sereys de Rothschild et Julien de Beaumarchais de Rothschild, les co-propriétaires de Mouton-Rothschild  ont sollicité le peintre, sculpteur, vidéaste et metteur en scène William Kentridge. C’ est le premier grand artiste international issu du continent africain à illustrer une étiquette de Mouton. Accueilli dans les plus grands musées, lauréat de prix prestigieux,  William Kentridge, né en 1955 à Johannesburg en Afrique du Sud, revendique un « art politique » qui ne s’interdit ni l’humour, ni la poésie.

Dans cette nouvelle étiquette, l’artiste a dessiné « Les Triomphes de Bacchus » : des silhouettes réunies en un joyeux cortège, s’inspirant de personnages bachiques de tableaux de maîtres, du Titien à Matisse. Un vrai chef d’oeuvre, pour Mouton Rothschild 2016; « Mouton ne change » aussi dans sa passion pour l’art.

Pour visualiser toutes les étiquettes de Mouton-Rothschild, c’est ici

Regardez ce magazine réalisé en 2015 sur les Rothschild à château Mouton-Rothschild par Jean-Pierre Stahl, Thierry Julien et  Sylvie Tuscq-Mounet :

16 Déc

7e Bordeaux Tasting : un peu moins de monde que l’an dernier, mais avec toujours autant d’engouement des amateurs de vin

La 7e édition de Bordeaux Tasting va refermer ses portes sur un bilan toujours aussi positif, malgré une légère baisse de fréquentation estimée à 15%, avec 6500 visiteurs. Les 200 châteaux et domaines ont tous répondu présent, à l’exception d’un, dans le contexte social que l’on connaît. Une offre de découverte de 700 vins d’un très grand niveau a fait de ce festival de la dégustation d’avant les fêtes un événement réussi.

Lionel et Carole Peyrout du château Lafargue © JPS

 « Les châteaux ont montré leur présence et leur fidélité à Bordeaux Tasting »… Par ce premier commentaire, Rodolphe Wartel a été d’emblée rassuré quant au succès à nouveau espéré. « Sur les 200 propriétés inscrites, il n’y a eu qu’un seul désistement, dans le contexte de mouvements sociaux actuels ». Bordeaux Tasting n’aura pas fermé ses portes, comme redouté la veille, avec la manifestation de gilets jaunes partie de la place de la Bourse. Les acteurs ont été à la hauteur, tant au niveau du « réacteur (les grands Bordeaux et pépites) au Palais de la Bourse, que des ambassadeurs et des champagnes à l’espace Saint-Rémi ». « Le spectacle a eu lieu, pour nous c’est l’essentiel »,me confiait Rodolphe Wartel à 13 heures, s’attendant encore cet après-midi à de nombreux dégustateurs. « Le visitorat en baisse de 15% par rapport à l’an dernier où nous avions enregistré 7600 personnes, mais c’était beaucoup ». Cette année on revient à un nombre normal. « On a vu aujourd’hui pas mal de professionnels, en plus du public d’amateurs : des cavistes et restaurateurs. Pour la 1ère année, on avait investi la maison Darnauzan pour présenter les bio, entre 800 à 1000 personnes y sont passées. En tout cas on est très content d’avoir réussi à monter Bordeaux Tasting avant tout. »

Comme à chaque édition, il y avait  de nouveaux venus, comme le château Lafargue en Pessac-Léognan. Carole et Lionel Peyrout s’estiment « contents, on a eu du monde notamment hier, plus que ce à quoi nous nous attendions. Les gens sont en recherche d’histoire de la propriété, ils viennent chercher une relation avec le viticulteur, pas que pour la dégustation et pour nous c’est appréciable. Ils sont ainsi la 5e génération à avoir repris le château Lafargue, c’est l’arrière-arrière grand père de Carole, Pierre Benjamin qui avait créé la propriété en 1920 on va bientôt fêter le centenaire… »

Arnaud Thomassin du château de France et Shanaelle, future oenologue © JPS

Autre château de Pessac-Léognan qui a retrouvé des couleurs et le sourire : le château de France qui faisait déguster son blanc 2016, et en rouge Coquillas 2016 et château de France 2015. Cette année 2018 on a eu une belle récolte sur les 2 couleurs. On est content, après 2 années 2016 et 2017 où on avit subi le gel (70% de récolte en moins en 2017), commente Arnaud Thomassin. « On a fort heureusement échappé au mildiou, dans une année compliquée entre maladie et sécheresse, on a bien géré. » « Notre actualité, c’est surtout d’avoir obtenu la certification HVE niveau 3 : on fait attention à la biodiversité et à l’environnement au niveau des pratiques vitcoles et culturales, par le biais du système SME de Bordeaux. »

