09 Déc

6e Bordeaux Tasting : des instants de partage et de convivialité en plein coeur de Bordeaux

300 vins, champagnes et cognacs d’exception sont présentés durant tout ce week-end autour de la Place de la Bourse à Bordeaux. De grands vins à déguster, avec modération, et des rencontres extraordinaires à faire dans des endroits somptueux ou magiques.

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Ce nouveau Bordeaux Tasting est une fois de plus une invitation au voyage. Avec déjà une bulle qui interpelle, celle des Extraterriens ou plutôt des 18 petites pépites de Bordeaux et Bordeaux Supérieurs.

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Morgane Soubrane de Tarnos dans les Landes est impressionné : « c’est la toute première fois qu’on vient à Bordeaux Tasting, la bulle c’est original. Pour l’instant c’est très réussi. »

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Morgane Soubrane de Tarnos enthousiate pour son 1er Tatsting à Bordeaux © JPS

« C’est vraiment extraordinaire de se retrouver au beau milieu de la place de la Bourse, avec un beau  temps comme cela, et avec ce monde passionné par le vin3.

Là on se r »Lend compte qu’il y a des gens qui aiment découvrir de nouveaux vins, et tous ces jeunes qui dégustent cela nous fait vraiment plaisir » commente Alain Bessette du château La Verrière en Bordeaux Supérieur.

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Dans le hall du Palais de la Bourse, 110 crus classés et pépites de toutes les appellations de Bordeaux qui intéressent un public d’amateurs d’horizons très divers, venant de toute la région aquitaine et même de l’étranger avec de nombreux étudiants comme ceux Business School Lausanne.

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Théophane Ramé de Bordeaux, avec ses amis de la Business School de Lausanne :  le Hollandais Adriaan Trampe, le Luxembourgeois Alexandre Dupont et l’Allemand René Schoemaker © JPS.

« On s’est rencontré à Lausanne, en études là-bas, et le vin c’est un point commun et on a fait aussi quelques dégustations en Suisse », m’explique Théophane Ramé de Bordeaux, accompagné de ses amis le Hollandais Adriaan Trampe, le Luxembourgeois Alexandre Dupont et l’Allemand René Schoemaker.

Véro d'Hossegor et son groupe © JPS

Véro d’Hossegor et son groupe © JPS

« Très sympa un moment agréable avant les fêtes de Noël », poursuit Véro de Hossegor qui en est à son 3e Bordeaux Tasting, avec un groupe de 6 amis.

Des amis de toujours l'avocat Pierre Blazy et Bernard Magrez, l'homme aux 40 châteaux © JPS

Des amis de toujours l’avocat Pierre Blazy et Bernard Magrez, l’homme aux 40 châteaux © JPS

Un rendez-vous prisé par ces rencontres privilégiées avec de grands propriétaires comme Bernard Magrez (Pape-Clément), Eric Perrin (Carbonnieux), rythmé à chaque édition par un mercato des châteaux : le Sartre en Pessac-Léognan, acheté par Bernard Magrez (à lire en suivant).

Jean-Michel Deiss, en mission

Jean-Michel Deiss, en « terre de mission » © JPS

Un rendez-vous où l’on rencontre aussi des personnages authentiques comme l’Alsacien Jean-Michel Deiss (Domaine Marcel Deiss à Bergheim) : « je suis en terre de mission, je fais avancer une cause extraordinaire qui est celle des terroirs, celle d’une salivation profonde, qui donne l’âme du vin »

Rodolphe Wartel, le directeur de Terre de Vins © JPS

Rodolphe Wartel, le directeur de Terre de Vins © JPS

Le coeur du réacteur ce sont les grands Bordeaux, mais nous avons aussi une quizaine d’ambassadeurs de grands terroirs français, une quinzaine de pays étrangers, les Pomerols aussi, il y a 24 maisons de champagne et vignerons d’excellence qui font rêver au bout du monde et qui constituent la magie de Bordeaux Tasting »,  Rodolphe Wartel directeur de Terre de Vins.

