12 Oct

71 châteaux vous ouvrent leurs portes ce week-end dans les Graves

C’est sans doute l’une des plus importantes manifestations oenotouristiques en bordelais. Pas moins de 71 châteaux seront sur le pont samedi 16 et dimanche 17 octobre pour un super week-end portes ouvertes.

C’est sans nul doute l’un des plus vieux terroirs de Bordeaux, vieux e 2000 ans; un terroir de graves déposé lors de la fonte glacière de l’ère quaternaire avec la formation du fleuve  Garonne, fait de galets, de graviers plus ou moins gros, de sables mêlés à des limons et argiles.

Les Graves aujourd’hui s’étendent sur 3500 hectares, une appellation que se proposent de vous faire découvrir les 71 vignerons avec leurs équipes ce week-end, à travers des visites de vignobles et de chais.

Vous aurez la possibilité de déguster leurs vins blancs, rouges et liquoreux durant ce week-end dans les différentes propriétés qui y participent -71 un record-, des ateliers seront aussi mis en place et les enfants ne seront pas oubliés car il pourront goûter ud jus de raisin sans alcool et des animations pourront aussi leur être proposées.

Les châteaux participants : c’est ici  Un jeu concours vous attend également… Enfin 7 séquences d’initiation à la dégustation sont prévues pour débutants ou connaisseurs à la Maison des Graves (3€ la session – durée 45 mn)

 

11 Oct

De la famille de Pontac au Prince Robert de Luxembourg, la légende continue de s’écrire au château Haut-Brion

En face de la Mission Haut-Brion, situé en plein coeur de Pessac et de Talence, en face de la Mission Haut-Brion, le mythique château Haut-Brion, 1er grand cru classé 1855…Ses vendanges ont commencé le 20 septembre sur les merlots et se poursuivent en cette fin septembre sur les cabernet-sauvignons. De la famille de Pontac au Prince Robert de Luxembourg, la légende continue de s’écrire au château Haut-Brion.

Le mythique château Haut-Brion © JPS

« C’est la 1ère année, c’est sympathique…J’habite, même pas à 20 mn en bus vers Pessac centre, centre donc c’est super…Tout le monde ici est sympa… », commente Mike Galopin de Pessac.

« C’est agréable, moi j’habite dans le Médoc, et ça change des châteaux et des vignes qu’on peut voir comme en campagne. En pleine ville, un château comme cela, c’est assez atypique », complète Cécile Legrand d’Arsac pour qui ce sont ses 4e vendanges ici.

Si Haut-Brion n’a pas trop gelé au printemps, un peu comme toutes les autres années, c’est que non seulement le château est en plein coeur de l’agglomération, mais surtout il possède ici un terroir envié de tous le bordelais, assez chaud, fait de graves avec un sous-sol argilo-calcaire qui lui confère aussi de la fraîcheur…

Pascal Baratié, chef de culture au château © JPS

C’est le site qui est précoce, il y a un micro-terroir, et un terroir », Pascal Baratié le chef de culture du château Haut-Brion.

Et d’ajouter: « il y a trente ans, il y avait un portail ici, il y avait une maison bourgeoise et là nous sommes dans le jardin de la maison, c’est-à-dire que la valeur du terroir ici est telle qu’on rachète les maisons, pour replanter de la vigne. On fait faire marche arrière à l’urbanisme ici. »

Haut-Brion, ce sont 54 hectares de vigne et 30 pour la Mission… Haut-Brion, un nom qui résonne dans le monde entier, et dès le XVIe siècle avec la famille de Pontac qui a contruit le château, et Arnaud III de Pontac, qui a fait connaître Haut-Brion en Angleterre.

« Arnaud III de Pontac va mettre en place des techniques nouvelles de vinification et de vieillissement, cela va permettre de faire des vins qui vont être plus denses, plus riches, plus colorés, que les vins qui existaient jusque-là et qu’on va nommer les « new french claret », donc ce sont des vins plus soutenus… » explique Jean-Philippe Delmas directeur général délégué vin et propriétés Domaine Clarence Dillon.

 

« Et puis le fils d’Arnaud III de Pontac va avoir l’idée plus commerciale d’aller exporter le vin d’Haut-Brion en Angleterre en ouvrant une taverne… »ce qui va booster la reconnaissance et la vente des vins d’Haut-Brion et même la notoriété de tout Bordeaux.

Et comme un écho à ce passé glorieux, Haut-Brion ouvre aujourd’hui son pavillon catelan, un ancien chai restauré durant 4 ans dédié à l’oenotourisme avec une fabuleuse cave, où se pressent des amateurs étrangers et français… « C’est toujours un plaisir de venir à la source et de regarder ces belles bouteilles… », commente John un acheteur présent ce jour-là, résidant à Londres. « Il y a beaucoup d’amateurs qui viennent du monde entier, qui connaissent très bien l’histoire, les millésimes, qui dégustent très bien et qui sont très curieux de suivre les millésimes actuels, » Stanislas Evain, responsable de la cave du château.

Un pavillon dédié aussi aux réceptions et dégustations avec sa magnifique grande cave voutée où Jean-Philippe Delmas et Stanislas Evain le responsable de la cave dégustent un millésime 2017 du château.

