20 Juil

Un violent incendie s’est déclaré à Chenôve en Côte d’Or, proche du vignoble bourguignon

80 sapeurs-pompiers et une vingtaine d’engins venus de toute la Côte-d’Or ont été déployés pour venir à bout du violent incendie de Chenôve, impressionnant pour les habitations environnantes. Un incendie proche des prestigieux vignobles bourguignons. 

L'incendie ne menaçait aucune habitation, mais les flammes etaient proches du vignoble et des maisons. © Thomas Rouet

L’incendie ne menaçait aucune habitation, mais les flammes etaient proches du vignoble et des maisons. © Thomas Rouet

L’incendie a débuté à 16h30 dans les bois, sur le plateau de Chenôve, à la frontière avec la commune de Marsannay. Des flammes de plus de 10 mètres étaient alors visibles de très loin, au plus fort de l’incendie. Une cinquantaine de pompiers venus de Dijon, Gevrey, Sombernon, Nuits-Saint-Georges, étaient aussitôt mobilisés pour attaquer les flammes, soutenus par une quinzaine de véhicules.

L’incendie spectaculaire sur le plateau de Chenôve, au sud de Dijon © Eric Betsch

CaptureA 18 heures, aucune évacuation n’était envisagée, le vent d’ouest étant plutôt favorable. A 18h30, l’incendie était en passe d’être maîtrisé par les pompiers. Le feu s’étendait sur 2,5 kilomètres carrés, mais il n’y avait pas de risque humain. La raison de cet incendie demeurait à cette heure inconnue. Au total, au moins une vingtaine d’hectares de pinède ont brûlé.

A 20 heures, l’incendie était considéré comme circonscrit.  80 sapeurs-pompiers et une vingtaine d’engins venus de toute la Côte-d’Or continuaient d’opérer sur place.  La surveillance de l’incendie et le noyage devraient se poursuivre tard dans la nuit.

Avec France 3 Bourgogne.

Les images de Damien Rabeisen (images aériennes : Agence B-Wonder) :

30 Juin

Des peines de prison ferme pour les casseurs de châteaux

Les deux principaux protagonistes ont été reconnu coupables de vol en bande organisée en fin de semaine dernière. Ils écopent de 4 ans de prison ferme. Les autres peines des 13 autres personnes qui comparaissaient s’échelonnent entre 3 ans ferme et 6 mois avec sursis et des peines d’amendes.

L'opération Cassevin lme 10 février 2014 ©

L’opération « Cassevin » avec ses interpellations et saisies, le 10 février 2014 © Patrice Héraud

Les faits s’étaient passés entre juin 2013 (au départ un vol au château d’Yquem) et février 2014 où les gendarmes déclenchaient les interpellations dans le cadre de l’opération « cassevin » et interpellaient une vingtaine de personnes.

En 8 mois, quelques 3771 bouteilles avaient été dérobées au cours de 18 cambriolages et revendues notamment sur le site le bon coin, avec des acheteurs peu scrupuleux qui achetaient des grands crus à des prix cassés.

Un enseignant très érudit avait ainsi acheté des Pétrus qu’il avait par la suite revendu…plus cher bien sûr. L’ensemble des protagonistes habitaient en Gironde, à Biarritz et en région parisienne.

Parmi les belles étiquettes ainsi subtilisées: des châteaux Ausone, Pavie, Margaux, Lafite Rothschild, Valandraud, Palmer, Yquem, Lascombes, Smith Haut Lafitte, Leoville Las Cases, rien que des petits ! Le montant du préjudice était estimé à près d’un million d’euros. Le bénéfice évalué pour les voleurs avoisine les 350 000 euros.

Qui a dit déjà : « bien mal acquis…ne profite jamais » ? Et quand bien même les bons vins profitent du vieillissement !

22 Juin

Les casseurs de châteaux devant le tribunal correctionnel de Bordeaux

L’opération « Cassevin » avait abouti à démanteler un réseau de casseurs de grands châteaux de Bordeaux, ainsi que leur revendeurs. 17 personnes comparaîssent devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour répondre de leurs actes. Le préjudice était de 1 million d’euros pour plus de 3700 bouteilles dérobées.

Coup de filet des gendarmes en février 2014 - Photos Patrice Héraud

Coup de filet des gendarmes en février 2014 – Photo Patrice Héraud

C’était le 10 février 2014, l’opération Cassevin (nom de la cellule d’enquête) était déclenchée…300 gendarmes intervenaient simultanément dans plusieurs départements du Sud-Ouest et en région parisienne.Une vingtaine de personnes étaient interpellées pour vols en bande organisée et recel de très grands crus bordelais pour un peu plus d’1 million d’euros de préjudice.

Ces interpellations étaient le résultat de plusieurs mois d’enquête par le groupement de gendarmerie de la Gironde et la section de recherches de Bordeaux.

