10 Juin

La clameur des paysans du Médoc victimes de la grêle: « nos pieds de vignes, c’est nos copains…ils sont complètement « destroy », ça nous fait mal à nous physiquement ! »

Ce matin, plus de 50 vignerons-paysans se sont retrouvés à une réunion de crise à Blaignan dans le Médoc. Le constat est sévère 500 ha de vignes totalement ravagés à 100 %, 2000 ha au total ont été touchés. Les viticulteurs qui n’avaient eu qu’une demi-récolte en 2013 savent que 2014 et 2015 seront aussi terribles.

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A la sortie de la réunion, les viticulteurs-paysans laissent éclater leur désarroi face à une aide des pouvoirs publics dont ils doutent © Jean-Pierre Stahl

Ils n’ont pas traîné ce matin devant la salle polyvalente de Blaignan, l’une des communes les plus impactées avec 680 ha touchés par la grêle. A 10 heures précises, les 50 viticulteurs des secteurs de Lesparre, Saint-Yzan, Blaignan, Ordonnac et Saint-Christoly ont pris place autour de la Sous-Préfête de Lesparre,Valérie Commin, et du Maire de Blaignan, Christian Benillan. Une réunion à huis clos, où la presse ne pouvait pas assister. Une réunion surtout de constatations et de remontées d’informations dans un premier temps pour la Préfecture de la Gironde, pour dresser un état des lieux de ce vignoble meurtri par un couloir de grêle.

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Christine Courrian du château Chantelys et Fabien Courrian, château Tour Haut Caussan, cousin et cousine paysans touchés par la grêle @ Jean-Pierre Stahl

On est des paysans, on est toute l’année dans nos vignes…et ce qui est terrible, c’est que nos pieds de vignes, c’est nos copains. Ils sont complètement « destroy » et là, c’est affreux ! » dixit Christine Courrian viticultrice du Château Chantelys. »Ca nous fait mal, à nous physiquement ! »

Fabien Courrian, semble encore plus abattu: « l’année dernière on a eu une demi-récolte, elle nous pèse sur les épaules, on avait grêlé déjà à l’an 2000 où on commençait seulement à remonter, et là on a perdu, on pense, 100% de récolte, il y a très peu de grappes qui restent. On n’a pas de solution actuellement ! »

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La réunion à Blaignan (Médoc), ce matin avec la Sous-Préfête © JPS

Et de renchérir: « On a fait une réunion avec la sous-Préfête mais elle peut pas nous apporter de solution non plus. Si on a quelques allègements de charges (48% d’après lui), peut-être qu’on s’en sortira. On veut pas dire que c’est politique, maic ça l’est quand même un petit peu. C’est un choix: soit on garde la paysannerie française, soit on vend aux Chinois, il y a déjà des Chinois sur la commune et on disparaît quoi ! »

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La vigne meurtrie à 80-90 % à Blaignan @ JPS

Un problème de cette ampleur, dans le Médoc on n’a jamais vu cela ! Il y a vraiment des changements climatiques profonds… », selon Francis Etourneaud ou encore « c’était l’apocalypse, ça a duré un quart d’heure ! », renchérit Christine Courrian à la sortie de réunion.

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Dès 8 heures, ce matin les engins étaient dans les rangs de vigne pour traiter et sauver ce qui peut encore être sauvés © JPS

Pour Valérie Commin, Sous-Préfête de Lesparre, représentante de Michel Delpuech, le Préfet de Gironde: « l’objectif de la réunion d’aujourd’hui était de faire un état des lieux des pertes, je pense que d’ici 5 jours on aura un bilan exhaustif, mais oui, plusieurs communes du Nord-Est du Médoc ont été touchées par les phénomènes orageux. » Quant à savoir, si la Préfecture a quelque chose à leur proposer: « La grêle est un phénomène assurable, donc c’est la première solution qui doit être proposée. Après on va faire un état des lieux des dispositifs avec lesquels on va pouvoir les accompagner. Les services de l’Etat seront mobilisés pour apporter une réponse par exploitation. »

La préfecture a préconisé la mise en p^lace d’un groupe « coordination grêle »: l’accompagnement et les aides devraient être du même ordre que pour l’épisode de grêle dans l’Entre-Deux-Mers en 2013…ce qui risque de susciter quelques amertumes. Face à un préjudice de 150 millions d’euros en 2013, les viticulteurs dont un très faible nombre étaient assurés ont touché un peu plus de 10 % de cette somme…C’est dire…

Il serait question de dégrêvement de la taxe foncière non bâtie pour les parcelles touchées, d’autorisation d’achat de vendanges, de recours à l’activité partielle et sans doute de prise en charge des cotisations MSA…en autres mesures.

