11 Déc

Vente des millésimes du centenaire de Talbot : adjugé 97 681 euros à Sotheby’s

C’était ce matin à Londres, la vente du lot de 142 vieux millésimes de Château Talbot réalisés par la famille Cordier depuis son acquisition du château. Le lot unique a été adjugé 97 681 euros.

Jean-Michel Laporte, directeur de Talbot, et Bernard Le Marois, pdg de Wine and Co devant la collection © JPS

Côté châteaux vous avait présenté en avant-première ce lot de 142 vieux millésimes dont le plus ancien remontait à 1926 et le plus récent à 2010. De vieux flacons avec encore le 1945, millésime de la victoire, ou les fameux 1961, 1982, 1989, 2000, 2005? 2009, 2010, en différents types de flacons, bordelaise, magnum, double-magnum et impériale de 1953 (bouteille spéciale qui correspond au 500 ans de la bataille de Castillon avec Sir Talbot qui donna son nom au château).

C’était l’idée de Bernard le Marois président de WineandCo avec la famille Cordier qui voulaient marquer ces 100 ans depuis le premier millésime réalisé par Désiré Cordier en 1919 jusqu’à celui rentré cette année dans les chais par sa descendante Nancy Cordier-Bignon.

Ce matin, ce lot exceptionnel car vendu en un seul lot a trouvé preneur à 97 681 euros, c’est 3 fois plus que l’estimation initiale de 30 000€.

Lire ou relire :

Une vente exceptionnelle par Wine and Co et la famille Cordier : 100 ans de millésimes du château Talbot

Saint-Julien : les 100e vendanges de la famille Cordier au château Talbot

Voir ou revoir le reportage de Jean-Pierre Stahl et Guillaume Decaix : 

Corbeyran et Horne racontent en BD Liber Pater

C’est un projet qui tenait à coeur à Corbeyran, ce scénariste de BD qui a déjà écrit de nombreux ouvrages liés au monde du vin, comme la série « Châteaux Bordeaux » ou encore « Vinifera, la grande histoire de la vigne et du vin ». Avec Horne, ils racontent là l’histoire de Loïc Pasquet depuis ses origines poitevines jusqu’à son aventure en terre de Landiras où il a réintroduit des vignes « franches de pied » d’avant phylloxéra pour accéder au « goût du vin retrouvé ».

Liber Pater, en « monochrome lie de vin, de circonstance », selon Corbeyran, écrit avec Horne aux éditions Glénat

C’est une BD écrite avec le sens de l’écoute et cet amour de raconter et faire partager une histoire. Corbeyran s’est ainsi plongé dans l’histoire de Loïc Pasquet, ce vigneron atypique de Landiras, moitié « fou », moitié génie, qui aujourd’hui vend son vin le plus cher au monde.

Tout démarre dans la région de Poitiers d’où est originaire Loïc Pasquet, l’auteur vous retrace quasiment l’histoire de l’humanité pour arriver à cet homme de Néanderthal, ce fils d’Aliénor d’Aquitaine, ce descendant…non sans rire, ce fils de parents tout à fait normaux, qui a vécu une jeunesse heureuse, avec comme grand-parents des paysans, des terriens (« je traîne avec des vaches, des chèvres et des cochons »), qui lui ont donné le goût de cultiver l’authentique. Mais cette introduction est menée de manière assez drôle et répond aux détracteurs de Pasquet qui en font parfois un être malin, fils de Satan et de Lucifer, il n’y a guère que la rime qui marche car il produit du Liber Pater.

