13 Mai

#Vinexpo : un salon recentré sur le business et les rencontres de qualité

Vinexpo Bordeaux s’est ouvert sur fond de concurrence avec les autres salons mondiaux. Si 1600 exposants sont au rendez-vous, moins qu’en 2017, ce salon garde une grande qualité au niveau de ses intervenants et des rencontres bénéfiques. Vinexpo se relance pour mieux poursuivre ses prochaines éditions.

Du monde ce matin avant l’ouverture de Vinexpo © JPS

« C’est important, c’est l’occasion de venir voir nos clients de leur parler de nos nouveaux produits, de notre société et du business du vin », confie Christophe Boudin de la Maison de Champagne Yvon Mau.

« Vinexpo fête sa 20e édition, c’est un salon historique, il a toujours sa place ici à Bordeaux, même si Vinexpo a essaimé aux Usa, à Hong-Kong et à Shangai, ça reste un salon très ancré Bordeaux et de toute la France « , me confie Yann Jestin courtier en grands vins de Bordeaux à l’entrée du salon.

Juste avant l’ouverture à 9h, plusieurs centaines de visiteurs professionnels se pressent à l’extérieur du nouveau Hall 2 pour ce Vinexpo 2019 : « c’est la plus grand salon de l’industrie du vin et je suis content d’être ici », confie Xingkun Ma visiteur chinois.

1600 exposants venus de 30 pays différents, c’est un peu moins qu’en 2017 qui en comptait 2300, mais en tout cas ce sont des rencontres de qualité comme en témoigne la Canadienne  Kathy Cannon, directrice de LCBO pour les Vins Européens : 

C’est bien on vient ici pour 4-5 jours rencontrer beaucoup de fournisseurs. On importe beaucoup de vin du monde entier et c’est l’endroit rêvé pour les déguster, » Kathy Cannon importatrice canadienne LCBO. 

Le Bordelais François Lurton, vigneron globe-trotteur qui produit plus de 70 marques en France mais aussi en Argentine, au Chili et Espagne a ses raisons d’être à nouveau présent : « dans les autres salons que l’on a, il y a surtout des européens voire des nord-américains, mais là on a pas mal le Pacifique, l’Amérique du Sud, l’Afrique… »

Parmi les nouveaux consommateurs outre les Asiatiques, pal mal d’Africains : Manfred Eboumbou travaille ainsi depuis plus de 10 ans le marché du Cameroun : 

Le marché (en Afrique) se développe même plus vite qu’on ne le pense, et notamment pour le vin de Bordeaux très connu au Cameroun, »  Manfred Eboumbou

De nombreuses maisons de négoce sont présentes mais aussi cette maison familiale bourguignonne fidèle depuis la création : « Nous venons à Vinexpo depuis le début, c’est très important, d’autre part nos clients étrangers viennent nous retrouver à Vinexpo. Bordeaux attire quand même beaucoup de monde. »

Jonathan Choukroun Chicheportiche et Juliette Hirschy du Magazine Vert de Vin sur Vinexpo © JPS

« C’était le salon primordial il y a quelques années, cela  a perdu un petit peu de son prestige par contre Bordeaux reste un lieu incontournable car c’est le salon où l’on peut recevoir nos clients et leur consacrer plus de temps ici qu’ailleurs », confie Philippe Marion directeur commercial de Barton et Guestier.

Philippe Marion de Barton & Guestier et Franck Crouzet de Castel Frères © JPS

Cette maison de négoce, associée à Patriarche et Listel sur le stand fait partie du Groupe Castel, le groupe n°1 et France et 3e dans le monde pour la commercialisation de vin. Castel commercialise ainsi 19 bouteilles par secondes. Ça en impose, non ?

Le maire de Bordeaux. Nicolas Florian entouré des dirigeants de Vinexpo et de maisons de négoce et de CEB ©JPS

Quant à savoir si Vinexpo va continuer ? Demandez donc aux frères Cottin de la Maison Dubos ce qu’ils en pensent…« Mon père fait partie de ceux qui ont créé Vinexpo…avec rien. Ce n’est pas pour le perdre aujourd’hui, Vinexpo ne mourra pas », commente l’aîné Robert Cottin.Et celui-ci de compléter : « on a vu autant de clients qu’en 2017″.

La Maison Dubos à Bordeaux avec Robert, Emmanuel et Guillaume Cottin © JPS

« Tout le monde critique mais Vinexpo doit rester, il faut que ça reparte », renchérit Emmanuel Cottin. En somme, il faut arrêter de s’auto-flagelller comme bien souvent à Bordeaux et ce Vinexpo bashing.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Xavier Granger, Jean-Marc Ceccaldi :

Rodolphe Lameyse sur Vinexpo : « je trouve que c’est une bonne chose la concurrence, cela permet de retravailler sur les fondamentaux du salon… »

Le directeur général de Vinexpo était interviewé ce jour à l’ouverture du salon. L’occasion de revenir de manière peu plus longue sur la couleur et les orientation de Vinexpo Bordeaux et en dehors du salon historique.

Rodolphe Lameyse interviewé également par mes confrères de l’AFP  

Jean-Pierre Stahl : « Rodolphe Lameyse, dites-nous, quelle ampleur a ce salon 2019 ?

