31 Mar

Les châteaux du Médoc vous ouvrent leurs portes samedi 2 et dimanche 3 avril

Les portes ouvertes en Médoc sont une manifestation phare  où plusieurs milliers d’amateurs et de visiteurs se ruent dans les châteaux. Cette année, 54 propriétés viticoles participent à l’opération.

chateaudumedoc

Les Portes-Ouvertes des châteaux en Médoc fêtent leurs 25 ans : c’est en 1991 que l’opération fut lancée avec un succès immédiat et dès la 3ème édition des dizaines de milliers de visiteurs. Cette initiative vite copiée par la quasi-totalité des vignobles en France.

En 2016, le week-end Portes Ouvertes des Châteaux du Médoc, offre une grande diversité de châteaux à découvrir: pas moins de 54. Le plus dur c’est encore de choisir lequel ou lesquels.

Au menu: visite des caves et dégustations mais aussi restauration au château, jeux, musique, expositions artistiques… pour les tous les âges des plus grands aux plus petits.

Le © château Lamothe-Bergeron restauré

Le © château Lamothe-Bergeron restauré

Parmi les châteaux ouverts, il y a bien sûr Lamothe-Bergeron :  château du XIXème siècle rénové avec son parcours innovant, ludique et pédagogique récompensé aux «Best Of Wine Tourism 2016 » dans la catégorie Découverte & Innovation.

Les enfants profiteront d’un château gonflable et d’activités de coloriage ou de sculpture-collage de bouchons …

Et pour vous restaurer, le Bag’ In Bagel’s Food Truck vous proposera une recette spéciale pour accompagner les vins du Château Lamothe Bergeron.

Organisée par la Maison du tourisme et du vin de Pauillac en collaboration avec le Conseil des vins du Médoc, cet événement lancement officiel de la saison touristique. Toutes les visites des chais et les dégustations sont bien sûr gratuites (à consommer avec modération).

USA: une bouteille intelligente qui peut conserver le vin jusqu’à 30 jours

Une start-up américaine de Boston, Kuvée, a lancé une bouteille de vin intelligente, qui permet à la boisson de conserver ses propriétés jusqu’à 30 jours après ouverture, grâce à une technologie qui évite le contact avec l’oxygène de l’air.

La bouteille intelligente par © Kuvee

La bouteille intelligente par © Kuvee

La bouteille peut être pré-commandée pour 179 dollars mais ne sera pas livrée avant octobre 2016 pour les résidents de Californie et du Massachusetts et à partir de décembre 2016 pour d’autres régions aux Etats-Unis.
Elle ne contient rien et doit être chargée avec une autre bouteille livrée par un producteur dans un format spécial, à la manière d’un consommable comme une cartouche d’encre. Le consommateur ne peut donc acheter son vin qu’auprès de certains producteurs californiens, pour des prix allant de 15 à 50 dollars la bouteille.

Le mécanisme possède une valve qui permet de servir le vin tout en évitant que l’oxygène de l’air ne vienne altérer le breuvage.
Dans des conditions normales, l’oxygène ne permet pas de conserver les qualités du vin au-delà d’une journée.

Une autre start-up du Massachusetts, Coravin, a lancé en 2013 une machine permettant d’extraire le vin de la bouteille à l’aide d’une seringue sans en retirer le bouchon, ce qui permet également d’éviter l’oxydation.

Le consommateur client de Kuvée peut ouvrir plusieurs bouteilles en même temps et les charger tour à tour dans la bouteille principale sans altérer le vin
lorsqu’il effectue un changement.

La bouteille principale est présentée comme intelligente en ce qu’elle reconnaît le flacon qui est chargé et son contenu. Elle indique l’équivalent du nombre de verres qui peuvent encore être servis, mais aussi des informations sur l’origine et le procédé de fabrication, par le biais d’un écran intégré dans la bouteille.

