19 Juin

Série écoles des métiers du vin : le lycée viticole de Blanquefort, 100 ans déjà…

C’est un bel anniversaire et un focus que je vous offre sur le lycée viticole de Blanquefort, un lycée qui accueille plus d’un millier d’élèves et 700 apprentis, qui forme à la viticulture et à l’oenologie. C’est le 1er volet d’une série qui sera diffusée la semaine de Bordeaux Fête le Vin à 18h53 sur France 3 Aquitaine à partir du lundi 19 juin… Un lycée qui forme les futurs techniciens des propriétés de demain.

« Je vous propose de faire une dégustation sur les défauts des vins, notamment sur les défauts liés au brettes… », qui sait ce que c’est ?

« On ressent l’odeur d’écurie, de gouache ou encore de la sciure de cheval… »commente Emile Baudin de Paris, en reconversion, après avoir fait 4 ans en école d’ingénieur numérique… « Je suis en 1ère année et plus tard mon métier de rêve, cela serait d’être oenologue à l’étranger… »

« Après le BTS, j’aimerais bien être directrice technique ou directrice d’exploitation dans un château n’importe où en France ou soit à l’étranger… », commente Ama Malia Magoni de Nouvelle Calédonie qui poursuit après une licence de biologie à Bordeaux.

Et pour bien se rendre compte, le cours d’analyse sensorielle est fondamental, comme en témoigne Simon Quentin-Martinaud de Bergerac qui a fait précédemment un bac STAV : « on commence par un premier nez, déjà pour voir s’il y a des arômes qui vous perturbent, et après un deuxième nez, on peut déguster, recracher, c’est là où on analyse l’amertume, l’astringence, tous les défauts qu’il y a comme par exemple les brettes, les éthylphénols… »

Juste à ses côtés, Zoé Veis qui même après avoir fait un bac général se destine aux métiers du vin et qui compare les deux vins qui leur sont servis…. »Même au nez, je sens déjà le défaut assez fortement d’oxydation, de pommes blettes… »

Aujourd’hui, on forme des techniciens qui demain seront dans les propriétés, ou assureront des fonctions dans le commerce, qui seront en lien avec les viticulteurs et les consommateurs, et donc qui doivent être parfaitement formés pour proposer des produits qui correspondent aux attentes de tous, des produits de qualité, avant tout sans défaut »,  Catherine Mazet, professeure en oenologie.

 « Pour la seconde partie de matinée, ce sont des travaux pratiques qui les attendent à la vigne : « vous allez avoir le levage et relevage, et en même temps vous allez vérifier votre épamprage car depuis que vous êtes passés il y a 3 semaines, il y a des repousses qui ont eu lieu… »

« Prenez le temps d’appuyer vers le bas, d’écarter et de choisir la hauteur à laquelle vous allez le positionner ici sur le premier piquet bois,  placez votre agraphe et vous la poussez contre le piquet… »

Et Benjamin Danjou de commenter ce travail de travaux en vert et de levage, importants en  cette période de l’année : « il a fait beau longtemps et il a plu hier, on va avoir des  maladies qui vont apparaître et si on ne relève pas la vigne, on ne pourra pas passer avec les outils et on ne pourra pas traiter… »

Le directeur de l’exploitation viticole du lycée château Dillon, Laurent Castanet, explique : « on leur alloue deux rangs de vigne et ils doivent tailler, relever, faire les travaux en vert comme aujourd’hui, de manière à ce qu’ils puissent voir l’impact de leur travail tout au long de ces 2 années… »

« Ces jeunes sont aussi sensibilisés au changements climatiques », comme l’explique Rémy Fourest enseignant en oenologie , « en viticulture, ces changements se traduisent notamment par des accidents climatiques plus fréquents, et du coup on leur donne les clés en production pour gérer de manière pratique au vignoble et au chai, pour gérer au mieux les conséquences que cela peut avoir sur les récoltes… »

Ce sont des métiers en tension, nous avons besoin d’employés, d’ouvriers pour les travaux dans la vigne, pour la conduite des engins… », Corinne Reulet directrice de Agro Campus Bordeaux Gironde

Puis ce sont en comité restreint des travaux pratiques et une évaluation sur des cours d’attelage de tracteur : « tu regardes s’il y a personne autour, tu envoies une impulsion, voilà », la suite de leur formation les emmène à un cours d’attelage et de dételage de tracteur avec des outils pour travailler les sols… »

« C’est fondamental pour notre métier, c’est le réglage de l’outil qui va faire qui va faire un bon travail dans les rangs,et  c’est l’agro-équipement qui nous apprend les bases et de faire un travail propre dans les châteaux où on va travailler plus tard… », commente Louis Lozano de Monbazillac.

« Le but d’un technicien supérieur ce n’est pas forcément de conduire; mais c’est aussi de savoir gérer le temps, les travaux et les ressources humaines, aujourd’hui ce qui manque ce sont les personnels qualifiés pour conduire, et bien pourquoi pas demain avoir aussi des robots, pour subvenir aux besoins en ressources humaines des exploitations…« , selon Christophe Héraud enseignant en agroéquipement.

« Il y a une dizaine d’années on utilisait les travaux du sol en complément des traitements chimiques, aujourd’hui ces produits là ont mauvaise presse et puis peuvent être aussi dangereux pour la santé, c’est clair que pour arriver à avoir un résultat quasiment identique, il va falloir, multiplier par 3, 4 5, le nombre de passages, avec des tracteurs, des outils ce qui fait des emplois », ajoute-t-il.

