08 Avr

24e Printemps des Vins de Blaye : les amateurs de vin à la rencontre de 90 vignerons de l’appellation

La météo n’était pas comme l’an dernier à son zénith, cela n’a pas empêché les fins connaisseurs et amateurs de se précipiter dans la Citadelle Vauban classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Environ 10000 visiteurs ont arpenté les vieilles ruelles de la place forte samedi et dimanche.

Eric Vezain (château Canteloup), Corinne Chevrier-Loriaud), Franck Jullion (Grillet-Beauséjour) et Patrice Glémet (Moulin de Grillet) © JPS

Week-end pluvieux, dégustateur heureux. Cette maxime s’est vérifiée tout ce week-end pour le 24e Printemps des Vins de Blaye. Un événement qui a grossi au fil des années, un événement que l’on doit à Michel Elie.

« Ca s’appelait le marché aux vins de Blaye, au mois de janvier au moment de la Saint-Vincent, le patron des vignerons, j’avais un petit peu plagié ce qui se faisait à Ampuis dans les Côtes du Rhône septentrionales (marché créé en 1928), tout en pensant que ce qui pouvait se faire à 50 km au sud de Lyon pouvait se faire à 50 km au nord de Bordeaux » Michel Elie le fondateur.

Ce sont 90 vignerons de Blaye qui sont sur le pont durant tout le week-end avec tout le staff du syndicat viticole de l’appellation Blaye Côtes de Bordeaux. Une logistique bien rodée depuis toutes ces années avec 4 lieux de dégustations différents.

Ainsi à la poudrière, on pouvait y croiser un groupe d’Américains venus avec leur navire de croisière Amawaterways ; pour Line venue d’Arizona : « c’est vraiment super, on apprécie vraiment cet événement avec tous ces vins différents et tous ces arômes de merlot, sémillon ou autres »…

« J’ai visité Blaye il y a 8 ans et j’ai vraiment été conquis par l’endroit », commente également David Falchek, cet autre américain spécialisé dans l’éducation autour du vin dans l’énorme barnum où sont réunis 40 vignerons.

Je pense que Bordeaux est l’une des meilleures régions viticoles au monde, mais que Blaye est encore méconnue, les vins de cet endroit sont de bonne qualité et de bonnes affaires » David Falchek d’American Wine Society

Pour sûr il y a les habitués de l’événement comme ce groupe de Bretons de Saint-Brieuc avec à sa tête Jean-Luc Tréhorel : « 5 heures de route, c’est vite fait, pour boire du vin on ferait n’importe quoi, on vient de loin. Je ne sais pas depuis combien de temps ça dure mais tous les ans on est là pour deux jours et c’est super. »

Michel Elie, le fondateur de l’événement, et Michaël Rouyer le directeur de Blaye Côtes de Bordeaux © JPS

C’est un événement incontournable du monde du vin du bordelais,  car on a 90 vignerons qui accueillent dans la Citadelle classée Unesco près de 10000 visiteurs, c’est un événement autour de la rencontre du partage entre les consommateurs et les vignerons », Michaël Rouyer directeur de Blaye Côtes de Bordeaux

Un Printemps des Vins de Blaye avec ses nouveautés comme la course des garçons de café, attention à ne pas renverser, les rouleurs de barriques, les petits tours en calèche, les démonstrations de tonnelleries, ses intronisations mais aussi la visite du clos de l’Echauguette.

Le Clos de l’Echauguette étant le seul vignoble au monde planté dans un monument classé Unesco avec 737 pieds, 737 bouteilles produites et entretenu par Dominique Champagne (un nom prédestiné !) avec son cheval de trait Tibou du Coteau un percheron d’1,1 tonne.

 

La député Véronique Hammerer et Michaël Rouyer, directeur de Blaye, ont été ont été intronisés par la Connétablie de Blaye © JPS

Un Printemps des Vins qui permet à chaque viticulteur de vendre entre 300 et 1200 bouteilles, soit une moyenne de 40000 sur le week-end.

(l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération)

04 Avr

En avant les 16e Best Of Wine Tourism 2019

Vous avez jusqu’au 30 avril pour participer aux prochains Best Of Wine Tourism 2019. Ces prix sont destinés à promouvoir l’œnotourisme à travers les sites les plus remarquables du Réseau des Capitales de Grands Vignobles.  

La 16ème édition des Best Of Wine Tourism est officiellement lancée, mais il va falloir se dépêcher car la date butoir est avancée d’un mois par rapport à l’an dernier.

Le concours est ouvert aux propriétés vitivinicoles et aux entreprises de prestations œnotouristiques de Gironde et des départements limitrophes.

Ces trophées doivent récompenser la qualité et l’innovation de leur accueil et de leurs services aux touristes. Les lauréats bénéficient ensuite d’un label reconnu par les amateurs d’œnotourisme et d’actions de promotion. La remise des prix bordelais est prévue le 23 octobre prochain. 