Le logiciel intégré offre de noter les vins ce qui lui permet de faire des propositions d’autres cuvées correspondant aux goûts du consommateur, qui peut les commander directement via l’écran tactile. Kuvée est une start-up qui a déjà levé six millions de dollars auprès d’investisseurs en capital-risque.

Avec AFP

30 Mar

Le vénérable Guide Féret change de mains

A l’aube des primeurs, la doyenne des maisons d’édition, créée en 1812, passe sous le contrôle de Marc Faujanet. Celui-ci compte lui procurer un développement majeur et mondial.

Le Féret, la bible sur Bordeaux et ses vins © Agence Fleurie

Le Féret, la bible sur Bordeaux et ses vins © Agence Fleurie

Le plus ancien éditeur de guides viticoles, le Féret, fondé en 1812, passe dans le giron de l’ancien sportif (patinage artistique) et homme d’affaires Marc Faujanet, qui a réussi dans les maisons pour seniors (Primavera) et les voitures miniaturisées (Minialuxe).

Si Féret est une maison d’édition spécialisée dans le domaine vitivinicole et reconnue comme telle au niveau national voire international, Marc Faujanet est bien décidé à lui procurer un développement majeur correspondant aux liens indéfectibles unissant cette maison à Bordeaux, sans pour autant en changer sa vocation.

L’un des premiers projets est d’ouvrir au mois de juin une librairie Féret au 48 cours du Chapeau Rouge à Bordeaux (donnant sur la place de la Comédie). Une librairie, consacrée notamment à la thématique vin et gastronomie, avec en bonne place les publications des Editions Féret, en particulier le Guide Féret, « Bible » des vins de Bordeaux, éditée en français et en anglais.  Une librairie qui offrira à ses clients un espace convivial associant la dégustation, la restauration et la lecture.

C’est un retour aux sources pour Féret car la maison, a ouvert ses portes à l’hôtel de la Bourse (1812), elle a occupé des locaux au 30 fossés du Chapeau-Rouge en 1820, puis au 15 de l’Intendance (1845), avant de s’installer 9 rue de Grassi en 1912.

Les éditions ne seront pas en reste, dans leur forme traditionnelle et numérique. Elles poursuivront le travail accompli concernant leur catalogue vitivinicole et développeront leur activité par la création de nouvelles collections dans d’autres thématiques (à l’image de celle des Petits Dictionnaires absurdes et impertinents). L’équipe des éditions Féret reste inchangée et demeure au 24 allées de Tourny.  Aucun chiffre n’a été communiqué quant au montant de la transaction.

Féret participera à sa manière, avec cette ouverture de librairie, aux grands rendez-vous qui s’annoncent à Bordeaux en ce mois de juin avec l’ouverture de la Cité du Vin le 1 er juin et à Bordeaux Fête le Vin du 23 au 26 juin non loin sur les quais.

Salut Jean-Pierre Coffe, l’épicurien lorrain et chroniqueur gastronomique

Jean-Pierre Coffe est décédé à son domicile de Lanneray (Eure-et-Loir) à l’âge de 78 ans. Ce Lorrain, né à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) aura marqué la télé et le monde de la gastronomie par son franc-parler. Un véritable défenseur de la cuisine du marché et aussi à bon marché.

Jean-Pierre Coffe dans les vignes © lausannecites.ch

Jean-Pierre Coffe dans les vignes © lausannecites.ch

Salut l’artiste. Car Jean-Pierre était un show-man, il a eu plusieurs vies : il a ainsi été meneur de revue à l’Alcazar, avant d’être animateur-chroniqueur à la radio, à la télévision. Ecrivain, il a aussi écrit une soixantaine d’ouvrages sur la cuisine du marché « comme à la maison », « mon marché gourmand » mais aussi 3 guides d’achat « mes vins préférés à moins de 10 euros »…des best-sellers très populaires: « J’aime la galantine, j’aime les rillettes, j’aime le pâté de campagne… » osait-il très simplement.

Jean-Pierre Coffe était aussi un cuisinier-restaurateur qui tenait des établissements à Paris « La Ciboulette » puis « le Modeste », fréquentés notamment par d’autres grands épicuriens et amateurs de vin comme Jean Carmet et Jean Poiret. C’est ainsi qu’il fut repéré par Pierre Lescure et Michel Denisot avec qui il va participer à ses premières émissions, avant de continuer avec Jean-Luc Delarue dans la Grande Famille sur Canal +; Jean-Pierre Coffe a collaboré avec France 3 et France 2 « C’est tout Coffe » puis sera à nouveau chroniqueur  culinaire dans « Vivement Dimanche Prochain » avec Michel Drucker.

Bien connu pour ses coups de gueule contre la mal-bouffe : on se souviendra de ses célèbres « c’est de la merde ! », il aura aussi permis de rehausser quelque peu les repas dans les CROUS pour les étudiants ou dans les maisons de retraite pour les personnes âgées pour lesquelles dans les années 70 il avait lancé une opération pour les placer dans des familles durant les vacances.

Car il était comme ça Jean-Pierre Coffe , un homme au grand coeur, un sens de l’amitié et un exemple de gentillesse pour nous tous.

29 Mar

Ce week-end, c’était l’oenofolie au château Larrivet Haut-Brion

C’était la folie et même l’Oenofolie de Pâques au Château Larrivet Haut-Brion. L’évènement a rencontré un fort succès ce week-end pascal. Dégustation de vins et de chocolats et une liberté d’expression d’artistes en herbe sur des cuves ovoïdes.

Les lauréats des Oenofolies à © Larrivet Haut-Brion

Les lauréats des Oenofolies à © Larrivet Haut-Brion

Après une dégustation des meilleurs vins, associés aux grands chocolats de la Maison Saunion, les convives ont eu la chance d’assister à la remise du Trophée Design and Wine 2016. Un trophée remis à :

Alexia BUTTY– Lauréat 2016 Pour l’artiste, « L’Ivresse du Voyage » contenait des valeurs fortes comme l’ouverture d’esprit, le voyage, mais surtout l’évasion. Son oeuvre « Tropical Exotique & Voyage » emporte par son ambiance onirique et se veut être un clin d’oeil au Jardin d’Ivresse du Château Larrivet Haut-Brion, 1er jardin oenotouristique de France.

Joe MONTORNES – Lauréat 2016 Amour, passion, rêve, légèreté, chaleur, folie, immensité, profondeur, ascension, puissance, nuance… Tels sont les sentiments traduits par l’oeuvre artistique de Joe Montornes pour traduire « L’Ivresse du Voyage ». Il en résulte une proposition artistique aux émotions multiples…

L'équipe du © château Larrivet Haut-Brion avec Emilie Gervoson et Bruno Lemoine avec les lauréats et Lalet

L’équipe du © château Larrivet Haut-Brion avec Emilie Gervoson et Bruno Lemoine avec les lauréats et Thierry Lalet de la Maison Saunion

Pour cette deuxième édition des Oenofolies, en association avec l’ECV Bordeaux, Le Château Larrivet Haut-Brion a laissé libre cours à l’imagination des étudiants pour revisiter son univers doucement décalé. A travers une déclinaison artistique de ses cuves ovoïdes, deux lauréats se sont distingués par leurs analogies du vin sur le thème de « L’Ivresse du Voyage ».

A la veille du salon de Bordeaux ce week-end, Cédric Coubris devient Président des Vignerons Indépendants de Gironde

Après 5 mandats d’un an à la présidence de la Fédération des Vignerons Indépendants de Gironde, Pierre-Etienne Garzaro  n’a pas souhaité renouveler sa candidature. C’est Cédric Coubris, propriétaire du château La Mouline à Moulis, qui devient Président des Vignerons Indépendants de Gironde.

Cédric Coubris, le nouveau président © des Vignerons Indépendants de Gironde

Cédric Coubris, le nouveau président © des Vignerons Indépendants de Gironde

Le 24 mars 2016, le Conseil d’Administration de la Fédération des Vignerons Indépendants de Gironde a élu son nouveau Président, Cédric COUBRIS, vigneron de 43 ans au Château la Mouline à Moulis en Médoc depuis 1993, représentant la 5ème génération de la propriété.

