19 Sep

Quand château Guiraud célèbre sa 6e Fête de la Lune

Mercredi 14 septembre, ce 1er cru classé de Sauternes célèbrait la traditionnelle Fête Chinoise. Plus de 260 invités étaient présents dont de nombreux représentants de la communauté chinoise avec une démonstration de découpe chronométrée de canard laqué.

 14359016_10154543534643914_6143943558237256137_nDESORMAIS UNE TRADITION AU CHATEAU GUIRAUD

C’était la 6ème Fête de la Lune au Château Guiraud : bit.ly/2ccjpsn . La Fête de la Lune est appelée également la Fête de la mi-automne. Elle est célébrée le soir du 15e jour du huitième mois lunaire, qui peut varier en fonction des années aux environs de septembre sur le calendrier grégorien. La 15e nuit du calendrier lunaire est une nuit de pleine lune. Le jour de cette fête, la pleine lune est la plus ronde et la plus lumineuse de l’année, ce qui symbolise l’unité de la famille et le rassemblement.

Plus de 260 invités étaient présents dont les propriétaires et directeur Xavier Planty, Olivier Bernard, Robert Peugeot, avec également le nouveau président du CIVB Allan Sichel. La Fête de la Lune fût tout d’abord une fête agricole avec la célébration des récoltes. Elle prit de l’importance à partir de la Dynastie Tang (618-907) où des rites furent tenus à cette occasion dans le palais impérial.

14316890_10154543534583914_1105203413674947610_nLES LEGENDES ASSOCIEES A LA LUNE

De nombreuses légendes sont associées au sujet de la Lune, parmi lesquelles l’histoire de Chang’e : il y a très longtemps, la Terre était entourée de 10 soleils, chacun illuminant la Terre. Un jour, les 10 soleils sont apparus en même temps, bouillant les mers, déséchant terres et végétation. Les gens périssaient. Ce chaos fut sauvé par un courageux et habile archer nommé Hou Yi. A l’aide de son arc, il décrocha les neufs soleils, n’en laissant qu’un dans le ciel…Après cet exploit, Hou Yi devint roi. Il commença à boire et à se comporter comme un tyran. Un jour, Hou Yi vola l’élixir de longue vie de la Reine-Mère céleste, espérant ainsi devenir immortel et régner éternellement. Mais sa belle épouse Chang’e but elle-même l’élixir afin de sauver le peuple des lois tyranniques de son mari. Une fois la fiole vidée, Chang’e sentit son corps flotté et s’envola jusqu’à la lune. Hou Yi aimait tant sa femme qu’il ne décocha pas la lune. La légende disait que la nuit de la Fête de la Lune, si on observait attentivement la lune, on pouvait apercevoir Chang’e dans son palais. A la nuit de la Fête de la Lune, chaque famille dressait une table couverte de fruits, de cacahuètes assaisonnées de poudre de canelle, de taro.. Au milieu de la table, il y avait encore une pyramide de Yuebing (gâteau de lune) ou un grand divisé en plusieurs parts, une pour chaque membre de la famille. Dans l’encensoir, on plantait un brin de soja représentant le laurier dans la lune. Quand tout était prêt chaque membre de la famille s’inclinait face à la lune, afin de rendre hommage à Chang’e restée au palais lunaire. On disait aussi que Chang’e était une femme et qu’elle appartenait comme la lune au Yin (féminin), la cérémonie ne devait être célébrée que par des femmes.

14265008_10154543534198914_532359471081642009_nDAVID CAPY AUTEUR DU MOONCAKE CHINOIS

Une grande partie des convives était originaire de Chine dont l’ambassadeur culturel de Chine en France. Cette année, un grand spectacle de variétés chinoises était donné et a d’ailleurs été enregistré par une chaine de télévision chinoise .

14332973_10154543534538914_4961334539156185688_nCette année c’est David Capy, meilleur Ouvrier de France en 2007, qui a réalisé sa version du traditionnel mooncake chinois. Les convives ont pu apprécier notamment sur des mets de la cuisine chinoise un château Guiraud 2011, un Lespault-Martillac Blanc 2013, un Canon-La Gaffelière 2008 et enfin un Domaine de Chevalier rouge 2006.

Avec Laurent Moujon.