Le Maire de Blaignan, Christian Benillan, d’enfoncer le clou:  « on a fait connaître les dégâts, les charges et le manque de récolte aux pouvoirs publics. Vous êtes sur une commune sinistrée à 80-90 %. On avait eu 25 % de perte l’an dernier, dues à la coulure. Je me fais un réel souci pour nos entreprises de demain qui sont le tissu économique de notre Médoc. Il faut que les pouvoirs publics et les banques comprennent la situation: il est plus intéressant d’avoir 200 entreprises en vie demain que d’en faire disparaître plus de la moitié aujourd’hui ! »

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Olivier Prax: 

09 Juin

Grêle: de gros dégâts à Cognac et dans le Médoc

De violents orages de grêle ont ravagé cette nuit les vignobles de Cognac et du Médoc. Des grêlons gros comme des balles de golf. Les dégâts par endroits sont terribles. Près de 2000 ha seraient impactés en Gironde, Blaignan est la commune la plus touchée avec 700 ha. Réunion de crise demain à Blaignan avec la préfecture de la Gironde.

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Les sapeurs pompiers de la région Poitou-Charentes ont du enlever des brouettes de grêlons, pour dire l’importance et l’intensité de ce qui est tombé du ciel © France 3 Poitiers

Le pays de Cognac a été très sévèrement touché avec des toitures arrachés, des cheminées et pans de murs tombés et des arbres à terre.

Des rafales de vents de 130 km/h ont en effet frappé le pays cognaçais dans un rayon de 20 km la nuit dernière vers 3 heures du matin.

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« les vignobles ont pris cher ! » dans le Médoc @ Stéphane Motard France 3 Aquitaine

Ces orages qui se sont abattus sur l’Aquitaine dans la nuit de dimanche à lundi ont occasionné beaucoup de dégâts sur la ville de Cognac et nécessité de nombreuses sorties des pompiers de Poitou-Charentes (photo au-dessus).

Le vignoble de Cognac a été très touché tout comme celui du Médoc, sur la rive gauche de l’estuaire de la Gironde, qui a été localement grêlé. C’est l’appellation Médoc qui a été impactée très fortement par endroit. Plus de 1000 ha seraient concernés mais certaines communes seraient plus particulièrement touchées, comme Lesparre, Prignac-en-Médoc ou Saint-Yzans de Médoc. Certains viticulteurs font état de parcelles ravagées à 100 %. D’après la préfecture de la Gironde, 700 ha ont été ravagés à Blaignan.

Dans un communiqué envoyé ce lundi en fin de journée, la préfecture de la Gironde assure que « dès mardi matin, une réunion se tiendra à Blaignan avec les services de l’Etat, les maires et les professionnels pour évaluer les pertes et préparer des réponses individualisées exploitation par exploitation. »  Blaignan serait la commune du Médoc la plus touchée avec 680 hectares frappés.
Par ailleurs, « le Préfet mettra en œuvre immédiatement la procédure de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle dès que la demande sera remontée des communes concernées. »

« C’est irrégulier mais il y a des parcelles où il n’y a plus de feuilles sur les branches », a expliqué à l’AFP  Antoine Médeville, du laboratoire Oenoconseil.Sur une zone regroupant quatre à cinq villages en bord de Garonne, au nord des propriétés en appellation Margaux et Saint-Estèphe, « près de 50% du vignoble a été touché, 25% pour les uns et quasiment 100% pour d’autres. »

Les vigne déchiquetée dans le Médoc © Photo France Bleu Gironde

Certains sont toujours en grandes difficultés financières, regroupés dans l’association SOS Vignerons Sinistrés, ils attendent toujours un geste de l’Etat. Ce nouvel épisode douloureux interpelle une fois de plus les pouvoirs publics et la solidarité de tous.

Regardez  le reportage de Cendrine Albo et Bernard Hostein-Aris chez Jean-Yves Merlet, viticulteur de Prignac-en-Médoc  et chez Christian Benillan à Blaignan sinistrés par l’orage de grêle cette nuit dans le Médoc

 

Personnes interviewées dans ce reportage : Jean-Yves Merlet (viticulteur), Christian Benillan (maire de Blaignan – viticulteur), et Alexandre Pierrard (maire de Prignac-en-Médoc).

Lire la suite:

La clameur des paysans du Médoc victimes de la grêle: « nos pieds de vignes, c’est nos copains…ils sont complètement « destroy », ça nous fait mal à nous physiquement ! »

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Sur les réseaux sociaux, les victimes de la grêle se comptent par dizaines © Twitter

31 Mai

La contrefaçon ne touche pas que la Chine: en Italie, on a remplacé du chianti par du vin de table !