J’ai écouté ce qu’avait à raconter Loïc : son enfance, son parcours, ses passions et ses ambitions et j’en ai fait une BD » Corbeyran

Interrogé par Côté Châteaux, l’auteur explique comment lui est venu cette idée: « on s’est rencontré avec Loïc sur le salon du livre en vigne au Clos Vougeot, je venais dédicacer Châteaux Bordeaux et lui son livre, Jacques Glénat le connaissais aussi, l‘idée nous est apparue évidente de faire un roman graphique, plus qu’une BD, un one shot comme on fait un documentaire. J’ai fait un vrai travail journalistique, à écouter la personne sans avoir à la juger, et essayer de raconter une histoire objective. On s’est rencontré plusieurs fois chez lui dans ses vignes et dans son chai, sur 2 ans, j’ai eu la chance de déguster plusieurs fois du Liber Pater. »

Son enfance, ses origines expliquent, comme pour tout le monde, ses traits de caractère qui se reflètent aujourd’hui dans son travail quotidien. Il a suivi de hautes études pour finalement finir vigneron. On y apprend qu’à 18 ans, passionné de vin et de pépites qu’il recherchait constamment, il était à la tête d’une collection d’un millier de vins…et l’idée qui germe en lui qu’un grand vin est un vin qui dure dans le temps.

La genèse de Liber Pater a été aussi un projet que Loïc Pasquet avait depuis longtemps en tête: déjà, jeter son dévolu sur un lieu « cet endroit est un anticlinal » (un lieu formé en même temps que les Pyrénées), au terroir atypique et complexe avec du sable, de la grave et des coquillages, un endroit où de la vigne était plantée avant le phylloxéra et sur lequel Loïc Pasquet va avoir cette démarche de rechercher à planter du franc de pied, de la vigne non greffée, en allant rechercher les cépages anciens auprès de l’Institut Français de la Vigne et du Vin, notamment du cabernet sauvignon, du tarney coulant, du saint-macaire et du castes.

« Je trouve que sa démarche va dans le bon sens, son idée de planter des vignes franches de pied, c’est une bonne idée », poursuit Corbeyran.

J’aime sa démarche de retrouver le goût de l’endroit où l’on est, c’est une méthode louable, sa démarche est absolument remarquable », Corbeyran.

 

Et Loïc Pasquet d’expliquer qu’au final le cépage doit s’effacer quelque peu car c’est vraiment le goût du lieu qui est primordial. Après avoir planté quelque 20000 pieds à l’hectare, écouté les conseils de François un voisin et ami vigneron, lui aussi en dehors des sentiers battus, il a imposé son style de production depuis son premier millésime en 2007, laissant par exemple les mauvaises herbes pousser entre ses rangs de vigne, juste mangées par ses chèvres, mais sans jamais utiliser de désherbants… Dans la BD, ses déboires avec l’INAO et la justice sont aussi évoqués, notamment on lui reprochait le fait de ne pas avoir désherbé comme le faisaient la plupart de ses voisins, lui était à l’époque en avance peut-être sur son temps, il considérait aussi que la concurrence de l’herbe à sa vigne portait plus de complexité à son vin, dans la recherche du vin fin…On y évoque aussi les jalousies et les saloperies qui lui ont été faites comme couper ses pieds de vignes…

Aussi me suis-je permis de demander à Corbeyran si cet ouvrage était plus une recherche de réhabilitation ou une recherche sur sa démarche : « moi, je ne veux réhabiliter personne, je trouve la question intéressante, j’y vais sans a priori, j’écris une histoire, chacun se fera une idée du personnage en ayant lu le bouquin, depuis son enfance jusqu’à aujourd’hui, c’est pour cela c’est un roman graphique. Une fois qu’on l’a lu, on le place sur la table et on en discute, on commence à en débattre. Vous ne saviez pas tout sur Loîc Pasquet, là il vous dit ce qu’il a au fond des tripes, maintenant on peut en discuter, c’est un objet de débat et un ouvrage d’ouverture.« 

Des débats, il va y en avoir prochainement car Loïc Pasquet va accueillir les 16 et 17 janvier prochains la « Rencontre des Francs » à Landiras avec comme il aime à le dire ceux qui font du franc de pied comme lui mais aussi ces francs ancêtres des Français. « C’est la première fois depuis 140 ans qu’on va pouvoir comparer les greffés et les francs de pied. On a 25 vignerons de l’Europe entière, de la France, Bourgogne et de la région avec Palmer », me confiait ce matin Loïc Pasquet.

