04 Oct

Côté Châteaux n°17 : Saussignac la petite appellation du Bergeracois, petite par la taille mais grande par ses vignerons

C’est un nouveau Côté Châteaux tout en saveur que je vous propose le 19 octobre à 20h15 sur NOA. Vous allez partir à la rencontre de ces vignerons du Bergeracois de la petite appellation de Saussignac, 35 hectares, qui produit du liquoreux mais aussi des vins de toutes les couleurs en Bergerac. Ce magazine de 16 minutes vont emmène de Monestier à Razac et Saussignac à la découverte de ce terroir magique, de ses hommes et d’un grand chef cuisinier. Réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot.

Pascal Cuisset, un vigneron dont la passion est tatouée au coeur © JPS

Allez je vais vous mettre l’eau ou plutôt le vin doux à la bouche. En cette période d’automne, à mi-chemin entre les rouges qui viennent d’être récoltés et des liquoreux qui commencent à l’être par tries successives, je vous emmène en Dordogne…

Bienvenue à Saussignac, cette petite appellation intimiste mais oh combien réputée. Petite par la taille avec seulement 35 hectares de vigne, elle ne compte aussi que  23 vignerons qui occupent pas mal le devant de la scène de ce Côté Châteaux n°17.

S’il est bien un personnage truculent, attachant, charismatique et surtout vigneron, c’est Pascal Cuisset avec qui Côté Châteaux a décidé de débuter ce numéro. J’ai rencontré sous la flotte ce grand gaillard, « vigneron du Sud-Ouest » comme il aime se définir, d’abord dans sa cuisine, pour prendre un café, se réchauffer (9° ce matin-là), faire connaissance avec ses chiennes dont Yquem, cela ne s’invente pas, sa passion pour la tauromachie et l’entrecôte…« T’aurais pu venir un autre jour », me dit-il, lui qui nettoie sa machine à vendanger qui ronge son frein et attend de continuer sa tache dans ses 55 hectares de vigne à vendanger ce qu’il reste de merlots et de cabernets sauvignons…

Le 2020 ? Ce millésime est dans la continuité des précédents, à savoir des hivers très doux, des risques de gel au printemps, été très sec, fortes chaleurs et précocité puisqu’on a commencé le 25 août à vendanger, cela ne nous était jamais arrivé » Pascal Cuisset Domaine des Eyssards.

« On a eu la chance d’avoir un peu de pluie au mois d’août, ce qui a permis de rentrer des sauvignons de très belle qualité, cela fait des secs de très belle facture, les moelleux idem et pour les rouges, les quelques pluies qui sont arrivées au bon moment nous permettent d’avoir des rendements corrects et de très jolie qualité dans des états sanitaires parfaits. »

Pour s’occuper durant cette pluie diluvienne, Pascal Cuisset et son équipe mettent en bouteille la cuvée prestige du château en 2018, une équipe un peu particulière puisque tous font partie de la banda In Vino Veritas, banda officielle des vins de Bergerac, qui envoie du bois…Instant privilégié où il m’explique que son vin est essentiellement destiné à la restauration, cette dernière « a été bien l’été, mais là avec les nouvelles mesures c’est un peu plus inquiétant pour nos clients et pour les ventes aussi. »

Et puis vient la séquence dégustation, oh non pas de toute la gamme, mais un bel échantillon avec déjà son Bergerac 2019, un blanc sec assemblage de sauvignon blanc, dont il produit 180 000 bouteilles, qu’il commercialise un peu partout, pas mal à l’export avec notamment le Japon, « où on s »‘éclate car on y juge les vins sur le rapport qualité-prix et pas sur leur origine, le seul pays où j’ai ma tête en 4 par 3 dans une cave… » Puis viennent ses cuvées de mono-cépâges « les Francs » 100% cabernet franc, ou Sementhal 100% cabernet sauvignon (« sur les fruits mûrs, un cabernet sauvignon qui sent la piperade ça m’inspire pas trop » me dit-il avec humour): « avec 55 hectares on est obligé de multiplier les offres et le marché est toujours demandeur de nouveautés. L’idée est de faire une carrière en ne faisant pas tout le temps la même chose »;

Flavie Cuisset est d’ailleurs dans les traces de son père car elle a voulu planter 2 hectares de pinot noir pour faire un effervescent et un autre mono-cépage…Ils sont comme cela les Cuisset, ils s’amusent.

Faire du vin, c’est d’abord faire du raisin, et là on cooconne le vignoble de A jusqu’à Z » Pascal Cuisset

Des vins d’une majesté, d’un goût royal, à tel point qu’il est référencé et fournit régulièrement les dîners de charité à la cour royale d’Angleterre, avec un joli portrait du Prince Charles qui trône dans sa salle de dégustation. God Save the Cuisset.

Au château le Payral à Razac-de-Saussignac © JPS

Et puis c’est presque une dynastie cette famille Cuisset car il sont 5 à exploiter des vignes à Saussignac. Le magazine se poursuit avec un bel entretien avec Thierry Daulhiac, qui a épousé une Cuisset, il est vigneron bio à Razac-de-Saussignac depuis 2003, certifié depuis 2008 et même en biodynamie depuis 2010. Pour lui ces vendanges sont déjà terminées : « on a eu une précocité phénoménale, 15 jours à 3 semaines d’avance, à partir du moment où on a du beau temps on a des états sanitaires exceptionnels, derrière de belles vinifications, même si l’été les vignes ont quand même un peu souffert, quelques après-midi où cela pouvait monter à 35 à 38°, c’est vrai il y a quand même eu des effets de grillures (surtout sur les jeunes plants), mais c’est un très très beau millésime », mais avec une quantité moins importante.

Avec lui nous allons goûter ses Saussignac, jeunes et vieux millésimes, une appellation qui se défend face à Sauternes ou Monbazillac :

Thierry Daulhiac du château le Payral © JPS

Saussignac, c’est une appellation de liquoreux qui fait partie de ces grands noms d’appellations de liquoreux dans le monde, il n’y en a pas tant que cela, qui ont les cépages, qui ont  le terroir et le savoir-faire pour faire des liquoreux » Thierry Daulhiac du château le Payral.

« A Saussignac, sur nos calcaires, on a toujours de belles acidité, de belles fraîcheurs, qui font que nos vins tiennent très très bien dans le temps. »Quant à la sucrosité de ces vins, Thierry Daulhiac s’est adapté aux consommateurs qui recherchent toujours « du light », « le consommateur ne veut plus dans l’alimentation ces produits avec trop de sucre, à la propriété par exemple je suis revenu à des concentrations moindres…pour avoir des choses beaucoup plus fines, légères avec plus de fraîcheur, et à boire beaucoup plus rapidement pour profiter de ces fruits frais »

Thierry Daulhiac va nous expliquer également son parcours dans le bio initié il y a presque 20 ans, une transformation de son vignoble qui vise un respect de la nature et des sols avec la biodynamie, un parcours suivi également par un autre jeune vigenron dont j’ai tiré le portrait à Saussignac.

Dans le chai à barriques du château les Miaudoux, en bio et biodynamie, à Saussignac © JPS

Samuel Cuisset (encore un…), est âgé de 34 ans, il est à la tête du châteaux les Miaudoux, 35 hectares de vigne et prune en bio et biodyynamie. Il vient à me montrer ce qu’il donne à manger à ses sols : « ça ce sont des graines d’avoine, que je vais mélanger avec tout un tas d’espèces, féveroles, pois, vesse, etc...pour semer dans les vignes et faire un couvert végétal, de l’engrais vert qui va fertiliser le sol… »

Séquence où il déguste aussi avec son oncle le millésime 2019 à la barrique, « on a déjà une belle expression de fruits rouges, de cassis de mûres »….une cuvée en bio : « le bio est porteur, le conventionnel n’est pas porteur du tout », selon lui, il vend ses vins 1500 hectolitres (600 en rouge, 500 en blanc sec, 200 de liquoreux et 150 de rosé) sur « le marché français, en Dordogne et départements autour, avec aussi pas mal de marché historiques à l’export…Le gros de notre clientèle, ce sont des cavistes ou des magasins spécialisés en bio. »

Olivier Roche du château le Tap © JPS

Au beau milieu des vignes, Olivier Roches du château Le Tap nous montre ses raisins qui ne sont pas encore botrytisés mais vont commencer à l’être : « le cahier des charges de notre appellation (depuis 2005) est très restrictif, puisqu’on ramasse minimum à 17°, aucune technique de soustraction, de concentration, ce n’est que sur pied, il faut vraiment attendre l’installation du botrytis ou du passeriage pour pouvoir concentrer les graines.

Quant à la commercialisation, « à la mi-mars jusqu’à fin avril, cela a été compliqué, on s’est posé beaucoup de questions, mais juin juillet et août ont été de très très bons mois, depuis mon installation depuis 19 ans, ce sont mes 3 meilleurs mois. Preuve que les touristes et notamment les touristes français étaient bien présents en Dordogne et ont consommé…

La fin de ce Côté Châteaux nous amène au château des Vigiers où le chef étoilé Didier Casaguana du restaurant les Fresques nous propose une jolie association met-vin de Saussignac:

Le chef du restaurant les Fresques du château des Vigiers, Didier Casaguana © JPS

Un ris-de-veau braisé au vinaigre de figues, accompagné d’un foie gras poelé, avec mousseline de topinambour mi-fumées, pour essayer d’amener un peu d’acidité au vin de Saussignac, un peu de gras avec ces produits de saison, et le côté fumé se marie très bien avec le vin de Saussignac, » commente Didier Casaguana.

« Des ris-de-veau avec du liquoreux, c’est quelque chose qu’on ne connaît pas, puisque les liquoreux on les met souvent en entrée sur du foie gras ou en dessert, là il y a avec ce ris-de-veau qu’il a proposé et nos vins, il y a une belle fraîcheur, une belle acidité, avec le côté sucré cela relève bien… » commente pour sa par Olivier Roches.

Bref un numéro 17 de Côté Châteaux, très dense avec de l’authenticité, du goût et des saveurs, comme j’aime vous les proposer.

Côté Châteaux n°17 spécial Saussignac, à voir à partir du lundi 19 octobre sur France 3 NOA.

Regardez ce magazine spécial Saussignac ici sur You Tube réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot:

20 Sep

Côté châteaux n°16 sur NOA : un spécial « vendanges précoces et réchauffement climatique »

C’est un numéro tout chaud. Forcément avec la chaleur de ce printemps et de cet été, la vigne a eu une croissance assez exceptionnelle et les vendanges se sont annoncées plus tôt dans la saison. Eh oui, on peut se demander si le réchauffement climatique est bien là, Côté Châteaux a essayé d’y répondre et d’envisager les solutions à travers ses 3 reportages et ses 3 invités dans ce numéro spécial Vendanges Précoces en Bordelais. Un magazine réalisé par Jean-Pierre Stahl avec Charles Rabréaud. A voir dès demain soir à 20h15 sur France 3 NOA.

Les deux symboles de ce millésime 2020, une belle grappe de sauvignon, tenue par Eric Perrin, dans le contexte de crise sanitaire © JPS

A bien y réfléchir, une seule idée s’est imposée à moi en ce mois d’août. Bon sang, mais c’est bien sûr, ce sont déjà les vendanges à la mi-août ! Ni une, ni deux, je me suis dit qu’il fallait vivre ce moment et consacrer le prochain numéro 16 de Côté Châteaux (qui fait sa rentrée) à un magazine spécial « Vendanges Précoces et Réchauffement Climatique » de 20 minutes qui va être diffusé demain soir à 20h15 sur France 3 NOA.

