21 Oct

Le cognac vers une nouvelle extension de 3.400 ha de son vignoble

Le cognac, dont les ventes à l’export battent depuis cinq ans des records à la hausse, devrait obtenir pour 2020 une autorisation d’extension de 3.400 hectares, sensiblement la même qu’en 2019, a acté vendredi à Bordeaux une réunion à la préfecture de bassins viticoles.

Les conseils de bassin Bordeaux-Aquitaine et Charentes-Cognac, ainsi que les Conseils régionaux Aquitaine et Charentes-Cognac de l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité, sous tutelle du ministère de l’Agriculture) ont validé les limites de plantation nouvelles, présentées par l’ensemble des appellations d’origine protégées (AOP), indications géographiques protégées (IGP), et vignobles sans indication.

Pour le cognac, la croissance du vignoble serait limitée à 3.398 hectares maximum, soit sensiblement du même ordre qu’en 2019 (3.474 hectares) et plus du double de l’année précédente (1.500 ha).

Le vignoble de cognac, située dans les départements de Charente-Maritime, Charente, Dordogne et Deux-Sèvres, compte 82.000 hectares plantés en cépages blancs ouvrant droit à l’appellation d’origine contrôlée Cognac, selon les données de l’interprofession.

Chaque année, les vignobles de France disposent d’un potentiel national d’agrandissement d’1% de leur surface totale. Pour le cognac, entre plantation, pousse, récolté et vieillissement en fût, il faut compter 6-7 ans pour les premières bouteilles.

Les ventes de cognac, exporté à 98%, ont connu pour la campagne 2018-2019 une cinquième année consécutive de croissance, avec + 2,5% en volume (211 millions de bouteilles) et +6,9% en valeur (3,4 milliards d’euros). Le marché nord-américain porte 46% des exportations, plus particulièrement les Etats-Unis (94 millions de bouteillles).

Le cognac, à l’inverse du vin, est épargné par les taxes douanières américains qui ont commencé à s’appliquer vendredi.

La réunion de bassins à Bordeaux a par ailleurs limité l’extension à 1 ha pour le Pineau des Charentes, à 100 hectares pour les AOP Dordogne et Côtes de Duras, et en Gironde à 150 hectares pour la majorité des AOP « afin d’éviter le risque d’offre excédentaire et de dépréciation de ces appellations », a indiqué la préfecture dans un communiqué.

Les instances nationales de l’INAO et de FranceAgriMer doivent examiner les limites actées vendredi, en vue d’un arrêté ministériel en mars.

Avec AFP

19 Oct

Cérons: la petite appellation de liquoreux qui ne manque pas de fraîcheur

C’est la plus petite appellation de Gironde. Une appellation de liquoreux moins connue que Sauternes, mais appréciée aussi des amateurs de vins. Focus sur cette petite appellation de 30 hectares et ses 15 vignerons qui la font vivre. Rencontre avec la jeune génération, des figures et la présidente de ces Grands Vins de Cérons.

Au Clos Bourgelat, à Cérons, Antoine Lafosse donne ses dernières consignes pour ces vendanges par tries successives: « là on fait les liquoreux, essentiellement le Cérons, pour ceux qui connaissent, il y a du pourri sec et il y a du pourri plein donc prenez essentiellement du pourri sec. Quand il y a des graines de pourri plein, vous pouvez prendre aussi, mais pas de pourriture pas jolie, de pourriture aigre qu’il faut enlever », précise Antoine Lafosse.

Un travail d’orfèvre, un ramassage à la main parfois grain par grain, de cet hectare et demi, en faisant attention d’ôter la pourriture aigre très présente cette année, pour ne garder que la pourriture noble, les baies botrytisées.

Antoine Lafosse du Clos Bourgelat © Jean-Pierre Stahl

Le terroir de Cérons est un bon terroir pour faire des liquoreux, on est sur un terroir de graves, vous pouvez le constater au sol, on n’a que des gros galets, c’est  un terroir silico-gravaleux avec un sous sol calcaire qui va donner au vin sa fraîcheur », Antoine Lafosse du Clos Bourgelat.

« Là on a un joli botrytis, où les graines sont bien dégagées et riche en sucre, c’est le but de l’opération », explique Xavier Perromat, propriétaire de l’emblème d l’appellation le château de Cérons…

Cérons est la plus petite appellation de Gironde, avec seulement 15 vignerons sur 30 hectares en production. Des vignerons qui produisent à la fois des vins de Graves en blancs et en rouge généralement mais aussi du liquoreux en Cérons, comme Xavier Perromat.

Xavier et Caroline Perromat propriétaires du château de Cérons © Jean-Pierre Stahl

C’est une appellation effectivement confidentielle mais connue des grands amateurs car c’est un terroir particulier, c’est le micro-climat on est en limite de la petite rivière du Ciron donc le brouillard vient lécher Cérons mais avec des concentrations un petit peu moins fortes », Xavier Perromat château de Cérons.