Vice-Président sous la présidence de Pierre-Etienne Garzaro, c’est avec une grande joie et une volonté de continuer les différentes initiatives de l’ensemble des administrateurs que je prends sa succession. Je remercie l’ensemble des administrateurs et ferai le nécessaire pour être digne de leur confiance », Cédric Coubris Président des Vignerons Indépendants de Gironde.

Depuis plus de 30 ans la Fédération de Gironde, Association loi 1901, représente les vignerons indépendants de Gironde adhérents, toutes appellations, toutes tailles, toutes opinions confondues et œuvre pour la pérennité des exploitations familiales. Cette Fédération est l’une des 33 Fédérations départementales unies au sein des Vignerons Indépendants de France (V.I.F.).

Les Vignerons Indépendants de Gironde en chiffres :

  • 486 vignerons adhérents volontaires en 2015
  • 13415 ha de surface totale de vignes  
  • 618384 hl sur l’année 2014
  • 2084 salariés recensés

28 Mar

Paul Pontallier, le directeur de château Margaux nous a quittés

Une bien triste nouvelle endeuille une fois de plus le monde du vin. La figure emblématique de Margaux, Paul Pontallier directeur général du château, est décédé des suites d’une longue maladie. 

Paul Pontallier, directeur de © château Margaux

Paul Pontallier, directeur de © château Margaux

Entré en 1983 à Margaux, Paul Pontallier, né en 1956 à Bordeaux, a d’abord été diplômé de l’Institut National Agronomique de Paris Grignon, puis il s’est spécialisé en Viticulture et Œnologie à Montpellier. En 1978, il est revenu à Bordeaux afin d’étudier à l’Institut d’œnologie de Talence. Il a soutenu une thèse sur les Conditions d’élevage des vins rouges en barriques et obtenu son doctorat en 1981.

Il est devenu directeur général en 1990 de ce prestigieux château, connu dans le monde entier et 1er grand cru classé en 1855, succédant ainsi à Philippe Barré.

C’est avec une profonde tristesse et une grande émotion que tous les membres de l’équipe de Château Margaux se joignent à moi pour vous faire part du décès de Monsieur Paul Pontallier. Il avait rejoint le domaine en 1983 pour en devenir le directeur général dès 1990, à l’âge de 34 ans » Corinne Mentzelopoulos, propriétaire de château Margaux

Pour Jacques Dupont, célèbre journaliste du Point :  « Paul incarnait la modestie et l’humilité du très grand cru qui n’a rien à prouver. Chez lui, l’objectif n’était pas la démonstration de force, mais l’harmonie : « On ne saisit jamais la vraie capacité de puissance que révèle l’équilibre », disait-il ».

Château Margaux perd son magicien, Bordeaux un sage, un intuitif et le monde du vin un humaniste », Jacques Dupont, journaliste du Point

sundaytimes

L’ensemble de la presse spécialisée en vin salue ce très grand Monsieur, du Wine Spectator à Terre de Vins « fin technicien, sans cesse en quête de qualité, il a travaillé sans relâche aux côtés de l’équipe de la propriété pour magnifier ce cru d’exception » selon Laura Bernaulte.

WINESPECTATOR

 

Un triste disparition qui survient à l’aube de la semaine des primeurs à Bordeaux où journalistes, négociants et distributeurs du monde entier viennent déguster le millésime 2015.

Le domaine du château Margaux, qui abrite un château à colonnades appelé « le Versailles du Médoc », rare exemple français du style néo-palladien construit en 1815 sur un ancien manoir, avait fêté en 2015 son 200e anniversaire par la construction d’un nouveau chai, oeuvre de l’architecte britannique Norman Foster.

Côté Châteaux présente à sa famille et à ses collègues et amis de château Margaux ses plus sincères condoléances et son profond respect.

