18 Août

Le château de Cabidos contemple 6 siècles d’histoire en Béarn

Robert et Peggy Alday ont célébré en juin dernier les 600 ans du château de Cabidos, une vieille demeure béarnaise, située non loin des coteaux de Jurançon. Un vieux domaine viticole dont le cépage roi est le petit manseng.

Le château de © Cabidos dans le Nord Béarn

La grande allée de cyprès qui mène au château donne au domaine un petit air de ToscaneUn château acheté voilà 4 ans par Robert et Peggy Alday, des passionnés de terroirs, venus du Pays-Basque. Ceux-ci ont voulu marquer le coup en célébrant l’espace d’une soirée ces 6 siècles d’histoire.

Une histoire qui a débuté en 1419, à l’époque où Arnauton Guilhem du Vignau, nouveau Baron de Trubessé, en fit l’acquisition. Il a toujours aimé la vue offerte sur la chaine des Pyrénées depuis ce promontoire où il venait régulièrement pour méditer au spectacle de cette beauté éternelle et de se dire tel Alphonse de Lamartine pour Pau, quatre siècles plus tard, « C’est la plus belle vue de terre ! ». Une histoire bien trop longue à résumer en quelques lignes mais qui a vu au fil des successions et des cessions le Château de Cabidos perdre de sa superbe jusqu’au mariage en 1953 d’Isabelle Cogombles, arrière-petite-fille de Marie-Catherine de Trubessé avec Philippe, Comte du Cauzé de Nazelle.

Le petit manseng du © château de Cabidos

La tradition viticole du domaine de Château de Cabidos a été relancée avec succès au début des années 90 par Isabelle de Nazelle, après avoir été abandonnée pendant plus d’un siècle.

Aujourd’hui, ce sont neuf hectares du domaine qui sont consacrés à la vigne, avec plusieurs cépages mais tout de même un cépage roi le petit manseng (sur 7 ha), un cépage blanc d’origine pyrénéenne, qui offre des vins blancs doux et des vins blancs secs très appréciés des connaisseurs.

Hors de l’appellation Jurançon, le château de Cabidos produit des vins de pays du Comté Tolosan et des vins de pays des Pyrénées-Atlantiques.

Méo Sakorn-Series directrice technique © du château de Cabidos

Depuis 2007, Méo Sakorn-Series, oenologue thaïlandaise formée à l’école bordelaise, en est la maître de chai et la directrice technique.  C’est la seule femme thaïlandaise à diriger et vinifier un domaine viticole en France, un savoir faire reconnu qui lui a valu d’être promue chevalier de l’ordre national du mérite.

Les vins du château de Cabidos dégustés le 6 juin dernier © Bee Bordeaux

Depuis 2015, la famille Alday est à la tête de la propriété. elle souhaite mettre en valeur la qualité de ses vins et faire découvrir ce havre de paix à Cabidos, non loin de la côte Basque, où la famille possède déjà un magnifique hôtel de charme la Villa Catarie **** à Guéthary.

En ce mois de juin, ces 600 ans ont été célébrés autour d’un grand dîner orchestré par Andrée Rosier, chef étoilé au restaurant Les Rosiers à Biarritz, dans une ambiance musicale digne des Pyrénées-Atlantiques puisque jouée par le quatuor de musique classique Arnaga.

Regardez le reportage de François Busson et E. Gonzalez et O. Pallas de France 3 Pau Sud-Aquitaine

17 Août

Adrien David Beaulieu : la Cuvée Emeri, « comparable à une oeuvre d’art »

C’est peut-être « l’avenir de la distribution à Bordeaux », Adrien David Beaulieu commercialise via une plateforme une cuvée d’exception bouchée à l’émeri, à l’identique d’une très vieille bouteille de la propriété de 1750. 300 exemplaires produits dont les prix pourraient s’envoler…

Adrien David-Beaulieu avec sa très vieille bouteille © Jean-Pierre Stahl

La famille David Beaulieu est une très vieille famille de vignerons à Saint-Emilion, 400 ans d’histoire à la tête de château Coutet. Adrien David Beaulieu et Mathieu son cousin en sont la 14e génération. Chaque jour, ils présentent aux visiteurs leur château Coutet, un domaine de 11 hectares de vignes conduits en bio depuis l’origine, sans désherbant, sans insecticide et sans pesticide de synthèse.

