14 Nov

Pour les fêtes de fin d’année, Lafaurie-Peyraguey lance une série limitée de bouteilles parées d’or

Après l’or de Sauternes, voici l’or de Lafaurie-Peyraguey. En prime de ce sublime vin liquoreux en 2016 (1er cru classé 1855), les amateurs de belles bouteilles vont être heureux de découvrir ces bouteilles « Femme et Raisin » de René Lalique parées d’or, réalisées par la célèbre manufacture alsacienne.

© Château Lafaurie-Peyraguey

« Il est l’or, il est l’or Monseignor, l’or de se réveiller… », souvenez-vous de cette réplique d’Yves Montand à Louis de Funes, mais non vous ne rêver pas, le Château Lafaurie-Peyraguey vient d’éditer une série limitée de bouteilles parées d’or. « Une folie des grandeurs », pas forcément mais le goût prononcé pour réaliser une oeuvre d’art.

Une nouvelle initiative du Château Lafaurie-Peyraguey que Côté Châteaux vous avait présentée en exclusivité, en février dernier, avec la présentation de la barrique en cristal.

Depuis le millésime 2013, la gravure « Femme et Raisin » réalisée par René Lalique en 1928, qui orna les célèbres wagons-lits du train « Côte d’Azur Pullman-Express », est reproduite sur les bouteilles de Sauternes du Château Lafaurie-Peyraguey.  Pour les fêtes de fin d’année, David Bolzan (directeur général) et Silvio Denz (propriétaire du château)ont souhaité marquer le coup en lançant une série limitée pour laquelle la gravure de René Lalique va être parée d’or.

De l’or sur la gravure, c’est ajouter à la qualité de ce grand millésime 2016, l’élégance avec « Femme et Raisin » et le raffinement ultime avec l’or », me confie David Bolzan, directeur général des Vignobles Silvio Denz.

Les bouteilles vides ont été envoyées à la célèbre manufacture Lalique en Alsace à Wingen-sur-Moder afin d’être dorées avant de revenir au château pour la mise en bouteille du Sauternes. La pose d’or s’effectue à froid par tamponnage d’or liquide, sur la gravure, puis la bouteille passe au four une nuit à 510°C pour réaliser un émaillage de l’or dans le verre. Chaque flacon est ensuite signé à la main par un ouvrier de la manufacture.

La barrique en cristal signée Lalique pour le château Lafaurie-Peyraguey © Jean-Pierre Stahl

99 bouteilles du millésime 2016 en 75 cl sont mises en vente en cette fin d’année 2019 au château à Bommes et à la boutique Lalique de Bordeaux, et 70 en demi. Le prix ? Allez, on vous dit tout: 180€ la bouteille ou 120 la demi-bouteille… « Il est l’or, il est l’or, Monseignor… », l’histoire ne dit pas si on peut payer avec un Napoléon, la pièce de 20 francs or…

Le Château Lafaurie-Peyraguey s’était déjà illustré avec la réalisation d’une barrique en cristal, contenant l’or de Sauternes, l’or du Château Lafaurie-Peyraguey.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer réalisé en février 2019 :

13 Nov

Commercialisation des vins de Bordeaux : un net ralentissement des ventes

4 millions d’hectolitres commercialisés sur les 12 derniers mois contre 4,7 en 2018; le marché de Bordeaux subit un contexte difficile sur ses grands marchés à l’export (Chine, Hong-Kong, Etats-Unis, Grande-Bretagne) et en grande distribution avec -10% en foires aux vins cet automne. Le prix du tonneau de Bordeaux en vrac est largement repassé en dessous des 1000 euros, un prix en dessous duquel les vignerons ne peuvent pas vivre…

On ne peut pas dire que tous les indicateurs sont au rouge, mais pas loin… C‘est difficile, en ce moment, de vendre du rouge ! Et cela fait 18 mois que cela dure.

Que vous soyez petit vigneron, grand propriétaire, courtier ou négociant, c’est toute la filière qui est touchée. Avec un ressenti plus fort pour les petits qui vendent en vrac du vin qui souvent ne trouve pas preneur, d’où un effondrement des cours comme le souligne Xavier Coumau président du syndicat des Courtiers de Bordeaux : « on a du mal à trouver des débouchés à 800 €, quelques fois à 700… A l’heure actuelle, « ce sont 10000 hectolitres qui se commercialisent par semaine, alors qu’habituellement on arrivait à 30 000 hectolitres. » Un coup d’arrêt ? Pas sûr, mais un marché atone, morose qui ne semble pas rebondir dans l’immédiat.

DES MARCHES A L’EXPORT COMPLIQUES

Comment expliquer ce désamour de Bordeaux ? En fait, c’est compliqué et surtout multifactoriel… « Quand on est en direct avec le consommateur, cela se passe bien, comme Blaye au Comptoir Paris qui s’est très bien passé« , me précise Michaël Rouyer, directeur du syndicat des Blaye Côtes de Bordeaux. « Mais quand on parle du grand export et de la grande distribution, c’est compliqué. On est à -20% et -13% en GD. Et ce n’est même pas une question de prix, , c’est plutôt l’image de Bordeaux qui n’est pas top en ce moment. Alors, il faut se bouger en restauration, chez les cavistes, on a des vignerons présents sur le terrain, comme sur nos opérations Blaye au Comptoir »

