22 Oct

Focus sur Fronsac, l’un des grands terroirs de Bordeaux

Fronsac fait partie de ces 65 appellations de Bordeaux qui a un terroir assez remarquable. Fronsac et sa soeur-jumelle Canon-Fronsac organisent leurs portes-ouvertes ce week-end des 27 et 28 octobre. 28 châteaux seront sur le pont.

Le château de la Rivière domine la vallée qui plonge vers la Dordogne © JPS

Au château de la Rivière, l’un des emblèmes de l’appellation avec ses 65 hectares de vignes. Les derniers coups de sécateurs y sont donnés en cette mi-octobre dans ces parcelles de malbecs et vieux merlots sur le coteau au pied du château. La troupe de 50 vendangeurs (dont 20 élèves en BTS commerce vins et spiritueux du lycée de Montagne) ramassent les dernières grappes sur un terroir assez magique, qui a plutôt bien résisté  au stress-hydrique de cet été.

Xavier Buffo, avec de très vieux pieds de merlots de 90 ans au château de la Rivière © JPS

Je pense que ça fait partie des grands terroirs de Bordeaux, ça c’est sur, on est vraiment sur des argilo-calcaires, » Xavier Buffo directeur du château La Rivière

Et de compléter, « ici on est dans la côte avec beaucoup plus d’argile et on a une partie du vignoble qui est sur le plateau calcaire avec une capacité à retenir l’eau et à obtenir une qualité de tanins exceptionnelles ».

A Saillans, le château Barbey détenu par la famille Trocard © JPS

Un peu plus loin à Saillans, Benoît-Manuel Trocard, issu d’une des plus vieilles famille de vignerons de Bordeaux, vient de terminer les vendanges de ses 3 hectares au château Barbey. Il effectue depuis plusieurs jours ses remontages, goûte à la cuve et donne ses premières impressions sur ce millésime :

 

Benoît-Manuel Trocard © JPS

« Sur ce millésime 2018, on est sur un caractère très élégant, on est déjà sur une fermentation qui a une dizaine de jours et sur des vins qui sont presque prêts à boire », explique Benoît-Manuel Trocard du château Barbey.

 On est sur une concentration qui est hors norme, des indices très intéressants et sur un vin très aromatique », Benoît-Manuel Trocard du château Barbey.

Le chai à barriques du château la Daupine, 80 % est aujourd’hui vendu à l’export © JPS

Ces vins de Fronsac étaient déjà servis à Versailles. Jean de Richon, avocat à la cour du roi Louis XV, fit construire le château la Dauphine en 1747 et déguster ses vins à la Cour.

La Dauphine, qui donna naissance au futur Louis XVI, et séjourna au château donna son nom à cette propriété de Fronsac.A l’époque son vin était devenu l’un des plus chers de France, bien plus que ceux de Saint-Emilion, l’appellation voisine. Depuis le château a pas mal évolué, gagné et notoriété et aussi en qualité.

Passé de 30 à 53 hectares, il s’est converti en agriculture bio, certifié depuis 2015 et est même passé en biodynamie en totalité depuis 2017.

Stéphanie Barousse, directrice générale du château la Dauphine © JPS

On a notamment progressé au niveau de l’élevage, on fait des tests sur des amphores, on essaie tous les ans de se remettre en question et d’avancer, que ce soit sur la viticulture, en biodynamie, sur l’élevage aussi... », Stéphanie Barousse, directrice générale du château la Dauphine

Dans les caves souterraines du château de la Rivière, la dégustation religieuse du millésime 2014 © JPS

Et dans ces caves, creusées dans le calcaire, reposent des milliers de bouteilles, l’âme de Fronsac et du château de la Rivière . « C’est un millésime qui est très représentatif de ce qu’on peut faire à Fronsac et à la Rivière » ajoute Xavier Buffo commentant une dégustation de son 2014, « c’est-à-dire des vins qui sont puissants, élégants où vraiment le terroir parle : on a beaucoup de minéralité, beaucoup de puissance et d’élégance. »

Mieux que la Route 66, le Cadillac Tour…à Bordeaux

En voilà une idée insolite, une Cadillac qui fait le tour des caves et bars à vins à Bordeaux, à la rencontre des amateurs de vin. Cette initiative, on la doit aux Cadillac Côtes de Bordeaux, qui jeudi 18 octobre, sont allés faire découvrir leur savoir-faire auprès des consommateurs.  

