27 Nov

La plus fabuleuse collection de menus aux Musée des Arts et du Design de Bordeaux: « la trace de l’histoire diplomatique et gastronomique »

Jean-Maurice Sacré est un passionné d’histoire. Il est libellocénophile. Il a ainsi constitué une collection unique avec 2000 menus qui ont orné les tables les plus prestigieuses au monde. Une histoire diplomatique et gastronomique, relatée à travers ces dîners, à retrouver jusqu’en février 2017 au Musée des Arts et du Design de Bordeaux.

Jean-Maurice Sacré a rassemblé plus de 2000 menus historiques © Jean-Pierre Stahl

Jean-Maurice Sacré a rassemblé plus de 2000 menus historiques © Jean-Pierre Stahl

C’est une sacrée collection que l’on doit à Jean-Maurice Sacré. Il est d’autant plus intéressant de jouer sur les mots, car cette collection est réalisée avec de nombreux menus en l’honneur de têtes couronnées, de grands de ce monde et des présidents de la Ve République, qui n’en sont pas moins devenus aussi des monarques républicains…

Plan de table et menu du 1er juin 1961 pour le dîner offert par le Général de Gaulle en l'honneur du Président JF Kennedy et de son épouse au château de Versailles © JPS

Plan de table et menu du 1er juin 1961 pour le dîner offert par le Général de Gaulle en l’honneur du Président JF Kennedy et de son épouse au château de Versailles © JPS

« J’ai commencé ma collection, il y a quasiment 30 ans ». Tout démarre avec « un menu que j’ai trouvé dans une brocante, c’était en l’hommage du roi Alphonse XIII d’Espagne, qui datait de 1905. »

Reconstitution d'une table d'apparat et projection des actualités Pathé sur ces visites présidentielles et de monarques en France © JPS

Reconstitution d’une table d’apparat et projection des actualités Pathé sur ces visites présidentielles et de monarques en France © JPS

C’est un peu un coup de foudre. J’ai eu envie de reconstituer le puzzle des relations diplomatiques à travers les menus qui sont les témoins muets de l’histoire gastronomique », Jean-Maurice Sacré.

Le dîner de l'Hôtel de Ville de Paris aux Officiers de l'Escadre Russe le 19 octobre 1893 © JPS

Le dîner de l’Hôtel de Ville de Paris aux Officiers de l’Escadre Russe le 19 octobre 1893 : y furent servis notamment Yquem 1877, château Margaux 1877 et un Clos Vougeot 1878 © JPS

Ce parisien a réussi à rassembler durant toutes ses années de passion plus de 2000 menus : « ils ont tous une âme ». Au même titre que les lettres d’époque et des récits laissés par des anonymes ou des personnages publics, ces menus constituent une trace importante de l’Histoire. Ainsi peu après la guerre de 1871, un menu établi par la Commune de Paris, à une époque de disette, servait à un repas étonnant, du rat, du chat et du chien, à une époque où il n’y avait plus rien à manger, « on servait cela comme si on était dans un grand banquet » explique la guide du Musée des Arts et du Design de Bordeaux.

Les menus de la Grande Guerre avec de jolis dessins © JPS

Les menus de la Grande Guerre avec de jolis dessins © JPS

Jean-Maurice Sacré a aussi retrouvé de nombreux menus de la guerre de 1914-1918 : « tous ces menus de l’instantané racontent l’état d’esprit des soldats de la 1ère Guerre Mondiale. » Voici en exemple un menu, servi il y a plus d’un siècle, à Arras le 17 février 1916 : « soupe au fromage, hors d’oeuvre, oeufs brouillés, roti de porc aux choux, entrecôtes grillées, pommes sautées, salade de légumes, desserts. » Il y a juste à côté un autre menu où les Anglais fêtent « Christmas, somewhere in Artois ». Un peu de gaieté dans un monde d’horreurs.