L’Italie a beau être comme la France hier, le plus grand pays producteur de vin au monde, surtout en 2013, ce joli pays connaît des histoires de contrefaçons. Du vin de table au lieu de Chianti ou de Brunelleo: ainsi va l’arnaque aux grands crus made in Italie. Plus de 30 000 bouteilles ont ainsi été contrefaites.

Le Chianti un grand vin d’Italie…victime de contrefaçon © wikipedia.org

Les carabiniers italiens ont mis au jour une arnaque de grande envergure : du vin de table, d’une valeur d’un euro, acheté en grande quantité remplaçait de prestigieux vins toscans tels le Brunello di Montalcino, le Sagrantino di Montefalco, ou encore le chianti, qui sont tous des dénominations d’origine contrôlée et garantie (DOCG, équivalente de l’AOC française). Le tout avec des étiquettes de grands vins bien sûr.

Les bouteilles étaient vendues environ trente euros l’unité, avec et des emballages fidèlement reproduits quitte à inventer le nom de faux producteurs.

Ces bouteilles de contrefaçon étaient ensuite revendues dans des oenothèques du pays, mais aussi dans des supermarchés et sur des sites internet de ventes de vins.

Les carabiniers ont procédé à environ 25 perquisitions pour mettre à jour cette escroquerie. Cette fraude représente un sacré préjudice pour l’industrie vinicole italienne. En 2013,elle a vu ses exportations augmentées de 10 % selon la Coldiretti, une des plus grandes fédérations de cultivateurs et producteurs en Italie.

 Andrea Bocelli, le ténor italien, qui possède des vignobles dans la région de Pise  fait partie des nombreux producteurs lésés par cette arnaque…

Avec AFP.

23 Mai

Affaire d’épandage près d’une école à Villeneuve-de-Blaye en Gironde: la Sepanso dépose plainte contre X…

La Sépanso en a la preuve. Les traitements de vigne réalisés le 5 mai à proximité de l’école primaire de Villeneuve seraient illégaux. Les conditions météo et la force du vent interdisaient tout traitement. 23 élèves et une institutrice ont été victimes de vertiges, nausées, certains nécessitant d’être pris en charge par les secours.

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Daniel Delestre, Président de la Sepanso Gironde, a déposé plainte ce matin avec son avocat François Ruffié © Jean-Pierre Stahl

L’affaire avait fait grand bruit la semaine dernière et continue d’avoir des répercussions avec Ségolène Royal qui a annoncé des mesures…Et ce n’est qu’un début. Une enquête administrative a été diligentée par la préfecture de la Gironde. Une enquête judiciaire, préliminaire, pourrait être ouverte très prochainement par le parquet de Libourne suite au dépôt de plainte contre X de la Sepanso.

Ainsi les faits rappelés dans la plainte sont les suivants: « Le 5 mai 2014, suite à un épandage de produit phytosanitaire (fongicide) sur les parcelles jouxtant l’école de Villeneuve-de-Baye en Gironde, vingt-trois écoliers des deux classes de la petite école primaire du village ainsi que l’institutrice ont été pris de malaises en fin de matinée.
Le directeur de l’école a rapporté au centre antipoison que la seule chose qu’il ait pu constater était le traitement depuis le matin, des vignes qui entourent l’école. D’ailleurs pour la responsable de la cellule veille, alerte et gestion sanitaire de l’Agence régionale de santé, l’épandage et les symptômes « semblent être liés, cela ne fait aucun doute ».

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L’école de Villeneuve-de-Blaye où les élèves et l’institutrice ont été intoxiqués © France Aquitaine

Par ailleurs, François Ruffié, avocat de la Sepanso (Association agréée au titre de la protection de l’environnement par arrêté de Mr le Préfet de la Gironde en date du 23 novembre 2012) rappelle que:

 » l’administration par un Arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits visés à l’article L253-1 du code rural a entendu encadrer les conditions d’utilisation de ces produits phytosanitaires. L’article 2 de cet arrêté dispose ainsi que :

« Quelle que soit l’évolution des conditions météorologiques durant l’utilisation des produits, des moyens appropriés doivent être mis en oeuvre pour éviter leur entraînement hors de la parcelle ou de la zone traitée.
Les produits ne peuvent être utilisés en pulvérisation ou poudrage que si le vent a un degré d’intensité inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort. »
Les vents de force 3 sur l’échelle de Beaufort correspondent à des vents de 12 à 19 km/h.
Or la station météo de Bordeaux-Mérignac a relevé dès dix heures du matin, le 5 mai 2014 des rafales de vent à plus de 20km/h. »

