20 Juil

La production viticole en baisse de 17% selon le Ministère de l’Agriculture en France en 2017, mais sans doute bien plus dans le bordelais

Agreste vient de publier ses statistiques, la récolte de vin en 2017 serait l’une des plus basses de ces 10 dernières années, inférieure de 17% par arpport à 2016; le Bordelais a été particulièrement touché, même s’il est trop tôt pour le dire exactement il y aurait  35% à 50% de pertes. Tour de France de la récolte à venir.

Des sauvignons blancs très sains avec une belle qualité arômatique © Jean-Pierre Stahl

La récolte de sauvignons blancs en septembre dernier dans le bordelais © Jean-Pierre Stahl

« Selon les premières estimations établies au 17 juillet 2017, la récolte de vin pourrait s’établir en 2017 aux alentours de 37 à 38 millions d’hectolitres, soit un niveau inférieur de 17 % à celui de 2016 et de 16 % à celui de la moyenne des cinq dernières années.

Le gel de printemps affecterait fortement la production du Sud-Ouest (essentiellement du Bordelais), des Charentes, du Jura et de l’Alsace. Ces estimations sont fragiles et susceptibles d’être révisées, au regard de la grande hétérogénéité des situations au sein de chacun des bassins de production.

L’année 2017 présente une avance du cycle phénologique de 10 à 20 jours selon les bassins. Pour l’heure, la pression des maladies est faible dans de nombreuses régions grâce à des conditions climatiques chaudes et sèches. Les réserves hydriques des sols sont déficitaires dans certains bassins, comme l’Alsace, le Sud-Est ou la Corse. L’évolution de ce déficit au cours de l’été pourrait influer sur le niveau de la récolte à venir »

EN CHAMPAGNE

Le gel de printemps serait moins destructeur que celui de l’an passé et la pression des maladies est pour l’instant très faible. Le vignoble possède 10 jours d’avance sur la moyenne décennale. Début juillet, le stade fermeture de la grappe est atteint. La production est prévue en hausse sur un an (+ 8 %). Au 17 juillet, les volumes en AOP, indicatifs, n’ont pas encore été fixés par décision interprofessionnelle.

EN BOURGOGNE ET EN BEAUJOLAIS

Le gel a atteint le vignoble de Bourgogne fin avril, essentiellement le Clunysois et le Chablis, mais a été peu marqué dans le Beaujolais. La grêle a occasionné des dégâts sur certaines parcelles, notamment dans le Beaujolais et le Mâconnais. La floraison s’est bien déroulée, l’état sanitaire est préservé. La production de la zone est prévue en hausse sur un an (+ 14 %), après une année 2016 très déficitaire.

EN ALSACE

Le gel a entamé fortement la production (anticipée en baisse de 30 % par rapport à 2016), surtout pour les cépages précoces comme le Gewurztraminer. Le vignoble est très en avance, au stade fermeture de la grappe. Le déficit hydrique des sols est marqué. L’état sanitaire est bien préservé, sans risque actuel de maladies.

EN SAVOIE

480 ha de vignobles ont été détruits par le gel.

DANS LE JURA

Dans le Jura, le gel aurait amputé la moitié de la production.

EN VAL DE LOIRE

Le vignoble a été touché de manière variable par le gel fin avril (0 à 40 % de pertes). Le mildiou et l’oïdium sont peu présents. La végétation présente une avance de 15 jours par rapport à une année standard (stade fermeture de la grappe). Pour autant, la production est prévue en légère hausse par rapport à l’année précédente déficitaire (+ 7 %).

DANS LES CHARENTES

L’épisode de fortes gelées de fin avril aurait nettement entamé la production, anticipée en baisse de 30 % par rapport l’année précédente.

DANS LE BORDELAIS

La production serait fortement impactée par le gel de fin avril et pourrait diminuer de moitié par rapport à la récolte importante de 2016. Pour l’heure, la végétation a une avance de 2 à 3 semaines par rapport à 2016. L’état sanitaire est satisfaisant.

DANS LE SUD-OUEST

Le gel de fin avril et les dégâts occasionnés par la grêle dans certains vignobles réduiraient le volume prévu de récolte (- 18 %). L’état sanitaire est préservé pour l’heure, avec néanmoins quelques attaques d’oïdium.

LANGUEDOC ET ROUSSILLON 

De sévères gelées ont affecté les vignobles de l’Aude et de l’Hérault auxquelles s’est ajoutée la grêle dans une partie de l’Aude. Les dégâts dus au gel sont variables. Dans le Gard, de la coulure affecte essentiellement le Grenache. Dans le Roussillon, les vignobles présentent une avance d’au moins une dizaine de jours comparés à 2016. La production du bassin est prévue en baisse sur un an (- 6 %).

SUD-EST

Le gel d’avril a occasionné des dégâts hétérogènes selon la localisation des parcelles. Au nord du bassin, la grêle a endommagé certaines zones, notamment en Ardèche. La coulure et le millerandage (baies de petite taille) sont importants, surtout sur Grenache, après une floraison parfois abondante. Le déficit hydrique est marqué. Au sud, la pression de l’oïdium est importante. La production est anticipée en baisse de 10 % sur un an.

CORSE

L’augmentation des surfaces permettrait le maintien de la production au niveau de 2016, malgré le gel. La végétation a une semaine d’avance. L’évolution du déficit hydrique dans les prochains mois sera déterminante.

Avec Agreste.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *