31 Jan

Le classement Unesco… ça peut rapporter gros : après Saint-Emilion, Bordeaux, Blaye, voici le phare de Cordouan retenu comme candidat au patrimoine mondial de l’humanité.

Le phare de Cordouan vient d’être retenu par le comité décideur comme seul emblème de la France à candidater au patrimoine mondial de  l’Unesco. Une nouvelle étape qui nous rappelle il y a 20 ans le classement des 8 villages autour de Saint-Emilion et du vignole au titre de paysages culturels. C’était le 5 décembre 2019. Retour sur les retombées économique de ce classement à Saint-Emilion.

Saint-Emilion, sa cité millénaire, son vignoble et son classement Unesco :  ce sont plus d’un million de visiteurs qui déferlent chaque année dans ces ruelles chargées d’histoire. En 20 ans, le village s’il a conservé son patrimoine s’est tout même pas mal transformé, avec de très nombreux commerces . Les boutiquers de vin ont explosé, on compte plus d’une cinquantaine de cavistes, de même une cinquantaine d’enseignes entre les artisans d’art, commerces de souvenirs et de décoration en tout genre, sans compter les épiceries fines.

Nous, on ne draine pas 1 million de personnes par jour, mais il y a des fois où vous avez une centaine de personnes qui passent par les boutiques, ce qui est énorme.Cela se traduit en effet par des ventes importantes » Benoît Gaillard, caviste Ets Martin.

Plus d’une centaine de nationalités différentes viennent goûter aux charmes de Saint-Emilion : outre 60% de français, beaucoup d’anglais, d’américains, d’espagnols et de brésiliens passent par l’office de tourisme (300 000 passages) ,sans compter les belges et bon nombre de pays européens,mais aussi les japonais et les chinois bien sûr. La notoriété du classement y fait mais aussi celle plus récente du classement de Bordeaux également au Patrimoine Mondial. Tout ceci booste la fréquentation. Le nombre de nuités est aussi en constante progression, 187000 en 2017 selon le Grand Saint-Emilionnais

Nous avons une forte augmentation, le nombre de touristes est croissant, nous avons plus de 8% d’augmentation du chiffre d’affaire de l’office de tourisme du Grand Saint-Emilionnais, et par rapport à l’année dernière nous avons accueilli 245 bus de plus…« Bernard Lauret maire de Saint-Emilion.

Saint-Emilion a été le 1er vignoble en France classé Unesco le 5 décembre 1999 au titre de ses paysages culturels, avant la Bourgogne et la Champagne ( plus récemment).

Jean-François Galhaud, président du Conseil des Vins de Saint-Emilion et co-président de l’association « Juridiction de Saint-Emilion : Patrimoine Mondial de l’Humanité » revient sur le dossier qu’il a porté : « premier paysage viticole inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, mais c’est aussi toute cette histoire millénaire de Saint-Emilion, qui date des romains et qui est devenue très importante au niveau du Moyen-Age, avec notamment l’histoire de la jurade qui gérait avec autonomie la juridiction de Saint-Emilion. »

Aujourd’hui, Saint-emilion, Bordeaux et Blaye ont mis en place une politique commune des sites classés Unesco pour faire venir encore plus de touristes du monde entier en Gironde.

30 Jan

Vin…solite : Lalique invente la barrique en cristal pour Lafaurie-Peyraguey

Une barrique tout en cristal remplie de Sauternes, pièce unique au monde qui a été commandée pour célébrer les 400 ans du château Lafaurie-Peyraguey. Elle orne désormais le chai de ce 1er cru classé de Sauternes à Bommes. Un hommage au savoir-faire de la célèbre cristallerie d’art Lalique associée au vin de Sauternes.

La barrique tout en cristal, remplie du 1er cru classé du © château Lafaurie-Peyraguey (photo Hervé Lefevbre)

Une barrique tout en cristal, rivets compris. A l’intérieur, 225 litres de Sauternes. Cette pièce unique au monde, signée des ateliers Lalique, orne depuis quelques semaines le château Lafaurie-Peyraguey en Gironde, dont elle célèbre les 400 ans.