La magie du Ciron opère à l’automne avec la formation de brouillard dans le Sauternais et favorisant la formation du botrytis cinera © JPS

Vigneronne installée depuis 2015, Aurélia Souchal, la présidente des Grands Vins de Cérons, a connu sur sa propriété le gel et la grêle en 2017. Cela ne l’a pas empêché de continuer à mener son vignoble dans une certaine philosophie et démarche environnementale:

Aurélia Souchal présidente des Grands Vins de Cérons et propriétaire des châteaux Salut et Huradin © JPS

On une conscience environnementale, on a une certification Terra Vitis, on n’utilise plus d’herbicide, on n’utilise plus de produit chimique, on fait attention à ce que l’on fait, histoire de respecter la nature, l’environnement et nos voisins, Aurélia Souchal président des Grands Vins de Cérons ».

Cérons se démarque généralement de Sauternes par rapport à un taux de sucre résiduel légèrement moins élevé: « là on est sur un vin qui est aux alentours de 100, 110 grammes par litre de sucre, ce qui déjà bien bien sucré mais avec cette fraicheur, cette acidité, on a l’impression que c’est plus facile à boire, que c’est plus digeste », commente Antoine Lafosse du Clos Bourgelat.

De la fraîcheur pour relancer quelque peu ces liquoreux parfois délaissés à tort par le consommateur, c’est le secret de cette appellation et des vignerosn qui l’a font vivre.

18 Oct

Le président des vignerons de Chinon regrette les sanctions américaines

Le président du syndicat des vins de Chinon, Francis Jourdan, a regretté vendredi la mise en application des sanctions américaines qui concernent certains vins français, dont ceux du Val de Loire.

« Nous sommes séquestrés, c’est une punition, un effet collatéral », a-t-il déclaré. Selon lui, les Etats-unis étaient jusqu’à présent un « marché de prédilection » pour les vins du Val de Loire, lesquels sont « très bien accueillis » et « montaient en gamme ».

En 2018, les vignerons de Chinon, première appellation des vins du Val de Loire, ont exporté environ 500.000 bouteilles aux Etats-unis, en progression annuelle de 20% depuis plusieurs années, selon le syndicat. Le total de leurs exportations s’élève à 700.000 bouteilles, soit 8% de leur production.

Les vins italiens, qui ne sont pas concernés par ces sanctions, pourraient profiter de ces taxes sur leurs concurrents français et espagnols. « Toute la semaine dernière, on a eu des discussions avec les importateurs(…) On va devoir faire des concessions si on ne veut pas que le consommateur américain nous abandonne », a-t-il dit, précisant qu’une bouteille de Chinon se vendait chez les cavistes américains entre 25 et 35 USD, ce qui en fait « un vin très accessible ».

Les Etats-Unis ont, comme prévu, commencé à appliquer vendredi des taxes douanières punitives sur 7,5 milliards de dollars de produits européens.

Une nouvelle taxe de 25% vise les vins « tranquilles » (non effervescents) français, espagnols, allemands et britanniques, ayant un degré d’alcool inférieur ou égal à 14%, et en contenants de moins de deux litres.

En 2018, les vins français concernés ont réalisé sur le marché américain un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros, et les Etats-Unis représentent près de 20% de l’ensemble des exportations de vin de l’Hexagone, selon la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS).

Avec AFP

16 Oct

Taxes US, Brexit: le monde du vin français demande à l’Etat et à Bruxelles de réagir vite

A deux jours de l’application des nouvelles taxes américaines sur les vins français, et avec un Brexit sans accord qui reste possible le 31 octobre, les viticulteurs hexagonaux s’estiment « piégés » par des enjeux géopolitiques qui les dépassent, et demandent à l’Etat et à Bruxelles de réagir vite et « à la hauteur des enjeux ».

Bernard Farges, le Président du CIVB © Jean-Pierre Stahl

« La filière viticole exprime un très fort mécontentement face à la léthargie du gouvernement français sur le sujet de la taxe américaine de 25% sur les vins français qui va s’appliquer à partir du 18 octobre », a indiqué mercredi Bernard Farges, président de la Confédération CNAOC qui regroupe les 17 principales régions viticoles françaises à appellation, soit 70% des viticulteurs du pays.

Comme les olives espagnoles et le fromage italien, le vin français, qui est le deuxième secteur d’exportation du pays, est « sacrifié sur l’autel des négociations aéronautiques et du conflit commercial entre Airbus et Boeing », a dénoncé M. Farges au cours d’une conférence de presse devant le siège de FranceAgriMer, l’organisme public qui encadre les marchés agricoles.