Guy Charneau et Bernard Magrez © JPS

Autre pilier et grand Monsieur de Bordeaux, Bernard Magrez qui se fait un point d’honneur chaque année à présenter ses 4 crus classés Pape-Clément, Fombrauge, la Tour Carnet et Clos Haut-Peyraguey, avec les Chênes verts en prime. Bernard Magrez curieux de nature a pu aussi découvrir des pépites : « il y a des choses magnifiques ici, de belles découvertes, comme un Pic Saint-Loup que j’ai goûté à l’étage (Château de la Salade), c’est très très bon. »

Jean-Marie, Pascalline et Pauline Villier sur le stand du château d’Arche © JPS

Le public, cette année encore était ravi des vins proposés et des découvertes, comme Jean-Marie de Bègles venu avec une amie Pascaline. C’est pour lui la 3e édition, « c’est très très bien, on peut déguster beaucoup de vin qu’on n’a pas forcément l’habitude de boire », me précise-t-il en face du château d’Arche qui faisait déguster ses 1997, 2013 et 2015 avec Pauline Villier.

Une chose est sûre, ce Bordeaux Tasting avait une autre saveur que celui de 2017 qui s’inscrivait après un gel conséquent qui a fait perdre 40% de récolte à Bordeaux. « Ce millésime 2018 est très bon, un très grand millésime pour ceux qui ont du vin (c’est vrai que certains ont été pas mal impacté par le mildiou), commente Jean-François Quenin du château de Pressac à Saint-Emilion. « La floraison a été rapide chez nous, en une semaine, ce qui s’est traduit par du qualitatif. On a eu un peu de mildiou comme tout le monde, mais les vendanges étaient idéales. On est très optimiste sur le résultat. »

Frédérique Bouyer et Jean-Charles Trocard du Clos Dubreuil, et des vignobles JL Trocard © JPS

Parmi les pépites dégustées, il y avait aussi le Clos Dubreuil. Un vignoble de 6,5 hectares sur le plateau calcaire de Saint-Emilion à Saint-Christophe -des-Bardes, propriété de Benoît et Jean-Charles Trocard. Une propriété travaaillée au chzeval, on cherche à réduire nos impacts avec les traitements, on y fait des vendanges manuelles avec table de tri. L’encuvage se fait également par gravité. On réalise des rendements de 35 à 40 hectares, pas plus.On vend nos 15000 bouteilles 70% à l’étranger et le reste en ente directe à destination des CHR et cavistes », commentait Jean-Charles Trocard.

Bordeaux Tasting : un chèque de 11565 € remis à l’Institut Bergonié

C’est de tradition, une appellation fait preuve de générosité à l’occasion de chaque Bordeaux Tasting et organise avec iDealWine une vente aux enchères afin de remettre un chèque à une bonne oeuvre, en l’occurrence au profit de l’Institut de soins et de recherche sur le cancer de Bordeaux. Bravo à Saint-Julien pour son élan du coeur.

Rodolphe Wartel,  François-Xavier Maroteaux, François-Xavier Mahon , Angélique de Lencquesaing © Jean-Pierre Stahl

Tous les producteurs de Saint-Julien se sont réunis et ont répondu comme un seul homme à Rodolphe Wartel, le directeur de Terre de Vins : « on le fera avec grand plaisir » ; l’objectif était de « donner l’équivalent d’une caisse de 12 bouteilles ou d’un gros flacon comme un impériale de Bordeaux. « On connaît la qualité de l’Institut Bergonié et on aimait bien l’idée de travailler pour une cause locale, même si Bergonié a une dimension régionale », m’explique François-Xavier Maroteaux président du château Branaire-Ducru et représentant l’appellation.

C’est grâce à la vente aux enchères de ces bouteilles remises par 15 grands châteaux qu’IdealWine a pu recueillir cette somme de 11565 €, un beau et gros chèque remis vers 13h au Palais de la Bourse, en plein Bordeaux Tasting.

En tant que directeur général de l’Institut Begonié, c’est François-Xavier Mahon qui a reçu le chèque : « cela fait vraiment plaisir, l’Institut Bergonié est un centre dédié avant tout aux soins mais aussi à la recherche sur le cancer. Il faut que l’on arrive aussi à développer l’innovation, être capables de proposer des traitements de demain : ce financement va servir à identifier les anomalies moléculaires et aussi à des traitements spécifiques des tumeurs et des traitements de plus en plus personnalisés. Le but recherché aussi est de permettre au système immunitaire des patients de reconnaître leur tumeur. »

Un coup de chapeau de Côté Châteaux à Saint-Julien, Terre de Vins et iDealWine pour ce beau geste envers l’Institut Bergonié.

 

15 Déc

La cuvée du vin des glaces signée Perceval

Incroyable ! Des vendanges encore en ce mois de décembre. C’est le cas dans plusieurs vignobles « les vendanges de l’hivernal » pour le Pacherenc le 22 décembre, ou encore ces vendanges en Savoie pour la fabrication du vin des glaces.