Un dîner offert par

Un dîner offert en l’honneur de l’Empereur de Perse le 20 juin 1873 à Londres © JPS

Il y a aussi ce menu, établi bien des années plus tard avec le sauveur de la France lors de la 2e Guerre, devenu Président de la République : « j’ai récupéré le 1er menu du Général de Gaulle où il n’y avait que 10 personnes à table, j’ai eu envie de le partager, j’ai un devoir de partager cette collection. » Une collection unique de menus avec aussi les plans de tables des dîners donnés par le Général De Gaulle à l’Elysée, le 31 mai 1961 et le lendemain à Versailles, en l’honneur du Président américain John-Fitzgerald Kennedy et de son épouse.

C’est une chance extraordinaire, une collection que je partage, c’est la plus belle des richesses »

Cette fabuleuse collection est à admirer au Musée des Arts Décoratifs et du Design, jusqu’au 25 février 2017. Ce sont 170 menus qui y sont exposés depuis une semaine, depuis Bordeaux SO Good.

La concomitance des deux événements était bien vue et montre une fois de plus que Bordeaux peut aussi avoir ce rayonnement culturel.

Allison Busacca et Dan Belmont au banquet "l'Histoire se met à table" © JPS

Allison Busacca et Dan Belmont au banquet « l’Histoire se met à table » © JPS

Alisson Busacca et Dan Belmont, des Américains nouvellement installés à Londres, sont venus une semaine en France et spécialement pour Bordeaux SO Good. Dan avait un « cheese shop » à New-York et était importateur de vins, il est depuis 6 semaines installé à Londres pour Bedales Wines (Borough Market-London). Véritablement emballés par cette visite et par ce menu servi dans l’ancienne prison de la rue Boulan par Nicolas Masse.

Le chef Nicolas Masse et son équipe © Jean-Pierre Stahl

Le chef Nicolas Masse et son équipe © Jean-Pierre Stahl

Le chef de la Grand’Vigne des Sources de Caudalie, Nicolas Masse **, avait préparé un menu inspiré par ces anciens banquets historiques, intitiulé « l’histoire se met à table », avec notamment le plat qu’il avait réalisé en 2015 pour les chefs d’Etats et de Gouvernement à l’occasion de la COP 21 (« poularde des Landes, confit de céléri farci, crème d’épinards persillés »). Qui sait ces plats ont peut-être influencé l’adoption finale de la COP 21.

Bernard Vaussion, la maison de Cognac Hennessy et Jean-Bernard Sacré © JPS

Bernard Vaussion, la maison de Cognac Hennessy (Clotilde Gielen-Taton) et Jean-Bernard Sacré © JPS

La vie est décidément faite de rencontres, et c’est en toute simplicité et en toute convivialité que Jean-Maurice Sacré a pu échanger avec Bernard Vaussion, qui a exercé plus de 40 ans dans les cuisines de l’Elysée, a connu 6 présidents de la République et fût le chef de l’Elysée, de 2005 à 2013. Un échange fructueux avec également Nicolas Masse auquel Bernard Vaussion a fait ce compliment : « c’est nickel, c’est propre et bon. »

Vive la République, vive la France, sa gastronomie, son « Sacré collectionneur » et tous ces gens passionnés.

Exposition à voir au Musée des Arts Décoratifs et du Design à Bordeaux jusqu’au 25 février.

26 Nov

Pour les 70 ans d’InterContinental, le Grand Hôtel de Bordeaux dévoile un sapin de 70 bouteilles de grand crus classés

L’événement a fait le buzz hier soir place de la Comédie à Bordeaux. Le Grand Hôtel Intercontinental célébrait les 70 ans du groupe. Pour l’occasion, l’artiste Vincent Poujardieu a réalisé dans le hall un « sapin de verre » à partir de 60 verres à pied et 70 bouteilles de grands crus classés 1855.

