10 Août

La Revue du Vin de France : son tour de France des grands vins à moins de 25€

C’est un numéro spécial, un numéro d’été exceptionnel de la RVF. En  kiosque tout l’été, ce numéro a déniché 1400 grands vins de France de 5 à 25 €, « un cocktail d’émotions à prix canon » pour sillonner les meilleures pépites de France.

C’est un numéro savoureux, pensé et écrit comme un véritable guide à destination des amateurs.

Ce numéro, que j’ai découvert à mon retour de vacances et qui est toujours en kiosque, vous convie à la découverte des appellations de France et permet à tous les passionnés de trouver les pépites de l’été !

Des vins plaisir, de partage entre amis ou en famille à lire et à se procurer chez les meilleurs cavistes près de chez vous ou en vacances. Ce sont ainsi 1400 grands vins qui sont proposés par la RVF à moins de 25€;

09 Août

Malgré une forte poussée du mildiou dans le bordelais, la France pourrait redevenir producteur n°1 de vin au monde

Agreste, l’Agence de la statistique, de l’évaluation et de la prospective du ministère de l’Agriculture, a annoncé hier une prévision de production estimée entre 44 et 47 millions d’hectolitres de vin. Un volume qui pourrait faire repasser les français devant les Italiens qui enregistreraient une baisse de 14% de récolte avec 43 millions d’hectolitres estimés et l’Espagne de 12% avec un peu plus de 36 millions d’hectolitres attendus.

Vendanges 2022 en Pessac-Léognan © JPS

Selon l’Agreste, dépendant du Ministère de l’Agriculture, la production viticole s’établirait entre 44 et 47 millions d’hectolitres pour la campagne 2023; ce ne sont que des estimations au 1er août, mais elles donnent ,néanmoins une tendance qui tend à confirmer que cette production s’établira dans la moyenne de 2018-2022.

Bien évidemment le mildiou qui touche 90% des exploitations à des degrés divers dans le Bordelais selon la Chambre d’Agriculture de Gironde devrait ramener à davantage de prudence. En Languedoc et Roussillon, les volumes pourraient être impactés aussi par une sécheresse persistante. Toutefois selon l’Agreste « la situation dans les autres vignobles reste globalement favorable, les sols ayant été rechargés en eau dans la plupart des bassins. »

08 Août

Derenoncourt Consultants : Stéphane tire sa révérence, chapeau l’artiste

Un joli parcours que celui de Stéphane Derenoncourt, devenu une référence mondiale. Ce Dunkerquois, venu faire les vendanges dans le bordelais en 1982, est tombé amoureux de ce job de vigneron, au point de faire son propre vin au Domaine de l’A depuis 1999 et de créer une entreprise Derenoncourt Consultants qui conseille plus de 100 domaines dans le monde, en France et dans le bordelais. Après 25 années à sa tête il passe les rênes à ses 3 associés Julien Lavenu, Frédéric Massie et Simon Blanchard. Sans toutefois prendre sa retraite totalement, il va continuer à suivre Pavie-Macquin, développer un domaine en Grèce et hisser au plus haut son Domaine de l’A. La passion continue…

Stéphane Derenoncourt, en novembre 2020 lors du Palmarès Castillon © Jean-Pierre Stahl

« Après 25 années passées aux commandes de Derenoncourt Consultants, j’ai décidé de transmettre cette fonction, afin de pouvoir me consacrer pleinement à de nouveaux projets.

Il revient désormais à Julien Lavenu, Frédéric Massie et Simon Blanchard, mes associés depuis 20 ans, de poursuivre l’écriture de cette aventure professionnelle et humaine, sachant que leur niveau de compétence et d’expérience les classe, eux et l’équipe que nous avons su créer ensemble, parmi les meilleurs conseillers vitivinicoles.

Stéphane Derenoncourt et Frédéric Massie son associé de Derenoncourt consultants en novembre 2015 © JPS

Afin d’assurer une transition efficace, je les accompagnerai sur le millésime à venir. Puis, je conserverai une activité de consultant auprès du Château Pavie Macquin, domaine dans lequel je suis investi depuis 1990 et où je suis toujours intervenu seul. De même, je vais prendre une part plus active au développement du Clos Stegasta, sur l’île de Tinos, en Grèce, domaine dans lequel je suis maintenant associé à mon ami Alexandre Avatangelo.

Surtout, avec la même énergie et la même passion qui m’ont animé depuis le début de mon parcours de consultant international, il me tient à présent à cœur de hisser le Domaine de l’A, que j’ai créé avec mon épouse Christine, parmi les plus hautes références qualitatives du Bordelais. C’est un défi exigeant car il ne bénéficie d’aucun classement ni situation de rente.