Une famille qui un beau jour a retrouvé sur son domaine une vieille bouteille de 1750 : « il s’agit de l’une des plus vieilles bouteilles de Bordeaux retrouvée pleine, dans de la terre battue, une bouteille bouchée à l’émeri… » Cela leur a donné l’idée tout naturellement de vouloir refaire ce même type de bouchage en verre. Ils ont ainsi fait appel à un maître verrier Meilleur Ouvrier de France pour refaire ce type de bouchage parfait, sans fuite, qui a d’ailleurs donné l’expression « être bouché à l’émeri » pour être hermétique, obtus voire idiot. Mais là, l’idée est loin d’être idiote, c’est plutôt une idée de génie de vouloir communier avec ce passé, et de faire appel aux meilleurs artisans, MOF verrier mais aussi ébéniste pour le coffret bois en acacia adapté à chaque bouteille, avec aussi une guillotine sur mesure…ce qui fait dire à Adrien David Beaulieu « c’est comparable à une oeuvre d’art ».

Alain, Matthieu, Adrien et Xavier David Beaulieu devant leur château Coutet dans la famille depuis 1620 © JPS

Et ce vigneron qui a la passion de son métier chevillée au corps de décrire le vin qu’il y met à l’intérieur : « c’est la production de la cuvée presque parfaite telle qu’on peut la trouver à Coutet. La même cuvée que pour les Demoiselles : on ne produit que 2600 bouteilles entre les Demoiselles et 300 de la Cuvée Emeri. C’est très qualitatif, issu de vieilles vignes au sommet de la propriété sur le plateau calcaire, jamais traité… Un plateau planté avec des merlots à coeur rouge de 95 ans et des bouchets ou cabernets francs de 67 ans, les cépages locaux. » Un travail presque d’orfèvre de la vigne au chai où les raisins sont triés grain par grain par 70 personnes durant 2 jours. « C’est une vigne à très faible rendement : 20 hectolitres à l’hectare… On y fait le vin le plus qualitatif possible, avec 3 parcelles dédiées à ces bouteilles-là. »

Photo Chateau Coutet © J.Losson

Depuis le millésime 2014, après 4 ans à concevoir cette bouteille bouchée à l’émeri, à l’identique de ce qui se faisait jadis, la famille David-Beaulieu a lancé cette cuvée: chaque bouteille soufflée est unique, ainsi que son bouchon en verre, sans compter le coffret qui va lui servir d’écrin. « Cette bouteille de 1750 est une des plus vieilles à ce jour, on est très très peu dans le monde a en posséder, le vin peut rester dans la bouteille à travers les siècles, car il n’y a pas d’échange avec l’extérieur. (comme avec le bouchon). Pouvoir sceller un vin à travers le temps, c’est un concept d’oeuvre d’art, du très haut de gamme. »

Du fait main de A à Z, la Cuvée Emeri (ici une bouteille de 2015) qui sur le 2016 ne comptera que 300 exemplaires

Aussi, la cuvée Emeri de 2016 va être commercialisée via Alti Wine Exchange, une « plateforme assimilable à une place boursière, qui est en cours de validation. » « Cela a débuté vendredi de la semaine dernière et la commercialisation de ces bouteilles va durer 2 mois ». Le prix fixé à la base a été de 600€, un prix qui risque de monter, en fonction de l’offre et de la demande. Les bouteilles sont conservées sous douane à Bordeaux City Bond, un immense chai à Bordeaux géré par la CCI de Bordeaux qui sert de stockage du vin (dans les conditions optimum de température et d’hygromètrIe), en attendant d’être livrées, voire revendues. Car l’acheteur pourra revendre aussi son vin, via cette plateforme. C’est un peu comme à la Bourse. Une première pour ce vigneron, mais qui risque de faire des émules, car de nombreux vignerons font à Bordeaux, comme ailleurs des cuvées remarquables, ce qui fait dire à Adrien David-Beaulieu, « à mon avis c’est l’avenir de la distribution à Bordeaux. La bouteille ne bouge pas tant qu’elle n’est pas retirée de Bordeaux City Bond », un bon placement en somme car le vin à l’intérieur n’évolue pas, ou en tout cas pas comme avec un bouchage traditionnel avec un bouchon en liège.