Pour Daniel Delestre, Président de la Sepanso Gironde: « ce jour-là, l’épandage a eu lieu dans des conditions de vent largement supérieures aux conditions autorisées. Il n’est pas normal que des gens risquent leur santé en vivant à côté de viticulteurs ou d’autres activités agricoles. Il est important d’alerter par un signal. »

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Relevés météo du 5 mai avec force du vent et rafales, déposés comme preuve auprès du parquet de Libourne

relevé météoEt Maître Ruffié de préciser que la station météorologique de Météo France à Mérignac a relevé à 10h une force du vent de 24,1 km/h, de 27,8 à 11h et 31,5 km/h à 12h, par rafales, et qui dépassent de facto la force 3 sur l’échelle de Beaufort

Quand les gens épandent à côté d’une école comme cela, là je dis stop ! », selon François Ruffié avocat de la Sépanso de la Gironde.

Et de rappeler qu’il s’agit là d’un délit puni jusqu’à 150 000 euros d’amende et jusqu’à 6 mois de prison.

 Interview de Daniel Delestre, le Président de la Sepanso Gironde sur le dépot de plainte contre X par Jean-Pierre Stahl et Guillaume Decaix

 

14 Mai

Traitements phyto-sanitaires dans la vigne: Préservez au moins les enfants !

Une polémique de plus et une de trop ! L’affaire a été révélée ce matin par Sud-Ouest: 23 élèves de primaire à Villeneuve, près de Bourg en Gironde auraient été intoxiqués par des traitements de la vigne. Un nouveau scandale, après des procédures lancées en justice et la « faute inexcusable » de l’employeur reconnue récemment pour une salariée viticole. Il est grand temps que des règles plus strictes soient prises.

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L’école et les vignes © France 3 Aquitaine

Révélée ce matin par nos confrères de Sud-Ouest, cette affaire de traitement pose une fois de plus la plume dans la plaie, comme dirait Albert Londres.

Les élèves, 23 au total, de 2 classes de primaire scolarisés à Villeneuve, près de Bourg-sur-Gironde, ont été pris de toux, de nausées et maux de tête. Ces enfants et une institutrice ont ressenti également des douleurs dans la gorge et la langue, des irritations des yeux ce lundi 5 mai en fin de matinée.

Le directeur de l’école a averti le médecin scolaire après le déjeuner car les symptômes s’accentuaient. Ce-dernier s’est mis en relation avec le centre anti-poison de Bordeaux à qui il aurait confirmé que les vignes toutes proches de l’école étaient traitées depuis le matin

Ma fille sentait le sulfate à plein nez, je connais l’odeur », raconte un père de famille qui travaille à la vigne depuis une vingtaine d’années. « Elle a été malade pendant deux jours, pourtant elle a l’habitude d’être dans la vigne. » selon l’interview réalisée par Sud-Ouest

Selon Sud-Ouest, le directeur de l’école avait pourtant appelé Madame le Maire de Villeneuve, qui est aussi propriétaire des vigne,s pour demander à stopper le traitement en journée. En Vain ! 

Les enfants ont été pris en charge par les pompiers l’après-midi, l’institutrice conduite aux urgences de Blaye. Des enfants se sont plaints jusqu’au lendemain de symptômes. Des analyses sont en cours, l’inspection d’Académie été saisie, ainsi que le sous-préfet de Blaye qui a suivi l’affaire dès le début.

Ce dernier rappelle qu’il existe des règles au sujet des épandages selon des conditions précises de météo. S’il y a eu contravention, il y aura sanction. Des parents pourraient également déposer plainte. 

13 Mai

La carte des champions du monde du lever de coude…(pas bien !)

La consommation d’alcool varie considérablement à travers le monde, il y en a qui ne boivent pas du tout, d’autres raisonnablement, et enfin bon nombre de personnes qui ne connaissent pas Mr Evin…mais les champions incontestés de la « picole » sont les Russes (pas bien vodka !)

Les Russes et leurs voisins boivent plus que presque tout le monde comme le montre cette carte  de l’Organisation mondiale de la Santé.

Le Portugal, la Grenade, et l’Andorre sont également classés dans la catégorie la plus élevée à plus de 12,5 litres par personne de plus de 15 ans en 2010.

L’OMS note dans son rapport que 48% de ceux inclus dans ces données de s’abstenir de boire complètement. Donc, si ces personnes ont été exclus, la consommation par habitant parmi ceux qui ne boivent serait encore plus élevée que ce qui est montré sur cette carte.