Parmi les châteaux, Yquem avait été victime dans la nuit du 9 au 10 juin 2013. 380 demi-bouteilles du millésime 2010 avaient été dérobées pour un préjudice de 100 000 euros. « Depuis, on a revu la sécurité, ça nous a permis de mettre des moyens plus appropriés » nous-avait–t-on dit à l’époque. Il y avait aussi Haut-Bailly, Palmer, ou encore la Winery qui avait payé le plus lourd tribu avec 320 000 euros de vins dérobés, selon Philippe Raoux l’ancien propriétaire.

Le mode opératoire était quasiment le même: ils opéraient de nuit avec un véhicule volé auquel ils mettaient systématiquement le feu et prenaient la précaution d’effacer leurs traces avec des produits détergents, style eau de javel. Les faits se sont produits à intervalles réguliers de juin 2013 à février 2014, environ tous les 15 jours.

Les cambrioleurs ne repartaient pas avec forcément de grosses quantités mais plutôt des vins ciblés et de grande qualité: ils agissaient sur commande. Plus de 3700 bouteilles ont ainsi été subtilisées.

Ce procès pour vol en bande organisée et recel est prévu pour durer 4 jours devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

Vous pouvez relire l’article de l’époque: Coup de filet des gendarmes: 20 personnes interpellées, elles écumaient les grands châteaux

15 Mai

L’Alsace et Dambach-la-Ville durement touchées par des orages de grêle

Le vignoble alsacien a été sévèrement touché par de violents orages de grêle mercredi soir, notamment à Dambach-la-Ville. Des ravages localisés. Des grelons gros comme des balles de golf. 80 à 100% de pertes par endroits, le millésime 2015 est compromis et les conséquences pourraient se faire encore sentir l’année prochaine avec des bois meurtris.

Capture d'écran du journal et photo des © Dernières Nouvelles d'Alsace

Capture d’écran du journal et photo des © Dernières Nouvelles d’Alsace – F. Delhomme

A Dambach-la-Ville dans le Bas-Rhin, presque toute la production de grands crus a été impactée, 95 à 100% des grands crus perdus et un vignoble haché.

60 ha ont sévèrement été touchés à Dambach et encore davantage alentour alors que le vignoble poussait rapidement car « les températures estivales s’étaient installée dans le vignoble » en Alsace, précisait le 13 mai Philippe Durst, Philippe DURST responsable export chez Dopff au Moulin à Riquewihr.

Capture

En l’espace de 5 à 10 minutes, tout a été très vite, le vignoble a été complétement haché par les grêlons.

Une soixantaine d’ha de vignes ont été touchés sur le ban de Dambach, dont 40 ha dans le grand cru local du Frankstein » Didier Pettermann, vigneron à Dambach et premier vice-président de l’Association des Viticulteurs d’Alsace (AVA), interviewé par les DNA

Et d’ajouter que ces orages de grêle auront des conséquences lourdes pour la viticulture:

Les gros dégats, ce n’est pas que pour cette année mais aussi pour l’année prochaine », Didier Petterman sur BFMTV

« une perte sèche de récolte sur les parcelles grêlées, l’absence de bois de taille, ce qui entraînera un manque à gagner pour les prochaines récoltes qui pourraient être réduites de moitié », continue Didier Petterman auprès des DNA.

Les dégâts à Dambach seraient estimés entre 7 et 9 millions d’euros de pertes: ce sont 350.000 bouteilles qui ne seront pas commercialisées sur trois ans. Il faudra plusieurs années pour que le vignoble meurtri se remette de ce douloureux épisode, pour pouvoir espérer une récolte digne de ces grands vins d’Alsace . Solidarité avec nos amis vignerons alsaciens.

Les températures estivales s’étaient installées dans le vignoble © Philippe Durst

Regardez le reportage de Caroline Kellner, P. Dezempte et L. Guigues de France 3 Alsace. (Intervenants: Didier Pettermann, vigneron – Olivier Carl, vigneron) 

27 Avr

Plainte contre X pour homicide involontaire: la fille d’un viticulteur bordelais décédé dénonce le danger mortel des pesticides

Les pesticides sur le banc des accusés…Valérie Murat, la fille d’un viticulteur bordelais décédé en décembre 2012 d’un cancer bronchopulmonaire, veut que la justice reconnaisse la responsabilité des organismes commercialisant ces pesticides ainsi que celle de l’Etat qui les a homologués. 

Valérie Murat © MaxPPP

Valérie Murat © MaxPPP

Invitée du journal de 8h ce matin, Valérie Murat, le fille de James-Bernard Murat viticulteur girondin décédé d’un cancer, dépose plainte contre X cet après-midi pour homicide involontaire devant le Tribunal de Grande Instance de Paris. Son père protégeait sa vigne une fois par an en aspergeant de l’arsénite de sodium, cancérogène suspecté. Le père de Valérie Murat est mort en décembre 2012, à 70 ans, d’un cancer bronchopulmonaire.