Adrien David-Beaulieu lors des journées portes ouvertes en 2018 présentait déjà sa cuvée © JPS

Adrien David Beaulieu reste avant tout un vigneron qui aime faire partager son savoir-faire et sa production, aussi les amateurs intéressés peuvent venir à la propriété déguster le vin : « on fait goûter à la propriété, c’est le même vin que la cuvée Demoiselle, vendue en bouteille traditionnelle à 75€ ». Une production qui s’est déjà arrachée sur les millésimes 2014 et 2015, « vendue dans 6 pays en plus de la France, Ontario, USA, Japon, Allemagne, Suisse, Autriche… On espère doubler notre production mais on n’ira pas au-delà de 4800 bouteilles. »

En revanche sur la Cuvée Emeri, la production ne devrait pas être guère plus importante car « on ne pourra pas monter plus haut en terme de coûts de production, » ajoute Adrien David-Beaulieu. Sur le millésime 2014, 184 ont été vendues, 250 sur le millésime 2015 et 300 proposées sur le millésime 2016.

16 Août

Une production viticole estimée entre 42,8 et 46,4 millions d’hectolitres, en baisse en 2019

Selon les estimations établies cet été par Agreste, la production en France devrait s’établir entre 43 et un peu plus de 46 millions d’hectolitres, soit un recul de -13 à -6% par rapport à 2018. En cause, coulure et millerandage, mais aussi grêle et bien sûr la canicule.

Selon les estimations du Ministère de l’Agriculture, la production en 2019 devrait baisser de -13 à -6% par rapport à 2018. Cette production qui pourrait être la 2e plus basse des 5 dernières années après la récolte historiquement faible de 2017 à cause du gel devrait s’établir entre 42,8 et 46,4 millions d’hectolitres.

Les raisons sont à trouver du côté de la floraison déjà : celle-ci s’est déroulée dans des conditions plutôt défavorables (précipitations et froid), ce qui a entraîné de la coulure (chute des fleurs ou de jeunes baies) et du millerandage (baies de petite taille). C’est la façade ouest qui a été la plus touchée par ces phénomènes : Val de Loire, Charenets, Bordeaux, Sud-Ouest, mais aussi l’Alsace, la Bourgogne et la Provence ont connu ces problèmes.

Plus récemment, la canicule et le soleil ont brûlé de nombreux vignobles notamment dans le Gard, l’Hérault et le Var, avec des températures à plus de 46° par endroits. Des phénomènes locaux de baies brûlées ont été également enregistrés dans le Bordelais. Ces phénomènes de brûlures et de stress hydrique ont été bien visibles sur les grappes en formation. Fort heureusement, les précipitations du mois d’août ont été salutaires.

La grêle par endroits a eu des conséquences désastreuses pour certains vignobles mais sur le plan national, les conséquences ne sont se feront que peu sentir car très localisée.

Avec la canicule, fin juin et début juillet, le vignoble a moins été soumis aux pressions maladies comme le mildiou qui l’an dernier avait fait des ravages. L’oïdium a été toutefois bien présent en Alsace et en Champagne.

Ces premières estimations établies à la mi-juillet vont bien sûr évoluer, avec un mois d’août décisif et un mois de septembre que les vignerons espèrent clément. Un peu de chaleur, mais pas trop, des matinées fraîches et un peu d’eau et 2019 pourrait se présenter comme un millésime pas mal. On croise les doigts.

14 Août

Californie: dans des vignobles, la ruée vers le cannabis laisse un parfum d’amertume

Un sujet plutôt hallucinant ! Agriculteurs traditionnels et producteurs de cannabis sont à couteaux tirés dans l’un des vignobles réputés du sud de la Californie, où la ruée vers l’herbe déclenchée par la légalisation de cette drogue laisse un parfum d’amertume, notamment chez les viticulteurs.