Rodolphe Lameyse : « Le salon Vinexpo 2019 est un salon qui va regrouper 1600 exposants, 30 pays, on attend un peu plus de 40000 personnes du monde entier… Vous avez des participants de l’Uruguay, de l’Argentine, bien entendu de la France, mais nous avons aussi des nouveaux venus : des exposants qui viennent de la Turquie et du Vietnam et de l’Asie du Sud-Est d’où je viens… »

JPS : « C’est un salon un peu plus petit qu’en 2017 ? »

Rodolphe Lameyse : « C’est un salon qui est différent, il est différent our deux raisons: déjà on a approché la date au mois de mai, traditionnellement c’est un salon qui avait lieu plutôt au mois de juin. On a voulu un petit peu répondre aux interrogations et aux inquiétudes de nos exposants par rapport à l’incidence de la chaleur sur la dégustation, donc on a rapproché un petit peu au mois de mai. On a essayé aussi de trouver une synergie avec le calendrier de nos acheteurs internationaux, et puis c’est un salon qui répond à la nouvelle stratégie de Vinexpo…

« Vinexpo, on se veut d’être un acteur global sur l’industrie des foires et des salons des vins et des spiritueux : on a ainsi des salons aux Etats-Unis, en Europe avec Vinexpo Bordeaux qui commence ce jour, mais aussi en Asie, et on offre une plate-forme à tous nos clients au sein de laquelle ils vont choisir…Donc certains vont peut-être se redéployer, un peu plus sur l’Asie, un peu plus sur les Etats-Unis, donc on a un petit mouvement de balancer. Moi j’appelle cela de l’inspiration, on est plutôt sur un mouvement d’inspiration sur Bordeaux et on inspire sur d’autres lieux ».

JPS : « Il y a tout de même une forte concurrence avec ProWein ? »

Rodolphe Lameyse : « Toujours, on a toujours une grosse concurrence internationale, vous venez de citer notre concurrent allemand, mais il y en a d’autres. Moi je trouve que c’est une bonne chose la concurrence, cela permet de retravailler sur les fondamentaux du salon…de comprendre ce qui fait l’ADN et la spécificité de la marque Vinexpo, et de mobiliser toutes les équipes et tous les acteurs de la filière autour de Vinexpo, dans le patrimoine bordelais et dans l’environnement économique français.

« Vinexpo, on a des atouts, il faut qu’on les exploite, cela a toujours été un rendez-vous d’affaires, cela le sera à l’avenir, c’est aussi un rendez-vous de savoirs, on partage autour des masterclass de l’académie où on va mettre en valeur des cépages, des terroirs, mais aussi demain le 14 mai on va lancer le Symposium consacré au dérèglement climatique, de l’impact que cela peut avoir sur l’ensemble de la filière viticole et vinicole, ça c’est très important… C’est unique, je pense qu’on est les seuls à le faire.

« Enfin, cela fait partie de la magie de Bordeaux, c’est une terre de vin, qui vit au rythme de la viticulture, et de l’industrie vinicole, eh bien on a cette synergie qui se met avec les châteaux, avec le public, hier on avait la grande dégustation qui était ouverte aux partculiers, qui ont pu déguster 600 vins différents, voilà on a une atmosphère à Bordeaux qui est particulière, qu’on ne retrouve nul part ailleurs et qui fait que les gens viennent avec plaisir sur le salon. »

Regardez l’interview réalisée ce matin de Rodolphe Lameyse par Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer :

12 Mai

#Vinexpo : soirée d’ouverture très internationale chez François Lurton à Couhins-Lurton

C’était ce soir les soirées d’ouverture de Vinexpo. Entre la soirée Jurade de Saint-Emilion à Soutard, celle des Crus Classés de Graves à Malartic-Lagravière, c’est finalement une soirée très internationale aussi qui a retenu l’attention de Côté Châteaux, celle de François Lurton le vigneron globe-trotter, producteur dans 4 pays au monde.

Lancement des soirées Vinexpo ici à Couhins Lurton © JPS

François Lurton, c’est l’un des viticulteurs de Bordeaux qui connaît bien le monde, car il l’a parcouru et même plusieurs fois. Côté Châteaux a tendance à le considérer comme le vigneron globe-trotter. Avec son frère Jacques, ils ont été au début des années 90 les pionniers bordelais à produire en dehors de Bordeaux, dans le « nouveau monde. »

Le château Couhins Lurton en Pessac-Léognan © JPS

Là, le monde, il le voit partout pour ces soirées, de quoi donner une première tendance de ce que Vinexpo sera : « il y a du monde partout aux Crus Classés de Graves, à la Jurade, à Yquem avec les 1855, chez Chevalier, et 1500 pour la fête de la Fleur… Ce soir on a pas mal de monde qui vient de l’étranger, on doit avoir à Couhins Lurton environ 30 pays différents… »

Fort heureusement pour son organisation, le temps était fort agréable ce soir avec une douce température et un sublime coucher de soleil sur ce joyau de Pessac-Léognan que son père André Lurton avait fait restaurer au début des années 2000. Il fallait alors que ce château soit digne d’accueillir en 2003 la soirée d’ouverture de Vinexpo et des Crus Classés de Graves.