« Le certificat médical a écrit noir sur blanc que la pathologie est en lien à l’exposition de 1958 à 2000 à l’arsonite de sodium.

Je veux connaître tous les responsables et remonter le fil de toutes les responsabilités.

 Pour moi, les premiers responsables ce sont les firmes. Ce sont les firmes qui ont mis ce produit là sur le marché, et après il y a les services de l’Etat aussi, qui ont évalué, homologué et re-homologué pour certains.

Ce sont 3 produits à bas d’arsonite du sodium. Leur retrait n’a été effectif en France qu’en 2001 seulement., alors que la Grande-Bretagne l’a interdit à partir de 1961? Les Pays-Bas l’ont interdit en 85 et les Etats-Unis en 88.

Pourquoi avoir laissé ce produit-là sur le marché jusqu’en 2001 ? »

Bien sûr que je le fais en mémoire de mon père parce que je ne peux pas accepter qu’il soit mort pour rien ! On ne peut pas continuer à nier ce problème à ce moment-là et entretenir l’omerta ! Valérie Murat

Les paysans ont été dupés, floués, et on en a fait des bons petits soldats de la chimie…On leur a fait remplacer toute la science qu’il y avait dans l’agriculture, on les en a détourné complètement pour leur proposer de la chimie à la place. Alors c’est sûr, ça marche ! Mais regardez, on commence à compter les cercueils ! »

Il y a 10 jours, la Cour d’Appel de Bordeaux a demandé une expertise médicale dans une affaire similaire: l’affaire Bibeyran. Sa soeur, Marie-Lise, se bat depuis 4 ans pour que soit reconnue comme maladie professionnelle le cancer du foie et des voies biliaires de son frère décédé à seulement 47 ans. Durant 25 ans, il avait répandu des pesticides pour le traitement par de vignes dans le Médoc.

Propos de Valérie Murat recueillis par Stéphane Place d’Europe 1

Rappel des affaires Murat et Bibeyran par Lyly Le Pivert et Marie Fontecave.

 

14 Avr

Vigilance autour de la bactérie xylella fastidiosa: « les services de l’Etat sont en alerte »

En Aquitaine et à Bordeaux, la menace que fait peser la bactérie « xylella fastidiosa » sur le vignoble est prise au sérieux. Celle-ci est arrivée en France, elle vient de faire son apparition au marché de Rungis: un plant de caféier infecté a été saisi, vient d’annoncer le Ministère de l’Agriculture. La maladie est surtout très présente dans la région des Pouilles, à l’extrême sud de l’Italie. Alors que les Corses sont depuis plusieurs semaines déjà effrayés par une éventuelle contagion avec la zone infectée en Italie du Sud pour leurs oliviers et autres plantations, la vigilance de tous est requise partout.

Denis Thiéry, directeur de recherches à l'Inra Bordeaux © JPS

Denis Thiéry, directeur de recherches à l’Inra Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

Pas d’affolement, ce n’est pas l’hystérie, ni la psychose qui doit l’emporter mais bel et bien une information de tous pour être en mesure de détecter rapidement les symptômes.

L’actualité vient une fois de plus de nous rattraper avec dernier événement en date: l’interception à temps d’un plant de caféier infecté en provenance d’Amérique Centrale. C’est le Ministère de l’Agriculture qui l’a annoncé ce mercredi 15 avril. Ces plants ont été saisis à Rungis chez un revendeur du premier marché de gros européen. « Ils ont été introduits dans l’Union européenne via les Pays-Bas » et proviendraient « d’Amérique centrale ». (Lire le Monde.fr)

A l’Inra Bordeaux Aquitaine, situé à Villenave d’Ornon, on est conscient du danger potentiel: « l’enjeu est important, il faut une information très rapide des acteurs de la filière: les symptômes sont un dessèchement, un jaunissement des feuilles, des feuilles qui tombent et le pied qui peut mourir; il peut y avoir des cas de rétablissement… » précise Julien Chuche, du laboratoire Save « Santé et Agro écologie du Vignoble ». L’Inra travaille sur les insectes vecteurs des bactérioses en laboratoire, mais tient à préciser d’emblée qu’il n’est pas habilité à travailler dessus pour le moment car ce sont des maladies de quarantaine. Il faudrait une dérogation.