Le coup d’envoi des vendanges en blancs a été donné le 17 août en Pessac-Léognan et le 18 à Léognan… Mon premier reportage a été réalisé à la fraîche dès 7 heures au château Carbonnieux qui a lancé sa troupe de vendangeurs à l’heure du laitier où le ciel se pare de rouge-orangé. Le tournage a lieu le 24 août (eh oui, jour de mon retour de vacances) avec les frères Perrin, Eric et Philibert, très heureux de démarrer cette belle semaine de vendanges de sauvignon. Des vendanges qui cette année ont une saveur particulière, marquées par la crise sanitaire et les mesures qu’il a bien fallu prendre pour la sécurité de tous. Ainsi des masques ont été distribués aux vendangeurs et des casques avec visière protectrice pour les porteurs, un camion plate-forme a été aménagé avec une énorme citerne d’eau et des distributeurs de savon et de gel hydro-alcoolique pour permettre au bout des rangs de se laver régulièrement les mains. Les distances sont aussi respectées dans les rangs de vigne avec des coupeurs qui ne se font pas face.

Ce sont les 4e vendanges les plus précoces qu’a connues Eric Perrin depuis ces 25 dernières années : il y a eu 1997, 2003, 2011 et aujourd’hui 2020. L’état sanitaire de la vigne et les sauvignons affichent une maturité optimale, avec de belles acidités et de bons arômes, préservés avec une récolte réalisée de bonne heure, ici à partir de 7 heures, certains ont même déclenché des vendanges bien plus tôt à 5 heures du matin, car les après-midi sont trop chaudes encore dépassant les 30°C.

Eric, Andrea, Philibert et Marc Perrin, dégustant ce fameux 2003© JPS

Au chai, son fils Andrea oenologue et maître de chai surveille l’arrivée des bennes, une belle récolte qui rentre, avec aussi un travail important à la table de tri. Après une séquence dégustation aux différentes cuves des premiers jus en fermentation avec Andrea at son frère Marc, voici une autre séquence chargée en émotion dans le chai de blancs avec la dégustation d’un millésime solaire avec Eric, Philibert, Andrea et Marc Perrin…

Les vendanges des merlots ont débuté le 9 septembre au château Haut-Bailly © JPS

La suite de ce Côté Châteaux réalisé par votre serviteur avec Charles Rabréaud nous transporte au château Haut-Bailly le 9 septembre, où nous couvrons les premiers coups de sécateurs dans ce châteaux prestigieux de Pessac-Léognan, propriété qu’avait acquise l’américain Bob Wilmers, banquier amoureux de la France et de ses vins (aujourd’hui tenue par son fils).

Jean-Pierre Stahl, véronique Sanders du château Haut-Bailly et Charles Rabréaud © JPS

Nous allons interroger Véronique Sanders la directrice générale du Domaine sur la précocité de ces vendanges. Certes ce sont des vendanges en rouge très précoces, mais elle-même en a connu plusieurs depuis son arrivée en 1993 à la tête du domaine, et elle s’est plongée dans un ouvrage et l’histoire des vendanges dans le Bordelais, où l’on voit qu’il y avait déjà eu par le passé des vendanges précoces comme en 1822 ou 1865,… et bien d’autres.

C’est l’occasion d’évoquer avec elle la problématique du cépage merlot qui va avoir du mal dans les années qui viennent à supporter ce réchauffement climatique, la solution sera sans doute de privilégier les cabernets, mais aussi le rôle du terroir qui finalement peut arriver à garder de la fraîcheur, la question de l’irrigation comme en Napa Valley n’est pas encore d’actualité, même si certains réfléchissent à cette solution.

L’objectif étant bien sûr de continuer à réaliser ici comme partout dans le bordelais des vins fins, et de maîtriser les degrés d’alcool.

Le salon des vignerons bio de Nouvelle-Aquitaine ce 31 août à la faïencerie de Bordeaux © JPS

Cette question de l’adaptation des vignerons à ce climat changeant est bien sûr de plus en plus d’actualité mais en prime elle touche tout le monde.

Aussi j’ai trouvé intéressant de donner la parole aux vignerons Bio de Nouvelle-Aquitaine qui tenaient leur salon de dégustation en ce 31 août à la Faïencerie de Bordeaux pour faire déguster leur millésime 2019 qui avait aussi connu deux épisodes caniculaires en juin et juillet l’an dernier.

Laurent Cassy, le président des vignerons bio de Nouvelle Aquitaine © JPS

Bérangère Quellien du château Luseau, Pierre-Henri Cosyns du château Grand Launay, Pascal Boueix du château Lescaneault, ou encore  Laurent Cassy président des Vignerons Bio de Nouvelle-Aquitaine, répondent sans détour à ces adaptations et à l’effeuillage qui ces dernières années est beaucoup moins intéressant.

Jean-Jacques Dubourdieu, devant le château Reynon pour le coup d’envoi des vendanges 2020 © JPS

Autre grand invité de ce numéro tout en saveurs, Jean-Jacques Dubourdieu qui a aussi lancé ses vendanges le 9 septembre au château Reynon à Beguey en Gironde.

Le fils du grand professeur d’oenologie Denis Dubourideu, disparu en 2016, va évoquer également ces changements climatiques et ce virage dans l’encépagement qu’il va falloir opérer dans les années qui viennent.

Dégustation par Jean-Jacques Dubourdieu du 100% petit Verdot 2019 dans les chais de Reynon © JPS

Ici la propriété a déjà anticipé avec davantage de cabernets mais aussi 15% de petit Verdot… Jean-Jacques a même réalisé une cuvée 100% petit Verdot,  « Hommage à Denis Dubourdieu »  qui avait souhaité réintroduire ce cépage bordelais plus tardif pour répondre aux changements qui allaient se dessiner et à la complexité des vins de Bordeaux.

 

Loic Pasquet devant ses cépages oubliés à Landiras © JPS

Ce qui m’a amené tout naturellement à rencontrer Loïc Pasquet qui remet en avant les cépages oubliés de Bordeaux, des cépages d’avant phylloxéra en franc de pied à Landiras.

Loic Pasquet dégustant sur une jarre de castets. © JPS

Il mène son vignoble à la manière d’un OVNI pour certains à Bordeaux mais apparaît pour d’autres comme un génie, un ingénieur qui a mené une réflexion avec le castets, le saint-macaire, mais aussi le tarnay, des cépages historiques de Bordeaux plus tardifs que le merlot, très intéressants avec des goûts de fruits incroyables (surtout le tarnay) qui pourraient être une réponse au réchauffement climatique dans les prochaines années.

Une réflexion et une vision à méditer qui s’appuient sur les cépages plantés autrefois à Bordeaux avant que le merlot ne devienne le cépage roi plus productif aussi mais en passe de poser problème aujourd’hui.

L’autre expertise intéressante pour conclure ce magazine est celle du professeur Cornelis van Leeuwen, professeur de viticulture à l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin et à Bordeaux Scinces Agro. Il mène avec les équipes de l’ISVV et de l’INRAE des expérimentations sur 50 cépages à Bordeaux pour voir leur adaptation avec les hausses de température et par rapport à la sécheresse.

On le retrouve en pleins prélèvements, 200 opérés chaque semaine en ce mois de septembre pour voir les bonnes maturités et quand il faudrait donner le coup d’envoi par la récolte de chaque type de cépage. Il nous confirme également que les cabernets sauvignon et franc vont pouvoir être une réponse dans les années à venir mais aussi pourquoi pas des cépages méditerranéens, comme le Touriga Nacional, produit dans la Vallée du Douro au Portugal, qui déjà est autorisé à hauteur de 5% maximum en appellation Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Ce qui peut aussi faire bondir certains puristes.

En tout cas le réchauffement climatique est bien là, les observateurs et scientifiques envisagent une augmentation de 2° à l’avenir, avec des changements qui vont s’imposer à nous tous et aux vignerons. Certaines zones de production plus au nord pourraient se développer énormément, notamment les vins dans le Val de Loire. On a vu de plus en plus de vignerons se lancer dans la production de vins effervescents en Grande-Bretagne et pourquoi pas de vins rouges… L’été sera chaud, l’été sera chaud…une chanson qui pourrait revenir en boucle…

Côté Châteaux n°16 spécial « vendanges précoces et réchauffement climatique », réalisé par Jean-Pierre Stahl avec Charles Rabréaud. A voir à partir de lundi 21 septembre à 20h15 sur France 3 Noa et à voir ici:

10 Juil

Cet été Côté Châteaux vous propose un spécial Vignerons Indépendants sur NOA

Les Vignerons Indépendants devaient tenir leur salon fin juillet au parc des expositions après avoir été reporté du mois de mars au mois de juin puis au 24 juillet…Finalement il ne se tiendra qu’en mars 2021. Dommage, mais le magazine n°15 de Côté Châteaux leur consacre un numéro spécial en leur honneur. Vous allez y découvrir des personnalités jeunes et moins jeunes, des présidents et anciens présidents, des femmes, des conventionnels et pas mal de bios aussi, de Saint-Emilion jusqu’au Médoc en passant par l’Entre-Deux-Mers, bref des vignerons qui ont tatoué sur le coeur leur métier…vigneron oui mais indépendant !

Romain Magnaudeix et Guillaume Bruny du château Vieux Larmande et Vieux Château Pelletan en St Emilion Grand Cru © Jean-Pierre Stahl

C’est un Côté Châteaux que vous aurez attendu… un peu plus de 3 mois de gestation. Un beau bébé. L’émission a été enregistrée, avec des iphones, début mars avec mon collègue et compère Sébastien Delalot, au moment où l’épidémie de coronavirus commençait en FRance, où l’on commençait aussi à faire attention et juste avant le confinement. Durant toute cette période, des mesures de sécurité sanitaires ont été prises dans de nombreuses entreprises et notamment à France Télévisions. Il ne m’a pas été possible de monter sur site ce numéro, il fallait prendre son mal en patience. Toutefois j’étais reversé à l’actu sur France 3 Nouvelle-Aquitaine et aussi en télétravail sur notre site web et le blog également. Mais voilà, le bébé est sorti, un beau bébé de plus de 22 minutes.

Vous allez donc faire connaissance avec tout d’abord des cousins, Romain Manaudeix et Guillaume Bruny, 6e génération de vignerons, qui tiennent deux domaines en Saint-Emilion Grand Cru : château Vieux Larmande (4,25 hectare) à Saint-Emilion et Vieux Château Pelletan (6,90 ha) à Saint-Christophe-des-Bardes… « C’est notre grand-père qui est un des pionniers, il est sorti de la cave coopérative, il a décidé de produire, vinifier et vendre son vin lui-même dans les années 60« , commente Romain Magnaudeix. Quelle est donc cette philosophie qui anime ces vignerons indépendants ?  « Le viticulteur cultive lui-même son terroir sa vigne et ensuite il réalise l’ensemble des étapes de vinifications lui-même, et ensuite il va vendre lui-même son vin et faire connaître sa passion auprès du public… », ajoute Guillaume Bruny. Vous allez ensuite découvrir leur chai et leur fameuse table arômatique du château Vieux Lamande, un univers dédié à l’oenotourisme…« l’idée est de poser des noms sur des sensations, les visiteurs auront la possibilité de retrouver 4 arômes différents qu’ils ont d’habitude dans nos vins »

Cédric Coubris manage la propriété avec son frère Jean-Christophe à Moulis © JPS

A Moulis-en-Médoc, je vous propose ensuite de découvrir Cédric Coubris, vigneron, dont la famille fête cette année le centenaire de l’acquisition de la propriété château La Mouline : « le château la Mouline a été acheté par mon arrière-arrière grand-père Jean-Ismaël Lasserre le 20 juin 1920 au vi-comtre de Courselle ».  Vous allez découvrir aussi avec lui et les ouvriers viticoles les travaux pratiqués l’hiver dans la vigne.

