13 Juil

Passez l’été sur NOA avec les émissions de Côté Châteaux

Durant l’été, la chaîne 100% Nouvelle-Aquitaine de France 3 ne s’arrête pas. Elle rediffuse pour ceux qui ne les auraient pas vues les 8 émissions de Côté Châteaux, réalisées depuis l’automne dernier et jusqu’à début juillet. Un focus sur les terroirs des Côtes de Bourg jusqu’à Monbazillac, en passant par Castillon, Buzet ou Cognac, avec des numéros spéciaux sur les femmes du vin, les primeurs et les 20 ans de la Juridiction de Saint-Emilion inscrite à l’Unesco.

Amélie Osmond dans ses vignes du château le Clos du Notaire en Côtes de Bourg © Sébastien Delalot.

Vous êtes en vacances, ou peut-être pas encore ? Ne vous inquiétez pas, on s’occupe de tout et notamment de vous informer et divertir. C’est le concept de Côté Châteaux, chaque mois un focus sur une appellation, un terroir de Nouvelle-Aquitaine. Une émission que je présente et réalise avec Sébastien Delalot, mon camarade de jeu sur NOA.

La première (diffusée début décembre) a été l’occasion de mieux faire connaître les Côtes de Bourg, durement touchées par la grêle du 26 mai 2018. Avec un focus sur les vendanges des rugbymen de l’UBB, le Clos du Notaire et des entretiens avec Amélie Osmond, Cyril Giresse (château Gravettes-Samonac), Didier Gontier directeur des Côtes de Bourg et des accords mets vins au Petit Baigneur. Cela tombe bien car les Côtes de Bourg s’apprêtent à réaliser début août la Nuit du Terroir.

Puis, nous nous sommes arrêtés à Monbazillac (diffusion fin décembre) avec un reportage sur les tries et sur le château de Monbazillac le joyau de la cave coopérative. Rencontres avec Guillaume Barou, Gilles Bartoszek le directeur de la cave coopérative, le chef étoilé Damien Fragette et Romain Claveille du château Haut Bernasse pour un accord met-vin de Monbazillac.

Benoît de Sutter de la Maison Courvoisier © JPS

Janvier a rimé avec Cognac. L’occasion de mieux connaître l’art et la manière de réaliser cette eau de vie avec Pierre Vaudon, vigneron distillateur, avec aussi Tanguy Bougeard et Benoît de Sutter de la Maison Courvoisier, et Patrick Raguenaud, le président du BNIC, au bar Louise à Cognac. Une visite immersive chez Hennessy et au coeur de la vente aux enchères de la Part des Anges. (le 6 juillet à 9h45, le 7 juillet à 7h et 3h45)

En février, focus sur Castillon (N°4), ce fameux terroir proche de Saint-Emilion, avec les frères Todeschini du château la Brande, Stéphane Derenoncourt du Domaine de l’A, Malika et Pascal Boueix du château Lescaneaut, avec un très joli reportage sur le château de Pitray fleuron de l’appellation avec le Comte Jean de Boigne. (lundi 15 juillet à 22h15 et le 17 juillet à 11h15 et 17h30, le 19 juillet à 16h30)

Shiyu et Caroline Boutry à la cave Latitude 20, dans le numéro 5 sur les femmes du vin © JPS

En mars, un spécial Femmes du Vin (N°5), à l’occasion de la journée des droits des femmes le 8 mars. Focus sur Sandrine Garbay maître de chai à Yquem depuis plus de 20 ans et Sylvie Cazes, château Chauvin et propriétaire du Chapon Fin. Rencontres avec Léa Rodrigues-Lalande au château de Castres,  Bérangère Quellien et Gwenaëlle Le Guillou au château Lusseau pour parler du bio, Shiyu et Caroline Boutry à la cave Latitude 20, Marina Léon, médiatrice oeno-culturelle de la Cité du Vin. Un numéro riche, tout en saveurs. Un hommage aux femmes du vin.

Les amis Suisses Pierre Krenger et Michel Siegenthaler avec Sébastien Delalot et Jean-Pierre Stahl

En avril, un spécial Primeurs à Bordeaux (N°6), le rendez-vous international pour les distributeurs et les critiques de la planète vin. Portrait de Jacques Dupont célèbre critique du Point et de Michel Rolland oenologue qui conseille plus de 250 domaines dans le monde. Entretiens avec les cavistes Suisses Pierre Krenger et Michel Siegenthaler, avec Stéphanie de Boüard-Rivoal dans les chais d’Angélus,  Jean-François Galhaud président du Conseil des Vins de Saint-Emilion, et le chef doublement étoilé Jean Cousseau. 

Benoît Cugnière, le président de l’Organisme de Défense et de Gestion de Buzet © JPS

Fin mai début juin, un focus sur Buzet (N°7), une appellation qui fait dans le développement durable et la biodiversité de plus en plus. Gros plan sur le vignoble expérimental de Gueyze et sur le château de Buzet acquis par la coopérative. Entretiens avec Benoît Cugnière, le président de l’Organisme de Défense et de Gestion de Buzet, Vincent Leyre président du Conseil de Surveillance des Vignerons de Buzet, et un accord met-vin avec Arnaud Chevallier, le chef de l’Auberge du Goujon Qui Frétille…

Sébastien Delalot, Jean-Pierre Stahl et Alain Naulet Jurat place de l’Eglise à Saint-Emilion pour les 20 ans de la Juridiction inscrite à l’Unesco © JPS

Enfin début juillet, un numéro spécial (N°8°), que je vous ai proposé, sur les 20 ans de la Juridiction de Saint-Emilion inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Avec une rencontre avec le Comte Stephan von Neipperg de Canon-Lagaffelière et des entretiens avec Alain Naulet de la Jurade, Franck Binard du Conseil des Vins, Pierre Lurton Pdg de Cheval Blanc et Dominique Renard fondateur du Saint-Emilion Jazz Festival. (lundi 8 juillet 20h15 et 22h30, mercredi 10 juillet à 11h15, 17h30 et 0h, jeudi 11 juillet à 4h15, vendredi 12 juillet à 11H, 20h15 et 23h15, dimanche 14 juillet à 7h).

Passez un bel été avec Côté Châteaux et NoA.

NOA c’est sur Orange 339, SFR 455, Free 326 et Bouygues 337.  et en direct sur internet.

04 Juil

Coté Châteaux n°8: une émission spéciale 20 ans de la Juridiction de Saint-Emilion à l’Unesco

« On n’a pas tous les jours 20 ans, ça n’arrive qu’une fois seulement… » Pour Saint-Emilion, cela a été une grande fête du vin, du jazz et du patrimoine, qu’a suivie l’équipe de Côté Châteaux Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot. Un numéro spécial de 20 minutes, car 20 ans, à voir sur NOA à partir du lundi 8 juillet à 20h15.

Sébastien Delalot, Jean-Pierre Stahl et Alain Naulet Jurat place de l’Eglise © JPS

Qui dit Juridiction, dit Jurade. C’est au beau milieu des Jurats de Saint-Emilion que commence ce numéro 8 de Côté Châteaux, car chaque soir des 28, 29 et 30 juin avait lieu un défilé des Jurats dans les rues en pente de la Cité médiévale. En coeur, les Jurats prêtaient ce serment, avant le défilé :

Demeurez-vous les gardiens d’une grande tradition ? Oui, nous le voulons… Autorisez-vous ces barriques à traverser la Cité pour que leur soit apposée la marque à feu ? Oui, nous le voulons… »

Et c’est tout naturellement qu’Alain Naulet, Jurat,figure comme le premier invité de l’émission, pour nous décrire cette tradition séculière : « cette fête est très, très importante, cette Jurade a été créée en 1199 par le roi d’Angleterre Jean Sans Terre. Elle a manifesté depuis ce temps-là un intérêt tout particulier aux vins de Saint-Emilion, à la Cité. Depuis on a eu le classement, aujourd’hui reconnu par des organismes officiels, mais déjà c’était à l’époque les prémices d’avoir du bon vin à Saint-Emilion ».

Le cortège de Jurats de Saint-Emilion, passant devant la salle des Dominicains et la mairie © JPS

Les Jurats défilent traditionnellement deux fois dans l’année, le 3e dimanche de juin et le 3e dimanche de septembre. « Ce sont des chapitres importants, on a toujours une quinzaine de pays représentés, et une cinquantaine d’intronisations. C’est très solennel et les gens sont ravis » d’être intronisés.

Chaque soir de cette fête des 20 ans était reconstituée la cérémonie de la marque à feu du vinettier. « A l’époque, les Jurats se réunissaient, ils avaient une marque à placer sur les barriques ».

Les vins étaient dégustés et s’ils étaient reconnus bons, marchands, on apposait sur la barrique la marque à feu, le sceau de la Jurade, cette marque disait que les vins pouvaient être consommés, commercialisés », Alain Naulet Jurat

Et tout ce qui n’était pas accepté à ce moment-là devait être mis au feu, détruit.

