16 Juin

Le château de la Rivière se tourne vers l’excellence

Soirée de prestige, ce dimanche soir, au château de la Rivière en AOC Fronsac. Xavier Buffo, son directeur, souhaite repartir de l’avant, après le dramatique accident d’hélicoptère qui avait endeuillé la propriété en décembre dernier. Il a présenté à la vingtaine de personnalités et de journalistes (qui l’avaient soutenu durant cette épreuve) les nouveaux projets du château de la Rivière.

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Les convives, avec au centre au deuxième rang Xavier Buffo, le directeur du château de la Rivière et les chefs chinois venus pour l’occasion © Jean-Pierre Stahl

« L’idée, c’est de passer à la vitesse supérieure ! » D’emblée, Xavier Buffo, le directeur général du château de la Rivière, plante le décor. Il est 19h, le soleil commence tout doucement à se coucher sur le majestueux édifice réhabilité au XIXème siècle par Viollet-le-Duc.

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La rencontre du thé de Pu’er et des vins du château de la Rivière, avec Xavier Buffo à droite © Jean-Pierre Stahl

La vingtaine de convives, dont le maire de la Rivière, Dominique Beyly, et celui de Libourne, Philippe Buisson, des journalistes locaux et régionaux, des auteurs de guides de tourisme comme Laurent Moujon (« Bordeaux Patrimoine Mondial & ses Routes des Vins » paru dans 11 langues et notamment en mandarin pour la Chine) a été sélectionnée par Xavier Buffo, avec  l’accord de la propriétaire Madame Lau (veuve de Lam Kok): ce sont des gens qui suivent le château de la  Rivière depuis de nombreuses années et aussi qui l’ont accompagné durant l’épreuve de décembre dernier (drame au château de la Rivière)

L’axe, c’est premièrement le vin: le faire, le meilleur possible et le positionner haut; deuxièmement on va développer à fond le tourisme… » Xavier Buffo, directeur général du château de la Rivière.

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La volonté commune de Madame Lau, la propriétaire, et de Xavier Buffo, c’est de faire du château de la Rivière une référence en France et à l’étranger mais aussi un haut lieu touristique © JPS

La soirée débutait en terrasse, avec la magnifique vue sur ce château construit au XVIème siècle et remanié au XIX, par une dégustation de Bordeaux Blanc que produit la propriété depuis seulement 2010 (c’est Xavier Buffo, alors directeur technique qui avait souhaité consacrer une parcelle du domaine pour faire un peu de blanc: 5000 bouteilles au total à rapprocher des 350 000 bouteilles produites par la Rivère essentiellement du Rouge (les Sources en 2nd vin, le château de la Rivière comme 1er vin et Aria 15 000 bouteilles « haut de gamme »).

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Li Zhuming, le chef cuisinier de la soirée et chef de l’Hôtel Resort & Spa de Jingmai, propriété du groupe Brilliant © Thierry Disclyn

Après l’accident survenu, les choses se précisent pour le château de la Rivière: d’emblée, le grand hôtel de luxe situé sur la butte en face du château ne verra pas le jour (pas dans l’immédiat), toutefois les investissements ne sont pas stoppés. Ainsi, il est prévu de réhabiliter les 5 chambres d’hôtes en appartement privés grand luxe, un Spa va également voir le jour. Le domaine sera davantage animé par des dîners au château et dans les appartements pour les hôtes qui le souhaitent. L’ancien propriétaire Lam Kok, et aujourd’hui sa veuve Sheung Wan Lau, étaient spécialisés dans l’hostellerie de luxe, proprétaires de 4 hôtels grand luxe en Chine (dont 2 Relais et Châteaux sur les 4 qui existent en Chine). Ils ont fait fortune dans le thé avec la production de fameux de la région du Pu’er ( fondant le groupe Brilliant).

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L’équipe et le chef cuisinier, avec au centre Thierry Disclyn, directeur marketing et commercial du château de la Rivière en costume traditionnel chinois © JPS

C’est donc une soirée spéciale qu’avait concocté Li Zhuming, le chef cuisinier de l’hôtel Resort & Spa de Jingmai, propriété du groupe Brilliant, une rencontre savante entre le thé de Pu’er et les vins du château de la Rivière: il proposait ainsi d’étonnantes gambas crues mijotées au Clairet du château de la Rivière, ou encore du turbot grillé parfumé au thé de Pu’er. Un délice…le tout accompagné de Clairet et par les suite de rouge du château de la Rivière avec des 2000, 2002 ou encore un double magnum 1986.

Une soirée toute en raffinesse où Xavier Buffo a rendu hommage à Madame Lau qui a donné comme signe fort sa volonté de s’impliquer totalement dans le château de la Rivière. « Elle souhaite en faire une référence en France et à l’étranger mais aussi un haut lieu touristique », selon Xavier Buffo.

09 Juin

Grêle: de gros dégâts à Cognac et dans le Médoc

De violents orages de grêle ont ravagé cette nuit les vignobles de Cognac et du Médoc. Des grêlons gros comme des balles de golf. Les dégâts par endroits sont terribles. Près de 2000 ha seraient impactés en Gironde, Blaignan est la commune la plus touchée avec 700 ha. Réunion de crise demain à Blaignan avec la préfecture de la Gironde.

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Les sapeurs pompiers de la région Poitou-Charentes ont du enlever des brouettes de grêlons, pour dire l’importance et l’intensité de ce qui est tombé du ciel © France 3 Poitiers

Le pays de Cognac a été très sévèrement touché avec des toitures arrachés, des cheminées et pans de murs tombés et des arbres à terre.

Des rafales de vents de 130 km/h ont en effet frappé le pays cognaçais dans un rayon de 20 km la nuit dernière vers 3 heures du matin.