La barrique, qui a la taille et la forme d’une barrique bordelaise, pèse près de 400 kilos une fois remplie du précieux vin liquoreux de Sauternes. Ses cerceaux sont en cuir.

Son fond transparent est illustré d’une reproduction d’une gravure de René Lalique de 1928 intitulée « Femme et raisin », qui figure également sur les bouteilles de ce premier grand cru classé en 1855.

Cette barrique, c’est 2 ans de préparation, 2000 heures de travail, c’est plusieurs centaines de milliers d’euros, c’est une oeuvre d’art, que le public va venir découvrir à Sauternes », David Bolzan, directeur des Vignobles Silvio Denz.

Douze corps de métier ont été nécessaires pour la réaliser, l’assembler et la décorer dans la manufacture Lalique à Wingen-sur-Moder (Bas-Rhin).

© Hervé Lefevbre pour Lafaurie-Peyraguey

Cette pièce a été créée à l’occasion des 400 ans du château Lafaurie-Peyraguey, propriété du groupe Lalique et de son PDG Silvio Denz. « L’idée est d’en faire un objet d’exposition pour témoigner de cette convergence entre le cristal et le vin. Du cristal qui habille le vin, c’est une première mondiale », a indiqué à l’AFP le David Bolzan, directeur-général des Vignobles Silvio Denz.

« Elle est faite pour être en exposition car trop fragile et trop lourde pour être utilisée. Elle contient le  premier millésime que Silvio Denz a fait : 2013″, a-t-il poursuivi, et représente une « fusion entre l’or de Sauternes et le cristal d’Alsace », selon le groupe.

Cette pièce d’exception est exposée dans un des chais de ce château, qui abrite également un hôtel-restaurant de luxe. Elle a été bénie le 3 décembre 2018 par un prêtre, tout comme la chapelle jouxtant les chais. La barrique est la dernière née d’une série de pièces uniques en cristal exposées à la vinothèque du château dont une Impériale (bouteille de six litres) et une caisse transparente de six bouteilles.

Avec AFP

28 Jan

Pesticides : Sylvie Berger attaque son employeur pour faute inexcusable

Sylvie Berger, ouvrière viticole, était ce lundi devant le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale à Bordeaux. Souffrante de deux pathologies dont la maladie de Parkinson, elle attaque son employeur, un château du Médoc, pour faute inexcusable.

Sylvie Berger (2e à gauche), accompagnée des militants des associations anti-pesticides © Philippe Turpaud

Sylvie Berger, ouvrière viticole était ce lundi de nouveau devant la justice, pour faire reconnaître la faute inexcusable de son employeur, le château Vernous, dans une affaire d’épandages de produits phytosanitaires ou pesticides pour faire court.

« Quand on est ouvrier, on est solitaire, on ne peut pas parler, il y a certains tabous… », commente Sylvie Berger devant le Palais de Justice de Bordeaux. Et de poursuivre : « Quand on commence à parler de cela, on nous fait bien comprendre que la porte elle est là-bas et qu’il y a des dizaines de personnes qui sont prêtes à vous remplacer…Moi, on m’a traité de menteuse, sur ma pathologie, sur mes symptômes, sur ce que je pouvais ressentir, des vertiges…Pour combattre cette solitude, je me suis retournée vers Marie-Lys Bibeyran et son association… » Les associations « Collectif Info Médoc Pesticides », « Alerte Aux Toxiques » et « Alerte Pesticides Haute Gironde » accompagnaient justement en ce lundi matin Sylvie Berger, mais aussi dans ce combat qu’elle mène depuis des années.. Ils avaient d’ailleurs organisé un petit  rassemblement de soutien devant les marches du Tribunal de Grande Instance Bordeaux.