Pour bien comprendre ce qui est rentré dans cette inscription au patrimoine mondial de l’humanité, un reportage réalisé avec Jean-Michel Litvine, vous immerge dans le St Emilion, cité millénaire.

Nous retrouvons ensuite Franck Binard, directeur du Conseil des Vins et co-organisateur des festivités qui revient sur ce qui a motivé cette inscription, actée le 5 décembre 1999 : « 2000 ans d’histoire, ce sont les paysages culturels qui ont été reconnus comme devant être protégés et une partie majeure de l’homme et de l’Humanité ». 

Saint-Emilion à l’Unesco : « ce sont les vallées, les terrasses, les coteaux, la plateau, mais aussi les arbres, le patrimoine bâti, aussi les petites maisons de bordier, un patrimoine  séculier ainsi que 200 kilomètres de carrières qui sont protégés« , Franck Binard.

Franck Binard revient également sur les 3 projets qui ont été mis en oeuvre tout au long de cette année pour célébrer les 20 ans : « la transmission aux générations, c’est un pilier pour sensibiliser les enfants avec l’environnement visuel magique qui est le leur au quotidien, à l’environnement et à la biodiversité. Il y a aussi « la plantation de 20000 arbres car c’est un paysage culturel fort de centaines d’espèces arborées »…

20 ans, ce sont 20 sites où des tables de lecture ont été disposées partout dans la Cité et autres villages pour « donner des éléments de comparaison au visiteur sur ce qu’il est en train d’observer avec des photos historiques et du texte. C’est un parcours initiatique pour rentrer dans cette histoire. »

Ce magazine vous offre aussi de rencontrer un personnage de Saint-Emilion le Comte Stephan von Neipperg, qui a réussi à élever au rang de 1er cru classé B de Saint-Emilion, deux de ses châteaux… « Jean-Pierre, ravi de vous recevoir au château Canon la Gaffelière » « Cela fait 35 ans que j’ai repris Canon la Gaffelière en 1984, et c’est là où a commencé le fondement de nos vignobles Comtes von Neipperg.

Je viens d’une famille de vignerons, de l’autre côté du Rhin, depuis 8 siècles, je suis la 37e générations de viticulteurs mais la 1ère émigrée ici », Comte Stephan von Neipperg.

En faisant le tour de son chai à barriques, on se rend compte que ce 2018 qualifié de « génial » a été sauvé des eaux…« avec ce temps affreux, jusqu’en juillet, les Bordelais ses souviennent, on était au bord de la crise de nerfs, car il n’a pas arrêté de pleuvoir, et aussi avec ce mildiou. » Et de déguster à la barrique:

Ce que l’on recherche dans les grands vins, une vivacité, une buvabilité, ça doit être soyeux, et qu’il y ait de la structure, de la puissance, c’est un vin qui doit avoir une capacité à aller dans le temps,  » Comte Stephan von Neipperg.

Et de sillonner avec Mr le Comte les terroirs de Saint-Emilion : il en a recensé 4 au minimum, dont ce fameux terroir calcaire, sur le plateau à la Mondotte, l’autre château classé en 2012 (1er cru classé B): « ici on a des vignes de 80 à 90 ans, aujourd’hui on travaille avec nos sélections », La Mondotte comme Canon la Gaffelière est en bio:  « je veux revenir à quelque chose d’humain, d’artisanal et de vivant. » 

Un reportage tout en saveur avec une dégustation sous une tonnelle du château Canon Lagaffelière d’un millésime 2009 (tiens un autre anniversaire, 10 ans), en compagnie de la relève Ludovic qui a ce regard sur la réussite de son père « ce n’est pas du jour au lendemain qu’on transforme un vignoble en agriculture biologique; tout cela prend du temps, et la nature n’aime pas les grands chocs… » A l’époque, quand il s’est converti au bio, il était qualifié par certains de révolutionnaire, aujourd’hui il est ce que d’aucun qualifierait un visionnaire…

Comme Côté Châteaux est généreux, il va pousser pour vous les portes d’un 1er cru classé A et rencontrer Pierre Lurton, pdg de Cheval Blanc : « c’est un cru classé A depuis 1954, qui partageait la tête du classement avec Ausone, et puis nous avons vu arriver Angélus et Pavie en 2012. »

La caractéristique de Cheval Blanc, c’est le cabernet franc (60% dans l’assemblage et 40% de merlot). C’est la magie du terroir de a vallée de l’Isle que l’on partage avec nos illustres voisins Pétrus, l’Evangile, la Conseillante, Vieux Château Certand, Figeac et la Dominique » Pierre Lurton.

Et de commenter ce millésime 2012 : « on a cette juste maturité du cabernet franc qui donne ce côté mentholé avec des notes un peu de cassis, un peu de cabernet sauvignon, c’est le poivre dans la sauce, mais c’est surtout le cabernet franc qui fait Cheval Blanc. »

Côté châteaux avec Pierre Lurton © Sébastien Delalot

La suite de la visite se poursuit avec un badge, dans le fabuleux chai dessiné par Christian de Porzamparc : « ces cuves sont absolument incroyables, avec des formes sensuelles, mais techniquement répondant aux critères que l’on voulait : autant de cuves que de parcelles. Ce sont des cuves italiennes, d’une grande pureté de lignes, dans ce chai, les équipes s’y sentent très bien et il y a beaucoup de précision dans le travail », poursuit Pierre Lurton.

La visite se termine sur le toit végétalisé de ce chai en forme de double vague, avec cette terrasse qui donne une superbe vue sur Pomerol et les autres châteaux de Saint-Emilion. Et de commenter  l’autorisation qui a été donnée de construire ce nouveau chai,livré en 2011, alors que l’inscription Unesco était intervenue 10 ans plus tôt: « les gens ont vu tout de suite une vision élégante de ce chai et il y a eu une grande ouverture d’esprit ». Ces nouvelles constructions ont continué à « donner à Saint-Emilion son rang de paysage unique et merveilleux. »

Ces 20 ans ont aussi été dignement fêtés avec la tenue concomitante du 8e Saint-Emilion Jazz Festival. En dernier invité d l’émission, Dominique Renard, son fondateur, revient sur les grandes heures du SEJF avec « Earth Wind & Fire, Chick Corea, Neil Rogers, Cécile Mc Lorin, cela va du jazz jusqu’à la soul là ce soir on a des concerts de funk, avec Oakland et Rix. On va aussi avoir Kid Créole and the Coconuts, il vont mettre le feu sur scène. »

Franck Binard, directeur du Conseil des Vins de Saint-Emilion et Dominique Renard, fondateur du Saint-Emilion Jazz Festival, on en est au 8e ! © JPS

Dominique Renard qui a passé une belle carrière dans le monde du vin confie que tout ce qui l’a guidé ces dernières années :  »

C’est la passion de la musique et pour le village de Saint-Emilion que j’aime par dessus tout et qui a conservé son aspect médiéval. Le vin et la musique, cet assemblage me plaît beaucoup », Dominique Renard.

Et Côté Châteaux termine également sur le banquet inaugural des 20 ans en bord de Dordogne à Vignonet, un banquet champêtre avec musique d’autrefois, avant de faire un dernier saut dans la douve du Palais Cardinal pour faire partager au plus grand nombre ces moments exquis de célébration des 20 ans de l’inscription de la Juridiction de Saint-Emilion au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

A VOS TABLETTES :

Côté Châteaux n°8 à voir sur NOA la chaîne 100% Nouvelle-Aquitaine de France 3 (chaîne 339 sur Orange, 455 sur SFR, 337 sur Bouygues ou encore 326 sur Free, en en direct sur internet en tapant NOA):

  • lundi 8 juillet à 20h15 et 22h30
  • mercredi 10 juillet à 11h15, 17h30 et 0h
  • jeudi 11 juillet à 4h15
  • vendredi 12 juillet à 11H, 20h15 et 23h15
  • dimanche 14 juillet à 7h15

28 Mai

7e émission Côté Châteaux sur NoA: Buzet à l’honneur dans le prochain numéro

Ce mois-ci, Côté Châteaux est dans le Lot-et-Garonne à la rencontre des vignerons de Buzet, vignerons de la coopérative et de l’appellation. Un focus sur leurs initiatives pour conduire le vignoble autrement et laisser place à la biodiversité. Vous allez prendre un bon bol d’air avec de nouvelles générations de vignerons qui expérimentent de nouvelle pratiques au Domaine de Gueyze, vous allez aussi découvrir la coopérative des Vignerons de Buzet et le projet un peu fou de reprise par la coopérative du château de Buzet, désormais emblème des vignerons.

