21 Mai

8e Pique-Nique chez les Vignerons Indépendants : « Bienvenue au château Caillou, cru classé de Sauternes »

Ce week-end de Pentecôte, partout en France, c’était la 8e opération « Pique-niquez dans les vignes pour Pentecôte » avec les Vignerons Indépendants. L’occasion de mieux faire connaissance avec le terroir et ces vignerons accueillants. Exemple en Gironde au château Caillou.

Dépaysement assuré avec cette invitation à pique-niquer… C’est Marie-José Pierre, la petite fille du 1er propriétaire de la famille Joseph Ballan (issu de l’Entre-Deux-Mers) qui accueille et retrace l’histoire de ce château du XIXe siècle, 2e cru classé en 1855.

Et pour commencer la visite, d’emblée un verre de Crémant de Bordeaux, peu commun à Barsac ou Sauternes, le château en produit 4000 bouteilles. « ah l’accueil ici est chaleureux, convivial et simple, très agréable » commente Françoise Galibert.

Mon grand-père était un passionné de vin, ce qui lui a beaucoup plu à château Caillou, c’est cette unité de culture, 13 hectares en un seul tenant et un sol facile à travailler, argilo-calcaire. » Marie-José Pierre du château Caillou

La visite se poursuit dans la vigne, touchée en 2017 à 95% par le gel ; en ce printemps la famille Pierre s’est à nouveau fait une belle frayeur, d’autant qu’elle venait de replanter 5000 pieds : « inutile de vous dire que lorsqu’on a vu un petit 0° affiché, on a eu un peu peur… » confie Marie-José Pierre.

Sébastien Pierre, 4e génération, arrière -petit-fils de Joseph Ballan, est aujourd’hui le gérant de château Caillou © JPS

Tout est savamment orchestré, au chai, c’est Sébastien Pierre qui prend le relais… C’est la 4e génération, à seulement 26 ans, titulaire d’un BTS viticulture-oenologie à La Tour Blanche, il est devenu le gérant du château Caillou, toujours propriété de ses parents:

Sur des Sauternes un peu plus légers avec un peu moins de liqueur, on peut faire redécouvrir ces vins, à l’apéritif ou sur des petits cocktails ou sur des saveurs asiatiques, cela se marie vraiment à merveille », Sébastien Pierre gérant du château

A 12h30, alors que les tables sont dressés non loin des pieds de vignes sous un vieil érable (non du 2e vin), chacun tire du sac ses victuailles, et pour accompagner ces mets, bien sûr les vins du château Caillou, en blanc sec et en liquoreux, dont la production annuelle est de 35000 bouteilles..

On est venu il y a trois ans, on avait trouvé cela hyper sympa de découvrir les vins du château, on a réitéré l’édition cette année, c’est super sympa », Isabelle Pietrini de Bordeaux.

« On est ravi d’être ici, la famille Pierre nous accueille avec beaucoup de gentillesse, elle symbolise vraiment ce que l’on attend d’un vigneron avec beaucoup de chaleur, un approche directe et aimable avec tous ses clients et tous les amateurs de vin, donc on est ravi de venir en famille », ajoute Paul Guillet venu en famille et manager France de Vivino.

Ce sont ainsi 20 châteaux en Gironde qui ont partagé ces moments de convivialité avec des amateurs ou des novices pour ce 8e pique-nique des Vignerons Indépendants.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, sébastien Delalot, Sarah Paulin et Christian Arliguié :

10 Mai

Chez les Thienpont, un « Wine Tour » pour mieux connaître châteaux et savoir-faire

Voici une idée originale : un Wine Tour de propriétés familiales ou gérées par la même famille les Thienpont pour mieux faire connaître aux cavistes, restaurateurs, sommeliers et bars à vins de Bordeaux les vins qu’ils font de « main de maître » et l’histoire de leurs propriétés.

« Vieux Château Certan, c’est une entité familiale, complète depuis le XVIIIe siècle, ce n’est que la 3e famille à la tête de ce vignoble… » commente Alexandre Thienpont gérant et co-propriétaire de Vieux Château Certan auprès de la douzaine de cavistes, sommeliers et restaurateurs bien connus de Bordeaux.

C’est son grand-père, Georges Thienpont, qui avait acquis le domaine en 1924 (il était aussi propriétaire de Trolong Mondot dont il a du se défaire à cause de la crise de 1929). Une propriété acquise avec beaucoup de flair déjà car située en face de Pétrus et de Cheval Blanc. 15 hectares de vignes sur un terroir de graves et sur le magique plateau de Pomerol.