Une petite séquence émotion où vous allez mieux comprendre comment s’est construit le domaine au fil des générations avec l’apport des uns et des autres, avec notamment le classement en Cru Bourgeois en 1932 avec l’arrière-grand-père Jean-André Lasserre… Une famille qui a aussi épousé une carrière d’avocat avec le père de Cédric et son frère également Jean-Christophe Coubris, spécialiste des affaires de santé et scandales sanitaires…

Cédric Coubris, le Président des Vignerons Indépendants de Gironde dans son chai du château La Mouline à Moulis © JPS

Un petit détour par le chai à barrique pour y goûter le fameux millésime 2019 avant la campagne des primeurs qui cette année aussi a eu une saveur particulière. « On a un très beau millésime avec une très belle charpente et un très joli fruit », commente Cédric Coubris, par ailleurs Président des Vignerons Indépendants de Gironde.

Le château Vignol et son architecture très Louisiane © JPS

Allez un petit détour dans l’Entre-Deux-Mers, à Saint-Quentin-de-Baron où l’on va avec Sébastien Delalot rencontrer au château Vignol, une jolie bâtisse qui fait penser à ces maisons de Louisiane, une femme qui a durant toutes ces années sillonné de nombreux salons de vignerons indépendants : Dominique Doublet. 

La famille Doublet, Jean-Thomas, Dominique et Alexandre au château Vignol © JPS

Avec ses 2 fils Jean-Thomas (responsable des ventes et du marketing) et Alexandre (en charge de l’exploitation et des vinifications), elle va nous parler de sa passion pour la nature et les sols :« mon mari quand il voit un terroir, il goûte le sol, il veut avoir un rapport avec le sol…mes enfants de même, ils ont racheté il y a 10 ans un petit terroir à Saint-Emilion et l’objectif c’est de faire éclore le plus de saveurs possibles, de finesse et d’harmonie ».

Elle va ainsi déguster avec ses fils son blanc en Entre-Deeux-Mers très subtil, un assemblmage de 4 cépages sauvignon blanc, gris, muscadelle et sémillon… Entre Vignol, Tour de Calens dans les Graves et Saint-Ange en St Emilion Grand Cru, ils produisent quelques 300 000 bouteilles à l’année.

Christine Nadalié, vigneronne-oenologue à la tête de château Beau Rivage et du Clos la Bohème © JPS

Le second portrait de ce magazine est consacré à une femme vigneronne-oenologue Christine Nadalié, issue également d’une grande famille de tonneliers : « ma vocation, c’était vraiment l’oenologie, donc j’ai suggéré à mon père qu’il fallait qu’on fasse des essais « grandeur nature » sur nos produits et nous avons acheté cette propriété château Beau Rivage en 1995

Une femme qui s’est lancé dans le bio très rapidement et même la biodynamie avec ses châteaux Beau Rivage, 7 hectares en Bordeaux Supérieur, et Clos La Bohème, 8 hectares en Cru Bourgeois: «  j’avais visité un salon des vignerons indépendants et j’avais trouvé cette famille formidable, pour moi c’était les petits vignerons de France… »

Et avec sa maître de chai Karine Mattei, de déguster le millésime 2019 toujours en barriques : « c’est un super millésime, fruité, puissant, mais tout en souplesse »

La suite de son portrait nous transporte dans l’antre du domaine familial, créé en 1902 à Montpellier par Auguste Nadalié et transferré par la suite à Ludon-Médoc, le site historique. Les tonnelleries Nadalié sont implantées sur 6 autres sites 2 en Charente, en Bourgogne, aux USA, au Chili, et en Australie.

L’entreprise, managée par Chrsitine, Stéphane, Guillaume et Vincent Nadalié, emploie aujourd’hui 250 salariés, elle produit 30 000 fûts à Ludon et 70 000 au total dans le monde.

Enfin nous terminerons ce Côté Châteaux avec Daniel Mouty à Sainte-Terre, un personnage haut en couleurs, un pionnier des vignerons indépendants qui a été jusqu’à récemment Président des Salon des Vignerons Indépendants de France. Il nous expliquera les débuts du salon de Bordeaux qui réunissait une quarantaine de domaines pour aujourd’hui compter 350 domaines de l’ensemble des régions viticoles de France.

Daniel Mouty, dan sson chai à barriques à Sainte-Terre © JPS

« Je crois que c’est un peu unique au monde, on y trouve tous les vins de France, entre un Pomerol et un Châteauneuf-du-Pape et tout à coup on va découvrir les Côteaux du Marmandais ou ceux du Brulois…Il y a des bons vins partout. Je sais qu’au niveau qualitatif on n’a jamais été aussi bon. »

L’échange entre le consommateur et le vigneron, c’est la clé, la clé de voûte de ce salon, et c’est cela qui attire les jeunes et les « vieux », enfin tout le monde et l’on voit sur le salon de Bordeaux facilement 1 million de bouteilles quitter le hall pour aller abonder les caves de nos visiteurs, » Daniel Mouty.

Daniel Mouty, Françoise, Côté Châteaux et Bertrand Mouty, une émission tournée avec © Sébastien Delalot

C’est aussi la rencontre avec la famille Mouty, Françoise son épouse et Bertrand, chargé de la création et des vendanges, sa fille Sabine, en charge de la logistique et des salons, étant retenue par ailleurs: « c’est une génération qui arrive avec de l’innovation » Là nous allons découvrir le savoir-faire, la patte du vigneron, père et fils, avec la dégustation notamment d’un Chardonnay en terre de Bordeaux, mais commercialisé en vin de France mais aussi ses autres cuvées en rosé et en rouge en Pomerol et Saint-Emilion.

« Avoir un métier qui finit sur une table, un soir de fête, et de participer à la joie de vivre des gens quel bonheur ! »

Côté Châteaux n°15 spécial Vignerons Indépendants réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot à voir à partir du 19 juillet à 19h50 sur France 3 NOA et ici sur YouTube: 

 

17 Fév

A l’occasion de Blaye au Comptoir, Côté Châteaux vous propose une émission spéciale vignerons de Blaye sur France 3 NOA

Rendez-vous le 24 février à 20h15 sur France 3 NOA pour un petit plongeon au XVIIe siècle en plein coeur de la Citadelle Vauban, au clos de l’Echauguette, avec Nicolas Carreau le président du syndicat viticole de Blaye. Vous allez tout savoir sur ces 450 vignerons de cette appellation très familiale. Parmi les familles emblématiques, vous rencontrerez la famille Lardière très touchante au château La Martellerie mais aussi Eric Bantegnies qui mène un vignoble en lyre au château Haut-Bertinerie. Ce Côté Châteaux se terminera avec une dégustation menée de main de maître par Jacques-Henri Bravard du château Haut-Meneau chez Mondovino à Bordeaux pour l’opération Blaye au Comptoir.

Nicolas Carreau et Mickaël Rouyer, le président et le directeur du syndicat de Blaye au Clos de l’Echauguette à la Citadelle de Blaye © JPS

Bienvenue à Blaye, un nom bien connu pour sa Citadelle Vauban construite il y a 330 ans, mais aussi pour son terroir connu des amateurs de vin. C’est au Clos de l’Echauguette (du nom de cette petite guérite en pierre où un guetteur pouvait voir arriver toute menace) que débute cette première séquence avec Nicolas Carreau, le tout nouveau président du syndicat viticole de Blaye. Cette parcelle de 15 ares a été donnée par la ville de Blaye, charge aux vignerons de la cultiver, d’y planter du merlot, le tout mené désormais en bio (1er millésime certifié bio en 2017), avec un cheval de labour pour le travail à la vigne…

Un petit coup de jeune qui symbolise bien les vins de Blaye, avec un pied dans la tradition et un pied dans la modernité », Nicolas Carreau président du syndicat de Blaye

« On a revu entièrement notre site internet mais aussi notre communication avec un nouveau slogan « paroles de vignerons » qui symbolise bien les vins de Blaye, car derrière chaque grille de château, derrière chaque maison, il y a une famille, un vigneron, avec une vraie identité et une vraie personnalité ». Quant aux efforts effectués sur l’appellation, « on constate des gens qui s’engagent dans différentes voies, il y a le bio, également l’agriculture raisonnée, différents labels comme Terra Vitis, ou Haute Valeur Environnementale, il y a une vraie prise de conscience depuis quelques années, mais maintenant, on le fait davantage savoir et on le met aujourd’hui en avant… »

Blaye, ce sont 450 vignerons, 6000 hectares répartis sur 41 communes, des domaines essentiellement familiaux… « C’est une vraie identité blayaise, on a 450 propriétés, c’est 450 vignerons, 450 familles, et donc une vraie identité, des gens avec de la personnalité pour porter nos traditions mais aussi du dynamisme. »

Maël Joubert et sa mère Véronique Lardière au château la Martellerie © JPS

Et parmi ces familles plutôt touchantes, je vous propose de regarder le portrait de la famille Lardière. A Saint-Palais, ils sont vignerons du grand-père Didier à la fille Véronique et en passant par le petit-fils Maël au château la Martellerie. « Didier Lardière, vigneron depuis 1975 », « Véronique Lardière, je suis la fille je me suis installée en 1998 », « Joubert Maël, je suis le petit fils de Didier Lardière et le fils de Véronique Lardière ». Véronique Lardière a cette métaphore qui sonne juste pour décrire le quotidien du vigneron bordelais : « La vigne elle est comme le vigneron, au mois de mars quand on taille la vigne, la vigne elle pleure, c’est comme si elle était en souffrance, mais à la fin, elle finit par donner du fruit, avec persévérance, avec confiance… » confie Véronique Lardière. « C’est quand même difficile, vus les cours actuellement de Bordeaux et de l’Aoc Blaye Côtes de Bordeaux, c’est vraiment en chute libre », ajoute Maël.

Les vignerons, nous sommes comme notre vigne, on souffre, on pleure, mais avec l’espérance on arrivera à remonter la pente pour produire un très très bon nectar » Véronique Lardière château La Martellerie.

Un château qui a su faire preuve d’initiatives, en lançant par exemple 4 chambres d’hôtes, et en se diversifiant, avec aussi un élevage de moutons« cela fait 15-20 ans qu’on a des moutons, ce n’est pas qu’un château c’est aussi une ferme et les gens qui viennent nous voir aiment bien, ceux qui aiment les bêtes aiment les hommes… » 

Didier Lardière, le grand-père, Véronique la fille et Maël, générations de vignerons à La Martellerie © JPS

Et de me dévoiler leur « petit chai à barriques », « il y a aussi l’odeur, ici on est bien » confie Véronique. « Les vins de Blaye, ce sont des vins de partage, légers, fruités et facile à boire, mais il y a aussi la vinification qui fait aussi le reste, et nous fait des vins qu’on peut garder 20 ans… car on fait des macérations longues qui permettent d’extraire un maximum de tanins et de puissance et moi je veux un vin authentique, un vin de terroir. C’est vraiment une passion, un amour mais aussi une histoire de famille, » conclue Véronique Lardière.

Par ici le Côté Châteaux Spécial Blaye par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot : 

La suite de ce Côté Châteaux nous amène à la Maison du Vin de blaye à la rencontre de Mickaël Rouyer, le directeur du syndicat; une maison qui a une belle visibilité car juste en face de la Citadelle qui accueille à l’année plus de 400 000 visiteurs depuis le classement de celle-ci à l’UNESCO. « On trouve ici essentiellement du vin des vignerons de Blaye Côtes de Bordeaux, on a 300 références, mais aussi une 40aine de vins blancs, un peu de rosés et un peu de crémants…Le gros avantage, c’est qu’ici tous les vins sont à « prix propriété », avec des super rapports qualité-prix entre 4 et 8€ en blancs et de 7 à 8€ en moyenne sur les rouges. »

Néanmoins, la commercialisation des vins de Bordeaux et de Blaye actuellement pose problème, c’est toute une filière qui est en crise, même si « à Blaye on s’en sort un peu moins mal que les autres car on commercialise 85% en France et c’est vrai que c’est un avantage à l’heure où on parle beaucoup de la taxe de 25% aux USA, on parle beaucoup de la Chine avec cette histoire de virus et les accords commerciaux entre la Chine et l’Australie, et le Brexit pour l’Europe, donc on a des marchés à l’export un peu tendus en ce moment ». 