De nombreux jobs s’offrent à eux, 60 000 emplois sont liés à la viticulture, c’est le premier employeur en Gironde.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Ludovic Cagnato, Charles Rabréaud et Jules Feron :

15 Juin

Avant-premières de Bordeaux Fête le Vin : 120 cavistes et restaurateurs déjà sur le pont

C’est parti pour les avant-premières de Bordeaux Fête le Vin, plus de 120 cavistes et restaurateurs mettent en avant les vins de Bordeaux (durant 4 jours pour les restos) et 10 pour les cavistes). Un avant goût de Bordeaux Fête le Vin avant la fête du 22 au 25 juin

Blanc, rouge, Bordeaux est à la fête chez les cavistes comme ici à l’Ampélo … « Là on va avoir des blancs au niveau de Pessac-Léognan, qui est quand même la référence au niveau du blanc à Bordeaux », commente à des clients Mathis Fossé caviste à l’Ampélo…

Ce sont ainsi des conseils pour choisir une bouteille…« Je trouve agréable aussi de revenir sur Bordeaux parce que c’est vrai que ce sont des bouteilles qu’on met très souvent à table », commente un client des Landes,  mais aussi des propositions de vin au verre... »Dauzac…assemblage sauvignon, sémillon… » 

Ils sont ainsi 70 cavistes à mettre en avant plus de la moitié de leur offre sur les appellations de Bordeaux durant 10 jours.  « Cette opération là permet de pouvoir mettre en lumière certains vignerons et les vins de Bordeaux en général, des appellations qu’on ne consomme pas habituellement non plus…. » selon une cliente.

« Bordeaux représente une grande partie de notre sélection, un peu plus de 300 références (parmi 600 environ), donc il y a de quoi se faire plaisir, tant sur des petits prix à moins de 10€ que sur des grands crus classés », Thibault Schilder, gérant de la cave l’Ampélo.

A côté des cavistes, 55 restaurants sont aux couleurs rouge de Bordeaux Fête le Vin… Des vignerons et châteaux comme la Dominique (cru classé de Saint-Emilion) sont sur place pour des associations mets et vins.

« Sur le millésime 2018, beaucoup plus solaire, avec la truite cela apporte un côté très soyeux…

« On a tendance à associer poissons et vins blancs, et c’est vrai que là on s’est rendu compte que  nos millésimes, notamment le 2017 pouvait s’associer à la fois avec  de la viande et du poisson » commente Charline Nicot commerciale France et Export du château la Dominique.

L’objectif est aussi de remettre Bordeaux, parfois oublié dans ces établissements, au centre des cartes de brasseries ou de ces grands restaurants comme le Cromagnon (rue du Palais Gallien), tenu avec brio par Oxana Cretu, qui mériterait bien une étoile Michelin…

« C’est le patrimoine de la France, aujourd’hui, on reçoit à Bordeaux beaucoup de monde, beaucoup d’étrangers donc forcément, on montre toute la richesse des terroirs, avec les produits de la région. », Oxana Cretu cheffe et gérante du Cromagnon

D’autres accords, des concerts dégustations ont aussi lmieu durant ces 4 jours d’avant premières sur Bordeaux Métropole.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Laure Bignalet et Sarah Colpaert : 

 

Bordeaux Fête le Vin : le boom des vins frais…

Vous ne pourrez pas le louper lors de Bordeaux Fête le Vin (du 22 au 25 juin), c’est le stand n°1 des producteurs sur les quais de Bordeaux, à côté de la Maison éco-citoyenne. Nous sommes allés en amont à la rencontre de 2 vignerons qui produisent ces vins frais de Bordeaux, très tendance et dont les parts de marchés se tiennent bien mieux que certains vins rouges. Blancs secs, doux, crémants, rosés et clairets seront ainsi à la dégustation; rencontre avec Véronique Barthe du château la Freynelle et Bastien Pestourie du château la Bastane.

Les vins frais c’est un peu l’ADN de Véronique Barthe, 7e génération de vignerons à Daignac…

Ici dans l’Entre-deux-Mers, un tiers de sa propriété est planté en cépages blancs, des cépages qui étaient majoritaires à Bordeaux jusqu’en 1970.

  J’ai beaucoup cru aux blancs, quand je suis revenue (sur la propriété), j’ai restructuré des rouges en blancs, sur des cépages sauvignons blanc et gris et muscadelle; c’est des vins frais fruités, on a un bon retour des consommateurs, ça c’est sûr… » Véronique Barthe du château la Freynelle

Installé depuis 2017 à Rions, Bastien Pestourie gère 17 hectares en bio, lui aussi a senti le vent tourner par rapport à la consommation en baisse de rouge et le nouvel engouement du public pour les blancs secs, mais aussi des crémants de Bordeaux.

Il y a le réchauffement climatique et il y a une demande de plus en plus de vins d’apéritif, on est moins longtemps à table donc on a envie de produits frais, vifs, avec du fruit derrière… », Bastien Pestourie du château la Bastane.

Sur ses 40 000 bouteilles commercialisées, ils produit 6000 flacons de blancs secs et 2000 de crémants. Des bulles festives qui sur les 5 dernières années enregistrent 60% de vente en plus pour les crémants de Bordeaux.

« C’est très salivant en bouche, il y a des notes de fruits frais, framboise, cassis, et le fait que ce soit un crémant rosé, l’ajout de cépage rouge dedans, ramène un côté vineux, une très légère amertume… » commente Bastien Pestourie.