Bienvenue dans le Lot-et-Garonne, Côté Châteaux vous convie ce mois-ci à Buzet-sur-Baïze pour son numéro 7. Un focus sur cette appellation de Buzet, plutôt jeune, qui ne remonte qu’à 1973 (les Côtes de Buzet) et qui n’a jamais cessé d’évoluer en Buzet depuis 1986, et d’innover au niveau de la conduite du vignoble.

UNE ODE A LA BIODIVERSITE

Place aux jeunes ! Côté châteaux adorent ces jeunes entreprenants, au début du magazine de 17 minutes, vous allez faire la connaissance de Pauline Castagné et d’Alexis Hubert… Ces deux jeunes vont tout vous expliquer sur le Domaine de Gueyze, un vignoble expérimental, conduit par les vignerons de Buzet. La coopérative mène ici des expériences depuis 15 ans et essaie de les transposer chez les autres vignerons adhérents.

« Ici nous sommes sur le Domaine de Gueyze, un vignoble expérimental, 75 hectares d’un seul tenant, entouré de bois », commente Pauline Castagné, chargée du suivi vignoble à la coopérative.

Comme vous pouvez le voir, un rang sur deux on alterne une année sur deux avec des couverts végétaux. Vous avez des féveroles, de la vesse, de l’orge, du pois fourrager… »  Pauline Castagné chargée du suivi vignoble.

Pauline Castagné et Alexis Hubert sur le Domaine de Gueyze © JPS

A Buzet, en 2018, ce sont ainsi 1000 hectares de surface qui sont occupés avec des couverts végétaux. « Cette couverture est très importante, elle limite le rayonnement solaire sur le sol, elle est aussi super efficace par rapport aux pluies, à l’humidité du sol et à la préservation du sol… », poursuit Pauline.

Le Domaine de Gueyze est en quelque sorte une ode à la biodiversité…« Ce que l’on va voir sur le point culminant du vignoble de Gueyze, c’est un nichoir à faucons crécerelles (réalisé dans une barrique), depuis 2-3 ans il est habité par des faucons, qui reviennent tous les ans, » précise Alexis Hubert, responsable d’exploitation Domaine de Gueyze.

Le but est de ramener de la biodiversité et replacer cet îlot de monoculture qu’est le vignoble de Gueyze au coeur d’un agrosystème », Alexis Hubert, responsable d’exploitation Domaine de Gueyze.

« Et pour couper cet îlot, l’idée a été de replanter des haies, qui souvent servent de corridor écologique dans lequel la faune va pouvoir se déplacer. »

Vous allez aussi découvrir cette étrange boîte blanche, une boîte à musique, qui émet matin et soir, et qui permet de protéger les pieds de vigne contre l’esca, la mortalité des pieds a été divisée par 3… Vous ferez connaissance avec la chouette chevêche d’Athéna, aussi avec les nichoirs à chauve-souris et avec ces ruches disposées non loin des vignes. Au total 67 nouvelles espèces ont été observées, 55 en flore et 12 en faune. « Ces ruches à côté de cette parcelle permettent de voir s’il y a un impact ou pas. depuis plusieurs années, on observe que les abeilles restent dans les ruches. On fait moins de traitements » , commente Pauline Castagné: 9,75, c’est l’indice de fréquence de traitement, en diminution sur les dernières années.

Benoît Cugnière, le président de l’Organisme de Défense et de Gestion de Buzet © JPS

L’AOC BUZET : 200 VIGNERONS ENVIRON SUR 2000 HECTARES DE VIGNES

Une émission émaillée d’invités avec au premier rang desquels figure Benoît Cugnière, le président de l’ODG, qui nous relate l’historique de l’appellation : « c’est une appellation qui a été créée en 1973 sous l’impulsion des dirigeants de la coopérative de l’époque Messieurs Combabessouse et Mermillot. » Avec aussi la détermination de Jean Dassart qui crée dès 1946 un comité de défense pour faire revivre un terroir viticole quasiment disparu, puis est créée en 1953 la coopérative puis l’AOC en 1973 Côtes de Buzet puis Buzet en 1986.

L’Appellation Buzet s’étend sur 27 communes, sur les coteaux sud de la Garonne et représente 200 hectares de vignes pour environ 2000 hectares », Benoît Cugnière président de l’ODG Buzet.

Chose incroyable, Buzet a énormément de points communs avec Bordeaux, ce d’autant qu’à une époque cela faisait partie de Bordeaux. « On partage en effet les mêmes cépages avec Bordeaux, avec le merlot essentiellement à plus de 50%, puis du cabernet franc et du cabernet sauvignon et un peu de malbec pour les rouges et rosés… Et pour le blanc, à 60% sauvignon et un peu de sémillon. Ce qui nous différencie, notre terroir, notre climat et le savoir-faire de nos vignerons locaux. »

Une ODG qui va dans les mois et années à venir être à nouveau en discussion avec l’INAO et ses adhérents, sur « un cahier des charges appelé à évoluer pour tenir compte de l’évolution climatique, notamment au niveau des cépages et de la résistance aux maladies. »

UNE PRODUCTION DE 100 000 HECTOLITRES SOIT 12 MILLIONS DE BOUTEILLES POUR LA COOPERATIVE

Autre invité de marque, Vincent Leyre, le président du Conseil de Surveillance des Vignerons de Buzet, qui représentent 188 viticulteurs pour un peu plus de 1900 hectares de vignes : « l’union fait la force », me fait remarquer Vincent Leyre.

C’est un tour d’horizon que nous allons vous offrir avec mon compère Sébastien Delalot de la coopérative, en compagnie de Vincent Leyre, depuis le chai aux 2000 barriques juqu’aux chaînes d’embouteillage et de mise en bag in box (700000 à l’année).

La production des vignerons de Buzet s’élève à 100000 hectolitres soit 12 millions de bouteilles », Vincent Leyre président du Conseil de Surveillance.

Nous évoquerons avec lui les nouvelles pratiques, l’abandon des CMR décidé par la coopérative et les perspectives pour celle-ci.

Le château de Buzet acquis par les vignerons de Buzet pour 740000 € © JPS

LE CHATEAU DE BUZET, UNE OPPORTUNITE ET UN EMBLEME POUR LA COOPERATIVE

« On a acheté à l’automne le château de Buzet… » Pierre Philippe nous propose de faire le tour du propriétaire, car la coopérative s’est portée acquéreuse de ce vieux château qui trône fièrement en haut de Buzet-sur-Baïze. Jusqu’au XIXe siècle, l’ensemble de la vie du village tournait autour du château avec la mairie et son église Notre-Dame, toujours en place mais ouverte aux quatre vents.

C’est un exercice intéressant de faire accepter à nos coopérateurs ce qui est très clairement un des symboles de notre appellation, ce château de Buzet, qui dans des temps plus anciens était un château viticole avec une centaine d’hectares de vignes » Pierre Philippe directeur de la coopérative.

Pierre Philippe, le directeur général de la coopérative des vignerons de Buzet © Jps

Cela faisait plusieurs années que les anciens propriétaires proposaient à la coopérative d’acheter le château de Buzet. « Cela aurait été une erreur historique de laisser passer ce château », appelé dans un premier temps au niveau du parc à recevoir du public et qui aura sans doute une nouvelle vie d’ici quelques années. « L’acte de création de la confrérie des vignerons de Buzet s’est fait dans cette pièce, où l’on reconnaît la cheminée ». Le château renferme quelques trésors, notamment deux magnifiques plafonds « là il nous faut les protéger, ils sont d’ailleurs inscrits au patrimoine…C’est extrêmement éxitant, on découvre chaque jour des choses nouvelles, en même temps on a beaucoup d’inquiétude, car le chantier va être colossal », commente Pierre Philippe. Ce châetau est un élément de cohésion sur tout le territoire, surprenant, ce projet suscite l’intérêt de beaucoup, beaucoup de gens.

Avec Carine Galente, en charge du suivi du projet du château, nous découvrirons également la beauté du parc, de l’ancienne glacière et du pavillon de chasse, sans oublier le fabuleux cèdre aux pieds entrelacés…

Enfin, comme de l’accoutumée, Côté Châteaux vous proposera de terminer cette émission par une idée d’association de met et de vins de Buzet, avec Arnaud Chevallier, le chef et responsable de l’Auberge du Goujon Qui Frétille… Un numéro 7 de Côté Châteaux tout en saveur et en ambiance en terre de Buzet.