Seize ans plus tard, c’est François qui reçoit en ce lieu magnifique et qui fait déguster les vins qu’il produit à l’étranger et en France aussi, avec notamment en Languedoc Roussillon sa dernière acquisition Nizas à Pezenas (Languedoc), avec « des cépages un peu différents de ce que je fais dans le Roussillon (Viognier et vermentino) ».

François Lurton produit pas loin de 70 vins sur 4 pays du monde, France, Argentine, Chili et Espagne. Et auparavant, il était aussi présent au Portugal et en Australie. Des vins bien équilibrés aux belles structures, où il réussit à sublimer les cépages de chaque région viticole.

Que pense-t-il du prochain salon Vinexpo qui s’annonce ? Ce soir il est un peu trop tôt pour parler de sa réussite ou non mais une chose est sûre ce salon va conditionner sans aucun doute la suite.

Lui était plutôt « favorable de le conserver en juin plutôt que mai », car pour François Lurton trop proche de Prowein, « en juin il aurait peut-être eu plus de succès, mais ils ont eu peur du temps » (cf en 2017, Vinexpo avait connu une période caniculaire). « Là ils tentent en plein milieu de la campagne des primeurs, bon on verra. »

Lancement de Vinexpo à Couhins Lurton avec Sabine et François Lurton © JPS

François Lurton, lui a choisi d’être bien présent pour ce Vinexpo 2019 au début du Hall 1, il y sera dès la première heure ce lundi 13 mai, mais en attendant ce soir il a tenu à inviter ses clients et distributeurs de par le monde au château Couhins Lurton, près de 140 personnes ainsi présentes.

Le chef Hugo Naon d’El Nacional © JPS

Et pour les recevoir, rien de tel que de donner une note de cuisine argentine avec le chef Hugo Naon, du restaurant El Nacional, qui était aux fourneaux et derrière un immense barbecue, à faire cuire ses spécialités de ris de veau, rognons et aiguillettes de rumsteck… Un instant de partage et de convivialité qui lançait ainsi dignement ce Vinexpo millésimé 2019.

11 Mai

20e Vinexpo : tous dans les starting blocks

A J-2 du salon professionnel international dédié aux vins et spiritueux, les préparatifs vont bon train. Ce nouveau salon va prendre ses marques pour se relancer. Un salon à taille plus humaine, peut-être recentré sur le business et les contacts fructueux, qui va être crucial pour la suite.

Vinexpo Bordeaux ouvre ses portes lundi matin à 9h et pour 4 jours, au lieu de 5 précédemment. Un salon bordelais avancé dans la saison, en mai désormais au lieu de juin, pour répondre aux critiques formulées précédemment concernant la canicule vécue en 2017, où le parc des expositions avait peiné à rafraîchir tant ses allées que les vins, surtout les après-midi quand les températures extérieures frôlaient les 40°… Ce rendez-vous avancé peut aussi mieux coller aux attentes des professionnels par rapport aux affaires.

Passé ce préambule et ce postulat, les organisateurs annoncent une « 20ème édition placée sous le signe de la performance des contacts et de la convivialité ». L’accueil devrait être amélioré, de nombreux gestes ont été faits à destination des exposants et des professionnels qui vont sillonner les allées des Hall1 et 2, des gestes réalisés de concert entre la ville de Bordeaux, Bordeaux Métropole et Vinexpo.

DES VISITEURS QUELQUE PEU CHOYES

L’objectif clairement affiché est de faciliter la vie et l’accès des visiteurs sur le salon. Aussi, Vinexpo, la ville et Bordeaux Métropole ont mis en place des dispositifs pour favoriser la mobilité des professionnels avec :

  • Mise en place de navettes gratuites depuis l’aéroport, la gare Saint-Jean, Mériadeck, le centre-ville et la zone hôtelière de Bordeaux-Lac
  • Un « Pass Vinexpo » offert à tous les exposants et visiteurs afin qu’ils puissent circuler gratuitement sur le réseau de transport TBM (tramway et bus)
  • Un séjour aussi culturel avec un accès gratuit à la Cité du Vin et à plusieurs autres musées

UN RENDEZ-VOUS AXE SUR LE BUSINESS

  • UN VINEXPO COSMOPOLITE :

* 120 nationalités attendues pour Vinexpo, ce rendez-vous mondial du vin et des spiritueux. Parmi ces experts et acheteurs, 65% seront des décideurs.

29 pays exposants dont 2 nouveaux : la Turquie et le Vietnam. 

                 * 1 600 Sociétés (dont 15% de nouvelles par rapport à 2017) occuperont la totalité du Hall 1. Le nouveau Hall 2, baptisé Palais 2 l’Atlantique sera dédié aux grandes dégustations et au 1er Symposium International consacré à « l’impact du changement climatique sur la filière du vin et des spiritueux ».

  • UN TOUR DE FRANCE DES REGIONS VITICOLES

Toutes les régions productrices de France seront représentées, certes avec un peu moins en volume car il n’y a pas cette fois-ci de Hall 3, mais en qualité, de grandes marques françaises internationales seront bien présentes : les Grands Chais de France, Minuty, GH Martel & Cie, Henri Bourgeois, Albert Bichot, Champagne Bollinger, Joanne, Baron Philippe de Rothschild, Bernard Magrez ou encore CVBG-Dourthe Kressmann.