Manon de l'Ecole Hôtelière de Talence, Hugo Gallimard Matthieu Buyssière, Cyrill Blecker et Patrick Letellier pour l'équipe Mumm à l'espace Saint-Rémi © JPS

Manon de l’Ecole Hôtelière de Talence, Hugo Gallimard Matthieu Buyssière, Cyril Bleeker et Patrick Letellier pour l’équipe Mumm à l’espace Saint-Rémi © JPS

Des champagnes de grande qualité, comme cette cuvée rosée RSRV de chez Mumm, en blanc de blancs et blanc de noirs millésimés, à déguster à l’Espace Saint Rémi. Un samedi qui a été marqué par une plus grande fluidité avec des caisses ouvertes 40 mn plus tôt, moins de file d’attente que l’an dernier. 7500 visiteurs sont attendus jusqu’à demain soir. Alors si vous n’y êtes jamais allé ou si vous hésitiez encore… c’est définitivement d’un grand niveau.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer et Catherine Collin

08 Déc

Après le gel d’avril dernier, la Préfecture de Gironde dévoile ses actions en faveur des viticulteurs sinistrés

 

Le comité départemental d’urgence, composé des services de l’État, des collectivités territoriales, et des représentants de la profession agricole et viticole, s’est réuni à l’initiative du préfet de la Gironde, ce vendredi 8 décembre à Bordeaux. Voici en détail les mesures actées :

Les dégâts du gel dans le blayais © Jean-Pierre Stahl

Les dégâts du gel dans le blayais © Jean-Pierre Stahl

Cette réunion fait suite à celle organisée le 5 mai dernier, afin de mettre en œuvre les dispositifs susceptibles d’être mobilisés après les épisodes de gel subis par le vignoble au printemps dernier. Un bilan d’étape des mesures mobilisées a été réalisé :

  • un dégrèvement forfaitaire de la taxe sur le foncier non bâti a été mis en œuvre sur toutes les communes pour lesquelles le niveau de pertes est supérieur à 30 %, selon l’analyse réalisée par la chambre d’agriculture et les services de l’État ; ce dégrèvement représente 6,9 M€, intégralement pris en charge par l’État ;
  • le recours à l’activité partielle a été accompagné : 54 000 heures indemnisées représentant 420 000 € ;
  • la reconnaissance de calamités agricoles pour les pertes sur jeunes plants de vigne permettra de solliciter des indemnisations à partir de janvier 2018 (estimation : 500 000 M€) ;
  • un dispositif permettant l’achat de vendanges pour les exploitations ayant subi des pertes a été mis en place ainsi que la possibilité de souscrire des conventions de mise à disposition de vignes suite au gel ;
  • la mutualité sociale agricole (MSA) propose une aide personnalisée pour les agriculteurs et viticulteurs ;
  • la mobilisation des volumes complémentaires individuels, constitués au cours des années précédentes, devrait permettre de mobiliser en 2017 près de 350 000 hl.

Dans un contexte où les aléas climatiques sont de plus en plus fréquents, il a été rappelé l’importance de mobiliser les outils visant à sécuriser les exploitations, en particulier le recours à l’assurance et l’intérêt de développer le dispositif du volume complémentaire individuel.

Malgré cette mobilisation importante de tous les partenaires, et dans l’attente des données définitives de la récolte 2017, le constat est partagé des difficultés de trésorerie que rencontreront en 2018 les exploitants les plus touchés par ces épisodes de gel, en particulier dans les zones sinistrées à plus de 70 ou 80 %. Une cellule de suivi sera ainsi mise en place dès janvier pour accompagner au cas par cas ces exploitants.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sera tenu informé de l’évolution de la situation, dans la mesure où les conséquences les plus fortes sont attendues à partir de 2018 pour les exploitations les plus fragilisées. Des mesures complémentaires de soutien ont été identifiées à ce titre, portant sur les aides de la MSA ou la prolongation du Fonds d’Allégement des Charges.

Dans la continuité de leur mobilisation depuis les épisodes de gel, et des premières mesures mises en œuvre, les services de l’État maintiendront leur vigilance et leur engagement au cours de l’année 2018, aux côtés des représentants des filières agricole et viticole et de leurs partenaires, afin de limiter les conséquences de la faible récolte 2017.

Avec Préfecture de la Gironde.

On s’arrache les vignerons de Castillon avec l’opération « j’irai déguster chez vous » !

Après Paris et Bordeaux l’an dernier , revoici « J’irai déguster chez vous », 2e opération du genre à Bordeaux ce vendredi 8 et samedi 9 décembre. Une initiative qui cartonne car déjà plus de 3500 personnes ont pu déguster ces vins de Castillon et rencontrer à domicile les vignerons de cette petite appellation du bordelais.

Céline Loste Lydoire, à la tête du château Bellevus à Belvès de Castillon est l'une des vigneronnes très prisée de "J'irai déguster chez vous" © Jean-Pierre Stajhl

Céline Loste Lydoire, à la tête du château Bellevus à Belvès de Castillon est l’une des vigneronnes très prisée de « J’irai déguster chez vous » © Jean-Pierre Stahl

Vigneronne depuis 2001 à Belvès-de-Castillon, Céline Loste-Lydoire, 36 ans, est à la tête du château Bellevue avec ses parents, qui ont acheté le château en 1998. Un petit domaine de 12 hectares, une production de 40000 bouteilles, qu’elle souhaite aujourd’hui mieux faire connaître.