7 CATEGORIES 

En 2018, les participants ont jusqu’au 30 avril prochain, et non plus jusqu’au 31 mai comme les années précédentes, pour déposer leur dossier. Chaque candidat a la possibilité de se présenter dans deux catégories au choix parmi les suivantes : «Restauration à la Propriété», «Architecture et Paysages», «Art et Culture», «Découverte et Innovation», «Hébergement à la Propriété», «Services Oenotouristiques/Organisation d’Evénements» ou encore «Valorisation Œnotouristique des Pratiques Environnementales». 
Le règlement du concours et les dossiers d’inscription sont à retirer auprès du secrétariat des Best Of Wine Tourism(bestof@bordeauxgironde.cci.fr) ou à télécharger sur www.bestofwinetourism.fr. 

VISITES MYSTERES 
L’examen des dossiers de candidatures sera complété par des visites mystères qui auront lieu durant l’été. Il s’agit pour les organisateurs de vérifier l’adéquation entre le dossier et le ressenti des visiteurs sur le terrain. En parallèle, certains des candidats, dans les catégories « Restauration » et « Hébergement », pourront être soumis à une visite technique additionnelle. 

UN CONCOURS ET DEUX REMISES DE PRIX A BORDEAUX ET ADELAIDE 

La remise des prix « nationaux » est prévue à la CCI Bordeaux Gironde le 23 octobre prochain. Les lauréats sacrés Best Of d’Or2019 défendront ensuite les couleurs de la France pour décrocher le prestigieux International Best Of Wine Tourism 2019. Cette seconde remise des prix aura lieu à Adelaïde, en Australie, en novembre prochain. 

570 SITES LABELLISES SUR LA PLANETE VIN

Depuis sa création, le concours Best Of Wine Tourism a rassemblé plus de 4 200 propriétés pour 633 labels attribués dans le monde. Chaque année, les lauréats sont mis à l’honneur dans un guide diffusé en France et à l’étranger. Tiré à plus de 10 000 exemplaires, le Guide Best Of est diffusé dans les offices de tourisme et sites touristiques des villes membres du Réseau. Véritable vitrine pour les propriétés, la dernière édition recense 
59 sites labellisés Best Of 2018, dont 21 dans le vignoble bordelais. Le document est disponible sur demande au 05 56 79 44 40 ou consultable en ligne sur 
www.bestofwinetourism.fr 

SPEED BUSINESS MEETING

Autre atout du label Best Of Wine Tourism, la possibilité pour les lauréats d’être référencés dans les circuits proposés dans les Offices de Tourisme, de participer à des « Speed Business Meeting » pour rencontrer des agences réceptives ou à des ateliers « Chais numériques » pour optimiser leur présence sur internet. Le « Club Best Of » leur permet par ailleurs d’échanger sur les meilleures pratiques en matière d’œnotourisme.

Avec CCI de Bordeaux

03 Avr

Le Printemps des Vins de Blaye : les 7 et 8 avril, rendez-vous à la Citadelle

La 24ème édition du rendez-vous œnotouristique incontournable des vignerons de Blaye Côtes de Bordeaux, c’est samedi 7 et dimanche 8 avril dans la Citadelle de Blaye. Deux jours pour rencontrer 90 vignerons, déguster des vins de l’appellation et accéder à de nombreux ateliers et animations.

UN RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE 

Les 7 et 8 avril prochains, près de 90 vignerons de Blaye Côtes de Bordeaux se réuniront au cœur de la Citadelle de Blaye pour rencontrer le grand public et faire déguster leurs vins. Un événement unique dans le Bordelais devenu au fil des années un incontournable pour tous les amateurs de vins. Entre convivialité, rencontres et partage, le Printemps des Vins de Blaye séduit chaque année plus de 15 000 visiteurs venus (re)découvrir l’excellent rapport qualité/prix/plaisir des vins de l’appellation.

 DE NOMBREUX ATELIERS, DE LA DECOUVERTE A L’ASSEMBLAGE EN PASSANT PAR LA CUISINE

Côté animations, les visiteurs, munis du pass dégustation, pourront profiter de nombreuses activités. Ateliers découvertes (Initiation à la dégustation, atelier assemblage et atelier cuisine), visites guidées de la Citadelle, balades en petit train, en calèche, ou en bateau… des incontournables qui font toujours le plein de participants ! Plébiscités par le public, la croisière dégustation du dimanche au départ de Bordeaux, le marché gastronomique et les baptêmes de l’air en hélicoptère à gagner, seront eux aussi reconduits cette année, tout comme la mise à disposition gratuite d’une garderie.

 

Une petite dégustation en bord d’estuaire © Vins de Blaye

UN ATELIER INEDIT DE PEINTURE AU VIN

Pour cette édition 2018, le programme d’animations s’enrichit de plusieurs nouveautés ! Un atelier inédit de peinture au vin permettra aux participants de réaliser leur aquarelle avec du vin. Le Clos de l’Echauguette, micro-vignoble bio au sein de la Citadelle, sera à l’honneur avec des visites commentées et une dégustation exclusive du 1er millésime de la cuvée. Autre nouveauté : une activité ludique de courses de garçons de café sera proposée aux petits et grands ! À noter la création du Pass Bus (29€) pour la journée du samedi 7 avril qui, outre le pass dégustation et une visite de la Citadelle, inclut le trajet en bus aller-retour depuis Bordeaux (départ à 10h00 devant l’Office de Tourisme de Bordeaux et retour vers 19h).