Jean-Pierre Rousseau de la Maison de Négoce Diva © Jean-Pierre Stahl

Jean-Pierre Rousseau, dirigeant de DIVA, maison de négoce franco-chinoise basée à Bordeaux connaît parfaitement le marché asiatique premier marché à l’export des vins de Bordeaux : « les Chinois adorent toujours nos vins, mais ils ont du mal à sortir l’argent et la porte arrière Hong-Kong est toujours bouclée, cela n’a pas l’air de s’arranger. « 

Nous prenons des claques de tous les côtés, nous prenons des claques à Hong-kong compte tenu des événements qui ne font que s’aggraver, la Chine a du mal à sortir le cash, même s’ils en ont beaucoup … les Etats Unis nous ont taxé à hauteur de 25%, mais 25% ce n’est que la partie émergée de l’iceberg », Jean-Pierre Rousseau Maison de Négoce Diva

Et le négociant de compléter: « à la fin l’augmentation avec une accumulation de taxes et de profits pourrait être de 50% sur l’étagère comme on dit, le Brexit après-demain…sans parler de la grande distribution française un peu fâchée aussi, donc on ne voit pas vraiment d’où viendrait le soleil… »

LES PETITS VIGNERONS SUBISSENT

Paul Cardoso exploite 13,5 hectares de vignes en Castillon Côtes de Bordeaux © JPS

Paul Cardoso, petit vigneron à Belvès-de-Castillon me confirme n’avoir pas encore vendu tout le millésime 2018, alors même qu’il a fallu rentrer le 2019 « avec la petite récolte de 2017 due au gel, on a pu loger le vin…Mais depuis la mi-mai il y a un ressenti au niveau trésorerie. » Ce sont ainsi 400 hectolitres qui sont toujours à la vente sur 630 de la récolte 2018.

C’est très très compliqué, nous avons vinifié le 2019 avec pratiquement tout le 2018 dans le chai, on a vendu une petite partie du 2018 avec un suivi que nous avons, mais tout le reste n’a pas été vendu et c’est très très compliqué financièrement parlant » Paul Cardoso vigneron.

Florence Cardoso, son épouse, qui est co-présidente de Solidarité Paysans d’Aquitaine et de SOS vignerons, accompagne les viticulteurs en difficultés et dresse ce constat : « le téléphone de Solidarité Paysans ne cesse de sonner, les vignerons ont eu déjà d’énormes difficultés pour financer leurs vendanges, puisque le 2018 est resté dans le chai, et ils ne savent pas comment passer le cap… » Et Florence Cardoso de traduire la détresse vécue par certains : « malheureusement on a des gens qui sont au bord du suicide, à ce moment-là on va chez eux, on essaie de faire un état des lieux, et on les accompagne pour arriver à trouver des solutions, des procédures de redressement judiciaire en cas de cessation de paiements. Et puis, il y a des vignerons qui nous appellent car ils se rendent compte que cela va être compliqué, mais qui ne sont pas encore en cessation de paiements, et là on va les accompagner dans, ce que l’on appelle, la procédure de sauvegarde… » (Florence Cardoso conseille à tous ces vignerons d’appeler Solidarité Paysans afin de s’organiser au plus tôt face aux difficultés car « plus on est en avance, plus facile est le remède »).

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Dominique Mazeres, Floriane Pelé diffusé dans le 12/13 de France 3 Aquitaine ce 13 novembre : 

Encore beaucoup de 2018 à vendre à Bordeaux © JPS

LE CIVB EVOQUE DES ACTIONS EN JANVIER

De son côté, le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux s’apprête à communiquer début décembre sur des pistes d’action, qui sont encore en pour-parlers au sein de l’institution.

Toutefois, les chiffres parlent d’eux mêmes: « on a vendu 4 millions d’hectolitres sur les 12 derniers mois, et en 2018 on en a produit 5,1 millions » commente Christophe Chateau, directeur communication du CIVB. Néanmoins il faut prendre en considération la production sur ces 3 derniers millésimes : « 3,5 millions de vins de Bordeaux produits en 2017 (année du gel avec -40% de récolte), 4,7 millions vendus en 2018 ; 5,1 millions produits en 2018 et 4 millions vendus en 2019. Si on additionne ces deux années on obtient 8,5 millions produits et 8,7 millions vendus… mais on a encore le 2019 qui devrait avoisiner les 5 millions d’hectolitres »

A l’export, Bordeaux subit une baisse de -11% en volume sur les 12 derniers mois (mais +11% en valeur). Cette baisse est importante et entraînée par la Chine -29% en volume (+2 en valeur) et Hong-Kong (-20%) en volume sur les 6 derniers mois, avec une légère reprise en Chine intérieure où la baisse n’est plus que de -6% sur les 3 derniers mois, en affinant, mais aussi avec une baisse plus importante de -33% sur Hong-Kong sur ces 3 derniers mois qui correspondent à la crise vécue sur place.

« Tout confondu, Bordeaux recule de -16 à -17% sur les 12 derniers mois. A cause de la baisse de 40% de la récolte sur le 2017, les prix ont augmenté de 1100€ à 1500€, mais avec une perte de marchés sur les entrées de gamme. Puis les prix se sont cassés la figure en 2018 avec un contexte pas bon, notamment du au libre échange Chine-Australie, à la « guerre civile » à Hong-Kong, aux +25% de taxes de Trump aux USA et au Brexit. On attend les chiffres de la grande distribution, qui ne sont pas très bons, notamment les foires aux vins ont baissé de l’ordre de 10%. »

« Le prix du vrac est de 850 à 900€ en moyenne, avec un premier prix à 750, mais à ce prix là les gens ne peuvent pas vivre », commente encore Christophe Chateau, (ce sont environ 38% des volumes commercialisés (en vrac)).