Le château de Buzet, nouveau symbole des vignerons de Buzet © JPS

Côté Châteaux n°7 spécial Buzet : à voir à partir du lundi 3 juin à 20h15 et 22h30 sur NoA (sur les box 339 ORANGE, 455 SFR, 326 FREE, OU 337 BOUYGUES et sur internet)

Regardez ce numéro 7 de Côté Châteaux spécial Buzet réalisé par Jean-Pierre Stahl avec Sébastien Delalot

06 Avr

Une émission spéciale Primeurs de Bordeaux sur Côté Châteaux et sur NoA

Le N°6 de Côté Châteaux va vous plonger dans l’univers des Primeurs, une spécificité typiquement bordelaise. Côté Châteaux vous emmène à la rencontre de tous ces acteurs des primeurs, importateurs étrangers, journalistes critiques, négociants et propriétaires et oenologues-consultants en vin qui tous vont vous parler du millésime 2018. A voir à partir du 15 avril, à 20H30 sur NoA.

Les cavistes Suisses. Pierre Krenger et Michel Siegenthaler avec Sébastien Delalot et Jean-Pierre Stahl, au Clos des Jacobins

Tout démarre à Saint-Emilion. Un cadre magique, enchanteur comme ce 2018, dont on nous vante à nouveau le millésime du siècle, presque comme chaque année à Bordeaux. Joke.

Avec Sébastien Delalot, votre serviteur Jean-Pierre Stahl vous proposent de rencontrer les plus grands personnages du monde du vin qui font la pluie et le beau temps pour vous forger votre opinion sur cette semaine des primeurs. Un magazine succulent dans l’ambiance et avec l’envers du décor.

Au château de Rouillac l’importateur londonien avec José Rodrigues-Lalande © JPS

Ces primeurs sont un système unique à Bordeaux. Le vin tout juste assemblé et pas définitivement élevé est proposé à la dégustation des professionnels : négociants, courtiers, distributeurs, importateurs, cavistes, restaurateurs, critiques, journalistes… Ces derniers vont le goûter et lui attribuer des notes, alors même que pour certains vins rouges, l’élevage va durer de 14 à 18 mois…Presque une aberration, mais c’est le jeu ma pauvre Lucette, et cela fait des années que cela dure. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Le coup d’envoi de cette semaine a été donné en différents spots de dégustation et notamment au château de Rouillac où 500 dégustateurs se sont donnés rendez-vous lundi 1er avril pour déguster ce fameux millésime 2018. Là, vous allez avoir les premières réactions d’acheteurs venus de Londres et de Chine, avec un importateur asiatique tombé sous le charme d’une étiquette symbolisant un carrosse XVIIIe… Néanmoins, il valide aussi ce qu’il y a dans la bouteille, tout comme Georges Haushalter de la Compagnie Médecine des Grands Crus qui nous confie qu’il pense de ce millésime 2018 en rouge.

Nous poursuivons ce road-trip spécial primeurs en suivant deux cavistes Suisses Michel Siegenthaler de Millésime (à Vevey) et Pierre Krenger (Vins Conseils à Fribourg) en pleine dégustation de crus classés de Saint-Emilion au Clos des Jacobins. Ces deux Suisses qui n’ont pas leur langue dans leur poche vont nous dire ce qu’ils pensent de ces dégustations de ces jeunes vins et du millésime 2018. Avec ce recul nécessaire et ce détachement suisse très drôle et pertinent ou impertinent, selon comment on les écoute…

Pour la suite des réjouissances, je vous propose de découvrir le portrait de Jacques Dupont, journaliste du Point, qui sillonne Bordeaux depuis 30 ans et cette année durant 7 semaines avec son compère de toujours Olivier Bompas et Mathieu un jeune dégustateur.

Jacques Dupont, le célèbre journaliste critique du Point avec Mathieu © JPS

Ils vont déguster, à l’aveugle et en toute indépendance, entre 2000 et 3000 Bordeaux et attribuer des notes et commentaires assez redoutés, qui figureront dans le numéro spécial du Point du mai. Déjà, il me confie que ce millésime 2018 est plutôt « hétérogène », avec de « belles réussites dans le Médoc ».

Durant cette semaine des primeurs (du 1er au 4 avril) qui, en définitive, démarre souvent un peu avant et se poursuit aussi un peu après, il existe différents rendez-vous collectifs, parrainés ou non par l’Union des Grands Crus de Bordeaux, des Offs, et des dégustations directement à la propriété pour les grands châteaux.

Stéphanie de Boüard-Rivoal dans les chais d’Angélus © JPS

Nous nous sommes arrêtés à Angelus où des centaines de professionnels se sont pressés chaque jour pour déguster le Carillon, le second vin, et le château Angelus. De très nombreux étrangers présents, beaucoup d’Américains et d’Asiatiques. Nous vous offriront un bel entretien avec Stéphanie de Boüard-Rivoal, la directrice du château Angélus.

Presque à chaque carrefour, des écriteaux, panneaux indicateurs, invitant les professionnels à venir à telle dégustation ou telle autre. Nous nous retrouverons à la salle des Dominicains avec le Président du Conseil des Vins de Saint-Emilion, Jean-François Galhaud qui nous donnera la température de ces primeurs à Saint-Emilion, vignoble durement impacté par le gel en 2017, 70% du vignoble avait été gelé, l’an dernier il y avait nettement moins de vin présenté.

Jean-Claude Fayat, Dany Rolland, Michel Trama et Michel Rolland © Michel Rolland

Dans ce show, chaud devant avec la Dégustation des Clés de Châteaux:  au château la Dominique, près de 220 vins suivis par la team Rolland et une quarantaine de vins étrangers également à déguster (hors primeurs).

C’est l’occasion de dresser le portrait de Michel Rolland, qui en est à ses 47e vendanges. Michel Rolland a révolutionné la manière de suivre les propriétés dans le bordelais, en attendant la maturité optimale des raisins avec un palais aiguisé pour goûter les baies et donné sa bénédiction pour le coup d’envoi des vendanges.

Un oenologue consultant qui a  fait la réussite de nombreux châteaux avec son ami Robert Parker et qui continue aujourd’hui en mettant en avant l’identité du lieu où le vin est produit. Un portait velouté tout en rondeur et bonne humeur avec Michel Trama, chef 2 étoiles à Puymirol, l’un des chefs invité d’honneur de ces 4 journées.

Jean-Claude Fayat et Michel Rolland dans le portrait réalisé par Jean-Pierre Stahl sur Côté Châteaux et NOA © Léa Lejeune

Le final se terminera dans les cuisines de la Terrasse Rouge avec la rencontre de Jean Cousseau, le chef doublement étoilé du Relais de la Poste à Magesq, autre chef invité pour ces Clés de Châteaux. Ces grands amateurs de vin avec aussi Nicolas Magie du Saint-James et Xabi Ibarboure, auront permis aux professionnels du monde entier de vivre un moment unique au cours de ces primeurs, en alliant ces dégustations et la gastronomie française et du Sud-Ouest.

A voir Sur NoA : 

  • Le 15 avril à 20h15 et 22h30
  • le 17 avril à 11H15 et 23H30
  • le 18 avril à 17h50
  • le 19 avril à 8h50, 20h15 et 23h25
  • le 20 avril à 9h50 et 0h30 et 4h40
  • le 21 avril à 17h50
  • le 26 avril à 8h50 et 18h40

Regardez Côté Châteaux n°6 Spéciale Primeurs réalisée par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot :

25 Fév

Côté châteaux : les femmes du vin à l’honneur dans le n°5

A l’occasion de la journée internationale du droit des femmes prévue le 8 mars, Côté Châteaux a choisi de consacrer un numéro spécial sur les femmes du vin. Un focus sur ces maîtres de chais, oenologues, vigneronnes, propriétaires, sommelières, le tou t conjugué au féminin pour ce grand numéro de Côté Châteaux diffusé à partir du 4 mars sur NoA. Une tendance à une féminisation qui se ressent de plus en plus dans le monde viti-vinicole à Bordeaux. 

La journée des femmes, comme son nom l’indique, ce n’est qu’une journée, le 8 mars. Mais pour Côté châteaux, c’est un peu restrictif et c’est désormais toute l’année dans le monde du vin.

A l’origine, il s’agissait d’une « Journée nationale de la femme » (National Woman’s Day), le 28 février 1909, célébrée aux Etats-Unis à l’appel du parti socialiste d’Amérique. Depuis elle s’appelle journée des femmes ou des droits des femmes, célébrée le 8 mars en France,  l’occasion de dresser chaque année un bilan sur la situation des femmes dans la société et de revendiquer plus d’égalité en droits.

Côté Châteaux a tendance à dire qu’aujourd’hui les inégalités s’estompent progressivement, même s’il reste de nombreux progrès encore à faire. Mais des métiers qui jusqu’ici étaient dévolus aux hommes, se retrouvent aujourd’hui pas mal pris par des femmes comme maître de chai.