  • LES MARQUES ETRANGERES PRESENTES A VINEXPO

Parmi les marques étrangères annoncées : Clos de los Siete, Catena Zapata (Argentine), Robinson & Sinclair (Afrique du Sud), Felix Solis Avantis, Marqués de Cáceres (Espagne), Piccini, Emilia Romagna (Italie) ou encore Cofco Greatwall (Chine).

The blend au Palais de la Bourse en 2017 © Vinexpo

UN VINEXPO HORS LES MURS

Le Off de Vinexpo, c’est aussi ce qui fait l’attrait ou le charme de ce salon, et que l’on ne trouve pas à ProWein. Des soirées organisées par Vinexpo mais aussi des soirées organisées par les grandes associations et commanderies des vins de Bordeaux.

  • LE DINER DU PALAIS

Mardi 14 mai, au Palais de la Bourse, ce sera une soirée remarquable destinée à répondre à une demande des exposants (notamment non bordelais) d’accueillir leurs invités et leur faire sentir qu’ils comptent pour eux, business oblige. Cette soirée Vinexpo sera orchestrée par les chefs François Adamski et Michel Roth, en association avec leurs propres vins

  • THE BLEND

Mercredi 15 mai, également au Palais de la Bourse, ce sera la soirée officielle et gratuite pour tous visiteurs et exposants de Vinexpo en mode afterwork, une soirée décontracté, pour continuer éventuellement à développer son réseau.

LES 8 INCONTOURNABLES DE VINEXPO

  • Les cépages autochtones du monde (Lundi 13 mai 13h00/14h30 Hall 1 salle 2)
    Olivier Poussier, Meilleur Sommelier du Monde 2000, propose à travers cette dégustationunique, de faire un tour du monde des meilleurs vins de cépages autochtones, que l’on qualifieainsi par opposition aux cépages internationaux.
  • Shochu, le spiritueux japonais (Lundi 13 mai 16h00/17h30 Hall1 – salle 2)
    Une dégustation permettra de découvrir l’histoire, les techniques de production et l’art de ladégustation de ces deux alcools japonais.
  • 1er Symposium International « Act for change » sur « l’impact du changement climatique sur lafilière du vin et des spiritueux » (Mardi 14 mai 10h00/16h30 Hall 2)
  • Renaissance des appellations (Mardi 14 mai 10h30/18h30 Hall 1 salle3)
    Cette célèbre association sera pour la première fois présente à Vinexpo Bordeaux au traversd’une dégustation regroupant 60 vignerons en biodynamie de nombreux pays, dont : Autriche, Espagne, France, Italie, Slovénie, Suisse.
  • Les Victoires du Liège 2019 (Mercredi 15 mai – 11h30/14h30 Hall 1 salle 3)
    Créées à l’initiative de la Fédération du Liège et de Rayon Boissons, les Victoires du Liège récompensent les démarches innovantes des enseignes de la grande distribution française.
  • La battle des Meilleurs Sommeliers nouvelle génération ! (Mercredi 15 mai 16h/17h30 Hall 1Salle 2)Trois brillants jeunes sommeliers s’affronteront en toute amitié pour convaincre l’auditoire que le vin blanc et le vin rouge qu’ils ont sélectionnés, dans leur cépage préféré, sont les plus remarquables.
  • Vinexpo Challenge (Jeudi 16 mai11h00/12h30 Hall 1 – Salle 1)
    Animée par Marc Almert, Meilleur Sommelier du Monde et sponsorisée cette année par Vinc by Cork Supply, cette masterclass propose de tester ses compétences en dégustant à l’anonyme 10 vins d’exception de producteurs exposants à Vinexpo Bordeaux 2019.

10 Mai

Exclu: il y aura bien un appel à Bordeaux dans l’affaire des épandages de Villeneuve

C’est une nouvelle ! L’avocat François Ruffié confie à Côté Châteaux en avant première que le Parquet Général fait appel du jugement qui avait vu la relaxe des 2 châteaux des Côtes de Bourg qui avaient procédé à des épandages le 5 mai 2014, incommodant  des élèves et une institutrice.

L’avocat de la Sépanso François Ruffié le jour du jugement © JPS

« Le Parquet Général de Bordeaux a fait appel, nous aurons un vrai procès, en entier » commente à chaud et ravi François Ruffié, l‘avocat de la Sepanso. Le jugement du 30 avril dernier avait prononcé la relaxe des deux châteaux, l’un en conventionnel, l’autre en bio, qui avaient procédé à des épandages le 5 mai 2014 sur leurs parcelles respectives, mais la force du vent avait quelque peu dispersé les produits phytosanitaires, en dehors.

« Je suis super content, la santé de nos enfants vaut bien un procès », selon le refrain désormais célèbre de l’avocat Ruffié qui ne lâche rien. Il avait déjà fait appel devant la chambre de l’instruction du classement sans suite de l’affaire et avait été déjà suivi par le Parquet Général. Et celui-ci d’ajouter, cette relaxe était un très mauvais signal donné à la profession.