Quant à la BD Liber Pater, « c’est un vrai succès, on a vendu 6000 exemplaires en 6 semaines, on est content, c’est top », continue Loïc Pasquet. Tiens une idée de cadeau à Noël, pourquoi pas ?

10 Déc

Et voici le vin chaud au Sauternes by Lafaurie-Peyraguey

L’été c’est avec des glaçons, l’hiver en vin chaud. David Bolzan et le chef Jérôme Schilling ne manquent pas d’imagination pour toujours mettre le Sauternes au goût du jour et du moment. En cette période de marché de Noël, il allait de soi de sortir le vin chaud au Sauternes…Et une fois de plus, c’est bluffant.

Le vin chaud au Sauternes by Château Lafaurie-Peyraguey © JPS

« Voulez-Vous qu’on aille prendre un verre de vin chaud ? », encore une réplique culte des Bronzés font du Ski dont on fête les 40 ans, réplique que l’on va pouvoir réinterpréter: « un verre de vin chaud au Sauternes…Monsieur Dusse ? »

Dans le costume du guide haute montagne David Bolzan, le directeur des vignobles Silvio Denz, qui ne cesse de faire preuve d’inventivité, quitte à faire du hors piste avec à l’origine le Sweet’Z ce Sauternes avec zeste d’orange et des glaçons qu’il a lancé et qui fait un tabac, puisque de nombreux producteurs de Sauternes ou d’autres vins liquoreux le copient désormais. Aujourd’hui, de nouvelles pistes s’ouvrent en Sauternais et tous vont se mettre à faire le travail de damage  Là, alors que la neige n’est pas encore tombée sur Lafaurie-Peyraguey, c’est le chef Jérôme Schilling et David Bolzan qui ont eu cette idée fabuleuse de vin chaud au Sauternes, pour rendre hommage à la magie de Noël.

Ils ont ainsi inventé le Christmas Sweet’Z, à déguster au bar du Château ou au restaurant Lalique. Une recette traditionnelle avec La Chapelle le second vin de Lafaurie-Peyraguey, de l’anis étoilé, de la cannelle, un zeste d’orange et quelques clous de girofle, sans ajouter de sucre  rien que du naturel.

Un vin chaud qui cadre totalement avec l’ambiance marché de Noël que le chef venant d’Alsace a voulu reproduire au sein du Château Lafaurie-Peyraguey, et qui sera en service samedi 14 décembre à partir de 11h30 et dimanche 15, ainsi que le week-end suivant.

Et bien sûr, cela n’empêche nullement d’apprécier le vin de Sauternes à n’importe quel moment et avec de nombreux accords mets et vins, notamment pour les fêtes de fin d’année.

(l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération)

« Solidarité, partage et bienveillance »: quand les Bouffons de la Cuisine et les amis de Michel Trama mettent du baume au coeur pour Noël

Il y a du Coluche en lui. « C’est l’histoire d’un mec… », un Michel, un chef, un chef étoilé, qui veut partager les beaux moments de Noël en mettant sa passion de la cuisine et son savoir-faire, ainsi que ceux de ses amis chefs cuisiniers de France, au service des plus démunis. Histoire d’offrir un beau repas de fête en cette fin d’année, à toutes ces personnes identifiées par des associations de solidarité qui oeuvrent au quotidien pour les aider.

Caroline Miquel, jardinière, le chef Michel Trama, et Marie Borgel et le chef Nicolas Magie du © Saint-James hier soir à Bouliac (Gironde)

Son nom: Michel Trama, chef 2** au Guide Michelin à Puymirol dans le Lot-et-Garonne : « ce que je fais ce n’est pas pour qu’on parle de Michel Trama, je ne fais pas dans l’égo. Je veux juste faire parler des Bouffons de la Cuisine. »

« C’est une belle association, d’amis chefs cuisiniers, j’aimerais qu’il y ait un bel élan de solidarité incarné par les Bouffons de la Cuisine et tous ces bénévoles pour ne pas oublier ces gens-là. Il y beaucoup de gens dans la rue, dans le besoin, on le voit tous les jours ».