Au départ de son château Bellevue, Céline Loste Lydoire s'apprêt à rejoindre Bordeaux pour "J'irai déguster chez vous" © JPS

Au départ de son château Bellevue, Céline Loste Lydoire s’apprêt à rejoindre Bordeaux pour « J’irai déguster chez vous » © JPS

Depuis l’an dernier, elle participe avec une 30aine de vignerons de l’appellation Castillon à « J’irai déguster chez vous. »

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Le principe, on ne peut plus simple, encore fallait-il y penser : un duo de vignerons vient à domicile, gratuitement, faire déguster leur vin, auprès de 6 à 12 convives, plutôt bluffés :

« C’est la 1ère fois que je vois ça, des vignerons qui viennent carrément à la maison pour qu’on puisse tous déguster leur vin entre amis », commente Pierre Alexis Maneuf

Anissa et , les deux co-locataires qui accueillent les vignerons chez elles. Elles ont d'ailleurs remporté un coffret 2 bouteilles en souvenir. © JPS

Anissa et Florine (avec Alexis) , les deux co-locataires qui accueillent les vignerons chez elles. Elles ont d’ailleurs remporté un coffret 2 bouteilles en souvenir. © JPS

Je trouve ça vraiment sympa en fait, ça permet de découvrir de nouveaux vins, ça permet de partager avec des vignerons, d’en savoir plus sur eux, plutôt que d’aller dans un bar à vins classique, » Florine Rappasse.

Dring, dring... qui est-ce ? Les vignerons de Castillon ! Ouf, ou vous attendait © JPS

Dring, dring… qui est-ce ? Les vignerons de Castillon ! Ouf, ou vous attendait © JPS

« Généralement c’est décontracté, quand on pousse la porte on ne sait pas sur qui on va tomber, mais on a toujours été très bien reçu », témoigne Céline Loste-Lydoire du château Bellevue ; « on nous a fait à manger, c’est un peu tendu les 1ères minutes, tout le monde ne sait pas trop comment ça va se passer, et puis à la fin on repart, on  fait la bise à tout le monde ! »Les deux vignerons sont choisis par les invités eux-mêmes, ils répondent sans détour à toutes les questions qu’on leur pose, cela va de la conduite du vignoble en bio, comme chez Yann Todeschini, ou en conventionnel, comme chez Céline Loste Lydoire, jusqu’au goût et à la typicité de leur vin.

Pendant que céline sert, Yann Todeschini commente, et vice-versa. Une "ambiance décontractée" © JPS

Pendant que céline sert, Yann Todeschini commente, et vice-versa. Une « ambiance décontractée » © JPS

Galant, Yann Todeschini a d’abord servi le vin de sa collègue Céline, avant de commenter le sien : « château La Brande 2014, là on rajeunit de 2 ans, comme pour le château Bellevue, l’objectif sur ces visn c’est d’avoir un début d’élevage en barriques mais de garder aussi du fruit et de la fraîcheur. »

La demande est telle que les 6 rendez-vous de décembre à Bordeaux sont déjà complets…

Il y a même un concours de photos à poster sur Instagram pour gagner un wee-end dans un château en Castillon © JPS

Il y a même un concours de photos à poster sur Instagram pour gagner un wee-end dans un château en Castillon © JPS

Pour l’instant, ça cartonne. Après on n’est une petite appellation donc on n’est pas 12000 vignerons (plutôt 300 sur 2300 ha), aujourd’hui on a plus un problème de manquer de vignerons avec une demande qui est croissante » m’explique Yann Todeschini du château La Brande.

IMG_24123500 personnes ont déjà participé à cette opération à Paris et à Bordeaux (à domicile ou dans des bars à vins à Paris aussi). Prochaines étapes en 2018 : Lille (2-3 février), Paris (22-24 mars) et même Bruxelles, dont les dates restent à préciser.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Eric Delwarde, Rémi Grillot et Emmanuel Crémèse :

La Confédération Paysanne remontée suite à une affaire de fraude à Bordeaux, la Fédération des Grands Vins lui répond

La Coupe Davis étant terminée, le match continue entre la Confédération Paysanne d’un côté et le CIVB et la Fédération des Grands Vins de l’autre. La Confédération sommait avant-hier ces institutions de lui répondre sur l’affaire de fraude aux vins de Bordeaux dévoilée par Vitisphère où 4200 hl de vins languedociens auraient été transformés en Bordeaux, Bordeaux supérieur, Pomerol, Margaux, Pauillac et St Julien. La Fédération des Grands Vins ne se défilera pas et se portera partie civile dès que l’action en justice sera engagée a-t-elle commentée auprès de Côté Châteaux. Le CIVB répondra aux questions de la presse lundi 18 décembre lors de son AG.