« Pour un vin déjà si jeune, on a déjà beaucoup de douceur, le vin est déjà agréable, et c’est vrai que pour un vin est est encore un « bébé » c’est juste magique », commente Jean-Philippe Delmas.

Jean-Philippe Delmas, directeur général délégué © JPS

L’idée, c’est de mieux recevoir nos visiteurs, et de les recevoir avec une vraie expérience, et ça c’est important que les gens aient une vraie émotion quand ils viennent visiter ici Haut-Brion », Jean-Philippe Delmas directeur général délégué.

Le Pavillon Catelan, à l’entrée du château Haut-Brion © JPS

A l’étage, le salon des dames et celui des gentilhommes avec leur galerie de portraits sont également prévus pour des séminaires, car Haut-Brion s’ouvre de plus en plus au grand public, amateurs ou grands connaisseurs, mais aussi aux professionnels.

(Cet épisode réalisé par JPS  avec Guillaume Decaix et Charles Rabréaud est à voir dans Bordeaux Métropole à 18h53 sur France 3 Aquitaine ce mardi 12 octobre.)

08 Oct

18e nuit des Best Of Wine Tourism: 7 catégories et un coup de coeur à l’honneur

C’était la 1ère nuit des Best Of Wine Tourism depuis le début de la crise sanitaire. Une 18e édition en comité un petit peu plus restreint mais qui a gardé sa fraîcheur et son envie de découvrir ces fabuleux domaines viticoles: 24 sites récompensés dont 7 best of of d’Or et avec un coup de coeur décerné au Domaine Capdevieille à Jurançon

Château Lagrange, à Saint-Julien, Best Of Wine Tourism d’Or dans la catégorie  « découverte et innovation » © JPS

Le Réseau Great Wine Capitals continue de susciter l’intérêt de bon nombre de capitale (viticoles) du monde », par ces premiers mots Jacques Faurens son président ouvrait le bal hier de cette 18e nuit des Best Of Wine Tourism. Une belle soirée où allait être décernés  24 récompenses dont 7 best of of d’Or, ainsi qu’un coup de coeur du jury.

« Voyager à nouveau, quel plaisir, vous êtes nombreux à rêver à nouveau, et nous on va commencer à le faire. L’oenotourisme devient un moteur qualitatif de l’offre touristique mondiale », poursuivait-il lors de cette soirée animée notamment par Benjamin Bardel.

Première catégorie à l’honneur, « découverte et innovation », où 3 châteaux ont reçus un Best Of Wine Tourism Fleur Cardinale, Sainte-Barbe et Château Lagrange qui a raflé en prime l’OR avec son concept original de participer à une cooking class, une expérience gastronomique au château Lagrange, propriété du groupe Suntory, avec des cours de cuisine fusion orchestré par le chef japonais Taichi Sato pour réaliser avec lui des « makis au thon rouge » ou des « mochis à la fraise »…

Clémence Planty, recevant son best of d’or pour Guiraud © JPS

Château Guiraud, en lice avec Jean Faure et Malartic-Lagravière, a décroché un Best Of d’Or dans la catégorie Valorisation Environnementale. Ce château  avec à sa tête  Xavier Planty, puis Luc Planty,  a été pionnier dans l’agriculture bio dès les années 90…Un château qui prolonge aujourd’hui son engagement avec « Guiraud à bicyclette », une balade à vélo avec un smartphone qui oriente et donne des explications.

Les Pyrénées n’ont pas été oubliées et notamment le château de Crouseilles qui a remporté un Best Of d’Or dans la catégorie Art et Culture avec « 7 folies »un parcours inédit autour du château avec des oeuvres d’art; « cet été on a eu un très bon retour du public, un public de familles »

En Architecture et Paysage, c’est le château George 7 au coeur du Fronsadais qui remporte le Best Of d’Or avec Sally, une formatrice à l’Ecole du Vin, qui a créé son domaine viticole en 2017.

Dans la série des lieux qui décoiffent, le Cloître des Cordeliers a obtenu un best of d’or dans la catégorie Services Oenotouristiques pour ses soirées électros qu’il organise, histoire de « réveiller Saint-Emilion et faire de belles soirées dans le village…. »

Dans la catégorie Restauration à la Propriété, le château Malromé a coiffé le château de Cranne pour le Best Of d’Or, avec les Abeilles qui propose des formules brunchs , dîners champêtres et autres afterworks au sein de l’ancienne demeure de Toulouse-Lautrec.

Enfin pour l’hébergement à la propriété, Laure Compeyrot était heureuse de recevoir le Best Of d’Or pour Sigalas-Rabaud: « toutes les personnes qui sont dans l’équipe aiment les personnes qui viennent nous voir et elles s’occupent bien d’elles. »

Remise du Coup de Coeur du Jury 2022 à David Capdevielle © JPS

Et le plus heureux des hommes était très certainement Didier Capdevielle… Le coup de coeur du jury avec son Domaine à Monein, une propriété familiale depuis 1847 au coeur du formidable Jurançon, avec une salle de dégustation qui ouvre sur la majestueuse chaîne des Pyrénées.