Charles Ripert du bureau Ripert, courtier en vins quai de Bacalan à Bordeaux © JPS

DES JEUNES A CONQUERIR OU RECONQUERIR

Pour Charles Ripert, célèbre courtier en vins de la place de Bordeaux, on paie aussi de nombreux reportages ciblant Bordeaux  » : effectivement, le Bordeaux bashing joue, mais c’est pour moi exagéré ! On n’utilise pas plus de pesticides à Bordeaux qu’ailleurs, on en utilise autant que partout en France, sauf qu’on est la plus grande région viticole donc la plus grosse consommatrice en volume, il y a un problème d’image aussi: Bordeaux a une image statutaire par forcément fun pour les jeunes, et donc il y a du travail à faire. Au niveau typicité des vins, beaucoup de travail a été fait et la qualité a été largement améliorée aussi. »

Les pistes de travail sont comment développer la demande et peut-être aussi réduire l’offre. Pour développer la demande, le week-end de la Saint-Vincent (patron des vignerons) des 24 et 25 janvier, les vignerons iront faire déguster dans les bars, restaurants, chez les cavistes et en grande distribution leurs vins, il y aura également des bons de réductions qui devraient être mis en place avec les tickets de caisse en supermarchés.

 

BORDEAUX SERA TOUJOURS BORDEAUX

Bordeaux a déjà subi des crises par le passé, celle-ci ne pourrait être que conjoncturelle, mais certains pensent qu’elle semble être davantage structurelle et sur le long terme, sauf que Paul Cardoso me confie « on ne pourra pas supporter 3 millésimes dans le chai »…

Il va donc falloir faire preuve d’imagination et aller non seulement à la rencontre des acheteurs traditionnels mais aussi des jeunes générations, qui par manque d’information peut-être, ont ces derniers temps boudé Bordeaux et essayé d’autres régions viticoles en France ou ailleurs sur la planète vin. Et pourtant Dieu sait qu’à Bordeaux, il y en a pour tous les goûts et à tous les prix. A méditer devant un verre de Bordeaux bien sûr…

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Dominique Mazeres, Floriane Pelédiffusé dans le 19/20 de France 3 Aquitaine ce 13 novembre :

12 Nov

Vin de paille: le Conseil d’Etat valide l’AOC Corrèze

Le Conseil d’Etat a rejeté jeudi la requête des viticulteurs du Jura qui réclamaient l’annulation de l’appellation d’origine contrôlée (AOC) Corrèze, lui permettant d’utiliser la mention « vin de paille » sur ses bouteilles de liquoreux, a-t-on appris vendredi auprès de la Fédération des vins de la Corrèze.

Vin Paillé de la Corrèze © Domaine de Chirac

« On est heureux et soulagé. Le Conseil d’Etat n’a pas suivi le rapporteur public », a déclaré à l’AFP le président de cette Fédération, Jean Mage. Une trentaine de vignerons corréziens exploitent au total une centaine d’hectares, principalement du rouge, mais aussi du blanc, du rosé et, sur 20 hectares, du vin de paille, de part et d’autre de Brive-la-Gaillarde.

« Les gens vont pouvoir faire des investissements dans cette nouvelle AOC car jusqu’à présent, c’était quand même incertain », a-t-il poursuivi, espérant avec cette décision augmenter les ventes, attirer de nouveaux vignerons pour remplacer ceux qui partent à la retraite et permettre de nouvelles plantations.

Selon l’arrêt du Conseil d’Etat consulté par l’AFP, « la Société de viticulture du Jura n’est pas fondée à demander l’annulation de l’arrêté qu’elle attaque ». L’organisme de défense et de gestion (ODG) des vins jurassiens contestait cette reconnaissance devant le Conseil d’Etat, qui leur avait donné raison en 2014, interdisant la mention « vin paillé » sur les bouteilles corréziennes.

Le Jura, principal producteur de vin de paille en France, estimait avoir l’antériorité – le vin de paille figurait déjà au premier concours des vins du Jura en 1836 – et faisait valoir que le cahier des charges corrézien, en particulier la liste des cépages et les conditions de production, ne correspondait pas à la définition européenne du vin
de paille.

Le Conseil d’Etat a estimé que l’AOC Corrèze, constituée en 2017, remplissait les critères prévus par le règlement communautaire et pouvait apposer la mention « vin de paille ». Quant au manque d’antériorité, la haute juridiction administrative a, au contraire, souligné qu’elle était suffisante. « Ce cahier des charges comporte (…), outre le rappel des étapes historiques du développement de la vigne depuis l’époque gallo-romaine dans l’aire concernée et des techniques traditionnelles de fabrication du vin « paillé » dans cette zone, des indications relatives aux facteurs humains propres à la viticulture (…), qui assurent les caractéristiques et la qualité décrites
de l’appellation », écrit le Conseil d’Etat.

La Société de viticulture du Jura s’est dite vendredi « abasourdie » et « très surprise » par cette décision qu’elle « ne comprend pas ». « Le rapporteur public demandait l’annulation.

On va regarder si au niveau européen, on peut se défendre », a indiqué à l’AFP son président Nicolas Caire.  « On espère que les consommateurs ne seront pas dupes. Le vin de paille, historiquement, c’est ici, pas en Corrèze », a-t-il poursuivi.

Ce liquoreux est issu des meilleurs raisins sélectionnés à la main pendant les vendanges. Ils sont ensuite séchés pendant au moins six semaines sur des claies, autrefois en paille. Sans sulfite ajouté, ce vin est ensuite élevé trois ans, avec un passage en tonneau pendant 18 mois.