La typicité c’est essentiellement, pour Pomerol en tant que tel, le merlot qui domine, le côté charmeur soyeux et velouté, c’est le charme du vin hédoniste, facile, et surtout agréable » Alexandre Thienpont

Tous sont venus pour trouver de petites pépites qu’ils vont proposer à leur clientèle, en cave ou sur table. Ils dégustent bien sûr le 1er vin sur les millésimes 2012 et 2011 mais aussi le second la Gravette de Certan en 2014…

Fabien Poujardieu directeur et associé de la Villa Tourny à Bordeaux : « Il me donne une impression de finesse, bien équilibré, beaucoup de fruit et de puissance pour un 2014, on a beaucoup de seconds vins de grands châteaux sur notre carte des vins, c’est plus accessible pour les clients. »

A un vol d’oiseau, un vin de légende pour les amateurs de vin : « Le Pin ». Ce vin de garage, exploité sur seulement  2 hectares et dont seulement 6000 bouteilles sont produites, a véritablement explosé à la fin des années 90 où « les prix ont été multiplié par dix, avec des achats spéculatifs à Singapoure », me précise François Thienpont

Le premier qui a fait la promotion de Le Pin, c’est Robert Parker qui a donné 100 points au 1982; c’est un cru qui doit sa renommée aux grands amateurs mondiaux de grands vins, c’est un vin reconnu comme un vin de terroir avant tout » François Thienpont de la maison de négoce Wings.

« Ce vin est bu par des gens qui boivent aussi des Romanée-Conti, des grands Bourgogne et de grands Rhône. Une moyenne de prix de Le Pin, c’est 2000 € (la bouteille) mais ça peut monter jusqu’à 5000 €, sans compter que certains millésimes cultes comme 82 quand on en trouve ou des formats en magnum ou double magnum peuvent aller dans des prix stratosphériques. »

Pour Simon, caviste des Trois Pinardiers : « C’est un vin exceptionnel, un vin un peu typé bourguignon, avec très très peu d’hectares et très très peu de production (6000 bouteilles en moyenne), ça s’arrache et c’est cher, un sélection stricte sur la qualité, atypique, ça s’arrache et c’est cher, la qualité n’a pas de prix ».

A des prix nettement plus accessibles, Nicolas Thienpont présente à son tour les vins qu’il vinifie comme Larcis-Ducasse ou Pavie-Macquin depuis 1995 (propriété de la famille Corre-Macquin)

Pavie-Macquin, une qualité de plus en plus reconnue, qui a fait qu’en 2006 Pavie-Macquin a accédé avec Trolong-Mondot, au rang de 1er grand cru classé ;ce terroir qui était méconnu avant était enfin reconnu au rang des 1ers » Nicolas Thienpont gérant de Pavie-Macquin.

« C’est très expressif, très exubérant mais encore une fois en étant sur la finesse la délicatesse des grands terroirs de Saint-Emilion, ce n’est que du plaisir et que du bonheur », commente Adrien Champigny chef sommelier du Saint-James, restaurant étoilé au Guide Michelin à Bouliac.

Et encore un petit plongeon aux XVe et XVIe siècles au château familial Puygueraud, où les Thienpont continuent leur Wine Tour en présentant des vins de Côtes de Francs ou de Castillon, l’Etoile, les Fillottes  réalisés par Nicolas, Cyril, et François Thienpont. Des vins plus accessibles dont la fourchette pour le particulier oscille entre 10 et 15 €, des vins charmeurs qui à coup sûr se retrouveront chez ces cavistes et restaurateurs.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Jean-Pierre Magnaudet, montage Olivier Pallas et mixage Vincent Issenhuth :

08 Mai

« Tous ô Chais », les 12 et 13 mai en Côtes de Bourg

Les Châteaux des Côtes-de-Bourg et du Cubzagais vous accueillent pour des dégustations et des visites de chais le week-end prochain. Une équipe de jeunes et dynamiques vignerons booste l’appellation. Des rencontres empruntes d’humanisme. Demandez le programme de ces portes ouvertes sur Côté Châteaux :

SAMEDI 12 MAI

Dégustations et visites de chais : 12 & 13 mai 2018 10H > 19H

Les Châteaux de l’appellation vous accueillent pour des dégustations et
des visites de chais. Certains d’entre eux proposent des animations : expositions d’art, concerts, déjeuners, dégustations de produits régionaux, balades en calèches.
Plus d’informations 05 57 94 80 20 / www.cotes-de-bourg.com