Dominique Techer de la Confédération Paysane © Jean-Pierre Stahl

Dominique Techer de la Confédération Paysane © Jean-Pierre Stahl

L’histoire concerne 4200 hectolitres de vins languedociens qui auraient été transformés en vins bordelais entre 2012 et 2014, une affaire révélée par Vitisphère, suite à une opération des douanes et remise avant-hier soir sur le tapis par la Confédération Paysanne, 3e syndicat de Gironde.

Pour Dominque Techer de la Confédération Paysanne  : « Nous avons cru, un court moment, que les instances viticoles bordelaises allaient enfin retrouver leur honneur perdu. Nous avons cru que, dans un même mouvement, « notre » interprofession, le CIVB, la Fédération des grands vins de Bordeaux, les appellations Bordeaux, Bordeaux supérieur, Pomerol, Margaux, Pauillac et St Julien allaient demander haut et fort à la justice, de laver l’affront fait à ces appellations prestigieuses et de sanctionner lourdement les fraudeurs. Au lieu de cela, on assiste à un drôle de manège, une course où chacun rivalise d’ingéniosité pour faire traîner l’affaire et surtout les poursuites. On pourrait presque croire que ce qui est recherché, c’est la prescription des faits. Les Douanes, parfois si diligentes pour sanctionner le petit viticulteur sans relations, ne semblent pas se presser pour saisir le procureur de la République. Tout le milieu viticole est au courant mais personne ne semble vouloir s’exprimer. Bizarre… »

Hervé Grandeau, le Président de la Fédération des Grands vins de Bordeaux © JPS

Hervé Grandeau, le Président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux © JPS

Aujourd’hui Hervé Grandeau rétorque : « la Fédération des Grands Vins de Bordeaux a toujours répondu présent et s’est toujours porté partie civile dans ces affaires de fraude, mais encore faut-il qu’il y ait une action en justice et pour le moment il n’y en a pas. Aujourd’hui il y a une instruction du dossier par le service des douanes. Un journaliste a parlé de cela, de manière tout-à-fait légitime. On ne pourra pas être pris à défaut car on le fait régulièrement ».

La Confédération Paysanne invoque une nouvelle fois le fait de se défendre contre le « Bordeaux bashing », en défendant les appellations de Bordeaux au nom de la viticulture honnête.  « Au nom de la viticulture honnête, nous demandons donc solennellement au CIVB, à la FGVB et aux appellations victimes de cette fraude de déposer plainte devant le procureur de la République de Bordeaux. Le contraire pourrait passer pour de la forfaiture pure et simple » selon la Confédération Paysane.

Et Hervé Grandeau de commenter : « Un syndicat minoritaire essaie de nous faire passer pour ce que l’on n’est pas. On va s’exprimer très clairement lundi prochain lors de l’Assemblée Générale de la Fédération des Grands Vins. » Le CIVB est sur la même ligne que la FGVB et attend l’action en justice pour se porter partie civile.

Balle au centre en foot ou alors tie-break en tennis. La suite au prochain numéro.

Bordeaux Tasting, c’est ce week-end le grand rendez-vous des amateurs de vins

Samedi, on s’attend à une affluence comme l’an dernier assez importante, dimanche cela devrait être plus fluide. 300 vins et champagnes seront proposés à la dégustation, des vins de haute volée et d’autres plus abordables qui pourront venir pourquoi pas garnir vos tables de fin d’année, grâce à la présence d’une boutique éphémère.

Jérémie, Stéphanie et Sylvie Milhard-Bessard du château Vieux Mougnac © JPS

Jérémie, Stéphanie et Sylvie Milhard-Bessard du château Vieux Mougnac, l’an dernier parmi les Bordeaux Extra-Terriens© JPS

« Bordeaux Tasting » est l’occasion de déguster et de choisir les vins qui accompagneront les menus de Noël et du réveillon du nouvel an. La notion de « vin de fête » ayant beaucoup évolué, le festival offre un large choix de références, classiques ou plus novatrices, pour répondre aux envies et budget de chaque visiteur. La notion de « vin de fête » est aujourd’hui assez floue.

« Communément, il s’agit d’un vin qui honore la table » mais comme l’explique Rodolphe Wartel, directeur de Terre de Vins, « on peut faire honneur aux plats servis en cette fin d’année en les accompagnant naturellement d’étiquettes à très forte notoriété, nombreuses à « Bordeaux Tasting », mais également de grands vins dont les prix restent encore abordables, eux aussi très présents sur le festival.