Depuis l’annonce des taxes par l’administration Trump, « on voit déjà des annulations de commandes de vins français par des Américains », a dit M. Farges en évoquant notamment le beaujolais, entouré de l’ensemble des organisations professionnelles de la filière viticole (viticulteurs, négociants, exportateurs) ainsi que des syndicats agricoles FNSEA et Jeunes agriculteurs.

« Il y a cinq ans, nous avions déjà été touchés par des perturbations sur le marché viticole dues au conflit entre la Chine et l’Union européenne sur les panneaux photovoltaïques », a-t-il rappelé. « La Commission européenne peut encore négocier avec Washington avant le 18 octobre, encore faudrait-il que l’Etat français la pousse, des négociations auraient déjà dû commencer », a-t-il ajouté.

Les viticulteurs ont par ailleurs dénoncé la sous-utilisation –pour la première fois– des fonds européens destinés notamment à financer des opérations de promotion hors de l’UE pour exporter les vins français. « Sur une enveloppe annuelle de quelque 280 millions d’euros, destinée à financer la promotion hors UE, l’investissement dans les chais, et la restructuration des vignobles, la France va renvoyer environ 15 millions d’euros non utilisés uniquement pour des raisons de complexité administrative kafkaïenne », a dénoncé M. Farges. « Et encore, ce chiffre a-t-il été réduit drastiquement ces derniers jours par l’accélération de certains dossiers. »

Le 10 octobre, la FNSEA avait sonné l’alerte sur le sujet en estimant que la France s’apprêtait à renoncer à 30 à 40 millions d’euros d’aides européennes destinées à ses producteurs de vins.

Les Etats-Unis sont le premier marché à l’exportation du vin français, avec des achats de 1,6 milliard d’euros l’an dernier. Le Royaume Uni est le deuxième client avec des ventes de 1,1 milliard d’euros. Le total du chiffre d’affaires export des vins français (hors spiritueux) s’élève à quelque 9 milliards.

AFP

Champagne ! Chez Taittinger, Vitalie succède à son père Pierre-Emmanuel

Une nouvelle effervescente, Vitalie Taittinger prend les rênes de la Maison de champagne Taittinger, prenant la suite de son père le Pdg Pierre-Emmanuel Taittinger. 

Sur le photo de la © Maison de Champagne Taittinger : Pierre-Emanuel et ses enfants Vitalie et Clovis Taittinger

Vitalie Taittinger, fille du PDG de la maison de champagne Taittinger, va prendre la succession de son père Pierre-Emmanuel, a annoncé mardi l’entreprise, devenant ainsi l’une des rares femmes à la direction d’une société du secteur.

Vitalie Taittinger, 40 ans, directrice marketing et communication depuis 2015, prendra ses fonctions au 1er janvier 2020. Elle travaille dans la société familiale
depuis 2007. Elle préside également depuis 2017 le Fond régional d’art contemporain (FRAC) Champagne-Ardenne et, depuis 2018, l’association Platform, réseau des 23 FRAC de France.

« J’ai consacré plus de 45 années de ma vie au Champagne et à la Maison qui porte notre nom et notre histoire. », commente, sur la page Facebook de la Maison Taittinger, Pierre-Emmanuel Taittinger. « Ces treize dernières années ont été incontestablement les plus pétillantes, les plus exaltantes de mon parcours chez Taittinger. J’ai servi par tous les moyens la qualité de nos vins dont la consistance est pour moi une vraie joie. Les résultats sont au-delà de toute espérance et jamais Taittinger n’a été aussi « Champagne », fidèle à toutes les valeurs que j’aime défendre. Je transmets le témoin avec le sentiment du devoir accompli : une équipe passionnée en qui j’ai totalement confiance, de très beaux vins, un nombre important et croissant d’amateurs de notre marque dans plus de 140 pays à travers le monde. Taittinger conserve un réel potentiel de développement et plus que jamais représente l’authenticité et l’excellence de notre culture et de notre patrimoine. »

Avec sa nomination, la maison Taittinger, qui gère 288 hectares de vignoble et a vendu 6,5 millions de bouteilles en 2018, « renouvelle la garantie d’un engagement
familial », souligne le communiqué.

Seules quelques rares maisons de champagne ont à leur tête une femme. Outre Taittinger, Carol Duval-Leroy dirige ainsi la maison éponyme à Vertus. Véronique Blin est présidente des champagnes Nicolas Feuillatte, la plus grosse coopérative en champagne, troisième opérateur de la filière.

Avec AFP et la Maison Taittinger.

15 Oct

Julie Rambaud-Texier devient la nouvelle directrice marketing du CIVB

Arrivée le 2 octobre, Julie Rambaud-Texier devient directrice du marketing du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux. Elle remplace François Jumeau à la tête d’un service réorganisé. Son action vise notamment les 7 marchés prioritaires des vins de Bordeaux à savoir France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Chine et Japon.