Apéro Vigneron à bord du bateau Les Rives

Départ du Port de Bourg à 18H30 / retour à 20H. Découvrez l’Appellation depuis le fleuve tout en dégustant des vins de Côtes de Bourg en présence d’un viticulteur.
Prix par adulte : 15 € Gratuit pour les moins de 12 ans. Réservations 05 57 68 31 76 / tourismebourg@grand-cubzaguais.fr

Accords Mets/Vins

Certains châteaux accueillent les producteurs de l’AANA (Agence de l’Alimentation Nouvelle-Aquitaine) pour des accords mets et vins : asperges du blayais, huîtres d’Arcachon, fromages de chèvres de Nouvelle Aquitaine, fraises Label Rouge, tomates du marmandais. Liste des producteurs sur www.cotes-de-bourg.com

Rallye des Côtes de Bourg : un des temps forts du week-end !

Sur le thème de la gastronomie, un parcours parsemé d’énigmes et de surprises vous attend ! De nombreux lots sont à gagner dont un voyage pour 4 personnes.
Prix : 25 € par équipage (18 € pour les étudiants)
Inscription obligatoire jusqu’au 2 mai 2018.
Informations et inscriptions : 05 57 94 80 20 / www.cotes-de-bourg.com

Chasse aux trésors
TERRA AVENTURA : inédit dans les Côtes de Bourg !
Grâce à une série d’énigmes et de votre smartphone, partez à la
recherche de la cache. Renseignements 05 57 68 31 76
tourismebourg@grand-cubzaguais.fr

Soirée Festive Tous ô Quai

À partir de 20H30 Bourg met son port en fête. Animation guinguette assurée par la Compagnie Imagine, un véritable spectacle de chansons françaises (Trénet, Piaf, Montand…) qui vous fera voyager dans le passé. La soirée se poursuivra par une animation DJ pour varier les plaisirs.
Réservation obligatoire avant le 2 mai 2018.

Informations 05 57 68 31 76 / 05 57 43 64 80 tourismebourg@grand-cubzaguais.fr

DIMANCHE 13 MAI

Randonnée pédestre

Rendez-vous à 8H15 à la Maison des Vins des Côtes de Bourg.
Une randonnée sur le territoire avec dégustations dans les châteaux viticoles
est organisée par l’association Marche Nordique de Bourg.
Prévoir son pique-nique. Retour prévu vers 17H.
Inscriptions et informations 06 24 63 61 02. Tarif : 5 €/pers.

SAMEDI 12 ET DIMANCHE 13 MAI

Ateliers de dégustation à la Maison des Vins

2 ateliers par jour – gratuits
10H30 : À la découverte des Côtes de Bourg
11H30 : Faites votre assemblage
Places limitées à 50 personnes par atelier. Informations et inscriptions
05 57 94 80 20 www.cotes-de-bourg.com

En partenariat avec l’École du Vin de Bordeaux, participez à une séance de découverte de l’appellation. Apprenez les principes de la dégustation avec l’animateur du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux

Avec Côtes de Bourg.

01 Mai

Journées portes ouvertes à Saint-Emilion : « bienvenue » aux châteaux Coutet et Jean Faure

Tout ce week-end, 78 châteaux de Saint-Emilion accueillaient du public pour faire découvrir leur savoir-faire et leur propriété. Focus sur 2 d’entre eux, château Coutet et Jean Faure, un Saint-Emilion Grand Cru et un cru classé, tous deux conduits en bio.

Alain, Matthieu, Adrien, Xavier, David Beaulieu devant leur château Coutet dans la famille depuis 1620 © JPS

« Bienvenue au château Coutet, une propriété familiale depuis un peu plus de 400 ans, dans la même famille », d’emblée Matthieu et Adrien David Beaulieu, 14e génération de vigneron,  présentent aux visiteurs leur château Coutet, un domaine de 11 hectares de vignes conduits en bio depuis l’origine, sans désherbant, sans insecticide et sans pesticide de synthèse.

Les vieilles familles à Saint-Emilion, c’est de plus en plus rare, et on lutte avec énormément de passion pour que cela reste dans la famille, c’est quelque chose qui nous tient énormément à coeur », Matthieu David Beaulieu.