Sandrine Garbay en est l’exemple type. Diplômée de l’Institut d’Oenologie de Bordeaux, titulaire d’un doctorat en sciences biologiques et médicales, elle est rentrée à château Yquem en 1994 pour travailler en tant que responsable de la qualité. Pendant quelques années, elle a travaillé aux côtés de Guy Latrille, maitre de chai durant 45 ans à Yquem, puis l’a remplacé en 1998, un rêve qui est devenu pour elle une réalité. C’était alors à l’époque une petite révolution dans un monde essentiellement masculin, une première maître de chai à la tête d’un cru classé 1855, et pas n’importe lequel, celui qui est en haut de la liste : Yquem 1er cru supérieur.

Ce n’était pas courant qu’il y ait des femmes maîtres de chais dans des domaines aussi prestigieux comme Yquem. J’ai été une des premières femmes maîtres de chais dans un grand cru de Bordeaux. Cela a été un grand bonheur et aujourd’hui une grande fierté », Sandrine Garbay maître de chai à Yquem.

Sandrine Garbay et Pierre Lurton dans la salle de dégustation d’Yquem © JPS

Depuis plus de 20 ans, elle participe à cette magie de révéler ces raisins botrytisés pour donner l’un des plus grands vins liquoreux au monde. Bien sûr, elle a à ses côtés une solide équipe : Antoine Depierre comme chef de culture, Francis Mayeur directeur technique et bien sûr Pierre Lurton, Pdg d’Yquem : « Sandrine Garbay est une amie de longue date, c’est l’ambassadrice idéale pour Yquem, elle apporte sa touche de féminité de précision et d’élégance. » C’est donc tout naturellement que Côté Châteaux a pensé à elle comme la révélation de ces 20 dernières années et a fait son portrait dans ce numéro 5.

Ce numéro de Côté Châteaux débute dans les Graves, avec la nouvelle génération de femmes qui émergent dans le monde du vin à Bordeaux. Nous sommes allés à la rencontre de Léa Rodrigues-Lalande, 28 ans, une tête bien faite et une tête bien pleine, qui fait rayonner le château de Castres. Elle travaille aux côtés de son père José depuis plusieurs années et s’occupe de la gestion, du marketing et de la représentation tant en France qu’à l’étranger des 4 propriétés de la famille dans les Graves et en Pessac-Léognan.

Léa Rodrigues-Lalande au château de Castres © JPS

Quand à savoir si aujourd’hui elle ressent encore une « ségrégation » vis-à-vis des femmes : « non, il n’y a plus de misogynie, les femmes sont très bien intégrées. A la rigueur, un femme jeune a peut-être un peu moins de crédibilité qu’une femme qui a un peu plus d’expérience, mais en tout cas nous sommes désormais bienvenues dans ce domaine-là. » Léa-Rodrigues Lalande s’apprête a participer à la grande semaine des primeurs : « on a recevoir la planète entière et cela va déterminer l’impact que va avoir le millésime 2018, et pour nous, c’est un superbe millésime. »

Sébastien Delalot et Jean-Pierre Stahl au château de Lusseau avec Bérangère Quellien et Gwenaëlle Le Guillou

Des femmes qui suivent également les grandes tendances du moment et qui pour certaines ont été aussi précurseurs dans le choix de passer en bio : Bérangère Quellien au château Lusseau nous raconte, non sans humour, les idées qu’elle a mis en place sur sa propriété familiale depuis 1870 à Ayguemorte-les-Graves. « La bérue déglingué, c’est mon surnom, j’en ai fait aussi une cuvée pour casser tous ces codes souvent un peu lourd dans le bordelais. »

Passer en bio, j’y pensais quasiment dès mon installation en 2001 afin de respecter le terroir et le côté plus paysan de notre travail de vigneron », Bérangère Quellien du château Lusseau.

Bérangère Quellien et Gwenaëlle Le Guillou au château Lusseau © JPS

Guenaëlle Le Guillou, directrice du Syndicat des vignerons Bio de Nouvelle-Aquitaine confirme cette tendance : « aujourdhui on compte 952 propriétés, sur 13000 hectares, en bio sur la région, ce qui eut dire qu’on a une offre très large, dans toutes les appellations et dans tous les types de vins. En 2017 on a enregistré une centaine de propriétés supplémentaires qui ont franchi le pas de l’agriculture biologique. Est-ce que les femmes sont plus sensibilisées ? Peut-être , on sent que les femmes sont aussi à l’écoute du consommateur qui recherche des vins plus respectueux de l’environnement. »

Autre exemple de réussite dans le bordelais, Sylvie Cazes, co-propriétaire de Lynch-Bages, et ancienne présidente de l’Union des Grands Crus de Bordeaux. Elle a acquis en 2014 château Chauvin et c’est là sur ce domaine que je commence son portrait : « avec mes enfants en 2014, nous avons acquis cette très jolie propriété de Chauvin, en particulier avec Julie Régimbeau qui s’occupe de la propriété avec moi. Chauvin est situé à côté de Pomerol et en face du ravissant village de Saint-Emilion. Nous sommes médocains à l’origine, mais nous avons été séduits par ces paysages magnifiques et ce très beau terroir de Chauvin. »

Sylvie Cazes présentant à la presse son château Chauvin © JPS

Et de présenter son cuvier et son chai à barriques : « nous produisions 50000 bouteilles de grand vin et 20000 bouteilles de 2e vin Folie de Chauvin qui tire son nom d’une maison qui se situait sur la propriété au XIXe siècle… » Deux femmes de caractère qui s’entendent très très bien et pour cause : « globalement, ça se passe assez naturellement entre nous, on travaille ensemble depuis 3 ans maintenant » confie Julie sa fille. « Le caractère le plus impressionant chez elle, c’est cette faculté d’aller au bout des choses, c’est cela aussi qui m’a été transmis. »

Sylvie Cazes a ce recul et cette expérience reconnue pour parler de l’histoire des femmes dans le monde du vin : « en fait, il y a toujours eu des femmes dans la vigne, premièrement pendant les guerres quand les hommes n’étaient pas là, et puis aussi au fil des successions, quand il n’y avait pas de garçon ou quand les garçons voulaient changer de métier. En troisième lieu, il était assez courant de voir des femmes dans des postes de commerciaux ou dans le marketing, que dans des postes echniques, mais aujourd’hui il y a plus de filles à la faculté d’oenologie que de garçons, et de plus en plus de femmes qui dirigent des propriétés et en particulier à Bordeaux. » 

Sylvie Cazes entourée de 2 de ses 3 enfants, Julie et Pierre Régimbeau © JPS

La suite du reportage va se poursuivre au Chapon Fin, le plus vieil et plus bel établissement historique de Bordeaux avec son décor de rocaille où tous les plus grands chefs d’Etat, rois, artistes se sont pressés. Car Sylvie Cazes est aujourd’hui propriétaire avec sa famille de ce bel établissement avec Nicolas N’Guyen Van Hai en cuisine et en cette mi-février elle fait découvrir ses vins et son actualité aux journalistes spécialisés dans le vin et la gastronomie à Bordeaux. Une femme de tête qui est aussi la présidente de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin, ce qui va tout naturellement nous emmener à la Cité du Vin pour terminer ce n°5 de Côté Châteaux.

Les femmes de la Cité du Vin avec notamment Marina Léon, médiatrice oeno-culturelle à gauche © JPS

Nous partagerons ainsi un instant magique avec Shiyu et Caroline Boutry, les deux cavistes-sommelières de Latitude 20, elle nous présenterons également leur fabuleux parcours et la cave toute en rondeur, aux 800 références dont 500 du monde et avec 12 000 à 14 000 bouteilles dans un meuble unique.

Shiyu et Caroline Boutry à la cave Latitude 20 © JPS

L’émission se terminera en apothéose au 8e étage de la Cité du Vin au belvédère avec Marina Léon, médiatrice oeno-culturelle et une délégation féminine de salariées de la Cité du Vin qui compte un personnel féminin à 70%. Vivent les femmes du vin !

A voir dès le 4 mars à 20h15 sur la chaîne NoA, Côté Châteaux Spécial Femmes du Vin réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot.

LES DIFFUSIONS SUR NOA  : (Chaînes 337 sur Orange, 455 SFR, 326 Free et 339 Bouygues)

  • le 4 mars à 20h15 et 22H30
  • le 6 mars à 11h10 et 23h15
  • le 8 mars à 8h45, 20h15 et 23h15

Regardez Côté Châteaux N°5 Spécial Femmes du Vin réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot

22 Fév

Le château de Pitray : un joyau néo-gothique en Castillon Côtes de Bordeaux

C’est un château qui surplombe les Côtes de Castillon, l’un des fleurons de l’appellation. L’étendard de la famille de Jean de Boigne y flotte. Une famille d’hommes illustres qui a écrit quelques pages d’histoire et de ce château en terre de Castillon.

Jean de Boigne espère transmettre à son tour les clés de Pitray plus tard à ses enfants © JPS

C’est le Comte Jean de Boigne qui m’invite à découvrir ce magnifique château à Gardegan-et-Tourtirac en Gironde : le château de Pitray, 600 ans d’histoire. Les origines de cette propriété viticole remontent à Jean de Las Symas dit Simard qui acheta une parcelle de vigne à son voisin de Saint-Emilion en 1466.