Informations pratiques : Samedi 7 et dimanche 8 avril, Citadelle de Blaye, de 10h à 20h.

Pass dégustation à 6€ en prévente sur le site internet / 8 € sur place

Avec le Printemps des Vins de Blaye

Départ possible depuis l’Office de Tourisme de Bordeaux le samedi 7 avril : informations ici

19 Mar

10 millions de touristes du vin : l’oenotourisme, de complément de revenu à nouveau métier pour les viticulteurs

Les vignobles sculptent les paysages de l’Hexagone depuis 2000 ans. Et la France affiche une fréquentation touristique record avec 89 millions de visiteurs étrangers l’an passé. Mais le pays, à l’image de cette viticultrice, s’est rendu compte tardivement du formidable potentiel du tourisme du vin.« 

Le bus panoramique idéal pour l’oenotourisme © JPS

« Mes chambres d’hôtes me permettent de vendre 1.500 bouteilles sans bouger de chez moi! »: Nadine David, viticultrice près d’Epernay, devait rembourser ses emprunts bancaires. Depuis huit ans, l’oenotourisme lui procure un sérieux complément de revenu.

« Depuis huit ans, j’ai transformé les dortoirs des vendangeurs en trois chambres d’hôtes », raconte à l’AFP Mme David, 55 ans, qui exploite 4,7 hectares du précieux vignoble de champagne avec son mari et ses deux fils.
Ses résidents, surtout belges, « mais aussi allemands, italiens et parfois français », repartent avec le maximum de bouteilles autorisé dans leur coffre de voiture: 60
litres de bulles blondes. Soit sur un an, 10% de la production de l’exploitation, ainsi « exportée ».
Pour Michel Bernard, président du « Cluster oenotourisme » d’Atout France, créé en 2000 sous la houlette du Quai d’Orsay, « les clients de l’oenotourisme à la française veulent surtout partager l’expérience vigneronne, l’art de vivre, et rencontrer le vrai vigneron ».
 
« En cela, il est très différent des grandes bodegas espagnoles, ou des « wineries » australiennes ou américaines, qui sont des magasins de vente avec des salariés compétents en oeonologie ».
 
 « En France, la Bourgogne et l’Alsace et leurs coquets villages sont les régions qui ont historiquement le plus tôt développé le concept avec un esprit vigneron », souligne M. Bernard. « Même les régions plus riches comme Bordeaux, où il était impensable il y a encore 10 ans de frapper à la porte d’un grand château,
s’y sont mises ».
La preuve: « nous avons atteint avec beaucoup d’avance, en 2016, l’objectif de fréquentation que nous nous étions initialement fixé pour 2020 », remarque M. Bernard. De sept millions en 2009, le nombre de touristes du vin est passé à 10 millions en 2016, pour une dépense globale de 5,2 milliards d’euros, selon Atout France. Le professionnalisme se développe. De complément de revenu, l’oenotourisme devient parfois un métier à part entière.
A Cognac, de grandes maisons organisent des visites de dégustation tarifiées entre 20 et 500 euros. Dans le Bordelais, la nouvelle « Cité du vin » draine les foules. La 20e édition de la fête du vin se tiendra en juin, centrée autour de la dégustation.
Sur 7.000 exploitations viticoles en Gironde, « 7 à 800 » châteaux sont organisés pour l’oenotourisme, indique  le maire-adjoint de Bordeaux,
Stephan Delaux, qui estime à « 2.000 », le nombre de chambres disponibles dans le vignoble.
Un salon « destination vignoble » rassemble tous les deux ans une centaine d’agents de voyage et tour operators étrangers, pour tester in situ l’offre française. Cette
année, à Bordeaux.
Restent quelques freins psychologiques à vaincre. D’abord: parler anglais. « A l’exception des très grands domaines, les viticulteurs ne parlent pas suffisamment anglais » selon M. Bernard, d’Atout France, dont l’organisme finance des formations.
Ensuite, affronter clairement deux grands tabous: l’impact de l’alcool sur la santé, et celui des pesticides.
Le collectif Info Médoc Pesticides et l’association « Eva pour la vie » ont détecté en septembre entre 11 et 21 pesticides dans une dizaine de logements du Médoc viticole. « On fait beaucoup de bruit excessif à ce sujet », juge M. Bernard, tout en admettant « que malheureusement nous avons eu quelques confrères vignerons qui ont travaillé n’importe comment ».
L’évolution des pratiques agricoles « raisonnées » réduisant les intrants chimiques, et le développement du bio pourraient permettre de résoudre le problème.
Quant aux dangers de l’alcool, récemment rappelés par la ministre de la Santé, l’oenotourisme peut être la « meilleure réponse » estime M. Bernard.
« C’est dans les régions viticoles qu’il y a le moins d’alcoolisme, car le vin  est d’abord une culture et un art de vivre, la cuite, c’est une honte chez nous ».
AFP

16 Mar

Saint-Emilion décroche 3 étoiles au Guide Vert Michelin pour la qualité de son patrimoine

Il a le sourire le Maire et il y a de quoi. Saint-Emilion son village médiévial et son vignoble déjà classés au patrimoine mondial de l’Unesco viennent dêtre couronnés de 3 étoiles au Guide Vert Michelin, de quoi booster encore le tourisme et l’oenotourisme sur ce site millénaire.