Stéphane Derenoncourt le Winemaker consultant pour 130 domaines dont 90 à Bordeaux © JPS lors des primeurs au château le Thil

Cela me conduira à m’impliquer plus encore dans l’associatif au service de la défense des crus artisanaux du Bordelais et de mettre à mal un « bordeaux bashing » encore trop présent. A cette fin, je m’investirai également dans la communication afin de témoigner de mon expérience et de mon expertise. »

Selon Stéphane Derenoncourt.

Voir ou revoir le Côté Châteaux Spécial Primeurs présentés en 2023 à Bordeaux avec Stéphane Derenoncourt : ici (réalisation JP Stahl et Vincent Rivière)

Retrouvez son portrait tiré par Côté Châteaux en 2015 à l’occasion du livre sorti sur lui par Claire Brosse et Christophe Goussard Wine On Tour 

Voir ou revoir Côté Châteaux Spécial Castillon avec Stéphane Derenoncourt, réalisé par JP Stahl et Sébastien Delalot, avec son portrait réalisé par JP Stahl, D Bonnet, E Delwarde et K Durandet :

07 Août

Arrachage sanitaire de la vigne : au total 1000 dossiers déposés…pour un arrachage à l’automne.

En clôture de la plate-forme de pré-candidature, la préfecture de la Gironde nous apprend qu’au total ce sont 1000 dossiers qui ont été déposés, représentant 9300 hectares. 300 viticulteurs sont inscrits dans ce plan pour arrêter totalement leur activité.

Ils avaient jusqu’au 17 juillet pour se faire connaître et faire acte de pré-candidature, 1000 dossiers ont été déposés dans ce cadre de plan d’arrachage annoncé en mars 2023 et lancé le 5 juin dernier.

Depuis plus d’un an maintenant de nombreux vignerons ont fait savoir les difficultés qu’ils éprouvaient au quotidien, avec notamment une grande manifestation le 6 décembre 2022 et de nombreuses réunions publiques… Des situations de plus en plus tendues du fait du mildiou qui vient à s’ajouter à la crise viticole déjà connue. Ces vignerons se retrouvent souvent dans l’incapacité à poursuivre l’entretien de leur vignoble, d’où ce plan d’arrachage sanitaire mis en oeuvre par la filière (CIVB), l’Etat et la Région Nouvelle-Aquitaine; une enveloppe globale de 57 millions a été prévue : 38 millions de la parte de l’Etat dont 30 confirmés et 19 millions financés par le CIVB.

Ce sont donc 9500 hectares aidés qui devraient être arrachés, à raison de 6000 euros par hectares. 300 viticulteurs se sont inscrits dans ce cadre pour arrêter totalement leur activité. Au total 1000 dossiers ont été déposés et les demandes d’aides devront être confirmées définitivement entre la mi-septembre et la mi-octobre en ligne auprès de la Direction départementale des territoires et de la mer de la Gironde.

08 Juil

La Préfecture de la Gironde informe sur le dispositif d’arrachage

Dispositif d’arrachage sanitaire de la vigne: point d’étape en Gironde. Les viticulteurs ont jusqu’au 17 juillet à minuit pour se signaler sur le site de la Préfecture.

Didier Cousiney, avec Marie-Claude Béarnais © JPS

Lancé depuis le 5 juin dernier, l’appel à pré-candidature pour l’aide d’arrachage sanitaire de lavigne en Gironde a déjà recensé 584 demandes représentant près de 5000 hectares.

Il s’agit dans 36% des cas, d’opérateurs qui souhaitent arrêter totalement leur activité agricole etviticole, et 64% d’opérateurs qui souhaitent se diversifier.

Il est rappelé que les viticulteurs ont jusqu’au 17 juillet 2023 minuit pour se signaler sur le site de la préfecture de la Gironde : https://www.gironde.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Agriculture-viticulture-foret/Dispositif-d-arrachage-sanitaire-en-Gironde

L’engagement sur 20 ans ne concerne pas les viticulteurs qui souhaitent diversifier leur activité. Le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine peut accompagner ces projets de diversification via des aides aux investissements. 

Les opérateurs s’étant signalés comme intéressés par des échanges ou ventes, seront contactés par la SAFER qui proposera un outil de visualisation en ligne à compter du 25 juillet prochain.

Les demandes d’aides définitives devront être effectuées à l’ouverture du dispositif prévuentre mi-septembre et mi-octobre, auprès de la direction départementale des territoires et de la mer de la Gironde.