Julie Rambaud-Texier © Mathieu Anglada pour le CIVB

L’arrivée de Julie Rambaud-Texier à la direction du marketing du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux était très attendue, vu le contexte actuel pour les vins de Bordeaux. Julie Rambaud-Texier est diplômée d’ HEC Paris, ce qui n’est pas rien, et elle a derrière elle une carrière de 10 années passées au sein de deux géants de l’agro-alimentaire, Danone et PepsiCo. Chef de produit puis directrice marketing, elle y a mené tant des missions opérationnelles en France que des missions de développement à l’international, et a travaillé sur les grosses marques Danette (on se lève tous pour) et Tropicana (célèbre marque pour ses oranges pressées de Floride) qui, « à l’image des vins de Bordeaux, malgré leur notoriété immense, devaient se réinventer ».

Là, on peut dire qu’il va lui falloir une bonne dose d’énergie, d’inventivité, pour relancer la marque Bordeaux, en crise depuis plus d’un an avec des baisses de ventes de – 13% à l’export selon les vieux chiffres de mai dernier, pas encore actualisés par le CIVB…Un challenge qui s’inscrit en prime avec un marché sur la Chine et Hong-Kong largement en baisse, un marché américain qui va être taxé de 25 % et dont on mesure encore mal les conséquences, le Brexit toujours en route et une concurrence mondiale toujours plus dure.

Cela visiblement ne va pas effrayer cette passionnée par le vin (titulaire d’un diplôme WSET II), venue s’installer en 2016 à Bordeaux, « attirée par l’incroyable dynamisme de la ville », pour entamer un virage vers les vins et spiritueux au sein de Whiskies du Monde, entreprise de négoce et créatrice de marque dans le secteur des whiskies, gins et rhums.

Bordeaux est une marque d’une richesse et d’une diversité uniques ; je souhaite lui insuffler une nouvelle dynamique. Cela passera probablement par la définition d’une nouvelle plateforme de marque, un renforcement du digital, et un regard nouveau sur les consommateurs, dont les profils et les actes de consommation sont de moins en moins standardisés », Julie Rambaud-Texier.

« Il faudra ainsi s’appuyer sur les dynamiques de consommation, mais aussi s’inspirer d’un vignoble innovant, où brille le savoir-faire des vignerons et négociants – ceux-là même qui font la marque Bordeaux,» complète-t-elle.

Julie Rambaud-Texier pilote un service Marketing fraîchement réorganisé, avec Stéphanie Sinoquet est en charge du pôle France / Belgique, Patrycja Matyskiewicz du pôle Etats-Unis / Chine, Frédérique Sipos Amrouni du pôle Grande-Bretagne / Allemagne / Japon – et Stéphanie Barral de l’Ecole du Vin de Bordeaux.

Bon courage et bonne chance à la nouvelle équipe qui a du pain sur la planche mais peut compter sur une filière forte de 5800 vignerons, qui produisent en moyenne 5,1 millions d’hectolitres de vin à l’année sur 111 400 hectares de vignes.

14 Oct

Des cieux quelque peu assombris en pays de liquoreux…

Une année pas facile pour les différentes appellations qui font du liquoreux. Après une belle attaque de pourriture aigre, cet après-midi un peu de grêle s’est invitée sur Barsac, Cérons et à quelques autres endroits en Sauternais. Mais rien de dramatique toutefois, la pourriture noble est bien plus forte que tout. Que vive le botrytis cinerea…

Un ciel qui s’est progressivement assombri en milieu-fin d’après midi © Daniel Detrieux

Au cours de mes reportages depuis une semaine sur Bommes, Sauternes ou Cérons, j’ai pu observer un travail bien plus considérable que certaines années chez nos amis liquoreux. Ceux-ci sont coutumiers des tries, notamment des tries de nettoyage, mais cette année il y avait beaucoup de aigre, quand les vendangeurs ouvraient les grappes, au point de ne conserver que quelques grains et de jeter parfois presque la grappe entière. Mais c’est la dure loi du genre, car il n’est pas permis de garder le « aigre », c’est le « noble » qui est intéressant, le pourri confis, le botrytis chinera, avec ces raisins de type corinthe qui sont intéressant pour leur concentration, leurs arômes et le sucre.

Avec ce qui est tombé cet après-midi, l’inquiétude pouvait être de mise, certains partageant une  photo de grêle légère mais grêle tout de même et n’ayant pas encore tout rentré. D’autres prévoyant ces fortes pluies et orages menaçant à partir de ce lundi ont activé les vendanges en fin de semaine, comme château Guiraud, que j’ai pu suivre samedi à Sauternes, Guiraud qui avait connu la terrible grêle en 2018, ne faisant pas de 1er vin. D’où la décision de Luc Planty d’activer la récole.