Saint-Emilion voit la vie en vert comme ces 3*** décrochées avec le fameux guide vert Michelin  © Jean-Pierre Stahl

« Ce qui a changé les choses, c’est dans la durée l’évaluation de l’accueil et la qualité des visites qui sont proposées aux visiteurs. Ces deux critères sont des critères d’expérience qui touchent le visiteur qui est de plus en plus exigeant sur ces séjours« , explique Philippe Orain, rédacteur en chef du guide Vert Michelin

© Jean-Pierre Stahl

La Juridiction de Saint-Emilion se voit décerner 3***, 12 sites d’Aquitaine ont été récompensés au total dont la Cité du Vin de Bordeaux avec 2**.

C’est une reconnaissance du travail accompli aussi par mes prédécesseurs et aujourd’hui c’est une concrétisation, nous avons 3 étoiles au Guide Vert Michelin », Bernard Lauret maire de Saint-Emilion.

Saint-Emilion fait partie désormais de ce club d’élite des 5 villes en France de moins de 10000 habitants à avoir ces 3***, Bordeaux et Sarlat ont déjà décroché ces étoiles dans la région.

Le maire Bernard Lauret est venu annoncer la bonne nouvelle au chef © Renan Kervarrec de l’Hostellerie de Plaisance

« Nous accueillons 1 million à 1,2 million de visiteurs chaque année », précise Bernard Lauret ;

« on prévoit une forte augmentation, nous allons faire le maximum pour les accueillir, il y a aussi des viticulteurs pour les gérer et les informer. On a un personnel qui travaille 7 jours sur 7 pour que la ville soit propre, pas de risque de saturation vient de dédier un parking pour les bus et on réfléchit pour un parking souterrain à Saint-Emilion, on est en train d’y réfléchir ».

Regardez ce reportage de Cendrine-Reichert Albo et Pascal Lécuyer :

21 Fév

Focus sur l’appellation Blaye : des vins gourmands, à la fois ronds et épicés, d’un bon rapport qualité-prix

L’appellation Blaye – Côtes de Bordeaux, au nord de Bordeaux, est une appellation de 6000 hectares plutôt dynamique qui a pal mal évolué ces dernières années. De nouvelles figures ont su dépoussiérer son image, avec pas mal d’idées novatrices, le tout porté par de grands rendez-vous comme Blaye au Comptoir Paris et Bordeaux et le Printemps des Vins de Blaye qui ont permis de mieux faire connaître ces vins.

Alexia Eymas devant le château Maison Neuve à Saint-Palais, transmis de mère en fille © JPS

Alexia Eymas devant le château Maison Neuve à Saint-Palais, transmis de mère en fille © JPS

Alexia Eymas, 41 ans, c’est la génération qui décoiffe à Blaye ! « Bienvenue au château Maison Neuve »

Alexia Eymas a donné un coup de jeune à Blaye avec sa campagne de promotion voilà 10 ans au moment des vendanges © JPS

Alexia Eymas a donné un coup de jeune à Blaye avec sa campagne de promotion voilà 10 ans au moment des vendanges © JPS

Fille de vigneronne depuis 4 générations, elle a apporté du pep’s, de la vitalité et un dynamisme à l’appellation, en osant dévoiler…son terroir bien évidemment. Elle a aussi su jouer de la couleur du raisin dans son chai et de sa bonne humeur communicative.

Alexia dans son chai (ambiance boîte de nuit ?) avec Franck Julion © JPS

Alexia dans son chai (ambiance boîte de nuit ?) avec Franck Julion © JPS

« Alexia, pourquoi -t-il a des lumières violettes dans ton chai ? C’est la première fois que je vois cela, c’est un peu surprenant… », interroge Franck Julion. « C’est tellement plus agréable de mettre de la lumière violette avec de la musique tôt le matin, tout le monde est de meilleure humeur et un peu endormi, ça permet de passer une bonne nuit… »

IMG_4599A Saint-Palais, elle exploite 35 hectares de vignes sur cette propriété matriarcale qui appartenait à son arrière grand-mère depuis 1884. A l’origine, la bâtisse s’appelait la Malbâtie, aujourd’hui c’est le château Maison Neuve.

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« Je fais depuis 3 ans « Pur » un vin sans soufre ajouté, c’est très intéressant intellectuellement parlant car on ne met pas du tout d’anhydrite sulfureux dans la vinification, ce qui fait que le vin est beaucoup plus noir, beaucoup plus naturel et surtout il ne donne pas mal à la tête », nous confie Alexia eymas parmi les nouveautés qu’elle produit.