Notre force Blayais, c’est d’être présent sur le marché national, chez les cavistes, chez les restaurateurs, on fait Blaye au Comptoir tous les ans à Bordeaux au mois de février, on le fait aussi à Paris, donc on essaie d’inciter nos vignerons à s’occuper du marché français un marché qui a longtemps été délaissé…et qui pourtant est encore et toujours un marché d’avenir.«  Mickaël Rouyer, directeur du syndicat de Blaye.

Eric Bantegnies et son vignoble en lyre au château Haut-Bertinerie © JPS

Cette commercialisation est énorme environ 30 à 35 millions de bouteilles chaque année, « on est la 5e appellation de vins rouges vendus en France… »« on est aussi très présent en grande distribution, où là aussi c’est un peu compliqué en ce moment, avec des foires aux vins qui ont été difficiles, donc tout ce qu’on fait en Blaye Côtes de Bordeaux c’est de nous rapprocher du consommateur final…On veut que le consommateur fasse partie de la famille tout simplement. »

Et parmi ces belles histoires de famille, il y a celle d’Eric Bantegnies, vigneron depuis plus de 30 ans à Cubnezais qui exploite avec son frère Frantz un vignoble en lyre (75% en rouge à dominante cabernet sauvignon et 25% de blanc avec exclusivement du sauvignon)…

« Ce pied de vigne est dédoublé, divisé en deux bras, de façon à avoir un double palissage et à décupler la surface foliaire active, et en même temps on va aussi décupler le volume de cep de vigne par hectare, c’est une des alternatives aux très fortes densités de plantation, et donc on va augmenter sensiblement la qualité des raisins. »

Avec Mickaël Rouyer, Eric Bantegnies va nous dévoiler son chai aux 450 barriques de rouge : « ce sont les 2019 qui ont été mis en barriques au mois de décembre, puisqu’on a remonté les 2018 après 12 mois d’élevage, le grand vin est élevé en barriques neuves, des barriques de chêne français, durant une durée de 12 mois à peu près, le 2e vin est élevé en barriques d’un an et la cuvée plus classique traditionnelle en barriques de 2 ans d’âge. Chaque parcelle est élevée séparément dans des lots de barriques différents. On a 25 parcelles à peu près et à la fin on va se retrouver avec 75 lots de taille différente et de volume différents. »

Et de déguster à la barrique : « ici ce sont des merlots qui ont une quarantaine d’années, et qui sont produits sur une parcelle d’argilo-calcaire exposée plein sud, qui est une des très bones parcelles de la maison… » Eric et Frantz Bantegnies produisent à l’année 400 000 bouteilles à l’année dont 35 à 40% de 1er vin. 80% est commercialisé à l’export (Europe du Nord, Asie, Amérique du Nord) et 20% en France. Un peu plus loin, tous deux dégustent une barrique de malbec « ah là ça sent le cassis, on dirait de la crème de cassis de Bourgogne. »Le malbec est un cépage accessoire dans l’appellation Blaye, qui rentre chez nous à hauteur de 5 à 10%,

A Bordeaux et Blaye, on a assemblé depuis la nuit des temps plusieurs cépages, ce n’est pas par hasard, c’est parce qu’il y a une complémentarité entre eux, donc le malbec va apporter une petite touche qui va nous permettre, non pas d’atteindre la perfection mais presque, en tout cas d’atteindre l’équilibre idéale comme à chaque fois que l’on travaille sur nos assemblages » Eric Bantegnies châetau Haut-Bertinerie.

Cette Opération Blaye au Comptoir cadre totalement avec la philosophie maison, comme nous l’explique Jacques-Henri Bravard du château Haut-Meneau. Sa propriété existe depuis plus de 200 ans et s’est fait connaître au Japon dans le célèbre manga « les Gouttes de Dieu ». 

Il participe depuis 10 ans comme 50 vignerons à cette dégustation dans les bars à vins, chez les cavistes et restaurants de  Bordeaux les 6 et 7 février. « C’est ça Blaye au comptoir, le vigneron offre le 1er verre et va expliquer après son savoir-faire, sa production, c’est un échange, en toute convivialité et en toute décontraction et cela dura durant 2 jours en février à Bordeaux et cela existe depuis 25 ans à Paris », commente Mickaël Rouyer.

Cela nous permet de sortir un peu de nos vignes et surtout d’avoir un contact direct avec le consommateur pendant la dégustation, de voir aussi les attentes des consommateurs, de pouvoir adapter nos vinifications et assemblages en fonction des goûts et des attentes des consommateurs. »

L’équipe de Côté Châteaux Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot au centre entourés deJacques Henri Bravard du château Haut-Meneau et Mickaël Rouyer

Voici donc un avant-goût de ce numéro savoureux qui vous parlera aussi aussi de quelques accords avec la cuisine de la Kitchen à Mondowine où était présent Jacques-Henri Bravard du château Haut-Meneau lors de cette opération Blaye au Comptoir.

A vos tablettes : Côté Châteaux n° 14 Spécial Blaye en Côtes de Bordeaux dès le lundi 24 février à 20h15 sur France 3 NOA. Un numéro réalisé par Jean-Pierre Stahl avec Sébastien Delalot et à voir ici sur You Tube: 

26 Jan

Jean-François Janoueix : la Corrèze au coeur…

Voici le portrait de Jean-François Janoueix, un pur Corrézien en terre de Saint-Emilion. Je vous propose de le retrouver demain soir à 20h15 sur la chaîne NOA pour le N°13 de Côté Châteaux spécial Corrèze. Un numéro tout en saveurs et un bon bol d’air. Avec ce personnage truculent Jean-Janoueix 84 ans.

Jean-François Janoueix propriétaire du château Haut-Sarpe © JPS

Qui dit Corrèze, dit forcément Corrèzien en terre de Bordeaux ! On compte de nombreuses familles qui sont venues s’installer dans le Bordelais, le Libournais, … Parmi elles, les Janoueix avec Jean-François Janoueix, 84 ans, un personnage truculent, haut en couleurs, des couleurs oui mais celles de sa Corrèze…

Il me montre sa robe de confrérie « ça cela explique très bien les Corrèziens venus à Saint-Emilion et à Pomerol. C’est là où les Corrèziens ont les plus grands vignobles, on bat les Rothschild, on vend du vin plus cher que celui que vendent les Rothschild dans le Médoc… » On sent la fierté de celui qui avec sa famille a réussi, à la force du poignet comme on dit. Son grand-père a commencé à vendre du vin et démarcher à vélo et en train…Son père a continué à vendre dans le Nord, la Berlgique, en Normandie, en Bretagne, …avec une camionnette, et lui en avion comme il dit.

« Ah des souvenirs, j’en ai ! Je garde, vu mon âge l’histoire des Janoueix pour dans 50 ans... » Et de me montrer tous ses albums avec son grand-père Jean Janoueix, le premier arrivé, puis son père Joseph, et lui, on en est même à la 5e génération de Janoueix ! Une famille qui se réunit tous les ans le 15 août en Corrèze, et de poursuivre en montrant ses albums sur les vendanges…« J’ai 4 livres comme celui-là… Regarde, 1962…une vendangeuse qui restera en Gironde et deviendra en 1963 mon épouse… »

Une véritable « Corrèze connection » issue de Meymac: « on a eu jusqu’à 5 banques à Meymac, même des fabricants de bouchons, cela a enrichi le pays, c’était colossal… » Et de s’arrêter aussi et bien sûr sur celui qui disait « c’est loin mais c’est beau » quand il sillonnait sa Corrèze et sa France, Jacques Chirac, aussi en photo : « il est venu ici comme Bernadette »…e

Les fameuses camionnettes avec lesquelles la famille livrait…JPS

Et de montrer ses voitures de collection, de vieilles camionnettes « une Citroën de 1924 et une Delahaye de 1928 » avec lesquelles son père Joseph Janoueix faisait les livraisons, « tu vois tout cela je garde tout, et elles marchent, chaque fois qu’on fait des mariages ou qu’on reçoit des clients… »

Quand on conserve le passé, on conserve l’amour de nos grand-parents, de nos parents et par ce passé ils vivent encore » Jean-François Janoueix

On ne l’arrête pas Jean-François « là ce sont mes moutons corréziens, et là le coq Sarpinus, un brama de 4?6 kilos, je l’ai échangé au concours agricole de Paris contre 12 bouteilles de Saint-Emilion…Tout ce qui est là vient de la Corrèze, de mes tantes, de mes cousins, ils me disaient, jean-François comme cela tu penseras à nous… »

Jean-François Janoueix avec son épouse Françoise, vendangeuse rencontrée en 1962, qu’il a épousé en 1963 © JPS

Enfin, arrive la dégustation des vins de 2 de ses nombreuses propriétés Haut-Sarpe 2015 et Castelot 2010: « le Haut-Sarpe, c’est un vin de rôtis un vin de chasse…ça passe tout seul…

Moi ce que j’aime dans le vin, c’est la rémanence, c’est le souvenir » Jean-François Janoueix du château Haut-Sarpe

« Quand on a reçu Maurice Druon, on voulait ouvrir une belle bouteille, et mon fils avait acheté chez Sotheby’s un Haut-Sarpe de 1904… J’ai goûté les plus grands vins du monde, j’ai eu cette chance-là… » Et de porter un toast: « à la Corrèze et merci de ce que vous faites pour la Corrèze et les grands vins de Bordeaux… »

A voir le portrait de Jean-François Janoueix dans le Côté Châteaux n°13 Spécial Corrèze ce lundi 27 janvier à 20h15 et 23h15 sur NOA

Regardez Côté Châteaux N°13 Spécial Corrèze, réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot, avec notamment le portrait de jean-François Janoueix :

22 Jan

Côté Châteaux N°13 Spécial Corrèze : la renaissance d’un vignoble au fort caractère

A voir absolument ! Ce Côté Châteaux de janvier est consacré au vignoble de Corrèze, un vignoble méconnu mais qui mérite que l’on s’y attarde, car il a une sacrée histoire. Au XIXe siècle, il était quasiment aussi important que celui d’Alsace, aujourd’hui avec seulement 75 hectares, c’est l’un des plus petits de Nouvelle-Aquitaine. Et pourtant son AOC Corrèze vient d’être consacrée par un arrêt du Conseil d’Etat, qui reconnaît aussi le vin de Paille de Corrèze. Sans compter tous ces Corréziens qui ont bien réussi dans le Bordelais, à l’instar de la famille Janoueix. 

Jean-Pierre Stahl, René Maury et Sébastien Delalot pour ce tournage Côté Châteaux n°13 spécial Corrèze

Attention, vous allez prendre un bon bol d’air pur… « Comment puis-je oublier, ce coin de paradis, ce petit bout de terre où vit encore mon père… » chante le groupe Trois Cafés Gourmands, un groupe 100% corrézien. Côté Châteaux vous propose pour son émission 100% terroirs de Nouvelle-Aquitaine un numéro 13 spécial Corrèze, déjà parce que cela rime, et puis parce que c’est sans doute le plus petit de Nouvelle-Aquitaine : 75 hectares, l’équivalent d’une grosse propriété dans le Médoc, pour une quarantaine de vignerons !

PLUS DE 16 700 HECTARES AU XIXe, 75 HECTARES AUJOURD’HUI

On démarre ce numéro avec René Maury, le président des Coteaux de la Vézère, rencontré sur les hauteurs d’Allassac et de sa cave située au lieu-dit Le Saillant. Il nous raconte l’histoire de ce vignoble, dont « les vieux écrits, les plus anciens, que nous avons sont tout de même du VIe siècle, il y a 15 siècle, ce vignoble a existé et de façon brillante… » « Ce vignoble avait disparu, aux environs de 1850 il représentait pourtant plus de 16 000 hectares, comme partout en France il y a eu le phylloxéra, cette petite bête qui a ravagé le vignoble français… » 

La renaissance, on la doit à une poignée de Corrèziens, persévérants, qui de manière obstinée ont replanté ce vignoble qui avait disparu…Nous avons décidé il y a 20 ans de refaire un vignoble de professionnels, de vignerons, un vignoble de terroir« , René Maury président des Coteaux de la Vézère.