© Nicolas Magie et Caroline Miquel en pleine préparation hier soir ce dîner de Table de Noël au Saint-James

Ce sont donc une vingtaine de repas qui sont offerts depuis fin novembre et durant tout le mois de décembre partout en France. Pas mal dans le Sud-Ouest, hier midi à Boé, ou encore hier soir au Saint-James à Bouliac avec le chef 1* Nicolas Magie et Marie Borgel, mais aussi le 12 décembre à Marmande, en Bretagne, en Alsace, ou encore la semaine prochaine à Nîmes et Cannes : « on en fait partout et autant qu’on nous en demande… »commente encore Michel Trama.

L’année prochaine, on va faire les Bouffons de la Cuisine avec une soupe et un bout de pain, avec des food-trucks, dans les rues des villes », Michel Trama.

Quand on voit les Restos du Coeur, une superbe initiative de Coluche, qui ne devait qu’être éphémère, et qui aujourd’hui est une association incontournable qui sert chaque année des millions de repas, quand on voit aussi le travail effectué par la Banque Alimentaire, le Secours Populaire ou Secours Catholique, on se dit qu’on est loin d’avoir éradiqué la pauvreté en France et les gens qui ont besoin d’une aide momentanée ou au quotidien pour vivre décemment. Faut-il le rappeler on n’a jamais connu autant de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et aussi dans la rue… C’est triste mais c’est la dure réalité. A chacun de réfléchir à un geste de partage, en son âme et conscience, Michel lui a créé les Bouffons de la Cuisine il y a deux ans, et c’est une initiative merveilleuse.

Ils sont nombreux ces chefs et bénévoles partout en France à réponde à l’appel des Bouffons pour cuisiner en faveurs des démunis

Chaque midi, chaque soir, il essaie avec ses amis cuisiniers et de nombreux bénévoles de redonner du baume au coeur des gens, en mettant de l’ambiance, il faut voir comment il mouille le maillot le gars, il cuisine, il filme en direct sur Facebook, il fait le show, il réchauffe les coeurs, il a de l’humour, il a ses humeurs, ils un coeur, gros comme cela, et il mérite des acclamations, des vivas, car sa démarche est humaine avant tout: « on partage avec vous le pain, ce n’est pas religieux, mais c’est essentiel. »

Avec Michel Trama, Gilles Goujon, Pascal Sagot et l’Hôtel Restaurant Le Parc Franck Putelat, à Carcassonne.

« Solidarité, partage et bienveillance, c’est l’ADN de la cuisine et des Bouffons de la Cuisine,  » commente Michel Trama pour Côté Châteaux, en son nom et celui de ses amis, tous vêtus de blanc, comme des anges: ce sont juste les Bouffons de la Cuisine. UN GRAND BRAVO.

08 Déc

Le Tour du Monde en 80 Verres…Là, vous allez voyager !

Dans la série des beaux livres pour Noël, en voici un original. « Le Tour du Monde en 80 Verres ». Il est l’oeuvre de Jules Gaubert-Turpin et Adrien Grant Smith Bianchi. Des compères qui depuis leurs études foisonnent d’imagination et qui travaillent ensemble depuis 5 ans. 

Ce sont deux « passionnés de graphisme et de gastronomie…liquide », comme ils aiment à se définir. Ils ont créé il y a quelques années « La Carte des Vins s’il-vous-plaît » dont Côté Châteaux s’était fait l’écho dès la création. Ils réalisent depuis des cartes viticoles au style moderne, épuré mais aussi avec ce brin de nostalgie des grandes cartes que l’on trouvaient accrochées dans nos anciennes salles de classes.