LE PALMARES DE LA 18E NUIT DES BEST OF WINE TOURISM

ARCHITECTURE ET PAYSAGES

  • Château George 7 – Saillans (Fronsac)
  • Château d’Arche – Sauternes (Sauternes)

ART ET CULTURE

  • Château de Crouseilles – Crouseilles (Madiran/Pacherenc-du-vic-bilh)
  • Château Citran – Avensan (Haut-Médoc)
  • Château Latour Martillac – Martillac (Pessac-Léognan)
  • Domaine Tesseron – Migron (Cognac)

Les Lauréats des Best Of Wine Tourism 2022 ©Studio Tonelli pour CCI Bordeaux

DECOUVERTE ET INNOVATION

  • Château Lagrange – Saint-Julien-Beychevelle (Saint-Julien)
  • Château Fleur Cardinale – Saint-Etienne-de-Lisse (Saint-Emilion)
  • Château Sainte-Barbe – Ambès (Bx/Bordeaux supérieur)

HEBERGEMENT A LA PROPRIETE

  • Château Sigalas Rabaud – Bommes (Sauternes)
  • Château Lafaurie Peyraguey – Bommes (Sauternes)
  • Château La Grande Clotte – Lussac (Lussac-St-Emilion)

RESTAURATION A LA PROPRIETE

  • Château Malromé – Saint-André-du-Bois (Bordeaux Supérieur)
  • Château de Cranne – Donzac (Bordeaux/Côtes de Bordeaux)

VALORISATION PRATIQUES ENVIRONNEMENTALES

  • Château Guiraud – Sauternes (Sauternes)
  • Château Jean Faure – Saint-Emilion (St-Emilion Gd Cru)
  • Château Malartic Lagravière – Léognan (Pessac-Léognan)
  • Rémy Martin – Cognac (Cognac Fine Champagne)

SERVICES OENOTOURISTIQUES

  • Cloître des Cordeliers – St-Emilion (Crémant de Bx)
  • Les Ateliers au Château – Cadaujac
  • Domaine du Cinquau – Artiguelouve (Jurançon)
  • Quai Cyrano – Bergerac
  • Oenanim – St- Emilion

Le coup de coeur du jury :Didier Capdevielle , en photo avec Germain Laborde du Domaine du Cinquau…Jurançon venu en force © JPS

COUP DE CŒUR DU JURY :

  • Domaine Capdevielle – Monein (Jurançon)

 

07 Oct

Pauillac : des vendanges spectaculaires dans le nouveau chai du château Lynch-Bages

Côté châteaux vous avait présenté le nouveau chai de Lynch-Bages au printemps, avant son inauguration. Le voici en action. Des vendanges exceptionnelles avec beaucoup de main d’oeuvre et d’équipements de dernières technologies au château Lynch-Bages à Pauillac.

Le nouveau chai de Lynch-Bages signé Arnaud Boulain architecte à Bordeaux et Didi Pei © JPS

8 h 30, des vendanges spectaculaires au château Lynch-Bages… Pour ramasser, l’or noir ces cabernet sauvignon qui font la renommée de ce terroir de Pauillac, une équipe de 200 vendangeurs en action, dont pas mal de fidèles, des locaux ou encore des Portugais originaire de la région du Nord du Douro.

« Cela fait 5-6 ans maintenant, dans la joie et la bonne humeur… », explique Charlie. « Ca se passe, bien il fait beau… », renchérit Chadé. « Je suis à la retraite maintenant depuis le 30 juin, et j’ai toujours voulu faire des vendanges, c’est pas mal et physique… »

Pour affronter ces 110 hectares de vigne, 3 troupes de 60 coupeurs, porteurs et 8 à la table de tri surélevée pour éliminer feuilles et baies de raisin pas mûres. « J’ai une formidable équipe autour de moi, parce que sinon le faire tout seul c’est mission impossible », commente Emile Kintzlé du Luxembourg

Nicolas Labenne, directeur technique du château Lynch-Bages © JPS

Si la récolte des merlots a débuté le 28 septembre, la fin des vendanges des cabernets et des petits verdots approche, prévue pour la fin de semaine...« Il faut faire vite, c’est vrai: cette année la météo est un peu capricieuse… Le raisin quand il approche de la maturité, la pellicule est fragile et on peut avoir des développements de champignons, notre premier parasite c’est le botrytis… », commente Nicolas Labenne, le directeur technique.

Et pour réceptionner cette vendange, un chai flambant neuf de 3000 M2 tout en transparence, signé par l’architecte bordelais Arnaud Boulain et Didi Pei, dont le père avait dessiné la Pyramide du Louvre.

« C’est notre 2e vendange ici. On a un peu essuyé les plâtres l’année dernière, cela fonctionne parfaitement cette année, avec des cuvons qu’on achemine du rez-de-chaussée à l’étage  pour pouvoir encuver la vendange sans utiliser de pompe », commente Jean-Charles Cazes, co-propriétaire et directeur général.

Jean-Charles Cazes, co-propriétaire et directeur général de Lynch-Bages © JPS

Dans ce chai, 80 cuves tronconiques en inox pour faire du parcellaire... »Premières cuves de cabernet rentrées » commente Nicolas Labenne; « oui, c’est mûr, il y a du gras, belle couleur » complète Jean-Charles Cazes. Une technologie de pointe qui s’inscrit dans le XXIe siècle.