« Ah que celle là mon vieux, elle est terrible », on connaissait le goût de Johnny pour les belles bagnoles et américaines de surcroît, il n’aurait pas été déçu avec cette vieille Cadillac qui a arpenté les rues de Bordeaux jeudi soir.

La formule à Paris a connu un réel succès, elle a été mise en oeuvre également à Bordeaux © Cadillac Cotes de Bordeaux

DU PRODUCTEUR AU CONSOMMATEUR

Si le consommateur ne vient pas à toi, le vigneron lui n’hésite pas, il enfourche sa bécane, monte dans sa Cadillac et se rend à la grande ville. Ainsi, les vignerons sont sortis de leur chai pour aller à la rencontre des amateurs de vin dans les caves et bars à vins de la capitale bordelaise. L’ambiance était du coup fort sympathique et conviviale entre concerts, ardoises de produits du terroir et dégustations de vin.

1500 VERRES DEGUSTES

Le concept du Cadillac Tour. semble avoir trouvé son public. Initiée à Paris en avril 2018, la formule a montré son efficacité et l’engouement des amateurs de vin de voir les vignerons venir à leur rencontre. Environ 1500 verres de vins ont ainsi été dégustés dans les établissements partenaires.

Les clients des caves et bars à vins ont ainsi l’opportunité d’échanger avec les vignerons autour d’une dégustation offerte et dans une ambiance conviviale. C’est l’opportunité pour eux de découvrir le terroir de l’appellation, ainsi que l’homme ou la femme qui se cache derrière chaque bouteille »,  Damien Chombart, des Cadillac Côtes de Bordeaux.

UNE SOIREE MISE EN SCENE SUR LES RESEAUX SOCIAUX

Toute la soirée, Vicky Wine, les itinéraires de Charlotte (bloggeuses)  et Benjamin Bardel (journaliste NRJ) ont animé la soirée en direct, avec la fameuse Cadillac qui a sillonné les rues de Bordeaux. Le public était ravi de faire avec eux des selfies.

« La présence d’un vigneron ou d’une vigneronne dans les caves et bars à vins est un « petit plus » très apprécié par les amateurs de vins. Cela permet de faire découvrir l’AOC dans une ambiance intimiste et familiale » selon  Jean-Rémi Larrat, vigneron en Cadillac Côtes de Bordeaux.

20 Oct

Portes ouvertes ce week-end dans les Graves : venez découvrir « l’origine des Bordeaux »

Ce samedi 20 et dimanche 21 octobre, les Graves vous ouvrent grandement leurs portes. Profitez de ce week-end ensoleillé pour sillonner ce magnifique terroir qui produit des vins depuis 2000 ans et visitez les 69 châteaux ouverts au public.

Voici une nouvelle idée de sortie qui à coup sûr va vous plaire, car ce week-end s’annonce « festif et convivial ».

Les Graves, ce sont 3500 hectares de vignes, qui s’étendent de Langon à Bordeaux. C’est sans doute l’un des très grands terroirs de Bordeaux, ce grâce à son histoire géologique longue et complexe.
Venez découvrir cette appellation, dont les origines de la production de vin remontent à 2000 ans, et ses 69 châteaux participants aux Portes Ouvertes, ces 20 et 21 octobre.  

Parmi les propriétés qui vous accueillent le château de Portets avec à droite sa propriétaire Marie-Hélène Yung-Théron © JPS

Au cours de ce week-end, les visiteurs vont pouvoir visiter les cuviers, chais à barriques et rencontrer les techniciens et propriétaires de ces châteaux de Graves. Ils pourront échanger autour de leur savoir-faire et de leur passion autour de leur production de rouges, blancs ou liquoreux. Ils pourront aussi participer aux ateliers de dégustation organisés en partenariat avec l’Ecole du vin de Bordeaux, afin de mieux comprendre la richesse et la diversité des vins de Graves.