Des vendanges qui ont commencé à 4h30 au petit matin en Savoie © Marion Feutry

Avec les premiers gels, les vendanges de vin des glaces. Mardi dernier, avant l’aube, les vendangeurs étaient à l’oeuvre pour récolter les grappes fraîches. Un petit degré au thermomètre, pas le choix, c’est le secret de fabrication du vin des glaces« Je m’attendais à pire », confie même Laurie. Car chaque année, à la même époque, il faut être réactif, le raisin est arrivé à maturité.. glacée. « Il est pile poil, c’est à point », explique Pascal Perceval. 

C’est donc l’un des jours les plus importants de l’année pour ce viticulteur. Un calendrier décalé de ses confrères pour produire une cuvée unique. Une fois le raisin récolté, il faut le presser, puis le faire reposer 48 heures dans des cuves climatisées à trois degrés. Sauf que trois degrés, c’est encore trop chaud. Les bouteilles partiront bientôt sur les terrasses du refuge du Mont-Blanc, pour s’acclimater une dernière fois. 

Le raisin est récolté gelé puis pressé immédiatement sur place © Marion Feutry

Alors, pourquoi tout ce procédé.. un peu givré ? Pour obtenir une forte teneur en sucres, et de l’acidité, délivrant un vin liquoreux. « Le gel est resté dans le raisin (…) on extrait au maximum les sucres. Ca fait un bon millésime », explique Pascal Perceval. Cette bouteille accompagne en général l’apéritif, le dessert ou le fromage, sur quelques tables de privilégiés. Car qui veut le goûter devra débourser 50 euros tout de même. Un prix qui peut paraître élevé mais expliqué par son procédé de fabrication. La sur-maturité exigée implique des pertes importantes dans les grappes. Les 8 000 bouteilles produites seront servies sur les plus grandes tables françaises, d’Europe, jusqu’aux Etats-Unis. 

AP avec Marion Feutry de France 3 Auvergne Rhône Alpes.

Regardez le reportage demes confrères de France 3 Auvergne Rhône Alpes.

23e Concours de Monbazillac : le Domaine de Grange Neuve consacré comme meilleure cuvée 2017 !

Début décembre, les vignerons de Monbazillac organisaient leur 23e édition du concours de Monbazillac, en présence de professionnels du monde de la gastronomie et du vin.  Cette année, la cuvée du Domaine de Grange Neuve a été consacrée comme la meilleure cuvée de Monbazillac sur le millésime 2017.

C’est l’année des deuxièmes étoiles, y compris pour le © Domaine de Grange Neuve qui après un premier titre en 2014, a de nouveau remporté le titre du Meilleur Monbazillac 2017 cette année

UNE CONSECRATION POUR LE DOMAINE DE GRANGE NEUVE

Exploitation familiale depuis trois générations, le Domaine de Grange Neuve élabore des produits sains et de bonne qualité. Ce Domaine a été récompensé le 3 décembre avec sa cuvée Monbazillac 2017. Arrive en 2e position la cuvée Monbazillac Marquis de Chamterac millésime 2017 de la Cave de Monbazillac, cave créée en 1940, leader pour la production de vins liquoreux de Monbazillac.

UN CONCOURS ORGANISE A LYON CAPITALE DES GAULES

Histoire de changer de crèmerie, cette année, les vignerons de Monbazillac ont investi la capitale des Gaules, pour présenter leurs
meilleures cuvées, en présence des représentants de l’interprofession Bergerac-Duras. L’or du Périgord a ainsi été présenté aux professionnels et journalistes lyonnais, le 3 décembre, à l’espace événementiel L&J Winery à Lyon. Les 34 cuvées de 22 domaines différents ont ainsi été dégustées à l’aveugle par un panel de de sommeliers, cavistes, restaurateurs, journalistes ou encore bloggeurs, le tout sous forme de « battles » successives, jusqu’à élire le grand gagnant.

UNE OEUVRE DE LUC DE MUELENAERE EN CADEAU

Le Lauréat de l’année s’est vu remettre une œuvre réalisée par Luc de Muelenaere, un artiste du Périgord qui réalise des sculptures à partir de bouteilles de verre. Un clin d’œil à l’appellation, puisque le trophée évoque la fleur de botrytis, élément rare et essentiel à la production de ces vins liquoreux. Un symbole qui marquera bientôt les bouteilles de l’or du Périgord.