Après toute une série de renvois, l’audience peut enfin se tenir, une longue procédure depuis 2017 et depuis l’affaire dot les faits se sont déroulés en 2012 : « si je suis là aujourd’hui, c’est pour me battre et pour dire que cela ne recommence pas déjà, pour moi et pour les autres mais surtout pour les autres car moi je ne pense plus retourne travailler dans les vignes, c’est trop dangereux pour moi, » selon Sylvie Berger.

Les faits se sont déroulés en juin 2012, alors qu’elle relevait des fils mouillés dans les vignes, Sylvie Berger a reçu des éclaboussures qui se sont traduites aussitôt par des irritations, brûlures, douleurs à l’estomac, deux épandages de produits phytosanitaires avaient été pratiqués durant la semaine sur la parcelle où elle travaillait. Aujourd’hui, elle souffre de deux maladies importantes dont celle de Parkinson, reconnue depuis comme maladie professionnelle.

Son employeur, un château du Médoc conteste tout, comme la faute inexcusable, arguant qu’à l’époque des faits le lien entre ces produits et la maladie n’avait pas été établi:  « avant l’employeur n’est pas un spécialiste des pesticides, il y a un fabriquant, il donne et reçoit les informations du fabricant, ce n’est qu’à partir du moment où les pouvoirs publics alertent les employeurs qu’il y a la possibilité de tirer les conséquences… » précise Maître Eric Mandin, avocat du château Vernous.

Une argumentation que réfute l’avocate de Sylvie Berger, Maître Hermine Baron, la maladie de Parkinson n’étant qu’une pathologie parmi d’autres, liée à l’usage intensif de produits phytosanitaires : « on sait que les pesticides c’est dangereux, il y a de la réglementation pour les pesticides depuis 1987, qu’on ne vienne pas nous dire que la réglementattion c’était juste pour faire joli, non c’est dangereux et on en redécouvrira d’autres des maladies qui sont liées aux pesticides… »

L’affaire a été mise en délibéré, le TASS rendra son jugement le 26 mars prochain.

Propos recueillis par Gilles Bernard et Philippe Turpaud :

27 Jan

Blaye au Comptoir : rendez-vous dans les bistrots, cavistes et restaurants de Bordeaux, les 7 et 8 février

Les 7 et 8 février prochains, l’appellation Blaye Côtes de Bordeaux investit à nouveau les bistrots, bars à vins, cavistes et restaurants de Bordeaux. Le but faire découvrir les vins de Blaye et pour l’occasion une cinquantaine de vignerons animeront ces dégustations dans ces établissements.

Nicolas Lascombes de la Brasserie Bordelaise avec Marion Reculet du château le Camplat © JPS

A VOS TABLETTES

Les jeudi 7 et vendredi 8 février, les vignerons de l’appellation Blaye Côtes de Bordeaux s’invitent dans près de 40 restaurants, bars à vin et cavistes bordelais
afin de promouvoir leurs vins et d’en faire (re)découvrir l’excellent rapport qualité/prix/plaisir.

DES ECHANGES FRUCTUEUX ET CONVIVIAUX

Pour son édition 2019, Blaye au Comptoir reste fidèle à la formule qui a fait son succès depuis ses débuts : des échanges conviviaux entre vignerons et consommateurs autour d’un premier verre de dégustation offert et la possibilité pour la clientèle de l’établissement de commander le vin du vigneron à prix propriété. Un événement placé sous le signe de la proximité et de la convivialité, qui a su conquérir les amateurs si l’on en croit les 50 000 verres dégustés lors de Blaye au Comptoir à Bordeaux et à Paris en 2018 !

DE NOUVEAUX POINTS DE CHUTE

De nouveaux établissements partenaires se lancent dans l’aventure Blaye au Comptoir aux côtés des habitués dont fait partie le bar à vin Au Bon Jaja, accueillant le vigneron Vincent L’Amouller du Château Frédignac depuis plusieurs années. Parmi eux : le Thélonious Café Jazz Club accueillera Arnaud Ovide, vigneron du Château Vieux Planty alors que Yann Bouscasse, vigneron du Château Cantinot, animera le Bistro Poulette – restaurant convivial du célèbre marché des Capucins.