Alors n’hésitez pas, il y a tant à découvrir… en terre de Graves.

16 Oct

Destination Vignobles : le salon de l’oenotourisme « bancable » pour les régions viticoles françaises…

Bordeaux accueille aujourd’hui et demain la 8e édition de « Destination Vignobles » organisé par Atout france, en partenariat avec la Région Nouvelle-Aquitaine et le Comité Régional du Tourisme. 160 tour-opérateurs internationaux et 150 exposants français sur le pont pour surfer sur cette filière en plein essor qui touche 10 millions de touristes en France.

L’offre oenotouristique en France est riche voire pléthorique, elle est à la hauteur des attentes des touristes français mais surtout étrangers de plus en plus nombreux à choisir la France comme destination. Car notre beau pays possède les plus belles régions viticoles au monde, allez un peu de chauvinisme pour une fois, et elle offre aussi les meilleures adresses et prestations en terme de restauration et d’hôtellerie.

Le poids économique est très important puisque sur nops 140000 hectares, on reçoit en Nouvelle-Aquitaine 30% des oenotouristes de France » Michel Durrieu directeur du Comité Régional du Tourisme de Nouvelle-Aquitaine.

Bordeaux, capitale mondiale du vin, s’imposait donc pour recevoir tous ces acteurs : 160 tour-opérateurs venus de 52 pays, avec 150 sociétés françaises exposantes dont plus de 40 de Nouvelle-Aquitaine (des 4 coins, de l’Irouléguy, Jurançon, Bordelais, Bergerac, Cognac), 16 éductours dans 7 destinations viticoles françaises.

18% des oenotouristes viennent à Bordeaux chaque année, c’est la 1ère région visitée, il y a la notoriété du vignoble, du vin, de la ville et on a une offre très très importante, on peut tout faire à Bordeaux en matière d’oenotourisme », Sophie Gaillard responsable oenotourisme à Bordeaux Métropole Tourisme.

 On a presque 10 millions de touristes qui sont venus grâce à cette dimensions-là,  de nos terroirs de nos territoires et donc avec le gouvernement je souhaite porter l’oenotourisme » Jean-Baptiste Lemoine secrétaire d’Etat au tourisme.

Et de compléter « le 20 novembre, on se donnera tous rendez-vous pour des assises nationales, ce sera l’occasion de mettre en valeur les bonnes pratiques, d’échanger, les bonnes idées, il y a 70 territoires en France qui sont labellisés vignobles & découvertes et ce sera importante encore une fois de les mettre en valeur et de faire de la promotion, tout cela a des retombées économiques sur nos territoires. »

Au château de Portets, Marie-Hélène Yung-Théron est fière de me présenter les investissements importants réalisés ici depuis 2015 pour accueillir les touristes.

Elle a confié à d’Eric le Collen, le soin de réaliser un espace scénographique bluffant qui retrace l’histoire de la propriété familiale acheté en 1956 par ses grands-parents.

On y découvre ainsi l’anecdote de l’avarie du bateau de Napoléon qui a du faire escale le 31 juillet 1808  au château (de retour des guerres d’Espagne), en attendant de faire son entrée trimphale à Bordeaux.

Regardez le reportage de JP Stahl et Karim Jbali :

19 Juil

« Castera en Fête » : c’est dimanche 22 juillet, le festival des food trucks

« Castera en Fête », c’est le rendez-vous oenotouristique et des papilles au Château Castera, cru Bourgeois du Médoc, le 22 juillet 2018 de 10h à 19h. Une sortie en famille ou entre amis, à Saint-Germain d’Esteuil , à ne pas manquer en partenariat avec le Bordeaux Food Truck Festival.