On s’en félicite, cette décision montre que le parquet général est en cohérence avec sa décision de relancer l’affaire l’année dernière, elle a du mal à aboutir car la viticulture pèse d’un poids très lourd, mais nous nous pensons que la vie de nos enfants vaut bien un procès », Daniel Delestre président de la Sepanso.

Le président de la Sepanso Gironde continue de commenter : « les avocats de la défense ont dit qu’on n’était pas capable de déterminer le lien de causalité, mais la question n’est pas là, la question est de savoir est-ce qu’il y a eu un écart par rapport aux normes de procédure d’épandage et nous pensons que oui. En fait ce jour là, l’épandage s’est fait dans conditions contraires, des conditions de vent et le parquet général en juge autant. »

Les deux châteaux étaient poursuivis pour « utilisation inappropriée de produits phytopharmaceutiques ». L’affaire était  survenue le 5 mai 2014 et avait ému la France entière. 23 enfants et une institutrice de l’école primaire de Villeneuve ont été pris de maux de tête, d’irritations des yeux et de la gorge et d’envies de vomir. Il était reproché par la Sepanso aux châteaux d’avoir traiter alors que la force du vent était supérieure à 3 Beaufort, force à partir de laquelle il est interdit de traiter. 9 stations météo en Gironde donnaient des mesures de 20 à 32 kilomètres à l’heure, mais à Villeneuve il n’y avait pas d’anémomètre, donc pas de preuve irréfragable…ce derrière quoi s’étaient retranchés notamment les avocats de la défense.

Affaire donc à suivre…devant la Cour d’Appel de Bordeaux.

Relire l’article :

Affaire d’épandage de produits phytosanitaires de Villeneuve : les deux châteaux sont relaxés

Ecoutez Daniel Delestre interviewé par Jean-Pierre Stahl et Dominique Mazères :

09 Mai

Tous ô chais, samedi 11 et dimanche 12 mai en Côtes de Bourg

C’est le prochain rends-vous des Côtes de Bourg : l’opération « Tous ô Chais » (ou plus simplement les portes ouvertes) » a lieu ce week-end,  les 11 & 12 mai. Et en prime, c’est avec Charlotte…vigneronne à Bayon sur Gironde.

A vos tablettes, les châteaux de l’appellation Côtes de Bourg vous accueillent ce week-end pour des dégustations et des visites de leurs chais. Certains d’entre eux vont même jusqu’à proposer des animations: expositions d’art, concerts, dégustation de produits régionaux, balades en calèches.

Quant à la boutique et le bar à vin de la Maison des Vins des Côtes de Bourg, ils seront ouverts les deux jours de 10h00 à 19h00.

Liste des animations et des châteaux qui proposent de la restauration sur www.cotes-de-bourg.com.

Pour télécharger le dépliant de Tous Ô Chais, rendez vous sur www.cotes-de-bourg.com

Pour plus d’informations : 05.57.94.80.20. Et encore bravo à Charlotte pour avoir prêté son image à l’opération…

07 Mai

Gel dans le vignoble de Bordeaux : un peu plus violent que prévu…

Après ces deux nuits de gel dimanche et lundi matin, Bordeaux recense ses dégâts et panse ses plaies. Selon le CIVB, 5 à 10% du vignoble a été gelé, mais certaines appellations ont subi un plus lourd préjudice dépassant les 15%. Certains vignerons déjà affaiblis par le gel de 2017 et la grêle de 2018 ont été impactés de nouveau…

Résultat du gel dans l’Entre-deux-Mers © Sophie Aribaud

« Le gel a touché entre 5 et 10 % du vignoble, mais on aura une idée plus précise jeudi matin avec les retours de la chambre d’agriculture de la Gironde », me confie en cette fin d’après-midi Christophe Château directeur communication du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux. « Globalement, il n’y aura pas un impact très important sur la récolte finale à Bordeaux, mais quand on regarde de plus près, c’est vrai que certaines propriétés ont perdu plus de 50%, celles que l’on dit gélives ou situées dans des bas-fonds. »

GRAVES : ENTRE -2 ET -3° DANS LES ZONES LES PLUS FROIDES

Dans les Graves, Mayeul L’Huillier le directeur commente : « on a été touché comme tout le monde…les 2 nuits, les températures étaient très froides et quasi identiques : entre -2 et -3° dans les zones les plus froides. »

Les zones impactées à plus de 50% sont sur les secteur de Landiras, Budos, Illats et Pujols » Mayeul L’Huillier directeur du syndicat des Graves.

Et de poursuivre : « sur les secteurs de La Brède et de Saint-Morillon, la vigne a été touchée par le gel à hauteur de 20%, et plus au sud de l’appellation 5%. Au total, on dénombre 350 hectares touchés, soit 10% des Graves, c’est moins que 2017 mais pire que 2016. »

A SAINT-EMILION, 15% DU VIGNOBLE TOUCHE

A Saint-Emilion, Jean-François Galhaud a revu sa première appréciation de dimanche en début d’après-midi :

Le gel a été plus important, on a 15% du vignoble touché, il y a des endroits où ça a bien tapé. Cela a détruit la repousse où il y avait eu le gel du 13 avril, là c’est fichu à 100%, il n’y aura rien », Jean-François Galhaud président du Conseil des Vins de Siant-Emilion.