En Corrèze, quelque 50.000 bouteilles de ce liquoreux sortent des chais chaque année, petit rendement oblige, contre 200.000 dans le Jura. Les Corréziens produisent également 400.000 bouteilles de rouge et de blanc tandis que les AOC jurassiennes en font 10 millions.

AFP

11 Nov

29e Accabailles: quand les Crus Classés de Graves rendent hommage à la gastronomie française

C’était hier la traditionnelle soirée des Accabailles, organisée cette année par la famille Perrin au château Carbonnieux avec les Crus Classés de Graves. Un dîner qu’ils avaient confié à Hélène Darroze, avec comme mission de s’inspirer de la cuisine du Sud-Ouest. Une soirée dont l’objectif est de remercier les chefs et sommeliers des grandes tables, qui au quotidien mettent en avant ces crus classés de Graves à leur carte.

Les Italiennes de l’Hôtel Villa Abbazia avec Rémi Edange et Olivier Bernard du Domaine de Chevalier © JPS

29 ans que cela dure et c’est un rendez-vous toujours très prisé des chefs cuisiniers et chefs sommeliers pour son ambiance, pour se retrouver et se raconter des nouvelles.

Philibert et Christine Perrin du château Carbonnieux, avec Hervé Valverde du Bistro du Sommelier © JPS

La formule est bien rodée et débute toujours par la dégustation des vins des propriétés en blanc (millésime 2017) et en rouge (millésime 2016). Ainsi pouvait-on croiser un Oliver Bernard du Domaine de Chevalier (« un domaine qui existe depuis 5 siècles », Olivier un peu moins) toujours fidèle au poste, prêt à faire découvrir tant son 1er vin que son second, l’Esprit de Chevalier en blanc : « ça ce sont des vins à boire relativement jeune, à partir de 3-4 ans c’est super bon, alors que le 1er vin le Domaine de Chevalier blanc il faut l’attendre un peu plus longtemps. Ce millésime 2017 (qui avait connu le gel dans bon nombre de propriétés de Bordeaux) est un millésime bon en rouge mais en blanc c’est super bon. » L’occasion de rencontrer avec lui également Christina Putz qui met les vins de Graves et Pessac-Léognan à l’honneur dans son établissement l’Hôtel Villa Abbazia, un Relais&Châteaux à 50 kilomètres au nord de Venise en Italie « pas mal fréquenté par des touristes du monde entier et notamment américains qui viennent passer quelques jours à Venise et profite ici de leur séjour. »

Bénédicte Pinero et Véronique Sanders du château Haut-Bailly © JPS

L’occasion de croiser aussi Véronique Sanders du château Haut-Bailly, propriété de la famille Wilmers; un château qui s’apprête à dévoiler l’an prochain un fabuleux chai circulaire, confié à un jeune architecte assez brillant Daniel Romeo, qui faisait partie de l’équipe de Christian de Porzamparc : « une prouesse technique et environnementale, qui va se marier parfaitement dans le paysage, un chai en partie enterré, de 8 mètres 50 de hauteur, qui favorise le gravitaire et l’économie d’énergie, on va gagner en fraîcheur…Il sera opérationnel aux vendanges 2020″. Quant aux dernières vendanges, « 2019 est superbe, on en est très content, tant en qualité qu’au niveau des rendements plus importants par rapport aux deux dernières années, où on avait gelé en 2017 et subi le mildiou en 2018. Cela fait partie de ces grandes années avec pas mal d’homogénéité avec un merlot flamboyant et un cabernet très racé. Je pense que l’assemblage sera magnifique. »

Les vins étaient servis par les élèves sommeliers du Lycée Hôtelier de Talence et du CAFA

Ces Accabailles ont pour origine le terme en ancien occitan « acabar qui signifie achever terminer », précise Eric Perrin co-propriétaire du château Carbonnieux. « Quand on termine nos vendanges, on aime parcourir nos campagnes et aller chercher nos ressources dans nos bois, comme des cèpes et des palombes… »

Ronan Kervarrec et Jérôme Schilling, les chefs très doués de l’Hostellerie de Plaisance et de Lafaurie Peyraguey © JPS

Ce sont ainsi 184 dignes représentants de la gastronomie française qui sont présents ce soir-là, des chefs et sommeliers de « 63 établissements: 61 étoilés dont 9 deux étoiles et 2 triple étoilés », précise Jean-Jacques Bonnie, président des Crus Classés de Graves. Parmi ces grands chefs, Philippe Etchebest du 4e Mur à Bordeaux, Ronan Kerverrec 2** de l’Hostellerie de Plaisance à Saint-Emilion, qui tous deux seront présents sur le salon Exp’Hôtel du 24 au 26 novembre au Parc des Expositions de Bordeaux Lac, mais aussi Jérôme Schilling de l’Hôtel Restaurant Lalique au Château Lafaurie-Peyraguey en AOC Sauternes qui s’apprête à organiser « le dîner des grands » avec Yquem et Pierre Lurton lundi 25 novembre à Lafaurie-Peyraguey, sans oublier Pascal Pressac de la Grange aux Oies au château de Nieuil qui prépare les Gastronomades à Angoulême les 29, 30 novembre et 1er décembre. Hervé Valverde du Bistro du Sommelier a été de toutes ces Accabailles, « je suis venu à toutes, même l’an dernier à Paris avec le chef Gomez, le chef de l’Elysée, c’est un événement fabuleux. »