Un tour en jeep dans le vignoble, une balade en calèche ou encore un atelier d’accords vins et chocolats… Ca vous tente ? C’est un moment convivial, à partager en famille ou entre amis, ce dimanche de 10h à 19h. Au programme de nombreuses activités dont la visite des chais et de la tour médiévale. Un plongeon dans l’histoire avec un grand H puisque le château Castera commercialise du vin depuis plus de 400 ans (Côté Châteaux y était…à l’anniversaire bien sûr).

Dieter Tondera et le père de Thomas Press ont acheté Castera en 1986 © Jean-Pierre Stahl

Château Castera organisera également des jeux pour les enfants, une chasse au trésor, un casino du vin et des parties de Mölkky et de pétanque, sous l’air joyeux de la Banda Pays Médoc. Un « Castera en Fête » qui promet donc avec une équipe jeune et dynamique, emmenée par Jean-Pierre Darmuzey. Un château qui a par ailleurs été primé par les Best Of Wine Tourism.

Quant au Bordeaux Food Truck Festival. C’est ce festival gastronomique et oenotouristique itinérant. Il se déroule cet été dans les plusieurs magnifiques châteaux du bordelais. L’apothéose est prévue par une grande manifestation à l’Hippodrome du Bouscat où près de 40 Food Trucks seront présents.

Au Château Castera les visiteurs pourront se restaurer auprès de 7 Food Trucks différents de type brasserie, traditionnel, crêpes, vegan, créole et bien d’autres encore.

« Castera en Fête » au château Castera : rue du Bourg 33340 Saint Germain d’Esteuil (chateau@castera.fr – 05 56 73 20 60)

10 Juil

Au coeur de la Citadelle de Blaye, le Clos de l’Echauguette devient bio

Connaissez-vous le Clos de l’Echauguette ? C’est un micro-vignoble unique au coeur de la Citadelle de Blaye, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Le voici désormais estampillé de la mention « Vin Biologique ».

C’est un micro-vignoble de 15 ares, planté à 100% merlot, qui a la particularité d’être au coeur de la Citadelle de Blaye, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ce petit vignoble, propriété du Syndicat Viticole de Blaye, se veut être un vignoble exemplaire dans l’optique de « promouvoir une viticulture responsable ».  Ainsi cette parcelle est devenue le terrain d’expérimentations biologiques : jachère fleurie, hôtel à insectes, nichoirs à abeilles, poulailler, rosiers… « Autant de moyens de prévenir naturellement les nuisibles et maladies, et de préserver la biodiversité ».

UN VIGNOBLE A VOCATION PEDAGOGIQUE

Ce vignoble à vocation expérimentale et pédagogique est également inscrit au programme de la Gironde Verte du CIVB; la Gironde verte vise à faire découvrir la vigne et à sensibiliser les jeunes à l’environnement viticole girondin.

OUVERT AU PUBLIC DURANT L’ETE

En voilà une bonne idée se sortie : durant tout l’été, le Clos de l’Echauguette ouvre ses portes au public afin de présenter la démarche expérimentale mise en place dans ce lieu d’exception. Au programme : visite et dégustation
commentées les mercredis après-midis, et dans le cadre d’une balade en petit train dans le vignoble les jeudis après-midis. Une croisière œnologique Blaye-Bourg au départ de Bordeaux le vendredi inclut également la visite du micro-vignoble.

Grâce à cette offre œnotouristique estivale, nous voulons faire connaître davantage ce lieu chargé d’histoire et le savoir faire associé » confie Mickaël Rouyer, directeur de l’appellation Blaye Côtes de Bordeaux.

UNE SOIREE UNIQUE AU CLOS DE L’ECHAUGUETTE

Le millésime 2016, premier élaboré en bio, sera dégusté en avant-première lors de la Soirée du Clos de l’Echauguette, mercredi 1er août. 737 bouteilles (une par pied de vigne) ont été élaborées dans le plus grand respect de l’environnement et seront bientôt en vente à la Maison du Vin de Blaye.