Les Canadiens boivent plus que les Américains, au rythme de la plupart des pays européens. La consommation d’alcool est faible en Afrique du Nord, mais la moitié sud du continent voit les taux de consommation plus élevés, en particulier l’Afrique du Sud et la Namibie.

 

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En France, depuis les années 60, la consommation qui reste en rouge a tendance à baisser : 56% consomment du vin, 23 %  des spiritueux, 19 % de la bière, alors qu’en Allemagne la majorité de la population à 54 % consomme plutôt de la bière.

La consommation d’alcool en Russie est une préoccupation majeure. Une étude récente  a révélé que le nombre élevé de décès prématurés en Russie pourrait être attribuée à des gens qui boivent trop. Comme causes de décès précoces seraient les maladies du foie, de l’intoxication alcoolique, et des accidents ou des bagarres en état ​​d’ébriété.

D’autres pays proches de la Russie, dont l’Ukraine et la Biélorussie, ont des niveaux de consommation d’alcool importants.

Le rapport de l’OMS relève que la région européenne ne contient que 14,7% de la population mondiale âgée de plus de 15, mais représente 25,7% de l’alcool total consommé dans le monde entier.

Cette carte tombe à pic, alors que des chercheurs de l’Imperial College de Londres ont évalué à 37 millions le nombre de vies épargnées dans le monde d’ici 2025 si de véritables politiques de prévention ciblaient les facteurs de risques: ils préconisent ainsi de diminuer de 30 % la consommation de tabac et de sel, et de 10 % celle d’alcool au niveau mondial.

Source Business Insider
http://www.businessinsider.com/the-countries-that-drink-the-most-2014-5#ixzz31X8GbCAV

A lire Figaro Santé du 12 mai: 37 millions de décès évitables grâce à la prévention et celui de la RTBF

Pour être assez complet, Le Point précise que l’alcool fait 3,3 millions de morts par an selon l’ONU qui a lancé ce lundi un message d’alerte: l’alcool tue chaque année dans le monde 3,3 millions de personnes (1 décès sur 20), soit plus que le sida, la tuberculose et la violence réunis, a averti lundi l’ONU qui craint une aggravation de la situation. A méditer…

05 Mai

L’enquête qui dérange: des pesticides ont été retrouvés dans les cheveux d’enfants scolarisés à proximité d’exploitations agricoles et viticoles.

30 enfants ont participé à cette enquête inédite et ciblée. 53 pesticides suspectés d’être des Perturbateurs Endocriniens (PE) ont été recherchés, le résultat est éloquent: 21,52 résidus de pesticides PE ont été retrouvés en moyenne et par enfant.

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Une mère de famille s’inquiète pour la santé de ses enfants scolarisés a proximité d’une exploitation viticole © Olivier Prax

L’enquête vaut ce qu’elle vaut, mais prévient l’association « Générations Futures » qui l’a menée, elle n’a pas de valeur statistique significative au regard du faible nombre d’échantillons analysés. Elle porte sur l’analyse de cheveux d’une population restreinte et volontaire. Au moins, elle a le mérite de porter le débat sur la place publique.

Générations Futures est une association loi 1901, sans but lucratif et agréée par le Ministère de l’Ecologie. Cette association est spécialisée dans le question des pesticides, et en particulier sur les risques sanitaires et environnementaux associés à ces toxiques et sur les alternatives à leur utilisation. L’avant-propos étant ainsi posé, entrons dans le vif du sujet….

Générations Futures, dans son rapport EXPPERT 3, s’est intéressé à l’exposition des jeunes enfants vivant ou allant à l’école dans les zones agricoles. Un laboratoire indépendant a été mandaté pour effectuer des recherches sur une mèche de leurs cheveux. Les prélèvements, faits par leurs parents, ont été réalisés d’octobre à décembre 2013, et les analyses début 2014. 53 pesticides suspectés d’être des Perturbateurs Endocriniens (PE) ont été recherchés sur les cheveux de ces 30 enfants.

pesticidesLes résultats sont les suivants: 21,52 résidus de pesticides Perturbateurs Endocriniens ont été retrouvés en moyenne par enfant ; 639 picogramme/mg de cheveux par enfant ; 35 pesticides PE ou métabolites de pesticides sur 53 retrouvés au moins une fois soit 66,03% ; enfin 13 substances sur 53 retrouvées dans tous les échantillons dont de nombreux produits interdits en usage agricole. Certains étant en revanche autorisés pour des usages domestiques ou vétérinaires.