« C’est Albert Parveaux, le chef du château de Castel Novel, deux étoiles Michelin à Varetz, dans les années 90, qui le premier a tapé du poing. Comment ? Etre obligé de servir à sa table des vins de partout et d’ailleurs, sauf de Corrèze ? » explique également le site des Coteaux de la Vézère.

« Sur ce terroir de schiste, d’ardoise, nous avons principalement replanté du chenin comme en Anjou et du cabernet franc car à l’évidence, ce sont les 2 cépages qui ont le plus de typicité, de caractère sur le schiste ardoisier… », complète René Maury.

Un vignoble qui a eu une reconnaissance à double titre, il y a 2 ans à travers l’AOC Corrèze et en justice très récemment : « cette AOC Corrèze a été traduite en justice par des vignerons qui contestaient cette appellation et en octobre dernier, le Conseil d’Etat a définitivement tranché et reconnu la validité de cette AOC Corrèze. »

Jean-Louis Roche devant sa récolte en train de sécher avant pressurage © JPS

FOCUS SUR LE VIN DE PAILLE – AOC CORREZE

Ces déboires m’ont amené forcément sur le vin de Paille de Corrèze. Je suis parti à la rencontre de Jean-Louis Roche, producteur à Queyssac-les-Vignes, en pleine taille de sa vigne : « j’ai 3 hectares de vignes avec moitié en blanc chardonnay et moitié en rouge avec du cabernet franc. » Il n’y a qu’une dizaine de producteurs de vin de paille corrézien, 20 hectares, sur les cantons de Beaulieu et Meyssac.

Et de nous montrer sa récolte dans son hangar : « là, ce sont les raisins cueillis fin septembre, ils sont en train de sécher, cela fait quasiment 4 mois qu’ils sont dans des clayettes…Cette année, on a eu des conditions assez difficiles avec un automne assez pluvieux, cela a eu du mal à sécher…Pour faire un litre de vin, il faut environ 1,3 kilo de raisin, nous pour le vin de paille il nous faut entre 5 et 6 kilos de raisins, chargés en arômes, en sucre, c’est aussi toute la subtilité de ce produit. »

Jean-Louis Roche, fier de son vin de Paille de Corrèze © JPS

A l’origine, ces Corréziens faisaient du vin Paillé, mais attaqués par les viticulteurs du Jura, ils ont perdu ce nom devant le Conseil d’Etat en 2014, avant de retrouver le nom vin de Paille – AOC Corrèze récemment… « pour respecter aujourd’hui le cahier des charges, on est obligé depuis qu’on est passé de vin paillé à vin de paille de faire un élevage de 18 mois dans des contenants en bois. Là, pour le moment, il n’a que 6 mois de vieillissement, et je trouve qu’il dégage des arômes surprenants. En fait, c’est un mal pour un bien, on va faire des vins très typés, goûteux, mais on ne va pas faire de concurrence au Jura, les volumes de production ne sont pas les même (50000 bouteilles en Corrèze contre 200 000 de vin de paille du Jura), mais on va gagner en notoriété. »

LA CAVE DE BRANCEILLES, LA CAVE DES 1001 PIERRES

Direction la cave coopérative de Branceilles, une cave pas mal visitée par les touristes de passage : « on a pas mal d’oenotourisme, c’est une région propice à cela, entre Collonges-la-rouge, Beaulieu et Rocamadour… » m’explique d’emblée Philippe Leymat, président de la Cave de Branceilles. « On a 3 circuits entre visite du vignoble et visite patrimoniale. »

Philippe Leymat, président de la cave coopérative de Branceilles © JPS

Là aussi, on sent la volonté farouche de ces vignerons de faire renaître ce vignoble avec leur cave coopérative : « on est 8 vigneron, cela fait 30 ans qu’on a relancé cette cave en 1988, on avait une histoire avec 500 hectares avant le phylloxéra… L’entre-deux-guerre a amené une grosse dynamique autour de la truffe d’où notre communication autour des terrains truffiers ».

C’est ici la cave aux 1001 pierres, en rapport avec notre sol très calcaire, on est obligé pour planter les vignes de sortir de gros rochers calcaires que l’on broie et cela donne de petits cailloux, un terroir de calcaire qui va rayonner la nuit l’été, » Philippe Leymat, président de la Cave de Branceilles.

« Cette cave produit des rosés et des rouges assez typés avec ce calcaire, ils ont beaucoup de matière et de puissance », poursuit  Philippe Leymat.

Jean-François Janoueix propriétaire du château Haut-Sarpe © JPS

JEAN-FRANCOIS JANOUEIX, LA CORREZE AU COEUR

Qui dit Corrèze, dit forcément Corrèzien en terre de Bordeaux ! On compte de nombreuses familles qui sont venues s’installer dans le Bordelais, le Libournais, … Parmi elles, les Janoueix avec Jean-François Janoueix, 84 ans, un personnage truculent, haut en couleurs, des couleurs oui mais celles de sa Corrèze…

Il me montre sa robe de confrérie « ça cela explique très bien les Corrèziens venus à Saint-Emilion et à Pomerol. C’est là où les Corrèziens ont les plus grands vignobles, on bat les Rothschild, on vend du vin plus cher que celui que vendent les Rothschild dans le Médoc… » On sent la fierté de celui qui avec sa famille a réussi, à la force du poignet comme on dit. Son grand-père a commencé à vendre du vin et démarcher à vélo et en train…Son père a continué à vendre dans le Nord, la Berlgique, en Normandie, en Bretagne, …avec une camionnette, et lui en avion comme il dit.

Les fameuses camionnettes avec lesquelles la famille livrait…JPS

« Ah des souvenirs, j’en ai ! Je garde, vu mon âge l’histoire des Janoueix pour dans 50 ans... » Et de me montrer tous ses albums avec son grand-père Jean Janoueix, le premier arrivé, puis son père Joseph, et lui, on en est même à la 5e génération de Janoueix ! Une famille qui se réunit tous les ans le 15 août en Corrèze, et de poursuivre en montrant ses albums sur les vendanges…« J’ai 4 livres comme celui-là… Regarde, 1962…une vendangeuse qui restera en Gironde et deviendra en 1963 mon épouse… »

Une véritable « Corrèze connection » issue de Meymac: « on a eu jusqu’à 5 banques à Meymac, même des fabricants de bouchons, cela a enrichi le pays, c’était colossal… » Et de s’arrêter aussi et bien sûr sur celui qui disait « c’est loin mais c’est beau » quand il sillonnait sa Corrèze et sa France, Jacques Chirac, aussi en photo : « il est venu ici comme Bernadette »…e

Et de montrer ses voitures de collection, de vieilles camionnettes « une Citroën de 1924 et une Delahaye de 1928 » avec lesquelles son père Joseph Janoueix faisait les livraisons, « tu vois tout cela je garde tout, et elles marchent, chaque fois qu’on fait des mariages ou qu’on reçoit des clients… »

Quand on conserve le passé, on conserve l’amour de nos grand-parents, de nos parents et par ce passé ils vivent encore » Jean-François Janoueix

On ne l’arrête pas Jean-François « là ce sont mes moutons corréziens, et là le coq Sarpinus, un brama de 4?6 kilos, je l’ai échangé au concours agricole de Paris contre 12 bouteilles de Saint-Emilion…Tout ce qui est là vient de la Corrèze, de mes tantes, de mes cousins, ils me disaient, jean-François comme cela tu penseras à nous… »

Enfin, arrive la dégustation des vins de 2 de ses nombreuses propriétés Haut-Sarpe 2015 et Castelot 2010: « le Haut-Sarpe, c’est un vin de rôtis un vin de chasse…ça passe tout seul…

Moi ce que j’aime dans le vin, c’est la rémanence, c’est le souvenir » Jean-François Janoueix du château Haut-Sarpe

« Quand on a reçu Maurice Druon, on voulait ouvrir une belle bouteille, et mon fils avait acheté chez Sotheby’s un Haut-Sarpe de 1904… J’ai goûté les plus grands vins du monde, j’ai eu cette chance-là… » Et de porter un toast: « à la Corrèze et merci de ce que vous faites pour la Corrèze et les grands vins de Bordeaux… »

Gilles Vialle, René Maury et Stéphanie Hebert des Coteaux de la Vézère © JPS

Un numéro spécial Corrèze qui bien sûr se termine à la cave des Coteaux de la Vézère où nous retrouvons avec Sébastien Delalot un autre viticulteur depuis 17 ans Gilles Vialle qui nous confie: « c’est une belle aventure, oui on fait du vin en Corrèze, d’ailleurs vous allez le goûter, on produit 60 000 à 80 000 bouteilles, on va continuer à planter pour atteindre les 100 000 et continuer à travailler la qualité. »

Stéphanie Hebert, responsable de la cave confie « c’est du chenin, avec des notes minérales de pêche de fleurs blanches et de miel aussi ». Et René Maury, le président des Coteaux de la Vézère: « ce sont des vins de caractère, qui ont une typicité et qui sont dans l’air du temps, faciles à boire, avec des arômes de pêche, d’agrumes, qui s’accommodent très bien avec des produits du terroir que nous avons ici comme ces pâtés corréziens de canard et foie gras, ou ces fromages de chèvre produits par un couple d’agriculteur tout près d’ici.. »

Regardez Côté Châteaux N°13 Spécial Corrèze réalisé par Jean-Pierre Stahl avec Sébastein Delalot :

15 Déc

Côté Châteaux consacre un Numéro Spécial sur le 8e Bordeaux Tasting: les clés du succès de ce village viticole

Bordeaux Tasting vient de fermer ses portes sur un nouveau succès populaire avec 7000 visiteurs. Côté  Châteaux a voulu décrypter ce qui fait le succès depuis 8 ans de ce festival de la dégustation en plein coeur de Bordeaux. Rendez-vous le 23 décembre sur NOA à 20H10 pour ce numéro 12 de Côté Châteaux. Paroles d’amateurs, de connaisseurs, de propriétaires de châteaux et des organisateurs au premier rang desquels se trouve Rodolphe Wartel, directeur de Terre de Vins, qui a lancé ce concept.

PAROLE AUX AMATEURS ET CONNAISSEURS

En un week-end, à la mi-décembre, la place de la Bourse se mue en temple du vin. Et Dieu sait que ce temple est fréquenté, de quoi rendre jaloux d’autres églises en ce bas monde. Pas moins de 7000 visiteurs pour cette 8e édition.

Bordeaux Tasting, c’est une super occasion de découvrir beaucoup de vin, on valide, on adore », Marion

Des retrouvailles our Anne avec Andrea Perrin du château de Chevalier © JPS

On croise à Bordeaux Casting de nombreux jeunes amateurs de vin, des étudiants, mais aussi de jeunes actifs et Anne qui a une anecdote singulière : « Lynch Bages, j’aime ça, mais j’ai été baby-sitter de Carbonnieux dans ma tendre jeunesse et j’aimerais bien goûter leurs vins. »

Lilian Barton du château Léoville-Barton au 8e Bordeaux Tasting © JPS

JEAN-PIERRE MESLIER, L’UN DES PILIERS

Au cours de ce premier reportage sur ces amateurs de vins, vous allez découvrir ce qui motive ces passionnés et surtout les belles rencontres qui leur sont permises de faire, avec Lilian Barton-Sartorius la propriétaire de Léoville-Barton : « tous les ans, on est ravi d’être là, on voit vraiment des amateurs et d’échanger c’est très sympathique. »,

Ou encore Coralie de Boüard la Dame de Boüard, Laurent Cisnéros du château de Rouillac ou encore Jean-Pierre Meslier du château Raymond Lafon.