La clientèle féminine plébiscite aujourd’hui les vins blancs secs… Véronique Barthe au château la Freynelle produit 160 000 bouteilles en Bordeaux blanc et en Entre-deux-Mers, mais aussi d’autres vins frais très prisés comme les rosés très clairs tendances et les fameux clairets de Bordeaux.

« C’est de la gourmandise, de la fraîcheur, il y a du blanc, des rosés et des clairets et tous ces vins vont aider les vignerons à regagner des marchés », commente Véronique Barthe.

Des opportunités pour Bordeaux qui commercialise plus de 90 millions de bouteilles de vins frais en France et dans le monde…

13 Juin

Série écoles des métiers du vin : Marcello Roudil et l’INSEEC

C’est une figure de l’INSEEC, Marcello Roudil, directeur des programmes en bachelor et master vin, nous dévoile les liens qui le lient au vin et à cette école de commerce renommée, l’INSEEC qui forme à Bordeaux près de 250 étudiants dans le commerce des vins et spiriteux. Rencontre avec Marcello Roudil et ses élèves de l’INSEEC.

A deux pas de l’INSEEC, la Cité du Vin, c’est là où Marcello Roudil nous a donné rendez-vous pour parler de sa passion et de son job de formateur. « Je quittais la fac de droit, j’avais fini mes études, et j’ai senti qu’il y avait quelque chose qui me liait au produit, alors j’ai commencé par la petite porte, je suis allé frapper à la porte d’un négociant qui se trouvait juste à côté de l’emplacement de la Cité du Vin, c’était dans les années 90, et puis j’ai commencé par cloué des caisses, durant les primeurs, puis à ranger les chais et puis il y avait une assistante des ventes que j’ai remplacé… Et puis j’avais une appétence pour le produit, j’était attiré par le vignoble, je faisais des dégustations avec des amis et faisais parti d’un club d’oeno à la fac, et cela a commencé comme cela, petit à petit pour des structures avec Pierre Castel en Italie, j’ai aussi eu une structure dans le tourisme viti-vinicole, « classic wine tours », une des premières agences spécialisée sur la clientèle étrangère haut-de-gamme, on a commencé à développé ces formations, on était un peu les pionniers à l’INSEEC il y a 15 ans de cela, en créant un master 2 dédié à la vente, au marketing et au management avec une 15aine de nationalités différentes… »

Jean-Baptiste Recoupe, en alternance à la cave Latitude 20 © JPS

Non seulement il est heureux de visiter cette fabuleuse cave Latitude 20, mais aussi d’y retrouver un de ses étudiants en bachelor vin et spiritueux, ici en alternance Jean-Baptiste Recoupe: « l’école de commerce de l’Inseec, cela reste une bonne base, mais il ne faut pas que compter là-dessus en tout cas », « oui bien sûr il faut la pratique d’où l’alternance est super importante », renchérit Marcello.

Marcello Roudil, responsable des programmes bachelor à INSEEC © JPS

« On les suit, ils sont disséminés dans tout le vignoble, on les retrouve chez les négociants et en propriétés, et puis ici dans ce temple du vin, où ils vont mettre en pratique ce qu’on leur apprend durant l’année, ce sont des formations assez professionnalisantes, ils sont en alternance 80 à 90 % de nos étudiants sont alternants, là l’étudiant qu’on vient de voir est confronté à la réalité de la clientèle, française, étrangère, j’ai appris d’ailleurs que c’était un très bon vendeur...Et il va d’ailleurs poursuivre ses études en master 1 et en master 2, et on va le faire évoluer sur son poste pour aller vers les achats… »

C’est sur les quais de Bordeaux que l’on retrouve ces étudiants de l’INSEEC… Ils sont 240 à suivre ces formations diplômantes en techniques de commercialisation des vins et spiritueux, marketing et management, à l’instar d’Amandine Herlan en 1ère année de Master Management et Marketing du Vin : « aujourd’hui je suis en alternance dans des propriétés de Pessac-Léognan et en Graves, et pour plus tard je souhaite partir un peu plus vers l’export, vers d’autres pays… »; de même pour Grégoire Cantorné: « j’aimerais travailler sur le secteur de Bordeaux dans les châteaux ou dans les maisons de négoces ou de courtage, cela m’intéresserait beaucoup, et après peut-être  travailler l’international tout en gardant une attache avec les vins de Bordeaux, pour une boîte d’exportation par exemple… »

« De toute façon, les vins, la bière, les spiritueux, ce n’est qu’une histoire de partage…C’est vrai qu’il y a un esprit dans nos formations vins et spiritueux, il y a une convivialité différente d’autres formation, cela fait partie de l’ADN de l’école aussi, c’est quelque chose auquel on tient et que l’on entretient… » complète Marcello Roudil en train de prendre un café sur la terrasse du hangar 18 avec les étudiants avec le fabuleux pont Chaban en toile de fond…

Marcello Roudil avec Jean-Baptiste Ancelot ancien élève de l’INSEEC © JPS

Séquence dégustation avec un ancien de l’INSEEC, promo 2009-2011, Jean-Baptiste Ancelot, qui est passé chez Chapoutier avant de faire un tour du monde de 90 vignoble et de créer sa boîte Wine Ewplorers : « je suis content d’être avec Jean-Baptiste, car JB c’est presque une histoire d’amour. Il est arrivé en 2009 et postulait pour un bachelor, il avait une lumière dans les yeux et je me suis dit, celui ci on va peut-être lui donner une chance… » commente Marcello Roudil.  « Mais attention va falloir réviser, c’est cela que tu m’as dit à l’époque et donc je suis allé chez Mollat à l’époque et j’ai mis tout mon salaire dans les livres. », renchérit Jean-Baptiste Ancelot.