 

07 Juil

Prochain Côté Châteaux spécial Bordeaux Fête le Vin le samedi 8 juillet à 20h10 sur France 3 NOA

 On vous avait promis une superbe 13e édition de Bordeaux Fête le Vin, vous allez pouvoir la revivre avec ce n°41 du magazine de 26 minutes de Bordeaux Fête le Vin, réalisé par Jean-Pierre Stahl avec Vincent Rivière. Nous sommes allés à la rencontre des amateurs de vin le long des quais mais aussi des 1200 vignerons, avons participé aux concerts dégustations tant à Darwin qu’à l’Ecole du Vin et assisté au fabuleux spectacle de drones signé Dronisos.

C’est un numéro où l’humain est au coeur de cette grande fête du vin. Nous avons donné la parole à tous ces amateurs et connaisseurs de vin, plusieurs dizaines de milliers de personnes qui se pressaient sur les 8 grands pavillons, rassemblant 80 appellations de Bordeaux et de Nouvelle-Aquitaine, sur plus d’un kilomètres de quais, à commencer par le stand des vins frais par cette chaleur fin juin…

« On vient découvrir les différents vins de la région, rouge, rosé, blanc, on vient tout simplement goûter et passer un bon moment… » « Moi, je vais vous prendre un verre de blanc sec… » Selon Isabelle Guicheney, du château Piconat dans l’Entre-deux-Mers: « ce sont des vins très fruités, du pressurage direct, le raisin arrive, on presse et on ne s’occupe que du jus… »

Le jeu en vaut la chandelle, on est tous là pour faire la fête pour les vins de Bordeaux, et on est ravie d’être là même si on a très chaud  » Nathalie Escuredo Grand Maître de l’Ordre des vignerons de Bx et Bx Supérieur

« On va d’abord prendre les blancs et après nous passerons sur les rouges« , ajoute Christophe Waterkeyn maître de la Commanderie de Bx en Wallonie. « Bx est une ville de coeur pour nous, commandeurs de Bx en Wallonie en Belgique, c’est Noël tous les jours ici », ajoute Zoltan Bus de la Commanderie.

Vous verrez ou reverrez le reportage sur les producteurs de vins frais de Bordeaux en Entre-deux-Mers, Véronique Barthe, château la Freynelle à Daignac, et Bastien Pestourie de la Bastane  à Rions, Bordeaux qui commercialise plus de 90 millions de vins frais en France et dans le monde: Bordeaux Fête le Vin : le boom des vins frais…

Et pour que la fête en soit une véritable réussite, la banda l’Impériale de Bordeaux accompagnait l’ouverture des portes à 11h durant ces matinées chaudes des 22 au 25 juin et accompagnait le défilé traditionnel des commanderies le long des quais; pour Paul Sabourin responsable de la banda :

On va jouer du jazz New-Orléans, en déambulation sur les quais et en ouverture du cortège composé des confréries de Bordeaux derrière nous, on va se régaler, on a un peu d’air, il fait beau, on est au top… » Paul Sabourin de la banda l’Impériale de Bordeaux.

Et en plus, il y a les voiliers en toile de fond et le Belem qui va porter la flamme olympique; « à chaque fois il est là pour BFV, c’est magnifique, c’est l’attraction… »

Bordeaux Fête le Vin, ce sont de multiples attractions, comme sur le stand de Mouton Cadet avec des associations mets et vins. On y retrouve David Galateau, oenologue de Mouton Cadet : « cela fait 18 ans que je travaille pour Mouton Cadet, on travaille avec 200 vignerons depuis une trentaine d’années, et on a même des générations de vignerons qui travaillent avec nous, c’est très intéressant… On travaille avec eux tout au long de l’année, de la vigne jusqu’au verre, on garde ces partenariats pour avoir cette qualité tous les ans quelque soit le millésime… »

A la Table des Vignerons, il y a également Bénédicte Baggio qui propose ces accords mets et vins : « je suis co-fondatrice de Fumette, on est un fumoir artisanal de poissons installé au Cap Ferret, on propose des poissons fumés issus de la pêche locale, et de la pêche durable : ça peut être du mulet, du maigre, du bar, on sublime le fuit de la pêche locale. On a sélectionné 3 poissons qui vont matcher avec les 3 vins de Mouton Cadet… Avec le blanc, on a trouvé la dorade fumée, avec le nouveau rosé Mathilde le maigre, et avec le rouge le mulet noir fumé… »

Vous pourrez aussi vous replonger dans ces accords mets et vins réalisés lors des avant-premières de BFV avec 120 restaurateurs et cavistes associés une semaine auparavant à cette fête du vin dans leurs établissements où ils se sont engagés à promouvoir les vins de Bordeaux.