Image d’illustration de vendanges © JPS

Depuis novembre 2016 et la loi autorisant l’usage récréatif de marijuana dans toute la Californie, les vignerons et de nombreux habitants du comté de Santa Barbara se plaignent d’être envahis par des voisins indésirables, dont le cannabis empuantirait non seulement l’atmosphère mais bouleverserait aussi leur mode de vie.

C’est la plus importante menace pour le secteur viticole que j’ai vue depuis que je suis arrivé ici voici 25 ans » Stephen Janes, gérant des vignobles Pence Vineyards (200 km nord-ouest de Los Angeles).

En cause: le développement fulgurant des exploitations cultivant du cannabis, qui ont déjà colonisé plusieurs centaines d’hectares à la faveur d’une réglementation particulièrement souple dans ce comté. Des millions de plants de marijuana, dont chaque hectare peut valoir plusieurs millions de dollars, ont ainsi littéralement fleuri sur les coteaux des vallées de Santa Ynez et Santa Maria, aux côtés des pieds de vigne.

Plus au sud, dans la petite ville côtière de Carpinteria, les serres jusqu’alors consacrées à l’horticulture abritent désormais du cannabis, au grand dam de certains riverains. « Maintenant, je dois porter un masque quand je sors dans mon jardin et mes petits-enfants ne me rendent plus visite à cause de l’odeur », soupire Joan Esposito, arrivée voici 36 ans dans la ville.

LE CANNABIS DOMINE LE MARCHE

Dans les collines de Santa Rita, réputées pour leur pinot noir, une enfilade d’arceaux recouverts de bâches blanches s’étend à perte de vue parmi les vignobles. Il s’agit là encore du précieux cannabis. « Ca ne ressemble à rien de ce qu’on a connu et c’est arrivé très vite. Personne n’avait anticipé l’impact visuel », souligne Kathy Joseph, propriétaire des caves Fiddlehead et des vignobles Fiddlestix. « Maintenant, c’est le cannabis qui domine le marché, de plus d’une façon », estime-t-elle.

Viticulteurs, producteurs d’avocats et autres agriculteurs traditionnels se plaignent d’être obligés d’adapter leurs pratiques aux exigences du cannabis, notamment incompatible avec l’utilisation de pesticides chimiques. « C’est un vrai cauchemar », déplore Mme Joseph, contre laquelle un voisin a porté plainte, l’accusant de mettre en danger son herbe par les traitements qu’elle pulvérise sur ses vignes. « Ca fait 40 ans que je me consacre à faire du vin, et en tant que viticulteurs, nous sommes soumis à des contrôles stricts », insiste-t-elle. « Mais cette année, je vais probablement perdre ma récolte de chardonnay, d’une valeur de 50.000 dollars, car j’ai dû employer un pesticide qui n’est pas aussi efficace contre le mildiou ».

Sollicitée par l’AFP, l’organisation représentant les quelque 900 cultivateurs de cannabis du comté n’a pas réagi. Des responsables du comté de Santa Barbara, qui fixe la réglementation régissant la culture de la drogue douce, ont pour leur part reconnu que les autorités locales auraient dû mieux encadrer le développement de ce marché. « Je suis très soucieuse de l’impact des exploitations de cannabis à l’air libre dans la vallée de Santa Ynez », a déclaré à l’AFP l’une d’entre elles, Joan Hartmann, qui assure travailler à des mesures correctives.

CONTROLE DES ODEURS ?

Graham Farrar, président de l’Association des producteurs de cannabis responsables, jure que ses collègues font tout ce qu’ils peuvent pour entretenir des relations de bon voisinage. Ils installent des systèmes de contrôle des odeurs et contribuent à l’économie locale, affirme-t-il à l’AFP.

« La communauté soutient le cannabis » et l’odeur n’est pas un problème, balaye-t-i d’un revers de main. « Beaucoup de ceux qui parlent de l’odeur n’aiment pas ça (…) parce qu’ils pensent que le cannabis est immoral », fait valoir M. Farrar. L’argument a du mal à passer chez Stephen Janes, qui dément toute opposition de principe au cannabis. Comme ses collègues, il veut juste pouvoir poursuivre son activité sans qu’un parfum de chanvre ne vienne polluer les salles de dégustation.