Hélène Darroze et Eric Perrin à l’ouverture de ces 29e Accabailles

Ces Accabailles avaient une saveur particulière au château Carbonnieux, ce lieu chargé d’histoire comme le rappelle Jean-Jacques Bonnie, dont les origines remontent à 1234 (cela ne nous rajeunit pas), un domaine tenu encore en 1740 par les moines de l’Abbaye Sainte-Croix d’où le nom du second vin et la coquille Saint-Jacques sur l’étiquette de Carbonnieux. Un château renommé déjà au XVIIIe siècle qui eu la visite de Thomas Jefferson en 1787 avant que celui-ci ne devienne président des Etats-Unis d’Amérique. Un château dont l’histoire s’est écrite avec la famille Perrin dès 1956 avec Marc et son fils Anthony, une famille de Bourguignons qui était partie en Algérie et sentant le tournant de l’histoire, s’est installée en terre de Léognan. Une famille aujourd’hui incarnée par Eric, Christine et Philibert, de grandes personnalités du monde du vin.

L’association remercie les chefs et sommeliers qui mettent les vins sur le carte en avant: ici le chef cuisinier Jérôme Schilling (1*) et le chef sommelier Adrien Cascio du Château Lafaurie-Peyraguey © JPS

Le choix du chef a été opéré par la famille Perrin, de concert avec l’association des Crus Classés de Graves: « je voulais quelqu’un du Sud-Ouest, j’ai tout de suite pensé à Hélène Darroze », chef 2** au Guide Michelin, chef de deux restaurants à Paris et du Connaught Hotel à Londres, qui a remporté en 2015 le prix « Veuve Cliquot » du meilleur chef féminin au monde. « C’est quelqu’un d’emblématique, une générosité de cuisine du Sud-Ouest, c’est le cèpe, la palombe et le foie gras, l’identité de notre gastronomie du Sud-Ouest, avec aussi un fabuleux baba à l’Armagnac. »

« la palombe, le foie ras des Landes et les cèpes… »Wellington » par Hélène Darroze

Un moment intense en émotions avec aussi l’évocation de la disparition de deux grands chefs l’an dernier Paul Bocuse et Joël Robuchon, suivie par celle de deux grands viticulteurs : « après avoir déploré la perte de deux grands chefs, je voulais rendre hommage à deux personnages emblématiques et fondateurs de notre appellation: une pensée émue pour André Lurton, créateur de l’appellation Pesac-Léognan en 1987 qui a révélé nos vins à un large public d’amateurs et à Jean-Bernard Delmas, l’un des fondateurs de notre classement de Graves en 1953 par l’INAO, l’un est disparu au moment de la fleur et le second à la fin des vendanges. »

Hélène Darroze, sa team, le traiteur Monblanc et les élèves sommeliers de l’école de Talence et du CAFA remerciés par Jean-Jacques Bonnie, pdt des crus classés de Graves © JPS

Bravo à tous nos chefs cuisiniers, pâtissiers, sommeliers, ambassadeurs de la gastronomie et de l’art de recevoir à la française, passeurs de mémoire, de traditions et de créativité. Carpe Diem.

10 Nov

Quand Malartic Lagravière séduit Charlize Theron et Hollywood…

Un joli focus sur ce château de Pessac-Léognan vendredi 8 novembre au Beverly Hilton Hotel à Beverly Hills. Lors de la grande soirée de gala organisée par l’American Cinematheque en l’honneur de Charlize Theron, le château a régalé les 700 invités de l’actrice.

Charlize Theron et le château © Malartic Lagravière

Chaque année depuis 1986, l’American Cinematheque Award Tribute rend hommage un acteur du cinema hollywoodien pour l’ensemble de sa carrière. Après Al Pacino, Julia Roberts, George Clooney, Ridley Scott et Nicole Kidman, ce fut le tour l’an dernier de Bradley Cooper et cette année de Charlize Theron.

Au cours de cette cérémonie, vendredi 8 quelque 700 invités, des amis et de la famille de l’actrice, ont pu déguster au Beverly Hilton Hotel les vins du Château Malartic Lagravière, propriété de la famille Bonnie en Pessac Léognan, des millésimes 2016 en blanc et 2014 en rouge. Un dîner où était présente Véronique Bonnie-Laplane qui a pu s’entretenir avec l’actrice très intéressée par la propriété bordelaise. Elle a même dédicacé une bouteille qui sera offerte à sa fondation, Charlize Theron Africa Outreach project.

7e Salon des Outsiders du guide Quarin : une sélection de Bordeaux qui réenchante le goût du vin !

Les 15 et 16 novembre, rendez-vous au 7e salon des Outsiders. Ce salon créé par Jean-Marc Quarin rassemble des pépites au Shangri-La Hotel à Paris. Une sélection de vins par JM Quarin et Fabrice Léger en Bordeaux, Alsace, Champagne et Languedoc qui font bouger les lignes. 40 exposants et 100 vins à la dégustation.

© Salon des Outsiders avec ici dégustation du château Réaut

« Un Outsider est un vin dont le goût est supérieur à ce que l’étiquette laisse paraître », selon Jean-Marc Quarin, critique indépendant, installé à Bordeaux et qui publie chaque année le Guide Quarin des Vins de Bordeaux (aux éditions Solar www.quarin.com)

Ces deux journées seront ponctuées par deux ateliers dégustation exceptionnels :

  • Le premier soulignera l’évolution de la qualité dans le goût du Château Léoville Poyferré, deuxième grand cru classé du Médoc et cru de Saint-Julien qui a le plus progressé depuis 2003. Dix millésimes seront proposés à la dégustation.
  • Le second atelier sera consacré au Château Seguin, Outsider numéro 1 de Pessac Léognan. Ce cru associe merveilleusement douceur de texture et subtilité aromatique. Dix millésimes seront proposés à la dégustation.