Tom Rowntree, vice-président d'Intercontinental (IHG) et Vincent Poujardieu l'artiste-designer, devant "le sapin de verre" © Jean-Pierre Stahl

Tom Rowntree, vice-président d’Intercontinental (IHG) et Vincent Poujardieu l’artiste-designer, devant « le sapin de verre » © Jean-Pierre Stahl

C’était en 1946, la création du premier hôtel Intercontinental à Belem au Brésil : l’Intercontinental Hotel Grande. Aujourd’hui en 2016, on compte 5 Hôtels Intercontinental en France (dont le Grand Hôtel de Bordeaux), 31 en Europe et 186 dans le monde entier.

Ce soir, c’est très important pour nous, on fête cette année le 70ème anniversaire du groupe InterContinental Nous comptons 186 hôtels dans le monde, nous allons créer 56 hôtels nouveaux prochainement dont un à Lyon « le Grand Hôtel-Dieu », Tom Rowntree vice-président Intercontinental.

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Fondé par la compagnie américaine Pan American Airlines en 1946, Intercontinental souhaitait implanter des hôtels de luxe vers de nouveaux continents. Si aujourd’hui Pan Am n’existe plus (on se souvient encore du nom qui rayonnait en haut d’un building de New-York), le groupe InterContinental, Iui ,est devenu le plus grand groupe d’hôtels de luxe au monde. 186 hôtels Intercontinental mais bien plus encore : au total 5099 hôtels si l’on compte par exemple Holiday Inn, Crowne Plazza,…et 754 265 chambres !

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Le sapin « Nida Optique » en nid d’abeille devant le Grand Hôtel Intercontinental Bordeaux © JPS

Pour fêter Noël et les 70 ans d’ InterContinental, deux oeuvres ont été commandées à Vincent Poujardieu, artiste bordelais : sur le parvis, à l’entrée du Grand Hôtel, le sapin « Nida Optique », pour la première fois exposé en France.

Ce sapin est réalisé à partir d’un matériau  en « nid d’abeille » d’aluminium inclus dans une résine transparente sous la forme de deux panneaux montés perpendiculairement. Un effet d’optique est obtenu par la répartition de plusieurs couleurs sur les facettes des alvéoles du nid d’abeille. Vincent Poujardieu va bientôt lancer une gamme de mobiliers inspiré de ces matériaux et du nid d’abeille.

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Mais le clou du spectacle, c’est le « sapin de verre » dans le hall du Grand Hôtel : une sculpture contemporaine, gracile, tout en transparence, jouant avec la lumière, réalisée par Vincent Poujardieu,diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Bordeaux.

Pétrus Desbois, du château Saint-Georges à Montagne, Suzan du Wine Spectator et Tom Rowntree d'Intercontinental © JPS

Petrus Desbois, du château Saint-Georges à Montagne, Suzanne Mustacich du Wine Spectator et Tom Rowntree d’Intercontinental © JPS

Le concept est « une superposition de 60 verres à pied et de 70 bouteilles de Bordeaux. Les verres et les bouteilles sont répartis en alternance par étage de manière pyramidale, tel un gâteau d’anniversaire, puis couronné au sommet de ce sapin, d’une bouteille format double-magnum. Les bouteilles de vin, en verre et vides, proviennent exclusivement des Grands Crus Classés de 1855 et portent chacune l’étiquette d’un millésime marquant, choisi par la propriété entre le millésime 1946 et le millésime 2016 afin de représenter le prestige et la grandeur de cette région viticole ».

La fabuleuse bûche représentant la Place de la Bourse par le chef pâtissier © JPS

La fabuleuse bûche représentant la Place de la Bourse par le chef pâtissier © JPS

Nul doute que cette oeuvre va intéresser les touristes et autres curieux, car comme le souligne Guy Bertaud, le directeur général du Grand Hôtel : « ça fait un an qu’Intercontinental est arrivé à Bordeaux. Nous avons tout fait pour être les ambassadeurs sur cette merveilleuse destination qu’est Bordeaux. »

Le chef pâtissier derrière son chef d'oeuvre en vitrine © JPS

Le chef pâtissier, Arthur Fèvre, derrière son chef d’oeuvre en vitrine © JPS

L’équipe dont le fleuron est le grand chef étoilé Gordon Ramsay, qui a obtenu une étoile avec le Pressoir d’Argent, ne manque pas d’imagination.