« Même si nous restons fidèles au concept et aux établissements partenaires, chaque édition apporte son lot de nouveautés pour attirer plus de participants chaque année », selon Emilie Paulhiac, responsable communication de l’appellation Blaye Côtes de Bordeaux.

Blaye au Comptoir, c’est les 7 et 8 février ! Pour connaître la liste des établissements participants : c’est ici… 

Avec les vignerons de Blaye.

26 Jan

Saint-Vincent tournante : c’est la fête à Vézelay, ce week-end, en Bourgogne

Rendez-vous à Vézelay dans l’Yonne. La fameuse et traditionnelle Saint-Vincent tournante fêtée chaque année fin janvier a lieu au pays de la vieille basilique Saine-Marie. Nul doute que le vin y sera béni.

UNE PREMIERE A VEZELAY

C’est la 1ère fois que ce village de l’Yonne accueille la grande fête du saint patron des vignerons. Ce sera aussi l’occasion de fêter la nouvelle AOC “Vézelay”.

Saint-Vincent tournante

Vivez l’entrée des statues des saints des différentes confréries de vignerons dans la basilique de Vezelay en live

Publiée par France 3 Bourgogne sur Samedi 26 janvier 2019

Les temps forts des festivités avec les processions, le défilé des délégations des villages suivi par les intronisations sont retransmis sur France 3 Bourgogne Franche-Comté toute la journée grâce aux équipes mixtes France 3 / France Bleu.

La Confrérie des Chevaliers du Tastevin © Clos Vougeot

Elles seront positionnées dans le cortège et au cœur du village, pour suivre les confréries de Bourgogne et pour vivre avec le public d’amateurs et de connaisseurs la découverte des caveaux et les nombreux spectacles de rue. 

Saint Vincent Tournante de Vézelay

Revoir le défilé de la saint Vincent Tournante en direct de Vézelay avec Amélie Douay de France 3 Bourgogne et Virginie Salanson de France Bleu Auxerre

Publiée par France 3 Bourgogne sur Vendredi 25 janvier 2019

UNE EMISSION SPECIALE CE SAMEDI A 20H10

France 3 Bougogne vous propose une émission spéciale ce soir présentée par Elsa Bezin. Vous allez revivre cette  journée exceptionnelle animée avec ses fanfares,  concerts, jongleurs, théâtre et des chansons à boire … 

Vous serez invités dans les coulisses de cette fête vigneronne, pour y suivre les préparatifs avec de nombreux bénévoles, ainsi que les cérémonies officielles. Une ambiance conviviale et festive autour de la vigne et du vin qui fait chaque année vibrer tout un village le temps d’un week-end !  

Avvec France 3 Bourgogne Franche-Comté et France Bleu, vivez cette manifestation incontournable du monde viticole à l’antenne et sur le web.

25 Jan

Millésime 2018 : quantité et qualité en Alsace

Le millésime 2018 d’Alsace s’annonce très bon en quantité et en qualité, ce malgré un printemps quelque peu pluvieux, mais avec un été sec. Les volumes sont parmi les plus élevés de ces 30 dernières années avec plus de 28200 hectolitres.

© Vins d’Alsace

Un printemps pluvieux, un été sec, des dates de vendange précoces, l’année 2018 n’aura pas été de tout repos pour les plus de 15.000 hectares de vignes alsaciennes. Mais le résultat est là: au terme de deux mois de vendanges, « les volumes constatés sont parmi les plus élevés de ces trente dernières années avec plus de 28200 hl », selon le Conseil interprofessionnel des Vins d’Alsace (CIVA).

Pour les professionnels, « les premiers résultats en cave sont très prometteurs », avec des crémants « magnifiques, frais et racés », des muscats, pinots blancs et sylvaners « nets, fruités et gourmands » et des pinots gris et noirs qui sont « les grandes réussites de ce millésime ».

Avec AFP.