18 Sep

#Patrimoine : le château Castera fête 400 ans de commercialisation de ses vins

A Saint-Germain d’Esteuil, le château Castera célèbre la première vente notariée de ses vins en 1516; une histoire peu banale dans le Médoc où les châteaux remontent pour la plupart au XVIII ou XIXe siècles.

Dieter Tondera et le père de Thomas Press ont acheté Castera en 1986 © Jean-Pierre Stahl

Dieter Tondera et le père de Thomas Press ont acheté Castera en 1986 © Jean-Pierre Stahl

C’est un château peu connu, chargé d’histoire, mais tellement incroyable. Juché au fin fond du Médoc, ce  château remonte au XIIe siècle : »il existe des traces de ce château qui remontent à 1121 à la Tour de Londres, où ce château est décrit comme une forteresse », précise d’emblée et fièrement Jean-Pierre Darmuzey le directeur du château Castera. Une histoire qui se poursuit avec le Prince Noir dont la légende veut qu’il serait venu piller le château.

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En 1409, Henri IV d’Angleterre confisque le château à la famille Darsac. Mais l’histoire du commerce du vin commence réellement à l’époque de Montaigne. Le frère du célèbre écrivain qui séjourna à Castéra, avait épousé une héritière du château Antoinette, Dame Darsac et de Castera

Reproduction de l'acte notarié qui se trouve aux archives départementales : 380 livres tournois pour l'ensemble des récoltes de 1516 © JPS

Reproduction de l’acte notarié qui se trouve aux archives départementales : 380 livres tournois pour l’ensemble des récoltes de 1516 © JPS

Thomas Press l’actuel propriétaire commente : « Aujourd’hui on célèbre l’acte de vente au château du 21 janvier 1616, qui prouve qu’à Castera on a vendu du blé, des fruits et plus important du vin déjà il y a 400 ans ! On a reçu 380 livres tournoi, ce qui correspond à peu près à 12000 euros aujourd’hui, et on pense que c’était pour payer l’intégralité de la récolte de blés, de fruits et de vins à cette époque. »

Reconstitution de l'acte notarié de 1516 avec le Quatuor Vocal Le Plisson © JPS

Reconstitution de l’acte notarié de 1516 avec le Quatuor Vocal Le Plisson © JPS

Dieter Tondera et le père de Thomas Press, Carl Press, ont acquis le château Castera en 1986, 30 ans déjà. A l’époque, il avaient fait fortune notamment dans l’immobilier à Paris et avaient un goût prononcé pour les vins de Bordeaux, c’est ainsi qu’ils se sont mis en quête d’un château, se faisait conseiller au passage par un autre Allemand le Baron Stéphan Von Neipperg.

Les plus vieilles bouteilles du château dont une de 1868 en vitrine dans la Tour © JPS

Les plus vieilles bouteilles du château dont une de 1868 en vitrine dans la Tour © JPS

Voici d’ailleurs une bouteille du château du Castera de 1868 qui les a fort impressionné. C’est la plus vieille du château que l’on retrouve au 2e étade de la Tour…à l’époque c’était le Marquis de Vertamont qui en était le propriétaire. Dieter nous explique comment avec le père de Thomas ils sont tombés amoureux de ce château : « d’abord on avait une idée du vin de Bordeaux et puis on trouvait intéressant de s’engager dans une affaire historique et que c’était quelque chose d’important dans la vie. C’était un coup de coeur mais quand même réfléchi, on s’est renseigné avant, on a visité d’autres châteaux et puis on est tombé sur le château Castera, parce qu’il nous plaisait, notamment son histoire et on pensait qu’on pouvait faire quelque chose de bien de cela. »

CASTERA 085A l’époque du Marquis de Vertamont, le château du Castera, c’est ainsi qu’il l’appelait en ce temps-là, était l’un des plus gros domaines du Médoc. Il s’étendait quasiment jusqu’aux portes de Bordeaux. Aujourd’hui, ce sont 75 ha de vignes dont 65 en production sur « des sols relativement légers, ce ne sont pas des sols lourds ou puissants » commente Jean-Pierre Darmuzey. 300 000 bouteilles sont produites en moyenne chaque année dont plus de 200 000 de 1er vin, des bouteilles commercialisées pour 60 % à l’export dans 21 pays du monde.