C’est une appellation, Baye Côtes de Bordeaux, qui est très familiale et on a une deuxième chance c’est qu’il y a beaucoup de jeunes qui arrivent qui prennent la succession des parents et donc on a un grand dynamisme dans cette appellation,  » Franck Julion, président de Blaye- Côtes de Bordeaux

Jean-Michel Baudet devant Monconseil Gazin © JPS

Jean-Michel Baudet devant son château Monconseil Gazin à Plassac © JPS

L’appellation représente 6000 hectares, répartis sur 41 communes. On compte ainsi dans le blayais environ 400 vignerons la moitié coopérateurs, l’autre indépendants comme Françoise et Jean-Michel Baudet.

Françoise et Jean-Michel Baudet à la tête de 35 ha de vignes © JPS

Françoise et Jean-Michel Baudet à la tête de 35 ha de vignes © JPS

Ce dernier exploite le château Monconseil Gazin depuis 1989, une propriété dans la famille depuis 5 générations avec comme aïeul Chéri Joseph Baudet.

L'aïeul Chéri Joseph Baudet qui acheta en 1894 Monconseil Gazin © JPS

L’aïeul Chéri Joseph Baudet qui acheta en 1894 Monconseil Gazin © JPS

« L’encépagement classique, c’est d’avoir du merlot, et on complète, et c’est ce qui va faire la complexité, avec du cabernet sauvignon, du cabernet franc et l’originalité au local c’est d’avoir du malbec » explique Jean-Michel Baudet .

IMG_4653Parfois, avec la rondeur d’un merlot bien mur on a besoin de redonner un petit peu de vivacité et de fraîcheur avec un petit peu d emalbec et puis au niveau arômatique, c’est complémentaire avec un caractère un peu poivré et épicé, » Jean-Michel Baudet château Monconseil Gazin

IMG_4662A Blaye, la production est de 280000 hectolitres, l’équivalent de 37 millions de bouteilles, 90% en rouge et 10% en blanc. Des vignerons qui se bougent et qui organisent quelques événements phares comme le Printemps des Vins de Blaye en avril prochain ou dernièrement Blaye au Comptoir (deux rendez-vous l’un à l’automne à Paris et l’autre en février à Bordeaux, avec bientôt Bruxelles aussi) où une cinquantaine de vignerons investissent cavistes, brasseries et restaurants pour faire découvrir leurs vins.

Laetitia Mauriac au Familia pour Blaye au Comptoir © JPS

Laetitia Mauriac au Familia pour Blaye au Comptoir © JPS

« On produit aussi bien des vins gourmands à boire très, très jeunes que des vins de garde mais qui au bout de quelques années sont vraiment avec des tanins fondus et très délicats, soyeux et très agréables à boire, «  Laetitia Mauriac château la Levrette

85% des ventes sont réalisées en France, 15% à l’export avec comme principaux marchés la Belgique, la Chine et les Etats-Unis.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Eric Delwarde, Ines Cardenas et Jean-Marc Ceccaldi

02 Fév

Les Oenocroisières dopent le tourisme fluvial à Bordeaux

A l’occasion des 4e rencontres nationales du tourisme fluvial à Bordeaux, les acteurs de la filière fondent de grands espoirs de développement partout en France et notamment en Nouvelle-Aquitaine et à Bordeaux.

3 paquebots fluviaux amarés près du quai des chartrons à Bordeaux © JPS

3 paquebots fluviaux amarrés près du quai des chartrons à Bordeaux © JPS

Un tourisme fluvial en plein boom. Depuis 2010 à Bordeaux, on compte désormais 6 paquebots fluviaux de 110 à 135 mètres en exploitation. 25000 passagers en 2017 dont près de 6000 pour Vicking Cruises, avec essentiellement une clientèle d’américains et de canadiens.

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Johan Schuitemaker de Vicking Cruises (à gauche) © JPS.

Lorsqu’on a démarré avec Bordeaux il y a 4 ans, c’était plein dès le début, c’est très difficile d’obtenir une place sur le bateau et on a déjà commencé à vendre pour 2019… Cela va très très vite », Johan Schuitemaker de Vicking Cruises.

Bientôt une péniche-hôtel à Bordeaux, lancée par

Bientôt une péniche-hôtel à Bordeaux, lancée par

Des croisières hebdomadaires et oenotouristiques, de mars à octobre, qui font escale à Cadillac, Libourne, Blaye, Bourg, Pauillac et bien sûr Bordeaux. des croisières dont le prix varie  de 2500 € à 6000 €, qui s’adressent essentiellement à une clientèle d’anglo-saxons (américains, canadiens, anglais).

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Laurent Hodebar, directeur de la mission tourisme à Bordeaux Métropole © JPS

« Sur Bordeaux, on va livrer pour le mois de mai un nouveau ponton, le ponton Ariane, quai des Chartrons, qui sera polyvalent pour les paquebots fluviaux, les méga yachts et les grands voiliers ; on lance aussi une maîtrise d’oeuvre pour faire un nouveau ponton aux abords du Pont-Saint-Jean en rive droite », Laurent Hodebar directeur de la mission tourisme à Bordeaux Métropole.