06 Oct

Vendanges : de la Champagne au Bordelais, la famille Gonet écrit une nouvelle page de son histoire au château Haut-Bacalan

Voici le début d’une série d’histoire atypiques de châteaux en plein coeur de Bordeaux et de son agglomération, avec le château Haut-Bacalan. Une pépite proche de la rocade sur la commune de Pessac, avec un fameux terroir qui n’avait pas échappé à Montesquieu qui créa le domaine et le château en 1726; un château acheté et amélioré en 1998 par Charles-Henri Gonet, 7e génération de vignerons champenois. A voir le 11 octobre à 18h53 sur France 3 Aquitaine.

Charles-Henri Gonet, propriétaire du château Haut-Bacalan © JPS

8 heures, 40 coupeurs et porteurs fin prêts pour ce 1er jour de vendanges de merlot, en ce 27 septembre au château Haut-Bacalan à Pessac en Gironde. Sur le pont cette équipe constituée par Laurent Placier de Vinum Vinea Services, une société prestataire basée à Libourne, constituée pour la majorité de bulgares sédentaires à Bordeaux.

« Cela s’annonce plutôt pas mal, parce que la météo est clémente, donc on espère qu’elle va rester clémente toute la journée », commente Laurent Placier gérant de  Vinum Vinea Services.

Pour le propriétaire de ces 8 hectares, Charles-Henri Gonet, c’est une année particulière… Un peu de gel début avril, beaucoup de pluie en été, favorisant le mildiou mais une vendange sauvée. « On va y goûter un peu…hum, c’est bon, c’est bien sucré, le pépin est bien mûr, c’est bien, c’est bon à vendanger… »

Charles-Henri Gonet a acquis Haut-Bacalan en 1998, un vignoble et un château construit en 1726 par un illustre Girondin…« D’abord, il y a une belle histoire, il y a un certain Mr de Montesquieu qui a planté la vigne, et puis il en a fait son pied à terre, certains disent sa garçonnière…Et puis, j’ai trouvé le terroir sympathique, belle grave, en plein cœur de Pessac, c’était merveilleux ! »

Mais cette année, avec les aléas climatiques, la récolte sera plus petite, et elle nécessite beaucoup de tri au chai. « On trie bien, on retire tous les éléments végétaux qu’il peut y avoir surtout sur une année comme celle-ci où il y a eu du mildiou, des maladies, un peu de tout, il faut vraiment que ce qui arrive dans la cuve soit propre… »

La famille Gonet écrit dans le bordelais une nouvelle page de son histoire « bon on va aller goûter les 2020 quand même », car elle est en effet originaire d’Avize dans la fameuse côte des blancs, une famille de Champenois. « Comme disait papa, le 1er coup du matin, c’est le meilleur, beau bouquet, un petit peu de fraîcheur, de tension… », commente Charles-Henri Gonet. « Je suis moi, personnellement la 7e génération, la 8e génération arrive, et donc nous faisons du champagne dans les blancs de blancs, dans les grands crus depuis plus de 200 ans… » m’explique Frédéric Gonet, le frère de Charles Henri, co-propriétaire en champagne et propriétaire du château d’Eck.

Heureux de déguster le 2020, actuellement toujours en élevage barrique, un bon millésime…« Toujours intéressantes ces différentes barriques, qui nous permettent d’avoir une large palette arômatique pour après faire les assemblages… », commente à son tour Nicolas Signolle, de la 8e génération, fils de Sophie Signolle, la sœur de Frédéric et Charles-Henri Gonet.

Les deux frères Charles Henri et Frédéric Gonet, et au centre leur neveu  Nicolas Signolle © JPS

« Le vin, c’est un voyage, à travers le monde, à Bordeaux, en champagne, il y a un champagne, un vin pour chaque instant…C’est quand même un moment d’échange avec quelqu’un qui est autour de vous, et même que l’instant soit plus ou moins grave, cela finit toujours bien… », conclue Charles Henri Gonet.

Si la production annuelle moyenne est de 40 000 bouteilles, le château Haut Bacalan ne devrait pas dépasser les 25 000 flacons pour le millésime 2021.

Une série réalisée par Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix et Charles Rabréaud, à retrouver à partir du 11 octobre à 18h53 sur France 3 Aquitaine et dans le prochain Côté Châteaux n°26 du 1er novembre à 20h05 sur France 3 Noa.

 

30 Sep

Vendanges: dans le Bordelais, la météo « compliquée » laisse quelques grappes d’espoir

Au Château Certan de May, à Pomerol, une vingtaine de saisonniers accroupis dans les rangées de merlot, entament sécateur en main les vendanges de rouges dans le Bordelais qui, malgré le gel, la pluie et la maladie, espère bien sortir de la crise.
Sur le tapis roulant de triage avant la mise en cuve, quatre employées tamisent délicatement avec la paume de la main des raisins généreusement gonflés par les pluies estivales. Les pluies abondantes en juin et juillet ont donné des baies « 20 à 30% plus grosses que l’an passé », dit lundi le viticulteur Jean-Luc Barreau, propriétaire de cette exploitation familiale près de Libourne qui produit 30.000 bouteilles d’appellation Pomerol par an.