Ces accords sont essentiels, car le vin est le partenaire, l’ami indispensable de très bons produits comme ceux qu’on trouve chez Fumette, et Mouton Cadet se marie très bien avec ces produits traditionnels, faits avec beaucoup d’attention, d’expertise et d’amour comme sont nos vins », Philippe de Beaumarchais de Rothschild.

Autre moment d’écoute et de dégustation qu’il ne fallait pas manquer : l’apéro concert le samedi 24 juin à 18h à Darwin. Bertrand de Sercey, des vignerons bio de Nouvelle-Aquitaine, nous explique l’engouement aujourd’hui pour le bio : « être en bio, c’est s’interdire l’utilisation de molécules de synthèse, et retrouver un mode cultural sain, pour la planète… Aujourd’hui, c’est un hectare sur 4 qui est en bio ou conversion, c’est tout-à-fait considérable, on a connu des phases de progression avec des paliers, des phases de conversion, mais aujourd’hui la dynamique est là et c’est très important… Il y a une prise de conscience, à un moment on a affecté cela à un effet de mode, mais là c’est une tendance très lourde, toute la population, mais en particulier la jeunesse est sensible à cela… » « Ce soir les gens vont pouvoir déguster des grands crus mais aussi des vins modestes pour montrer la diversité de cette offre bio, qui n’est plus limitée à des petits vignerons »...

Une dégustation suivi d’un concert donné par l’orchestre symphonique des jeunes de l’Entre-Deux-Mers:  « cela réunit la culture, un certain art de vivre, nos vins bios, c’est un public très jeune autour de moi et vraiment c’est formidable… » Pour le JOSEM emmené par Victor Thibaut: « c’est des valeurs que le JOSEM porte l’affection entre frères, la culture étrangère, tout cela nous passionne en tant que jeunes… »

Et des jeunes, on en a rencontré énormément en dégustation sur les quais ce samedi soir… « Avec le soleil, je pense qu’on ne peut pas demander mieux, cela représente le sud-ouest… » « on a droit à une dégustation à chaque stand, et deux coups de coeur, ça fait onze dégustation, oui c’est beaucoup » (à consommer avec modération)…

Des jeunes avides de connaissances sur le vin : « on essaie de s’intéresser comme on peut et surtout quand c’est notre région » « en vrai, on en apprend pas mal, on a fait un atelier qui nous a appris à déguster… » « On a découvert le Médoc, le Haut-Médoc, c’est intéressant de parler avec des vignerons… »

« La fréquentation est là, c’est une fête qui est très populaire, on voit des familles… il y a une vraie diversité, au niveau du public, c’est un vraiplaisir de savoir que Bordeaux Fête le Vin peut attirer tout le monde et tout le monde se sent concerné par l’oenotourisme, l’idée est de promouvoir ce beau vignoble girondin… » selon Jean Luc Gleyze, pdt du Conseil Départemental, présent sur le bateau espagnol le Galeon.

On a aussi croisé Emile Coddins le.vigneron sur Tik Tok à Amboise qui publie régulièrement des posts sur Tik Tok pour démocratiser le vin…

« En 2019, on avait les vins blancs qui étaient bien présents sur BFV, en 2018, la Tall Ship Regatta, et Allan Sichel me dit l’histoire des vins de Bx c’est aussi les bateaux, avec les barriques qui étaient chargées à bord vers l’Angleterre et l’Europe du Nord, donc c’est un joli clin d’oeil d’avoir ces bateaux en même temps que BFV », selon Christophe Chateau commissaire général de BFV.

C’est une belle édition beaucoup d’enthousiasme, de sourires, de plaisir, on est vraiment ravi », Brigitte Bloch pdte de l’Office de Tourisme de BX Métropole.

Durant cette édition, plus de 40000 pass ont été vendus, plus de 326000 dégustations effectuées, un vrai succès populaire, avec un budget de 2 millions d’euros, maîtrisé 40% de recettes avec ces pass vendus, et les autres 60% étant financés par les collectivités locales, le CIVB et les partenaires.

« C’est vraiment l’occasion de montrer les vins et d’échanger avec un public qui est curieux, attentif et qui veut comprendre, c’est source d’une énorme satisfaction, pour ces viticulteurs et négociants derrière les comptoirs, entrain de servir les vins d’expliquer leur métier et le produit lui-même… », selon Allan Sichel pdt du CIVB.

Séquence musicale encore avec l’Ecole du Vin de BOrdeaux et ses dégustations Rock and Wine animées de main de maître par Benoît Manuel Trocard avec le groupe Shake It :

« c’est incroyable, on apprend beaucoup de choses avec des termes techniques, c’est incroyable », avant de retrouver ce fabuleux spectacle de drones proposé cette année, 12 minutes sublimes avec l’entreprise béglaise Dronisos (vous retrouverez un reportage avec Catherine Bouvet et Delphine Roussel Sax).

« J’ai trouvé cela fabuleux, vraiment une prouesse technique incroyable…C’était vraiment magique » « On est déjà venu hier pour le voir, on s’est mieux placé pour le voir, c’était vraiment sympathique » « Extraordinaire, plein les yeux, c’était merveilleux…Ravi que Bordeaux Fête le Vin puisse retrouver sa place, ça faisait tellement longtemps que cela nous manquait je suis ravi », témoigne Philippe Tapie de HMS Sélection, maison de négoce à Bordeaux.

Un spectacle féérique de 12 minutes que Côté Châteaux a le plaisir de vous faire à nouveau partager ce 8 juillet sur France 3 NOA à 20h10.

REGARDEZ ICI COTE CHATEAUX N 41 SPECIAL FETE DU VIN SUR LA PLATEFORME FRANCETV

29 Juin

Bordeaux et le Médoc rendent un grand hommage à Jean-Michel Cazes

Un grand homme ambassadeur de Bordeaux, visionnaire du marketing et de la commercialisation, pionnier de l’oenotourisme dans le Médoc avec son village et ses restaurants, Jean-Michel Cazes fait l’unanimité. De nombreuses personnalités du Médoc et de Bordeaux saluent ce grand Monsieur du vin, qui vient de disparaître.

Jean-Michel Cazes© tiré de son livre chez Glénat Bordeaux Grands Crus la Reconquête

Jean-Michel Cazes, la légende du Médoc, vient de tirer sa révérence. Symbole de sa réussite, il avait envoyé dans l’espace son vin de Lynch Bages avec l’astronaute Patrick Baudry. Après une brillante carrière d’ingénieur aux Etats-Unis, il était revenu sur la propriété de Pauillac et avait su de main de maître remonter la qualité et la notoriété mondiale de Lynch-Bages…

Jean-Michel Cazes, c’est un monument, un monument pour les vins de Bordeaux », Allan Sichel Président du CIVB

« On sait qu’il a été un voyageur infatigable, pendant plus de 50 ans, aux 4, 6 voire 10 coins du monde, pour aller promouvoir les vins de Bordeaux.Il avait vraiment cet esprit collectif. Il parlait évidemment de ses vins, mais il embarquait aussi tout Bordeaux avec lui… C’est quelqu’un qui était toujours très abordable, il avait ce contact humain vraiment très chaleureux… », poursuit Allan Sichel.

« Oui c’est une grande perte pour le Médoc car JMC est quelqu’un de très inspirant, il m’a beaucoup inspiré en terme professionnel, et cette vision des vins de Bordeaux pour en faire un vin international…Il avait une vision sur l’export, sur les Etats-Unis avec une vraie vision du commerce », selon Ludovic David directeur de Marquis de Terme, qui ajoute : « il a monté très haut Lynch Bages pour en faire d’un 5e cru classé un vin qui se vend au niveau des seconds, voire plus cher que certains 2nd crus classés, donc c’est très inspirant là aussi car c’est quelqu’un qui a réussi à casser des plafonds de verre… »

Autrefois Grand Maître de la Commanderie du Bontemps, président du syndicat viticole de Pauillac, il est aujourd’hui regretté par tout le Médoc pour sa bienveillance et son esprit collectif.

« C’est une grande perte, c’est un grand leader, un grand bonhomme, moi je l’ai croisé dans le Médoc bien sûr, mais aussi dans le monde entier, en allant faire la promotion avec la Commanderie, pour toute une région entière… », commente Edouard Miailhe du château Siran et président du syndicat de Margaux.

« On est tous très triste aujourd’hui, il avait le sens de l’accueil quand je suis arrivé ici dans cette région il y a un peu plus de 40 ans, c’est une grande perte pour la région, on ne peut que le remercier et le remercier encore », selon Claude Gaudin de l’ODG Médoc, Haut-Médoc et Listrac.

Pour Lilian Barton, propriétaire de Léoville Barton: « Jean Michel était un grand ami fidèle de mon père Anthony. Mais sa personnalité faisait qu’il était aussi mon ami et de tous pour toutes les générations, et il aimait donner sa chance aux jeunes. Il a énormément fait pour avancer la renommée des vins de Bordeaux, et a beaucoup œuvré discrètement pour Pauillac, les ecoles et les jeunes de Pauillac . Nous perdons un grand homme, et espérons qu’il en retrouve d’autres pour faire une grande Fête vineuse. Nous pensons bien a sa famille a qui il va laisser un grand vide. »

Jean-Michel Cazes avait une dimension hors norme, il avait ainsi repéré et contribué à la notoriété du grand chef étoilé Thierry Marx qui officia à Cordeillan-Bages, d’un hameau il a aussi créé un village oenotouristique, visité par des touristes du monde entier comme aujourd’hui ces sud-africains…

 » C’est connu dans le monde entier même en Afrique du Sud et le vin est incroyable », commente une jeune élève en école pour devenir winemaker.

Visionnaire, en 1983 il a créé avec son père alors Maire de Pauillac la Maison du Tourisme et du Vin proche des quais… « A une époque où l’oenotourisme n’existait pas il avait déjà cette ambition de faire rayonner le territoire et il s’est déplacé dans le monde entier pour qu’on sache où Pauillac se situe sur une carte », commente le maire de Pauillac Florent Fatin.

Avec son fils Jean-Charles, il a aussi supervisé les travaux du nouveau chai de verre (architecte Pei le fils de celui qui fit la pyramide du Louvre) de Lynch Bages… Un château distribué dans plus de 100 pays au monde aujourd’hui…

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Juliette Bisiaux et Olivier Pallas :

22 Juin

C’est parti pour 4 jours festifs à Bordeaux Fête le Vin…

C’était ce matin l’ouverture de Bordeaux Fête le Vin. Tous les jours les quais vont vivre au rythme des vins de Bordeaux et du Sud-Ouest durant 4 jours de 11h à 23 h. Une 13e édition sous le signe du bien déguster et bien manger, avec des produits du terroir. Une édition sous le signe de l’environnement et du recyclable aussi.

11h15, c’est déjà la foule des grands jours pour l’ouverture de Bordeaux Fête le Vin… Un public venu de toute la région et d’autres pays du monde…

« Je viens d’Israël, j’aime le vin, j’aime la culture française, et al gastronomie française, alors il faut venir pour Bordeaux Fête le vin », témoigne Charles d’Israël.

Bordeaux Fête le Vin a ses habitués, 38 000 pass dégustations ont été vendus l’an dernier, certains amateurs se précipitent sur le stand des Graves, Pessac-Léognan et Sauternes…

« En venant au début, on a un peu plus de temps à passer avec les gens qui présentent et qui expliquent », confie Joël Gillon de Pessac. « Chaque année, on fait le p^lein parce qu’on a les 3 couleurs disponibles et puis ce sont des appellations qui ont une bonne notoriété sur Bordeaux… » selon Hélène Lespine responsable Conseil des Vins de Graves et Sauternes.

Chez le petits vignerons des Bordeaux et Bordeaux Supérieur, confrontés comme d’autres à la baisse de consommation de vins rouges, c’est l’occasion de renouer avec la clientèle…

La période de crise, elle est là, on va pas se cacher les yeux, c’est compliqué mais justement c’est à nous d’aller au contact direct de nos consommateurs… », David Siozard vigneron du château du Claouset.

« On ne vit pas une période très joyeuse actuellement donc vraiment une période comme celle-là, cela nous permet de nous échapper un petit peu de notre quotidien… », selon Lydia Coudert vigneronne du château Castagnac.

Très prisée, l’école du vin propose 11 ateliers autour de la table, des dégustations à l’aveugle ou encore des ateliers le soir rock and wine… « Je ne connais pas grand chose au vin, mais oui c’est sympa de déguster… », confie Martin des Pays Bas.

Et le public pourra se restaurer sur 22 stands dédiés aux produits régionaux de Nouvelle-Aquitaine…. « On a 400 cochons à la ferme, on élève, on transforme, et on affine les jambons au séchoir aux Aldudes« , selon Alexandre Bigot de la Maison Pierre Oteiza dans les Pyrénées Atlantiques.

1200 vignerons vont animer un kilomètre de stands en bois pour cette 13e édition de BFV sensibilisée à l’environnement…

« Plein de choses nouvelles, on utilise de moins en moins de plastiques, voir plus du tout, on passe au bois, au lieu de détruire les stands, l’idée c’est de les réutiliser d’une année sur l’autre… Et puis vous savez que 75% du vignoble bordelais ets certifié dans une démarche environnementale… », confie Christophe Chateau commissaire général de Bordeaux Fête le Vin.

Bordeaux Fête le Vin ce sont aussi des concerts et un art de vivre durant 4 jours sur les quais…

20 Juin

Série écoles des métiers du vin : Cafa Formations, des élèves sommeliers en immersion dans le vignoble

 C’est le 2e volet de cette série sur les écoles des métiers du vin. Aujourd’hui focus sur Cafa Formations, des formations sur les vins et spiritueux axées davantage sur la sommellerie. Immersion à Podensac en Gironde au château Chantegrive dans les Graves et à la Maison Lillet.

En immersion dans le vignoble… Ils sont 17 élèves de Cafa Formations, cette fameuse école de sommellerie de niveau 5 aux Chartrons, à visiter le château Chantegrive et à découvrir ici les méthodes de vinification des vins blancs secs.

« Il faut faire ce qu’on appelle déjà des bâtonnages, pour remettre en suspension en permanence les lies, avec le vin en cours d’élaboration », leur explique Eric Brain-Moreau du château Chantegrive dans le chai à blancs secs Caroline.

« C’est important d’apprendre l’histoire d’un lieu, et de comprendre ce qui fait la recette d’un château si prestigieux… », selon Hannah Smale élève venue de Californie.

« C’est la base de notre métier déjà de comprendre la base de la vinification, la vigne et le raisin. Nous on est là pour embellir et vendre le vin… », commente à son tour Paul Renoir de Reims.

Depuis 37 ans, Cafa Formations mise énormément sur la pratique, ces élèves sont encadrés depuis 12 ans par Cyrille Bleeker, qui a fait 10 ans de restaurants étoilés et de grandes brasseries comme le Fouquet’s à Paris…

Le conseil en sommellerie amène à la restauration gastronomique étoilée, au bistronomique, à la cave, au restaurant classique, enfin c’est un socle solide qui permet vraiment une embauche directe, franche et précise », Cyrille Bleeker responsable pédagogique de Cafa Formations.

« Pour commencer la dégustation, je vous propose de goûter 2 blancs issus du même millésime 2020″, commente Eric Brain-Moreau du château Chantegrive. « C’est alors une séquence description et dégustation des vins commentées par 2 élèves comme dans un grand restaurant…

« Le vin présente une robe jaune pâle, limite transparente, avec de légers reflets verts, en bouche on retrouve cette trame de fruits blancs, portée sur la pêche de vigne, c’est un vin avec une jolie complexité…Avec une jolie longueur… », selon les commentaires faits par Paul Renoir sur la cuvée Caroline en vin blanc sec.

Une visite qui se poursuit pour cette élèves chez Lillet, , l’incontournable de l’apéritif made in Gironde….« La maison a été fondée en 1872 par 2 frères, Paul et Raymond Lillet… » « Tout ce qui est kinkina, les apéritifs à base de vin  sont vachement utilisés maintenant dans les cocktails… commente Hugo Debeugny de Paris.

Ces futurs sommeliers touchent du doigt cette success story qui s’est toujours écrite à Podensac, depuis la famille Lillet jusqu’au groupe Pernod Ricard. « On est sur du Lillet blanc lancé en 1887, le rouge en 1962 et le Lillet rosé le petit dernier en 2011 », leur explique le maître de chai Romain Saint-Martin.

 Avec une recette à base de vin blanc et de fruits macérés toujours tenue secrète, pas question de la dévoiler même à des sommeliers… « La recette, elle est dans un coffre-fort ici, elle est dans un coffre-fort à Marseille, puisque la maison Pernod Ricard a racheté la maison Lillet en 2008… Mais en fait c’est pas une recette, mais au moins une vingtaine de recettes par couleur… »selon le maître de chai Romain Saint-Martin.

Des cours et des visites traduits en simultanés et en anglais par Martin Schofield : « mon rôle maintenant est de former des anglophones, pas que des anglais c’est des Australiens, des Américains, des Chinois, un peu partout dans le monde entier… »

Une école de sommellerie de plus de plus reconnue à l’internationale…

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Marc Lasbarrères et Charles Rabréaud :

19 Juin

Série écoles des métiers du vin : le lycée viticole de Blanquefort, 100 ans déjà…

C’est un bel anniversaire et un focus que je vous offre sur le lycée viticole de Blanquefort, un lycée qui accueille plus d’un millier d’élèves et 700 apprentis, qui forme à la viticulture et à l’oenologie. C’est le 1er volet d’une série qui sera diffusée la semaine de Bordeaux Fête le Vin à 18h53 sur France 3 Aquitaine à partir du lundi 19 juin… Un lycée qui forme les futurs techniciens des propriétés de demain.

« Je vous propose de faire une dégustation sur les défauts des vins, notamment sur les défauts liés au brettes… », qui sait ce que c’est ?

« On ressent l’odeur d’écurie, de gouache ou encore de la sciure de cheval… »commente Emile Baudin de Paris, en reconversion, après avoir fait 4 ans en école d’ingénieur numérique… « Je suis en 1ère année et plus tard mon métier de rêve, cela serait d’être oenologue à l’étranger… »

« Après le BTS, j’aimerais bien être directrice technique ou directrice d’exploitation dans un château n’importe où en France ou soit à l’étranger… », commente Ama Malia Magoni de Nouvelle Calédonie qui poursuit après une licence de biologie à Bordeaux.