Adélaïde, en Australie, intègre le Réseau des Capitales de Grands Vignobles

Adélaïde, capitale de l’Australie-Méridionale, devient la 9ème ville membre du Réseau des Capitales de Grands Vignobles. Ce Réseau créé en 1999 par la CCI de Bordeaux rassemble les métropoles ayant comme atout économique et culturel majeur, une région viticole mondialement reconnue. L’objectif : développer les échanges économiques, universitaires et culturels, notamment dans le domaine de l’œnotourisme.

Adelaïde © australia.com

Adelaïde © australia.com

Créé à l’initiative de la CCI de Bordeaux il y 17 ans, le Réseau des Capitales de Grands Vignobles est le seul reliant les régions vitivinicoles de la « Vieille Europe » et du « Nouveau Monde ». Il vise à favoriser les échanges commerciaux, touristiques et pédagogiques entre ses membres : BILBAO/Rioja (Espagne), BORDEAUX (France), CAPE TOWN/Cape Winelands (Afrique du Sud), MAINZ/Rheinhessen (Allemagne), MENDOZA (Argentine), PORTO (Portugal), SAN FRANCISCO/Napa Valley (USA), VALPARAISO/Casablanca Valley (Chili) et depuis cette année, ADELAIDE (South Australia).

Adélaïde : 80% de la production des vins « premium » d’Australie Les premiers vignobles ont été plantés au nord d’Adélaïde, dans la Barossa Valley dans les années 1840. Aujourd’hui, cette région compte pas moins de 18 appellations. La production en vin de l’Australie-Méridionale représente 50% de la production totale du pays et 80% de sa production haut-de-gamme. La vallée est surtout connue pour ses vins rouges faits à partir de cépages syrah. Les riesling, sémillon et chardonnay sont aussi utilisés pour les vins blancs, et certains rouges sont également élaborés à partir de cabernet sauvignon, merlot et grenache. Jay WEATHERILL, Premier Ministre de l’Etat d’Australie-Méridionale, explique  « L’Australie-Méridionale excelle dans la production de vin premium, l’œnotourisme s’y est considérablement développée. Cette industrie est cruciale pour notre croissance économique car elle créé de nombreux emplois dans notre région ».

Des candidats australiens aux Best Of Wine Tourism 2017 Adélaïde/South Australia s’impliquera dès les prochaines semaines dans le programme d’actions du Réseau, et plus particulièrement dans l’organisation des Best Of Wine Tourism 2017, concours international annuel qui récompense les meilleurs sites oenotouristiques de la planète. Depuis sa création en 2003, les Best Of Wine Tourism ont rassemblé pas moins de 3 500 propriétés candidates dans le monde pour 515 labels attribués. Œnotourisme, Développement économique et Education/recherche Le Réseau des Capitales de Grands Vignobles s’est fixé pour objectif de promouvoir l’héritage culturel et patrimonial de ses membres et leurs destinations d’excellence. Les actions déployées concernent plus particulièrement l’œnotourisme, avec la promotion à l’international des sites les plus attractifs, mais aussi le développement économique grâce au rapprochement des entreprises lors de missions exploratoires ou de rencontres d’affaires. Le Réseau conduit par ailleurs des actions dans le domaine de la formation et de la recherche avec la mise en réseau des universités et des business schools des villes membres, ou encore grâce à l’attribution de bourses de recherche internationales annuelles.

Avec CCI Bordeaux

Pour en savoir plus sur Adélaïde en Australie

26 Mar

La bouteille torique de Château Haut-Bailly par le designer Octave de Gaulle

En 70 ans de conquête spatiale, le voyage stellaire et les laboratoires de recherche en orbite on presque été banalisés, il ne restait plus qu’à trouver un concept de bouteille capable de faire apprécier le vin dans l’espace. Le Designer Octave de Gaulle  a inventé cette bouteille insolite.

