30 Mar

Le vénérable Guide Féret change de mains

A l’aube des primeurs, la doyenne des maisons d’édition, créée en 1812, passe sous le contrôle de Marc Faujanet. Celui-ci compte lui procurer un développement majeur et mondial.

Le Féret, la bible sur Bordeaux et ses vins © Agence Fleurie

Le Féret, la bible sur Bordeaux et ses vins © Agence Fleurie

Le plus ancien éditeur de guides viticoles, le Féret, fondé en 1812, passe dans le giron de l’ancien sportif (patinage artistique) et homme d’affaires Marc Faujanet, qui a réussi dans les maisons pour seniors (Primavera) et les voitures miniaturisées (Minialuxe).

Si Féret est une maison d’édition spécialisée dans le domaine vitivinicole et reconnue comme telle au niveau national voire international, Marc Faujanet est bien décidé à lui procurer un développement majeur correspondant aux liens indéfectibles unissant cette maison à Bordeaux, sans pour autant en changer sa vocation.

L’un des premiers projets est d’ouvrir au mois de juin une librairie Féret au 48 cours du Chapeau Rouge à Bordeaux (donnant sur la place de la Comédie). Une librairie, consacrée notamment à la thématique vin et gastronomie, avec en bonne place les publications des Editions Féret, en particulier le Guide Féret, « Bible » des vins de Bordeaux, éditée en français et en anglais.  Une librairie qui offrira à ses clients un espace convivial associant la dégustation, la restauration et la lecture.

C’est un retour aux sources pour Féret car la maison, a ouvert ses portes à l’hôtel de la Bourse (1812), elle a occupé des locaux au 30 fossés du Chapeau-Rouge en 1820, puis au 15 de l’Intendance (1845), avant de s’installer 9 rue de Grassi en 1912.

Les éditions ne seront pas en reste, dans leur forme traditionnelle et numérique. Elles poursuivront le travail accompli concernant leur catalogue vitivinicole et développeront leur activité par la création de nouvelles collections dans d’autres thématiques (à l’image de celle des Petits Dictionnaires absurdes et impertinents). L’équipe des éditions Féret reste inchangée et demeure au 24 allées de Tourny.  Aucun chiffre n’a été communiqué quant au montant de la transaction.

Féret participera à sa manière, avec cette ouverture de librairie, aux grands rendez-vous qui s’annoncent à Bordeaux en ce mois de juin avec l’ouverture de la Cité du Vin le 1 er juin et à Bordeaux Fête le Vin du 23 au 26 juin non loin sur les quais.

Salut Jean-Pierre Coffe, l’épicurien lorrain et chroniqueur gastronomique

Jean-Pierre Coffe est décédé à son domicile de Lanneray (Eure-et-Loir) à l’âge de 78 ans. Ce Lorrain, né à Lunéville (Meurthe-et-Moselle) aura marqué la télé et le monde de la gastronomie par son franc-parler. Un véritable défenseur de la cuisine du marché et aussi à bon marché.

Jean-Pierre Coffe dans les vignes © lausannecites.ch

Jean-Pierre Coffe dans les vignes © lausannecites.ch

Salut l’artiste. Car Jean-Pierre était un show-man, il a eu plusieurs vies : il a ainsi été meneur de revue à l’Alcazar, avant d’être animateur-chroniqueur à la radio, à la télévision. Ecrivain, il a aussi écrit une soixantaine d’ouvrages sur la cuisine du marché « comme à la maison », « mon marché gourmand » mais aussi 3 guides d’achat « mes vins préférés à moins de 10 euros »…des best-sellers très populaires: « J’aime la galantine, j’aime les rillettes, j’aime le pâté de campagne… » osait-il très simplement.

Jean-Pierre Coffe était aussi un cuisinier-restaurateur qui tenait des établissements à Paris « La Ciboulette » puis « le Modeste », fréquentés notamment par d’autres grands épicuriens et amateurs de vin comme Jean Carmet et Jean Poiret. C’est ainsi qu’il fut repéré par Pierre Lescure et Michel Denisot avec qui il va participer à ses premières émissions, avant de continuer avec Jean-Luc Delarue dans la Grande Famille sur Canal +; Jean-Pierre Coffe a collaboré avec France 3 et France 2 « C’est tout Coffe » puis sera à nouveau chroniqueur  culinaire dans « Vivement Dimanche Prochain » avec Michel Drucker.

Bien connu pour ses coups de gueule contre la mal-bouffe : on se souviendra de ses célèbres « c’est de la merde ! », il aura aussi permis de rehausser quelque peu les repas dans les CROUS pour les étudiants ou dans les maisons de retraite pour les personnes âgées pour lesquelles dans les années 70 il avait lancé une opération pour les placer dans des familles durant les vacances.

Car il était comme ça Jean-Pierre Coffe , un homme au grand coeur, un sens de l’amitié et un exemple de gentillesse pour nous tous.