Relativement épargnées par le gel car situées sur un plateau et protégées par des éoliennes, ses parcelles devraient offrir une récolte légèrement en dessous de la moyenne, pour des vins « très agréables » « sans grande complexité » mais encore « incertains », tant la menace de la maladie – le mildiou- persiste, ajoute-t-il devant une benne remplie à ras bord de grappes de merlot.
Mais dans le Bordelais, tous n’ont pas eu cette chance, tant la météo « compliquée », « sans vrai printemps », et ses conséquences ont pesé sur les cultures, reconnait-il.
Gel tardif en avril, pluies amenant un mildiou « sévère » en début d’été, puis prolifération de la cicadelle ensuite – un insecte s’attaquant au feuillage –  :
La tendance, c’est qu’on a perdu à peu près 25% par rapport à une récolte normale »Eric Hénaux, directeur général de la coopérative de Tutiac 

Dans la région, le Sud-Gironde (Sauternais et Barsac), en blanc, ou les Graves, ont bien souffert des conditions extrêmes, tandis qu’en France, tous vignobles confondus, une récolte « historiquement basse » est attendue, avec une production en baisse de près de 30%, selon le ministère de l’Agriculture. 
Pourtant, cette météo anormale, grâce à un réchauffement en dernière partie de saison, pourrait in fine apporter un millésime de grande qualité pour les Bordeaux, pense Philippe Dulong, président du syndicat des oenologues de France pour la région sud-ouest.
Cet été globalement « frais » a procuré aux raisins « une acidité bien meilleure », qui va permettre « des vins agréables, plus fruités et plus aromatiques que les années précédentes », abonde cet oenologue spécialiste du Bordelais.
A ces promesses en saveur, s’ajoute une conjoncture favorable, qui laisse espérer aux vins de Bordeaux un rebond sur les marchés, notamment internationaux, après des années de souffrance.
Depuis un sévère épisode de gel en 2017 – alors responsable d’une chute de 40% de la production- les vins de Bordeaux et ses prix parfois élevés, ont peiné face à une évolution des modes de consommation et une baisse des exportations.
Mais selon le négociant Jean-Pierre Durand, le secteur est « confiant » pour la campagne qui démarre, notamment à l’international : en Chine, Bordeaux récupère peu à peu des parts de marché au détriment de vins australiens, « punis » par les tensions entre Canberra et Pékin, tandis qu’aux Etats-Unis, les taxes décidées par l’ancien président Trump ont été suspendues.
Porté par une succession de « trois beaux millésimes » de 2018 à 2020 – le vignoble a déjà amorcé sa « reprise » dont « l’équilibre » reste « fragile », estime M. Durand, également co-président des affaires économiques du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB), qui regroupe les professionnels du secteur.
Selon lui, avec les promesses gustatives des vendanges actuelles et les volumes « plus disponibles » que ceux des autres régions françaises durement frappées cette année, les vins de Bordeaux auront « de belles cartes à jouer », pour, enfin, entrevoir une sortie de crise.
AFP

27 Sep

Millesimus horribilis en Bourgogne: vendanges peau de chagrin

 « Il ne reste vraiment pas grand-chose ». Pluie, gel, grêle, maladies… Dans les vignes de Bourgogne, les vendanges confirment le constat amer que, cette année, « tout s’est acharné » à engendrer des pertes catastrophiques allant « jusqu’à 95% ».

Les vignes n’ont pas été épargné par le gel et les précipitations cette année © France Télévisions / Manuela Ibounda

Au bout d’une parcelle située dans la prestigieuse appellation de Pouilly-Fuissé, la remorque garée sur le chemin boueux peine à se remplir de grappes de chardonnay. « Une année normale, elle est pleine vers 09h30 », explique Julien Cheveau, co-gérantdu domaine qui porte le nom de sa famille.

Aujourd’hui, alors que la pause de midi approche pour les vendangeurs, le tas de raisins blancs n’atteint toujours pas le haut de la benne. « On fait parfois tout un rang sans avoir besoin de vider son seau », déplore Aurélie Cheveau, belle-soeur de Julien et co-gérante du domaine familial de 20 hectares.
« On a eu les grosses gelées autour du 7 avril: jusqu’à moins 8 degrés. La vigne est finalement repartie mais on a eu un gros coup de grêle le 21 juin, qui a anéanti tous nos espoirs en 15 minutes. Et les fortes pluies en septembre ont mis une grosse pression sur les maladies. 2021, c’est l’année où tout s’est acharné », résume la
vigneronne.
« Il ne reste vraiment pas grand-chose. On ne va pas être loin de 95% de pertes sur certains secteurs », lâche l’exploitante, pointant avec son sécateur tantôt des feuilles de vignes hachées par la grêle, tantôt des grappes minuscules, où le beau jaune luisant du chardonnay a parfois laissé place à des baies violacées couvertes de poils blancs, trahissant une pourriture due à la pluie.

« Globalement », pour l’appellation de Pouilly-Fuissé, dans le sud de la Bourgogne, les pertes se situent « entre 70 et 90% », évalue Aurélie Cheveau, qui est également présidente de l’Union des producteurs de Pouilly-Fuissé (360 adhérents pour près de 800 ha).

A l’autre bout de la Bourgogne, le constat n’est guère meilleur. « Ici, j’ai perdu entre 75 et 80% », estime Ludivine Griveau, régisseuse des Hospices de Beaune, tandis que défilent devant elle les cagettes à demi-pleines de pinot noir vendangé sur la prestigieuse colline de Corton (Côte d’Or).