La bouteille de l'espace par le © château Haut-Bailly

La bouteille de l’espace par le © château Haut-Bailly

En 2013, Octave de Gaulle, jeune désigner, s’intéresse aux objets et environnements qui accompagnent l’Homme dans l’espace. Il mesure alors le fossé qui existe entre les représentations que nous nous faisons et la réalité crue des vraies installations spatiales.

Aussi décide-t-il de créer son propre programme spatial, dont l’objectif serait de trouver de vraies formes pertinentes pour habiter l’espace. Ce programme, baptisé DISTILLER ONE sera son projet de diplôme.

C’est à la suite d’entretiens avec un sous marinier qu’Octave de Gaulle perçoit les enjeux de la consommation d’alcool en situation de confinement. Un patron du pont de la Marine Nationale lui confie à quel point cette question est importante lorsque, pendant plusieurs mois, les hommes restent cloisonnés loin de la terre ferme.

L’alcool peut être un remarquable vecteur de convivialité, comme il peut s’avérer être un problème de taille. Dans le cas du vin, une panoplie d’objets, de gestes et de rituels permettent sur Terre, de faire de la consommation du vin une expérience raffinée, un moment de partage.

Dans l’espace, sous l’effet de l’apesanteur, les liquides forment des sphères et ne coulent plus. Actuellement, les spationautes boivent au moyen de petits sachets équipés d’une paille par laquelle ils aspirent le liquide. Cette solution convient bien pour boire de l’eau, mais elle est aux antipodes des rituels terrestres et des moments de convivialité liés à la dégustation qu Octave de Gaulle souhaite emmener dans l’espace.

De nos jours, boire n’est plus un problème technique à bord des stations spatiales. Cependant, si l’on boit de l’alcool dans les poches plastiques existantes, on ruine tout ce qu’il y a de bon et de beau dans le vin. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les verres à vin actuels. Ces objets sont le produit de plusieurs siècles d’élaboration : ils subliment le vin et par cette forme en ballon de plus en plus importante et évasée avec le temps, impliquent l’odorat dans la dégustation. Ces verres canalisent les arômes du vin vers le nez… Il fallait trouver une forme, qui à l’inverse de la paille, préserve l’aspect olfactif de la consommation du vin », Octave de Gaulle.

L’absence de pesanteur n’a pas pour seul effet de faire disparaître le poids des choses. Elle révèle également des forces qui, sur Terre, sont largement inhibées par les effets de la gravité. Dans l’espace, les liquides auront tendance à se former en sphères pour minimiser leur surface de contact avec l’air.

La bouteille que conçoit Octave de Gaulle assure que le vin se déplace toujours en direction du bouchon et ne reste jamais bloquée ailleurs dans la forme. La bouteille est torique (en forme d’anneau). L’objet peut donc être stocké, et rempli à plat sur terre, tandis qu’en apesanteur, il sera pratique à attraper et à manipuler, à transporter autour du bras ou encore à accrocher à l’aide d’une sangle.

Pour son premier voyage dans l’espace, Octave de Gaulle voulait un vin de référence, un vin intemporel capable de voyager dans l’espace sans altération d’aspect ou de goût. Et de répondre aux voeux des spationautes en matière de partage, de plaisir raffiné et de convivialité.

Il a choisi le Château Haut-Bailly pour cette première bouteille qui fera date. Ce choix n’est pas un hasard. Les méthodes culturales respectueuses de la nature et de l’environnement, l’histoire qui transcende les terroirs, les hommes qui ont apporté leur savoir-faire, la nature qui fait la part belle au millésime, tout cela explique le choix de Haut-Bailly, vin d’exception pour un voyage d’exception.

Pour l’espace et la création de cette bouteille, pas besoin d’une cuvée spéciale, le vin de Haut-Bailly dans son intemporalité et ses qualités gustatives convenait parfaitement à la mission.

Après avoir intégré le programme de résidence artistique du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales, Observatoire de l’Espace), Octave de Gaulle expose  actuellement « Civiliser l’Espace » au Musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux.