Cette « présence de plus de 21 substances pesticides PE en moyenne dans les cheveux analysés montre bien que dans la réalité nos enfants sont exposés à des cocktails importants de ces substances… », selon François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

Générations Futures rappelle qu’il est urgent d’agir dès aujourd’hui pour réduire l’exposition du public, et a fortiori des enfants, à ces substances PE, confortée dans sa démarche par l’adoption le 14 mars par le Parlement Européen du rapport Westlund sur la protection de la santé publique contre les perturbateurs endocriniens. La ministre de l’Écologie Ségolène Royal a présenté par ailleurs une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) visant à « protéger davantage la santé des Français et mieux anticiper les risques ».

Concernant le monde viticole pour être tout-à-fait juste, sur les 30 enfants et leurs parents volontaires, l’enquête porte au final sur 13 enfants résidant à proximité ou étant scolarisé à proximité d’une exploitation.

30 % des enfants étaient scolarisés dans une école à moins de 50 m d’une zone agricole pulvérisée par les pesticides. Pour les 70% restant, l’école est située à moins d’1 km de tels lieux. 63 % des enfants ont leur résidence principale à moins de 50 m d’une zone pulvérisée. Les 36 % restant se situent à moins de 200 m de telles zones.

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Bernard Farges, le Président du CIVB © Bernard Hostein-Aris

 Tous les producteurs en France utilisent des produits qui sont homologués par les pouvoirs publics et ne peuvent utiliser que ceux-là car il n’y a que ceux-là sur le marché. Si les pouvoirs publics doivent modifier les règles d’utilisation, nous appliquerons les règles qui nous seront imposées », selon Bernard Farges, Président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB)

Toutefois, il précise que « l’analyse n’est pas scientifique », comme le soulignaient les auteurs de l’étude. Il précise que « la vigne est une plante très fragile » (on l’a vu avec les ravages du phylloxéra). « Elle est sujette au maladies. Même les viticulteurs bio utilisent des produits pour la protéger. Par ailleurs, les conditions sont ensuite décrites sur chaque produit et les producteurs sont de mieux en mieux formés ».

Rappelons pour terminer qu’une salarié viticole a obtenu gain de cause pour avoir inhalé des pesticides. La faute inexcusable de son employeur a été reconnue par la Cour d’Appel de Bordeaux.

Reportage de Jean-François Gea, Olivier Prax, Jean-Pierre Stahl et Bernard Hostein-Aris

12 Avr

Peste soit des pesticides

La faute inexcusable d’un employeur viticole vient d’être reconnue en Gironde selon le Monde. Une affaire qui risque de faire jurisprudence. Une salariée d’un château bordelais, victime d’intoxication aux pesticides en juin 2007, sort victorieuse d’une longue lutte judiciaire de 7 années.

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Utilisation de pesticides dans les rangs de vignes en Gironde @ France 3 Aquitaine

C’est une victoire pour les opposants aux pesticides.  Sylvie, salariée dans un domaine viticole en Gironde a été intoxiquée par une pulvérisation de pesticides. Au terme d’une longue procédure judiciaire, elle a obtenu la reconnaissance de la « faute inexcusable de son employeur ».

Les faits se sont passés en Dordogne en août 2007; Sylvie vient à travailler sur des vignes traitées la veille avec deux produits phytosanitaires reconnus comme irritants, le Cabrio Top et le Clameur.

Souffrant de maux de tête, de vertiges et de grosses fatigues, la salariée, alors en contrat à durée déterminée, fait reconnaître qu’elle est victime d’un accident du travail, en août 2007, et bénéficie d’un arrêt de travail qui va durer jusqu’au 25 mai 2010.

Alors qu’un premier jugement du TASS de Bordeaux, Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale, l’avait déboutée en février 2012 expliquant que « la cause exacte à l’origine des troubles n’est pas démontrée », la Cour d’Appel de Bordeaux vient infirmer ce jugement attendu que « l’utilisation de produits précités, à  savoir le Clameur et le Cabrio Top, classifiés irritants, permet d’établir que l’employeur avait nécessairement conscience du danger auquel ses salariés pouvaient être exposés »

Le 10 avril, Stéphane Cottineau avocat de la victime a appris qu’il y avait un « désistement total de l’entreprise, qui ne va plus en cassation ». La responsabilité de l’employeur  est donc reconnue. « Il est probable qu’ils n’aient pas souhaité prendre le risque d’une décision de la Cour de cassation, la plus haute juridiction française, estime l’avocat. Cela aurait fait du bruit et cela risquait de fixer la jurisprudence, de faire un précédent. »

L’année dernière, 60 000 tonnes de pesticides auraient été utilisées. Les fabricants assurent de l’innocuité des produits…pas si sûr.