Denis Thiéry, directeur de recherches à l’Inra, précise face à cette bactérie: « Oui c’est quelque chose d’inquiétant, mais non nous ne sommes pas envahis en France actuellement. Pour l’instant elle est en Italie, depuis quelques années. On ne la trouve pas encore en vignoble en Europe. Elle est inquiétante parce qu’on la retrouve sous un autre vocable: maladie de Pierce en Californie… »

 

Et d’ajouter: « Ce qui se passe en Italie, c’est qu’un certain nombre de cultures sont maintenant attaquées par cette maladie: les cultures d’oliviers en particulier, sous le feu des projecteurs, il y a de très gros dégâts sur les oliviers, on a trouvé aussi des dégâts sur les amandiers mais cela est plus anecdotique. Le risque est aussi lié au fait qu’en Italie, les cultures d’olives sont très souvent contigues avec les cultures de vigne, donc l’inquiétude est majeure d’un passage de cette bactérie des plantation d’olives au vignoble, mais pour l’instant il n’y a pas de cas avéré encore.. Mais on est sous surveillance et inquiétude majeure car ça provoque de très gros dégâts et ça pourrait être catastrophique si ça passait à la viticulture. »

Joint par téléphone, François Hervieu, chef du service alimentation à la direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt confirme que, suite à l’Arrêté Ministériel du 3 avril interdisant l’importation en France de végétaux sensibles à Xyllela fastidiosa et provenant de zones touchées par la bactérie:

Le dispositif est en train de se déployer, le service est placé en alerte. Nous prenons très au sérieux cette affaire », François Hervieu chef de service de l’alimentation Draaf Aquitaine

D’emblée l’arrêté ministériel demandait   « chacun doit prendre une part active à la prévention, une communication spécifique à destination des acteurs concernés (professionnels des filières végétales, collectivités) et du grand public sera mise en oeuvre pour accompagner la surveillance renforcée.

François Hervieu précise: « nous sommes en train d’écrire un courrier à l’ensemble des professionnels du secteur viticole ainsi qu’aux pépiniéristes de l’ensemble des secteurs. Nous appelons à la coopération et à la vigilance de tous, pour nous signaler tout végétal qui présenterait ces symptômes pour intervenir d’urgence. » Aujourd’hui le Draf est sur le pont mais aussi la Fredon (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles. Et de préciser tout signalement doit être fait à la Draf ou à la Fredon.

Au Marché d’Intérêt National de Brienne, Arnaud Desage, grossiste en végétaux et créateur de jardins, se veut rassurant. Ses beaux oliviers centenaires viennent d’Espagne, toutefois, il a certaines plantes importées d’Italie: « mon importateur est à Pistoï, à 1000 km de la région des Pouilles, et tout est contrôlé là-bas, il y a quand même de gros moyens qui sont mis en place: toute la région a été isolée (un cordon sanitaire a été établi sur 20 km de large dans la région des Pouilles), les plantes ont été détruites, c’est testé régulièrement, toutes les semaines. Apparemment le problème est quand même écarté. » Il nous montre le courrier de son fournisseur italien en gage de garantie qui stipule « notre région la Toscane est reconnue indemne de xylella fastidiosa et l’interdiction concerne les végétaux sensibles à cette bactérie seulement s’ils sont originaires ou en provenance des zones infectées. »

Bernard Farges le président du Civb © JPS

Bernard Farges le président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux © JPS

Bernard Farges, Président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux commente les mesures gouvernementales prises: « le ministère de l’Agriculture a pris des dispositions eu égard à ce qui se passe en Italie, Stéphane Le Foll a manisfesté son inquiétude début auprès de la Commission Européenne pour que des mesures soient prises pour faire face à cette nouvelle problèmatique sanitaire, circonscrite pour l’instant en Italie. Il y a des protocoles qui sont en place. L’Italie a activé ce protocole-là sans doute un peu lentement. Et aujourd’hui la France a pris des mesures d’interdiction à l’importation d’un certain nombre de produits. »

« Pour ce qui est de la commercialisation des filières organisées et tout-à-fait légales de commercialisation de plants d’oliviers et de plants de vigne, tout cela a été organisé assez vite. Evidemment, on peut être assez inquiets sur les flux de touristes qui pourraient ramener de jeunes plants d’olivier (en souvenir), là c’est une problématique qu’on n’arrive pas bien à identifier. Il y a des mesures d’alerte auprès de ces consommateurs touristes. Après les frontières ne sont pas étanches, nous le savons, donc il y a une vraie vigilance en France pour bien observer ce qu’il peut se passer dans nos vignobles et dans les vergers pour nos collègues arboriculteurs. »

« Nous professionnels, nous avons les circuits d’information internes hedomadaires, donc ces informations ont été passées. Mais ces symptômes on en peut les voir que quand la vigne pousse, donc dans quelques semaines. Aujourd’hui et l’an passé en 2014, il n’y a pas de présence avérée sur le sol français de cette maladie, donc il ne faut pas s’alerter, il faut être extrêmement vigilant, nous sommes en lien direct avec les services régionaux du ministère de l’agriculture, aujourd’hui nous sommes vigilants mais il n’y pas lieu s’inquiéter outre mesure ».