« Donc il a parcouru le monde entier il a rencontré des viticulteurs et a consigné tout cela dans un bel ouvrage que vous avez peut-être vu…Wine Explorer »

« Et en préambule du cours que je vous donnerai demain sur le bio, et le business du bio, on s’est dit qu’on allait mettre en pratique pour comprendre ce qu’il y avait dans le verre…avec un spécialiste qui nous a ramené un vin du Liban. »

Jean-Baptiste Ancelot de Wine Explorers © JPS

« Là, on est sur un vin du Liban, cépage obeidé, la particularité, puisqu’on est sur un vin de macération, il y a quelques semaines avec les peux, et on a quelque chose de très pur, très cristallin, très minéral… »

« Plutôt fruits, fruits exotiques », commente un élève… « un peu de pomme rebondit Marcello. « Plutôt sur la bergamote, le côté pierre à feu, pierre à fusil, un peu silex », selon une autre étudiante.

« A titre personnel cela a vraiment été un déclencheur, c’est vraiment reconnu en tant que marque. E t le fait d’avoir validé le master et le MBA ici il y a maintenant presque une quinzaine d’années cela m’a ouvert énormément de portes dans le monde du vin…Donc c’est très très important et je suis fier d’avoir fait cette école. »,   Jean-Baptiste Ancelot ancien élève INSEEC créateur de Wine Explorers

« Vous savez quand vous voyez durant une année 30 professionnels qui viennent de l’étranger, qui vous parlent de marketing, de management, vous ressortez avec la tête bien pleine, vous ressortez du statut de stagiaire à celui de collaborateur… On les professionnalise, les intégre dans les entreprises et qu’ils voient un maximum de choses en FRance et à l’étranger.

« Une grande majorité trouve assez rapidement du travail. On a aussi le réseau de nos anciens qui permet de booster leur carrière, avec une filière qui bouge avec le champagne, les effervescents, le vin, mais aussi la bière, le cognac, l’armagnac, cela va au delà du vin. » conclue Marcello Roudil.

Bordeaux Fête le Vin : en avant les apéros concerts avec les vignerons bio de Nouvelle-Aquitaine

Ce sont des moments festifs de Bordeaux Fête le Vin à ne pas louper…. Dès cette semaine pour les avant-premières, les vignerons bio de Nouvelle-Aquitaine vous donnent rendez-vous dans différents spots de Bordeaux Métropole pour déguster et partager un moment en musique…

JEUDI 15 JUIN:

à 18h

Le ChapitÔ (Bègles) avec ONDES & Alé Kali, groupe de Pop française et brésilienne

à 19h

La Rock School Barbey (Bordeaux) avec le groupe de rock LUMER

Le Jardin Secret du Carré Colonnes (Saint-Médard en Jalles), avec LES AUTRES, Chanson française festive à texte; Mêlant jazz manouche, reggae, funk et passant de textes engagés à des mélodies plus chaudes et la présence de Vignerons Bio de Nouvelle Aquitaine

VENDREDI 16 JUIN 

à 18h30

Le parc du Cypressat (Cenon) avec le groupe de pop folk Maniolya

à 19h

Le parc de Camponac (Pessac) avec Flora Estel swingtet groupe de swing et de jazz vocal – avec la présence de Vignerons Bio de Nouvelle Aquitaine

à 19h

Le prieuré de Cayac (Gradignan) avec Five in the mood groupe de Jazz New Orléans, avec la présence de Vignerons Bio de Nouvelle Aquitaine

SAMEDI 17 JUIN

à 19h

La Villa Valmont (Lormont) avec du Jazz New Orléans – avec la présence de Vignerons Bio de Nouvelle Aquitaine

ET SAMEDI 22 JUIN 

A Darwin de 18h à 21H avec le Josem dégustation des vins bio de Nouvelle-Aquitaine

DEMANDEZ LE PROGRAMME DE BORDEAUX FETE LE VIN

12 Juin

Dès jeudi, c’est parti pour les avant-premières de Bordeaux Fête le Vin

On y est ! C’est cette semaine que cela commence. Les cavistes et restaurants de Bordeaux et de sa métropole associés à l’opération vont se mettre aux couleurs de Bordeaux Fête le Vin. Dès jeudi et jusqu’à dimanche, 55 cavistes et restaurants de la métropole vous attendent pour des dégustations, avec parfois des vignerons présents, chez les cavistes et dans les restaurants, il y aura aussi des concerts dégustations sur toute la métropole, des balades, mais aussi les estivales ce week-end en Pessac-Léognan.

Bordeaux Fête le Vin se déploie sur toute la métropole le week-end précédant la fête, du 15 au 18 juin 2023 avec les Avant-Premières de Bordeaux Fête le Vin. Une mise en bouche qui invite les participants à déguster autrement, tout en découvrant des lieux inédits !

BORDEAUX FÊTE LE VIN DANS LES RESTAURANTS

Du 15 au 18 juin, le festival s’invite dans les restaurants de la métropole bordelaise avec des menus gourmands préparés spécialement pour l’occasion. Cet événement est l’occasion de rencontrer les professionnels locaux et d’en apprendre plus sur leur métier et sur le vin.

Au programme de cet avant-goût : des animations et de la convivialité ! Les viticulteurs et négociants seront également présents pour valoriser leur savoir-faire.