« Le plateau de Puisseguin, les bas-fonds sont bien touchés, on a des endroits où il faisait 2° et un kilomètre plus loin on avait du -1 à -2° », et de reconnaître l’avoir échappé belle globalement, en étant passé tout près du même désastre que 2017 où 70% du vignoble de Saint-Emilion avait été gelé :

Ca a été très très limite par endroit à 1 ou 2°près, en tout cas, ça a été un peu plus violent qu’on ne pouvait le penser… » Jean-François Galhaud

Le gel dans le Sauternais aussi en bas de Bommes © Daniel Detrieux

DANS LE BLAYAIS, 1000 HECTARES GELES

« Ce soir on a une réunion avec Michel Rouyer et moi-même », me précise Franck Jullion, président des Blaye Côtes de Bordeaux. Et de confirmer ce qu’il m’avait confié dès dimanche:  » on est à 1000 hectares touchés entre 50 et 100%, 1000 hectares sur les 6000″, soit 17% de de l’appellation Blaye Côtes de Bordeaux.

C’est compliqué pour certaines propriétés, ceux qui ont gelé en 2017, grêlé en 2018 et qui ont à nouveau gelé… », Franck Jullion président du syndicat de Blaye Côtes de Bordeaux.

Franck Jullion a été touché par plusieurs confrères vignerons en situation de détresse. Il me dit qu’en prime les vignerons assurés seront très mal remboursés car les assurances font une moyenne de production sur les 5dernières années, en retirant l’année la plus mauvaise et la meilleure, cependant sur les 5 dernières années, cela veut dire qu’il y a dans ce décompte 2 années mauvaises car il y aura eu 3 événements climatiques. Là dessus, il faut retirer la franchise, bref il ne reste pas grand chose…

Franck Jullion va proposer d’acquérir des éoliennes portatives qui ont fait leur effet, il faudra trouver le financement, des subventions, en tout cas il ne veut pas laisser davantage à l’avenir ses amis et collègues vignerons connaître à nouveau ce triste sort.

05 Mai

Gel à Bordeaux : « on a combattu pendant 6 heures cette nuit »

C’est un nouvel épisode de gel à Bordeaux, après celui du week-end d’il y a trois semaines. C’est surtout la plaine et les « endroits gélifs » qui ont été impactés. Ce matin, les viticulteurs vont attendre et mesurer au fur et à mesure les dégâts. De nombreux vignerons étaient sur le pont cette nuit pour combattre le gel.

Des températures de -1,7 à -2°C sur les zones gélives de Saint-Emilion © Sophie Aribaud

Vous êtes bien réveillés ? Vous êtes à l’écoute de « radio » Côté Châteaux… Le blog du vin au chevet de la vigne va tenter de vous donner la température de ce matin dans le bordelais.

« Au sol dans les bas-fonds, j’avais -3°C, et à la tête du pied -1° », commente ce matin Nicolas Lesaint responsable technique du château de Reignac à Saint-Loubès en Gironde. « Les coins gélifs, ça va shooter encore...A 8h, j’entends encore les hélicoptères sur le secteur de Saint-Emilion. »

Des vignes impactées par le gel © Nicolas Lesaint du château de Reignac

Nicolas Lesaint était comme bon nombre de vignerons cette nuit sur le front du gel : « j’ai fait brûler mes bottes de paille, j’ai fait ce que je pouvais. C’est la 1ère fois que j’en utilisais, mais on n’est pas dimensionné pour cela. Je les ai mis sur les coins les plus gélifs de la propriété, j’ai disposé 8 bottes, la gestion des bottes de paille, avec le changement des vents, ce n’est pas évident et pluis au delà d’un diamètre de 10 mètres, cela ne change plus rien. C’est dur. Cela part bien 2019 ! » Au final, cet après-midi il a recensé : « 4 à 5 ha de perdus… ça aurait pu être pire… on en devient philosophe… ou résigné. »

Sophie Aribaud, conseillère viticole sur le secteur de Saint-Emilion et Pomerol a aussi sillonné les vignes pour voir comment cela se passait cette nuit :

C’est descendu à -1,7 à -2° sur les zones les plus gélives de Saint-Emilion (secteur Barbanne) et -0,5 à -0,7 sur des terroirs d’habitude pas très gélifs ». Sophie Aribaud conseillère viticole.

Des hélicoptères pour lutter contre le gel, pour les châteaux qui en ont les moyens © Sophie Aribaud

Depuis 4 heure, c’est le branle-bas de combat, « avec bougies, éoliennes, ballots de paille, et hélicoptères. On a eu un vent de nord-ouest pas du tout annoncé alors que Météo France annonçait un vent d’est », poursuit Sophie Aribaud. « En revanche, sur le centre-bourg de Saint-Emilion, il n’y a pas eu trop de souci, c’est vraiment en plaine…. A Figeac, la Conseillante et Pétrus, ils ont mis le paquet… »