Delphine Bouges, pépinièriste de plants de vignes à Camiran © JPS

Delphine Bouges, pépinièriste de plants de vignes à Camiran © JPS

Les pépinières viticoles sont aussi informées. Ces 50 pépinières que comptent la Gironde ont été et sont toujours en pointe dans la lutte contre le phyloxéra qui avait ravagé tout le vignoble à la fin du XIXe siècle. Depuis, elles réalisent pour les viticulteurs des pieds hybrides en faisant des greffons qui résistent au phyloxéra

Ainsi à Camiran, dans les pépinières Bouges, on réalise 800 000 pieds greffés à l’année. Dans cette pépinière crée par son arrière grand-père, Delphine Bougès nous reçoit pour nous montrer ce travail minutieux où des poiçoinage omega sont réalisés pour adapter ces greffons, ces cépages sur des portegreffes, propres à résister au phyloxéra.

Cependant, ce type de plant ne résiste pas à la bactérie. Les chercheurs en Italie n’ont trouvé aucune parade pour l’heure. Delphine Bougès précise: « cette bactérie est transportée par un vecteur, un petit papillon qui pique d’autres plantes et c’est comme cela que la maladie est transmise ». La seule manière d’héradiquer cette bactérie serait de s’attaquer au vecteur de transmission et bien sûr d’avoir un cordon sanitaire efficace.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Didier Bonnet

07 Avr

Alerte à la bactérie tueuse…la xylella fastidiosa

C’est une épidémie dans le talon de l’Italie, la bactérie xylella fastidiosa a ravagé des milliers d’hectares d’oliviers. Le région est déclarée sinistrée. Un cordon sanitaire a été établi pour éviter une propagation au reste du pays et à l’Europe. Réactions  du monde viticole à Bordeaux qui prend cette alerte au sérieux.

La bactérie «Xylella fastidiosa», qui assèche les oliviers, des ravages dans le Salento, berceau de plantations centenaires.  © Tribune de Genève photo: EPPO

La bactérie «Xylella fastidiosa», qui assèche les oliviers, des ravages dans le Salento, berceau de plantations centenaires. © Tribune de Genève photo: EPPO

Joint par téléphone ce matin, Xavier Planty, le président des Sauternes, par ailleurs défenseur du bio, se dit « très très inquiet ». « Le problème est simple, on l’a eu sur l’arbre fruitier le poirier avec le feu bactérien », il l’a complétement décimé…Quant à traiter avec des antibiotiques, il est hors de question de balancer des antibiotiques dans la nature. »

« J’espère que l’Inra s’est penché sur la question. C’est un peu le même sentiment pour ce nouveau parsite que l’on a eu pour la drosophila suzukii, cette bestiolke capable de percer la peau des raisins. Ca peut remettreplein de choses en cause. Est-ce qu’on est à la veille d’une crise comme le phylloxéra ou le mildiou ? »

« La lutte contre le phylloxéra ou l’oidium avait été un foutoir monstre. Sur le mildiou, le traitement avait été trouvé très vite avec la bouillie bordelaise. Sur l’oidium, ça a mis du temps à trouver. »

Xavier Planty,  président des Sauternes. © Jean-Pierre Stahl

Xavier Planty, président des Sauternes. © Jean-Pierre Stahl

Pour l’Inra que nous avons contacté, on reconnaît qu’il y a un vrai risque sur d’autres espèces arboricoles que l’olivier. Une veille presse et les chercheurs de deux laboratoires planchent sur la question avec notamment le laboratoire Santé et Agroécologie du Vignoble. Denis Thiéry, absent de Bordeaux pour des raison personnelles, nous recontactera prochainement: « il a un projet de recherche dans lequel est intégré cette maladie comme d’autres qui peuvent ravager la vigne ».

Le Président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, Bernard Farges reconnaît que « même si on peut être inquiet », les « Italiens ont plutôt réagi tranquillement. On a eu une présentation par France Agrimer du plan d’action national. « Le ministre de l’agriculture a annoncé ce week-end son plan d’action « , qui dispose: « Un arrêté a été signé ce jour (le 3 avril) et sera publié demain afin d’interdire l’importation en France de végétaux sensibles à Xyllela fastidiosa et provenant de zones touchées par la bactérie. Cette interdiction concerne les échanges intra-européens depuis la région des Pouilles et les importations issues des zones infectées des pays tiers concernés. Elle sera assortie du renforcement du plan de contrôle et de surveillance sur l’ensemble du territoire national ».

« Toutefois, il faut être prudent, être vigilent quant à l’alerte que l’on diffuse ! Pour tout ce qui est filère d’importation, on peut les contrôler, maIs c’est plus compliqué quand des particuliers reviennent avec de jeunes oliviers, on peut là s’inquiéter. »

Bernard Farges à gauche, le président du CIVB © JPS

Bernard Farges à gauche, le président du CIVB © JPS

Et de préciser: « en Italie, il ont fait un sas de décontamination pour arracher le vignoble et éviter que la maladie ne se propage. » « Chaque semaine en France les viticulteurs remplissent le BSEV le bulletin de santé du végétal ». Il est envoyé chaque semaine aux viticulteurs où on a toute une appréciation de l’épidémiologie. Mais il n’y a pas de foyer répertorié en France. »