Jean-Pierre Meslier est présent depuis le début, il va nous expliquer pour ce premier plateau sa régularité. S’il est là c’est parce que son château Raymond Lafon est une pépite, l’un des meilleurs Sauternes, qui possède un grand savoir-faire et un terroir magnifique, juste en face de son auguste voisin le château d’Yquem.

 On savait que ça allait être très important, on est des pionniers, on est heureux d’être là chaque année » Jean-Pierre Meslier château Raymond Lafon.

Regardez Côté Châteaux réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot :

MONTAGNE SAINT-EMILION DANS Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot SA BULLE

Mis en avant cette année par Terre de Vins, l’appellation satellite de Saint-Emilion, Montagne Saint-Emilion a trouvé sa juste place au centre de la Place de la Bourse, dans une bulle, protégée ainsi de la pluie du samedi, l’occasion pour ces vignerons (200 au total sur 1600 hectares de vigne) de prouver que cette appellation a des atouts et sait se défendre face à sa grande soeur.

Montagne Saint-Emilion est une appellation connue pour la qualité de ses vins, un village qui touche Saint-Emilion et qui a les mêmes caractéristiques cépages et climat. »

BERNARD MAGREZ ET SA VISION DE BORDEAUX

 

Autre pilier de ce Bordeaux Tasting, présent dès la 1ère édition, le pape de l’excellence: Bernard Magrez. Toujours aussi jeune, il continue de posséder 42 châteaux partout dans le monde (10 pays dont la France), dont 4 crus classés à Bordeaux, tous les 4 présents à Bordeaux Tasting. Il va confier à Côté Châteaux l’intérêt qu’il trouve dans ce rendez-vous incontournable et va évoquer la crise et la concurrence farouche que connaît Bordeaux aujourd’hui.

« Il y a un milieu concurrentiel important à mon avis, des vins étrangers qui font de bons vins et la 2e concurrence vient du Languedoc, ils innovent et sortent des cuvées singulières… » Et Bernard Magrez d’inviter Bordeaux à en faire de même et de se tourner vers l’innovation.

DES MASTER CLASSES DE HAUT VOL

Pierre Lurton avec les millésimes de légende (1995 et 1988) d’Yquem dégustés lors de la masterclass © JPS

Ce qui fait le succès aussi de Bordeaux Tasting, ce sont les cours qui y sont prodigués à travers les ateliers de l’Ecole du Vin. Et pour ceux qui sont vraiment connaisseurs ou passionnés, il y a encore une gamme au dessus, les master classes: énormes !

  Angélus avec Stéphanie de Boüard ce dimanche et hier soir Yquem commentée par son PDG Pierre Lurton en personne, et avec des fans de renom Boris Diaw, célèbre basketteur. « On s’est rendu compte à Yquem qu’il y avait des périodes beaucoup plus pures…dûes peut-être à la qualité des gens mais aussi à la climatologie.

Christophe Chateau du CIVB, Boris Diaw basketteur, Pierre Lurton PDG d’Yquem et Rodolphe Wartel de Terre de Vins © JPS

On essaye de produire des millésimes éclatants » Pierre Lurton Pdg d’Yquem.

Deux fabuleux millésimes ont été particulièrement appréciés de l’auditoire qui ne buvait pas que les paroles de Pierre Lurton, le 1995 et le1988.

Chacune de ses interventions étaient bues comme du petit lait, comme celle-ci : « Un jour Bernard Arnault a annoncé à un dîner : Yquem se tourne vers le bio et la biodynamie, et je compte sur Pierre Lurton pour le faire ! » J’ai rétorqué que cela se ferait sans problème puisque ça fait 40 ans qu’on le fait ! »

En 2016,  l’engouement se mesurait sur des dizaines de mètres © JPS

RODOLPHE WARTEL LE MAGICIEN DE BORDEAUX TASTING

3e grand invité de cette émission Côté Châteaux, Rodolphe Wartel le directeur de Terre de Vins qui a lancé cet événement, reproduit à Lyon et à Paris avec les champagnes. Il fait figure de magicien car il a réussi à faire un énorme événement qui rassemble chaque année 7000 à 8000 personnes, sur 6 sites autour de la place de la Bourse.

Rodolphe Wartel, directeur de Terre de Vins en 2015 © JPS

La Magie, ce n’est pas moi, ni mon équipe, ce sont les grands crus de Bordeaux, on ne pouvait pas prédire le succès mais la magie, on la doit d’abord à ces domaines » Rodolphe Wartel, directeur de Terre de Vins.

Chaque année, Bordeaux Tasting a réussi à monter en gamme, partant de la découverte des pépites de Bordeaux, aujourd’hui il faut y ajouter les autres appellation et grands vignobles comme Pomerol, Montagne, les Bios, les champagnes, Cognac, les vins étrangers…

Saskia de Rothschild et Rodolphe Wartel de Terre de Vins au Café de la Bourse © JPS

Et puis chaque année, il y a une nouvelle idée comme le Café de la Bourse, le nouvel endroit où l’on cause, avec de nombreux invités passionnés comme Rémi Lamerat ou Saskia de Rothschild, la trentaine, qui dirige désormais le célèbre château Lafite-Rothschild, succèdant au Baron Eric.

A L’ESPACE SAINT-REMI, LE CHAMPAGNE EST ROI

A deux pas du Palais de la Bourse, Cyril Bleeker maître sommelier, membre de l’UDSF et responsable de CAFA Formations à Bordeaux, nous sert de guide et commente spécialement pour Côté Châteaux les champagnes qui feront le bonheur des amateurs sur les tables de fête. C’est une délégation de 25 grands noms de Champagne qui ont fait le déplacement pour faire découvrir leurs fabuleux champagnes.

A l’Espace Saint-Rémi, le casting champagne à l’aube des fêtes de fin d’année avec les maîtres sommeliers Cyril Blecker

« Ce que j’aime dans le champagne, on observe de nouvelles tendances avec des petits vignerons, qui vont faire des cuvées exclusives avec du 100% pinot meunier ou des cuvées parcellaires, et aussi avec les taux de dosage de sucre moins importants et plus digestes », Cyril Bleecker, Maître Sommelier.

Côté Châteaux vous présente à cette occasion de passer de très bonnes fêtes de fin d’année et de savourer ce numéro spécial Bordeaux Tasting réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot, le 23 décembre prochain sur la chaîne NOA 100% Nouvelle Aquitaine à 20H10 et ci-dessous:

18 Nov

Côté Châteaux n°11: Sauternes et sa magie du botrytis

Côté Châteaux vous offre, pour ces fêtes de fin d’année et sur NOA, un numéro tout en douceur sur Sauternes. Vous allez découvrir ce grand terroir de blancs qui favorise la formation du botrytis cinerea, avec la magie du Ciron , et la fabrication de grands liquoreux. Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot vous ouvrent les portes de 8 châteaux et vous font rencontrer des personnages hauts en couleur.  

Luc et Xavier Planty, l’histoire d’une transmission en terre de Sauternes © JPS

Côté Châteaux spécial Sauternes, un numéro 11 riche, non pas en sucrosité, mais en découvertes et en rencontres.

Tout démarre début octobre à Bommes en Gironde, pour les premières tries au château Sigalas-Rabaud (1er cru classé de Sauternes) avec Laure de Lambert-Compeyrot et son équipe qui nous expliquent le travail délicat de nettoyage de ces premières grappes, de ces premières baies à ramasser, des baies confites, botrytisées à souhait (c’est ce qu’on appelle la pourriture noble) pour réaliser ce fabuleux nectar de Sauternes, en jetant bien sûr la pourriture aigre.

Jean-Pierre Stahl, Béatrice et Eric Pothier du château Pick Laborde et Sébastien Delalot pour un numéro très suave de Côté Châteaux

Sauternes, ce ne sont pas que des crus classés, même s’il y en a beaucoup, nous avons en effet rencontré Eric Pothier vigneron à Preignac : « on existe depuis 1691, château Pick-Laborde n’est pas un cru classé, mais on tient notre rang à Sauternes avec toute l’existence de travail à Sauternes et la passion du botrytis. Je me suis installé en 2009 justement pour faire du botrytis. » Un vigneron qui a la foi ancrée au corps

Eric Pothier et son épouse Béatrice au château Pick Laborde à Preignac © JPS

Pour être vigneron en France, il faut avoir la foi, mais encore plus à Sauternes », Eric Pothier château Pick Laborde.

 « On est vraiment dans un travail d’artisan, d’orfèvre, avec aucune garantie de réussite, il faut aimer l’aléatoire, la magie qui arrive ou qui n’arrive pas. Et cette année, on a ce qu’il faut. Pour celui qui est passionné de botrytis, il est arrivé subitement après beaucoup de galères, » explique  Eric Pothier qui fait partie de la coopérative des Vignerons de Tutiac présents également dans le Sauternais.

Luc Planty a repris la direction de château Guiraud à seulement 32 ans © JPS

Côté Châteaux a choisi également de faire le portrait de Luc Planty, 32 ans, pour qui ce sont ses premières vendanges en tant que responsable du château Guiraud, 1er cru classé de Sauternes, l’histoire d’une transmission et d’une passion partagées avec son père Xavier figure et président de l’ODG Barsac Sauternes. « La transition, on a commencé à la préparer depuis de nombreuses années, avec des prises de responsabilités au fur et à mesure… »

Ce domaine a été fondé par Pierre Guiraud en 1766, un ancien négociant protestant de Bordeaux. Un domaine qui n’a jamais cessé d’être pionnier : « la particularité de Guiraud c’est d’essayer de se démarquer  côté écologique avec depuis 1996 un travail sur la biodiversité. »Une voie qu’a tracée son père Xavier Planty, co-propriétaire du château avec les familles Peugeot, Neipperg et Bernard. Je les retrouve d’ailleurs tous deux  dans le chai en train de déguster les premiers jus de ce millésime 2019: « là, c’est du grand botrytis, c’est épicé… » commente Xavier Planty.

Le botrytis, quand il arrive sur un raisin qui est mûr, mais pas surmûri, provoque une incroyable synthèse d’arômes, Xavier Planty château Guiraud.

Et de décrire ces arômes : « ce côté châtaigne, sous-bois, fumé et un côté tilleul qui après fermentation va avoir des notes mentholées… » « Guiraud apparaît aujourd’hui comme précurseur pour beaucoup de choses, depuis 1996 on est passé en agro-écologie, on a d’abord réfléchi comment relancer la vie microbienne des sols pour faire la qualité du vin. »

De nombreuses visites oenotouristiques au château Guiraud © JPS

Et de déguster un millésime 2015 de Guiraud au restaurant La Chapelle (nouveauté au château depuis février 2018, qui va dans le sens d’un fort développement de l’oenotourisme) : « là on a une incroyable complexité », commente Luc Planty et Xavier Planty de compléter « il faut obtenir des vins où on a l’impression que la finale en bouche n’est pas sur le sucre ; et cette buvabilité s’explique par la fraîcheur aromatique que si on a de grands botrytis. »

Les châteaux Rayne-Vigneau et Lafaurie-Peyraguey se font face à Bommes © JPS

Sauternes, Bommes, Preignac, Fargues et Barsac constituent les 5 villages emblématiques de l’appellation qui réalisent du Sauternes.  A Barsac justement, nous rencontrons Bérénice qui excelle au pays du botrytis. C’est Bérénice Lurton bien sûr qui a pris très jeune les rênes du château Climens,1er cru classé de Barsac : « à l’âge de 22 ans en 1992, il y a presque 30 ans. » Les débuts on été délicats:  « de 92 à 94, des années difficiles, beaucoup de pluie et des millésimes ingrats ».