Que l’on parle d’un Château Beychevelle Grand Cru Classé 1855 ou d’un Clos Floridène qui n’est pas classé et coûte moins de 20€, dans les deux cas, ces crus feront honneur aux mets servis. Ce sont là deux exemples de vins magnifiques qui certes correspondent à des prix et à des sociologies différentes, mais illustrent pleinement la notion de « vin de fête » ; celle-ci doit rester assez ouverte et permettre à tous de faire son choix.

Il ne faut pas forcément investir 200€ dans une bouteille de vin pour accompagner dignement un dîner de réveillon. On en trouve à tous les prix. Il en va de même pour les Champagnes, incontournables en cette fin d’année. Proposer des grands vins avec une gamme de prix assez large, de 15 à 200€, c’est aussi ça Bordeaux Tasting »

Avec Bordeaux Tasting

Pour mieux fluidifier l’entrée des visiteurs, les réservations devront être effectuées préalablement sur www.terredevins.com : Pass 1 jour ou 2 jours de 23 à 45 € – TARIF SUR PLACE : Pass 1 jour samedi 32 €, Pass 1 jour dimanche 28 € (avec abonnement d’un an au magazine « Terre de vins »).

07 Déc

Avant le père Noël, les vignerons de Castillon arrivent pour déguster chez vous…

Vous allez découvrir demain dans le blog l’idée originale des Castillon-Côtes de Bordeaux : « j’irai déguster chez vous ». Une nouvelle opération de séduction des nouveaux consommateurs reconduite à Bordeaux vendredi et samedi…Et ça cartonne !

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Coming soon : demain sur Côté Châteaux et dimanche sur France 3 Aquitaine dans le 19/20 le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Eric Delwarde et Rémi Grillot.

Débat mardi prochain à la Cité du Vin : « Boirons-nous encore des liquoreux à Noël ? »

La question est saugrenue, car s’il y a bien un instant de recueillement dans l’année pour tous devant ces formidables vins, c’est au minimum au moment des réveillons. Toutefois Kedge et la Cité du Vin ouvrent le débat, comme tous les 2 mois, dans le cadre de « C’dans le Vin ». Un instant de plaisir, de douceur avec la présence du Marquis de Lur Saluces, ancien propriétaire de château d’Yquem et actuel du château de Fargues.

laciteduvin_site_soustitre_prog_boironsnousdesliquoreuxanoel« Noël approche… Nos grands-mères et autres maîtresses de maison se préparent à servir à la fin du repas, à toute une famille dont les papilles sont déjà tapissées de sucre et autres nourritures gouteuses, le fameux vin liquoreux « qui va avec le dessert ». L’autre version étant « le vin qui va avec le foie gras ».

Conséquence : la vente et l’export de nos vins liquoreux chutent. Mais chutent-t-ils pour tout le monde ? Toutes les régions productrices sont-elles logées à la même enseigne ?

Alors, le vin liquoreux est-il le nectar sucré qui n’est de sortie que pour les fêtes de fin d’année ? Le Vin des Mamies ?  Victime d’un désamour général ? Des vins en passe de disparition ? Des vins blacklistés dans une ère où il ne faut pas manger du sucre (et encore moins en boire) ?

Peut-on « sauver le Soldat Moelleux » ? Si, oui, comment ? Quel repositionnement pour ce vin qui fut appelé le Vin des Rois ? Comment assurer sa rentabilité aux producteurs ? » annoncent la Cité du Vin et Kedge.

Une approche un peu restrictive et poussiéreuse, car certes la production a largement chuté depuis quelques temps déjà, avec une consommation en France qui diminue régulièrement, mais les initiatives avec les Sweet Bordeaux qui vont chercher des marchés à l’export (+18% en 2015), les nouveaux entrepreneurs dans le Sauternais ne manquent pas ces dernières années. Certains lançant même de nouveaux concepts comme le Sweet’Z. Sans parler des nouvelles brasseries (au château Guiraud bientôt, la Grand’ Vigne) ou l’hôtel restaurantqui ouvrira à Lafaurie-Peyraguey au printemps. Et d’un probable classement Unesco. Tout laisse à penser que les liquoreux vont se relancer.

La question n’est pas tant d’enterrer le Sauternes mais plutôt une question d’éducation des nouvelles générations sur ces vins qui peuvent se déguster en n’importe quelle occasion, selon les goûts et les instants de douceur à partager : en apéritif pour certains, sur un foie gras, des plats asiatiques ou épicés, des fromages persillés, et même en fin de repas. Il y a tant à découvrir…chez les Sauternes et autres vins liquoreux de Bordeaux et d’ailleurs.