Pour Arnaud Desage, pépiniériste au Marché d’Intérêt National de Bordeaux, importateur d’oliviers et autres plantes méditéranéennes: « si cette bactérie est sur les oliviers, elle sera sur d’autres plantes forcément. Avec la mondialisation, il y a des plantes sur lesquelles on ne pourra pas voir. Il y a beaucoup de bactéries, d’insectes ces derniers temps. Au Japon, ils ont pris des mesures plus sévères en karcherisant les plantes importées. Moi mes oliviers viennent essentiellemnt d’Easpagne mais j’ai des lauriers qui viennent d’Italie. Je vais me renseigner pour savoir comment ça évolue là-bas…Je vous rappelle… »

Dans les Pouilles en Italie, où Xylella fastidiosa est apparue pour la première fois en 2013, la situation est catastrophique. Selon le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis, 10% des 11 millions d’oliviers de la province de Lecce sont touchés par cette bactérie.  La solution est l’arrachage et la destruction des arbres malades. Il n’y a pas de remède pour l’heure; l’Italie a mis en place une zone de confinement de 241.000 hectares dans les Pouilles. 

On voit le problème de la xylella fastidiosa ne fait que commencer. Il faut que les Italiens prennent des mesures draconniennes tant pour la survie de leurs espèces dans le reste de la péninsule que pour l’ensemble de l’Europe. Il ne s’agit pas de donner des leçons à qui que ce soit, mais d’avoir  des pouvoirs publics à la hauteur des enjeux.

Le site du Ministère de l’Agriculture précise: « La bactérie Xylella Fastidiosa peut affecter plus de 200 espèces végétales appartenant à 50 familles botaniques différentes. Cet organisme nuisible aux végétaux est connu outre Atlantique comme agent de la maladie de Pierce, qui a fortement touché les vignobles californiens dans les années 1990, et est également responsable d’une maladie ayant fortement impacté les agrumes au Brésil à la fin des années 1980. Cette bactérie est transmise et dispersée par des insectes vecteurs. Elle est absente du territoire français. Après sa découverte pour la première fois en Europe, sur le territoire italien, fin 2013, la Commission européenne a adopté au cours de l’année 2014 des mesures européennes pour empêcher d’autres introductions ainsi que la propagation de la bactérie dans l’Union européenne. »

On a vu comment le problème du frelon asiatique dans un passé récent avait été traité en France où il a été importé dans des poteries chinoises en 2004 via le port de Bordeaux et dans le Lot-et-Garonne. Depuis tout le Sud-Ouest a été infesté, et même bien au delà, on en répertorie partout en France,  parfois dans le Nord de l’Europe et au Portugal récemment. Un préfet de la région Aquitaine avait pris comme arrêté de limiter l’intervention des sapeurs pompiers pour la destruction des nids car trop chères (ils en faisaient plus de 700, ce fut réduit à moins de 30 en 2008), en restreignant leurs opérations à des dangers immédiats pour l’homme. Seuls les associations étaient en pointe dans ce combat comme AAAFA33 et les apiculteurs qui ont vu leurs ruches décimées… (sans parler des personnes allergiques qui sont décédées, à la suite de piqûres de frelons asiatiques).

Le parallèle n’est pas osé, il s’agit juste de prendre les bonnes décisions, drastiques s’il le faut, plutôt qu’attendre. Ces mesures doivent être prises en Italie et en France au niveau cordon sanitaire et interdiction des importations. Il s’agit d’informer sans vent de panique mais de prendre conscience de ce risque majeur, comme ce fut le cas pour le phylloxéra.

16 Mar

La société 1855 et son ancien dirigeant condamnés à 350 000 € d’amende par l’Autorité des Marchés Financiers

La condamnation prononcée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) est conforme aux réquisitions du collège lors d’une audience le 11 février. Une décision rare selon les Echos.

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L’Autorité des Marchés Financiers © Les Echos

Le gendarme de la Bourse a condamné au total à 350.000 euros d’amendes la société de vente de vins en ligne 1855 et son ex-dirigeant Emeric Sauty de Chalon, pour sa communication financière entre 2010 et 2012. Une décision assez rare. Il vient pourtant de le faire en condamnant la société de vins en ligne 1855, rebaptisée Heraclès, pourtant en liquidation judiciaire, à une amende de 200.000 euros. A ce montant viennent s’ajouter 150.000 euros dont devra s’acquitter son ancien PDG, Emeric Sauty de Chalon.

Avec AFP et les Echos

A lire ou relire: le site 1855 a été liquidé et Les ennuis continuent pour le site de vente en ligne « 1855.com »: 350000 euros d’amende requis par l’AMF

13 Fév

Les ennuis continuent pour le site de vente en ligne « 1855.com »: 350000 euros d’amende requis par l’AMF

Après sa liquidation judiciaire prononcée début janvier, voilà la commission de sanction de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) qui pointe « le non respect d’une communication financière exacte et non trompeuse ». Les ennuis s’accumulent pour « 1855.com ».