Laurent Clauzel, vigneron et propriétaire de la Grave-Figeac à Saint-Emilion, en face de Cheval Blanc, a vécu une nuit blanche, une nuit de stress : « à partir de 23h, la température a chuté très vite, nos avons décidé d’allumer les bougies à 3h30… Au court de l’allumage, la température a remonté doucement , mais sur le coup de 7h alors que nos étions sur le front, elle a chuté et provoqué une gelée blanche au sol …. Grâce aux bougies, nous pensons ne pas avoir de dégâts, mais c’est passé très près et d’autres vignobles ont dû souffrir !! » 

Jean-François Galhaud, le président du Conseil des Vins de Saint-Emilion, est en train de faire le tour afin d’estimer : « cela a touché les bas-fonds de Lussac, Puisseguin, un peu Saint-Emilion et à Saint-Christophe des Bardes. C’est très ponctuel cela représente 5% maximum de l’ensemble du vignoble de Saint-Emilion, mais cela n’est pas passé loin. C’est un peu moins fort que le 13 avril dernier. C’est en tout cas un dur métier entre le gel, la grêle, la maladie et la chute du cours… » 

Dans le Blayais, Franck Jullion le président des Blaye Côtes de Bordeaux commente : « il y a eu un impact, c’est une certitude. Il y a eu des vignes de gelées. On va en savoir plus ce soir et lundi matin. 

Cela a gelé plus de vignes qu’il y a 3 semaines où 5% avaient été gelées, au moins 15% ont été touchés soit plus de 1000 hectares, » Franck Jullion président des Blaye Côtes de Bordeaux.

« Gel, grêle, gel, les propriétés qui ont connu ces aléas, pour elles cela va devenir très compliqué. Malheureusement, il y a eu samedi un petit coup de pluie qui a amené de l’humidité au petit matin. »

Le dispositif de lutte chez © Loïc Pasquet dans les Graves

Dans les Graves, Loïc Pasquet pour Liber Pater témoigne : « on s’est battu toute la nuit, sans les machines « Agrofrost » (des bonbonnes de gaz qui tournent sur elle-même et qui couvrent près d’1hectare), c’était fichu… »

On a gelé pendant 6 heures à -1,5° et ça ne se remettait pas. Cela a été tendu. Sans les machines, on n’avait plus de vin », Loîc Pasquet vigneron à Landiras.

Et de poursuivre : « c’est raide, raide, de faire du vin. En 2017, je me suis dit, qu’il fallait que j’investisse. La problématique, c’est que la végétation est très en avance. On débourre fin mars. Les accidents climatiques n’ont pas changé, mais c’est le cycle végétatif qui avec le réchauffement climatique a 3 semaines d’avance… »

Pour cette nuit, Loïc Pasquet a réussi a sauvé sa récolte, mais il redoute la nuit prochaine où il devrait encore gelé…L’état des dégâts ne sera pas connu avant le début de semaine, avec un tour d’horizon et une remontée d’informations de la chambre d’agriculture de la Gironde.

Au château d’Arsac dans le Médoc, Philippe Raoux avait déployé les grands moyens, avec 3 hélicoptères pour tenter de sauver le millésime 2019; tout a commencé en pleine nuit, avec les plans des parcelles à survoler, histoire de ramener de l’air chaud avec des vieux tas de ceps allumés au bout de la zone délimitée. C’est une bataille contre le froid, contre le vent et contre le temps, pour glaner quelque dixièmes de degrés, un degré ou peut-être un tout petit peu plus.

Très concrètement sur les relevés de températures, ce que l’on a pu constater, c’est ce qui était à -1,3°C, juste après le passage de l’hélico, on se retrouve à -0,5°C », Olivier Bonneau directeur technique du château d’Arsac.

En 2017, le château d’Arsac avait perdu près de 90% de sa récolte, pour éviter cette nouveau cataclysme, Philippe Raoux a employé les grands moyens : « on a des caprices de températures qui n’existaient pas dans le passé, et en parallèle nous avons le réchauffement climatique qui fait que la végétation est en avance. Donc les deux se rencontrent et ça crée des catastrophes… »

Ce soir Christophe Chateau, directeur communication du CIVB, sera l’invité du 19/20 sur France 3 Aquitaine. Côté Châteaux adresse toute son estime envers tous les vignerons courageux, à nouveau éprouvés par ce satané gel.

Regardez le reportage sur la lutte menée avec des hélicoptères cette nuit au château d’Arsac dans le Médoc de Karim Jbali et Xavier Granger : 

04 Mai

Patrick Bruel : « on s’était dit rendez-vous dans dix ans… » au Domaine de Chevalier

C’est un monument de la chanson française qui s’est produit hier à l’Arena de Bordeaux : « Patriiiiick », comme le scandaient les jeunes et jolies filles des années 90, dont certaines étaient de nouveau présentes à l’Arena. Un moment de partage et de générosité puisque le chanteur a reçu les lecteurs de Sud-Ouest avant le concert et a été lui-même bien reçu au Domaine de Chevalier, dont il est un grand amateur. Instants d’émotions entre fans de musique et fans de vin…

Patrick Bruel et Olivier Bernard au centre, avec les musiciens du chanteur et la famille Bernard © Domaine de Chevalier

Patrick Bruel continue de rassembler les foules. A l’Arena hier soir, il a fait salle comble, 7700 personnes, avec des réservations de longue date. Le chanteur de « Casser la voix » qui en son temps a cassé la baraque n’a jamais cessé d’être ce chanteur populaire qui rassemble plusieurs générations. A quasiment 60 ans, le 14 mai prochain, il a montré hier soir qu’il n’avait rien perdu de la fougue de ses débuts, avec « Marre de cette nana-là » en 1984 qui l’a fait connaître, avant son succès planétaire de « Casser la Voix » (Album « Alors Regarde » en 1989), reprenant ses standards mais aussi les titres de son nouvel album « Ce soir on sort » (2018).