Saint-Emilion prépare une grosse fête du vin pour les 20 ans du classement du vignoble à l’Unesco

C’était il y a 20 ans. Saint-Emilion, les 8 communes alentours et le vignoble étaient classés au patrimoine mondial de l’humanité, au titre de paysage culturel. 20 ans plus tard, l’ensemble des acteurs de Saint-Emilion s’apprêtent à célébrer cet anniversaire marquant par une grande fête du 28 au 30 juin.

C’est à l’aube de l’an 2000 que Saint-Emilion, dont le nom résonne depuis 787, date de l’édification de la fameuse église monolithe, est à nouveau entré dans l’histoire. Celle de la préservation d’un joyau de l’humanité. En décembre 1999, ce fut LA consécration : Saint-Emilion intégrait la liste des biens du patrimoine mondial de l’humanité, au titre de paysage culturel.

A l’époque, Saint-Emilion était pionnière : pour la première fois au monde, un paysage viticole était admis sur la prestigieuse liste de l’Unesco avec ses huit communes formant l’ancienne Juridiction de Saint-Emilion et 5 000 hectares de vignes en Saint-Emilion et Saint-Emilion Grand Cru. Depuis Côteaux, Maisons et Caves de Champagne (le 4 juillet 2015) ainsi que les 1247 Climats de Bourgogne ont été également inscrits à l’Unesco. Depuis plus d’un millénaire, l’homme a ainsi façonné les paysages et su transmettre le savoir-faire qui a fait le renom international du vin qui porte le nom de la cité. Ce sont ainsises paysages culturels qui sont depuis le 5 décembre 1999 consacrés, témoins vivants de cette Histoire préservée.  

A VOS TABLETTES : LES 28, 29 ET 30 JUIN

Trois jours de célébration sont donc prévus les 28, 29 et 30 juin 2019, pour rendre grâce à ce 1er vignoble inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité en 1999 au titre de ses paysages culturels. Pour l’occasion, une cuvée anniversaire des 20 ans, issue des différents terroirs, est élaborée par l’Union des Producteurs de Saint-Emilion et sera proposée à la dégustation lors des trois jours de célébration.

TROIS PROJETS DURANT CETTE ANNEE 2019

En attendant ces cérémonies, trois projets importants seront menés tout au long de l’année : 

  •  « 20 ans, 20 000 arbres », qui a pour vocation d’impulser la plantation de 20 000 arbres et réservoirs de biodiversité dans la Juridiction de Saint-Emilion ; 
  • « 20 ans, 20 sites », un parcours initiatique au travers de 20 tables de lecture du paysage dans l’ensemble de la Juridiction ; 
  • « 20 ans et les enfants », un programme pédagogique complet mis en place avec 10 écoles pour sensibiliser les plus jeunes à l’environnement. 

Saint-Emilion et ses paysages classés depuis décembre 1999 au patrimoine mondial par l’Unesco © Jean-Pierre Stahl

UNE FLOPEE DE FESTIVITES

Sur le modèle de Bordeaux Fête le Vin, sera organisé un Saint-Emilion Fête le Vin, il y aura également de nombreux concerts gratuits comme le Saint-Emilion Jazz sait les organiser, mais aussi il sera possible de visiter toute la juridiction avec de nombreuses portes ouvertes des châteaux, sans compter un marché des producteurs, des conférences, des espaces dédiés aux enfants, des ateliers sur la biodiversité, des balades philosophiques et déambulations nocturnes, des illuminations de monuments emblématiques, des scènes de théâtre de rue, points de vue exceptionnels, un banquet au bord de l’eau, reconstitution de la marque à feu du vinetier de la Jurade de Saint-Emilion, et feu d’artifice,…

Depuis plus d’un millénaire, l’homme a façonné les paysages et a su transmettre le savoir-faire qui a fait le renom international du vin qui porte le nom de la cité. Lorsque le 5 décembre 1999, la Juridiction de Saint-Emilion intègre la prestigieuse liste de l’Unesco, ce sont ses paysages culturels qui sont ainsi consacrés, témoins vivants de cette Histoire préservée.  