Et parce que les crus Outsiders méritent d’accompagner le meilleur de la gastronomie, un dîner moitié grande cuisine cantonnaise moitié grande cuisine française, spécialement élaboré par les Chefs étoilés Christophe Moret, Samuel Lee Sum et Jean-Marc Quarin lancera les festivités le jeudi 14 novembre 2019 dans les salons historiques du Shangri-La Hotel Paris. 

DECOUVERTE DES MEILLEURS BORDEAUX DU MOMENT 

Voici une occasion unique de venir découvrir, avant même l’enthousiasme du « marché » pour tel millésime ou tel cru, les Bordeaux qui réenchantent le goût et les palais.
Tous sélectionnés par Jean-Marc Quarin (
www.quarin.com), critique indépendant, ils ressortent haut la main dans ses nombreuses dégustations. Pour Fabrice Léger, épicurien et co-fondateur, « nous construisons ce salon pour permettre au public de vivre, d’expérimenter l’actualité du goût des vins de Bordeaux ».

COMPREHENSION AISEE DU VIGNOBLE

Ce salon guide les visiteurs à travers un parcours de dégustation méticuleusement réfléchi. Chacun en ressort avec une compréhension aisée du vignoble bordelais et des efforts qualitatifs des crus sélectionnés. Par exemple, pour faciliter la découverte des vins rouges, les crus de la rive droite de la Garonne et de la Gironde sont distingués de ceux de la rive gauche. En effet, à Bordeaux il n’existe pas trente familles de goût différentes, comme les trente AOC de vins rouges existantes pourraient le laisser penser, mais deux types de goût selon que le cru est situé rive gauche ou rive droite.

AFFIRMATION DE SON PROPRE GOUT

Êtes-vous plutôt Rive droite ou Rive gauche ? Le parcours de découverte met en valeur les particularités de chaque vin sans que le nombre les écrase. La sélection est si qualitative qu’elle vous permet d’affirmer vos préférences entre les deux rives… en toute quiétude.

Avec JM Quarin.

09 Nov

Week-end portes ouvertes en Sauternes et Barsac du 9 au 11 novembre

C’est un rendez-vous désormais bien ficelé, en ce 2e week-end de novembre. 50 propriétés de Sauternes et Barsac vous ouvrent leurs portes samedi 9, dimanche 10 et lundi 11 novembre. Une effervescence dans ces vins liquoreux et ces 5 villages de l’appellation.

Amicie et Gabriel de Vaucelles vous attendent au château Filhot, qui possède l’un des plus grand parc de Gironde © JPS

Et si on vous proposait un doux moment parmi les plus beaux liquoreux du monde… Ce sont 50 propriétés de Sauternes et Barsac, dont 16 crus classés 1855, qui vous attendent ce long week-end pour leurs traditionnelles portes ouvertes d’avant Noël.

De nombreux amateurs présents ce week-end © Daniel Detrieux

Vous allez voyager parmi ces arômes de fruits confits, d’abricot, d’agrumes, de pêche et avec cette subtile sucrosité à laquelle se marie une fraîcheur qui vous fera apprécier ces vins caractérisés par un bel équilibre et d’une justesse de savoir-faire. Ce sont sans doute les vins les plus difficiles à réaliser avec la magie du botrytis chinera, cette pourriture noble, qui apparaît à l’automne sur les baies de sémillon et sauvignon, favorisée par les brouillards dus au Ciron et aux matinées fraîches et humides et aux après-midi chaudes.

Au château Lamothe Despujols © Daniel Detrieux

Au programme de ces 3 belles journées qui s’annoncent : balades au milieu des vignes, visites des chais, ateliers de dégustations, associations culinaires mais aussi expositions et artisanat d’art.

L’or de Sauternes © JPS

L’occasion de déguster avec modération l’or de Sauternes et Barsac et de rencontrer ces vignerons amoureux de leur terroir à grands vins blancs liquoreux et blancs secs également.

Par ici le programme, la liste des châteaux et des animations…

Et puisque c’est bientôt Noël, Côté Châteaux va vous offrir une émission spéciale Sauternes sur NoA dans 2 semaines et sur le blog Côté Châteaux tout en saveurs et en originalité.

08 Nov

Best Of Wine Tourism : une pluie de récompenses pour Bordeaux et les domaines du réseau Great Wine Capitals

C’était hier soir au Palais de la Bourse un événement exceptionnel. Un dîner de gala à l’occasion des 20 ans du réseau Great Wine Capitals. 22 sites bordelais ont été récompensés dont le château la Dauphine sacré « International Best Of Wine Tourism 2020. 10 lauréats internationaux des 10 villes partenaires ont aussi été consacrés par ces trophées de l’oenotourisme.

Léa Rodrigues-Lalande très fière de son Best Of d’Or pour son châteauPont Saint-Martin (catégorie hébergement à la propriété) © JPS

Alors là les gars, on les a bluffé ! Les membres du réseau Great Wine Capitals se souviendront de leur séjour à Bordeaux, non pas pour la pluie mais là le président de la CCI de Bordeaux Gironde, Patrick Seguin, a reconnu qu’il n’était pas Dieu :« j’avais commandé  le beau temps mais le pouvoir s’arrête à un certain niveau… » Non, ils vont se souvenir de cette semaine pour la qualité de l’accueil, une semaine intense entre les visites techniques des propriétés, les dégustations, la grande soirée « Taste the World in Bordeaux » (qui a rassemblé 400 personnes mercredi au palais de la Bourse), et en apothéose the Big Party avec la remise des Best Of Wine Tourism 2020 : « c’est une soirée intense qui se profile avec la remise des Best Of Wine Tourism Bordeaux et internationaux pour tous les membres du réseau Great Wine Capitals », commentait Asha, la maîtresse de cérémonie, qui a su très bien faire le show tant dans la langue de Molière que dans celle de Shakespeare, déjà en égrenant le nom des 10 villes du réseau Great Wine Capitals.