Jean-Pierre Darmuzey, le directeur, faisait déguster le 2015 dans une atmosphère très chaleureuse © JPS

Jean-Pierre Darmuzey, le directeur, faisait déguster le 2015 dans une atmosphère très chaleureuse © JPS

Dans le chai à barrique construit au XVIIe, où seules de petites bougies de photophores illuminent l’endroit, Jean-Pierre Darmuzey commente la visite : « nous utilisons 35 % de bois neufs, nous avons 5 tonneliers, ça a été un travail assez long pour arriver à trouver les bons tonneliers. Le travail des tonneliers a évolué énormément et on voit que ce sont des gens qui sont très près du vin, ils sont à l’écouter pour nous trouver les meilleures essences de bois. C’est essentiellement Sylvain et Vicart qui fabriquent la majorité des barriques ici ».

A la dégustation, le château Castera 2009, Castera 1995 et les Essais 2010 © JPS

A la dégustation, le château Castera 2009, Castera 1995 et les Essais 2010 © JPS

Jean-Pierre Darmuzey est fier de présenter à son assistance de négociants, journalistes spécialisés, revues culinaires et autres blogeurs son millésime 2015, avec sur la table des dizaines de bougies qui affichent un joli « 400 » pour souligner cet anniversaire que peu de châteaux peuvent avoir le privilège de fêter.

CASTERA 124Quant au goût du vin a-t-il  nettement changé ? « Déjà en 1616 on avait un vin qui ressemble un petit peu à celui d’aujourd’hui, mais qui n’était pas stable et qui devait être consommé très vite, auparavant au Moyen Age on ajoutait des épices qui donnaient beaucoup de goût au vin et il faut savoir qu’à cette époque la le vin était une boisson saine car l’eau était très polluée et provoquait beaucoup de maladies », explique Jean-Pierre Darmuzey. 

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« C’est le moment où l’on a commencé à faire des macérations pelliculaires ou on s’est aperçu que la couleur était dans la peau, ça devait malgré tout être assez acide et assez puissant. Le claret avait un grand succès en Angleterre où il était assez connu car les Bordelais avaient des privilèges qui leur permettaient de vendre leurs vins avant ceux du haut pays, ceux du comté toulousain, du narbonnais, du vin de Cahors, ces vins là étaient bloqués tout l’hiver à Bordeaux, jusqu’à ce que tous les vins de Bordeaux soient consommés, et lorsqu’ils partaient en Angleterre, ils étaient piqués donc les vins de Bordeaux étaient meilleurs et beaucoup plus puissants. »

CASTERA 141Classé depuis 1932 parmi les Crus Bourgeois du Médoc, le château Castera a terminé d’écrire une nouvelle page de son histoire avec la fin des travaux de restauration en 2011; un château tourné désormais vers l’oenotourisme et qui a d’ailleurs reçu une récompense, un Best Of Wine Tourism. Un château qui n’a pas manqué de célébrer comme il se doit ce 400e anniversaire avec un repas inspiré du Moyen-Age avec deux cochons de lait à la broche, des chants d’époque (« Margot labourez les vignes ») interprétés par le célèbre Quatuor Vocal Le Plisson, le tout agrémenté de fabuleuses bouteilles de Castera 2009, 1995 et Les Essais 2010, en clin d’oeil bien sûr à Michel de Montaigne.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Alain Guinchard et Christian Arligué :

Les rouges et rosés du Pic Saint Loup obtiennent une AOC

Les vignerons de l’Hérault avaient été éprouvés par la grêle en août, aujourd’hui leurs rouges et rosés du Pic Saint Loup viennent d’obtenir une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) de l’Institut national de l’origine et de la qualité  (Inao).

Une parcelle de Syrah au © château de Lancyre en Pic Saint-Loup

Une parcelle de Syrah au © château de Lancyre en Pic Saint-Loup

« Il s’agit d’une belle récompense du travail accompli par tous les Hommes de l’appellation qui se sont impliqués depuis des générations dans une démarche qualitative », se réjouit Régis Valentin, président du syndicat des vignerons du Pic Saint Loup à propos de la décision favorable du comité national de l’Inao le 7 septembre qui doit être publiée prochainement au Journal officiel.

C’est également une reconnaissance méritée pour cette appellation historique qui existe depuis 60 ans et un beau symbole pour les vignerons dont les vignobles
viennent d’être durement touchés par la grêle » Régis Valentin Président du Syndicat des Vignerons du Pic Saint Loup.