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« les vignobles ont pris cher ! » dans le Médoc @ Stéphane Motard France 3 Aquitaine

Ces orages qui se sont abattus sur l’Aquitaine dans la nuit de dimanche à lundi ont occasionné beaucoup de dégâts sur la ville de Cognac et nécessité de nombreuses sorties des pompiers de Poitou-Charentes (photo au-dessus).

Le vignoble de Cognac a été très touché tout comme celui du Médoc, sur la rive gauche de l’estuaire de la Gironde, qui a été localement grêlé. C’est l’appellation Médoc qui a été impactée très fortement par endroit. Plus de 1000 ha seraient concernés mais certaines communes seraient plus particulièrement touchées, comme Lesparre, Prignac-en-Médoc ou Saint-Yzans de Médoc. Certains viticulteurs font état de parcelles ravagées à 100 %. D’après la préfecture de la Gironde, 700 ha ont été ravagés à Blaignan.

Dans un communiqué envoyé ce lundi en fin de journée, la préfecture de la Gironde assure que « dès mardi matin, une réunion se tiendra à Blaignan avec les services de l’Etat, les maires et les professionnels pour évaluer les pertes et préparer des réponses individualisées exploitation par exploitation. »  Blaignan serait la commune du Médoc la plus touchée avec 680 hectares frappés.
Par ailleurs, « le Préfet mettra en œuvre immédiatement la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle dès que la demande sera remontée des communes concernées. »

« C’est irrégulier mais il y a des parcelles où il n’y a plus de feuilles sur les branches », a expliqué à l’AFP  Antoine Médeville, du laboratoire Oenoconseil.Sur une zone regroupant quatre à cinq villages en bord de Garonne, au nord des propriétés en appellation Margaux et Saint-Estèphe, « près de 50% du vignoble a été touché, 25% pour les uns et quasiment 100% pour d’autres. »

Les vigne déchiquetée dans le Médoc © Photo France Bleu Gironde

Certains sont toujours en grandes difficultés financières, regroupés dans l’association SOS Vignerons Sinistrés, ils attendent toujours un geste de l’Etat. Ce nouvel épisode douloureux interpelle une fois de plus les pouvoirs publics et la solidarité de tous.

Regardez  le reportage de Cendrine Albo et Bernard Hostein-Aris chez Jean-Yves Merlet, viticulteur de Prignac-en-Médoc  et chez Christian Benillan à Blaignan sinistrés par l’orage de grêle cette nuit dans le Médoc

 

Personnes interviewées dans ce reportage : Jean-Yves Merlet (viticulteur), Christian Benillan (maire de Blaignan – viticulteur), et Alexandre Pierrard (maire de Prignac-en-Médoc).

Lire la suite:

La clameur des paysans du Médoc victimes de la grêle: « nos pieds de vignes, c’est nos copains…ils sont complètement « destroy », ça nous fait mal à nous physiquement ! »

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Sur les réseaux sociaux, les victimes de la grêle se comptent par dizaines © Twitter

04 Juin

La Chine Boit Rouge ou quand les Chinois raflent les châteaux du Bordelais

C’était ce mardi soir l’avant-première de « la Chine Boit Rouge ». La projection de ce documentaire co-produit par France 3 Aquitaine s’est déroulée au CAPC à Bordeaux devant un parterre de 160 acteurs de la filière vin. Un coup de projecteur dans les châteaux rachetés par les Chinois, une explication de leur goût prononcé pour le vin rouge et notamment le Bordeaux. Un docu à voir le 21 juin à 15h25 et le 27 juin à minuit sur France 3 Aquitaine.

Dans un film, un documentaire, il faut bien un début, il y a toujours un début…Béatrice Cateland a choisi de raconter le début de cette invasion chinoise en Bordelais à travers Tommy Shan, le chef chinois du restaurant au Bonheur du Palais, l’un des pionniers à s’être implanté dans la région.

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Plus de cent personnes du monde du vin et acteurs économiques de Bordeaux, présenst à l’avant-première © JPS

Une forme de clin d’oeil car elle joue durant ce 52 minutes sur les accords mets et vins, et notamment de la cuisine chinoise avec les vins de Bordeaux. Une métaphore aussi puisqu’elle va expliquer à travers les différents témoignages recueillis que les Chinois ont un palais particulièrement bien éduqué à la dégustation de nos vins rouges…

Ils ont un palais qui est formé, ce qui nous rassemble c’est le palais, c’est le goût », confie ainsi Hubert de Boüard, le propriétaire d’Angelus. « Il y a un  véritable lien, une interconnexion de nos cultures, un partage du goût et de la culture entre nous »

Hubert de Boüard, c’est un peu le fil rouge de « la Chine Boit Rouge », son analyse est ainsi bue et dégustée par la réalisatrice sans modération. Mais il faut dire qu’avec son 1er Grand Cru Classé A depuis 2012 à Saint-Emilion, il parcourt la planète entière et connaît bien les Chinois, même s’il avoue « Il y a 700 villes en Chine qui font plus de 700 000 habitants, la vague Chinoise est un tsunami, elle est plus grosse que toutes les autres, il me faudrait 4 vies pour connaître ce pays ».

Et de rappeler cette anecdote qui l’a particulièrement marquée: un jour un Chinois est venu et il voulait acheter les 90 000 bouteilles d’Angelus, bref acheter toute la récolte: « là, ça peut faire peur »! dixit Hubert de Boüard.

Evidemment, ça peut faire peur, mais à vendre aujourd’hui  25 % des exportations de vins en Chine, l’ensemble du monde du vin de Bordeaux joue à se faire peur tout seul…surtout comme en 2013 où il y a eu une baisse de 16% en volume, 18% en valeur des ventes en Chine, et que d’après certains négociants que j’ai interviewé récemment les ventes pourraient marquer le pas d’environ 50 % ces derniers temps…(mais cela reste l’analyse de Côté Châteaux.)