La délégation suisse de Lausanne entourant Catherine Leparmentier la cheville ouvrière de ces Best Of Wine Tourism et du réseau GWC © JPS

Rien ne vaut le commentaire de Yann Stucki, ami suisse de Lausanne, pour résumer en fait cette folle semaine : « j’ai passé des moments incroyables, formidables, il y a un vrai positionnement touristique ici à Bordeaux, là on a pris des notes sur tout (d’ici à ce qu’ils nous copient…), entre l’Ecole du Vin qui est un vrai modèle, la Cité du Vin remarquable et les propriétés, on voit que vous avez investi, et ce dès qu’on débarque. Ici tout le monde te regarde avec le sourire (c’est vrai que personne ne sait qu’en Suisse il y a quelques lingots), ça change de l’arrogance parisienne, moi c’est décidé je reviendrai avec ma femme. » You, welcome !

« Ce fut une expérience formidable cette semaine », selon Jennifer de Centree Wine Best Of International pour l’Australie du Sud, avec Jacques Faurens © JPS

Allez, place aux récompenses, « cette année nous avons reçu 86 dossiers complets pour Bordeaux, et aussi très intéressants à l’international, que le meilleur gagne » commentait Jacques Faurens président du Great Wine Capitals.

Et deux Best Of pour la Dauphine un or et un international. Chapeau © JPS

Ce sont donc 22 sites de la région bordelaise qui ont été récompensés par des Best Of dont un Best Of d’or pour chaque catégorie, ces prix distinguent la qualité de l’accueil à la propriété et les prestations proposés, marquant des efforts considérables pour amener ces sites à un haut niveau de « réception à la française ».  »

L’oenotourisme est un vecteur international, il permet d’amener des clients du monde entier: il y a des touristes qui s’appuient sur les Best Of Wine Tourism pour faire le tour du monde et visiter ces propriétés primées. », Jacques Faurens président du GWC.

La photo de famille des Best Of 2020 à Bordeaux © JPS

Et comme le soulignait le Président Faurens, « les trophées Best Of Wine Tourism » est la plus ancienne compétition internationale en matière d’oenotourisme dans le monde ». Et même si cela ne paraissait pas gagné d’avance, cette idée de réseau des Great Wine Capitals a fait ses preuve, « c’est une organisation sur des territoires concurrents, mais depuis toutes ces années cela marche ». Une reconnaissance de ces labels, de ces villes et régions viticoles, qui drainent de nombreux touristes et se traduit par des création d’emplois sur les propriétés. L’adoption d’un nouveau plan stratégique ce jeudi pour la prochaine décennie 2020-2030 devrait aussi porter ses fruits et accélérer encore ce rythme des visites.

En Gironde, l’attractivité du vignoble bordelais n’est plus à démontrer, ce sont 4,3 millions de visites chaque année avec des oenotouristes qui dépensent deux fois plus qu’un touriste estival selon l’office de tourisme de Bordeaux.

La propriétaire Emilie Gervoson recevant le Best Of d’Or pour Château Larrivet Haut Brion dans la catégorie services oenotouristiques © JPS

LES LAUREATS BORDEAUX 2020:

  • ARCHITECTURE ET PAYSAGES : Le Cloître des Cordeliers (Best Of d’Or), Château de Camarsac et Château Tour Siant-Christophe.
  • ART ET CULTURE : Château Malromé (Best Of d’Or), Château de Ferrand, et château la Dominique.
  • DECOUVERTE ET INNOVATION: Château la Dauphine (Best Of d’Or), château de Reignac, château Seguin, et château la Tour Blanche.
  • HEBERGEMENT A LA PROPRIETE : Château Pont Saint-Martin (Best Of d’Or), château Malescasse et Château Pape-Clément.
  • VALORISATION DES PRATIQUES ENVIRONNEMENTALES : Vignerons de Tutiac (Best Of d’Or), Château Angludet et Château d’Eyran.
  • SERVICES OENOTOURISTIQUES: Château Larrivet Haut Brion (Best Of d’Or) (bravo à Juliette Hirschy très impliquée cet été lors des visites), Camping Yello! Saint-Emilion et Tendance Sud.

David Bolzan le directeur des vignobles Silvio Denz revenant le Best Of d’Or pour Lafaurie Peyragey (restauration à la propriété) © JPS

  • RESTAURATION A LA PROPRIETE : Château Lafaurie-Peyraguey (Best Of d’Or) et château Malartic-Lagravière.