Aussi, après nous avoir fait rêver avec leur atlas des vignobles, Jules Gaubert-Turpin et Adrien Grant Smith Bianchi nous font un tour de la planète dans ce livre à la découverte des alcools du monde. On y découvre la fameuse bière belge, le vin argentin, le rhum des caraïbes, mais aussi le vin du Piémont italien, le whisky japonais,

Vous allez y trouver résumés l’histoire, le terroir, la dégustation, les caractéristiques et potentiel de garde, mais aussi des infos pratiques sur la production, le taux d’alcool et le prix moyen d’une bouteille, le tout agrémenté de commentaires sur les variétés, les cépages et arômes qui s’y affairent. Avec bien sur en prime une superbe carte.

Ce livre raconte ainsi l’histoire de chaque verre, l’inventivité de l’homme, partout sur la planète vin et spiritueux, qui du Piémont italien au saké japonais, en passant par le baiju chinois, mais aussi le shiraz d’Australie ou le Malbec de Mendoza a su conquérir les papilles et les marchés mondiaux.

Vraiment un bien bel ouvrage, vin…solite et 1structif qui risque de de ravir les amateurs et connaisseurs en vins et spiritueux. Et pour qui souhaiterait comme moi faire un peu d’humour, avec ce prix-là pour un tel ouvrage on peut voir le verre à moitié plein, mais il ne parle que de 80 verres, alors là à moitié vide…Non, c’est pas que la coupe (de blagues) est pleine, celle de champ ou de crémant bientôt, mais c’est un bouquin plein…d’esprit, de richesse et d’envergure qui mérite un coup de chapeau de Côté Châteaux.

Le Tour du Monde en 80 Verres par Jules Gaubert-Turpin et Adrien Grant Smith Bianchi, 25€ aux éditions Marabout.

(PS: l’abus d’alcool est dangereux pour la santé…à consommer avec modération)

07 Déc

Champagne : et si on dégustait un petit Pol Roger de 1900 ?

En février 1900 les caves de la prestigieuse maison de Champagne Pol Roger à Epernay s’étaient effondrées. Un accident industriel qui avait enfoui à jamais, croyait-on à l’époque, 1,5 millions de bouteilles et 500 fûts. Presque 120 ans plus tard une petite centaine de bouteilles a été retrouvée. Trois d’entre elles ont été dégustées par des experts du vin.

Francis Mainguet est à la manoeuvre, sous les feux des projecteurs. Tout le monde retient son souffle…Entre les mains du maître du dégorgement une rescapée de l’éboulement de 1900 de la Maison de Champagne Pol Roger. « Si je vais trop profond, je peux casser le goulot, et la bouteille, elle casse, oui car les verres soufflés à la main étaient fragiles… » confie Francis Mainguet, responsable du dégorgement des bouteilles 1900.

Ensevelies dans la craie pendant 118 ans, cette bouteille et une centaine d’autres sont découvertes en septembre 2018, lors d’opérations de sondages en vue de travaux d’agrandissement. C’était alors une fort agréable surprise de retrouver ces bouteilles qu’on pensait à tout jamais perdues, il y avait 1,5 millions de bouteilles en caves.

Ces vins sont partis sous l’éboulement, 3 mois après la mort de Pol Roger…Aujourd’hui on a la chance d’avoir la 4e, 5e ou 6e génération de la famille qui peut goûter ce vin, c’est un instant d’émotion… En plus les vins sont incroyablement conservés », Laurent d’Harcourt président du directoire de la Maison Pol Roger.

Entre 15 et 20 minutes sont nécessaires pour recouvrer ce magnifique breuvage : « beaucoup d’émotion, c’est impressionnant, très surpris du vin et du bouchon pour un vin de 1900 et même un petit peu avant… » selon  Francis Mainguet.

Bon vin très pur, pas de dépôt, on vient de le dégorger évidemment », Christian Billy petit-fils du fondateur.

On s’attend à quelque chose de vineux, presque un peu lourd, presque un peu pompeux et en fait on a une petite note d’agrumes, un petit côté zest, c’est impressionnant d’avoir cela encore 119 ans après », commente Damien Cambres, chef de Cave de la Maison Pol Roger.