Débat C’Dans le Vin mardi 12 décembre à la Cité du Vin avec Jacques-Olivier PESME, directeur de KEDGE Wine & Spirits Academy,

Avec :

  • Patrick BAUDOUIN, vigneron de chenins en Anjou, Domaine Patrick Baudouin
  • Caroline FURSTOSS, chef sommelière au sein du restaurant Le Grand Restaurant de Jean-François PIEGE
  • Jean-Marc GRUSSAUTE, vigneron, Camin Larreydia, Jurançon
  • Jacques GLENAT, président directeur général des Editions Glénat
  • Alexandre de LUR SALUCES, propriétaire du Château de Fargues et ancien gestionnaire du Château d’Yquem
  • Et avec Jérôme BAUDOUIN, journaliste à La Revue du vin de France.

06 Déc

Disparition de Johnny : pour les fans de Bordeaux, « entre nous ça ne finira jamais… »

Depuis cette nuit, les fans bordelais de Johnny Halliday sont « groggy ». La disparition de l’Idole des Jeunes, leur idole, les affecte terriblement. Retour avec eux sur leur meilleur « souvenir, souvenir… »

François Le Lay, l'un des plus gRands fans sur Bordeaux © JPS

François Le Lay, l’un des plus gRands fans sur Bordeaux © JPS

Johnny, nous ne t’oublierons jamais ou plutôt comme le veut les paroles de l’un de ses tubes « entre nous ça ne finira jamais… » C’est François Le Lay, fan parmi les fans, qui me rappelle ces mots qui aujourd’hui prennent un sens particulier.

François n’a quasiment pas fermé l’oeil de la nuit, tout comme son ami Jean-Louis dit « Momo » qui l’embrasse et lui dit d’emblée « c’est une catastrophe ». Tous deux se sentent « orphelins » comme le dit allègrement François. Johnny, c’était l’Idole des Jeunes dans les années 60 puis une icone nationale. Leur Idole, leur Icone.

Le dernier achat de François remontait à hier...© JPS

Le dernier achat de François remontait à hier…© JPS

François le suivait depuis 1972; aujourd’hui âgé de 58 ans, il totalise des dizaines et dizaines de concerts au compteur. Pareil pour « Momo ». Combien ? 50 à 100, ils n’ont pas vraiment compté, mais dès qu’ils le pouvaient, ils s’échappaient de leur travail pour suivre les tournées en France ou à Las Vegas; François le Lay était maître d’hôtel dans la Marine Nationale et a eu la joie de concilier les deux, le travail et le concert : Johnny était en effet venu donner un concert sur le porte-avions Foch, de cet épisode, il a pu récupérer un peigne de l’artiste qui l’avait jeté, François était au 3e rang et il l’a depuis exposé dans une vitrine chez lui.

Des dizaines et dizaines de places de concerts de Johnny encadrées © JPS

Des dizaines et dizaines de places de concerts de Johnny encadrées © JPS

C’est une passion chevillée au corps, et même tatouée sur l’avant bras de François. A force d’avoir été aux premières loges, après avoir attendu des heures, il avait réussi à nouer un contact particulier avec lui, comme avec les autres fans de Bordeaux qui avaient construit une main géante pour se faire voir de Johnny.

Deux autographes à jamais tatoués sur l'avant bras de François © JPS

Deux autographes à jamais tatoués sur l’avant bras de François © JPS

Et à chaque concert, notamment à Bordeaux dans la capitale du vin, c’était un clin d’oeil et même davantage. François avait réussi à avoir son autographe sur son bras, et celui de sa compagne Laetitia plus récemment à Arcachon. Des autographes immortalisés qu’il s’est aussitôt fait tatouer.

C’est un mythe, une légende, c’est un dieu, c’était le boss, le taulier…Il passait à côté de nous, il nous électrisait » François Le Lay

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François comme Jean-Louis ont des murs remplis de souvenirs. Et même très ordonnés chez François, avec les différentes périodes de l’artiste durant ces 50 ans de scène et de passion avec son public. Ce sont de nombreux billets d’entrée, des centaines de photos, des vinyles, dvds, et quelques disques d’or. Des objets mais aussi des reliques comme 2 chemises, 1 gilet et un costume de scène que ce mega fan a reçu en cadeau d’un très proche de Johnny tout au long de ces années de fan attitude.

La chemise mytrhique du Parc des Princes

La chemise mythique du Parc des Princes © JPS

« C’est la chemise que Johnny portait au Parc des Princes en 1993 ; il nous avait fait un concert mémorable, j’ai eu ça en guise de cadeau, d’une personne proche de Johnny », me confie François.