La construction du château féodal devait débuter au XVe siècle, un château qui a été détruit en 1860 puis reconstruit fin du XIXe au même emplacement pour lui donner la forme actuelle.

« Le château de Pitray est une propriété familiale depuis plus de 600 ans, je suis la 26e génération », commente Jean de Boigne. Vous pouvez voir dans cette pièce au mur des têtes de lions et les armoiries de la famille dont le nom complet est Simard de Pitray. »

Poussant la porte, dans le prolongement « là nous sommes dans la grande salle-à-manger…et vous pouvez voir ce bibelot au mur qui est la poupe d’un navire de guerre français qui s’appelait le Suffren (avec cette inscription « Dieu y Pourvoira »). « Suffren était un de mes ancêtres ». Le bailli Pierre-André de Suffren est l’un des plus fameux amiraux de l’histoire de France, reconnu pour sa bravoure, son instinct et son talent. Napoléon a d’ailleurs regretté de ne pas avoir eu un tel amiral dans sa marine pour contrer Nelson…« Le bailli de Suffren était un des amiraux de Lafayette qui est parti à la fin du XVIIIe siècle pour aider les Américains pour leur indépendance… »

Dans le vestibule, entrée principale du château trône fièrement le portrait du général Benoît de Boigne, commandant en chef de l’Armée des Mahrattes : « 6 générations au dessus de moi, un mercenaire qui est parti en Inde au XVIIIe siècle et qui pour un Prince Indien, le Maharadja Scindia a conquis tout le nord de l’Inde… », poursuit Jean de Boigne.

Dans le grand salon « voici un portrait du général de Boigne qui a fait construire le château actuel de Pitray, il a détruit le manoir en 1860 pour faire reconstruire dans le style Viollet-le-Duc le château actuel par l’architecte bordelais Blaquière, c’était pour lui une espère de stature pour montrer qu’il avait bien réussi. »

Dans les étages, le passage obligé par la tour pour admirer le magnifique travail des compagnons qui ont refait toute la toiture du château en 2016… « bienvenue sur un des points culminants de la Gironde… Je me souviens encore de mon grand-père qui disait oh la la il faut refaire le toit, et puis j’ai entendu mes parents dire oh la la il faut refaire le toit, j’ai donc refait ce toit, un peu grâce à la grêle de 2013, parce qu’une partie de l’assurance a payé la toiture, mais la plus grosse partie a été auto-fiancée par la vente de vin. Prêt pour recevoir la 27, 28 et éventuellement 29e génération de Pitray. »

Et Jean de Boigne est tout aussi fier de me dévoiler son chai à barrique et notamment sa fameuses cuvée : « voici les barriques dans lesquelles nous vinifions la Cuvée Madame , mon haut-de-gamme, en fait c’est une cuvée qui est composée exclusivement de raisins provenant de très vieilles vignes, la plus pure expression de mon terroir..Ce sont des vins assez concentrés, veloutés en même temps, et j’essaie de garder beaucoup de fruits pour exprimer la qualité du terroir ici qui est argilo-calcaire ».

Le château de Pitray produit selon les années entre 350000 et 400000 bouteilles, il possède 60 hectares, avec aussi les vignes qu’il a repris en fermage de son oncle, celles du château Castegens.

Le Comte Jean de Boigne, une rencontre passionnante au château de Pitray © NoA

« Tout est mis en bouteille à la propriété, cela part vers le négoce bordelais qui le distribue un peu partout et puis je vends un peu en direct par exemple en Angleterre, aux Etats-Unis, en Chine pas mal et je vends aussi en France en restauration et chez les cavistes. »

Voilà un grand vin de Castillon à découvrir et pour les amoureux d’histoire et de vieilles pierres, la possibilité de séjourner au château de Pitray qui fait aussi chambres d’hôtes, comme la comtesse de Ségur qui s’est inspirée du château de Pitray pour plusieurs de ses romans, venez vous ressourcer et chercher l’inspiration.

Regardez le reportage sur Pitray signé Jean-Pierre Stahl (à 11’40) dans l’émission Côté Châteaux N°4 sur Castillon réalisée avec Sébastien Delalot : 

19 Fév

Sur NoA et Côté Châteaux, on parle terroirs de manière décontractée

Ca manquait dans le paysage, une émission 100% terroirs. Côté Châteaux commence à trouver son créneau. Ce magazine mensuel part à la rencontre des petits vignerons et grands magiciens du vin. Ca se boit comme du petit lait…l’émission bien sûr.

Le doué Stéphane Derenoncourt dans l’émission n°4 sur Castillon © NoA

A peine Côté Châteaux a-t-elle été lancée début décembre avec les Côtes de Bourg, que déjà l’émission suivante sur Monbazillac était programmée pour les fêtes de fin d’année, celle sur Cognac continuait pour la publication des très bons chiffres de vente du Cognac début janvier et Castillon en Côtes de Bordeaux enchaînait le 11 février juste après l’opération découverte « j’irai déguster chez vous ! » des Castillon à Rennes.

Si vous n’avez pas encore trouvé la chaîne, c’est pourtant facile, il suffit de mémoriser : cela passe sur NoA, la nouvelle chaîne 100% terroirs de Nouvelle-Aquitaine, diffusée sur les box Orange 337, SFR 455, Free 326 et Bouygues 339. Sinon en direct sur internet quand vous connaissez l’heure de diffusion, en vous renseignant sur le blog éponyme Côté Châteaux.

Le Comte Jean de Boigne, une rencontre passionnante au château de Pitray © NoA

Monbazillac et Castillon semblent avoir conquis les surfeurs du net, avec des centaines et centaines de likes, Cognac également mais en dessous et Bourg était un joli galop d’essai. Vous pouvez retrouver les émissions sur YouTube et aussi désormais sur les pages Facebook de France 3 Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. Castillon vient de dépasser les 10000 vues en deux jours, c’est un bon début, et l’article sur le blog a été lu par déjà 1700 personnes.

La prochaine que je vais vous présenter, avec mon compère Sébastien Delalot,  dès le 4 mars à 20h15 est une Spéciale Femmes du Vin. Un grand moment.

La fin de chaque émission est conçue comme le bouquet final d’un feu d’artifice…ou d’un vin © NoA

Les femmes qui prennent de plus en plus le pouvoir et des fonctions jusque là dévolues aux hommes, c’est la nouvelle tendance de ces 20 dernières années.

Sébastien Delalot, Yann Todeschini, Karl Todeschini du château La Brande et Jean-Pierre Stahl alias © Côté Châteaux

Côté Châteaux vous réserve un très beau numéro avec de charmantes et passionnantes vigneronnes, qui seront à l’honneur car au mois de mars on pense bien sûr à la journée internationale de la femme du 8 mars. Mais vous allez découvrir qu’elles sont à l’honneur finalement toute l’année, car leur activité ne se cantonne pas aujourd’hui à des taches subalternes et encore moins à un seul jour dans l’année. Vive les femmes du vin, l’émission n°5 sur Côté Châteaux !

Regardez Côté Châteaux n°4 réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot :

15 Jan

Côté Châteaux spécial Cognac, c’est en janvier sur NoA, la chaîne 100% terroirs de Nouvelle-Aquitaine

 Cognac. Un nom mythique, un nom magique en terre charentaise. Ce terroir de 76 000 hectares a produit 204 millions de bouteilles en 2018, soit une hausse pour la 4e année consécutive de 3% en volume après les 8% de l’an dernier. Entre Pierre Vaudon, petit vigneron-distillateur-bouilleur de cru et les grandes maisons Hennessy et Courvoisier, Côté Châteaux vous dévoile l’univers étonnant de ces vieilles eaux-de-vie ainsi que leur histoire sur NoA en ce mois de janvier.

Pierre Vaudon, vigneron-distillateur et bouilleur de cru à Echallat © JPS

PIERRE VAUDON, L’ART DE LA DISTILLATION

Bienvenue au pays des distillateurs et des bouilleurs de cru. Côté châteaux débute chez Pierre Vaudon, à Echallat. Un domaine qui s’étend sur 60 hectarespartagés entre le terroir de la Grande Champagne et celui des Fins Bois.

Pierre Vaudon nous dépeint les 6 crus qui font Cognac entre la Grande Champagne, la Petite Champagne, les Borderies, Fins Bois, les Bons Bois et les Bois Ordinaires, ainsi que les arômes qui s’en dégagent. Un terroir délicat, tout comme l’opération de double distillation, de double chauffe qui caractérise la production de Cognac. Pierre Vaudon, c’est cette première belle rencontre de ce magazine de 18 minutes.