21 Mai

8e Pique-Nique chez les Vignerons Indépendants : « Bienvenue au château Caillou, cru classé de Sauternes »

Ce week-end de Pentecôte, partout en France, c’était la 8e opération « Pique-niquez dans les vignes pour Pentecôte » avec les Vignerons Indépendants. L’occasion de mieux faire connaissance avec le terroir et ces vignerons accueillants. Exemple en Gironde au château Caillou.

Dépaysement assuré avec cette invitation à pique-niquer… C’est Marie-José Pierre, la petite fille du 1er propriétaire de la famille Joseph Ballan (issu de l’Entre-Deux-Mers) qui accueille et retrace l’histoire de ce château du XIXe siècle, 2e cru classé en 1855.

Et pour commencer la visite, d’emblée un verre de Crémant de Bordeaux, peu commun à Barsac ou Sauternes, le château en produit 4000 bouteilles. « ah l’accueil ici est chaleureux, convivial et simple, très agréable » commente Françoise Galibert.

Mon grand-père était un passionné de vin, ce qui lui a beaucoup plu à château Caillou, c’est cette unité de culture, 13 hectares en un seul tenant et un sol facile à travailler, argilo-calcaire. » Marie-José Pierre du château Caillou

La visite se poursuit dans la vigne, touchée en 2017 à 95% par le gel ; en ce printemps la famille Pierre s’est à nouveau fait une belle frayeur, d’autant qu’elle venait de replanter 5000 pieds : « inutile de vous dire que lorsqu’on a vu un petit 0° affiché, on a eu un peu peur… » confie Marie-José Pierre.

Sébastien Pierre, 4e génération, arrière -petit-fils de Joseph Ballan, est aujourd’hui le gérant de château Caillou © JPS

Tout est savamment orchestré, au chai, c’est Sébastien Pierre qui prend le relais… C’est la 4e génération, à seulement 26 ans, titulaire d’un BTS viticulture-oenologie à La Tour Blanche, il est devenu le gérant du château Caillou, toujours propriété de ses parents:

Sur des Sauternes un peu plus légers avec un peu moins de liqueur, on peut faire redécouvrir ces vins, à l’apéritif ou sur des petits cocktails ou sur des saveurs asiatiques, cela se marie vraiment à merveille », Sébastien Pierre gérant du château

A 12h30, alors que les tables sont dressés non loin des pieds de vignes sous un vieil érable (non du 2e vin), chacun tire du sac ses victuailles, et pour accompagner ces mets, bien sûr les vins du château Caillou, en blanc sec et en liquoreux, dont la production annuelle est de 35000 bouteilles..

On est venu il y a trois ans, on avait trouvé cela hyper sympa de découvrir les vins du château, on a réitéré l’édition cette année, c’est super sympa », Isabelle Pietrini de Bordeaux.

« On est ravi d’être ici, la famille Pierre nous accueille avec beaucoup de gentillesse, elle symbolise vraiment ce que l’on attend d’un vigneron avec beaucoup de chaleur, un approche directe et aimable avec tous ses clients et tous les amateurs de vin, donc on est ravi de venir en famille », ajoute Paul Guillet venu en famille et manager France de Vivino.

Ce sont ainsi 20 châteaux en Gironde qui ont partagé ces moments de convivialité avec des amateurs ou des novices pour ce 8e pique-nique des Vignerons Indépendants.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, sébastien Delalot, Sarah Paulin et Christian Arliguié :

10 Mai

Chez les Thienpont, un « Wine Tour » pour mieux connaître châteaux et savoir-faire

Voici une idée originale : un Wine Tour de propriétés familiales ou gérées par la même famille les Thienpont pour mieux faire connaître aux cavistes, restaurateurs, sommeliers et bars à vins de Bordeaux les vins qu’ils font de « main de maître » et l’histoire de leurs propriétés.

« Vieux Château Certan, c’est une entité familiale, complète depuis le XVIIIe siècle, ce n’est que la 3e famille à la tête de ce vignoble… » commente Alexandre Thienpont gérant et co-propriétaire de Vieux Château Certan auprès de la douzaine de cavistes, sommeliers et restaurateurs bien connus de Bordeaux.