UN JEU CONCOURS SPÉCIAL AVANT-PREMIÈRES

Les Avant-Premières de Bordeaux Fête le Vin, c’est également l’occasion de participer à un jeu concours pour tenter de remporter des réductions et des Pass Dégustation qui feront le bonheur des amateurs de vin comme des néophytes !

Et ce n’est pas tout ! En participant, vous serez automatiquement inscris au tirage au sort pour tenter de gagner un week-end pour 2 dans une propriété viticole. Pour jouer, rien de plus simple, il suffit d’acheter ou de consommer des vins de Bordeaux ou des produits de Nouvelle-Aquitaine chez les partenaires de l’opération.

LA CARTE INTERACTIVE

Retrouvez les établissements partenaires de Bordeaux Fête le Vin sur la carte interactive et découvrez la richesse de la programmation en cliquant sur les vignettes

DES CONCERTS DEGUSTATIONS SUR TOUTE LA METROPOLE

Dans le cadre des Avant-Premières de Bordeaux Fête le Vin, des concerts dégustations prennent place dans toute la métropole bordelaise. Du 15 au 18 juin 2023, venez profiter d’une dégustation de vins régionaux en musique ! Et pour celles et ceux qui souhaitent en apprendre plus sur le contenu de leur verre, des vignerons seront également présents pour vous accompagner.

DÉCOUVREZ LA LISTE DES CONCERTS DÉGUSTATIONS !

Focus sur les lieux

Pour proposer ces nouvelles expériences, Bordeaux Fête le Vin sera ainsi présent dans des lieux de dégustation inédits :

JEUDI 15 JUIN

  • À 18h | Le ChapitÔ (Bègles) avec ONDES & Alé Kali, groupe de Pop française et brésilienne
  • À 19h | La Rock School Barbey (Bordeaux) avec le groupe de rock LUMER
  • À 19h | Le Jardin Secret du Carré Colonnes (Saint-Médard en Jalles), avec LES AUTRES, Chanson française festive à texte; Mêlant jazz manouche, reggae, funk et passant de textes engagés à des mélodies plus chaudes et la présence de Vignerons Bio de Nouvelle Aquitaine

VENDREDI 16 JUIN

  • À 18h30 | Le parc du Cypressat (Cenon) avec le groupe de pop folk Maniolya
  • À 19h | Le parc de Camponac (Pessac) avec Flora Estel swingtet groupe de swing et de jazz vocal – avec la présence de Vignerons Bio de Nouvelle Aquitaine
  • À 19h | Le prieuré de Cayac (Gradignan) avec Five in the mood groupe de Jazz New Orléans – avec la présence de Vignerons Bio de Nouvelle Aquitaine

SAMEDI 17 JUIN

  • À 19h | La Villa Valmont  (Lormont) avec du Jazz New Orléans – avec la présence de Vignerons Bio de Nouvelle Aquitaine

DES BALADES DANS LA METROPOLE

Dans le cadre des Avant-premières de Bordeaux Fête le Vin, venez découvrir le vin autrement lors de deux balades inédites dans des lieux insolites. Et ce n’est pas tout, juste après la balade, participez à tout un panel d’animations entre visite de château, dj set et dégustations. Pour bien se préparer à l’édition 2023 de Bordeaux Fête le Vin, voici le programme de deux balades ouvertes à tous !

Deux balades dans la métropole

Profitez de deux temps forts les 17 et 18 juin dans le cadre des Avant-Premières de la Fête du Vin ! Ces visites thématiques sont l’occasion de découvrir des lieux insolites et des anecdotes exclusives. Ces moments de convivialité sont ensuite prolongés par des animations diverses qui tournent autour du même sujet : le monde du vin.

LA GARDEN PARTY DE LA DAME BLANCHE

À l’occasion des 5 ans d’Un Air de Bordeaux, on vous donne rendez-vous à 14h30 à au château du Taillan pour participer à une balade théâtralisée au sein de la propriété, une visite des chais et une dégustation avec DJ set.

  • Date : Samedi 17 juin
  • Horaires : 14h30 > 18h30
  • Dégustations/Dj set sur place
  • Sur inscription (50 personnes)

TOUTES LES INFORMATIONS

LA BALADE ENCHANTÉE À BASSENS

Découvrez l’un des plus grands marchés de la métropole bordelaise et ses anecdotes croustillantes lors d’une balade enchantée encadrée par le Comité Départemental de la Randonnée Pédestre de la Gironde.

  • Date : Dimanche 18 juin
  • Horaires : 14h > 18h
  • Dégustations/concerts sur place
  • Sur inscription

TOUTES LES INFORMATIONS

VISITES SUR LES TRACES DU VIN DANS LA VILLE

La richesse de Bordeaux s’est inscrite dans la pierre, la ville et son fleuve se mettant en scène réciproquement avec superbe. Pas de célébration triomphale dédiée à Bacchus ou au célèbre breuvage…

Aujourd’hui, à l’exception de caves et bars à vins, l’âme du vin ne s’impose pas au regard du promeneur mais se suggère. Ce paradoxe n’est qu’une apparence… Derrière l’élégance discrète et mesurée de l’architecture de ses quartiers, se montrent en filigrane, les allusions au monde merveilleux du vin ! Le déploiement de la culture du vin s’est associé à la multiplication des réalisations architecturales, du développement de la ville elle-même au XVIIIe siècle.