Avec le temps l’effervescence de ces vieux millésimes a disparu. Et l’histoire s’est répétée, car un mois après avaoir révélé ces bouteilles ensevelies, la galerie s’est à nouveau effondrée…

Par Sophie Dumay et Xavier Clayes, confrères de France 3 Champagne-Ardennes, regardez aussi leur reportage :

Spéciale dédicace de Côté Châteaux à Sir Winston Churchill, grand amateur de Pol Roger.

06 Déc

« Mois sans alcool », le défi de janvier aura lieu sans l’Etat

L’opération « Mois sans alcool » aura bien lieu en janvier malgré l’absence de soutien de l’Etat, ont assuré mardi une vingtaine d’associations qui animeront cette campagne destinée à faire « une pause » dans sa consommation.

Image d’illustration © JPS

Des associations et des médecins addictologues avaient dénoncé l’abandon d’un projet gouvernemental sous la pression, selon eux, du lobby du vin.

Aussi, plusieurs associations ont décidé de s’unir « pour promouvoir cette campagne inédite » en partenariat avec Alcool Change UK, à l’origine du concept de « Dry January », organisé au Royaume-Unis depuis 2013, indiquent-elles dans un communiqué.

Elles invitent à « relever le Défi de janvier: soit une pause d’alcool pendant un mois pour donner du répit à votre corps (et votre porte-monnaie) mais également faire le point sur la place qu’occupe l’alcool dans votre quotidien et votre sociabilité ». « Les bénéfices sont prouvés: perte de poids, meilleur sommeil, regain d’énergie, meilleure concentration et, à terme, une consommation d’alcool mieux maîtrisée », selon les associations.

Cette opération se décline sur le web (www.dryjanuary.fr) et les réseaux sociaux. Parmi les signataires, le Fonds Actions Addictions, des associations d’addictologues (SFA, FFA et ANPAA…), la Ligue contre le cancer, la mutuelle MGEN, ainsi que des associations de patients, d’usagers de la santé, d’étudiants (France Assos Santé, Aides, France patients experts, la Fage …) et de lutte contre les addictions en entreprise (Adixio).

L’agence sanitaire Santé publique France n’a jamais annoncé officiellement le lancement de cette opération de sensibilisation aux risques de l’alcool. Mais une source interne avait indiqué en novembre à l’AFP que le projet avait effectivement été préparé et aurait dû être officiellement dévoilé très prochainement, pour un lancement en janvier

Le projet de « Mois sans alcool » « n’avait pas été validé par le ministère de la Santé », avait affirmé le 21 novembre la ministre Agnès Buzyn. Elle avait ajouté que la campagne était « en train d’être travaillée » et qu’elle ne lui avait « pas été proposée ».

La perspective de l’adaptation en France du « Dry January » sous l’égide des pouvoirs publics suscitait depuis plusieurs semaines l’opposition du lobby de l’alcool.

Le 14 novembre, lors d’un déplacement en Champagne, le président de la République Emmanuel Macron a rencontré des représentants de la filière. « Vous pouvez faire savoir qu’il n’y aura pas de Janvier Sec, nous a-t-il dit », avait alors assuré le coprésident du Comité Champagne, Maxime Toubart, au site spécialisé Vitisphère.

Interrogés par l’AFP le 20 novembre, les services de l’Elysée n’avaient ni confirmé ni infirmé ces propos prêtés au président.

France Assos Santé, qui indique regrouper 85 associations de malades et d’usagers de la santé, a par ailleurs rendu publique lundi une lettre au président de la République, où elle lui demande de « clarifier sa position ». « Nous comptons sur votre engagement pour que cette campagne de Santé publique France soit bien à l’agenda
du début de l’année à venir, et que tout cela n’est qu’un affreux malentendu », ajoute l’association.