UN MOMENT PARTAGE ENTRE PASSIONNES

Patrick Bruel est aussi un passionné de vin, et c’est à ce titre qu’il a été invité à déjeuner, hier midi avant le concert, par la famille Bernard au Domaine de Chevalier à Léognan.

« Patrick Bruel a découvert Chevalier il y a un moment déjà grâce à Philippe Faure-Brac », me confie ce matin Adrien Bernard. « Mon frère Hugo et sa femme Coralie l’avaient rencontré aux Etats-Unis et c’est comme cela qu’il a pu venir à Chevalier accompagné de ses musiciens pour partager un joli moment sympathique de passion. Il y a une vraie amitié avec les vins de Chevalier et il les connaît bien. »

UN CONCERT A BORDEAUX DE PLUS DE 2H30

Véritable monument de la chanson française, tout comme ou après Johnny, il a montré hier sa générosité avec un concert de plus de 2 heures 30 : « c’est quelqu’un de très humain, engagé vraiment approchable et d’une profonde gentillesse. Ses musiciens sont des gens aussi à cette image. On n’imagine pas la tournée qu’ils font en ce moment et l’attachement qu’a ce garçon pour son métier et ses fans », complète Adrien Bernard du Domaine de Chevalier.

Un petit clin d’oeil de Côté Châteaux à ce moment délicieux, car Côté Châteaux c’est le blog où l’on trouve aussi la « place des grands hommes… »

Regardez le reportage sur le concert de Patrick Bruel, vendredi 3 mai à l’Arena, de Louis Roussel, Ludovic Cagnato et Charles Rabréaud :

03 Mai

Laurent Moujon lance le 1er livre sur les accords mets/vins entre la cuisine indienne & les vins de Bordeaux

Mais où va-t-il s’arrêter ? Laurent Moujon rédacteur et éditeur de « Bordeaux Patrimoine Mondial & Ses Routes des Vins », réalisé en 11 éditions, vient de lancer un livre de recettes entre la cuisine indienne avec les vins de Bordeaux dont il se dit très fier et il y a de quoi.

Laurent Moujon, lors de la présentation de l’ouvrage à la CCI de Bordeaux, avec Rameshwar Kulkarni.

« Je peux vous assurer que ce plaisir et cette fierté sont pour moi multipliés… car vous êtes en possession du 1er livre sur les accords mets/vins entre la cuisine indienne & les vins de Bordeaux », témoigne Laurent Moujon, auteur de guides touristique et de 3 livre d’accords mets-vin chinois, japonais et indiens avec les vins de Bordeaux.

J’ai constaté que les vins de Bordeaux voyageaient à travers l’Asie tout entier pour les amateurs de vin, mais qu’il manquait des accords entre la cuisine indienne et les vins de Bordeaux ! »

C’est ainsi qu’il s’est rapproché d’un team anglo-indienne – Brinda Bourhis, Ujwala Samant et Rameshwar Kulkarni- pour choisir soigneusement des chefs et mets indiens en Angleterre, Inde et Etats-Unis. La difficulté était de répondre aux notes complexes des 34 vins de Bordeaux que Laurent Moujon avait sélectionnés, dégustés et notés avec l’équipe de sommeliers indiens & français.

A noter qu’entre 2010 et 2017, l’industrie vinicole indienne a enregistré un taux de croissance annuel de 14%, ce qui en fait la boisson alcoolisée avec la plus forte croissance, par ailleurs en Inde, 485 millions de personnes ont l’âge légal pour consommer de l’alcool (avec modération) (source Wine Intelligence).

Un livre qui fait partager les secrets d’une cuisine indienne raffinée, qui donne aussi des idées de mariage avec les vins de Bordeaux, un ouvrage qui a été le fruit notamment de la générosité des chefs indie.

« Ce voyage culinaire à travers l’Inde & les vins de Bordeaux vous servira d’inspiration pour accorder vins et mets sur votre table ou au restaurant et ainsi partager nos plus belles découvertes viticoles, en recherchant l’harmonie entre le plat et le vin parce que les vins subliment la saveur d’un mets. Vous découvrirez qu’il existe de nombreux accords avec un même vin ou plat car il est plus facile d’accorder un plat avec un vin ».

Ce livre dévoile également dans sa seconde partie les propriétés bordelaises qui se cachent derrière chaque bouteille. Ces châteaux offrent un attrait architectural, patrimonial et familial incommensurable. A découvrir.

Bordeaux, Alliance de ses vins avec la Cuisine Indienne : 382 pages, 22€;  67 recettes indiennes réalisées par des chefs de 3 pays: Angleterre, Inde, & USA, avec 33 Châteaux et 16 Master & Celebrity Chefs indiens.