Capture d'écran du site 1855.com

Capture d’écran du site 1855.com

La commission de sanction de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a requis mercredi contre la société Héraclès(ex SA 1855) et contre son fondateur une amende de 350 000 euros

L’AMF a ouvert une enquête début 2012 portant sur les informations financières délivrées par celle qui s’appelait encore à cette époque SA 1855. Le gendarme de la bourse reproche à Héraclès et à son responsable « le non-respect d’une communication financière exacte et non trompeuse » concernant les communiqués de presse de résultats, de la publication des comptes sociaux et d’un communiqué concernant l’acquisition du site Cave Privée en 2012.

Le site de l’AMF © Les Echos – Florence Durand SIPA

L’AMF estime que cet achat a fait l’objet d’une information privilégiée. L’opération d’achat a été lancée au mois de juillet 2012, mais était conditionnée à une levée de fond qui ne s’est produite qu’en octobre 2012. La représentante du collège de l’AMF a demandé 200.000 euros d’amende contre la société et 150.000 contre son ex-dirigeant M. Sauty de Chalon,

La situation de 1855.com est une histoire rocambolesque: le site 1855.com a défrayé la chronique pendant plusieurs années en ayant des retards phénoménaux sur la livraison de ses commandes, quand celles-ci étaient honorées…De nombreux clients s’estiment avoir été floués et n’ont jamais vu leurs bouteilles (lire le précédent article « le site 1855.com a été liquidé« ).

Les choses se sont gâtées car la société qui espérait surfer sur le principe de vente en primeurs des vins de Bordeaux voyait parfois le prix des bouteilles s’envoler en deux ans et devait donc les acquérir auprès du producteur à un coût bien supérieur à celui facturé aux clients. Dans certains cas, le vin n’était même plus disponible. La société a par conséquent dû faire face à de nombreux litiges et a vu sa situation financière se dégrader, d’autant que son principal actionnaire, la famille Bettencourt (propriétaire du groupe L’Oréal) via le mari de Françoise Bettencourt-Meyers, s’est désengagé en 2011 après avoir injecté 10 millions d’euros.

La Commission des sanctions de l’AMF rendra sa décision d’ici à quelques semaines. Pour sa défense, Emeric Sauty de Chalon a estimé que l’AMF avait procédé « à une belle réécriture de l’histoire ». Il a indiqué qu’il s’était battu pour faire vivre cette société et qu’il n’a jamais tiré profit de cette situation.

Avec AFP.

12 Jan

Le site 1855.com a été liquidé

Le site 1855.com qui avait défrayé la chronique en ayant des retards phénoménaux sur la livraison de ses commandes, quand celles-ci étaient honorées, vient de fermer boutique définitivement. Une triste histoire pour tous ces acheteurs comme Sébastien qui témoigne et a perdu des plumes… Réactions des avocats des victimes, de 1855 et d’autres sites de vente en ligne.

Capture d'écran du site 1855.com

Capture d’écran du site 1855.com

L’affaire du site « 1855.com » trouve aujourd’hui un bien malheureux dénouement.  Vendredi dernier, le tribunal de commerce de Paris a converti la procédure de redressement judiciaire en procédure de liquidation judiciaire. Une procédure qui avait été ouverte en octobre 2013. La Société Anonyme Héraclès, gestionnaire du site 1855.com, avait réussi à échapper à deux reprises par le passé à la liquidation, de justesse. Un investisseur luxembourgeois qui devait exécuter le plan de continuation n’avait aucun mandat pour le faire à l’audience du tribunal de commerce. Le parquet a fait appel ce qui a suspendu l’exécution du plan. La société s’est déclarée en cessation de paiement et aussitôt le TC de Paris a prononcé la liquidation judiciaire.

Je vous confirme la liquidation en date du 9 janvier », Me Hélène Poulou l’avocate bordelaise de plus de 350 clients victimes

Un dernier coup dur pour tous ces acheteurs qui n’ont jamais été livrés. Ils espéraient toujours puisque certains le furent mais avec des retards phénoménaux. La messe est dite. 1855 ne sonne bien que pour les crus classés en Bordelais, beaucoup moins sur la toile.

En Alsace, Sébastien Gérard avait commandé pour 2500 euros de crus classés...jamais livrés

En Alsace, Sébastien Gérard avait commandé pour 2500 euros de crus classés…jamais livrés

En Alsace, Sébastien Gérard s’estime floué, lui avait passé commande en 2008 de plusieurs crus classés de Bordeaux, des 2e et 3e CC, pour un montant de 2500 euros: « c’est l’équivalent d’un mois à un mois et demi de salaire ! J’ai l’impression d’avoir été abusé par des gens qui ont travaillé en connaissance de cause. Je me suis amusé en 2013 à naviguer encore sur ce site et il se trouve que les vins que j’avais commandés et qui ne m’avaient pas été livrés en 2011 étaient encore en vente sur le site, c’est absolument hallucinant ! »