Tom Rowntree, vice-pdt Intercontinental, Vincent Poujardieu artiste-designer, Guy Bertaud diecteur Grand Hôtel Intercontinental Bordeaux et directeur des Crus Classés 1855 © jps

Tom Rowntree, vice-pdt Intercontinental, Vincent Poujardieu artiste-designer, Guy Bertaud diecteur Grand Hôtel Intercontinental Bordeaux et Sylvain Boisvert directeur du Conseil des Grands Crus Classés 1855 © JPS

Le chef pâtissier Arthur Fèvre a réalisé une buche de Noël qui représente la Place de la Bourse. Une autre oeuvre d’art à découvrir des yeux à l’Orangerie du Grand Hôtel, une réalisation exceptionnelle qui sera faite à 50 exemplaires d’ici les fêtes. Alors passez commande…pour ceux qui veulent se faire un grand plaisir ou une petite folie.

Regardez la présentation du Pressoir d’Argent par Gordon Ramsay, son chef, à l’Intercontinental Bordeaux  :

14 Août

« Aux Origines des Côtes de Bourg » : la BD qui retrace l’histoire du Bourgeais

Côté Châteaux vous propose de découvrir cette BD qui vous permet de remonter aux origines des Côtes de Bourg grâce à une machine extraordinaire. Un voyage réalisé par « Aélys et Roustan », dessiné par Teddy Bellino qui va vous permettre d’en savoir plus sur l’histoire locale. Un projet soutenu par le Pôle de la mémoire locale du Bourgeais.

La couverture de la BD dessinée par

La couverture de la BD dessinée par © Teddy Bellino

Pour bien continuer les vacances, une lecture à la fois instructive et plutôt agréble à lire : la BD « Aux Origines des Côtes de Bourg » , la BD qui retrace l’histoire du Bourgeais.

Elle évoque l’histoire de ces villages du Nord Gironde avec des reconstitutions jamais illustrées jusque là, comme la villa de Pontius Léontius, maitre de Burgus au 4ème siècle,  elle traite également de la pierre de Bourg qui a permis la construction des fondations du Grand Théâtre de Bordeaux entre autres édifices, elle évoque également le caviar né en Gironde, et bien sûr une histoire marquée par le vignoble des Côtes de Bourg.
Aux éditions Glénat.

23 Juil

Le Saint-Emilion Jazz Festival : c’est à fond samedi et dimanche, à Saint-Emilion: « quand le jazz est , quand le jazz est là ! »

Hier ce fut une ouverture en fanfare, aujourd’hui place aux dégustations musicales avec Stéphane Belmondo Trio et à 4 concerts gratuits au parc Guadet. Dimanche, 4 autres concerts re-gratuits et re-Guadet. Et Faada Freddy et Jean-Pierre Como salle des Dominicains. 

Stéphane Belmondo Trio en photo les potos et selfy devant la Tour du Roy © JPS

Stéphane Belmondo Trio « en photo les potos » et selfy devant la Tour du Roy © JPS

C’est en ce moment un grand moment…Une dégustation musicale au château Cheval Blanc avec Stéphane Belmondo Trio.  Pour Côté Châteaux, Stéphane Belmondo expliquait hier soir son attachement à la Cité : « je suis là depuis la 1ère édition, je suis vraiment fidèle, j’adore le vin depuis tout gamin, car mon grand-père faisait du vin dans le Var »

« J’ai eu l’honneur d’être intronisé l’année dernière par la Jurade de Saint-Emilion, j’ai toujours été amoureux de ce petit village.