Le 17 août dernier, un violent épisode de grêle avait touché plus de 2.200 ha de vignoble héraultais, notamment dans la zone du Pic Saint Loup. Les raisins avaient été hachés et les feuilles totalement arrachées à quelques jours des vendanges. Certains viticulteurs avaient perdu toute leur récolte dans ces intempéries.

L’aire de production des 60 domaines concernés (dont trois caves coopératives) s’étend sur 1.000 ha, répartis sur 17 communes situées autour du Pic Saint Loup (658 mètres), dont la silhouette acérée domine la région de Montpellier, sur les contreforts cévenols. Les rouges sont largement majoritaires (90%) dans la production annuelle de 40.000 hl.

Avec  AFP

17 Sep

Journées du patrimoine : les balades se poursuivent en Cadillac

Ce samedi et demain dimanche, quelques châteaux de l’AOC Cadillac ouvrent leurs portes aux amateurs d’histoire, de patrimoine et de vins.

© Château Lamothe à Haux en Grionde

© Château Lamothe à Haux en Grionde

Des portes de Bordeaux à celle de Langon, la région des Cadillac et des Premières Côtes de Bordeaux révèle des paysages vallonnés façonnés par les vignobles et riches d’un patrimoine exceptionnel ; châteaux historiques, sites gallo-romains, villages fortifiés, somptueuses bâtisses attachées à la mémoire de personnages célèbres.

Les journées du patrimoine sont l’occasion unique d’entrer dans les châteaux viticoles des Cadillac et des Premières Côtes de Bordeaux pour y découvrir un univers riche et captivant qui fait l’identité de notre territoire.

4 châteaux de l’appellation ouvrent leurs portes aux visiteurs. Une opportunité pour les amateurs de pénétrer dans des sites chargés d’histoire mais aussi partager des moments d’échange avec les vignerons de Cadillac Côtes de Bordeaux.

Château Lamothe (Haux) : toutes les heures fixes, de 10h à 18h (le dimanche 18 uniquement) 05 57 34 53 00

Château Peneau (Haux) : 10h-11h30 et 15h-17h30 (le samedi 17 septembre uniquement) 05 56 23 05 10

Château Le Sens (Saint Caprais de Bordeaux): 10h-12h et 14-18h (les 2 jours) 05 56 21 06 43

Villa Gallo-Romaine (Loupiac) : 10h – 18h (les 2 jours) 06 48 21 91 25

Journées du Patrimoine : le Vicomte Loïc de Roquefeuil vous attend au château de Castelneau

Plongez dans l’Histoire avec le château de Castelneau et le Vicomte Loïc de Roquefeuil, 8e génération, qui vous fera découvrir ce joyau de l’Entre-Deux-Mers et son histoire. Rendez-vous à Saint-Léon en Gironde.

oenotourisme et grele 1 an après 178

Pour les visites guidées, rendez-vous devant la grille du château aux heures suivantes :

Samedi 17 septembre : 10h, 15h et 17h
Dimanche 18 septembre : 15h et 17h
(pas de visites le dimanche matin).

oenotourisme et grele 1 an après 189

La visite guidée/dégustation à 5€ au lieu de 15€ – Château de Castelneau 8, route du Breuil 33670 Saint-Léon 05 56 23 47 01

16 Sep

Inauguration de Grignoter le bar à vin 100% Bordeaux à Singapour

Le 5e bar à vin 100% Bordeaux en Asie a été inauguré hier à Singapour. Christophe Chateau pour le CIVB et le chef Justin Quek ont donné le coup d’envoi des festivités.

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Le chef Justin Quek et Christophe Chateau : ça ne vous donne pas envie de  « Grignoter » ?

Un 5e projet soutenu par le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux : le chef Justin Quek a inauguré hier à Singapour son cinquième bar à vin 100% Bordeaux en Asie en présence de Benjamin Dubertret, l’ambassadeur de France à Singapour. Un nouvel endroit branché de 110 m2, situé 2 Teck Lim Road, dans le quartier historique de Chinatown.

Cette nouvelle adresse offre aux visiteurs un authentique goût de passé et de présent qui pourront profiter de la cuisine française tout en dégustant des vins de Bordeaux.