Un autre costume de scène porté par Johnny Halliday © JPS

Un autre costume de scène porté par Johnny Halliday © JPS

Quand à savoir si François ou Jean-Louis ont une période préférée, non, ils aiment toute la discographie de Johnny. Des dizaines de tubes à jamais gravés dans leur mémoire, depuis les débuts jusqu’au fameux concert des Vieilles Canailles le 1er juillet au stade Matmut Atlantique à Bordeaux.

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Et François et Jean-Louis d’entonner un dernier « que je t’aime que je t’aime, que je t’aime » devant un concert en dvd de leur star préférée. Et un signe de salut de la main de François, comme pour lui dire merci.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Didier Bonnet, Inès Cardenas et Emmanuel Cremese :

05 Déc

Mieux que 007, c’est cinq 0 pour château Ripeau

En 2017, l’itinéraire technique mis en place à Château Ripeau pour les traitements et la conduite sur 100% du vignoble, a été réalisé sans herbicide, sans insecticide, sans fongicide et sans cuivre métal pour lutter contre les maladies de la vigne. Pour ces initiatives, les frères Grégoire sont pour Côté Châteaux les vignerons du mois.

Cyrille et Nicolas Grégoire, propriétaires de © château Ripeau

Cyrille et Nicolas Grégoire, propriétaires de © château Ripeau

C’est comme au tennis mais ce n’est pas 6-0 mais cinq 0 en l’espèce chez Ripeau : 0 Herbicide, 0 Insecticide, 0 Fongicide et 0 Cuivre métal  et enfin 0 Résidu. A première vue, cela paraît sain et alléchant.

C’est en janvier 2015 que la famille Grégoire a acquis Château Ripeau, un Saint-Emilion Grand Cru Classé depuis 1955.

La révolution va être enclenchée avec Julien Salles, qui rejoint Cyrille et Nicolas Grégoire comme directeur d’exploitation de Château Ripeau. « Julien Salles travaillait depuis quelques années avec Guillaume Grocq, concepteur de produits de biocontrôle, de biostimulants et de physiofortifiants, à mettre en œuvre des programmes de protection de la vigne visant à réduire voir supprimer l’emploi de produits phytosanitaires pour les remplacer par des alternatives sans aucun impact sur l’environnement et la santé ».

Faire de Château Ripeau un grand vin, ce n’est finalement que rendre justice à ce terroir exceptionnel digne des plus grands. Nous avons hâte de bâtir un nouvel écrin à Ripeau, hâte de lui faire vivre sa métamorphose, hâte d’extraire de son sol sa magnifique promesse ». Cyrille & Nicolas Grégoire

Au Château Ripeau, on a opté pour de  bonnes pratiques. Celles-ci se sont traduites par une conduite rigoureuse du vignoble et un retour du cheval pour un travail du sol plus sain pour supprimer l’emploi du glyphosate et de tous autres herbicides.

Une question d’autant plus d’actualité que l’autorisation d’utiliser en Europe du glyphosate a été reconduite pour 5 ans le lundi 27 novembre, alors même que la France et Emmanuel Macron se sont montrés opposés : « J’ai demandé au gouvernement de prendre es dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans », a affirmé sur Twitter le Préident de la République.

Les autres bonnes pratiques mises en place ont été :

  • Des méthodes alternatives comme la confusion sexuelle pour supprimer l’emploi d’insecticides.
  • Travaux prophylactiques soignés tout au long de la croissance de la vigne et ce jusqu’aux vendanges pour obtenir des raisins sains et murs.
  • Apports maîtrisés d’amendement strictement organique d’origine végétale et/ou animale pour la nature et la structure du sol.
  • Installation d’une station météo sur la propriété pour aider à définir avec précision les dates d’application des produits pour lutter contre les maladies et ravageurs de la vigne, optimisation du matériel de pulvérisation…

24068278_739410606264875_4976866896726643874_nMalgré cette mutation des pratiques, le Château Ripeau a pu démontrer qu’il est possible de :

  • maintenir une production de quantité et de qualité.
  • veiller à la santé et à la sécurité des populations (hommes vivant ou travaillant sur l’exploitation, riverains, écoles, enfants et personnes sensibles…)
  •  respecter et de protéger au maximum les milieux (air, sols, eaux) mais aussi la faune et la flore.
  • être en adéquation avec les attentes des consommateurs, sans résidus de pesticides et sur le respect de l’homme et de son environnement.