Avec Haut-Bailly et Octave de Gaulle

25 Mar

Moins de 70 jours avant l’ouverture de la Cité du Vin : revivez en images les grandes étapes de la construction

Le compte à rebours s’affole, moins de 70 jours avant le D-Day ! Depuis le démarrage des travaux en janvier 2014, le chantier d’un peu plus de 2 ans touche à sa fin. Retour sur cette construction hors normes en 40 photos par Côté Châteaux.

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Au début une maquette préfigure ce que deviendra la Cité des Civilisations du Vin © Jean-Pierre Stahl

Le démarrage du gros oeuvre après avoir coulé 300 pieux à 30 mètres de profondeur pour les fondations © Philippe Caumes- CCV

Le démarrage du gros oeuvre après avoir coulé 300 pieux à 30 mètres de profondeur © Philippe Caumes- CCV

Philippe Massol, directeur et Sylvie Cazes, la Présidente de l’association de préfiguration de la Cité des civilisations © JPS

Visite du chantier avec 65 mécènes en mai 2014 © JPS

Vue depuis le patio en juillet 2014 © JPS

Vue depuis le patio en juillet 2014 © JPS

Philippe Massol, le directeur de la Cité des Civilisations en septembre 2014 © JPS

Philippe Massol, le directeur de la Cité des Civilisations en septembre 2014, sous « la voute cathédrale » © JPS

CITE DES CIVILISATIONS 005

8ème étage et 35 mètres de haut © Cité des Civilisations du vin

8ème étage et 35 mètres de haut, en octobre 2014 © Cité des Civilisations du Vin

Le parcours permanent de la Cité des Civilisations du Vin © JPS

Le parcours permanent de la Cité des Civilisations du Vin, en novembre 2014 © JPS

Alain Juppé a souvent fait référence au Guggenheim de Bilbao pour lancer la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

Alain Juppé a souvent fait référence au Guggenheim de Bilbao pour lancer la Cité du Vin à Bordeaux © JPS

Bernard Farges, président du CIVB, Philippe Massol, directeur de la Fondation, Sylvie Cazes, présidente de la Fondation et Alain Juppé, maire de Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

Bernard Farges, président du CIVB, Philippe Massol, directeur de la Fondation, Sylvie Cazes, présidente de la Fondation et Alain Juppé, maire de Bordeaux en mars 2015 © Jps

Les mécènes suivent l'évolution du chantier, ici Guillaume Halley

Les mécènes suivent l’évolution du chantier, ici Guillaume Halley © JPS

Laurent Fabius (23e), Alain Juppé (3èe) et Philippe Massol (190e) le directeur de la Cité du Vin en avril dernier © Jean-Pierre Stahl

Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et du Tourisme visite la Cité en avril dernier 2015 © JPS

Une soirée exceptionnelle à l'ONU, merci à l'‪#‎USfriendsCCV‬ : 193 ambassadeurs, 80 vins de 55 pays ! Ici Georges Sape et Alain Juppé, entourés des membres du Board ‪#‎CCVBordeaux‬ ‪#‎franceonu‬

Une soirée exceptionnelle à l’ONU à New-York, avec les mécènes américains :193 ambassadeurs pour une soirée avec 80 vins de 55 pays ! Ici Georges Sape et Alain Juppé, entourés des membres du Board ‪de American Friends of Cité des Civilisations

Le futur auditorium Thomas Jefferson © CCVB

Le futur auditorium Thomas Jefferson © CCVB

La hauteur définitive est atteinte : 55 m de haut © CCVB

La hauteur définitive est atteinte : 55 m de haut en juin 2015 © CCVB

Sylvie Cazes, Pierre Arditi et Philippe Massol © Jean-Pierre Stahl

Sylvie Cazes, Pierre Arditi (l’acteur est ambassadeur de la Cité du Vin) et Philippe Massol, en juillet 2015 © JPS

Des alpinistes de l'extrême à l'assaut de la dame blanche (non ce n'est pas une glace, quoique un panneau de verre peut-être) © JPS