Passé le chai à barriques, ils sont très fiers de montrer dans leur cave une vieille bouteille de 1750 : il s’agit de l’une des plus vieilles bouteilles de Bordeaux retrouvée pleine, dans de la terre battue, une bouteille bouchée à l’émeri…

Adrien David Beaulieu montrant cette vieille bouteille de 1750 bouchée à l’émeri © JPS

« L’émeri c’est aussi une vieille expression française qui signifie être sourd comme un pot. En fait, c’est bouché verre sur verre et le diamètre du bouchon est adapté exactement au diamètre du col de la bouteille », explique Adrien David Beaulieu.

Cette bouteille exceptionnelle a été rééditée par le château à 200 exemplaires identiques faites à la main et à l’unité ; pour le grand public, une cuvée des Demoiselles a également été tirée à 2000 bouteilles, un flacon qui s’en approche, mais avec le même vin.

« Je ne savais pas qu’il y avait cette technique de bouchage en verre, je trouve ça très intéressant et je pense qu’il n’a pas d’autre château qui fait la même château », commente Eléonore parmi les visiteurs.

« C’est un rendez-vous hyper important, cela nous permet de présenter au grand public ce que l’on fait, qui ont est,  quels sont nos spécificités, notre identité », précise Adrien David Beaulieu du château Coutet.

 

Olivier Decelle accueillant ses visiteurs devant le château Jean Faure © JPS

Autre propriété passée cru classé de Saint-Emilion en 2012, château Jean Faure, qui a de très célèbres voisins comme Cheval Blanc (1er CC A), la Dominique (cru classé) et d’autres.

Nous sommes à la limite de Pomerol, vous voyez derrière moi Pétrus et L’Evangile qui nous entourent, c’est-à-dire que vous êtes sur un terroir d’argile et crasse de fer », Olivier Decelle propriétaire de Jean Faure.

La visite se poursuit entre le cuvier béton, les cuves en bois et le chai à barriques ù le vin est élevé 18 mois : « c’est dans l’élevage qu’on va dessiner le profil du vin, c’est là où chaque vigneron va mettre patte. Nous avons nos pinceaux, et nous sommes un peu les peintres du millésime », selon Olivier Decelle propriétaire de Jean Faure.

Entre la visite des chais et la dégustation, les échanges continuent autour des millésimes 2012, 2014 et 2015.

« Cela a été 4 journées intenses où on a reçu pratiquement 1000 personnes et en dehors du temps qui était un peu maussade les premiers jours, cela a été un moment plutôt super sympa », conclue ainsi Olivier Decelle, également propriétaire de Decelle Villa à Nuits Saint-Georges et Mas Amiel en Roussillon.

Un château dont la réputation est plus que centenaire aussi. En 1893, le guide Féret en faisait déjà l’éloge.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl , Jean-Pierre Magnaudet, Corinne Berge et Jean-Marc Ceccaldi :

25 Avr

Méga Portes-Ouvertes pour le long week-end du 1er mai à Saint-Emilion

Du samedi 28 avril au mardi 1er mai, près de 80 châteaux seront ouverts pour permettre aux amateurs de vin de déguster la production de ces domaines en AOC Saint-Emilion, Lussac, Puisseguin et Saint-Emilion Grand Cru.

Ce sont 78 châteaux qui vont être sur le pont ! Et quel pont… 4 jours pour ce long week-end de portes-ouvertes qui va débuter samedi 28 avril pour s’achever le mardi 1er mai où les verres vont défiler !

LA CARTE DES CHATEAUX OUVERTS

Pour mieux organiser vos visites, découvrez les châteaux par thème : Gastronomie, Culture, Architecture et Tradition.

Découvrez ici la liste des châteaux ouverts

DES DINERS VIGNERONS

Les viticulteurs qui participent aux Portes Ouvertes vous proposent de découvrir leurs vins lors de deux dîners vignerons organisés samedi 28 et dimanche 29 avril. Un moment convivial d’échange et de partage autour de mets raffinés.

DES ATELIERS DE DEGUSTATION A LA MAISON DU VIN

Découvrez la Maison du Vin et ses ateliers dégustations. Au programme, initiations et dégustations destinées aux amateurs et néophytes de Grands Crus Classés de Saint-Émilion.