En Nouvelle-Aquitaine, comme partout dans l’hexagone, les 600 acteurs de la filière misent sur le développement et l’aménagement des 6700 kilomètres de canaux, rivières et fleuves des Voies Navigables de France.

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Guillaume Dury, le directeur du développement des Voies Navigables de France © Jean-Pierre Stahl

On a aussi des opportunités importantes sur le développement de produits comme des péniche-hôtels, ce sont des chambres d’hôtes assez luxueuses pour une clientèle internationale et qui peuvent permettre de découvrir le vignoble bordelais différemment, » Guillaume Dury, des Voies Navigables de France

En France, le nombre de nuitées vendues, toutes croisières confondues, est impressionnant 1, 7 million en 2016.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Dominique Mazères, montage Alain Guinchard :

10 Nov

Reignac remporte le Best Of Wine Tourism International à Valparaiso au Chili : bravo Reignyx, bravo Nicolas Lesaint !

Ceux qui le connaissent se disent qu’il est allumé. Moi, je dirais plutôt éclairé ! Ce petit bonhomme Reignyx incarne à lui tout seul l’Esprit des Lumières, il est venu éclairer la propriété du château de Reignac, et en est devenu non seulement la mascotte, mais aussi son ambassadeur. Il vient d’être reconnu à l’international avec ce trophée décroché hier. C’est le nouveau symbole de l’oenotourisme dans le bordelais. Bravo à son créateur Nicolas Lesaint, qui du coup vient d’être couronné « Vigneron du Mois » par Côté Châteaux.

Nicolas Lesaint, le créateur de Reignyx © Jean-Pierre Stahl

Nicolas Lesaint, le responsable technique du château de Reignac et le créateur de Reignyx © Jean-Pierre Stahl

Jean-Pierre Stahl : Salut Nicolas, quelle est votre sentiment aujourd’hui après avoir remporté ce Best Of d’Or International au Chili ?

Nicolas Lesaint : « On est extrêmement content. C’est la 3e fois qu’on participe et la 3e fois qu’on a quelque chose, mais là c’est au niveau international. Je n’y suis pas allé moi-même, car je n’aime pas l’avion, mais c’est mon collègue Olivier Prévot, maître de chai qui l’a récupéré.

Cela montre que notre esprit rayonne, c’est très flatteur après de grands noms comme Lynch-Bages ou Pape-Clément.

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JPS : « Quels sont les précédents prix remportés ? »

Nicolas Lesaint : « Nous avions décroché le Best Of Wine Tourism 2015 dans la catégorie Architecture & Paysages, et il y a deux ans le Best Of d’Or 2016 pour le Jardin des Senteurs dans la catégorie Découverte et Innovation. L’an dernier, rien car nous venions de gagner et ne pouvions pas participer de nouveau et donc cette année le Best Of d’Or dans la catégorie « Découverte et Innovation » avec Reignyx, puis le Best Of d’Or International… »

L’année prochaine on va faire le concours intergalactic ! Cela traduit le rayonnement de Bordeaux et prend en compte ce que l’on a fait depuis 5 ans sur la propriété. »

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JPS: « Comment vous est venue l’idée de créer ce petit personnage Reignyx? »

Nicolas Lesaint : « Le personnage ? Je l’ai créé durant les Vendanges de 2013; on cherchait à fédérer sur quelque chose. On a d’abord mis en avant la bouteille, puis on s’est arrêté sur le bouchon…J’ai cherché sur internet des petits personnages, je suis tombé sur un personnage Elix. Ca, je me suis dis, je peux le faire, c’est devenu ma caricature avec une queue de cheval et mal rasé. Il fallait ensuite lui donner une identité, il est parfois un peu râleur et grincheux… »

« Je l’ai présenté une 1ère fois à un salon de Bettane et Desseauve et j’en ai dessiné un avec la Tour Eiffel. Un groupe de Chinois est venu le voir, et de suite, j’ai compris que c’était évident de communiquer avec lui. Du coup, on l’a habillé d’un T-shirt « I Love Reignac ». Et il informe à l’intérieur du château mais aussi j’essaie de le rendre impertinent et de lui faire dire des choses un peu publiques ».

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JPS : « J’imagine, ce prix à l’international va vous permettre d’avoir pas mal de retombées ? »

Nicolas Lesaint : « C’est ce que l’on espère tous, avec ce label, mais aussi avec les agences de voyage, j’espère qu’elles vont penser à nous. Toutefois, je pense sincèrement que cela va avoir des retombées, on va avoir encore plus de visibilité. Maintenant, on a deux ans pour trouver une autre idée. »

Revoir le reportage de Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer lors de Best Of Wine Tourism 2018 remis à Bordeaux au Palais de la Bourse le 17 octobre dernier :

Best Of Wine Tourism 2018 : la crème de la crème de l’oenotourisme

01 Nov

Par ces couleurs automnales, Saint-Emilion attire de nombreux touristes

Saint-Emilion, noir de monde, un 1er novembre. En ce jour de Toussaint, les touristes ont profité de cette journée ensoleillée pour visiter la Cité Millénaire et le vignoble mondialement connus.