Car le documentaire retrace les prémices de cette déferlante chinoise avec le premier château acheté en 2008 par une jeune héritière de 22 ans Daisy Cheng: son choix s’est porté sur un château aux allures de conte de fée, Latour-Laguens. Un Bordeaux Supérieur véritable marque acheté par cette jeune Chinoise pour être sa figure de proue en Chine. Les témoignages sur cette première aventure du chef d’exploitation et du régisseur sont assez éloquents. Toutefois, Sophie Roussov, première régisseuse qui a accompagné les premiers pas avec Stéphane Toutounji l’oenologue auraient été tout aussi pertinents. Car Mlle Cheng a souhaité faire un hôtel de luxe dans ce château, puis ces travaux ont été quelque peu stoppés avant de reprendre…La volonté était aussi de faire des vins très boisés pour tendre vers les très grands vins de Bordeaux, avec une qualité qu’elle a essayé avec son oenologue de tirer vers le haut.

Dans ce château comme dans d’autres aux mains des Chinois, on apprend que toute la production est commercialisée en Chine. Ce que l’on voit également mais sans s’appesantir, c’est que les Chinois forcent le trait notamment à Latour-Laguens: ainsi, sur leurs barriques, ainsi que sur les étiquettes l’effigie de Napoleon peint par David a été reproduite…car les Chinois raffolent en fait de l’Histoire de France, c’est ainsi que les propriétés usent et abusent de couronnes sur les étiquettes et des images de Napoléon ou des maréchaux d’Empire…

Jinshan Zhang à droite, propriétaire de château Grand Mouëys © La Chine Boit Rouge

En 2012, Jinshan Zhang, à la tête du groupe NingXia, premier fabricant de Gouqi, un alcool chinois, vient de faire ses emplettes dans le Bordelais avec le rachat du château Grand Mouëys, une cinquantaine d’hectares en AOC Côtes-de-Bordeaux.
Il avoue que « quand il a vu le château la 1ère fois il a été fasciné », désormais il veut « rester ici le plus longtemps possible car le paysage y est aussi très joli ».

Tantôt les Chinois ont été séduits par l’architecture, comme Lam Lok ce milliardaire au destin tragique au château de la Rivière en Fronsac, tantôt ils voulaient acheter des noms qui ressemblent le plus possible aux Ferraris du Bordelais: Latour-Laguens pour Latour, Lafitte-Laguens qui rappelle Lafite-Rothschild…ou encore Richelieu en AOC Fronsac pour s’offrir pourquoi pas le Cardinal !

Autres fins analystes de l’arrivée des Chinois en Bordelais, Christophe Château, directeur communication du CIVB, Jean-Luc Thunevin, négociant et propriétaire de Valandraud à Saint-Emilion et Christophe Reboul-Salzes, Président de The Wine Merchant. Ils ont été interviewés lors de Vinexpo Bordeaux 2013, côte à côte assis sur 3 tabourets. « Sur le plan fidélité et amitié, moi ils m’ont surpris », livre Christophe Reboul-Salzes, qui fut aussi surpris un beau jour d’avoir une commande ferme de 11 millions d’euros d’un richissime chinois…

Et l’on apprend, comme expliqué au début du propos, que ces Chinois savent apprécier le vin car dans le thé, c’est comme dans le vin, il y a des tanins… Hubert de Boüard renchérit: « je suis frappé par cette curiosité des Chinois. Une curiosité qu’on a oublié en Suisse, en Belgique ou en Grande-Bretagne, elle s’est évaporée… » (attention, ça va déplaire à James Bond …)

Après avoir dégusté une Chinese Party, organisée au moment de Vinexpo par les Bordeaux et Bordeaux Sup au château Lafitte-Laguens (on aurait pu rappeler que ce château a quasiment été vendu à des Chinois, mais c’est Vincent Bonhur et son frère, deux Bordelais qui ont raflé la mise au final à Yvrac…), la fin du film se passe au château Guiraud où l’on retrouve le chef Tommy Shan. La boucle est bouclée, le chef a préparé ses spécialités chinoises qui se marient parfaitement avec les vins rouges et les Sauternes. Et Xavier Planty de préférer ce type de mariage plutôt que le traditionnel mariage des fromages et des rouges: à proscrire désormais en France. Et oui, il va falloir s’habituer à ces accords mets et vins, et à manger davantage chinois en Bordelais, car rappelez-vous, « cette vague est un tsunami ! »

Et Côté Châteaux de préciser qu’en Chine, il y aurait actuellement 300 milliardaires et 1 million de millionnaires, de quoi prétendre à devenir châtelain chinois en Bordelais…

Un documentaire réalisé par Béatrice Cateland
Coproduction : Prismedia et Real Productions – France 3 Aquitaine avec la participation du CNC

« La Chine Boit Rouge » à voir le 21 juin à 15h25 et le 27 juin à minuit sur France 3 Aquitaine.

25 Mai

Médocaine 2014: 7500 vététistes ont pu admirer les vignes du Médoc

Ils étaient 7500 randonneurs sur les chemins et routes du Médoc, ce samedi 24 mai pour la Médocaine, la plus grande randonnée VTT française sur un jour ! Sur les 7 circuits de 25 à 80km de l’épreuve girondine, ils ont pédalé, chanté et dégusté avec modération dans les propriétés de cinq appellations viticole de renom, Margaux, Moulis, Listrac, Haut-Médoc et Bordeaux. Une épreuve unique en son genre entre sport, carnaval, et oenotourisme.

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7500 participants, un beau succès © Philippe Roy

7500 amateurs de VTT et de vins et paysages du Médoc ont pris le départ de la Médocaine VTT, depuis la plaine des sports d’Arsac en Gironde. La 16e édition de la plus grande et plus originale randonnée VTT française a encore connu un grand succès malgré la boue provoquée par une semaine pluvieuse.