  • Du 17 au 18 juin de 11h00 à 13h00
  • Tarif : 8 €. Réduit : 4 – 6 €. Sur réservation

RÉSERVER VOTRE VISITE

Avec Bordeaux Fête le Vin et Office de Tourisme Bordeaux Métropole

07 Juin

Chouette s’installe à Bègles : quand l’intelligence artificielle s’invite dans la vigne…

Caméras embarquées, drones, nous voici à l’heure de l’intelligence artificielle. Des images transmises par des vignerons à Chouette, une société qui mise sur l’innovation à Paris depuis 2015 et nouvellement installée à Bègles en Gironde depuis le 14 avril. Ces images sont analysées et des solutions apportées par les équipes de Chouette pour mieux traiter le vignoble et optimiser la bonne santé de la vigne.

Les châteaux à l’heure de l’intelligence artificielle. Munis de 4 capteurs embarqués, avec une interface reliée à la start-up, le tracteur va détecter dans la vigne les zones les plus touchées par les maladies, une détection par pied, pour un traitement plus ciblé.

 « C’est une révolution, les caméras que vous voyez, en haut et en bas, permettent de repérer les maladies de la vigne, mildiou, oïdium et black rot…

Anthony Appollot directeur général de « Sarments Vignobles »  © JPS

Elles permettent d’envoyer des informations en temps réel à la plate-forme de Chouette, qui elle nous fait derrière des cartographies de préconisations, et nous dit lors du traitement:

« là on peut pulvériser à 100% de la dose, là à 80 ou là à 50%… » commente Anthony Appollot directeur général de « Sarments Vignobles » et du château Saint-Pey

Avec ce drone, le vigneron a une information sur l’état du vignoble, en fonction du gel, de la sécheresse ou encore de la maturation des raisins.

  « Avec le drone, on est plutôt là pour faire à la fois un bilan de la vigueur de la vigne, et des pieds manquants, qui ont un impact négatif forcément sur la production… », selon Charles Nespoulous, co-fondateur de Chouette.

Installée à la Cité Numérique de Bègles, l’antenne girondine de Chouette analyse ici les données enregistrées sur le terrain. Il s’agit de permettre au vigneron de diminuer les traitements et d’améliorer les coûts de production.

« Chaque point correspond à un pied où on a détecté la maladie, le vigneron peut zoomer dans ses parcelles, savoir où la maladie a été détectée, ici par exemple on peut voir deux belles taches de mildiou… Ici dans la zone où on avait de la maladie, on va préconiser 120 litres par hectare alors qu’ailleurs dans la parcelle on va réduire la dose… », selon Marine Perrier ingénieure agronome venue de l’Institut Agronomique de Montpellier.

« Notre boulot, c’est d’avoir la bonne solution, le bon traitement, la bonne approche, le bon travail quasiment à chaque pied de son exploitation, pour in fine amener le vigneron à avoir le meilleur rendement possible, la meilleure qualité de vin possible et avoir l’approche la plus responsable environnementalement possible », complète Charles Nespoulos.

Charles Nespoulous co-fondateur de Chouette © JPS

Aujourd’hui, cette start-up emploie entre Paris et Bègles 23 salariés. Elle vise un développement en France et à l’international. Elle a pour cela levé 5 millions d’euros avec Kubota, Demeter et la Caisse des Dépôts et Consignations. Une vingtaine de vignerons bordelais a déjà commencé à travaillé avec Chouette.

Reportage de Jean-Pierre Stahl et de Juliette Bisiaux avec Christophe Varone :

05 Juin

Signature du plan d’arrachage sanitaire de la vigne : Marc Fesneau, le Ministre de l’Agriculture au chevet des vignerons de Bordeaux…

C’était un déplacement très attendu ce matin. 2 heures de visite chez Falxa, au château Lalande-Labatut, à la rencontre des tous les acteurs de la filière et des petits vignerons en difficulté représentés par de nombreuses organisations Bordeaux, Bordeaux Sup, la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs et le Collectif des Viticulteurs de Gironde

Accueil du Ministre de l’Agriculture par Régis Falxa © JPS

8 heures, à Salleboeuf au château Lalande-Labatut, Marc Fesneau arrive au chevet des vignerons au lendemain d’un nouveau coup dur : 2 épisodes de grêle consécutifs vendredi et samedi soirs qui ont touché l’Entre-Deux-Mers et Sainte-Foy-la-Grande (plus de 300 hectares touchés). Laurence Impériale, déjà visitée l’an dernier par le Ministre pour le même aléa, répond au Ministre : « sur le secteur du pays foyen, pour ce qui nous concerne il y a eu une centaine d’hectares de touchés à peu près à 50%… »

Ces vignerons comme Régis Falxa qui l’accueille ce matin sur sa propriété avec sa soeur Isabelle, son père et son fils, ne cessent d’être confrontés aux aléas climatiques depuis 2017, à cause du réchauffement. « En 2021, on a gelé à 85% », explique Régis Falxa au Ministre dans son chai…

Mais aujourd’hui, il est aussi question de surproduction à l’heure où Bordeaux ne commercialise que 3,8 millions d’hectolitres…Et Régis Falxa de faire déguster au Ministre de bonne heure un petit verre de blanc sec de sa production en Entre-deux-Mers : « c’est important d’être soutenu, c’est une façon d’être soutenu et sa venue est une immense fierté… »

Toute la filière est venue témoigner de l’état de fragilité de la viticulture française et des petits producteurs du bordelais… « -13% de ventes en 2022 sur les rouges, -7% sur les rosés et -2% sur les blancs (en France), donc la situation se dégrade encore », commente Bernard Farges vice-président du CIVB.