De même que pour les autres bars à vin 100% Bordeaux, les professionnels bordelais pourront y organiser leurs rendez-vous, ainsi que des événements pour leurs clients.

Vers un nouveau classement des Crus Bourgeois du Médoc !

Le premier classement datait de 1932, relancé dans les années 60, révisé et contesté en 2003, le classement va renaître de ses cendres. En effet, hier le projet de Cahier des Charges du futur Classement des Crus Bourgeois du Médoc a été validé. 78 % des adhérents ont voté pour.

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Né au 17ème siècle, c’était le nom donné aux productions des bourgeois bordelais de l’époque qui avaient alors planté de la vigne dans le Médoc. Officialisé en 1932 pour valoriser les Crus de grande qualité ne figurant pas dans les Crus Classés, le classement des Crus Bourgeois a été relancé en 1962 avec la création du Syndicat des Crus Bourgeois du Médoc qui a établi un classement officiel (arrêté spécifique en 2000) révisé en 2003. Trois dénominations sont possibles : Cru Bourgeois, Cru Bourgeois Supérieur et Cru Bourgeois Exceptionnel.

Hier les 239 Adhérents de l’Alliance des Crus Bourgeois du Médoc étaient réunis en Assemblée Générale Extraordinaire à Listrac. Ils se sont prononcés sur le projet de Cahier des Charges du futur Classement des Crus Bourgeois du Médoc : 185 Adhérents ont voté pour ce cahier des charges, soit 78% des voix exprimées.

Ces bons résultats auraient fait plaisir à Frédéric de Luze, lui qui a tant oeuvré ces dernières années pour qu’un nouveau Classement des Crus Bourgeois du Médoc voit le jour », Olivier Cuvelier Président des Crus Bourgeois du Médoc

La Grande Famillle des © Crus Bourgeois du Médoc

C’est une grande et bonne nouvelle pour la famille des Crus Bourgeois du Médoc. Celle-ci va pouvoir repartir sur de nouvelles bases et  se tourner vers les pouvoirs publics. Ils attendaient un vote significatif favorable pour les accompagner dans la mise en oeuvre de ce Classement tant attendu. La participation des Adhérents à ce vote a été particulièrement forte : 82% d’entre eux ont voté (239 sur 290 Adhérents au Syndicat).

Avec Crus Bourgeois du Médoc.

 

15 Sep

Un Chambertin de 1865 devient « la bouteille de Bourgogne la plus chère au monde : 35219 € ! »

Un nouveau record a été battu début septembre, chez Christie’s à Hong-Kong, avec la mise en vente de 2000 bouteilles de Bourgogne de la Maison Bouchard Père & Fils. 4 bouteilles de Bourgogne du XIXe siècle se sont envolées au delà de 15 000 €. « La bouteille de Bourgogne la plus chère au monde » revient à ce Chambertin de 1865.

© Maison Bouchard Père et Fils

© Maison Bouchard Père et Fils

« C’est une collection très intéressante car elle couvre à peu près tous les climats de la Bourgogne et c’est un témoignage exceptionnel par l’ancienneté de certaines bouteilles, la plus vieille datant de 1846″, avait déclaré à l’AFP Gilles de Larouzière, président des Maisons et Domaines Henriot, propriétaires de la Maison Bouchard Père et Fils avant les enchères qui ont transformé l’essai.

« Le succès de cet événement est une parfaite illustration de ce qu’incarne Bouchard Père & Fils : une grande Maison de Bourgogne qui cultive depuis près de 3 siècles le perfectionnisme et l’amour des grands terroirs de la Bourgogne » Maison Bouchard

Cette célèbre Maison ainsi commenté cette vente sur sa page web, fière de cet événement d’un retentissement mondial.

"La bouteille de Bourgogne la plus chère au monde" © Maison Bouchard

« La bouteille de Bourgogne la plus chère au monde » © Maison Bouchard

Ce sont ainsi 2000 bouteilles, réparties en 220 lots, qui se sont vendues sous l’égide de Christie’s. Ces bouteilles issues des caves de la Maison Bouchard Père et Fils, fondée en 1731, allaient de 1846 et jusqu’au millésime 2009. La Maison Bouchard abritent une collection de vins constituée depuis le XIXe siècle, et cette vente n’a pas totalement amputé le capital, puisque la collection comprend 150000 bouteilles.