BALADE DANS LE VIGNOBLE

Au départ du village deSaint-Émilion, partez pour une balade à pied d’environ 20 minutes vers une propriété viticole où vous rencontrerez un vigneron qui partagera avec vous sa passion

Renseignements : Conseil des Vins de Saint-Émilion –  Tél: +33 (0)5 57 55 50 50 WWW.VINS-SAINTEMILION.COM

Saint-Émilion Tourisme Place des Créneaux – 33330 Saint-Émilion
Tél. + 33 (0)5 57 55 28 28 – www.saint-emilion-tourisme.com

Avec les Vins de Saint-Emilion :

08 Avr

24e Printemps des Vins de Blaye : les amateurs de vin à la rencontre de 90 vignerons de l’appellation

La météo n’était pas comme l’an dernier à son zénith, cela n’a pas empêché les fins connaisseurs et amateurs de se précipiter dans la Citadelle Vauban classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Environ 10000 visiteurs ont arpenté les vieilles ruelles de la place forte samedi et dimanche.

Eric Vezain (château Canteloup), Corinne Chevrier-Loriaud), Franck Jullion (Grillet-Beauséjour) et Patrice Glémet (Moulin de Grillet) © JPS

Week-end pluvieux, dégustateur heureux. Cette maxime s’est vérifiée tout ce week-end pour le 24e Printemps des Vins de Blaye. Un événement qui a grossi au fil des années, un événement que l’on doit à Michel Elie.

« Ca s’appelait le marché aux vins de Blaye, au mois de janvier au moment de la Saint-Vincent, le patron des vignerons, j’avais un petit peu plagié ce qui se faisait à Ampuis dans les Côtes du Rhône septentrionales (marché créé en 1928), tout en pensant que ce qui pouvait se faire à 50 km au sud de Lyon pouvait se faire à 50 km au nord de Bordeaux » Michel Elie le fondateur.

Ce sont 90 vignerons de Blaye qui sont sur le pont durant tout le week-end avec tout le staff du syndicat viticole de l’appellation Blaye Côtes de Bordeaux. Une logistique bien rodée depuis toutes ces années avec 4 lieux de dégustations différents.

Ainsi à la poudrière, on pouvait y croiser un groupe d’Américains venus avec leur navire de croisière Amawaterways ; pour Line venue d’Arizona : « c’est vraiment super, on apprécie vraiment cet événement avec tous ces vins différents et tous ces arômes de merlot, sémillon ou autres »…

« J’ai visité Blaye il y a 8 ans et j’ai vraiment été conquis par l’endroit », commente également David Falchek, cet autre américain spécialisé dans l’éducation autour du vin dans l’énorme barnum où sont réunis 40 vignerons.

Je pense que Bordeaux est l’une des meilleures régions viticoles au monde, mais que Blaye est encore méconnue, les vins de cet endroit sont de bonne qualité et de bonnes affaires » David Falchek d’American Wine Society

Pour sûr il y a les habitués de l’événement comme ce groupe de Bretons de Saint-Brieuc avec à sa tête Jean-Luc Tréhorel : « 5 heures de route, c’est vite fait, pour boire du vin on ferait n’importe quoi, on vient de loin. Je ne sais pas depuis combien de temps ça dure mais tous les ans on est là pour deux jours et c’est super. »

Michel Elie, le fondateur de l’événement, et Michaël Rouyer le directeur de Blaye Côtes de Bordeaux © JPS

C’est un événement incontournable du monde du vin du bordelais,  car on a 90 vignerons qui accueillent dans la Citadelle classée Unesco près de 10000 visiteurs, c’est un événement autour de la rencontre du partage entre les consommateurs et les vignerons », Michaël Rouyer directeur de Blaye Côtes de Bordeaux

Un Printemps des Vins de Blaye avec ses nouveautés comme la course des garçons de café, attention à ne pas renverser, les rouleurs de barriques, les petits tours en calèche, les démonstrations de tonnelleries, ses intronisations mais aussi la visite du clos de l’Echauguette.

Le Clos de l’Echauguette étant le seul vignoble au monde planté dans un monument classé Unesco avec 737 pieds, 737 bouteilles produites et entretenu par Dominique Champagne (un nom prédestiné !) avec son cheval de trait Tibou du Coteau un percheron d’1,1 tonne.

 

La député Véronique Hammerer et Michaël Rouyer, directeur de Blaye, ont été ont été intronisés par la Connétablie de Blaye © JPS

Un Printemps des Vins qui permet à chaque viticulteur de vendre entre 300 et 1200 bouteilles, soit une moyenne de 40000 sur le week-end.

(l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération)

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer

04 Avr

En avant les 16e Best Of Wine Tourism 2019

Vous avez jusqu’au 30 avril pour participer aux prochains Best Of Wine Tourism 2019. Ces prix sont destinés à promouvoir l’œnotourisme à travers les sites les plus remarquables du Réseau des Capitales de Grands Vignobles.  