« Monsieur le Ministre, depuis notre dernière rencontre, la situation de la viticulture bordelaise n’a pas cessé de se dégrader: caves coopératives ayant stoppé le paiement de la répartition à ses adhérents depuis plusieurs mois, union de caves coopératives au bord du précipice, des vignerons indépendants qui déposent le bilan, suicide(s)… », commente Jean-Samuel Eynard président de la DFSEA de Gironde.

Marc Fesneau, interpelé par Didier Cousiney à l’issue de la table ronde © JPS

« On n’est pas en crise, on est en guerre ! On a des cris de détresse de viticulteurs, qui ne peuvent plus, qui sont au bout, avec les banques, avec le PGE… » selon Didier Cousiney porte-parole du collectif des viticulteurs de Gironde.

Signature de la convention d’aide à l’arrachage sanitaire par l’Etat, le CIVB et la Région © JPS

Et Laurence Impériale d’analyser sur les « entreprises viticoles qui ont pu bénéficier du PGE à hauteur de 160 millions d’euros, 13 millions se retrouvent en grand difficulté, 16 millions très sensibles… » et Régis Falxa président des vignerons indépendants d’abonder dans le sens de l’intérêt général: « l’Etat a tout intérêt à répondre aux sollicitations de la filière dans le cadre du PGE, il y a urgence, 86% ont des difficultés à rembourser… » Le Ministre a promis d’étudier avec le gouvernement des solutions avec des prêts bonifiés qui pourrait donner de l’air à la trésorerie de ces entreprises.

Concernant la distillation annoncée par le Ministre lors du salon de l’agriculture, « on attend toujours la mise en place de la distillation, il faut déclencher les choses dès aujourd’hui , car il y a une grosse inquiétude dans la campagne… », selon Stéphane Héraud de la cave de Tutiac. « Je suis sûr que vous allez taper du point sur la table, mais il y a une inquiétude technique et fonctionnelle, car les vendanges se rapprochent et cela ne va pas arranger la situation. » Pour Marc Fesneau : « la distillation , oui ça m’agace, car c’est presque abouti ( avec l’Europe), dans la semaine on devrait y arriver… »

Le symbole de cette mobilisation, c’est surtout ce matin la signature inédite et tripartite de la convention  qui doit permettre aux vignerons d’engager enfin cette stratégie de dé-densifier le vignoble de Bordeaux. En clair ce fameux plan d’aides dédiées à l’arrachage sanitaire de la vigne pour éviter la propagation de maladies comme la flavescence dorée et permettre aux vignerons de retrouver de la trésorerie ou d’arrêter tout ou partie de leur activité : « l’Etat met 30 millions qu’il pourra pousser à 38, la région elle-même met 10 millions d’euros, l’interprofession met 19 millions d’euros… »

Un plan attendu qui devrait permettre de financer et aider à l’arrachage de 9500 hectares de vignes, avec des conditions (vignes cultivées durant 5 ans et jusqu’à 2022, arrachage à partir d’octobre), des conditions aussi sur la renaturation, qui selon Stéphane Gabard président des Bordeaux et  Bordeaux Supérieur « choque mes viticulteurs avec un engagement de 20 ans…Imaginez par rapport à l’espérance de vie de certains. »

Pour Allan Sichel, président du CIVB : « sur la forêt c’est un engagement sur 30 ans, sur la jachère effectivement c’est un engagement de 20 ans, malheureusement ce sont des réglementations au niveau de l’Europe… » « Certains vont aller vers ce dispositif, d’autres le trouvent trop contraignant et n’iront pas, mais nous savons qu’il faut faire fonctionner ce dispositif maintenant », ajoute Bernard Farges du CIVB.

Reste encore le problème de 2000 hectares de vignes à l’abandon depuis longtemps souligné par Jean-Marie Garde de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, pour lesquels  « une contravention ou amende pourrait inciter à arracher. »

Après une photo du Ministre avec la famille Falxa, Marc Fesneau était de nouveau interpelé par Didier Cousiney : « c’est une détresse, je vous jure… » « Je sais, je sais », répond Marc Fesneau... »Il faut que vous voyez les banques pour que ces viticulteurs puissent continuer… », demande Didier Cousiney.

Petite lueur d’espoir, tout de même, cette annonce faite par Jean-Pierre Durant, du négoce bordelais qui prévoit une augmentation des ventes à l’international de 5 à 7 % d’ici 2027.

Reportage de Jp Stahl et Laure Bignalet dans le 12 13 de FRance 3 Aquitaine :

03 Juin

Orage de grêle dans l’Entre-deux-Mers: « un épisode soudain et hyper violent »

Hier en fin d’après-midi, un nouvel événement climatique est venu gâcher la belle récolte à venir sur le millésime 2023 sur le secteur de Grézillac, Moulon et Guillac. En quelques minutes, un orage violent de grêle et un amas d’eau considérable jusqu’à 50 millimètres par endroits. Témoignage pour Côté châteaux de viticulteurs du secteur.

Grêle chez © Hugues Laborde à Grézillac

« Ca a peté juste au dessus de Branne, Grézillac, Moulon et Guillac ont été bien touchés, le point central c’est Grézillac ». Au lendemain de ce violent orage, Hugues Laborde du château Haut-Meyraut à Grézillac, témoigne pour Côté Châteaux : « il était 17h quand cela a commencé. On nous avait annoncé des risques d’orages. On a assisté à une formation au dessus de Saint-Emilion, mais cela a survolé Saint-Emilion. C’est surtout sur Grézillac. Fort heureusement notre château est situé sur plusieurs communes, on a la chance d’avoir des parcelles à Faleyras, Naujan et Grézillac, mais ça a chargé à Grézillac.