« Ailleurs, je vais au mieux avoir 50% de pertes », lâche Mme Griveau, responsable des 60 hectares de vignes des Hospices. « Cette année, j’ai commandé 35 fûts, contre 120 à 150 normalement ».
Tandis que, sur l’ensemble de la France, la production de vin va chuter de 29% par rapport à 2020, pour s’établir à 33,3 millions d’hectolitres, selon le ministère de l’Agriculture, la Bourgogne semble encore plus touchée.
Dans cette région, « les rendements sont historiquement bas », estime François Labet, président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB). On est globalement entre 30 et 50% de pertes mais il y a de gros écarts, avec 70 et 80% de pertes pour les blancs de la Côte de Beaune et -50% dans le Chablis et le Mâconnais ».
 Le responsable dit « ne pas connaître d’endroit qui ait échappé au gel » et s’attend à une « pénurie » pour la cuvée 2021. « On va faire le plus petit millésime que la Bourgogne ait jamais faite », assure Thiébault Huber, président de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB).
Mais la qualité pourrait bien venir compenser la faible quantité, espère Eric Pilatte, expert viticole indépendant, en évoquant « les belles journées depuis le 15 août », qui, avant les pluies, ont permis une belle maturation.
Cependant, au-delà de cette annus horribilis, c’est la répétition des dérèglements climatiques qui inquiète la profession. « Depuis 2010, on n’a eu que deux années sans problèmes majeurs: 2017 et 2018 », rappelle François Labet. « En 2019, on a eu une moitié de récolte, déjà en raison du gel. Si on a un an
sur deux comme ça, on se demande ce que va devenir notre métier », s’inquiète Aurélie Cheveau.
AFP

26 Sep

La Cité des Vins et des Climats de Bourgogne va se projeter à Chablis, Beaune et Mâcon

C’est un projet d’envergure qui va se faire jour en 3 lieux mythiques de Bourgogne: Chablis, Beaune et Mâcon. Le 9 septembre dernier une cérémonie de pose de la 1ère pierre a eu lieu à Chablis. Un projet qui devrait voir le jour à l’été 2022.

La traditionnelle pose de 1ère pierre s’est traduite par  une démarche originale de six coulages de béton de terre, issue des six vignobles du nord de la Bourgogne: l’Auxerrois, le Chablisien, le Jovinien, le Tonnerrois, le Vézelien et le Châtillonnais. Six bétonnières ont été nécessaires pour la réalisation des « Totems » qui seront ensuite exposés dans le jardin de la Cité.

A Chablis,  le projet proposé par Correia envisage de restructurer le Cellier du Petit Pontigny, du 12ème siècle, en le complétant d’une extension contemporaine respectueuse du patrimoine, portant ainsi la surface à 900 m , avec un jardin invitant à la promenade.

A l’intérieur, la Cité,qui ne se veut pas un musée mais sera plutôt un lieu unique et innovant tourné vers l’expérience sensorielle des visiteurs, réalisé par le Studio Adeline Rispal , pour permettre au visiteur de bien appréhender   la richesse, de la variété et de la subtilité des vins de Bourgogne.

Il prendra ainsi conscience que le vin est une affaire de temps, le temps qui fait, le temps qui passe, le temps court ou long, de plusieurs natures et à plusieurs échelles (civilisation, patrimoine, géologie, vinification, convivialité, passion…).

25 Sep

Côté châteaux n°25 : spécial vendanges et petite récolte pour le millésime 2021

Vous l’attendiez, le revoilà ! Le magazine Côté Châteaux fait son grand retour sur France 3 Noa lundi 4 octobre à 20h05 avec ce numéro 25. Un magazine qui revient sur ce « satané millésime 2021 » qui a été et va être très difficile à produire, à cause du gel du printemps et du mildiou du début d’été. Retour sur ces aléas climatiques sur le vignoble bordelais entre Saint-Emilion, les Graves, Pessac-Léognan et les Côtes de Bourg et en Blaye Côtes de Bordeaux. Entretiens avec Jean-Jacques Dubourdieu du Clos Floridène et Paul Garcin du château Haut-Bergey. Une émission réalisée par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne.

Début des vendanges à Clos Floridène le 15 septembre, avec Alexandre Berne et Jean-Jacques Dubourdieu © JPS

« Récolter du raisin en 2021, c’est déjà un exploit ! On a passé 8 nuit à lutter contre le gel, le printemps a été horrible. Finalement on a du raisin, il est arômatiquement assez intéressant et les acidités sont très bonnes.. », Andrea Perrin, l’oenologue du château Carbonnieux résume à lui seul cette année horrible pour un vigneron. Partout en France le gel a été intense à Chablis, en Bourgogne, en Alsace, en Champagne et bien sûr dans le Bordelais. Les quantités de raisin et la récolte vont s’en ressentir. Les vignerons vont s’en souvenir de ce millésime 2021.