MONBAZILLAC UNE APPELLATION SOUS LES FEUX DE LA RAMPE

« Côté Châteaux », l’émission sur les Terroirs sur NoA consacrera très bientôt son 2e numéro sur Monbazillac, la plus ancienne région viticole de production de
liquoreux et la plus étendue au monde, créée par des moines.
Vous saurez tout sur cet Or du Périgord, ce vin liquoreux très élégant, qui révèle un équilibre parfait entre fraîcheur et suavité pour les Fêtes de Fin d’année. Une émission spéciale de 14′ toute en arômes et en générosité, proposée et présentée par Jean-Pierre Stahl avec Sébastien Delalot.

 

14 Déc

C’est déjà Noël à Planète Bordeaux, avec son week-end gourmand

Ce samedi 15 et ce dimanche 16 décembre, le célèbre marché de Noël aura lieu comme tous les ans à Planète Bordeaux à Beychac-et-Caillau en Gironde. Le rendez-vous des fins gourmets.

Pour officiellement lancer la saison des fêtes de fin d’année, rien de tel que le traditionnel marché de noël de Planète Bordeaux, au cœur du vignoble de Bordeaux !
Venez nombreux les samedi 15 et dimanche 16 décembre, à Planète Bordeaux. Rien que pour vous, plus d’une trentaine d’artisans (bijoux, produit de bien être, chocolat, foie gras…) et vignerons de Bordeaux seront présents. Le tout dans une ambiance conviviale et festive !
1/ Des ateliers œnologiques et culinaires sont proposés toutes les heures, en accès libre et gratuit (dans la limite des places disponibles).
2/ Des animations pour les enfants, des interludes musicaux et de nombreux cadeaux à gagner sont aussi prévus !
3/ Restauration possible sur place, sans réservation.
4/ Et un millier de vins au prix propriété référencés dans la Cave des 1001 Châteaux… de quoi gâter vos proches pour Noël et réaliser les meilleurs accords possibles avec vos plats de fête !
Avec Planète Bordeaux

13 Déc

Coupe des Crus de Saint-Emilion sous le parrainage du Beckustator: 24 Coups de Cœur donnés aux vins de Saint-Emilion !

Quand on a une tête d’affiche comme Yves Beck, c’est que son cri de ralliement n’est pas loin. Au sein du CAPC lundi soir, on aurait entendu plusieurs fois « attaaaaaaaaaque » (son cri de guerre pour déguster) sous les voûtes du centre d’art contemporain. Ce fut aussi l’occasion d’élire les 24 coups de cœur 2019 des vins de Saint-Emilion.

Près de 100 professionnels du vin (courtiers, négociants, œnologues, sommeliers, cavistes…), journalistes et amateurs (membres de clubs d’œnologies/sommelleries, d’écoles spécialisées) participaient lundi dernier à la Coupe des Crus de Saint-Emilion.

L’objectif était de juger 147 crus en compétition et d’élire les 24 coups de cœur des vins de Saint-Emilion. Par sa bonhomie et son humour, notre ami journaliste suisse et critique Yves BECK  alias le « Beckustator » ne pouvait pas passer inaperçu, se faisant tout petit pourtant… Il faut dire qu’il l’avaient affublé d’un titre de roi, celui de parrain de la Coupe des Crus de Saint-Emilion.

« Ce qui intéresse le consommateur, c’est ce qu’il déguste maintenant. C’est pour cela que j’ai accepté
d’être le parrain de la Coupe des Crus – Sélection Coups de Cœur 2019. L’approche me plait ! Nous
sommes ici dans une démarche identique à celle du consommateur. On aime ou on n’aime pas. J’aime
beaucoup ce fonctionnement et j’ai passé une très agréable soirée ! », Le Beckustator

Yves Beck s’est plié au jeu et a dégusté avec les jurés, de façon rigoureuse tous les vins à l’aveugle sur 3 millésimes (2014, 2015 et 2016), à l’occasion de matchs éliminatoires. 24 lauréats ont au final été identifiés et seront mis en avant durant toute l’année 2019, avec le Saint-Emilion Wine Trip, durant la semaine des Primeurs  à la Maison du Vin de Saint-Emilion, etc..

VOICI LES 24 COUPS DE CŒUR 2019 DES VINS DE SAINT-EMILION :

LUSSAC SAINT-EMILION
Château La Claymore
Château La Perrière
Château Lion Perruchon – Cuvée Simple Red
Le Rival
PUISSEGUIN SAINT-EMILION
Château Bel Air
Château des Laurets
Château Haut-Fayan
Château Teyssier – Cuvée d’exception
SAINT-EMILION
Château Barberousse
Château Moulin des Graves
Clos le Brégnet
Le Tertre de Sarpe
SAINT-EMILION GRAND CRU
Château du Barry
Château Haut Veyrac
Château Mangot
Château Pindefleurs
Chapelle de Labrie
La Réserve de Louis
Muse du Val
Sol Béni
SAINT-EMILION GRAND CRU CLASSE
Château Dassault
Château Grand Corbin-Despagne
Château La Marzelle
Château Laroze

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