C’est donc la bouteille de Chambertin 1865 qui s’est vendue 35 219 € et en fait « la bouteille de Bourgogne la plus chère au monde »  devant un Montrachet 1865 à 22 540 €, le Volnay Santenots 1865 s’est adjugé à 21 131 €, le Meursault Charmes 1846 à 15 496 €, et le Beaune Grèves Vignes de l’Enfant Jésus 1865 à 13 383 €.

Des exemples de Bourgognes de cet âge proposés à la vente sont extrêmement rares »Tim Triptree, directeur du département des vins chez Christie’s

16 bouteilles datant du XIXe siècle étaient ainsi présentés à cette vente aux enchères : « Les très bons résultats de la vente montrent que l’Asie cherche toujours à collectionner des bourgognes », a-t-il ajouté, précisant que les bouteilles avaient été débouchées et rebouchées pour vérifier la qualité des vins.

Pas mal non ? Qui dit mieux ?

Avec AFP.

14 Sep

Des dégâts minimes mais l’eau, tant attendue, est arrivée dans le vignoble bordelais : « c’est le pied »

La Gironde se réveille après une nuit d’orages. 70000 impacts de foudre dans le grand sud-ouest annoncés par Météo France. Quelques dommages mais dans l’ensemble le vignoble a été préservé, après l’utilisation des canons anti-grêle. Un amas d’eau en revanche bienvenu avec 30 mm en moyenne.

Nicolas Lesaint, attendait avec joie et appréhension cet épisode orageux hier au château de Reignac © Jean-Pierre Stahl

Nicolas Lesaint, attendait avec joie et appréhension cet épisode orageux hier au château de Reignac © Jean-Pierre Stahl

Les sapeurs pompiers de la Gironde ont effectué environ 200 interventions, principalement pour des caves inondées ou des chutes d’objet.

Selon Enedis, quelque 120.000 foyers étaient privés d’électricité, principalement sur la façade ouest du pays, des Pyrénées-Atlantiques au sud-Manche en passant par la Gironde, la Dordogne, les Pays-de-la-Loire ou encore l’Aude.

Une nouvelle alerte a été lancée surtout à partir de 15 h pour 7 départements du Sud-Est placés en vigilance orange ce mercredi matin : Aveyron, Lozère, Gard, Hérault ainsi que l’Ardèche, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. L’Hérault et son vignoble avaient été victimes le mois dernier d’un terrible épisode de grêle.

Question précipitations sur le vignoble bordelais, Nicolas Lesaint du château de Reignac à Saint-Loubès nous confie ce matin un « grand sourire, c’est que du bonheur, on s’est pris 30 mm sans grêle, sans rien, mais avec beaucoup de vent, maintenant il fait beau et il va faire beau pour les 10 jours annoncés, c’est exactement ce que nous souhaitions. En plus les analyses sont bonnes, c’est le pied ! » Et pourtant, il était dans ses petits souliers l’ami vigneron, et on le comprend, comme il l’écrivait hier dans son blog :

Tous à poil sous les nuages…

Confirmation par Christophe Chateau pour le CIVB : ce sont 30 à 60 mm d’eau qui sont tombés sur l’ensemble du vignoble bordelais, « c’est bon pour l’avancement de la maturation, il n’y a pas eu de grêle, pas de dégât à signaler, et tous les signaux sont au vert. »

Du côté des AOC Saint-Emilion et Castillon, voici le relevé et le commentaire de Karl Todeschini :

« Bilan des courses:

20 mm à Mangot
27 mm à La Brande

Juste top, ça arrose un poil encore et derriére 3 semaines de beau….. ENORME »

13 Sep

Alerte aux orages : vignerons et réseau Anelfa veillent…

Branle-bas de combat en Gironde. Les opérateurs du réseau de lutte contre les fléaux atmosphériques sont sur le pont pour éviter les orages de grêle trop destructeurs avec leur système de combustion d’iodure d’argent. De leur côté, les viticulteurs croisent les doigts et espèrent de l’eau bien nécessaire pour un vignoble de Bordeaux qui n’a pas vu une goutte depuis 2 mois.