Nous nous retrouvons en ce 15 septembre avec Jean-Jacques Dubourdieu  au Clos Floridène à Pujols-Sur-Ciron qui comme bon nombre de viticulteurs et d’ouvriers viticoles n’ont pas bien dormi en ce début avril 2021 : « eh oui, ça a été un printemps assez mouvementé, c’était les montagnes russes, avec un certain nombre de matinées très fraîches, bon ici à Clos Floridène on est habitué à cette lutte (contre le gel), on a des éoliennes depuis près de 25 ans, et puis on adapte nos méthodes culturales avec une taille plus tardive, donc globalement on a un peu de dégâts mais on a une récolte en blanc qui est un peu au dessus d’une moitié de récolte, ce qui pour une année de gelée est acceptable et à un niveau de qualité parfait bien sûr… Et puis après des conditions climatiques difficiles du 15 juin au 15 juillet, particulièrement humides où le mildiou a , pris aussi sa part.

Une année où il y a eu gel et mildiou, c’est un peu frustrant… Ici les pires matins, c’est descendu entre -6 et -7°C. 2021 va resté gravé dans la mémoire de tous les vignerons, du début du printemps jusqu’au début de la récolte on a tremblé à chaque instant… », Jean-Jacques Dubourdieu du Clos Floridène.

Frédéric Faye, a mobilisé 35 personnels la nuit du 6 au 7 avril à Figeac © JPS

La suite de ce Côté Châteaux nous replonge dans ce combat dantesque qu’ont mené les vignerons de Saint-Emilion et notamment au château Grand Corbin Despagne avec François Despagne dans la nuit du 6 au 7 avril  : « C’est une soirée angoissante, on est sur le pont depuis 10 heures, là il est 5h30 du matin, cela fait déjà 7 heures qu’on tourne, qu’on sonde dans les vignes à droite, à gauche, qu’on allume des feux, des foins, qu’on allume des bougies, avec aussi l’éolienne qui fonctionne déjà depuis 5 heures ».  Tous avaient disposé des milliers de bougies comme au château Figeac, 1er cru classé de Saint-Emilion, 9000 bougies qui brulaient depuis 1 heure du matin, pour lutter contre cette gelée noire.« On considère qu’il faut une heure à -2° pour griller les bourgeons qui commencent à éclore. C’est vraiment une masse d’air qui arrive du pôle et qui se déplace sur une grande partie de la France et beaucoup de nos confrères vignerons ont aussi été touchés, »Frédéric Faye directeur château Figeac.

Jean-Jacques Dubourdieu dans son chai à barriques du Clos Floridène © JPS

« On sait qu’on a une demi-récolte dans les tuyaux et ce ne sera déjà pas si mal, à la fin cela fait un millésime où il n’y aura pas beaucoup de vin. Cela ne veut en aucun cas dire qu’il ne sera pas qualitatif, et généralement bien au contraire car quand la vigne produit moins elle fait du bon vin, cela dit cela ne suffit pas à consoler le vgneron car cela intervient après les 3 derniers millésimes qui étaient des super millésimes 2018, 2019 et 2020, mais où on n’a pas produit énormément aussi. Donc depuis 2016, qui était l’année généreuse à Bordeaux, on n’a pas produit de millésime de manière confortable… Donc après le challenge où on s’est demandé si c’était vendre ou produitre, aujourd’hui,  on se dit c’est sans doute produire et c’est une interrogation dans les années à venir pour toute la profession…

« Certains vignobles dans le monde se plaignent de manquer d’eau, nous à Bordeaux on est très loin de cette problématique, et c’est ce qui en fait un vignoble durable avec un vrai futur…Mais avec des aléas et une pression de maladies et notamment de mildiou… de plus en plus préoccupante et qui nous fait perdre chaque année plusieurs dizaines de milliers d’hectolitres et cela devient problématique pour tous les vignerons quelque soit leur niveau de valorisation… »

Attaque de mildiou sur des cépages de merlot en Côtes de Bourg © JPS

Le mildiou véritable plaie à Bordeaux, vous vous en rendrez compte aussi avec ce reportage dans les Côtes de Bourg : « on a le mildiou sur feuilles,  donc on voit bien les taches d’huile, qui sporulent, c’est un champignon, avec la pluie cela va tomber sur les grappes et infecter les grappes. On voit bien sur un pied comme cela, il y a 70 à 80% de pertes », commentait en juillet David Arnaud du château Tour des Graves à Teuillac en Gironde.

Il a du effectuer 15 traitements à base de cuivre, des traitements qui ont souvent été lessivés par la pluie, avec plus de 300 millimètres d’eau tombés sur 2 mois. « On s’est battu tant qu’on a pu, on n’a pas de regret, on a fait ce qu’on a pu, mais la maladie a gagné. »  Au château Peyreyre à Saint-Martin-Lacaussade en Blaye Côtes de Bordeaux, l’oenologue Jean-Luc Buetas n’en reviennait toujours pas: « moi, dans ma carrière, c’est la 1ère fois que je vois une année aussi pluvieuse sur la période végétative ! C’est une très grande inquiétude, on peut estimer 20 à 30 % de perte, on a la pression de la pluie et du mauvais temps qui est constante, ce qui nous amène à une inquiétude forte… », Jean-Luc Buetas du château Peyreyre.