« L’industrie (viticole) est ici depuis 40 ou 45 ans et contribue pour 1,8 milliard de dollars à l’économie locale (…) Je ne pense pas que ce soit juste qu’une autre industrie débarque et nous oblige à changer nos façons de faire », plaide-t-il.

D’autres préfèrent partir sans attendre de voir si la situation va s’améliorer. C’est le cas de Maureen Foley Claffey, qui a grandi à Carpinteria et dont la maison est désormais cernée par du cannabis. « Tout ça a dressé les voisins les uns contre les autres. J’ai déjà perdu des amis, et maintenant je perds ma maison ».

AFP

13 Août

Millésime 2019 : une véraison plutôt homogène à Bordeaux

Même s’il est bien trop tôt pour se prononcer sur le millésime 2019, la véraison qui a débuté voilà 10 jours se passe correctement et de façon plutôt homogène. Cela fonde de bons espoirs si la météo d’août et de septembre est clémente… Aura-t-on à Bordeaux une nouvelle grande année en 9, réponse dans quelques semaines.

Thibault David, propriétaire du château Garbes à Gabarnac © JPS

La véraison, c’est une étape très importante, car c’est le moment où les baies de merlot et de cabernet changent de couleur et se chargent en sucre pour devenir du raisin. Elles passent du vert au rouge vif pour les raisins noirs et du vert au translucide pour les blancs.

A Semens et Gabarnac en Gironde, Thibault David inspecte ses 64, hectares en AOC Cadillac Côtes de Bordeaux. Depuis 10 jours, sa véraison se passe très bien, de façon homogène.

La véraison c’est une étape importante car c’est le moment où le raisin va se garnir en sucre, en polyphénol et en tanins, c’est ce qui va faire toute sa structure du futur vin rouge » Thibault David, château Garbes.

La qualité du futur millésime se joue actuellement, après un mois de juillet sec et caniculaire qui a conduit à un stress hydrique, les deux périodes de précipitations de ce début août ont été bénéfiques.

Marc Médeville, propriétaire du château Fayau et président du Syndicat de Bordeaux et Bordeaux Supérieur © JPS

« On a eu la chance d’avoir 50 et 20 mm de pluie, ce qui fait que cela a eu une action sur la nature et de réalimenter les raisins. Cela a permis d’avoir véraison homogène, signe de qualité avant la récolte qui elle débutera 40 jours après la moitié de véraison, stade où l’on est actuellement », précise Marc Médeville, le président du plus gros syndicat viticole de Gironde des Bordeaux et Bordeaux Supérieur.

Les premières vendanges en rouge (85% du vignoble de Bordeaux) interviendront à partir du 20 septembre, mais sans doute plus fin septembre et début octobre. Les vignerons croisent les doigts pour avoir un bon ensoleillement avec des températures de 27 à 30°, des matinées fraîches et légèrement de pluie. L’objectif est de faire un bon millésime à Bordeaux, comme souvent dans ces millésimes qui se terminent en 9. Quant aux vendanges des blancs, elles devraient intervenir fin août, début septembre.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Didier Bonnet, Eric Delwarde et Charles Rabréaud : 

10 Août

La Champagne touchée par des orages de grêle

Le vignoble du Sézannais a été particulièrement touché par les orages de grêle de ce vendredi 9 août. Des rafales à plus de 100 kilomètres à l’heure soufflaient hier dans la Marne, mêlées à de fortes pluies qui parfois faisaient place à de la grêle. 

Les dégâts causés par les orages de grêle dans le vignoble sézannais © Loïc Blache – France 3 Champagne-Ardenne

En deux heures, il est tombé l’équivalent de 10 à 20 jours de pluie… De la pluie remplacée par endroits par de la grêle, avec des vents soufflants à 101 km/h en pointe.

Après le gel d’avril dernier, c’est la grêle qui est venue hier compromettre la récolte par endroits en Champagne, de manière surtout localisée surtout.Ainsi dans le Sézannais, à Saudoy, au sud de la fameuse Côte des Blancs, les dégâts sont particulièrement importants, comme sur ces photos.  

Le village de Saudoy est un secteur qui est d’habitude épargné par la grêle. Cette année, on a été particulièrement touché. Tout le village et tout le vignoble ont été touchés. C’est tout le travail d’une année qui est réduit à néant »,Vincent Léglantier président de la section locale du SGV

La peur est que la pourriture s’installe et que tout soit fichu. Sur la commune de Saudoy plus de la moitié de la récolte a été impactée.