Sa recette ? Un parcours composé de 7 circuits traversant cinq célèbres appellations viticoles : Margaux, Moulis, Listrac, Haut-Médoc et Bordeaux, des animations et des dégustations dans près de 20 châteaux et enfin des concurrents aux déguisements digne du carnaval de Rio. Sous un ciel printanier, on retrouvait sur la ligne de départ, des tribus d’abeilles, un train, des scrhtoumpfs, des mariés ou des Indiens. Bref, un doux délire qui connaît désormais un succès international avec la présence de randonneurs anglais, allemands, belges, suisses, portugais et même chinois de Hong-Kong.

L’étonnant cortège roulant a traversé des châteaux prestigieux comme Giscours, Cantenac Brown ou Kirwan, a goûté avec modération des millésimes recherchés et a découvert les paysages du Sud-Médoc qui vont des bords de Garonne aux propriétés viticoles. En fonction des parcours, les allures étaient différentes. Ceux du 80 kms s’en sont donnés à cœur joie avec une petite compétition amicale. Pour les autres amateurs des 20 à 50 kms, l’allure était plus douce mais le parcours boueux en a surpris plus d’un.

La Médocaine s’est clôturée par un repas gigantesque de 2000 personnes sur la plaine des sports. Avec un feu d’artifice en apothéose de cette ambiance déjà survoltée par les bandas.

Source Médocaine du Médoc.

(l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération)

22 Mai

La contrefaçon de vin en Chine: « je me suis dit ce n’est pas possible, ce n’est réservé qu’aux grands crus classés ! »

A l’aube de Vinexpo Asia à Hong-Kong du 27 au 29 mai, la lutte contre la contrefaçon revient au centre des préoccupations des gouvernement français et chinois. Les producteurs de Bordeaux veulent mettre un terme définitif à cette contrefaçon qui leur porte préjudice et représente un véritable fléau…

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Hervé Grandeau, devant son château Lauduc à Tresses @Jean-Pierre Stahl

L’histoire d’Hervé Grandeau est remarquable. Un exemple parmi tant d’autres qui se sont fait copier leur vin en Chine. Hervé Grandeau est vigneron en Bordeaux Supérieur à Tresses, mais c’est aussi le président du syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur.

« En 2007, j’ai commencé à travailler en Chine, avec de 2007 à 2009 peu de retours », ce malgré la vente d’un super millésime le 2005. Ce n’est qu’à partire de 2009 où ça a décollé avec « un très bon importateur qui m’a permis de développer mes ventes en Chine: en 2010, je vendais jusqu’à 12 % de ma production »

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Hervé Grandeau avec son ancien importateur © Hervé Grandeau

« Quand je suis arrivé dans la ville de Quingdao, il est venu me chercher en mini-bus avec dessus le nom de mon château Lauduc, j’avais des affiches 4X3, des sachets également avec le nom château Lauduc. Il avait un plan statégique et voulait capitaliser sur ma marque. » Même des boutiques portaient le nom de château Lauduc. « En 2009-2010, ça a très bien marché ! »

« Fin 2010, il commence à me dire qu’il y a de la contrefaçon; je lui dis que ce n’est pas possible, c’est réservé aux grands crus classés. Il me dis: regarde ces sites internet, il n’ a pas que moi qui vend du Lauduc (vendu preque moitié prix). On a alors commandé une bouteille de Carruades de Lafite et des bouteilles de Lauduc qu’ont a faites analysées en France. Ils avaient copié étiquettes, contre-étiquettes et même le macaron médaille d’or du concours de Paris. J’étais bluffé. Il y avait une faute à l’arrière « un E à la place du F dans contain sulfite ». Il y avait aussi une capsule lit de vin alors que nous utisisions des rouges.Par ailleurs sur la capsule , il y avait d’incrit la date de mise en bouteille alors que d’habitude ce n’est jamais incrit, nous fournissons juste un certificat de mise en bouteille. »

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Hervé Grandeau avec le sac et brochures de son ancien importateur © JPS

« Quand j’ai eu le résultat de l’analyse en France sur les bouteilles copiées, il s’agissait d’un cépage espagnol tempranillo »

J’ai alors pris un cabinet d’avocats parisiens en 2010 alor(s que je commercialisait 12 %, en 2011 plus rien…Mon importateur me relance pour savoir si j’ai réglé le problème de contrefaçon. »

« Fin 2011, Stéphane Héraud rentre du salon de Chendu et m’informe que mon importateur avait sa marque « château Lauduc. Il me dit que mon importateur veut lui acheter 100 000 bouteilles de Tutiac. » « Non seulement j’étais copié mais en prime on s’était approprié ma marque..

« Avec mes avocats nous avons aussitôt attaqué, heureusement il avait déposé avec le nom de sa société or un importateur ne peut pas déposer une marque de son fournisseur. »

« Malheureusement, j’ai perdu mon premier procès, car je n’avais pas fourni toutes les pièces, j’ai fait appel dans les temps et ai réussi à gagner fin 2013 en appel grâce à Jean-Baptiste Thial, spécialiste des questions de contrefaçons (spécialisé dans le droit du vin et des alcools sur Bordeaux). Entre temps, j’ai déposé Lauduc en Chine et je suis en train de faire annuler son dépôt de marque. J’ai désormais bon espoir de gagner et faire reconnaître mon dépôt de marque. En 2012, j’ai commercialisé 25 % en Chine. »

Cité du Vin, WEnd Crus Classés, Coupe Crus Bourgeois et Contrefa 194Pour protéger leurs vins, les Crus Bourgeois du Médoc ont pris le problème en compte dès 2009. Ainsi, le château Moulin Rouge a tout pour plaire aux Chinois avec un nom qui leur parle et des couleurs rouge et or sur leurs étiquettes qu’ils adorent. A priori, château Moulin Rouge n’aurait pas été copié en Chine.