Paul Garcin, dans une parcelle de merlots au château Haut Bergey © JPS

La suite de ce Côté Châteaux n°25 nous emmène à Léognan au château Haut-Bergey, conduit en biodynamie depuis 2016. Paul Garcin nous explique en plein milieu des merlots sur des sables :« effectivement cette année cela a été une vraie bataille contre cette maladie qu’est le mildiou à cause de l’humidité… On a eu les deux, un peu de mildiou sur feuilles et un peu sur grappes. Il y a eu plusieurs phénomènes, le premier c’est qu’on a eu du gel, un coup de froid et c’est comme un homme quand on prend un coup de froid, après on est fragilisé et la vigne c’est pareil. »

‘ »Nous c’est vraiment sur ce cépage-là le merlot où c’est un peu plus dur sur la région, après la façon dont poussent les autres cépages fait qu’ils sont un peu plus tardifs et donc ils ont été naturellement plus protégés de ce gel. On est touchés, durement touchés, mais malgré tout on s’en sort un petit peu mieux que les autres régions, ce qui est un point positif pour nous, mais ce qui est très difficile pour tout le monde… »

« Néanmoins on va pouvoir vendanger, vendanger de jolies choses, on va avoir un joli millésime parce que quand on a des années où la vigne souffre un peu comme cela elle crée des antocyanes, elle est là pour se protéger donc cela fait des millésimes structurés, qui vont être intéressants, on av avoir une belle maturité, le soleil est avec nous cela va faire de jolies choses… »

Quant à savoir si c’est aussi facile de traiter en biodynamie, s’il n’y a pas plus de contraintes? Paul Garcin répond : « on a une contrainte on doit passer derrière les pluyies au plus tôt, et de manière à prévenir les pluies… Il faut toujours avoir un temps d’avance sur le contact de cette maladie avec nos feuilles. Donc il faut traiter le plus rapidement possible et le plus précocement possible pour protéger au maximum ».

Paul Garcin, qui incarne la nouvelle génération de vignerons répond également sur ce tournant que semble prendre la viticulture à Bordeaux à faire davantage de bio ou de biodynamie : « j’ai de plus en plus de copains qui se tournent vers ce type de travail, avec une vraie volonté de raviver Bordeaux, d’amener quelque chose de plus rieur, de plus enchanté dans le vin avec une vraie dynamique de dégustation, voire de consommation plaisir… »

Et de présenter sa cuvée Paul qu’il sort « sur des autres contenants que des barriques, sur des oeufs en béton, des choses en inox ou d’autres choses encore plus originales, donc on est vraiment sur les arômes les plus purs du fruit, plus facile à boire »…

Paul Garcin, prêt pour les vendanges de ses merlots avec son château Haut-Bergey © JPS

Il y a toute une nouvelle génération de consommateurs qui se mettent à boire du vin, ils cherchent souvent des vins de lieux, des vins de vigenrons : « je crois qu’on cherche de plus en plus cette idée d’identité, il y a l’identité du terroir, mais aussi l’identité d’une personne derrière qui fait le vin, avec cette envie de signer des vins et de ne pas uniformiser, mais plutôt de rentrer dans cette idée de personnalité ! »

Regardez ici Côté Châteaux n°25 réalisé par Jean-Pierre Stahl et Alexandre Berne : 

22 Sep

Vin…solite: devenez vendangeur d’un jour en Graves et Sauternes

Le temps d’une matinée, les Graves et Sauternes, associés aux offices de tourisme de ces territoires, proposent de vivre une expérience de vendangeur à l’occasion d’ateliers jusqu’au 16 octobre.

Attention de ne pas se couper les doigts… Non, vous croyez que coupeur c’est facile, eh bien pâs forcément, mais pour cela il faut y avoir goûté au moins une fois dans sa vie. Alors enfilez bottes ou baskets, prenez un sécateur et en route pour les rangs de vigne pour récolter des raisins de châteaux du bordelais…

Une belle occasion de voir l’envers du décor, de manger un pêu de cailloux ou de graves, et de participer in situ au labeur du vigneron dans les vignes et de voir la réception de vendange au chai.

Réservation & informations : http://www.bordeaux-graves-sauternes.com/fr/pages/12-ateliers-vendanges/

Quelques dates à venir:

Samedi 25 septembre au Château Quincarnon

Samedi 2 octobre au Château Sigalas Rabaud

Samedi 9 octobre au Château Haut-Claverie

Au programme :

– 9:30 : Accueil autour d’un café avec présentation de la propriété et des techniques de vendanges par minimum 1 encadrant vigneron.

– 10h00 : Accompagnement par un professionnel dans une parcelle de vigne pour 1h à 1h30 de vendanges. Selon la météo et la maturité des raisins, l’atelier pourra être concentré uniquement sur le travail au chai, également passionnant à cette période de l’année.

– 11h30 : Visite de la propriété & dégustation.

– 12h30 : En option, déjeuner convivial partagé avec les vignerons.

Conditions :

– Pour des raisons de sécurité, les ateliers vendanges sont ouverts aux participants ayant 14 ans minimum.

– Pour garantir un moment privilégié, 10 personnes maximum par atelier vendanges sont autorisées. Pas de minimum de participants requis.

– Merci de réserver minimum 48 heures à l’avance.

Tarifs :

– Atelier classique : 39€ par personne

– Atelier avec déjeuner et verre de vin inclus : 59€ par personne. Repas sous format pique-nique avec produits du terroir.

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