Le frère de Marie-Lys Bibeyran est décédé en 2009 d’une forme rare de cancer. Sa vie durant, il a pulvérisé des produits chimiques dans les vignes. Sa soeur est persuadée du lien de causalité.  Elle se bat aujourd’hui pour faire reconnaître le statut de maladie professionnelle.

La Mutuelle Sociale Agricole estime pour sa part que seuls 5 % des cancers seraient liés aux pesticides.

Reportage de Jean-François Gea et Didier Bonnet

07 Avr

Seul contre tous, Emmanuel Giboulot, le vigneron bourguignon récalcitrant est reconnu coupable

Le jugement est tombé en ce début d’après-midi en Côte d’Or. Le tribunal correctionnel de Dijon condamne Emmanuel Giboulot à 1000 euros d’amende dont 500 assortis du sursis. Il est reconnu coupable de ne pas s’être conformé à un arrêté qui l’obligeait à traiter ses vignes. Présent à l’audience, et malgré le soutien encore de 120 personnes à l’extérieur du palais, Emmanuel Giboulot ne baisse pas les bras et compte bien faire appel.

Emmanuel Giboulot © Jeff Pachoud Agence France Presse

Emmanuel Giboulot vient de recevoir le jugement à 13h30 comme un coup sur la tête…Il était poursuivi pour n’avoir pas traité ses vignes contre la flavescence dorée.

« Je ne me sens pas du tout coupable, c’est intolérable aujourd’hui d’être obligé de se masquer, d’être dans la peur quand on assume une position », a déclaré à la
presse Emmanuel Giboulot à l’issue du délibéré. Le viticulteur a annoncé son intention de faire appel. Il encourait six mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

Le jugement est conforme aux réquisitions du ministère public puisqu’ à l’audience du 24 février dernier, le procureur avait requis une amende de 1 000 euros, pour moitié avec sursis contre Emmanuel Giboulot, qui exploite dix hectares en Côte-de-Beaune et Haute-Côte-de-Nuits en biodynamie.

Le parquet avait dénoncé le non-respect, « par choix idéologique », de l’arrêté préfectoral imposant de traiter, en 2013, les vignes de Côte-d’Or contre une maladie qui peut décimer le vignoble.

Alors que l’avocat d’Emmaneul Giboulot, Maître Benoist Busson, avait plaidé lui au contraire la relaxe, dénonçant le principe de précaution « complètement dévoyé ».

La flavescence dorée serait apparue en 1949 en Armagnac et touche désormais une bonne partie du vignoble en France. Elle s’est énormément développée depuis une dizaine d’années. Un important foyer avait été découvert en Saône-et-Loire en 2011, entraînant en Bourgogne l’arrachage de 11 hectares de vignes en 2012 puis 0,2 ha en 2013.

Emmanuel Giboulot avait été soutenu le 24 février dernier par 500 personnes à l’extérieur du tribunal de grande instance de Dijon ©

Mais le vigneron avait subi les foudres de l’interprofession et même d’une partie de la filière bio – pour qui l’affaire donnait une mauvaise image de la Bourgogne.

Les mesures de traitement avaient été prises « en accord total avec la profession, y compris la filière bio » avait précisé le directeur régional de l’Alimentation et de l’agriculture, Jean-Roch Gaillet.

« Dans les communes voisines, à Pommard, à Volnay, à Saint-Aubin, à Meursault, on a trouvé de la flavescence dorée » et « il n’y a que Giboulot qui n’ait pas traité. Ce qui compte, c’est qu’il y ait une condamnation », avait estimé Jean-Roch Gaillet au moment du procès.

Les explications de Michel Gillot avec :

  • Emmanuel Giboulot, viticulteur à Beaune
  • Jean-Michel Aubinel, président de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne / 21 février 2014
  • Jean-Marie Chaland, viticulteur à Viré (Saône-et-Loire) / 3 mai 2013
  • Conférence de presse du BIVB  / 21 février 2014

Pourquoi Emmanuel Giboulot refuse-t-il de traiter ses vignes ?

Emmanuel Giboulot exploite dix hectares en biodynamie en Côte-de-Beaune et Haute-Côte-de-Nuits, deux appellations prestigieuses de vins de Bourgogne.

Il est opposé au « traitement systématique » des vignes. Il a aussi exclu d’utiliser des insecticides naturels comme la pyréthrine, qui selon lui « ne sont pas inoffensifs » et « détruisent la faune auxiliaire ». Pour le vigneron, tous ces traitements vont à l’encontre des « équilibres biologiques », principe fondamental de la biodynamie qu’il applique depuis les années 1970.