Portrait en pied du fondateur Richard @ Hennessy dans son uniforme militaire rouge et or (jaune). Tenue d’apparat.

L’histoire de Cognac est aussi intimement liée à des personnages célèbres comme Richard Hennessy, un officier irlandais engagé dans l’armée de Louis XV,  qui a créé la distillerie Hennessy en 1765. Au 17e siècle, pour faire face à la mévente des vins de la région et aux problèmes de transport, les vignerons charentais eurent l’idée de « brûler » leurs vins, c’est à dire de les distiller. Son histoire, ainsi que celle de la Maison Hennessy est contée à travers les visites « de la Vigne au Cognac » proposées par la Maison Hennessy.

La distillerie du Peu de la Maison Hennessy © JPS

« DE LA VIGNE AU COGNAC » CHEZ HENNESSY

Ce leader du Cognac, qui a lui tout seul totalise la moitié de la production de Cognac, nous emmène dans une expérience multi-sensorielle au sein du Chai de la Faïencerie. Vous allez tout connaître de la saga familiale Hennessy de Richard le fondateur à  Maurice Hennessy, son arrière-petit-fils qui va avoir l’idée d’attribuer des étoiles en fonction de la qualité du cognac. Il va ainsi  donner naissance au Cognac Hennessy Trois Étoiles, connu aujourd’hui sous l’appellation VS (Very Special).

En 1817, le Prince de Galles, futur George IV de Grande-Bretagne, grand connaisseur de cognac demanda à Hennessy de créer une eau de vie « very superior old pale » ce qui deviendra le VSOP. Puis fut créé le XO (eXtra Old) en 1870 par Maurice Hennessy, initialement réservée à sa famille et ses amis, devenue une référence internationale pour les cognacs.

Les distillateurs de la Maison Hennessy © JPS

Hennessy offre au visiteur une palette d’expériences à vivre en 4 formules au choix, sans ou avec réservation:  « signature » (18€, 1h30 avec dégusattion du VS et VSOP)), « X.O symbole » (33€, 1h30 avec dégustation du VSOP et du XO), « exception » (70€ 2h, dégusattion XO et Paradis), et cette fameuse « de la vigne au cognac » pour percer les secrets les mieux gardés où après cette visite en images est prévu une visite des vignes, de la distillerie du Peu avec sa dizaine de vieux alambics en cuivre : vous pourrez y apprécier et déguster les différents stades de la coupe, de cette double distillation depuis le brouilli (qui titre à 30°) obtenu lors de la première distillation, puis le coeur lors de la seconde, la tête et la queue étant remélangés au brouilli.

380000 barriques chez Hennessy © JPS

La suite de la visite se poursuit à nouveau sur le site de la Faïencerie où sont élevées ces eux de vie. C’est l’étape du vieillissement en barriques de chêne. Ici comme dans les autres chais de la Maison, on dénombre 380 000 barriques. L‘eau de vie, qui titre au maximum 72%, est mise dans des fûts de chêne neufs. Au cours de cette période, le volume d’alcool baisse pour arriver aux 45° obligatoires pour la commercialisation.

Une immersion au sien du Paradis où sont entreposées les plus vieilles dame-jeannes de la Maison dont la plus ancienne remonte à 1800, une compréhension de l’étape d’assemblage également des différentes eaux de vie selon les années, les cépages et crus mélangés. Le tout se terminant par une fabuleuse dégustation des eaux de vie en élevage, d’Hennessy X.O et de Paradis. (250€ cette fameuse visite)

Tanguy Bougeard et Benoît de Sutter de  la Maison Courvoisier © JPS

COURVOISIER ET SON HISTOIRE INTIMEMENT LIEE A NAPOLEON

Cognac est riche en amateurs et en histoire. Celle de Courvoisier est très certainement l’une des plus étonnante également. Courvoisier, basé à Jarnac, offre également 4 visites à la hauteur des attentes du public de novices ou d’amateurs :  de la visite classique, à la visite premium, en passant par « embouteillez-vous même » et « essence » (un assemblage d’une centaine d’eaux-de-vie de Grande Champagne et Borderies, élaborées depuis le début du XXe siècle.

Le bicorne de Napoléon datant de 1807 chez Courvoisier © JPS

Mais ce qui fait l’attrait de Courvoisier, créé en 1809 près de Paris à Bercy, c’est son histoire commune avec celle de Napoléon 1er. L’Empereur avait visité Courvoisier à Bercy dont la notoriété était déjà très importante en 1811.

Il avait décidé d’offrir à ses hommes qui partaient au combat le soir un verre de vin et le matin un cognac. Par la suite la légende veut qu’il ait emporté avec lui des barriques de Courvoisier sur l’île de Sainte-Hélène, qu’il aurait aussi dégusté avec ses geoliers anglais et l’auraient qualifié de « Napoleon’s Brandy ». Tanguy Bougeard, responsable des visites au château Courvoisier, et Benoît de Sutter, Maitre Distillateur, nous parlent de cette histoire et nous font découvrir l’un des bicorne de Napoléon et l’une de ses redingotes exposées au château Courvoisier à Jarnac.

Basé depuis 1828 à Jarnac, Courvoisier a poursuivi sa belle histoire avec la famille Curlier. Une histoire qui va rejoindre celle de la Tour Eiffel car ce Cognac sera choisi comme Cognac officiel dégusté lors de l’exposition universelle de 1889, d’où Couvoisier va tirer de cette expérience le « Toast de Paris ». La Belle Epoque sera aussi l’occasion de célébrer de nombreuses fêtes et événements avec Courvoisier. Une richesse de l’histoire qui se poursuit au sein du chai et du Paradis où sont encore entreposées des eux-de-ie de 1769 réservées pour le roi d’Angleterre Edouard VII amoureux de la France et de ses cognacs.

 De cet Age d’Or, l’ensemble du monde va s’en imprégner et ces cognacs vont être surtout dégustés à l’étranger. « Aujourd’hui Courvoisier produit 18 millions de bouteilles, dont plus de 99% sont exportés vers les USA, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud », selon son PDG patrice Pinet.

Patrick Raguenaud, le président du BNIC, au bar Louise à Cognac © JPS

Notre road-trip en pays cognaçais se poursuit au fameux bar Louise, bar à Cognac, bar à cocktails avec Patrick Raguenaud, le Président du BNIC, le Bureau National Interprofessionnel du Cognac.

Celui-ci nous dépeint la bonne santé du Cognac qui a connu 8% de hausse en volume sur l’exercice précédent et 3% encore en 2018. 204 millions de bouteilles ont été expédiées cette année ; les principaux marchés sont 1° les USA 87,4 millions de bouteilles 2° Singapour 27,2 3° Chine 24,2 4° le Royaume Uni 9,7 et la France 4,6 millions (selon les chiffres réactualisés, pour 2018).

La sommelière Oriane Chambon et le chef Cédric Coulaut, avec Pierre Vaudon © JPS

Enfin, comme à chaque numéro de Côté Châteaux nous vous proposons un association mets et cognacs proposés par Expérience Sur Mesure, avec la chef sommellière Oriane Chambon et le chef Cédric Coulaut, au sein de la maison de cognac de Pierre Vaudon. Un moment exquis et riche en arômes et saveurs.

Côté Châteaux spécial Cognac est à regarder sur NoA :

  • lundi 21 janvier à 20h15 et à 22h30
  • mercredi 23 à 11h15 et à 23h30
  • jeudi 24 à 17h50
  • vendredi 25 à 8h50, puis 20h15 et à 23h25.
  • d’autres diffusions à voir également sur la semaine 5.

Regardez Côté Châteaux n°3 spécial Cognac, réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot :

07 Jan

Côté châteaux en Castillon…silence, ça tourne !

C’est un nouvel épisode de « Côté Châteaux », l’émission sur les terroirs de Nouvelle-Aquitaine, qui a été tourné ce jour en Castillon, Côtes de Bordeaux. Ce 4e numéro sera diffusé en février. En attendant, le numéro 3 sur le vignoble de Cognac arrive très bientôt sur NoA…

Tout commence non loin de la bataille de Castillon, au château la Brande © L.A.

C’est un peu le teasing, histoire de vous mettre l’eau ou le vin à la bouche. Le number 4 oder Nummer Vier is coming soon, but va falloir patienter jusqu’en février.

Avec Sébastien Delalot et votre serviteur, nous sommes allés sur les coteaux de Castillon en Côtes de Bordeaux faire un focus sur cette belle appellation au terroir remarquable, non loin de Saint-Emilion plus connu.

Jean-Pierre Stahl, Yann et Karl Todeschini, Sébastien Delalot © L.A.