Les Crus Bourgeois et château Moulin Rouge, 25 ha de vignes  à Cussac-Fort-Médoc, apposent sur les contre-étiquettes de stickers infalsifiables…

« On a le logo CB des Crus Bourgeois, le millésime ainsi qu’une cible et un numéro unique pour chaque bouteille au centre, puis le QR code pour télécharger avec un smartphone la page de la propriété et une bande hologramme sur le côté droit comme les billets de banque », explique Lucie Ribeiro, 14ème génération de vignerons (une propriété qui remonterait à 1739 !).

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Lucie Ribeiro du château Moulin Rouge appose ses stickers sur les contre-étiquettes @ JPS

Cette propriété fonctionne avec le négoce bordelais pour vendre en Chine, d’ailleurs Hervé Grandeau et château Lauduc également désormais pour se prémunir des risques de commercialisation avec le marché chinois.

Au niveau des « Bordeaux et Bordeaux Supérieur », on a signé un partenariat avec Tesa-MSP, cette entreprise a développé un QR code et un hologramme avec codage en trois morceaux. C’est encore mieux que les Crus Bourgeois ! » Nous l’avons adopté avec les St Emilion et le Cercle Rive droite. »

« A partir de la technologie, quasiment infalsifiable, on doit y arriver, il faut qu’on ait toujours une longeur d’avance sur la coontrefaçon ! »selon Hervé Grandeau propriétaire du château Lauduc.

Reportage de Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer

15 Mai

« Design-moi une barrique », champagne !

C’était, ce soir du 15 mai, l’apothéose à Bordeaux pour les 22 participants du concours « Design-moi une barrique » lancé par H&A Location. Trois prix récompensent les projets de 3 designers qui ont remis en valeur de vieilles barriques en les transformant et en leur donnant ainsi une nouvelle vie.

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Rémi Denjean dans son atelier @ Jean-Pierre Stahl

Le matin, même, il y avait encore quelques préparatifs en atelier, un dernier ponçage par ci, un coup de chiffon par là, ces vieilles barriques se font belles pour être exposées…Pas forcément sous leur aspect originel, Rémi Deanjean lui prend un mali plaisir à démonter les douelles, les reponcer légèrement, puis les assembler, soit en les collant pour en faire des plateaux à huîtres que le célèbre restaurant Le Pinasse Café au Cap Ferret lui a commandés, soit pour en faire des paniers à pain, des porte-bouteilles ou encore des sièges…

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« Dowell Collection » le fauteuil à base de barriques par Rémi Denjean @ JPS

C’est que cet artisan décorateur désormais designer en barriques sait travailler le bois, transformer avec un respect religieux ces nobles douelles en chêne qui respirent encore le vin qu’elles ont léché. D’ailleurs, ce fauteuil, le « Dowell » est totalement inspiré de ces barriques avec un côté chêne brut et un côté chêne couleur Bordeaux, le tout légèrement huilé. Il lui a fallu d’ailleurs deux barriques pour réaliser ce fauteuil et une sublime lame d’acier noire comme colonne vertébrale de ces douelles qu’il a cintrée à froid.

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Thomas Moussié, devant ses « Cut U » © JPS

Mais sous la Halle des Chartrons, il n’est pas tout seul, il y a ceux qui affûtent leurs armes…Ainsi Thomas Moussié, tonnelier de profesion qui exerce en Espagne et fournit, me dit-il, Rothschild et Mondavi aux USA. Lui a inventé les « Cut U » (prononcez cut you)(et non à la Johnny « u »). Des couteaux avec des lames extraordinaires de Damas et des manches élaborés à partir de douelles. Des « Cut U » dont Smith Haut Lafite aurait déjà passé commande pour son futur restaurant le « Rouge ».

Juste à côté, c’est « l’éclosion », un tableau de 4 chaises et une table avec une modification minimum. Un mobilier, fait à partir de douelles de barriques, d’inox, de laiton et d’altuglass pour les plateaux avec quelques vis pour tenir le tout. Un projet élaboré par Pierre Rivière en Charentes, designer « INid ».

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Gaël Ducher derrière sa « Soap Car » @ JPS

A côté d’un vélo original avec son cadre en douelles, il reste dans un coin une barrique…mais à roulette! C’est la « Soap Car », la caisse à savon, conçue par Gaël Ducher, ancien designer parisien, chef dxe produit dans le marketing. 15 heures de conception et 50 heures de réalisation pour sa Soap Car dont il m’assure que ma foi « si elle n’est pas vendue, je ferai la course des caisses à savons Red Bull ! »

Et c’est au final Enzo Pasqual qui remporte le premier prix pour sa banquette 3 assises qu’il a dessinée et qui a été réalisée par Rémi Denjean. Bravo à tous deux.

Le 2 ème prix revient à Antoine Amiot-Servelle pour une table réalisée faite de douelles et réhaussée par une structure métallique.

3ème prix, prix du public FaceBook , pour Eric Daout pour sa table basse faite à partir d’un fond de barrique avec 3 cerclages (Douelles de Rêve).

Enfin, un 4ème prix spécial pour la « Soap Car », la Caisse à Savon de Gaël Ducher.

Quant à Rémi Denjean, il a obtenu le coup de coeur de Côté Châteaux. « Si je n’ai pas eu de prix, ce n’est pas grave », car il m’a confié avoir eu de nombreux contacts fructueux et il est si modeste qu’il oublie finalement que c’est lui qui a réalisé la banquette ! Champagne Rémi !

Exposition à la Halle des Chartrons jusqu’au 30 mai.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Bernard Hostein-Aris

03 Avr

Yquem 2013 : « c’est le grand vin du millésime. La grande réussite est à Sauternes » selon Pierre Lurton

Le millésime 2013 est incontestablement réussi…en liquoreux (et en blancs). Yquem et Pierre Lurton étaient fiers de présenter leur 2013, ce mercredi soir au Grand Théâtre de Bordeaux. Un millésime sur la fraîcheur et la complexité que le maître du domaine compare aux 2001 et 2007.