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Azuma Yuyama, artiste peintre, venu du Japon pour visiter Paris, Bordeaux et Saint-Emilion © JPS

Par ces couleurs automnales, le vignoble de Saint-Emilion et ces vieilles demeures, inspirent de nombreux touristes dont ce couple de Japonais, en villégiature durant 3 semaines en France : « C’est très sympathique, c’est magnifique, «  me confie Azuma Yuyama, artiste peintre.

thumbnail_IMG_1864La couleur des vignes, c’est ce qui nous a surpris, on a l’habitude de les voir vertes, alors on en profite », Florence et Raphaël Gorski de région parisienne.

© Jean-Pierre Stahl

Une Cité Millénaire © Jean-Pierre Stahl

Un temps idéal pour visiter la Cité Millénaire, en ce jour férié, au beau milieu de la semaine, jumelé en prime avec les vacances de la Toussaint. « J’ai vu un reportage il y a 2 jours sur les carnets de Julie, et donc cela m’a donné envie de venir ici pour voir en vrai », confie une autre touriste.  Un groupe de 40 personnes s’est inscrit à l’Office de Tourisme, pour la visite de 11h30, pour tout apprendre de l’histoire architecturale et du moine Emilion, fondateur de la cité au VIIIe siècle.

IMG_1872La Cité Millénaire attire plus d’1 million de visiteurs par an, beaucoup de français mais aussi pas mal d’Européens et d’Américains comme en témoigne le Président de l’Office de Tourisme Guy Pétrus Lignac : « D’habitude, bien sûr on a beaucoup d’Espagnols, mais un pays qui monte ce sont les Etats-Unis, vu qu’on n’a pas eu autant d’attentats comme l’année dernière, les américains sont revenus ».

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Saint-Emilion et Bordeaux attirent même en dehors de l’été © JPS

L’Hostellerie de Plaisance profite pleinement de cette belle semaine ensoleillée et de sa notoriété, grâce aux deux étoiles de son chef Renan Kervarrec :

Benoît Gelin, chef sommelier à l'Hostellerie de Plaisance © JPS

Benoît Gelin, chef sommelier à l’Hostellerie de Plaisance © JPS

On a un temps magnifique, des températures superbes. Nous ici, on affiche complet, midi et soir, toute la semaine donc on a beaucoup de chance grâce à l’oenotourisme qui est très développé ici, et la ville de Bordeaux qui nous amène beaucoup de monde, »Benoît Gelin chef sommelier Hostellerie de Plaisance.

Adrien Baudry, responsable oenotourisme et sommelier du château de Ferrand © JPS

Adrien Baudry, responsable oenotourisme et sommelier du château de Ferrand © JPS

Et en ce début d’après-midi, et d’après repas, la visite de châteaux s’impose. Ils sont quelques-uns à ouvrir leurs portes en ce 1er novembre, notamment le château de Ferrand, grand cru classé de Saint-Emilion avec ses 42 hectares de vignes.

C’est toujours intéressant de savoir comment est fabriqué le vin, là ce sommelier vient de nous expliquer que les années 2009 et 2010 étaient très primées », témoigne Pierrick Pillard de Marseille.

Le chai à barriques somptueux du château de Ferrand © JPS

Le chai à barriques somptueux du château de Ferrand © JPS

« Aujourd’hui les châteaux ouvrent leurs portes pour promouvoir l’identité de leurs vins et la passion de ceux qui les font. C’est vrai que les vignobles sont des sites touristiques très appréciés par toutes les personnes qui viennent soit de la France ou de l’étranger », confie Adrien Baudry, sommelier et responsable oenotouristique du château de Ferrand.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Bertrand Joucla-Parker :

29 Oct

Fronsac et Canon-Fronsac, les 2 appellations bordelaises vallonnées à vous couper le souffle !

C’était ce week-end les journées portes-ouvertes à Fronsac et Canon-Fronsac. 28 châteaux y participaient et ont vraiment joué le jeu tant au niveau réceptif que d’un point de vue imaginatif. De très beaux châteaux à visiter, des vins parmi les meilleurs rapports qualité-prix du Bordelais et des gens charmants.

1700 personnes durant tout le week-end au château de la Rivière

1700 personnes durant tout le week-end au château de la Rivière

Juché sur une belle colline, le château de la Rivière étonne toujours les visiteurs, fussent-ils bordelais depuis des lustres. Un tel joyau et une si belle architecture qu’on n’a pas encore visités ? Pour sûr, il n’est ni à Saint-Emilion, ni dans le Médoc ou à Léognan, mais se situe sur la petite commune de la Rivière, juste au-dessus de la départementale D670 quand on sort de l’autouroute A10 (sortie 40b). Impossible de louper ce bel édifice construit en 1570, remanié par un disciple de Violet-le-Duc à la fin du XIXe siècle.