Des alpinistes de Coveris et Adrénaline 33 pour installer plus de 900 panneaux de verre, août 2015 © JPS

Un travail d'équilibriste et avec énormément de précautions jusqu'à 55 m © JPS

Un travail d’équilibriste et avec énormément de précautions jusqu’à 55 m, août 2015 © JPS

La Cité des Civilisations près des bassins à flots © jps

La Cité près des bassins à flots, vue d’hélicoptère, septembre 2015 © JPS

La grande galerie des civilisations © CassonMann

La grande galerie des civilisations © CassonMann

La team de la Cité du Vin se renforce petit à petit © JPS

La team de la Cité du Vin se renforce petit à petit © JPS

A l'aplomb de la Cité du Vin avec l'hélicoptère affrêté par Vinci © Jean-Pierre Stahl

A l’aplomb de la Cité du Vin avec l’hélicoptère affrêté par Vinci en septembre 2015 © JPS

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Les panneaux de verre sont posés jusqu’en décembre 2015 par Coveris © JPS

Les mécènes américains sont fiers de leur participation qui va se monter à 1 million d'euros, octobre 2014 © JPS

Les mécènes américains sont fiers de leur participation qui va se monter à 1 million d’euros, octobre 2014 © JPS

George Sape essaie en avant-première le premier fauteuil disposé dans l'Auditorium : digne d'un King, King George ! © JPS

George Sape essaie en avant-première le premier fauteuil disposé dans l’Auditorium : digne d’un King, King George ! © JPS

La pose des plus de 2000 panneaux en aluminium avance à grands pas octobre 2015 © jps

La pose des plus de 2000 panneaux en aluminium avance à grands pas octobre 2015 © JPS

Toutes les étapes du chantier ont été régulièrement photographiée par © Philippe Caumes

Toutes les étapes du chantier ont été régulièrement photographiée par © Philippe Caumes

Anouk Legendre, l'architecte de la Cité du Vin (XTU architects) © JPS

Anouk Legendre, l’architecte de la Cité du Vin (XTU architects), décembre 2015 © JPS

L'extérieur de la Cité du Vin est terminée le 15 décembre 2015 © jps

L’extérieur de la Cité du Vin est terminée le 15 décembre 2015 © JPS

La Cité du Vin par © Philippe Caumes, un concept XTU architects

La Cité du Vin dont la vêture est terminée par © Philippe Caumes, un concept XTU architects

Le Parcours Permanent par CassonMann prend forme avec ces immenses bouteilles de vin en bois © JPS

Le Parcours Permanent par CassonMann prend forme avec ces immenses bouteilles de vin en bois © JPS

Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour al Culture et les civilisations du vin © JPS

Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour la Culture et les civilisations du vin, entourée d’Alain Juppé maire de Bordeaux et de Bernard Farges Président du CIVB, février 2016 © JPS

Le ponton de 90 mètres et la passerelle sont mis en place en février 2016 © jps

Le ponton de 90 mètres et la passerelle sont mis en place en février 2016 © JPS

Le 7e, le restaurant avec sa vue panoramique sur le Pont Chaban, les quais et les bassins à flots © JPS

Le 7e, le restaurant avec sa vue panoramique en mars 2016 © JPS

Des murs d'écrans projetant des mosaïques et tableaux célébrant le vin à travers l'histoire et les civilisations © JPS

Des murs d’écrans projetant des mosaïques et tableaux célébrant le vin à travers l’histoire et les civilisations © JPS

Bienvenue à la Cité du Vin, depuis la passerelle qui mène au ponton © Jean-Pierre Stahl

Bienvenue à la Cité du Vin, depuis la passerelle qui mène au ponton, mars 2016 © JPS

La Cité du Vin est une conception de XTU Architects – CassonMann pour la scénographie du Parcours Permanent – Réalisation Groupe Vinci – Plus de 20 entreprises ont travaillé sur la Cité elle-même. Photos Jean-Pierre Stahl, et Philippe Caumes pour la Cité du Vin.