La 16ème édition des Best Of Wine Tourism est officiellement lancée, mais il va falloir se dépêcher car la date butoir est avancée d’un mois par rapport à l’an dernier.

Le concours est ouvert aux propriétés vitivinicoles et aux entreprises de prestations œnotouristiques de Gironde et des départements limitrophes.

Ces trophées doivent récompenser la qualité et l’innovation de leur accueil et de leurs services aux touristes. Les lauréats bénéficient ensuite d’un label reconnu par les amateurs d’œnotourisme et d’actions de promotion. La remise des prix bordelais est prévue le 23 octobre prochain. 

7 CATEGORIES 

En 2018, les participants ont jusqu’au 30 avril prochain, et non plus jusqu’au 31 mai comme les années précédentes, pour déposer leur dossier. Chaque candidat a la possibilité de se présenter dans deux catégories au choix parmi les suivantes : «Restauration à la Propriété», «Architecture et Paysages», «Art et Culture», «Découverte et Innovation», «Hébergement à la Propriété», «Services Oenotouristiques/Organisation d’Evénements» ou encore «Valorisation Œnotouristique des Pratiques Environnementales». 
Le règlement du concours et les dossiers d’inscription sont à retirer auprès du secrétariat des Best Of Wine Tourism(bestof@bordeauxgironde.cci.fr) ou à télécharger sur www.bestofwinetourism.fr. 

VISITES MYSTERES 
L’examen des dossiers de candidatures sera complété par des visites mystères qui auront lieu durant l’été. Il s’agit pour les organisateurs de vérifier l’adéquation entre le dossier et le ressenti des visiteurs sur le terrain. En parallèle, certains des candidats, dans les catégories « Restauration » et « Hébergement », pourront être soumis à une visite technique additionnelle. 

UN CONCOURS ET DEUX REMISES DE PRIX A BORDEAUX ET ADELAIDE 

La remise des prix « nationaux » est prévue à la CCI Bordeaux Gironde le 23 octobre prochain. Les lauréats sacrés Best Of d’Or2019 défendront ensuite les couleurs de la France pour décrocher le prestigieux International Best Of Wine Tourism 2019. Cette seconde remise des prix aura lieu à Adelaïde, en Australie, en novembre prochain. 

570 SITES LABELLISES SUR LA PLANETE VIN

Depuis sa création, le concours Best Of Wine Tourism a rassemblé plus de 4 200 propriétés pour 633 labels attribués dans le monde. Chaque année, les lauréats sont mis à l’honneur dans un guide diffusé en France et à l’étranger. Tiré à plus de 10 000 exemplaires, le Guide Best Of est diffusé dans les offices de tourisme et sites touristiques des villes membres du Réseau. Véritable vitrine pour les propriétés, la dernière édition recense 
59 sites labellisés Best Of 2018, dont 21 dans le vignoble bordelais. Le document est disponible sur demande au 05 56 79 44 40 ou consultable en ligne sur 
www.bestofwinetourism.fr 

SPEED BUSINESS MEETING

Autre atout du label Best Of Wine Tourism, la possibilité pour les lauréats d’être référencés dans les circuits proposés dans les Offices de Tourisme, de participer à des « Speed Business Meeting » pour rencontrer des agences réceptives ou à des ateliers « Chais numériques » pour optimiser leur présence sur internet. Le « Club Best Of » leur permet par ailleurs d’échanger sur les meilleures pratiques en matière d’œnotourisme.

Avec CCI de Bordeaux

03 Avr

Le Printemps des Vins de Blaye : les 7 et 8 avril, rendez-vous à la Citadelle

La 24ème édition du rendez-vous œnotouristique incontournable des vignerons de Blaye Côtes de Bordeaux, c’est samedi 7 et dimanche 8 avril dans la Citadelle de Blaye. Deux jours pour rencontrer 90 vignerons, déguster des vins de l’appellation et accéder à de nombreux ateliers et animations.

UN RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE 

Les 7 et 8 avril prochains, près de 90 vignerons de Blaye Côtes de Bordeaux se réuniront au cœur de la Citadelle de Blaye pour rencontrer le grand public et faire déguster leurs vins. Un événement unique dans le Bordelais devenu au fil des années un incontournable pour tous les amateurs de vins. Entre convivialité, rencontres et partage, le Printemps des Vins de Blaye séduit chaque année plus de 15 000 visiteurs venus (re)découvrir l’excellent rapport qualité/prix/plaisir des vins de l’appellation.