23 Jan

Après la grêle du 26 mai dernier, la vigne meurtrie nécessite une taille particulière dans le blayais.

On reparle en ce moment dans la vigne des dégâts de la grêle de mai 2018. Le blayais, comme le bourgeais, avait payé un lourd tribu. Aujourd’hui, en cette période de taille, les vignerons passent plus de temps à choisir les bois qui porteront le raisin lors de la prochaine récolte. Une récolte qui sera sans doute moindre également.

   

Le château Beaumont-les-Pierrières fait partie des domaines les plus touchés par la grêle du 26 mai dernier. Aujourd’hui en cette période de la taille, les stigmates de la grêle sont encore bien présents sur les bois de vigne. Robert Filliatreau, a ainsi vu ses 18 hectares grêlés à 100%.

On perd du temps, une année normale on fait 800 pieds par jour, là j’aurai du mal à atteindre 600 pieds de façon quotidienne, » Robert Filliatreau du château Beaumont-les-Pierrières.

« Vous pouvez constater que les bois qui restent sont meurtris, il ne reste presque rien, on est même inquiet pour la récolte à venir », complète Dominique Raimond président de Vignerons Solidaires.

Les bois à ailler sont plus difficiles à choisir, une perte de temps sur chaque pied:  25 à 30% de temps supplémentaire à observer et faire le bon choix, pour réaliser si possible une taille traditionnelle en guyot double ou alors en cordon de royat. « Soit je fais une taille longue en laissant une longue latte, soit je laisse sur la latte de l’an dernier des petits bouts qu’on appelle des cots por avoir un peu de récolte tout-de-même », confie Robert Filliatreau.

2000 hectares sur les 6000 de l’appellation Blaye-Côtes de Bordeaux ont été impactés, comme ici au château Jussas à Saint-Cristoly-de-Blaye.

On a vu arriver un nuage, très vite, assez gris et d’une violence inouïe, pendant un quart d’heure, 20 minutes, très violemment et après il ne restait plus rien, » François Bourdillas château Jussas.

Ce château avait déjà été touché par la grêle de 2009. Mais cette fois-ci en 2018, le phénomène a été plus intense. Cette parcelle de jeunes plants devait donner du raisin cette année. En vain. La récolte de septembre prochain est même compromise.

« C’est une plante qui devait rentrer en production et qui vraiment été très touchée par la grêle de mai, qui a perdu au moins un an, certains pieds on été tellement touchés qu’ils vont pas s’en remettre. On peut laisser deux cots, certains une cot et on ne sait pas trop, certains ont été tellement touchés, la vigne a été hachée, on ne sait pas trop si cela va tenir, le pied est très fragile », selon Marie Bourdillas du château Jussas.

« Certes, ils sont assurés, donc ils ont les charges d’exploitation qui vont être remboursées, mais le problème c’est que les clients eux demandent du vin », explique Michaël Rouyer, directeur du Sundicat Blaye-Côtes de Bordeaux.

« Il faut quand même essayer de faire avec ce que l’on a, c’est-à-dire le peu de stock, et avec le VCI (le volume complémentaire individuel), qui permet en cas de coup dur de débloquer des volumes qui sont en stock pour pouvoir approvisionner les marchés. »

Lors des dernières vendanges, le rendement n’a été que de 39 hectolitres à l’hectare au lieu des 50 habituels. Blaye a du s’adapter vis-à-vis de ses marchés.

 

L’appellation Blaye espère que 2019 sera plus clément comme d’ailleurs les millésime en 9 à Bordeaux.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Philippe Turpaud et Charles Rabréaud :

Le Gabriel, restaurant emblèmatique de la place de la Bourse, acquis par la famille de Boüard, propriétaire d’Angélus

Attention, ça bouge à Bordeaux. Le Gabriel vient de passer aux mains de la famille de Boüard, propriétaire d’Angélus à Saint-Emilion. C’est le chef étoilé Alexandre Baumard qui en aura la charge. Il avait obtenu l’an dernier et cette année encore une étoile pour le Logis de La Cadène, autre restaurant acquis par la famille de Boüard.

Alexandre Baumard au centre avec sa team au © Logis de la Cadène venait de voir confirmer son étoile au Guide Michelin

La famille de Boüard de Laforest vient d’acquérir le Gabriel, l’établissement idéalement situé place de la Bourse à Bordeaux. Une emplacement idéal avec son restaurant gastronomique (35 couverts), son bistrot (125 couverts) et son bar à cocktails. Une belle adresse qui va voir son blason redorer et sans doute viser l’an prochain une étoile au Guide Michelin. Elle avait obtenu une étoile de 2009 à 2014, avec le chef François Adamski.

C’est un nouvel élan donné à cet établissement dans la mesure où il sera dirigé par Alexandre Baumard, le chef du Logis de la Cadène, adresse historique de Saint-Emilion qui a très rapidement été distinguée par une première étoile après sa reprise en 2013 par la famille de Boüard.

 Alexandre Baumard, travaillera bien sûr avec les équipes du Gabriel, mais pourra également s’appuyer sur celles du Logis de la Cadène . Il coiffera ainsi les deux adresses tant à Saint-Emilion qu’à Bordeaux, avec Damien Amilien, le chef pâtissier à ses côtés depuis le début à La Cadène. Le chef va préparer une cuisine de terroir avec des produits de saison, dans un souci de tradition, respect et créativité.

Par cette acquisition auprès de la famille Ducher, Stéphanie de Boüard-Rivoal, directrice générale de Château Angélus, souhaite poursuivre la diversification de la société familiale de manière cohérente et raisonnée : « L’implantation à Bordeaux et le fort potentiel du Gabriel offrent de nombreuses perspectives dans un domaine, la gastronomie, qui prolonge très naturellement les activités viticoles de ma famille depuis huit générations. La famille Ducher a su faire de cet établissement un point de repère dans la ville. Nous sommes très heureux d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire du Gabriel avec comme maîtres mots la convivialité, l’élégance et l’excellence qui nous guident au quotidien dans l’élaboration de nos vins »

22 Jan

Le château les Carmes Haut-Brion remet au goût du jour la Marie-Jeanne

La Marie-Jeanne, un très beau contenant historique, disparu depuis les années 50, refait son apparition à Bordeaux. Il est relancé par les Carmes Haut-Brion, déjà célèbre pour son chai, en forme de lame ou de coque de navire inversée, dessiné par Philippe Starck.

La Marie-Jeanne dans son coffret plexi @des Carmes Haut-Brion, Phil-Labeguerie

Alors là je dis bravo. Ce type de bouteille me fait penser à de vieux contenants, dignes des bouteilles retrouvées par le Capitaine Haddock dans le Trésor de Rackham le Rouge.

La Marie-Jeanne, c’est ce flacon de 2,25 litres. Il avait été conçu initialement pour permettre au vin d’avoir une plus longue conservation. Et puis malheureusement, la Marie-Jeanne a été supplantée par la bordelaise, des bouteilles plus petites pour faciliter le transport.

Le château les Carmes Haut-Brion vient donc de relancer la Marie-Jeanne avec un bouchon cacheté de cire. Un joli flacon qui flotte comme l’air, en suspension dans un coffret en verre. Un flacon édité seulement à 800 exemplaires (dont seulement 500 seront commercialisés).

C’est le millésime 2016 qui inaugure ce nouveau contenant, qui équivaut à 3 bouteilles, un millésime de choix (« la plus belle expression du terroir ») , 27 mois de vieillissement (au lieu de 18 habituellement), avec un assemblage 41% cabernet franc, 39% merlot et 20% cabernet sauvignon. Un flacon qui n’est pas à la portée de tout le monde, loin de là, à 2900€ (prix moyen départ château).