L’émission va débuter à deux pas du champs de bataille, au château la Brande à Belvès-de-Castillon, où sont rejouées chaque année les reconstitutions de la Bataille de Castillon remportée par les Français sur les Anglais en 1453, dans le vignoble des frères Todeschini, Karl et Yann. Ceux-ci vous dévoileront tout de leur histoire familiale et de leurs racines profondément ancrées sur ce terroir, expliqueront leur choix du bio, la taille de la vigne et leur travail au chai.

Au passage, puisque nous parlerons taille de la vigne, un reportage sur l’initiative de Philippe Carille, qui utilise au château Poupille ses sarments comme bois de chauffage pour chauffer sa maison et son domaine, sera mis en avant.

Christine et Stéphane Derenoncourt au Domaine de l’A© JPS

Non loin de là, le tournage se poursuit au Domaine de l’A, dans l’antre de Stéphane et Christine Derenoncourt. C’est l’une des figures de l’appellation, qui s’est faite toute seule, comme le raconte le livre Wine On Tour.

Stéphane Derenoncourt, l’un des consultants les plus courus de la planète vin © JPS

Outre sa casquette de vigneron et ce domaine qu’il a acheté avec Christine en 1999, aujourd’hui il conseille pas loin de 140 domaines dans le monde (75 à Bordeaux) avec une équipe de 20 personnes au sein de Derenoncourt Consulting.

Il nous parlera de sa passion pour magnifier le terroir, révéler ce qui fait l’identité d’un vin.

Au château de Pitray avec Jean de Boigne © L.A.

L’histoire avec un grand H sera contée également au château de Pitray, avec Jean de Boigne. Un Comte à la tête de l’un des plus beaux ou le plus bel édifice même de l’appellation: le château de Pitray qui totalise 600 ans d’histoire. Un château où on a toujours cultivé le raisin et qui produit aujourd’hui plus de 400000 bouteilles.

Les déjeuners créateurs d’accords » organisés une fois par mois dans un château de Castillon © JPS

Castillon, c’est aussi de belles initiatives pour mieux faire connaître l’appellation comme « j’irai déguster chez vous », une opération où un couple de vignerons vient à domicile parler de leur savoir-faire en terre castillonnaise. Et ce sont également « les déjeuners créateurs d’accords » organisés une fois par mois dans un château de l’appellation avec le chef Jean-Christophe Loste. Un déjeuner organisé cette fois-ci au château Lescaneaut chez Malika et Pascal Boueix, également producteurs de vins de Castillon.

Voilà en substance ce qui vous attend en février, il va falloir patienter un peu, mais réjouissez-vous car le numéro 3 de Côté Châteaux sur Cognac arrive dès la mi-janvier, je vais tout vous raconter d’ici peu.

DIFFUSIONS SUR NOA : 

  • lundi 11 février à 20h15 et 22h30,
  • le 13 à 11h15, et 23h15,
  • le 14 à 18h,
  • le 15 à 17h30, 20h15,
  • le 16 à 0h30, 4h du mat, et 9H45,
  • le 18 à 19h30,
  • le 20 à 11h30…

NoA c’est la chaîne de France 3 Nouvelle Aquitaine (339 sur box orange, 455 Sfr, 326 Free et 337 Bouygues).

Regardez Côté Châteaux N°4 sur Castillon en Côtes de Bordeaux réalisé par Jean-Pierre Stahl avec Sébastien Delalot : 

17 Déc

Monbazillac à la fête… pour le deuxième numéro de Côté Châteaux

Le Monbazillac est ce fameux vin liquoreux qui va sans doute agrémenter les tables de fêtes en cette fin d’année 2018. « Côté Châteaux », l’émission sur les terroirs sur NoA, vous propose de mieux faire connaissance avec cette appellation créée en 1936, à travers une émission de 14 minutes. Nous irons à la rencontre de jeunes vignerons, de la cave coopérative, et vous proposeront une alliance met et vin digne d’un repas de fête . 

Guillaume Barou, la nouvelle génération des vignerons de Monbazillac © Jean-Pierre Stahl

C’est un peu un cadeau de Noël que vous fait Côté Châteaux. Un peu comme ce don de Dieu aux moines Bénédictins. Présents depuis le XIe siècle à Bergerac, ils avaient oublier de vendanger sur ces coteaux de Monbazillac et c’est ainsi qu‘ils découvrirent la pourriture noble, le Botrytis Cinerea, qui fait toujours la fierté des vignerons de Monbazillac.

 

L’équipe de choc, Sébastien Delalot et Jean-Pierre Stahl en plein coeur de l’appellation Monbazillac © GB

Dans ce second numéro de Côté Châteaux, je vous emmène en pleine récolte de ces grappes de raisins atteintes de botrytis cinerea, ce champignon synonyme de pourriture noble, avec les gens du cru, mais aussi avec le directeur de la cave coopérative Gilles Bartoszek et la présidente de la cave Sylvie Alem.

Des vendanges par tries successives (3 à 4), réalisées de septembre à novembre, plus tardives cette année sur ce domaine et emblème de l’appellation, le château de Monbazillac, acheté en 1960 par la cave coopérative.

Nous irons à la rencontre également de Guillaume Barou, 39 ans, qui incarne la nouvelle génération de vignerons : il s’est installé grâce à la cave coopérative et il  nous dira tout sur sa passion du botrytis et sur ce vin liquoreux : « quand on est Périgourdin et qu’on cultive le terroir, on découvre ce champignon qui est unique, exceptionnel. Et c’est tout aussi unique d’amener ce champignon à se développer pour faire les meilleurs vins, c’est passionnant »

Guillaume Barou et Gilles Bartoszek dans le cuvier inox de la cave coopérative © JPS

Pour être un bon vigneron, il faut être passionné, parce que c’est un métier de patience, il faut observer, travailler rigoureusement, c’est avant tout un métier de passion », Guillaume Barou vigneron.

Nous évoquerons également avec lui cette baisse de consommation, car après guerre quelque 100 000 hectolitres étaient produits et aujourd’hui c’est quasiment moitié moins, 63 000 hectolitres (8 400 000 bouteilles) en 2016.

 Avec mon collègue Sébastien Delalot, nous continuerons notre découverte par la cave coopérative qui représente 750 hectares sur les 2200 de l’appellation, et une production de 4 millions de bouteilles dont 3 millions de vin liquoreux de Monbazillac. Nous arpenterons les cuviers avec ses gigantesques cuves inox de 300 à 1000 hectolitres, mais aussi le chai à barriques.

Avec Gilles Bartoszek, le directeur de la cave coopérative, nous évoquerons les marchés qui se développent notamment à l’export : « nous avons des marchés traditionnels que sont les pays voisins comme la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, mais aussi le marché nord-américain et le marché asiatique qui se développe. »

Des vins de Monbazillac qui ont connu un essor dès le XVIIe siècle avec la Hollande, car avec la révocation de l’Edit de Nantes, de nombreux protestants avaient trouvé refuge en Hollande et avaient contribué à vendre leurs vins sur ces marchés-là. Une page d’histoire que nous contera Elena Lipatova, guide au château de Monbazillac.

Sylvie Alem, présidente de la cave coopérative de Monbazillac © JPS

Ce château c’est le fleuron de l’appellation, il domine la vallée de la Dordogne et où que vous vous trouviez en France, les Français vous diront qu’ils connaissent Monbazillac, non seulement à travers le vin mais aussi son château » Sylvie Alem présidente de la cave coopérative.

Le chef étoilé Damien Fragette et Romain Claveille du château Haut Bernasse © JPS

Après un petit détour par la Maison du Vin et du Tourisme où la production de 24 vignerons indépendants de Monbazillac est exposée, nous parlerons avec Romain Claveille du château Haut Bernasse de la question de sucrosité dans le vin : « nous sommes à la recherche du nouveau consommateur, nous cherchons aussi à avoir moins de sucre et à composer avec les cépages (que sont le sémillon, le sauvignon blanc et gris et la muscadelle) des vins plus appréciables et moins chargé en sucre ».

Enfin, nous vous mettrons l’eau à la bouche avec Damien Fagette le chef étoilé de la Tour des Vents qui proposera un accord met et vin avec le château Haut Bernasse. Des moments riches en générosité, en humain et en rencontres.

C’est ça Côté Châteaux, l’accent mis sur le terroir et l’humain. Carpe Diem et Bonnes Fêtes à tous.

LES DATES DE DIFFUSION SUR NOA (339 sur Orange, 455 sur SFR, 326 sur Free et 337 sur Bouygues) :

  • 22/12 à 14H30
  • 23/12 à 18h45
  • 24/12 à 9h45
  • 26/12 à 19h30
  • 28/12 à 17h30
  • 29/12 à 20h30
  • 30/12 0 7h45, puis 12h00, 19h45
  • 31/12 à 00h15 et 10h40
  • 03/01/19 à 9h15 et 20h45
  • 04/01/19 à 17h45

Regardez Côté Châteaux sur Monbazillac, réalisé par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot, ci-dessous :