Les orages ont mis à mal la récolte pour 2019 dans le Sézannais © Loïc Blache – France 3 Champagne-Ardenne

La Marne a connu un record d’éclairs hier : 1200 recensés alors que 10000 ont été enregistrés en France. 15 à 30 mm de pluie cumulée sont tombés en deux heures, soit l’équivalent de 10 à 20 jours de pluie en temps normal.

« On va trier, nous allons demander à nos vendangeurs de ne sélectionner que les bonnes grappes, que les beaux raisins pour que le champagne soit toujours à la hauteur de sa renommée », confiait ce week-end Vincent Léglantier.

A tous les vignerons qui ont été sérieusement touchés, une pensée particulière et de soutien de Côté Châteaux

Avec France 3 Champagne-Ardenne

09 Août

Le Domaine de Sentout en mode oeno et slow tourisme

Karina et Nicolas Pons, des vignerons artisans, vous accueillent durant tout l’été sur leur Domaine de Sentout en Gironde. Tous les jeudis et vendredis soirs, ils se sont mis en mode « bar à vins » car ils aiment recevoir sur leur propriété.

Le vigneron artisan Nicolas Pons vous accueille avec son épouse © Karina à Lignan de Bordeaux

Déjà en juillet, et encore tout ce mois d’août, le Domaine de Sentout vous accueille à Lignan de Bordeaux en Gironde. En effet, Karina et Nicolas Pons ont voulu mettre leur domaine viticole est en mode « bar à vins », tous les jeudis et vendredis durant ces deux mois d’été. « De 19h à 23h, nous ouvrons notre cadre champêtre, pour des moments de dégustation, de partage et de détente ! », m’explique le couple. En plus, le vigneron est amateur de musique et joue des morceaux en général durant ces moments d’échanges.

Nous aimons recevoir, et souhaitons dynamiser l’offre touristique locale. L’ oeno et le slow tourisme nous le pratiquons déjà, mais à taille humaine, depuis quelques années. Pour nous, il est important de proposer un accueil authentique et convivial. Un domaine axé sur la nature, composé de vignes, prairies, forêts à découvrir.

© Domaine de Sentout

Un domaine en pleine démarche de labellisation en agriculture biologique, dont la deuxième année de conversion biologique a été validée.

Domaine de Sentout, 43 Route de la Lande, 33360 Lignan de Bordeaux
Oeno, Slow et Eco Tourisme tout l’été jusqu’en octobre – Bar à Vins ouvert les Jeudis et Vendredis de 19h à 23h 
Tél : 06 85 95 61 54

08 Août

Quand l’Italie, 1er producteur de vin au monde donne le coup d’envoi des vendanges en Sicile

L’Italie, premier producteur de vin au monde, a donné ce mercredi le coup d’envoi de ses vendanges en Sicile, avec un cépage de Pinot gris, a annoncé le principal syndicat agricole du pays, la Coldiretti.

 La production devrait atteindre cette année entre 47 et 49 millions d’hectolitres, ce qui devrait permettre à l’Italie de conserver sa première place mondiale, malgré un recul de la production de 10% par rapport à l’année passée, a expliqué le syndicat dans un communiqué.

Selon la Coldiretti, la France devrait de nouveau arriver deuxième sur le podium, avec une production estimée entre 43 et 46 millions d’hectolitres, et l’Espagne troisième, avec entre 40 et 44 millions d’hectolitres.

Les vendanges 2019, en raison du climat fou ayant caractérisé l’été, avec une alternance de mauvais temps et de chaleur africaine, sont quelque peu en retard dans le nord » de l’Italie, le syndicat Coldiretti.

Mais, s’est-il félicité, les conditions actuelles font espérer une récolte de bonne, voire d’excellente qualité, même si elle dépendra aussi beaucoup du reste du mois d’août et de septembre.

Les quatre principales régions productrices sont la Vénétie (nord-est, 25% de la production italienne), les Pouilles (sud, 18%), l’Emilie-Romagne (centre, 17%) et la Sicile (8%). Le vin italien génère un chiffre d’affaires de plus de 11 milliards d’euros.