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Pierre Lurton, le PDG d’Yquem, mercredi soir au Grand Théâtre de Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres », ainsi va la vie du 2013 où le roi botrytis a enchanté Sauternes mais a fait pleurer les rouges. Cette petite phrase, c’est Pierre Lurton qui me la confie, sur un ton plutôt humoristique qu’ironique, en avant propos de sa grande soirée Yquem au Grand Théâtre de Bordeaux.

Une soirée où toute la place de Bordeaux est présente, mais aussi des amateurs et acheteurs étrangers, sur invitations bien sûr. Avec comme grand chef Jean-Pierre Vigato, chef de l’Apicius à Paris

Le PDG d’Yquem poursuit « l’hétérogénéité de floraison a toujours craint pour les rouges », alors que pour les liquoreux, on peut dire que ça a profité à Yquem « dans un système complexe où le botrytis s’est développé à droite et à gauche. C’est une année à botrytis assez prolixe. On a fait 4 à 5 tris, en vendangeant du 28 septembre au 28 octobre. »

C’est un millésime de botrytis, avec ses arômes de rôti, d’abricot sec. Un millésime de fraîcheur: il faisait frais le matin et frais la nuit. Le 2013 a été arrosé aussi. La fraîcheur a maintenu l’acidité, il est très aérien avec un botrytis très précis. D’un grand équilibre. Les Sauternes, comme je les aime. Pierre Lurton, PDG d’Yquem.

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L’or d’Yquem dans les ors du Grand Théâtre @ Didier Bonnet

On est allé dans la complexité…140 grammes de sucre résiduel, 4 grammes d’acidité et 13, 2 ° d’alcool.

Après les dégustations dans les dizaines et dizaines de spots de primeurs, les amateurs sont arrivés ce soir prêts à se laisser aller au rêve. Comme se plaît à le dire Pierre Lurton: « arrivé sur Yquem, c’est l’oasis où tu te complaît où que tu te trouves… »

Quant à savoir si on peut rapprocher ce 2013 d’autres millésimes d’Yquem ?

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Fabrice et Hortense Bernard de Millésima, Pierre Lurton et Nicolas Ballerin, courtier  © JPS

« On est très enthousiasmé par le millésime 2013 d’Yquem. C’est le grand vin du millésime. Cette année, la grande réussite est à Sauternes. » (à décripter dans tous les sens par rapport aux rouges et par rapport à 2012 puisque Yquem n’avait pas sorti de grand vin.)

80 000  bouteilles de 2013 sortiront des chais d’Yquem, une année plutôt moyenne en volume où la selection a été rude. Quant à son prix ? Trop tôt. En primeurs ? Sans doute. « Ca ne va pas être en tout cas l’envolée lyrique des prix » assure Pierre Lurton.

Regardez l’interview de Pierre Lurton, Pdg d’ Yquem, réalisée par Jean-Pierre Stahl et Didier Bonnet

 

13 Mar

Vino Business fait des vagues…

Le livre d’Isabelle Saporta « Vino Business » est à peine sorti, jeudi 6 mars, qu’une plainte en diffamation a été déposée contre Albin Michel et son auteure par Hubert de Boüard et ses avocats. Ce dernier affirme dans son communiqué: « Isabelle Saporta accuse dans son ouvrage, de manière totalement infondée, le propriétaire du Château Angélus ».

Côté Châteaux a comme politique de laisser les choses se décanter…comme un bon vin mais aussi de traiter en urgence quand l’actu le commande. En l’occurence, ce livre n’a pas d’urgence en soit car il se présente comme une enquête sur des états de faits soit-disant constatés sur plusieurs années (comme les prix à l’hectare qui ont explosé à Pomerol, mais ce qui est rare est cher) avec des fois des portes ouvertes enfoncées (les financiers ont fait grimper les prix) car des sujets ont déjà été traités maintes fois par les JT. Mais tout de même, c’est un condensé de thèmes qui portent à polémique. Là où ça devient urgent, c’est que depuis hier, un dépôt de plainte pour diffamation s’est invité dans cette histoire, il faut bien dire, pas bien claire à la base entre les deux protagonistes. L’objet du tournage (car c’était un tournage initialement) n’était pas celui annoncé au personnage principal du livre, ni d’ailleurs le livre lui-même. Voilà pour l’à propos. Qui a tort qui a raison, la justice le dira prochainement.

Isabelle Saporta a lancé jeudi dernier son livre « Vino Business », un titre accrocheur, qui déjà a été tiré à 30 000 exemplaires (255 pages chez Albin Michel, 19 euros), et qui  envisage déjà un retirage. Depuis « ça remue » nous a confié Chantal Mamou Mani, son attachée de presse chez l’éditeur.

Isabelle Saporta a commencé à lancer son livre par une interview accordée à Thomas Sotto, dans la matinale d’Europe 1, normal, puisqu’elle est journaliste chroniqueuse à Europe 1 depuis peu, avant d’avoir exercé à RMC, Francer Inter, auprès de Jean-Pierre Coffe, et à Mariane. Elle réalise par ailleurs des documentaires, et tiens justement un qui s’appelle « Vino Business » qui sera diffusé en prime-time sur France 3, « entre mai et septembre » (elle ne savait pas).