C’est son grand-père, Georges Thienpont, qui avait acquis le domaine en 1924 (il était aussi propriétaire de Trolong Mondot dont il a du se défaire à cause de la crise de 1929). Une propriété acquise avec beaucoup de flair déjà car située en face de Pétrus et de Cheval Blanc. 15 hectares de vignes sur un terroir de graves et sur le magique plateau de Pomerol.

La typicité c’est essentiellement, pour Pomerol en tant que tel, le merlot qui domine, le côté charmeur soyeux et velouté, c’est le charme du vin hédoniste, facile, et surtout agréable » Alexandre Thienpont

Tous sont venus pour trouver de petites pépites qu’ils vont proposer à leur clientèle, en cave ou sur table. Ils dégustent bien sûr le 1er vin sur les millésimes 2012 et 2011 mais aussi le second la Gravette de Certan en 2014…

Fabien Poujardieu directeur et associé de la Villa Tourny à Bordeaux : « Il me donne une impression de finesse, bien équilibré, beaucoup de fruit et de puissance pour un 2014, on a beaucoup de seconds vins de grands châteaux sur notre carte des vins, c’est plus accessible pour les clients. »

A un vol d’oiseau, un vin de légende pour les amateurs de vin : « Le Pin ». Ce vin de garage, exploité sur seulement  2 hectares et dont seulement 6000 bouteilles sont produites, a véritablement explosé à la fin des années 90 où « les prix ont été multiplié par dix, avec des achats spéculatifs à Singapoure », me précise François Thienpont

Le premier qui a fait la promotion de Le Pin, c’est Robert Parker qui a donné 100 points au 1982; c’est un cru qui doit sa renommée aux grands amateurs mondiaux de grands vins, c’est un vin reconnu comme un vin de terroir avant tout » François Thienpont de la maison de négoce Wings.

« Ce vin est bu par des gens qui boivent aussi des Romanée-Conti, des grands Bourgogne et de grands Rhône. Une moyenne de prix de Le Pin, c’est 2000 € (la bouteille) mais ça peut monter jusqu’à 5000 €, sans compter que certains millésimes cultes comme 82 quand on en trouve ou des formats en magnum ou double magnum peuvent aller dans des prix stratosphériques. »

Pour Simon, caviste des Trois Pinardiers : « C’est un vin exceptionnel, un vin un peu typé bourguignon, avec très très peu d’hectares et très très peu de production (6000 bouteilles en moyenne), ça s’arrache et c’est cher, un sélection stricte sur la qualité, atypique, ça s’arrache et c’est cher, la qualité n’a pas de prix ».

A des prix nettement plus accessibles, Nicolas Thienpont présente à son tour les vins qu’il vinifie comme Larcis-Ducasse ou Pavie-Macquin depuis 1995 (propriété de la famille Corre-Macquin)

Pavie-Macquin, une qualité de plus en plus reconnue, qui a fait qu’en 2006 Pavie-Macquin a accédé avec Trolong-Mondot, au rang de 1er grand cru classé ;ce terroir qui était méconnu avant était enfin reconnu au rang des 1ers » Nicolas Thienpont gérant de Pavie-Macquin.

« C’est très expressif, très exubérant mais encore une fois en étant sur la finesse la délicatesse des grands terroirs de Saint-Emilion, ce n’est que du plaisir et que du bonheur », commente Adrien Champigny chef sommelier du Saint-James, restaurant étoilé au Guide Michelin à Bouliac.