04 Déc

Des idées pour Noël : château de Rayne Vigneau, « l’Excellence du Sauternes »

Dans la série des livres à offrir pour Noël, voici un ouvrage magnifique qui raconte la non moins extraordinaire histoire du château de Rayne Vigneau, 1er Grand Cru Classé de Sauternes. Ce château situé à Bommes en Gironde fut sacré meilleur vin liquoreux du monde, lors de l’Exposition Universelle de 1867… Un livre édité en 2017 et signé par Sylvie Bonin et François Poincet.

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« Château de Rayne Vigneau, L’excellence du Sauternes » par Sylvie Bonin et François Poincet © JPS

Le Sauternes, un vin souvent décrié ces dernières années et pourtant encensé pendant des années, notamment après la 2e guerre mondiale. Qu’on se le dise, s’il y a bien un travail extraordinaire réalisé sur un vin, c’est sur ce type de vin dont la magie opère depuis la vigne avec le botritys cinerea.

L’autre magie, c’est celle des auteurs  et des journalistes qui aiment à vous rappeler l’histoire et vous dire que nos ancêtres privés de smartphones et autres conneries de ce genre, avaient cette intelligence de découvrir par eux-même, de visu et par la dégustation, ces vins exceptionnels que je vous conseille de redécouvrir à l’occasion des fêtes et même le reste de l’année.

Car il y a tout juste 150 ans, dans le cadre de l’Exposition Universelle de 1867, le Château de Rayne Vigneau -classé Premier Grand Cru de Sauternes en 1855- était sacré meilleur vin liquoreux du monde. Rien que cela. Alors c’est sûr les gens à l’époque n’ont pas entonné cette niaiserie de « gangnam style » car ce vin avait non seulement le style mais la classe et le conserve encore aujourd’hui.

Plutôt que de passer tout son temps sur les réseaux sociaux, apprenez la sociabilité de l’époque et ce passé en vous plongeant dans les livres. Celui-ci ou d’autres que je vous propose en guise de calendrier de l’érudition et de l’avent.

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Des millésimes et une couleur évoluants avec le temps © François Poincet 

Cet ouvrage a été commandé  Derek Rémy Smith, président du groupe Trésor du Patrimoine et nouveau propriétaire du Château de Rayne Vigneau (qui auparavant appartenait à CA Grands Crus). Un ouvrage marquant pour célébrer cette histoire prestigieuse mais aussi les femmes et les hommes qui œuvrent aujourd’hui sur ce terroir exceptionnel avec notamment Vincent Labergère comme directeur.

La création d’un vin tel que ceux du Château de Rayne Vigneau tient pour moi du miracle. Aussi, j’ai voulu ce livre comme un voyage initiatique au fil de l’histoire du Château de Rayne Vigneau et des saisons de la vigne, une invitation à la dégustation de ses vins si uniques, et un hommage à tous ceux qui, depuis cinq siècles, ont travaillé à sa grandeur et à son excellence »  Derek Rémy Smith prorpiétaire de Rayne Vigneau.

LE SAUTERNAIS, UN TERROIR EXCEPTIONNEL ET MECONNU

Dans ce bel ouvrage de150 pages, vous allez apprécier des photos splendides de Rayne Vigneau à toutes les heures et toutes les saisons. Celles-ci viennent ponctuer des textes fins et sensibles qui retracent l’histoire de Rayne Vigneau, qui reviennent sur une région, un terroir et des cépages uniques au monde. Ils racontent l’élaboration de ces vins d’exception, véritable travail d’orfèvre.

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Les hommes de la vigne à l’honneur © Photographies François Poincet

UNE HISTOIRE ET DES HOMMES PASSIONNES

Au fil de ce voyage dans le temps et au cœur d’espaces magiques, le lecteur découvre le Sauternais et l’une de ses pépites, le Château de Rayne Vigneau (1635). Il « rencontre » aussi les personnalités qui président aujourd’hui aux destinées de ce grand vin, au premier rang desquelles Vincent Labergère, directeur engagé avec passion depuis plusieurs années dans le projet de redonner au Château de Rayne Vigneau la place qui était la sienne en 1867.

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Le Chef triplement étoilé Marc Haeberlin, de l’Auberge de l’Ill © Marcel Ehrhard – auteur de cette photo pour le livre

DES ACCORDS METS ET VINS AUSSI

Des accords mets vins spécialement élaborés par le Chef triplement étoilé Marc Haeberlin, de l’Auberge de l’Ill. Il détaille quelques recettes savoureuses spécialement imaginées pour se marier avec le Château de Rayne Vigneau et Philippe Alléosse, le seul maître fromager-affineur de France, lève le voile sur une de ses dernières créations en date : la fourme d’Ambert affinée au Château de Rayne Vigneau.

Textes Sylvie Bonin – Photographies François Poincet 145 pages 39 euros TTC

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