Hélène Poulou, l'avocate bordelaise devant le dossier 1855.com © Jean-Pierre Stahl

Hélène Poulou, l’avocate bordelaise devant le dossier 1855.com © Jean-Pierre Stahl

D’après Hélène Poulou jointe par téléphone ce lundi soir, « la holding Héraclès est liquidée, elle comprend le site 1855.com et Chateau On Line, ainsi que toutes les autres sociétés comme Cave Privée ». Cela résonne comme un coup de tonnerre: les dirigeants, l’administrateur judiciaire et le mandataire judiciaire ont demandé la liquidation judiciaire immédiate de la société et de toutes les structures juridiques du groupe. Ce mardi matin nous l’avons rencontré pour de plus amples explications à destinations des victimes et pour le grand public.

On avait un dommage sur 1855 d’environ 1 million d’euros en ce qui concerne juste les commandes et les acomptes versés (pour 350 à 400 de mes clients), mais en terme de préjudice c’est à peu près 5 millions d’euros, valorisés au regard de la valeur actuelle des bouteilles » Hélène Poulou, avocate de ses clients-victimes, interrogée ce mardi matin

Et d’ajouter: « les chiffres sur la société 1855 dans le cadre de la procédure de redressement et de liquidation, il y avait à peu près 40 millions d’euros déclarés par l’ensemble des créanciers, donc des chiffres exorbitants. »

Guilhem Brémond, l’avocat d’Héraclès, la société dépositaire de la marque « 1855.com » réfute: « C’est faux ! C’est son estimation farfelue ! Il y a un préjudice significatif de quelques millions d’euros mais on est très très loin des 40 millions d’euros ! » 

Est-ce à dire que les victime ne retrouveront pas leurs bouteilles et leur argent ? Pour Hélène Poutou: « elles ne reverront pas leurs bouteilles, je pense avec certitude, elles ne reverront pas leur argent…en tout cas nous allons essayer avec le mandataire qui a été désigné dans ce dossier de mettre en oeuvre toutes les actions possibles pour tenter de récupérer quelque chose. On garde espoir. Maintenant tout va dépendre de la solvabilité des personnes dont on pourra engager la responsabilité dans ce dossier. »

Quelles actions allez vous intenter ? « Il y a des actions dans le cadre de cette poursuite collective de liquidation judiciaire, donc c’est le mandataire, en premières lignes, qui fera les actions en comblement de passif ou en faillite personnelle à l’encontre des dirigeants et leur patrimoine personnel. Et puis on peut déjà imaginer un contentieux pénal dans ce dossier. »

A ce stade des poursuites envisagées par l’avocate des victimes, Hélène Poulou considère que les dirigeants pourraient être poursuivi « pour publicité mensongère et à l’égard des actionnaires des chefs d’escroquerie ».

Guilhem Brémond avocat d’Héraclès pour le site 1855.com © daf-mag.fr

De son côté, l’avocat de 1855.com, Guilhem Brémond explique que : « 1855 avait développé une activité axée sur les primeurs, elle s’est grippée quand elle est rentrée dans une spirale négative du fait de ces procédures judiciaires. 1855 a du arrêté même cette activité de vente en primeurs et devait trouver un nouvel investisseur.

Il y a eu quelques livraisons qui n’ont pas été honorées car il y a eu des saisies et vente des stocks affectés à un certain nombre de clients qui n’ont pas pu être livrées ! » Me Guilhem Brémond, avocat d’Héraclès pour 1855.com

Quant aux actions qui pourraient être intentées, Me Brémond de commenter:  » Tout le monde a la tentation d’intenter des actions, mais je ne crois pas qu’il y ait lieu d’intenter des actions au pénal. »

Et de conclure : »Dans le cadre de la procédure, le tribunal regardera si la responsabilité des uns ou des autres pourra être engagée… »

Guillaume Cottin, président de la Vinothèque de Bordeaux et "vinotheque-bordeaux.com" © Jean-Pierre Stahl

Guillaume Cottin, président de la Vinothèque de Bordeaux et « vinotheque-bordeaux.com » © Jean-Pierre Stahl

Pour les acteurs de la place de Bordeaux, certaines institutions se sont portés partie civile dans les procédures, d’autres qui ont pignon sur rue et commercialisent en ligne comme La Vinothèque de Bordeaux ont du rassurer leurs clients, suite à l’ambiance qui a résulté des déboires avec 1855, Chateau On Live ou Cave Privée…enseignes d’Héraclès.

Guillaume Cottin, Président de la Vinothèque de Bordeaux précise: « Tous les sites qui proposent une garnatie bancaire sont fiables, et puis en général les primeurs sont toujours au mêmes prix selon les sites, à partir du moment où les prix sont vraiment cassés on peut être suspect. Et après, il faut se renseigner sur les sites connus, c’est-à-dire ceux dont la presse parle et qui sont des maisons sérieuses. »