Bérénice Lurton et sa tisanerie au château Climens à Barsac © JPS

Avec Bérénice Lurton, nous allons découvrir sa tisanerie : « c’est là que nous faisons sécher les plantes que nous utilisons pour la biodynamie (depuis 2010). Des plantes qui poussent dans les vignes, comme la camomille, au lieu de mettre des pesticides, on cueille des petites fleurs, c’est plutôt sympa. Beaucoup de plantes servent dans le protection contre le mildiou, comme l’osier ou la presle, qui sont des plantes qui poussent en milieu humide. » Est-ce des croyances ? « Si c’était juste des croyances, on ne serait plus là pour vous en parler, oui ça marche vraiment. »

Bérénice Lurton dégustant son millésime 2014 du château Climens © JPS

Quant au goût est-ce que cela se ressent ?

Des vins réalisés en biodynamie: c’est quelque chose qui est du domaine de l’éclat, il y a une énergie que l’on ressent dans les vins avec un terroir très preignant, où la minéralisé est présente et où l’on a beaucoup d’éclat, » Bérénice Lurton château Climens.

L e nouveau chai éco-responsable du château d’Arche © JPS

Notre périple se poursuit au château d’Arche, cru classé de Sauternes, en pleines transformations qui me font dire « c’est la révolution ici » « révolution, faut quand même pas exagérer » rebondit Jean-Louis Couffinhal le délégué général du château. « Nous avons rénové le vignoble, pour le rendre un peu plus moderne, avec notamment un chai éco-responsable pour répondre aux grands défis du château d’Arche ».

Jérôme Cosson et Jean-Louis Couffinhal du château d’Arche dans leur nouveau chai à barriques © JPS

De lourds investissements ? « A l’échelle sonnante et trébuchante, ce sont 5 millions d’euros, avec un toit végétalisé qui permet une grande inertie de température limitant l’utilisation de la climatisation l’été ». Un magnifique Cuvier en acier micro poli et en sous sol un chai contenant 370 barriques, deux fois plus que le précédent.

La forteresse du château de Fargues © JPS

Autre rencontre privilégiée, celle de Philippe de Lur Saluces au château de Fargues :« bienvenue en notre forteresse médiévale, construite en 1306 à la demande de notre pape, le Pape Clément ». C’est en 1472 que Fargues a rejoint l’histoire de la famille Lur Saluces, « quand une Isabeau de Monferrand épouse un de mes ancêtres. »

L’histoire du vin de Sauternes toutefois est plus récente à Fargues, « elle débute après la 1ère guerre mondiale avec mon grand oncle….Bertrand de Lur Saluces, en rentrant de la guerre a décidé d’arracher les vignes en rouge et de planter des vignes en blanc dans le but de produire du vin de Sauternes. » Ce sont aujourd’hui 18 hectares en production, 80% sémillon et 20% sauvignon.

Le comte Philippe de Lur Saluces va aussi me faire faire le tour de la propriété et notamment du vieux château, autrefois incendié, qui progressivement va être restauré: « mon père s’est arrêté à 9 pièces, ce qui est déjà bien »

La forteresse a été partiellement restaurée, de 2009 à 2014, mon père dit que nous n’avons fait que la pré-inauguration, car l’inauguration est prévue pour 2500 à peu près » Philippe de Lur Saluces, co-propriétaire château de Fargues.

Lur Saluces, un nom qui longtemps a été associé avec le château d’Yquem : « Laurent de Sauvage d’Yquem avait une fille Françoise-Joséphine qui a épousé un Lur Saluces, depuis le château est resté dans la famille jusqu’en 2001 »

Et de déguster avec le Comte Philippe une bouteille de château de Fargues 2016: « Fargues, dans sa jeunesse est d’une grande tension avec une pureté arômatique… En accord mets-vins, je le verrais bien avec une entrée fraîche, une salade de crabe ou des huîtres…Il faut que le sucre vienne comme une surprise… » En apothéose de ce portrait, une petite visite de la cave aux vieux millésimes avec une bouteille de 1943 : « tous ces millésimes représentent l’identité de Fargues, il n’y a qu’en maîtrisant ce passé, que l’on peut se projeter dans l’avenir et  décider de ce que nous voulons faire du vignoble aujourd’hui. »

Amicie et Gabriel de Vaucelles au château Filhot, qui possède l’un des plus grand parc de Gironde © JPS

Toutes ces fabuleuses histoires sont encore pour beaucoup des histoires familiale à Sauternes comme en témoigne Gabriel de Vaucelles qui dirige avec son épouse (et pour le compte de la famille) le superbe château Filhot : « château Filhot est une propriété familiale, créée en 1709 par la famille Filhot, une famille de parlementaires qui avait acheté aussi château Coutet avant la révolution, une propriété familiale a priori qui restera encore dans la famille pendant longtemps; on a un potentiel phénoménal avec le 2e plus grand parc fermé de Gironde, avec des essences exotiques, vraiment un grand potentiel oenotouristique, comme les châteaux Lafaurie-Peyraguey, d’Arche, Guiraud, on va essayer de s’associer ».

 Aujourd’hui, on ne produit pas du Sauternes comme autrefois avec un seul produit, il faut développer une gamme avec des produits plus légers qui correspondent à plusieurs marchés: la France reste le marché principal, mais le marché asiatique se développe et aussi énormément les USA » Gabriel de Vaucelles château Filhot.

Côté Châteaux, une émission tournée avec des smartphones © JPS

L’image de Sauternes s’est énormément dépoussiérée ces dernières années, avec de nombreuses initiatives. Lafaurie-Peyraguey en est l’exemple type. Ce château acheté en 2014 par Silvio Denz, le président de la cristallerie Lalique, a entièrement été restauré pour en faire un superbe Hôtel Restaurant.

Adrien Cascio, le chef sommelier du château Lafaurie-Peyraguey avec le Sweet’Z © JPS

Dans ce lieu, David Bolzan, le directeur général des vignobles Silvio Denz, a imaginé avec les équipes du château et notamment le sommelier Adrien Cascio de nouvelles façons d’apprécier le Sauternes, en cocktail ou à l’apéritif mais pas seulement : « on revisite les grands classiques sur le repas un peu différemment que sur le traditionnel foie gras et en dessert, par exemple sur du poisson, des viandes blanches et du fromage. Au moment de l’apéritif aussi, on peut ajouter des glaçons et d’autres arômes comme des écorces d’orange ou de citron… » me précise David Bolzan.

Le chef Jérôme Schilling proposant un ris de veau présenté dans de feuilles de tabac pour ce vin Sauternes © JPS

Et pour couronner cette émission, le chef Jérôme Schilling (1* au Guide Michelin) nous a proposé un accord met-vin original, preuve que le Sauternes se marie parfaitement là où on ne l’attend pas forcément : « on est parti sur un millésime 99 du château Lafaurie-Peyraguey avec ses notes cuivrées, de café, réglisse et tabac, on a fait un ris de veau rôti au beurre noisette, céléri, café et poudre de réglisse ». Ce qui fait dire à David Bolzan: « on a choisi un millésime de 20 ans, on a voulu bousculer les codes et c’est juste sublime… »

Côté Châteaux n°11 spécial Sauternes : à voir sur NOA (sur les box Orange 339, Bouygues 337, SFR 455, Free 326 et sur internet en direct)

  • lundi 18 novembre à 20H10 et 23H
  • mardi 19 novembre à 10h30
  • mercredi 20 novembre à 12H30
  • jeudi 21 à 10h30 et 17h30
  • vendredi à 8h15, 12H15

14 Oct

Côté Châteaux n°10 : Pécharmant, une appellation du Bergeracois qui ne manque pas de charme

A voir absolument sur NOA ! La 10e émission de Côté Châteaux est consacrée ce soir à 20h15 à Pécharmant, l’une des 13 appellations de Bergerac. Ce numéro spécial vendanges en rouges a été tourné en Dordogne par Jean-Pierre Stahl et Charles Rabréaud. L’occasion de faire connaissance avec la nouvelle génération de vignerons avec Pierre Morand-Monteil au château Terre Vieille, de rencontrer une figure de l’appellation le Comte François-Xavier de Saint-Exupéry, de parler d’environnement et d’accords mets-vins. Un numéro tout en saveurs avec en apothéose le tout nouveau Quai Cyrano qui vient d’ouvrir.

Pierre Morand-Monteil et son père Gérôme, juste avant les vendanges au château Terre Vieille © JPS

Eh oui, déjà 10 ! Ce nouveau numéro de Côté Châteaux vous plonge dans une appellation qui gagne chaque année un peu plus de galon… Pécharmant. Et pourtant ils ne sont pas nombreux, seulement 40 vignerons sur 400 hectares en production. C’est l’une des 13 appellations de Bergerac, l’une des 17 si l’on compte en prime Duras car il faut dire désormais Bergerac-Duras pour être précis.

Ce numéro 10 a été tourné avec des smartphones par JPS et Charles Rabréaud © MPT

Côté Châteaux aime vous faire connaître les jeunes, à la manoeuvre, comme Pierre Morand-Monteil, 26 ans, diplômé en commerce vins et spiritueux à l’ESC Dijon, qui après 3 ans passé dans une maison de champagne, est venu rejoindre son père Gérôme sur le vignoble familial à Saint-Sauveur en Pécharmant:

« Bienvenue au château Terre Vieille, un domaine familial créé en 1989 par mes parents, Dolores et Gérôme… », commente au début de l’émission Pierre Morand-Monteil, très fier de me montrer ses vitrines à l’accueil du château, pleines de silex.

« Sous vos yeux, vous avez l’ensemble des silex que nous avons trouvé sur la propriété, quand nous avons planté les vignes en 1989, car le château de Terre Vieille est situé sur un atelier de taille préhistorique qui date de plus de 30000 ans, voire 300000 ans…Et c’est aussi extraordinaire pour nos vignes, car le silex apporte beaucoup de minéralité, c’est un peu une signature pour notre vignoble. »

Nous arrivons à Terre Vieille fin septembre à un moment délicat du coup d’envoi des vendanges en rouges, car il a fallu attendre ces quelques précipitations de fin septembre qui ont regonflé les baies pas mal concentrées et éprouvées par un été très chaud. Les vendanges ont démarré le 28 septembre et se poursuivent début octobre sur ces 14 hectares de vignes, des vendanges à la machine, retardée par la pluie…« Cela se passe bien », me confie Pierre Morand-Monteil, les sols se sont bien asséchés, apès une vague de pluie qu’on a eu, cela a bien détendu les baies, assoupli les raisins. cela est très qualitatif, on est vraiment content. »

Ce portrait est avant-tout une belle transmission familiale du savoir-faire : « je deviens petit à petit vigneron, ma première vendange à plein temps, au côté de mon père qui me donne un peu les clés…J’ai vu beaucoup de choses différentes dans les vignobles au Chili ou aux Etats-Unis, avec des techniques différentes, toute cette expérience j’essaie de la mettre au profit de Terre Vieille, pour faire les meilleurs vins. »

C’est un métier absolument passionnant, très complexe, car on part de l’agriculture, le sol, le terroir, le travail de la vigne, et puis on fait les vinifications, ensuite il y a la commercialisation, on va vendre son vin à la propriété, chez les cavistes et dans la restauration, il faut vraiment que ce soit une passion, » Gérôme Morand-Monteil.

Le Comte François-Xavier de Saint-Exupéry dans son chai © JPS

Péchamant, c’est aussi le château de Tiregand. Une magnifique bâtisse qui remonte au XVIIIe siècle, propriété du Comte François-Xavier de Saint-Exupéry, qui m’ouvre les portes de ce fabuleux château qui n’est pas ouvert au public (contrairement aux jardins) : « vous allez découvrir ce magnifique escalier qui date de 1865, une oeuvre d’art majestueuse… », commente  François-Xavier de Saint-Exupéry « Ce château construit début 1720 a beaucoup été modifié au XIXe siècle »  François-Xavier de Saint-Exupéry.  » Ce château a une histoire remarquable car il a été jadis une seigneurie féodale au XIIIe siècle, fondée par le fils naturel d’Henri III d’Angleterre, Edward Tyrgan (qui lui a donné son nom) et il est depuis inscrit à l’ISMH l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

Un château pour lequel le Comte de Saint-Exupéry ne tarie pas d’éloges et donne non seulement tout son temps mais aussi son argent : « cette bâtisse a beaucoup été renouvelée au XIXe siècle, les Lapanouse qui ont acheté le château étaient des Parisiens, ils ont mis beaucoup de zinc sur les fenêtre et la toiture, pour montrer leur double appartenance à Paris et au Périgord. Mais après 180 ans, il faut changer le zinc et faire appel aux compagnons, on a fait les 2/3 des toitures, il nous en reste 1/3 ».