Joint par téléphone, ce soir, Vincent Labergère directeur de Rayne Vigneau m’a confié avoir reçu un petit « amas d’eau ». « Nous avons eu un gros coup de vent et une grosse pluie derrière. Prévoyant cela, nous on a coupé de très jolies choses jeudi, vendredi et samedi. On a coupé de l’aigre, mais il y en avait beaucoup moins sur nos plus beaux terroirs. Là cette pluie va relancer le botrytis et jeudi on va repartir sur un travail normal. »

La légère grêle tombée cet après-midi dans le Sauternais

Eric Pothier du château Pick-Laborde à Preignac me confie ce soir : « cela a été d’une violence, assez remarquable…Une énorme giboulée en 10 minutes, on a pris 10 millimètres d’eau, on était pourtant en pleine concentration de raisins, cela devenait magnifique, là on est un peu frustré. Je ne pense pas qu’on ait pris beaucoup de grêle, un peu à Barsac, mais plutôt une énorme averse, le raisin est très fragile en ce moment donc on va voir comment cela va évoluer. »

Au final, de la « petite grêle avec beaucoup d’eau, pas d’impact sur les raisins, les grêlons glissent sur les fruits », selon Daniel Detrieux .

Bon courage à nos amis producteurs de ces grands liquoreux, qui font sans nul doute des vendanges bien plus compliquées que les vendanges pour produire blancs secs, rosés et rouges. Que vive le botrytis, que s’exprime la pourriture noble, diantre les cieux n’auront raison de ce raisin qu’un savoir-faire ancestral a figé dans le subconscient des amateurs de vin. Carpe Diem.

Côté Châteaux n°10 : Pécharmant, une appellation du Bergeracois qui ne manque pas de charme

A voir absolument sur NOA ! La 10e émission de Côté Châteaux est consacrée ce soir à 20h15 à Pécharmant, l’une des 13 appellations de Bergerac. Ce numéro spécial vendanges en rouges a été tourné en Dordogne par Jean-Pierre Stahl et Charles Rabréaud. L’occasion de faire connaissance avec la nouvelle génération de vignerons avec Pierre Morand-Monteil au château Terre Vieille, de rencontrer une figure de l’appellation le Comte François-Xavier de Saint-Exupéry, de parler d’environnement et d’accords mets-vins. Un numéro tout en saveurs avec en apothéose le tout nouveau Quai Cyrano qui vient d’ouvrir.

Pierre Morand-Monteil et son père Gérôme, juste avant les vendanges au château Terre Vieille © JPS

Eh oui, déjà 10 ! Ce nouveau numéro de Côté Châteaux vous plonge dans une appellation qui gagne chaque année un peu plus de galon… Pécharmant. Et pourtant ils ne sont pas nombreux, seulement 40 vignerons sur 400 hectares en production. C’est l’une des 13 appellations de Bergerac, l’une des 17 si l’on compte en prime Duras car il faut dire désormais Bergerac-Duras pour être précis.

Ce numéro 10 a été tourné avec des smartphones par JPS et Charles Rabréaud © MPT

Côté Châteaux aime vous faire connaître les jeunes, à la manoeuvre, comme Pierre Morand-Monteil, 26 ans, diplômé en commerce vins et spiritueux à l’ESC Dijon, qui après 3 ans passé dans une maison de champagne, est venu rejoindre son père Gérôme sur le vignoble familial à Saint-Sauveur en Pécharmant:

« Bienvenue au château Terre Vieille, un domaine familial créé en 1989 par mes parents, Dolores et Gérôme… », commente au début de l’émission Pierre Morand-Monteil, très fier de me montrer ses vitrines à l’accueil du château, pleines de silex.

« Sous vos yeux, vous avez l’ensemble des silex que nous avons trouvé sur la propriété, quand nous avons planté les vignes en 1989, car le château de Terre Vieille est situé sur un atelier de taille préhistorique qui date de plus de 30000 ans, voire 300000 ans…Et c’est aussi extraordinaire pour nos vignes, car le silex apporte beaucoup de minéralité, c’est un peu une signature pour notre vignoble. »

Nous arrivons à Terre Vieille fin septembre à un moment délicat du coup d’envoi des vendanges en rouges, car il a fallu attendre ces quelques précipitations de fin septembre qui ont regonflé les baies pas mal concentrées et éprouvées par un été très chaud. Les vendanges ont démarré le 28 septembre et se poursuivent début octobre sur ces 14 hectares de vignes, des vendanges à la machine, retardée par la pluie…« Cela se passe bien », me confie Pierre Morand-Monteil, les sols se sont bien asséchés, apès une vague de pluie qu’on a eu, cela a bien détendu les baies, assoupli les raisins. cela est très qualitatif, on est vraiment content. »

Ce portrait est avant-tout une belle transmission familiale du savoir-faire : « je deviens petit à petit vigneron, ma première vendange à plein temps, au côté de mon père qui me donne un peu les clés…J’ai vu beaucoup de choses différentes dans les vignobles au Chili ou aux Etats-Unis, avec des techniques différentes, toute cette expérience j’essaie de la mettre au profit de Terre Vieille, pour faire les meilleurs vins. »

C’est un métier absolument passionnant, très complexe, car on part de l’agriculture, le sol, le terroir, le travail de la vigne, et puis on fait les vinifications, ensuite il y a la commercialisation, on va vendre son vin à la propriété, chez les cavistes et dans la restauration, il faut vraiment que ce soit une passion, » Gérôme Morand-Monteil.