Isabelle Saporta

Isabelle Saporta © Albin Michel

Jointe ce matin, par téléphone, Isabelle Saporta nous déclare:  » j’ai enquêté pendant deux ans, et plus précisément, puisque vous allez me poser la question, auprès d’Hubert de Boüard, je l’ai suivi un an, très régulièrement, pour les besoins d’un documentaire diffusé en prime sur France 3. » (de mars à décembre 2013)

Un quart du livre concerne le classement de Saint-Emilion: « je savais que ça allait enflammer les esprits, les enjeux financiers sont colossaux ! »

« J’avoue que la virulence des attaques…j’ai été attaqué en tant que femme, sur ma personne, ça a été d’une virulence énorme. Tous les porte-flingues sont montés au créneau…Quand une femme fait une enquête, on a le droit de la traiter de salope ! »

« D’ailleurs, poursuit-elle, il y a une excellent papier dans le point »: « Vino business, le bruit et la fureur » par Jacques Dupont.

mais aussi un autre papier de notre autre confrère César Compadre de Sud-Ouest: « un livre bouchonné au parfum d’approximation »

« Il (Hubert de Boüard) m’a fait savoir qu’il voulait attaquer par différents canaux. Il voulait faire un référé pour l’interdire, finalement, il ne l’a pas fait. La plainte ? Je ne suis pas étonnée qu’elle arrive, mais étonnée qu’elle arrive aussi tard. Je lui ai transmis le livre très tôt. J’ai fait un travail de journaliste, j’ai fait jouer le contradictoire. »

Tout le monde savait pourtant qu’il y avait ce classement de Saint-Emilion qui était attaqué !  

« Je suis presque soulagée qu’elle soit arrivée. Maintenant elle est là. Les faits que j’avance sont solides. »

Depuis la parution, Isabelle Saporta a été invitée de nombreux plateaux pour la promo et le brûlot qu’elle livre:  » c’est un sujet magnifique, qui intéresse le grand public, et effectivement il y a une système de classement mis à mal. C’est normal que cela intéresse les gens. Moi, je porte les dysfonctionnements du système. Ils savaient à qui ils avaient affaire, puisque j’ai écrit « le livre noir de l’agriculture chez Fayard ». Qu’est-ce qu’ils croient que toute la presse est courtisane ?!? Non, je fais mon boulot. »

Hubert de Boüard, co-propriétaire d’Angélus à Saint-Emilion.

Hubert de Boüard, que nous avons contacté également ce jour, nous a confirmé qu’il déposait plainte en diffamation avec ses avocats conseils habituels Jean-François Dacharry de Bordeaux et Jean-Yves Dupeux du barreau de Paris.

Une plainte en diffamation à l’encontre de la publication « Albin Michel » mais aussi de son auteure Isabelle Saporta.

Hubert de Boüard nous relate les circonstances de sa rencontre et de l’acceptation du tournage avec Isabelle Saporta: « D’abord, elle m’a suivi en disant que c’était une émission « une année dans les vignes d’un vigneron », à aucun moment elle ne lui a annoncé l’autre titre, le but qu’elle suivait, ni qu’elle allait en faire des choux gras: « je ne savais pas qu’elle allait écrire un livre… » J’ai accepté avec tout mon coeur le tournage. » Trahi ? Sans doute, la couleur n’a pas été annoncée de cette manière. Pour l’heure, Hubert de Boüard veut essayer de « laisser retomber la pression médiatique » et s’exprimera un peu plus tard nous confirme Stéphanie Prunier, partner associée chez Havas worldwide Paris.

« Hubert de Boüard est complétement clair sur cette histoire et elle (Isabelle Saporta) raconte n’importe quoi, mais on en apportera la preuve », précise Stéphanie Prunier.

 Dans son communiqué, Hubert de Boüard précise: « au regard des informations erronées contenues dans le livre Vino Business, le propriétaire du Château Angélus a déposé plainte du chef de diffamation publique contre son auteure Isabelle Saporta et son éditeur. » 

« Dans le cadre du renouvellement du classement 2012 des crus de l’AOC Saint-Emilion grand cru, toutes les garanties ont été apportées pour assurer son impartialité :  
le classement a été mené par des organismes certificateurs indépendants. La Commission du classement Saint-Emilion était constituée de personnalités expertes étrangères à ce terroir dont l’impartialité était garantie par une déclaration d’indépendance. »

« Les critères d’évaluation et le système de notation figuraient dans le règlement. Ils étaient donc connus de tous, y compris des candidats. Le règlement de classement a été homologué par les ministères de l’Agriculture et de l’Economie, puis publié au Journal officiel. »

« Autant d’éléments qui démontrent qu’Isabelle Saporta accuse dans son ouvrage, de manière totalement infondée, le propriétaire du Château Angélus. »

06 Mar

Philippe Starck a dévoilé le nouveau chai des Carmes Haut-Brion: « c’est une lame » sortie des eaux !

Lancement en grandes pompes du chantier de nouveau chai du château les Carmes Haut-Brion à Bordeaux. « Un navire amiral »signé Philippe Starck, designer, et Luc Arsène-Henry, architecte. Les Carmes avaient été achetées en 2010 par Patrice Pichet, Pdg du Groupe Pichet.

20140306_133504Pour Patrice Pichet, propriétaire du château les Carmes Haut-Brion : « c’est un navire amiral, transportant nos vins aux quatre coins du monde ». Le Pdg du groupe de constructions immobilières Pichet aurait pu travailler avec ses équipes habituelles, mais il a voulu un projet marquant !

Cet ouvrage architectural unique ancrera dans le XXIème siècle l’histoire des Carmes Haut-Brion, seul château au coeur de la ville de Bordeaux. » selon Patrice Pichet, propriétaire.

Et d’ajouter: « je fonde beaucoup d’espoirs dans l’avenir du domaine. En 2010, c’était un achat coût de coeur (à 18 millions d’euros), aujourd’hui je peux dire que c’est un achat de raison. »

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La « lame » dessinée par Philippe Starck © Philippe Starck – Les Carmes Haut-Brion

Ce nouveau chai est un trait de crayon osé, au coeur d’un domaine marqué par l’histoire…En 1584, le seigneur de Haut-Brion a donné cette parcelle à l’ordre des Carmélites. Elles sont restées sur la propriété durant près de 200 ans.

C’est dire si Philippe Starck ne voulait pas trop en ajouter… » mon objectif était de ne rien faire avec un grand R. »

Il serait extrêmement facile de faire un bâtiment flamboyant pour montrer à quel point on serait des génies, Luc Arsène-Henry et moi-même, mais où serait la puissance du vin, la magie du vin ? Donc on a fait une lame en acier ! (Philippe Starck).

Après les discours des officiels, des maires de Pessac, de Mérignac et de Bordeaux, qui tous revendiquent, à juste titre, un bout de terroir des Carmes Haut-Brion, déchirées entre ces 3 communes, les pelletées officielles ont été lancées…avec Amélie Mauresmo, la championne de tennis, en vedette !

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Philippe Starck, Patrice Pichet et Luc Arsène-Henry © Jean-Pierre Stahl

Ce chai sera une cave passive thermo-régulée par l’eau, et en terme d’hygrométrie, et en température (pas besoin de climatisation…).

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Stéphane Derenoncourt, oenologue consultant pour la propriété, et Guillaume Pouthier, directeur de l’exploitation. © Jean-Pierre Stahl

Guillaume Pouthier, directeur de l’exploitation, précise : »Nos vignobles sont travaillés comme en bio et biodynamie, c’est une philosophie de travail ».

Quant à la conception du premier vin des Carmes Haut-Brion: ça doit être un vin équilibré, complexe, apte à vieillir, racé…et qui donne de l’émotion », pour Guillaume Pouthier

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C’est qui qui a la meilleure pelletée ? © JPS

 Depuis plus d’un an et demi, les Carmes et ses concepteurs travaillaient sur ce projet de 9 millions d’euros. « Une coque renversée fascinante » pour Alain Juppé, qui plaisantait de savoir si l’an prochain il pourrait l’inaugurer « si je suis toujours là » et « vous aussi s’adressant à ses « amis » politiques.

Michel Sainte-Marie s’enorgueillit d’avoir signé le permis de construire car « le chai est sur Mérignac ! » Et Alain Juppé de conclure que de toute manière, les Carmes Haut-Brion auront toujours pour adresse…Bordeaux.

Livraison en mai 2015, juste avant Vinexpo Bordeaux !

Et pour aller plus loin écoutez et regardez ces interviews de Philippe Stark, designer, Luc Arsène-Henry, architecte et Patrice Pichet propriétaire du château Les Carmes Haut-Brion réalisées par Jean-Pierre Stahl et Cristèle Arfel

31 Jan

Château de la Rivière : le corps de James Grégoire retrouvé

« C’est un soulagement. » La réaction est unanime. Tant de la famille que des salariés du Château qui aimaient et appréciaient James Grégoire l’ancien propriétaire. Ils ont appris la découverte hier du corps à Saint-Loubès qui selon les premières constatations semble être celui de James Grégoire.

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Xavier Buffo, le directeur général du château de la Rivière © Jean-Pierre Stahl

Xavier Buffo, le directeur général du château de la Rivière, nous a confié avoir eu la famille de James Grégoire hier au téléphone. Il a notamment eu sa belle-fille. « C’est un soulagement ! On va enfin pouvoir faire le deuil. Ca n’enlève pas la douleur, mais vraiment c’est un soulagement. »

A Chinese billionaire and a French wine maker are feared dead following a helicopter crash they took together to celebrate the sale of a Bordeaux chateau.

James Grégoire et Lam Kok © AFP

Hier après-midi, comme pour Peng Wang (directeur France du groupe Brilliant) le 11 janvier dernier, c’est un promeneur qui a retrouvé le corps en bord de Dordogne à Saint-Loubès, non loin de l’endroit où avait été retrouvé Mr Wang. Les gendarmes de la brigade nautique d’Arcachon ont retiré le corps de l’eau. D’après les premières constatations, les habits et bijoux qu’il portait semblaient correspondre aux descriptifs qu’avaient recueillis les gendarmes chargés de l’enquête. Toutefois, il faut encore attendre l’autopsie et surtout les résultats ADN réalisés à l’IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale) de Rosny-sous-Bois, dont on ne connaîtra les résultats que la semaine prochaine. Juridiquement, la confirmation ne pourra intervenir qu’à l’issu, nous a précisé le Colonel Ghislain Réty, commandant le Groupement de Gendarmerie de la Gironde.

Et Xavier Buffo, de continuer: « C’était très difficile pour nous de rester les bras croisés, l’attente était insupportable pour la famille Grégoire comme pour Madame Kok que j’ai eu hier au téléphone également. Mais, ça redonne espoir » de retrouver Lam Kok, le propriétaire du château de la Rivière et le dernier des 4 victimes du crash d’hélicoptère à n’avoir pas encore été retrouvé.

Depuis le 20 décembre dernier, c’est Xavier Buffo qui gère tout. Tant le drame – avec les familles, les autorités, et la masse de journalistes qui étaient présents les premiers jours – que la gestion du domaine viticole et des visites oenotouristiques. Il était alors directeur technique, Madame Kok l’a nommé directeur général avec toutes les responsabilités et la charge qui pèsent sur ses épaules. Elle a toute confiance en lui, et d’ailleurs c’est mérité. Celà fait quinze ans qu’il gère le domaine viticole.

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Le château de la Rivière © JPS

Prochainement, Madame Kok en liaison avec Xavier Buffo a programmé un voyage à Pu’Er en Chine pour la dernière semaine de février. Il s’agit pour le responsable du domaine, mais aussi pour les maires de Libourne  et de la Rivière de se rendre compte de ce qu’est le groupe Brilliant: un groupe spécialisé dans le thé extraordinaire de la province du Yunnan et aussi spécialisé dans le tourisme haut de gamme. Il possède 4 hôtels en Chine, bientôt 10. Il a pour projet de développer également le tourisme sur la Rivière, Libourne, Saint-Emilion et Bordeaux. (lire précédemment « Château de la Rivière: les projets continuent… »