 DE NOMBREUX ATELIERS, DE LA DECOUVERTE A L’ASSEMBLAGE EN PASSANT PAR LA CUISINE

Côté animations, les visiteurs, munis du pass dégustation, pourront profiter de nombreuses activités. Ateliers découvertes (Initiation à la dégustation, atelier assemblage et atelier cuisine), visites guidées de la Citadelle, balades en petit train, en calèche, ou en bateau… des incontournables qui font toujours le plein de participants ! Plébiscités par le public, la croisière dégustation du dimanche au départ de Bordeaux, le marché gastronomique et les baptêmes de l’air en hélicoptère à gagner, seront eux aussi reconduits cette année, tout comme la mise à disposition gratuite d’une garderie.

 

Une petite dégustation en bord d’estuaire © Vins de Blaye

UN ATELIER INEDIT DE PEINTURE AU VIN

Pour cette édition 2018, le programme d’animations s’enrichit de plusieurs nouveautés ! Un atelier inédit de peinture au vin permettra aux participants de réaliser leur aquarelle avec du vin. Le Clos de l’Echauguette, micro-vignoble bio au sein de la Citadelle, sera à l’honneur avec des visites commentées et une dégustation exclusive du 1er millésime de la cuvée. Autre nouveauté : une activité ludique de courses de garçons de café sera proposée aux petits et grands ! À noter la création du Pass Bus (29€) pour la journée du samedi 7 avril qui, outre le pass dégustation et une visite de la Citadelle, inclut le trajet en bus aller-retour depuis Bordeaux (départ à 10h00 devant l’Office de Tourisme de Bordeaux et retour vers 19h).

Informations pratiques : Samedi 7 et dimanche 8 avril, Citadelle de Blaye, de 10h à 20h.

Pass dégustation à 6€ en prévente sur le site internet / 8 € sur place

Avec le Printemps des Vins de Blaye

Départ possible depuis l’Office de Tourisme de Bordeaux le samedi 7 avril : informations ici

19 Mar

10 millions de touristes du vin : l’oenotourisme, de complément de revenu à nouveau métier pour les viticulteurs

Les vignobles sculptent les paysages de l’Hexagone depuis 2000 ans. Et la France affiche une fréquentation touristique record avec 89 millions de visiteurs étrangers l’an passé. Mais le pays, à l’image de cette viticultrice, s’est rendu compte tardivement du formidable potentiel du tourisme du vin.« 

Le bus panoramique idéal pour l’oenotourisme © JPS

« Mes chambres d’hôtes me permettent de vendre 1.500 bouteilles sans bouger de chez moi! »: Nadine David, viticultrice près d’Epernay, devait rembourser ses emprunts bancaires. Depuis huit ans, l’oenotourisme lui procure un sérieux complément de revenu.

« Depuis huit ans, j’ai transformé les dortoirs des vendangeurs en trois chambres d’hôtes », raconte à l’AFP Mme David, 55 ans, qui exploite 4,7 hectares du précieux vignoble de champagne avec son mari et ses deux fils.
Ses résidents, surtout belges, « mais aussi allemands, italiens et parfois français », repartent avec le maximum de bouteilles autorisé dans leur coffre de voiture: 60
litres de bulles blondes. Soit sur un an, 10% de la production de l’exploitation, ainsi « exportée ».
Pour Michel Bernard, président du « Cluster oenotourisme » d’Atout France, créé en 2000 sous la houlette du Quai d’Orsay, « les clients de l’oenotourisme à la française veulent surtout partager l’expérience vigneronne, l’art de vivre, et rencontrer le vrai vigneron ».
 
« En cela, il est très différent des grandes bodegas espagnoles, ou des « wineries » australiennes ou américaines, qui sont des magasins de vente avec des salariés compétents en oeonologie ».
 