Et encore un petit plongeon aux XVe et XVIe siècles au château familial Puygueraud, où les Thienpont continuent leur Wine Tour en présentant des vins de Côtes de Francs ou de Castillon, l’Etoile, les Fillottes  réalisés par Nicolas, Cyril, et François Thienpont. Des vins plus accessibles dont la fourchette pour le particulier oscille entre 10 et 15 €, des vins charmeurs qui à coup sûr se retrouveront chez ces cavistes et restaurateurs.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Jean-Pierre Magnaudet, montage Olivier Pallas et mixage Vincent Issenhuth :

08 Mai

« Tous ô Chais », les 12 et 13 mai en Côtes de Bourg

Les Châteaux des Côtes-de-Bourg et du Cubzagais vous accueillent pour des dégustations et des visites de chais le week-end prochain. Une équipe de jeunes et dynamiques vignerons booste l’appellation. Des rencontres empruntes d’humanisme. Demandez le programme de ces portes ouvertes sur Côté Châteaux :

SAMEDI 12 MAI

Dégustations et visites de chais : 12 & 13 mai 2018 10H > 19H

Les Châteaux de l’appellation vous accueillent pour des dégustations et
des visites de chais. Certains d’entre eux proposent des animations : expositions d’art, concerts, déjeuners, dégustations de produits régionaux, balades en calèches.
Plus d’informations 05 57 94 80 20 / www.cotes-de-bourg.com

Apéro Vigneron à bord du bateau Les Rives

Départ du Port de Bourg à 18H30 / retour à 20H. Découvrez l’Appellation depuis le fleuve tout en dégustant des vins de Côtes de Bourg en présence d’un viticulteur.
Prix par adulte : 15 € Gratuit pour les moins de 12 ans. Réservations 05 57 68 31 76 / tourismebourg@grand-cubzaguais.fr

Accords Mets/Vins

Certains châteaux accueillent les producteurs de l’AANA (Agence de l’Alimentation Nouvelle-Aquitaine) pour des accords mets et vins : asperges du blayais, huîtres d’Arcachon, fromages de chèvres de Nouvelle Aquitaine, fraises Label Rouge, tomates du marmandais. Liste des producteurs sur www.cotes-de-bourg.com

Rallye des Côtes de Bourg : un des temps forts du week-end !

Sur le thème de la gastronomie, un parcours parsemé d’énigmes et de surprises vous attend ! De nombreux lots sont à gagner dont un voyage pour 4 personnes.
Prix : 25 € par équipage (18 € pour les étudiants)
Inscription obligatoire jusqu’au 2 mai 2018.
Informations et inscriptions : 05 57 94 80 20 / www.cotes-de-bourg.com

Chasse aux trésors
TERRA AVENTURA : inédit dans les Côtes de Bourg !
Grâce à une série d’énigmes et de votre smartphone, partez à la
recherche de la cache. Renseignements 05 57 68 31 76
tourismebourg@grand-cubzaguais.fr

Soirée Festive Tous ô Quai

À partir de 20H30 Bourg met son port en fête. Animation guinguette assurée par la Compagnie Imagine, un véritable spectacle de chansons françaises (Trénet, Piaf, Montand…) qui vous fera voyager dans le passé. La soirée se poursuivra par une animation DJ pour varier les plaisirs.
Réservation obligatoire avant le 2 mai 2018.

Informations 05 57 68 31 76 / 05 57 43 64 80 tourismebourg@grand-cubzaguais.fr

DIMANCHE 13 MAI

Randonnée pédestre

Rendez-vous à 8H15 à la Maison des Vins des Côtes de Bourg.
Une randonnée sur le territoire avec dégustations dans les châteaux viticoles
est organisée par l’association Marche Nordique de Bourg.
Prévoir son pique-nique. Retour prévu vers 17H.
Inscriptions et informations 06 24 63 61 02. Tarif : 5 €/pers.

SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 MAI

Ateliers de dégustation à la Maison des Vins

2 ateliers par jour – gratuits
10H30 : À la découverte des Côtes de Bourg
11H30 : Faites votre assemblage
Places limitées à 50 personnes par atelier. Informations et inscriptions
05 57 94 80 20 www.cotes-de-bourg.com

En partenariat avec l’École du Vin de Bordeaux, participez à une séance de découverte de l’appellation. Apprenez les principes de la dégustation avec l’animateur du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux

Avec Côtes de Bourg.