Et pour bien se rendre compte, le cours d’analyse sensorielle est fondamental, comme en témoigne Simon Quentin-Martinaud de Bergerac qui a fait précédemment un bac STAV : « on commence par un premier nez, déjà pour voir s’il y a des arômes qui vous perturbent, et après un deuxième nez, on peut déguster, recracher, c’est là où on analyse l’amertume, l’astringence, tous les défauts qu’il y a comme par exemple les brettes, les éthylphénols… »

Juste à ses côtés, Zoé Veis qui même après avoir fait un bac général se destine aux métiers du vin et qui compare les deux vins qui leur sont servis…. »Même au nez, je sens déjà le défaut assez fortement d’oxydation, de pommes blettes… »

Aujourd’hui, on forme des techniciens qui demain seront dans les propriétés, ou assureront des fonctions dans le commerce, qui seront en lien avec les viticulteurs et les consommateurs, et donc qui doivent être parfaitement formés pour proposer des produits qui correspondent aux attentes de tous, des produits de qualité, avant tout sans défaut »,  Catherine Mazet, professeure en oenologie.

 « Pour la seconde partie de matinée, ce sont des travaux pratiques qui les attendent à la vigne : « vous allez avoir le levage et relevage, et en même temps vous allez vérifier votre épamprage car depuis que vous êtes passés il y a 3 semaines, il y a des repousses qui ont eu lieu… »

« Prenez le temps d’appuyer vers le bas, d’écarter et de choisir la hauteur à laquelle vous allez le positionner ici sur le premier piquet bois,  placez votre agraphe et vous la poussez contre le piquet… »

Et Benjamin Danjou de commenter ce travail de travaux en vert et de levage, importants en  cette période de l’année : « il a fait beau longtemps et il a plu hier, on va avoir des  maladies qui vont apparaître et si on ne relève pas la vigne, on ne pourra pas passer avec les outils et on ne pourra pas traiter… »

Le directeur de l’exploitation viticole du lycée château Dillon, Laurent Castanet, explique : « on leur alloue deux rangs de vigne et ils doivent tailler, relever, faire les travaux en vert comme aujourd’hui, de manière à ce qu’ils puissent voir l’impact de leur travail tout au long de ces 2 années… »

« Ces jeunes sont aussi sensibilisés au changements climatiques », comme l’explique Rémy Fourest enseignant en oenologie , « en viticulture, ces changements se traduisent notamment par des accidents climatiques plus fréquents, et du coup on leur donne les clés en production pour gérer de manière pratique au vignoble et au chai, pour gérer au mieux les conséquences que cela peut avoir sur les récoltes… »

Ce sont des métiers en tension, nous avons besoin d’employés, d’ouvriers pour les travaux dans la vigne, pour la conduite des engins… », Corinne Reulet directrice de Agro Campus Bordeaux Gironde

Puis ce sont en comité restreint des travaux pratiques et une évaluation sur des cours d’attelage de tracteur : « tu regardes s’il y a personne autour, tu envoies une impulsion, voilà », la suite de leur formation les emmène à un cours d’attelage et de dételage de tracteur avec des outils pour travailler les sols… »

« C’est fondamental pour notre métier, c’est le réglage de l’outil qui va faire qui va faire un bon travail dans les rangs,et  c’est l’agro-équipement qui nous apprend les bases et de faire un travail propre dans les châteaux où on va travailler plus tard… », commente Louis Lozano de Monbazillac.

« Le but d’un technicien supérieur ce n’est pas forcément de conduire; mais c’est aussi de savoir gérer le temps, les travaux et les ressources humaines, aujourd’hui ce qui manque ce sont les personnels qualifiés pour conduire, et bien pourquoi pas demain avoir aussi des robots, pour subvenir aux besoins en ressources humaines des exploitations…« , selon Christophe Héraud enseignant en agroéquipement.

« Il y a une dizaine d’années on utilisait les travaux du sol en complément des traitements chimiques, aujourd’hui ces produits là ont mauvaise presse et puis peuvent être aussi dangereux pour la santé, c’est clair que pour arriver à avoir un résultat quasiment identique, il va falloir, multiplier par 3, 4 5, le nombre de passages, avec des tracteurs, des outils ce qui fait des emplois », ajoute-t-il.

De nombreux jobs s’offrent à eux, 60 000 emplois sont liés à la viticulture, c’est le premier employeur en Gironde.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Ludovic Cagnato, Charles Rabréaud et Jules Feron :