Les exportations ont augmenté de 5,2% sur les quatre premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2018. Les Etats-Unis sont le premier marché étranger de l’Italie. La Coldiretti se dit dans cette perspective préoccupée de la guerre commerciale lancée par le président américain Donald Trump, qui a menacé d’augmenter les droits de douane sur le vin européen.

Selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), la production mondiale de vin a atteint l’an dernier 292 millions d’hectolitres (+17% par rapport à 2017), son plus haut niveau depuis 15 ans.

L’Italie (avec 54,8 millions d’hectolitres) avait confirmé sa place de premier producteur mondial, suivie par la France (48,6 millions d’hectolitres) et par l’Espagne (44,4 millions d’hectolitres).

Avec AFP

Le Rosé du Gouf sorti de l’eau à Capbreton…

Fin juillet, les vignerons de la coopérative de Plaimont ont sorti de l’eau, les premières bouteilles de Rosé du Gouf après 73 jours d’immersion. Une prouesse réalisée avec les plongeurs des Aquanautes de Capbreton dans les Landes.

Le rosé du Gouf sorti de l’eau le 23 juillet © Plaimont

Rien de tel pour se rafraîchir, en pleine canicule, un petit plouf pour rechercher le rosé du Gouf. C’était mardi 23 juillet, les vignerons de Saint-Mont dans le Gers sont venus rechercher leurs magnums immergés par 32 mètres de profondeur.

Une sortie de l’eau grâce aux plongeurs des Aquanautes de Capbreton © Plaimont

Ce sont ainsi 90 magnums de rosé de Saint-Mont qui ont été «plongés» depuis le 11 mai dernier dans  l’Océan  au large de Capbreton. A cet endroit du Gouf, les Aquanautes repeuplent les récifs du Golf et c’est ainsi qu’a germé l’idée d’immerger durant 3, 6 et 9 mois ces magnums de rosés réalisés à partir de 3 cépages (Tannat, Pinnec, Cabernet Sauvignon). Un élevage lent à l’obscurité ou presque et avec une température de 12 à 14°, parfait.

Un rosé rose pâle, qui grâce à cette conservation va garder sa vivacité, il sera réservé à la commercialisation chez des cavistes ou des restaurateurs. Un rosé pour l’apéritif, sur des grillades, salades ou barbecues, idéal pour l’été…à consommer avec modération. Bravo aux vignerons de Saint-Mont.

07 Août

Pyrénées-Orientales : c’est parti pour les vendanges dans les vignes de Cabestany

Ce sont des vendanges précoces, avec une semaine d’avance par rapport à 2018, dans cette région des Pyrénées-Orientales. Les vendanges ont débuté ce mardi matin sur du muscat petits grains à Cabestany.

Démarrage des vendanges à Cabestany © France 3 Languedoc-Roussillon

C’est bien connu dans le Languedoc-Roussillon, les vendanges débutent en général avant le Bordelais. L’an dernier, je m’étais fait l’écho de vendanges très précoces débutées fin juillet, là je vais vous parler des vendanges débutées hier matin à Cabestany, couvertes par mes confrères de France 3 Perpignan.

Ces vendanges ont démarrées à la fraîche, comme c’est d’usage, à 7h30 dans ces vignes de muscat petits grains à Cabestany en Roussillon. La chaleur de cet été engendrant sécheresse et par ailleurs la canicule ont favorisé une maturité plus rapide et un ramassage plus tôt. La fournaise a aussi asséché une partie des grappes sur les pieds de vigne, mais fort heureusement sans faire ici de dégâts majeurs. Toutefois, le manque d’eau va se traduire irrémédiablement par une récolte de 20 à 30% plus faible que d’habitude.

Ces vendanges vont durer quasiment deux mois, avec ramassages à la main et une équipe de 40 vendangeurs et à la machine pour la moitié des parcelles durant la nuit. En tout cas, le muscat ramassé s’annonce de qualité. Bon courage pour les semaines à venir.

Regardez le reportage de mes confrères de France 3 Languedoc Roussillon O.Faissolle, G.Duval et R.Grillot.

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