Le Comte François-Xavier de Saint-Exupéry dans son chai © JPS

Péchamant, c’est aussi le château de Tiregand. Une magnifique bâtisse qui remonte au XVIIIe siècle, propriété du Comte François-Xavier de Saint-Exupéry, qui m’ouvre les portes de ce fabuleux château qui n’est pas ouvert au public (contrairement aux jardins) : « vous allez découvrir ce magnifique escalier qui date de 1865, une oeuvre d’art majestueuse… », commente  François-Xavier de Saint-Exupéry « Ce château construit début 1720 a beaucoup été modifié au XIXe siècle »  François-Xavier de Saint-Exupéry.  » Ce château a une histoire remarquable car il a été jadis une seigneurie féodale au XIIIe siècle, fondée par le fils naturel d’Henri III d’Angleterre, Edward Tyrgan (qui lui a donné son nom) et il est depuis inscrit à l’ISMH l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

Un château pour lequel le Comte de Saint-Exupéry ne tarie pas d’éloges et donne non seulement tout son temps mais aussi son argent : « cette bâtisse a beaucoup été renouvelée au XIXe siècle, les Lapanouse qui ont acheté le château étaient des Parisiens, ils ont mis beaucoup de zinc sur les fenêtre et la toiture, pour montrer leur double appartenance à Paris et au Périgord. Mais après 180 ans, il faut changer le zinc et faire appel aux compagnons, on a fait les 2/3 des toitures, il nous en reste 1/3 ».

Le Comte Fançois-Xavier de Saint-Exupéry nous parle de la typicité du Péchamant © JPS

Le château de Tiregand est une énorme propriété, la plus imposante de l’appellation avec 400 hectares, dont 40 en production. Au chai, François de Saint-Exupéry rejoint son nouveau maître de chai Amaury : « ça  vieillit plutôt bien ». Et le Comte de commenter : « c’est encore un peu fermé mais le fruit est bien là sur un cassis intense et beaucoup de finesse. »

Les vins de Pécharmant ont cette particularité d’avoir de l’élégance et de la finesse en bouche, avec un merlot souvent dominant qui apporte beaucoup de fruit, un cabernet sauvignon qui donne un joli corps au vin, un cabernet franc de la finesse et le malbec cette couleur sud-ouest », François Xavier de Saint-Exupéry.

L’émission se poursuit avec Cécile Lelabousse, chargée de mission environnement à l’IVBD, qui nous parle de Vitirev : « absolument, vitiREV c’est le grand projet régional de la région Nouvelle-Aquitaine, Bergerac est très impliqué dans ce projet pour mener la viticulture vers moins de traitements, plus d’efficience, et une viticulture respectyueuse de l’environnement… » François-Xavier de Saint-Exupéry complète : « on prévient les voisins avant de partir traiter, et on s’est équipé de matériel ultra-performant,…, j’ai beaucoup de ruches au printemps et je respecte vraiment ce milieu, on met d’ailleurs dans la vigne des cultures de printemps qui permettent d’offrir du nectar… » Pierre Henri Cougnaud, directeur de la Fédération des Vins de Bergerac : « le vignoble de Bergerac est très impliqué dans la certification, qu’elle soit bio ou HVE (haute valeur environnementale) depuis plusieurs années. On a besoin de faire encore plus d’efforts, sans pour autant mettre à mal notre économie, mais plus du tout de traitement, ce n’est pas supportable d’un point de vue économique, par contre c’est un objectif environnemental et sociétal. »

Et qui dit vin dit forcément gastronomie, ces vignerons de Pécharmant sont partis rencontrer le chef Bas Holten du restaurant les Merles à Mouleydier pour voir avec quels mets assortir au mieux leurs vins. « Je vous propose un compressé de tomates, des coeurs de boeuf du jardin, avec une poitrine de porc caramélisée (la tomate a déjà une acidité, avec le rouge cela donne un goût métal, mais avec le blanc c’est super); ensuite un magret de canard laqué avec pruneau et vert jus…(là un vin rouge de Pécharmant fruité et sur la fraîcheur va accompagner parfaitement ce plat délicat avec ses petites notes relevées et ces légumes avec cette légère sucrosité… » commente Pierre Morand-Monteil).