01 Mai

Journées portes ouvertes à Saint-Emilion : « bienvenue » aux châteaux Coutet et Jean Faure

Tout ce week-end, 78 châteaux de Saint-Emilion accueillaient du public pour faire découvrir leur savoir-faire et leur propriété. Focus sur 2 d’entre eux, château Coutet et Jean Faure, un Saint-Emilion Grand Cru et un cru classé, tous deux conduits en bio.

Alain, Matthieu, Adrien, Xavier, David Beaulieu devant leur château Coutet dans la famille depuis 1620 © JPS

« Bienvenue au château Coutet, une propriété familiale depuis un peu plus de 400 ans, dans la même famille », d’emblée Matthieu et Adrien David Beaulieu, 14e génération de vigneron,  présentent aux visiteurs leur château Coutet, un domaine de 11 hectares de vignes conduits en bio depuis l’origine, sans désherbant, sans insecticide et sans pesticide de synthèse.

Les vieilles familles à Saint-Emilion, c’est de plus en plus rare, et on lutte avec énormément de passion pour que cela reste dans la famille, c’est quelque chose qui nous tient énormément à coeur », Matthieu David Beaulieu.

Passé le chai à barriques, ils sont très fiers de montrer dans leur cave une vieille bouteille de 1750 : il s’agit de l’une des plus vieilles bouteilles de Bordeaux retrouvée pleine, dans de la terre battue, une bouteille bouchée à l’émeri…

Adrien David Beaulieu montrant cette vieille bouteille de 1750 bouchée à l’émeri © JPS

« L’émeri c’est aussi une vieille expression française qui signifie être sourd comme un pot. En fait, c’est bouché verre sur verre et le diamètre du bouchon est adapté exactement au diamètre du col de la bouteille », explique Adrien David Beaulieu.

Cette bouteille exceptionnelle a été rééditée par le château à 200 exemplaires identiques faites à la main et à l’unité ; pour le grand public, une cuvée des Demoiselles a également été tirée à 2000 bouteilles, un flacon qui s’en approche, mais avec le même vin.

« Je ne savais pas qu’il y avait cette technique de bouchage en verre, je trouve ça très intéressant et je pense qu’il n’a pas d’autre château qui fait la même château », commente Eléonore parmi les visiteurs.

« C’est un rendez-vous hyper important, cela nous permet de présenter au grand public ce que l’on fait, qui ont est,  quels sont nos spécificités, notre identité », précise Adrien David Beaulieu du château Coutet.

 

Olivier Decelle accueillant ses visiteurs devant le château Jean Faure © JPS

Autre propriété passée cru classé de Saint-Emilion en 2012, château Jean Faure, qui a de très célèbres voisins comme Cheval Blanc (1er CC A), la Dominique (cru classé) et d’autres.

Nous sommes à la limite de Pomerol, vous voyez derrière moi Pétrus et L’Evangile qui nous entourent, c’est-à-dire que vous êtes sur un terroir d’argile et crasse de fer », Olivier Decelle propriétaire de Jean Faure.

La visite se poursuit entre le cuvier béton, les cuves en bois et le chai à barriques ù le vin est élevé 18 mois : « c’est dans l’élevage qu’on va dessiner le profil du vin, c’est là où chaque vigneron va mettre patte. Nous avons nos pinceaux, et nous sommes un peu les peintres du millésime », selon Olivier Decelle propriétaire de Jean Faure.

Entre la visite des chais et la dégustation, les échanges continuent autour des millésimes 2012, 2014 et 2015.

« Cela a été 4 journées intenses où on a reçu pratiquement 1000 personnes et en dehors du temps qui était un peu maussade les premiers jours, cela a été un moment plutôt super sympa », conclue ainsi Olivier Decelle, également propriétaire de Decelle Villa à Nuits Saint-Georges et Mas Amiel en Roussillon.

Un château dont la réputation est plus que centenaire aussi. En 1893, le guide Féret en faisait déjà l’éloge.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl , Jean-Pierre Magnaudet, Corinne Berge et Jean-Marc Ceccaldi :