Le Comte Fançois-Xavier de Saint-Exupéry nous parle de la typicité du Péchamant © JPS

Le château de Tiregand est une énorme propriété, la plus imposante de l’appellation avec 400 hectares, dont 40 en production. Au chai, François de Saint-Exupéry rejoint son nouveau maître de chai Amaury : « ça  vieillit plutôt bien ». Et le Comte de commenter : « c’est encore un peu fermé mais le fruit est bien là sur un cassis intense et beaucoup de finesse. »

Les vins de Pécharmant ont cette particularité d’avoir de l’élégance et de la finesse en bouche, avec un merlot souvent dominant qui apporte beaucoup de fruit, un cabernet sauvignon qui donne un joli corps au vin, un cabernet franc de la finesse et le malbec cette couleur sud-ouest », François Xavier de Saint-Exupéry.

L’émission se poursuit avec Cécile Lelabousse, chargée de mission environnement à l’IVBD, qui nous parle de Vitirev : « absolument, vitiREV c’est le grand projet régional de la région Nouvelle-Aquitaine, Bergerac est très impliqué dans ce projet pour mener la viticulture vers moins de traitements, plus d’efficience, et une viticulture respectyueuse de l’environnement… » François-Xavier de Saint-Exupéry complète : « on prévient les voisins avant de partir traiter, et on s’est équipé de matériel ultra-performant,…, j’ai beaucoup de ruches au printemps et je respecte vraiment ce milieu, on met d’ailleurs dans la vigne des cultures de printemps qui permettent d’offrir du nectar… » Pierre Henri Cougnaud, directeur de la Fédération des Vins de Bergerac : « le vignoble de Bergerac est très impliqué dans la certification, qu’elle soit bio ou HVE (haute valeur environnementale) depuis plusieurs années. On a besoin de faire encore plus d’efforts, sans pour autant mettre à mal notre économie, mais plus du tout de traitement, ce n’est pas supportable d’un point de vue économique, par contre c’est un objectif environnemental et sociétal. »

Et qui dit vin dit forcément gastronomie, ces vignerons de Pécharmant sont partis rencontrer le chef Bas Holten du restaurant les Merles à Mouleydier pour voir avec quels mets assortir au mieux leurs vins. « Je vous propose un compressé de tomates, des coeurs de boeuf du jardin, avec une poitrine de porc caramélisée (la tomate a déjà une acidité, avec le rouge cela donne un goût métal, mais avec le blanc c’est super); ensuite un magret de canard laqué avec pruneau et vert jus…(là un vin rouge de Pécharmant fruité et sur la fraîcheur va accompagner parfaitement ce plat délicat avec ses petites notes relevées et ces légumes avec cette légère sucrosité… » commente Pierre Morand-Monteil).

Enfin, on ne pouvait pas quitter Pécharmant et Bergerac sans parler avec Paul-André Barriat de Quai Cyrano, le nouveau vaisseau amiral des vins de Bergerac et Durac en bord de Dordogne.

« C’est un projet qui va faire découvrir le grand bergeracois, avec à la fois l’Office de Tourisme, un Espace Cyrano et bien entendu la grande boutique des vins de Bergerac qui permet à tous les viticulteurs adhérents à la Route des Vins d’être présents », commente Paul-André Barriat président de Quai Cyrano.

Paul-André Barriat est fier de ce Quai Cyrano lancé en juillet dernier © JPS

Quai Cyrano c’est un point de départ oenotouristique vers les propriétés et les grands sites historiques majeurs de ce territoire… », Paul-André Barriat président de Quai Cyrano.

L’objectif affiché est d’y faire venir 100 000 visiteurs à l’année et d’organiser des circuits y incorporant la Cité du Vin à Bordeaux et Lascaux IV en Dordogne.

Pierre et Gérôme Morand-Monteil avec Jean-Pierre Stahl dans les chais de Terre Vieille © MPT

 A voir Côté Châteaux n°10 sur Pécharmant à 20h15 sur NOA (sur les box: Orange 339, Free 326, SFR 455 Bouygues 337 ou en direct sur internet en tapant NOA direct). Une émission réalisée par Jean-Pierre Stahl avec Charles Rabréaud.

A voir dès maintenant sur You Tube : 

16 Sep

Côté Châteaux N°9 : une émission spéciale vendanges en blancs en Pessac-Léognan

En voilà un sacré numéro de rentrée. Un n°9 qui colle à l’actualité des vendanges. Des vendanges spéciales cépages blancs du Bordelais et en particulier en Pessac-Léognan et Sauternes. Une émission à voir sur la chaîne Noa dès le 16 septembre à 20h15, avec la jeune génération de vignerons et les piliers de l’appellation, artistes depuis des années dans les vinifications de ces grands vins blancs. 

Paul Garcin et Anne-Laurence de Gramont dans leur vignoble du château Haut-Bergey à Léognan © Jean-Pierre Stahl

Vous allez être immergés dans l’ambiance des vendanges en blancs, des vendanges qui ont commencé le 27 août dernier avec les premiers coups de sécateurs donnés au château Smith Haut Lafitte à Martillac en Gironde, et que vous allez retrouver dans ce numéro.

Un numéro 9 réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot ici au château Haut-Bergey © JPS

Un numéro qui débute avec la jeune génération Paul Garcin et Anne-Laurence de Gramont, rencontrés lors de leur première journée de vendanges au château Haut-Bergey à Léognan, le 4 septembre…

On a commencé tout début septembre parce qu’on a une année qui s’y prête bien, avec des jolies fraîcheurs, des PH assez bas sur les raisins, mais aussi de jolies maturités, un potentiel d’alcool de 12,5, donc c’est vraiment pas mal… », Paul Garcin du château Haut-Bergey.

Avec Sébastien Delalot, nous les avons filmés et interrogés sur les conditions optimales dans lesquelles se ramassaient les raisins, non seulement pour les équipes, mais aussi au niveau des matinées fraîches et des après-midi relativement chaudes. Avec l’épisode de canicule connu cet été, l’autre grosse interrogation est de savoir si les cépages de sauvignon et sémillon sont bien adaptés au réchauffement climatique. « On a des vignes qui n’ont pas souffert de la sécheresse, car on travaille sur des vignes avec un enracinement très profond, » selon Anne-Laurence de Gramont.

Nous avons aussi évoqués avec eux la manière de conduire leur vignoble, ils sont certifiés bio et même en biodynamie, une évidence pour eux et cette nouvelle génération de vignerons en responsabilité va l’expliquer : » cela a été notre choix, ce choix écologique et d’avenir, pour permettre à toutes nos vignes de résister de mieux en mieux à tous les chocs climatiques qu’on va constater… » explique Paul Garcin.

Hugo, Adrien et leur père Olivier Bernard au Domaine de Chevalier dans un chai de blancs où est élevé le millésime 2018 © Jean-Pierre Stahl

Par la suite, je vous propose de mieux faire connaissance avec la famille Bernard. L’une des familles bien connue de Pessac-Léognan avec Olivier le père à la tête du Domaine de Chevalier, qui fait du blanc depuis 35 ans. Cette saga familiale va vous permettre de voir Hugo Bernard en vendanges sur le terroir de Sauternes, car la famille a acheté Clos des Lunes en 2011, et produit des blancs secs sur 49 hectares, gardant 15 ha pour faire du liquoreux. Le reportage va vous conduire égalment au Domaine de Chevalier avec Adrien et Hugo Bernard qui vont nous parler de leur savoir-faire et de la transmission de celui-ci.

J’aime bien parler d’équilibre, de cette ligne magique sur laquelle les vins blancs se promènent, mais la base c’est d’être né sur un grand terroir… Et c’est tous ces éléments qui en parfaite harmonie donnent ces grands vins blancs. Où finalement il y a tout mais rien de trop », Olivier Bernard du Domaine de Chevalier.

Tristan, Edouard et Loïc Kressmann au château Latour-Martillac © JPS

Ce numéro 9 de Côté Châteaux se poursuit à Martillac, à la rencontre des Kressmann, autre grande famille qui fait des blancs en Pessac-Léognan. Tristan et Loïc, les co-propriétaires vous dévoileront l’histoire du château: « la Tour est très ancienne, elle devait appartenir à un fortin et prélevait le droit d’octroi pour le village de Martillac », et l’histoire de leur famille à l’origine dans le négoce bordelais, dont le grand-père Alfred acheta en 1930 le domaine, avant de parler de l’avenir de ces blancs secs qui vont sans nul doute retrouver une nouvelle dynamique de commercialisation avec les deux cépages qui les caractérisent surtout en Pessac-Léognan le  sauvignon et le sémillon. Edouard Kressmann, qui a passé près de 7 ans en Chine, nous évoque également l’avenir de la propriété avec les travaux pharaoniques engagés, notamment avec un nouveau chai de rouges :

En y mettant les dernières technologies, en faisant non seulement du parcellaire mais aussi du gravitaire, même si l’on sait que pour faire du bon vin, il faut du bon raisin », Edouard Kressmann du château Latour-Martilac.

Jacques Lurton, Côté Châteaux et Christine Lurton © JPS

Qui dit Pessac-Léognan, dit bien sûr André Lurton, on ne pouvait pas oublier ce grand Monsieur qui a contribué à la création de l’appellation en 1987 avec d’autres familles de ces Graves du Nord proches de Bordeaux, comme les Kressmann, les Perrin,… Nous sommes allés à la rencontre de son fils Jacques et de sa fille Christine au château la Louvière à Léognan. Jacques a pris la suite comme président des Vignobles André Lurton et va nous dévoiler sa manière de voir les choses : « il y a 4 mois suite au décès de papa j’ai pris la présidence, mais il y a derrière moi mes 5 soeurs et mon frère. De toute façon, je ne vais pas faire de l’André Lurton, il n’y avait que lui pour y arriver. Je viens avec un style différent, une façon d’étudier les choses différemment. Je vais continuer ce pourquoi il a oeuvré mais cela de façon différente. », il nous parlera également de son goût pour ces grands blancs de Pessac-Léognan tout en dégustant un La Louvière 2010 et un Couhins-Lurton 2007, et nous proposera des idées de plats pour accompagner ces blancs secs de Pessac-Léognan: « on peut accomoder beaucoup de choses, c’est l’avantage des vins blancs secs, on associe par exemple des fromages à pâte dure, des comtés, mais cela va très bien sur de la charcuterie comme du chorizo et bien sûr sur du foie gras, tous les crustacés et les poissons. »

La grande caractéristique des vins de Pessac-Léognan, c’est d’avoir cette capacité de vieillissement qui vient de cette richesse, de cette complexité et de l’acidité, »Jacques Lurton président des vignobles André Lurton.

« On a une grande fraîcheur, un caractère variétal, avec beaucoup de citron, d’écorce d’orange…des blancs d’une complexité, d’une richesse profonde qui se marient avec des mets qui eux même ont évolué. »

Côté Châteaux n° 9 Spécial Vendanges en blancs réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot. Sur la chaîne NOA 100% Nouvelle-Aquitaine:

  • lundi 16 septembre à 20H15
  • mardi 17 à 10h35
  •  mercredi 18 à 11h15, 20h40 et 23h25
  • jeudi 19 à 9H40 et 17h50
  • vendredi 20 à 23h20…

Carpe diem, profitez du Côté Châteaux présent et portez vous bien (le replay is coming soon)

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