C’était de la taille de billes, mais l’orage a été très violent. Entre 5 et 10 minutes, on prend 35 millimètres d’eau avec de la grêle. C’est un événement hyper violent et soudain. » Hugues Laborde du château Haut-Meyraut

« On sait que c’est un secteur à risques. A Grézillac, je pense qu’il y a au moins 80 à 100% de pertes sur les parcelles très touchées. On a des feuilles hâchées, des grappes par terre, il ne reste que des tiges vertes et quelques bouts de feuilles et quelques petites grappes… »

« Mais, nous on n’est pas les plus à plaindre, on est bien assuré et on est dynamique, mais il a a des propriétés familiales qui ont des parcelles touchées à 100%, ça va être difficile de se relever. J’avais ce matin des voisins en pleurs…. »

« On est soumis à des phénomènes météo extrêmes qui nous font du mal. Honnêtement, cela ne peut pas se gérer… Il va falloir qu’on se mette autour d’une table pour qu’on trouve une solution, comme à Saint-Emilion, où ils ont mis en place un système, hier soir on a envoyé 30 ballons, à St Emilion, où on a aussi 12 hectares, on a eu de l’eau mais pas de grêle… »

Jacques Lurton, propriétaire du château Bonnet confirme l’intensité : « il est arrivé un truc très soudain, on n’avait pas eu d’alerte. En quelques minutes, est monté un orage de grêle et de pluie intense depuis la Dordogne et Moulon. Il est tombé 50 millimètres en quelques minutes et on a eu des grêlons de la taille de graviers. Cela a surpris tout le monde, comme un événement tropical. Grézillac est très touché, Moulon, Guillac et château Bonnet. »

Je pense qu’il doit y avoir 200 à 300 hectares de vigne touchés de 20 à 50% par endroit et d’autres de 50 à 80% plus proche de l’épicentre. C’est du même niveau que ce qu’il y avait eu en 2013. »Jacques Lurton de château Bonnet

« Cela revient souvent ! On est dans une climatologie incontrôlable. Dès qu’il y a de l’humidité et qu’il fait chaud, il se crée des orages… Du temps de mon père André Lurton, on n’avait jamais vraiment connu de grêle sur Grézillac, mais depuis 20 ans, cela ne cesse de s’accroître en intensité. »

« En 7 ans à Moulon, j’ai perdu 3 fois ma récolte par la grêle…On va se faire prendre maintenant de plus en plus…Même si cette année, ce n’est pas la fin du monde, c’est en tout cas l’intensité de la tornade qui a été surprenante… On a des amis à Grézillac qui ont été inondés en quelques minutes… Là on était au stade de la fleur qui venait juste de passer, mais c’est surtout que cette année la récolte s’annonçait exceptionnelle, et on a besoin de cette récolte avec les pertes qu’on a eu avant… »

Côté Châteaux souhaite bon courage à tous ces vignerons victimes de ce nouvel épisode climatique, en espérant que les plus fragiles pourront passer cette nouvelle épreuve, dans un contexte déjà difficile de commercialisation actuellement.

02 Juin

Marc Fesneau, le Ministre de l’Agriculture, attendu dans le vignoble bordelais ce lundi

Premier déplacement du Ministre de l’Agriculture dans le vignoble bordelais depuis l’annonce du plan d’aide et d’arrachage dévoilé lors du salon de l’Agriculture.

Allan Sichel, Alain Rousset, Marc Fesneau au centre, Bernard Farges et Stéphane Héraud au salon de l’agriculture le 1er mars © Samuel Chassaigne – France 3

C’était le 1er mars dernier, au salon de l’Agriculture… Marc Fesneau, le Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire annonçait un plan d’aide de 30 millions d’euros pour l’arrachage sanitaire, qui pourrait même être porté à 38 millions. Le CIVB de son côté co-porte et co-finance à hauteur de 19 millions d’euros, une décision adopté lors de l’assemblée générale du 17 avril dernier pour l’arrachage sanitaire face à la menace de flavescence dorée du fait de vignes laissées à l’abandon. De son côté, la Région Nouvelle-Aquitaine devrait financer des reconversions à hauteur de 10 millions d’euros.

C’est cette convention tri-partite que vient signer Marc Fesneau avec CIVB et Région, l’objectif annoncé est de dédensifier le vignoble afin de mieux gérer la sur production, car sur un an la commercialisation des vins de Bordeaux se situe en dessous de 4 millions d’hectolitres. Même si les aléas climatiques ont pu réguler en partie l’offre à la demande avec une production moindre en 2022, en 2023 les vignes semblent bien chargées en grappes et la production pourrait repartir à la hausse… Autre objectif affiché par ces acteurs préparer aussi la transition agro-écologique….

Le Ministre pourra sans doute préciser ces mesures destinées à l’arrachage qui jusqu’ici ne concerne que des vignes en production sur les 5 dernières années et qui ont produit en 2022, 6000€ d’aides annoncées, alors que le collectif des vignerons demande toujours 10 000 €. Des précisions seront aussi apportées par rapport au plan de distillation de crise. De nombreux viticulteurs en, difficultés sont en attente de ces aides.

Le Ministre continuera son périple à Cognac pour poser la première pierre du Bureau National Interprofessionnel du Cognac et rencontrer aussi les acteurs de la filière.