 « En France, la Bourgogne et l’Alsace et leurs coquets villages sont les régions qui ont historiquement le plus tôt développé le concept avec un esprit vigneron », souligne M. Bernard. « Même les régions plus riches comme Bordeaux, où il était impensable il y a encore 10 ans de frapper à la porte d’un grand château,
s’y sont mises ».
La preuve: « nous avons atteint avec beaucoup d’avance, en 2016, l’objectif de fréquentation que nous nous étions initialement fixé pour 2020 », remarque M. Bernard. De sept millions en 2009, le nombre de touristes du vin est passé à 10 millions en 2016, pour une dépense globale de 5,2 milliards d’euros, selon Atout France. Le professionnalisme se développe. De complément de revenu, l’oenotourisme devient parfois un métier à part entière.
A Cognac, de grandes maisons organisent des visites de dégustation tarifiées entre 20 et 500 euros. Dans le Bordelais, la nouvelle « Cité du vin » draine les foules. La 20e édition de la fête du vin se tiendra en juin, centrée autour de la dégustation.
Sur 7.000 exploitations viticoles en Gironde, « 7 à 800 » châteaux sont organisés pour l’oenotourisme, indique  le maire-adjoint de Bordeaux,
Stephan Delaux, qui estime à « 2.000 », le nombre de chambres disponibles dans le vignoble.
Un salon « destination vignoble » rassemble tous les deux ans une centaine d’agents de voyage et tour operators étrangers, pour tester in situ l’offre française. Cette
année, à Bordeaux.
Restent quelques freins psychologiques à vaincre. D’abord: parler anglais. « A l’exception des très grands domaines, les viticulteurs ne parlent pas suffisamment anglais » selon M. Bernard, d’Atout France, dont l’organisme finance des formations.
Ensuite, affronter clairement deux grands tabous: l’impact de l’alcool sur la santé, et celui des pesticides.
Le collectif Info Médoc Pesticides et l’association « Eva pour la vie » ont détecté en septembre entre 11 et 21 pesticides dans une dizaine de logements du Médoc viticole. « On fait beaucoup de bruit excessif à ce sujet », juge M. Bernard, tout en admettant « que malheureusement nous avons eu quelques confrères vignerons qui ont travaillé n’importe comment ».
L’évolution des pratiques agricoles « raisonnées » réduisant les intrants chimiques, et le développement du bio pourraient permettre de résoudre le problème.
Quant aux dangers de l’alcool, récemment rappelés par la ministre de la Santé, l’oenotourisme peut être la « meilleure réponse » estime M. Bernard.
« C’est dans les régions viticoles qu’il y a le moins d’alcoolisme, car le vin  est d’abord une culture et un art de vivre, la cuite, c’est une honte chez nous ».
AFP

16 Mar

Saint-Emilion décroche 3 étoiles au Guide Vert Michelin pour la qualité de son patrimoine

Il a le sourire le Maire et il y a de quoi. Saint-Emilion son village médiévial et son vignoble déjà classés au patrimoine mondial de l’Unesco viennent dêtre couronnés de 3 étoiles au Guide Vert Michelin, de quoi booster encore le tourisme et l’oenotourisme sur ce site millénaire.

Saint-Emilion voit la vie en vert comme ces 3*** décrochées avec le fameux guide vert Michelin  © Jean-Pierre Stahl

« Ce qui a changé les choses, c’est dans la durée l’évaluation de l’accueil et la qualité des visites qui sont proposées aux visiteurs. Ces deux critères sont des critères d’expérience qui touchent le visiteur qui est de plus en plus exigeant sur ces séjours« , explique Philippe Orain, rédacteur en chef du guide Vert Michelin

© Jean-Pierre Stahl

La Juridiction de Saint-Emilion se voit décerner 3***, 12 sites d’Aquitaine ont été récompensés au total dont la Cité du Vin de Bordeaux avec 2**.

C’est une reconnaissance du travail accompli aussi par mes prédécesseurs et aujourd’hui c’est une concrétisation, nous avons 3 étoiles au Guide Vert Michelin », Bernard Lauret maire de Saint-Emilion.

Saint-Emilion fait partie désormais de ce club d’élite des 5 villes en France de moins de 10000 habitants à avoir ces 3***, Bordeaux et Sarlat ont déjà décroché ces étoiles dans la région.

Le maire Bernard Lauret est venu annoncer la bonne nouvelle au chef © Renan Kervarrec de l’Hostellerie de Plaisance

« Nous accueillons 1 million à 1,2 million de visiteurs chaque année », précise Bernard Lauret ;

« on prévoit une forte augmentation, nous allons faire le maximum pour les accueillir, il y a aussi des viticulteurs pour les gérer et les informer. On a un personnel qui travaille 7 jours sur 7 pour que la ville soit propre, pas de risque de saturation vient de dédier un parking pour les bus et on réfléchit pour un parking souterrain à Saint-Emilion, on est en train d’y réfléchir ».

Regardez ce reportage de Cendrine-Reichert Albo et Pascal Lécuyer :