 

 

14 Mar

Exportations des vins de Bordeaux: la Chine chute…

Une baisse substantielle de – 16 % en volume vers la Chine et – 23 % vers Hong Kong plombe le bilan dressé, hier à Paris par le CIVB, de l’export des vins de Bordeaux: – 2 % en volume et – 6 % en valeur.

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La baisse du marché chinois vue par DIVA et Jean-Pierre Rousseau, directeur associé @ Thierry Julien – France 3 Aquitaine

« Le marché chinois a besoin de souffler », selon Bernard Farges le Président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, qui confirme que « le marché avait une progression exponentielle depuis 2005″

L’exemple le plus flagrant, c’est celui de D.I.V.A.la maison de négoce bordelaise, désormais sous pavillon chinois (détenue à 70 % par un Chinois). Jean-Pierre Rousseau, directeur associé, avoue avoir enregistré une baisse de 50 % du chiffre d’affaire vers la Chine l’an dernier. (Fort heureusement, la part du marché export en Chine a été ramenée chez DIVA de 70 à 30 %).

Les explications sont simples et données par Jean-Pierre Rousseau avec son oeil d’expert: «  Il y a eu un engouement en Chine énorme, ça a été un raz-de-marée. Comme on dit les arbres ne montent pas au ciel, mail là ils sont allés très très haut, ils ont dépassés les gratte-ciels les plus hauts de  Poudong, le quartier d’affaire de Shangaï. La vague retombe c’est relativement logique. »

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Les dirigeants chinois ne peuvent plus offrir en cadeaux des coffrets de luxe de grands crus classés, leur gouvernement leur interdit © France 3 Aquitaine, lors de Vinexpo 2013

Il faut dire que le gouvernement chinois a freiné tout net la politique et la culture de cadeaux de grand luxe et notamment de crus classés, en particulier chez les fonctionnaires et ceux qui dépendent de l’Etat.

Grâce au marché Chinois, qui a enregistré des progressions jusqu’à 3 chiffres, le marché des vins de Bordeaux a pu rester à flots et se revigorer après la crise financière de 2008.

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Allan Sichel vice-président du CIVB et Président de la Fédération des Négociants en Vins de Bordeaux © Thrierry Julien- France 3 Aquitaine

Bordeaux exporte 25 % de ses volumes sur la Chine, ça représente un volume conséquent et c’est important qu’on ait plutôt une diffusion mondiale. Justement, il serait dangereux d’être beaucoup plus dépendant que cela de la Chine ! » selon Allan Sichel Vice-Président du CIVB.

Christophe Reboul Salze, Président the « Wine Merchant », enfonce le clou: « ça correspond à des exportations de vins qu’on a vendu, il y a une an, deux ans, avec le système de primeurs. Ce qu’il y a de certain, c’est que la baisse de commandes sur le marché actuel est supérieure à 50%

Pour ce dirigeant d’une grande maison de négoce à Artigues-près-Bordeaux qui a exporté jusqu’à 50% en Chine de 2009 à 2011:  » ils se retrouvent avec beaucoup de stocks et il y a beaucoup moins d’intérêt en ce moment. Il va leur falloir du temps pour digérer ces stocks. Ensuite, ça va redémarrer sur des bases plus saines, avec des gens mieux formés et des sociétés mieux capitalisées, plus spécialisées, je pense. »

« Seul point positif, les volumes expédiés vers l’Union Européenne sont en hausse de 5 % (1,03 Mhl) (mais baisse de 6 % en valeur). Vers l’Asie et l’Amérique du Nord, le repli est de 7 % en volume et 6 % en valeur.

En France, la baisse des ventes dans la grande distribution où 1 bouteille sur 2 est achetée, continue avec 190 millions de bouteilles (-3 %) pour un chiffre d’affaire de 906 millions d’euros (-1%).

L’année 2013 a vu l’inversion du ratio de stocks, amplifiée par une faible récolte 2013 estimée à 3.87 millions d’hectolitres (-27 % par rapport à 2012).

C’est surtout un choc brutal pour ceux qui n’ont pas de stock, d’autant qu’il y a en ce moment une remontée des cours de l’ordre de 25 % avec un tonneau vendu 1250 euros.

(Source bilan chiffré par le CIVB)

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Thierry Julien.

Interviews de Jean-Pierre Rousseau co-associé de DIVA et Allan Sichel, Vice-Président du CIVB.

Regardez l’interview de Christophe Reboul Salze, Président de « the Wine Merchant »