COUP DE COEUR : Château la Fleur de Boüard

Les Italiens de Vérone et le Best Of International obtenu par Villa Quaranta Tommasi Wine Hotel&Spa © JPS

 LES LAUREATS INTERNATIONAUX 2020:

  • Adelaide (AUSTRALIE DU SUD) : Gemtree Wine
  • Bilbao (RIOJA ESPAGNE): Bodegas Valdemar et Museo Villa Lucia
  • Bordeaux (France) : Château la Dauphine
  • Lausanne (SUISSE): Bouche à Oreille
  • Mainz (RHEINHESSEN ALLEMAGNE): Ingelheimer Winzerkeller
  • Mendoza (ARGENTINE) : Rosell Boher Lodge
  • Porto (PORTUGAL) : Quinta da Pacheca
  • San Francisco (Napa Valley USA) : Louis M. Martini Winery
  • Valparaiso (Casablanca Valley MAROC) : Casa Valle Vinamar
  • Verona (ITALIE): Villa Quaranta Tommasi Wine Hotel&Spa

06 Nov

« Taste the World in Bordeaux » : la grande dégustation internationale au Palais de la Bourse

Ce soir est organisé au Palais de la Bourse de Bordeaux une Fête du Vin internationale. A l’occasion du 20e Anniversaire du Great Wine Capitals, l’occasion était top belle de faire déguster ou découvrir les vins des 10 villes et régions viticoles membres du réseau.

Pour marquer cet anniversaire, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux Gironde a souhaité mettre à l’honneur les prestigieux vignobles des 10 villes et régions viticoles mondialement connues, dont le vignoble de Bordeaux bien sûr.

Ce sont ainsi les productions de ces capitales du vin que sont Adelaïde (Australie méridionale), Bordeaux, Bilbao-Rioja, Lausanne, Mayence-Rheinhessen, Mendoza, Porto, San Francisco-Napa Valley, Valparaíso-Casablanca Valley et Vérone en Italie, qui ont été débouchées dans l’enceinte du Palais de la Bourse, habitué des grandes dégustations, dont la prochaine en décembre pour Bordeaux Tasting sera aussi un grand moment.

Une dégustation dédiée en début de soirée aux professionnels du monde du vin mais aussi ouverte au public.

L’autre grand moment de cette semaine des Great Wine Capitals sera la remise des BestO Of Wine Tourism 2020 demain soir au Palais de la Bourse également. Les prix seront, remis, une fois n’est pas coutume, au cours d’une soirée de gala, prix pour Bordeaux et également des Best Of Internationaux.

 

04 Nov

20e anniversaire du Great Wine Capitals : 115 professionnels des 10 plus grandes régions viticoles du monde en colloque à Bordeaux

20 ans ça se fête ! Du 3 au 7 novembre, le réseau Great Wine Capitals fête ses 20 ans à Bordeaux. Ce réseau a été créé par la Chambre de Commerce et d’Industrie et tient cette semaine sa conférence annuelle dans la capitale mondiale du vin. Il réunit 10 villes parmi les régions viticoles les plus connues au monde avec 115 représentants présents cette semaine dans le bordelais.

Un toast sur un Prieuré Lichine 2006 à la santé des Great Wine Capitals © Jean-Pierre Stahl

Ce 20e anniversaire est l’occasion pour ces 115 professionnels de l’oenotourisme venus du monde entier de visiter les propriétés les plus prestigieuses: les crus classés 1855 du Médoc, de Sauternes ou encore les crus classés de Saint-Emilion. Ainsi ce matin, au château Prieuré Lichine, c’est Lise Latrille, directrice commerciale, et Charles Imbert chargé de l’oenotourisme, qui reçoivent dans la propriété d’Alexis Lichine, aujourd’hui disparu, qui fut l’un des personnages les plus influents du Médoc qualifié de « pape du vin » dans les années 50 à 80 et qui réalisait près de 30% des exportations de Bordeaux aux Etats-Unis.

Lise Latrille, directrice commerciale du château Prieuré Lichine © JPS

C’est l’antre d’Alexis Lichine, c’est ici qu’Alexis Lichine a reçu les plus grands personnages du monde du vin et aussi du show-business, et en général nos invités se souviennent vraiment des repas que nous organisons ici dans cette vieille cuisine », Lise Latrille château Prieuré Lichine.

Des membres de la délégation italienne de Vérone © JPS

Ce château a été récompensé l’an  un trophée soulignant l’accueil à la propriété. Un Best Of Wine Tourism en or qui favorise les visites: 14 000 touristes cette année. « C’est certain, cela nous donne une très belle visibilité, et c’est aussi pour une clientèle qui est ciblée, c’est-à-dire par la découverte du vignoble, un peu dans tous les pays », ajoute Lise Latrille.

Ces 10 villes et régions viticoles misent toutes sur ce développement touristique.

Jo Collins from Adelaide in Australia © JPS

C’est juste une occasion incroyable d’être dans le même réseau des meilleurs producteurs de vin au monde et d’apprendre à leur contact les meilleures pratiques et innovations », Jo Collins vice-présidente australienne de Great Wine Capitals.

Développer ensemble une coopération en matière de business, de formation de recherche ou de tourisme, ces italiens, américains, australiens ou espagnols de la Rioja l’ont bien compris. « Nous avons beaucoup de vignobles et de chais modernes réalisés par de grands architectes, beaucoup de choses à partager avec nos visiteurs », me confie Mikel Arieta-Araunabena de la Chambe de Commerce de Bilbao.

Sandrine Chamfrault responsable du développement au château Marquis de Terme © JPS

Les efforts des propriétés se multiplient, de plus en plus font de l’hébergement et de la restauration à l’instar du château Marquis de Terme, comme nous l’explique Sandrine Chamfrault responsable du développement au château Marquis de Terme.  » C’est vrai que nous sommes fier de recevoir 14000 personnes à l’année, c’est une grosse évolution, c’est la raison pour laquelle nous allons ouvrir ce restaurant. »

Une photo de famille devant le château Marquis de Terme à Margaux © JPS

Ce réseau Great Wine Capitals réfléchit  à encore augmenter son influence pour les 10 ans à venir.