Enfin, on ne pouvait pas quitter Pécharmant et Bergerac sans parler avec Paul-André Barriat de Quai Cyrano, le nouveau vaisseau amiral des vins de Bergerac et Durac en bord de Dordogne.

« C’est un projet qui va faire découvrir le grand bergeracois, avec à la fois l’Office de Tourisme, un Espace Cyrano et bien entendu la grande boutique des vins de Bergerac qui permet à tous les viticulteurs adhérents à la Route des Vins d’être présents », commente Paul-André Barriat président de Quai Cyrano.

Paul-André Barriat est fier de ce Quai Cyrano lancé en juillet dernier © JPS

Quai Cyrano c’est un point de départ oenotouristique vers les propriétés et les grands sites historiques majeurs de ce territoire… », Paul-André Barriat président de Quai Cyrano.

L’objectif affiché est d’y faire venir 100 000 visiteurs à l’année et d’organiser des circuits y incorporant la Cité du Vin à Bordeaux et Lascaux IV en Dordogne.

Pierre et Gérôme Morand-Monteil avec Jean-Pierre Stahl dans les chais de Terre Vieille © MPT

 A voir Côté Châteaux n°10 sur Pécharmant à 20h15 sur NOA (sur les box: Orange 339, Free 326, SFR 455 Bouygues 337 ou en direct sur internet en tapant NOA direct). Une émission réalisée par Jean-Pierre Stahl avec Charles Rabréaud.

A voir dès maintenant sur You Tube : 

13 Oct

L’Instant Pessac-Léognan : un chèque de 43000€ remis à l’association Abbé Jean Vincent

C’était jeudi soir un dîner caritatif au Domaine de Chevalier avec les châteaux de Pessac-Léognan. Cette année l’Instant Pessac-Léognan avait choisi de reverser les dons de cette soirée à l’Association l’Abbé Jean Vincent, présidée par Olivier Bernard.

L’Instant Pessac Léognan 2019 organisé au Domaine de Chevalier © JPS

L’Instant Pessac-Léognan, c’est un instant de générosité, au cours de l’année, organisé par le Syndicat des Pessac-Léognan, où une oeuvre caritative est mise à l’honneur. Depuis la création de ce rendez-vous qui se tient en septembre ou octobre, de nombreuses associations méritantes ont reçu des aides des gens du monde du vin et d’autres, comme l’association « les liens du coeur »en 2015 – qui lutte contre l’isolement des enfants hospitalisés pour subir des interventions de chirurgie cardiaque -, comme la Fondation pour la Recherche Médicale en 2016 ou encore en faveur de l’association Vaincre La Mucoviscidose en 2018.

Mélanie Cisnéros du château de Rouillac, l’époux de Catherine Barbier directrice du syndicat de Pessac Léognan, Stéphane Savigneux propriétaire du château d’Eyran et Laurent Cisnéros, propriétaire du château de Rouillac © JPS

« Je vais vous parler de la famille Pessac-Léognan, ce soir nous sommes reçus par la famille Bernard, avec le sourire d’Anne et d’Olivier, qui accueillent toujours parfaitement…et une mention particulière pour les vins de Bordeaux et de Pessac-Léognan qui soutiennent plusieurs associations, dont l’Abbé Jean Vincent qui est la cause qui nous réunit ce soir, une cause qui a laquelle répond votre générosité, celle de nombreux entrepreneurs, de négociants et courtiers », commence Philibert Perrin, président du syndicat de Pessac-Léognan.

Jacques et François Lurton, deux grandes figures de Pessac Léognan et des vins du nouveau monde © JPS

Cette année, c’est l’association Abbé Jean Vincent qui a été retenue. Depuis 1972, cette association soutient le fonctionnement du CHRS le Petit Ermitage à Léognan et la Maison Renlais de Béthanie à Saint-Morillon.

Edouard, Loïc et Tristan Kressmann de château Latour-Martillac avec Olivier Bernard du Domaine de Chevalier © JPS

Cette association, c’est un peu le jardin secret d’Olivier Bernard, propriétaire du Domaine de Chevalier, qui dans l’ombre depuis des années, y consacre du temps (il préside cette association depuis 2010, prenant comme d’autres, le relai de l’Abbé Jean Vincent décédé en 2005), mais cette fois il a décidé de communiquer autour d’elle et de faire connaître cette louable association qui poursuit l’oeuvre de l’abbé Jean Vincent :

« l’Abbé Jean Vincent a créé un centre d’accueil qui accueille 40 personnes dans la très grande précarité, des personnes qui ont passé des années à la rue, qui ont bien souvent des addictions ou des problèmes physiques… », commente Olivier Bernard.

« Il ne faut pas toujours attendre les autres ou l’aide de l’Etat, c’est ce que nous faisons, ce que nous donnons…100% des dons ont été reversé à cette association, le financement de ce dîner nous l’avons trouvé ailleurs ».