AFP

05 Déc

Fallait pas les inviter…vous risquez de vous y attacher : 10e opération « j’irai déguster chez vous » à Lille

Attention ils débarquent dans vos apparts et maisons… Qui ça, quoi ça ? Les Castillon Côtes de Bordeaux. Vendredi 6 et samedi 7 décembre, 2 vignerons de l’appellation vont venir vous faire découvrir leur production et échanger avec vous et vos amis. Un succès dingue !!!

Florence Lavau du château Tuque Bel-Air et Yann Todeschini de La Brande en décembre dernier à Bordeaux © JPS

C’est un peu comme un couple d’inséparables, un couple vous dis-je:  une vigneronne et un vigneron qui arrivent (presque à l’improviste, non je rigole il faut s’être inscrit avant…) chez vous pour vous faire découvrir gratuitement leurs vins.

Au préalable, vous aurez invité votre famille ou vos amis pour une bonne soirée en perspective, à 8 et jusqu’à 15 personnes… Et au moment de l’apéro (12h, 18h30 ou 20h), vous allez recevoir la visite de deux vignerons de Castillon, qui vont tout vous expliquer sur l’appellation, le terroir de Castillon et les vins qu’ils produisent. Chacun aura apporté deux millésimes de son château, et vous aurez préparé de quoi grignoter un peu, des planches de charcuterie et de fromages par exemple…

Pour cette 10e opération dont le succès à Paris, Bordeaux, Rennes et Lille, ne s’est jamais démenti, mais bien au contraire a connu un engouement de plus en plus important, plus de 5600 personnes ont déjà été rencontrées et 274 dégustations réalisées chez les particuliers.

C’est une façon atypique de faire découvrir les vins et le terroir de Castillon Côtes de Bordeaux. Issus du même plateau calcaire que Saint Emilion, c’est le vignoble le plus bio de Bordeaux », Yannick Sabaté, président de Castillon Côtes de Bordeaux.

En attendant ce fameux week-end à Lille, et un ch’ti succès déjà annoncé, les Castillon sont fiers d’annoncer un prochain et le 1er rendez vous « j’irai déguster chez vous » à Bruxelles en 2020.

Pour en savoir plus : www.jiraidegusterchezvous.fr et restez connectés avec le hastag #achacunsoncastillon

Quand Pessac-Léognan fait son show : portes ouvertes ce week-end dans les châteaux !

Samedi 7 et Dimanche 8 décembre, ce sont les traditionnelles portes ouvertes dans 34 châteaux de Pessac-Léognan. L’occasion de rencontrer les propriétaires, les vignerons et de déguster leur vin…De 10h à 18h.

Attention, il va y avoir du monde… A chaque premier week-end de décembre, l’opération portes-ouvertes en Pessac-Léognan engrange succès sur succès. Le bouche à oreille y est sans doute pour quelque chose, car ce sont vraiment des visites et des dîners de qualité qui sont proposés aux amateurs de vin et de gastronomie.

De nombreux visiteurs en général au château de Rouillac durant ce week-end © JPS

Cette année, 34 châteaux participent à ces 2 journées Portes Ouvertes et proposent outre des visites, des dégustations, des balades, parfois des shows ou animations.

Parmi ces châteaux, 12 proposent comme de l’accoutumée des dîners dégustations, qui sont très prisés le samedi soir du 7 décembre, ils affichent d’ailleurs tous complets.

Le chai à barriques de château Seguin à Canéjan © JPS

Ces journées portes ouvertes sont aussi l’occasion pour les connaisseurs et amateurs de non seulement refaire leur cave avant les repas de fêtes de fin d’année, pour la consommation aussi annuelle ou encore pour acheter des vins de garde ou alimenter le fond de roulement de leur cave.

C’est aussi la possibilité de faire des cadeaux originaux pour la famille ou les amis à Noël ou Nouvel An. Carpe Diem.

Portes Ouvertes dans 34 châteaux de l’appellation Pessac-Léognan dont voici la liste : 

04 Déc

Gastronomie: mort de l’ancien chef gascon André Daguin, « inventeur » du magret de canard

André Daguin, l’ancien chef étoilé et charismatique patron des restaurateurs français dans les années 2000, est décédé mardi à Auch à l’âge de 84 ans, a-t-on appris auprès de sa fille. Il avait promu le fameux « magret de canard ».

© André Daguin -photo profil Facebook

« Il s’est éteint aujourd’hui (mardi), paisiblement, ma mère était à ses côtés, elle lui tenait la main. Il s’est battu jusqu’au bout contre un cancer du pancréas », a indiqué à l’AFP sa fille Ariane Daguin, confirmant une information du quotidien Sud-Ouest.

André Daguin avait donné ses lettres de noblesse au magret de canard. Il est décédé à son domicile d’Auch, à deux pas de l’Hôtel de France où trois générations de Daguin se sont succédé jusqu’en 1997, année où il avait cédé l’affaire au chef Roland Garreau, selon La Dépêche du Midi.

En 1900, son grand père, chef de cuisine à l’Hôtel de France, à Auch (Gers), avait été remarqué par le premier Guide Michelin. En 1926, le fils du cuisinier avait acheté l’hôtel, où André est né le 20 septembre 1935.

A sa sortie de l’école hôtelière, il avait repris le restaurant familial, où il avait reçu en 1960 une première étoile Michelin et, dix ans plus tard, une seconde.

BAISSE DE LA TVA

En 1991, ce Gascon, père de trois enfants, était devenu président de la Fédération nationale de la restauration française puis, en 1997, de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH). Il avait abandonné alors définitivement les fourneaux pour devenir porte-drapeau des hôteliers-restaurateurs, pendant une dizaine d’années.

A ce titre, M. Daguin avait mené dans les années 2000 un combat pour la baisse de la TVA à 5,5% (contre 19,6%) dans la restauration. Une mesure dont il avait fait son cheval de bataille et qui était entrée en vigueur en juillet 2009.

Ce bouillant personnage, à la carrure de joueur de rugby qu’il a été, avait aussi voulu mettre sa faconde et ses talents de lobbyiste au service de la « modernisation » du secteur de l’hôtellerie-restauration. Il avait ainsi plaidé pour la revalorisation des métiers et des salaires, négociant de nombreuses conventions collectives.

L’hôtellerie-restauration est en deuil. La profession est très très triste de perdre un grand défenseur et un ambassadeur de la restauration, et des bons produits », Roland Héguy président de l’Union des métiers et des Industries de l’Hôtellerie.

« Il avait une personnalité, une faconde, une présence, un charisme uniques. Il avait une énorme présence, toujours le béret sur la tête, et a donné beaucoup de couleur à ce métier », a souligné M. Héguy, pour qui André Daguin « a toujours pris la défense du monde agricole, des gens qui travaillent, et des bons produits ».

INVENTEUR DU MAGRET DE CANARD

« C’est lui qui avait +inventé+ le magret de canard, en le commercialisant dans la restauration, et sa fille Ariane plus tard a relayé tout ça aux Etats-Unis en insistant, elle, sur le foie gras », a-t-il rappelé.

« Une grande figure de l’Occitanie nous quitte », a réagi la présidente (PS) de la Région Occitanie, Carole Delga, sur Twitter. « Par son travail et son talent, André #Daguin a révolutionné la cuisine du sud-ouest, lui donnant un écho international. Nous avions travaillé main dans la main pour mettre en place le label « fait maison » », a ajouté Mme Delga.

Un grand chef nous a quittés. Homme engagé pour la défense du terroir, des bons produits et de la cuisine française », Guillaume Gomez chef des cuisines de l’Elysée.

« Il va cruellement manquer au #Gers », tweete pour sa part le président du Conseil départemental du Gers Philippe Martin. « André Daguin aura été, tout au long de sa vie, le plus extraordinaire et le plus intransigeant défenseur de notre Gascogne ».

AFP

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