Marc Duval (à droite), technicien du réseau Anelfa et Jean-Pierre Beauviconte vigneron et opérateur du réseau © JPS

Marc Duval (à droite), technicien du réseau Anelfa et Jean-Pierre Beauviconte vigneron et opérateur du réseau © JPS

A Saint-Loubès, depuis ce matin, on s’affaire. On sait que les orages menacent puisque la Gironde est en vigilance orange pour de violents orages comme dans 10 autres départements du Sud-Ouest. Marc Duval, technicien de l’Adelfa, l’association départementale d’étude et de lutte contre les fléaux atmosphériques, fait le tour des 110 installations qui font partie du dispositif de diminution des risques de gros orages de grêle.

L'allumage du dispositif est toujours spectaculaire © JPS

L’allumage du dispositif est toujours spectaculaire © JPS

C’est Jean-Pierre Beauviconte, vigneron, qui est son opérateur à Saint-Loubès. Comme bon nombre d’autres viticulteurs, pompiers et autres bénévoles, il est chargé d’allumer 3 à 4 heures avant l’annonce de l’orage de grêle sa cheminée qui diffuse dans l’atmosphère de l’iodure d’argent.

Jean-Pierre Viconte sur le front de la lutte contre les orages de grêle depuis 15 ans © JPS

Jean-Pierre Beauviconte sur le front de la lutte contre les orages de grêle depuis 15 ans © JPS

Peur de la grêle ? Jean-Pierre Beauviconte, reste assez optimiste, il n’est d’ailleurs pas assuré : « Ca inquiéte oui, mais depuis 15 ans que j’ai l’appareil à peu près, on n’a jamais eu vraiment de grêle donc il faut y croire. Autrement, oui c’est vraiment inquiétant, un orage de grêle, on voit ce qui se passe ailleurs, c’est vraiment catastrophique. »

PREVENTION ORAGE 106

Le procédé est assez simple, il s’agit de réaliser une combustion d’iodure d’argent avec cette grande cheminée qui va la disperser dans l’atmosphère.

Marc Duval explique: « l’objectif est de faire monter ce produit-là 3 ou 4 heures avant les événements orageux de façon à bien épandre la solution pour que les nuages captent toutes les petites molécules et stabilise la situation pour faire paradoxallement de la grêle mais là c’est de la petite grêle ». Il faut ainsi éviter que les grêlons se chargent et deviennent trop gros.

Dominique Fédieu, le président de l'Adelfa Gironde © JPS

Dominique Fédieu, le président de l’Adelfa Gironde © JPS

En Gironde, ce sont ainsi 110 postes qui sont disséminés sur tout le territoire comme l’explique le président de l’Anelfa Dominique Fédieu : « l’idéal, c’est d’avoir un poste dans un rayon de 10 kms, aujourd’hui  en Gironde il y a des faiblesses en particulier sur la partie Sud-Ouest et Ouest du département car ce sont des zones moins habitées, forestières, où il est plus difficile aussi de trouver les bénévoles pour tenir les postes. »

Pour Marc Duval, ancien sapeur pompier et technicien de l’Adelfa: « ce n’est pas une action avec un résultat à 100%, aujourd’hui on a la prétention de faire une action à 50 % efficace sur le phénomène de grêle. aujourd’hui, il faudrait créer une vingtaine de postes de plus pour être beaucoup plus efficace. » 

Nicolas Lesaint au château de Reignac à Saint-Loubès © JPS

Nicolas Lesaint au château de Reignac à Saint-Loubès © JPS

Sur un autre domaine, nettement plus conséquent, au château de Reignac avec ses 70 hectares, Nicolas Lesaint confie : « on est quelque part impatient et stressé de voir arriver ces précipitations, ça fait quand même un bon mois et demi qu’on n’a pas eu de pluviométrie donc c’est bien qu’il se mette à pleuvoir car la vigne, stressée, est en manque d’eau sur des sols graveleux ou sableux ».

PREVENTION ORAGE 143« Avoir de la pluie, c’est bien mais en avoir trop ce n’est pas génial. L’idéal serait d’avoir 25 mm efficaces pour qu’ils soient repompés, si on nous prévoit 40 mm ce n’est pas un mal il y ura une part absorbé et une autre perdue, par contre si ce sont 80 mm sur 4 jours, on aurait des gonflement important et des risques d’éclatement peut-être, même si cela arrive à 3 semaines des vendanges où les peaux sont encore résistantes… »

Regardez le reportage diffusé ce midi de Jean-Pierre Stahl et Sylvie Tusq-Mounet et Boris Chague :