Il y a beaucoup de gens qui baissent les bras, car c’est difficile d’accueillir ce genre de personnes et on le fait avec plaisir », Olivier Bernard, président association Abbé Jean Vincent.

Et Philibert Perrin de résumer encore l’esprit de corps commun à tous ici: « en Pessac-Léognan, il y a vraiment un esprit de famille qui règne ici, ce sont des familles, avec de l’attention, avec dans une poignée de mains chaleureuse et le regard, cette envie de vous faire participer à une soirée qui nous tient à coeur. Au-delà de nos métiers, nous soutenons ceux qui en ont besoin, comme l’an dernier la mucoviscidose, la recherche médicale ou les liens du coeur ».

Invité de marque, Alain Rousset, le président de Région Nouvelle-Aquitaine, a su se faire attendre…mais a tout de même tenu à être là, en tant qu’ardent défenseur de la viticulture aussi. « On avait une réunion sur le glyphosate. et les pesticides, je suis sûr que chez certains d’entre vous, ça vous parle…Je suis très heureux d’être là, et de partager avec vous cette bienveillance. A un moment donné, il faut penser à un certain ruissellement  et retrouver du vivre ensemble », un joli mot pour clôturer cette soirée placée sous le signe de la générosité.

Philibert Perrin a remis le chèque de 43000€ au président de l’association Abbé Jean Vincent, Olivier Bernard © JPS

Un grand bravo à Olivier Bernard, qui a tenu à remercier lors de la remise du chèque de 43000 € par Philibert Perrin au profit de l’association Abbé Jean Vincent, l’ensemble des généreux donateurs de Pessac-Léognan et le club ETI des Entreprises de Taille Intermédiaire de Nouvelle-Aquitaine.

12 Oct

Des vignerons bordelais demandent un délai pour sortir du glyphosate

Des viticulteurs girondins ont exprimé vendredi leur inquiétude pour sortir du glyphosate en 2022 et ont demandé un délai, lors d’une rencontre dans les vignes avec Pierre-Etienne Bisch, coordinateur interministériel du plan de sortie du glyphosate.

Photo d’illustration © JPS

Chargé de coordonner au sein d’une « task force » tous les acteurs publics et privés afin de réduire l’usage des pesticides, il a écouté des représentants de la filière et notamment des viticulteurs de l’Entre-deux mers à Ladaux (Gironde), nouvelle étape de son tour de France des régions qui se termine fin octobre.

A l’issue de cette tournée, « on va voir émerger des choses communes et en particulier jusqu’où et dans quelles conditions la réduction des phytosanitaires est possible ou pas techniquement », a-t-il déclaré à l’AFP, soulignant que ces « impasses » pouvaient également être économiques.

« Il y a les surcoûts de l’emploi de main d’oeuvre, un manque de main d’oeuvre formée, des vignes en pente où on ne peut pas intervenir avec un tracteur… », a précisé le préfet honoraire, venu « stimuler la mise en route » du plan Ecophyto, surtout que les ventes de glyphosate ont augmenté de 19% entre 2008 et 2017.

Sur une parcelle des Vignobles Ducourt, des cépages résistants ont été plantés, réduisant le nombre de traitements phytosanitaires d’environ 80%. Le travail mécanique y a remplacé depuis cinq ans l’utilisation d’herbicide à base de glyphosate, le plus utilisé, sous le rang de vignes, laissant l’herbe pousser entre les rangs.

Philippe Ducourt avec son fils Jérémy, qui exploitent 450 hectares dont 25 ha sans glyphosate, estiment cependant impossible de se passer complètement de cet herbicide en raison « d’impasses techniques pour les grandes surfaces » agricoles. Il doit embaucher un tractoriste supplémentaire et utiliser un autre tracteur tous les 20 ha environ.  « Il manque 4 à 5000 emplois en tractoristes en Gironde, on est déjà en pénurie. Il faut sept à huit passages en plus, ce qui implique une plus grande consommation de gasoil, un tassement des sols et une perturbation de la biodiversité avec tous ces passages de tracteur », a expliqué Philippe Ducourt. « Il y a un mixte à trouver entre le désherbage du sol et le traitement du sol », a-t-il conclu.

Selon la chambre d’agriculture de la Gironde, le passage du désherbage chimique au mécanique sous le rang engendre en moyenne un surcoût de 500 euros par hectare (six à sept heures de travail supplémentaires, achat de matériel, consommation de gasoil) et représente plus de 17% du coût de revient des vins en vrac.

Des solutions ont été évoquées par les différents acteurs de la filière comme des aides à la formation, un enherbement total sous le rang, la robotisation ou
encore s’inspirer des innovations dans la viticulture bio. Les Etats membres de l’Union européenne (UE) ont autorisé le glyphosate en novembre 2017 pour seulement cinq ans.

AFP

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