Et comme le souligne Xavier Buffo le directeur général, « c’est une propriété d’un seul tenant de 100 hectares, dont 65 de vignes, une vraie unité patrimoniale de terroir, c’est une vraie force.

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Eric Iles, torrefacteur, un petit café pour bien commencer la journée © JPS

Pour la 1ère journée de samedi, ce sont 600 personnes qui ont assailli le château : « record battu, on n’avait jamais fait cela un samedi (50% de mieux) et 150 couverts. Si on reste sur cette même dynamique aujourd’hui, ça va être génial Et finalement 1100 ce dimanche, record absolu »

Tout a été savamment prévu pour accueillir l’oenotouriste dans de bonnes conditions… Alors que la température du matin était tombée en dessous de 10°, Eric Iles le torréfacteur de Libourne était le bienvenue avec ses superbes cafés, notamment son moka yrgaffé, un café d’éthiopie d’où est partie une grande variété de cafés dans le monde. « Le café a une typicité comme le vin, et on joue aussi sur l’assemblage » me confie Eric Iles. Il partage la vaste cour intérieure du château avec un chocolatier et le food-truck Pic Pic Macadam.

IMG_1594Les visiteurs vont aller de surprises en étonnements, avec le vaste cuvier avec ses cuves en bois et cuves inox de 100 à 140 hectolitres, les chais à barriques avec la première partie en attente du 2017 et la seconde où dort tranquillement le 1er vin château de la Rivière 2016.

Gilles Camon, charmé par la cave souterraine aux 700000 bouteilles © JPS

Gilles Camon, charmé par la cave souterraine aux 700000 bouteilles © JPS

Mais ce qui va bluffer les visiteurs, c’est encore la cave souterraine du château : 8 hectares,  avec 25 kilomètres de galeries où sont entreposées 700 000 bouteilles. Le tout dans un concert de bougies illuminant le parcours. Avec au détour quelques tables et tabourets en pierre pour organiser un repas ou un banquet insolite.

Pierre Rebaud, Manon Deville et Xavier Buffo la dream team du château de la Rivière © Jean-Pierre Stahl

Pierre Rebaud, Manon Deville et Xavier Buffo la dream team du château de la Rivière © Jean-Pierre Stahl

Un visite qui se conclue par la dégustation des Sources de la Rivière 2016, second vin du château et le 1er château la Rivière 2012, servis par Manon Deville, Pierre Rebaud et Xavier Buffo.

Une petite perle en Fronsadais le 2015 de Factory © JPPS

Une petite perle en Fronsadais le 2015 de Labory © JPPS

Ce sont au total 28 châteaux qui ont répondu présent pour l’organisation de ces journées portes-ouvertes de ces deux appellations qui comptent au total 1100 hectares de vignes. Une physionomie assez unique en bordelais car toute vallonnée.

La famille Trocard : Anaïs, Denis, Céline et Benoît Manuel © JPS

La famille Trocard : Anaïs, Denis, Céline et Benoît Manuel © JPS

Parmi les plus vieux châteaux du coin, il y a ceux tenus par la famille Trocard depuis 1628: châteaux Labory et Barbey à Saillans. Si les deux domaines ne comptent que 3 hectares de vignes plantées à 85% merlot, 15% cabernet franc et 5% malbec, les vins sont assez remarquables par leur rapport qualité-prix. La propriété est tenue par Denis Trocard et son épouse Cécile. Il y a là aussi Benoît Manuel, son frère, pour la pause déjeuner avant de reprendre son marathon de formateur pour la dégustation et l’initiation aux vins de Fronsac à la Maison des Vins de Fronsac : « c’est la 3e année consécutive que je donne ces cours mais là on est blindé. Les gens viennent sans doute aussi parce qu’il ne fait pas trop beau, plutôt que d’aller sur le bassin.Et dans les propriétés on comme ici à Labory et Barbey, on a beaucoup de gens qui reviennent d’année en année pour acheter. »

Château Gaby

Château Gaby, un ancien relais de poste du XVIIIe, devenu château viticole © JPS

Autre canons de beauté qu’il ne fallait pas louper les châteaux la Dauphine ou encore Gaby, sur de beaux côteaux argilo-calcaires. Ce vieux relais de poste du XVIIIe accueillait pour l’occasion d’autres chevaux mécaniques, mais de vieilles bagnolles de toute beauté. Ce château faisait déguster son 1er vin en 2012 et 2006, son second Princess Gaby et son Castillon Moya en 2011.

Bérénice, Claire et Sophie au château Gaby © JPS

Bérénice, Claire et Sophie au château Gaby © JPS

De bons vins qui ont su séduire aussi Tom Sullivan , homme d’affaire de Boston, qui a fait en 2016 d’une pierre deux coups. Amoureux des vins et de la région, il s’est offert 4 châteaux : « nous avons eu un véritable coup de coeur autant pour les vins que pour le lieu ». From Boston, tu m’étonnes !

Découvrez le château de la Rivière Best Of 2018 « Art et Culture » :