Il y a des vibrations et de l’enthousiasme dans ce festival qu’on ne retrouve nulle part ailleurs », Stéphane Belmondo

Stéphane Belmondo,

Stéphane Belmondo (à gauche), le trio, avec notamment Thomas Bramerie et Jesse Van Ruller © Jean-Pierre Stahl

Cette après-midi, il se produit à la trompette avec Thomas Bramerie à la contrebasse et Jesse Van Ruller à la guitare dans un concert envoûtant et en hommage à Chet  Baker baptisé « Love for Chet », dans cet endroit mythique qu’est Cheval Blanc, 1er grand cru classé de Saint-Emilion.

« On a ouvert cette formule de dégustation musicale avec Jacky Terrasson il y a 3 ans et ça a pas fonctionné. Mettre une patte sonore sur ces vins-là c’est un exercice assez difficile. Mais à la fin, j’en sors plus que ravi de ces moments-là. »

Le groupe Jet7 BrassBand au Parc Guadet © JPS

Le groupe Jet7 BrassBand au Parc Guadet © JPS

SAMEDI 23 JUILLET

STEPHANE BELMONDO TRIO : 15H00 – Château Cheval Blanc uniquement sur réservation (75€)

AKODA : 17H00 – Parc Guadet GRATUIT

BAM 9TET ‘Création’ : 20H00  – Parc Guadet GRATUIT

JEAN-PIERRE COMO : Express Europa – Salle des Dominicains (35€)

DENNY ILLET & FRIENDS « Tribute to Franck Sinatra »  – Parc Guadet GRATUIT

DIMANCHE 24 JUILLET

SNAWT : 17H00 –  – Parc Guadet GRATUIT

FAADA FREDDY : Solo 18H30 – Salle des Dominicains (35€)

GET7 BRASSBAND : 18H30  – Parc Guadet GRATUIT

LEON NEWARS : 20H00 –  – Parc Guadet GRATUIT

ELECTRO DELUXE : 22H00 en clôture du festival  – Parc Guadet GRATUIT

Et  vive le jazz…la java la java s’en va !

Saint-Emilion Jazz Festival : Marcus et Bacchus, dans une communion divinus

Marcus Miller a ouvert ce vendredi soir la série de concerts du 5e Saint-Emilion Jazz Festival. 1400 personnes pour l’écouter religieusement au Parc Guadet. Un moment délicieux, tout en dégustant la production des vignerons de Saint-Emilion.

Marcus Miller a eu un coup de coeur pour Saint-Emilion © JPS

Marcus Miller a eu un coup de coeur pour Saint-Emilion © JPS

Vendredi 22 juillet, il est 19 heures, il y a une légère effervescence entre les bulles servies à l’Hostellerie de Plaisance et Dominique Renard, le président du Saint-Emilion Jazz Festival au talkie-walkie : « dès que les cloches ont fini de sonner, vous envoyez » dit-il aux jazzmen situés juste en face au sommet de la Tour du Roy.

Jet7 Brassband au sommet de la Tour du Roy à 19 h © JPS

Jet7 Brassband au sommet de la Tour du Roy à 19 h © JPS

C’est alors le premier concert de Jet7 BrassBand, depuis cette fameuse tour du XIIIe siècle, qui transporte   le village de Saint-Emilion dans une ambiance de cuivres, après une journée bien remplie par le flot incessant de touristes.

Danny Rolland et Dominique Renard © JPS

Dany Rolland et Dominique Renard © JPS

Sur la terrasse opposée de Plaisance qui offre l’une des plus belles vues de Saint-Emilion, il y a là tous les organisateurs du 5e SEJF à commencer par Dominique Renard son créateur, Franck Binard le directeur du Conseil des Vins et son président Jean-François Galhaud, le maire mais aussi de nombreux artistes qui vont se produire dont Marcus Miller mais aussi Stéphane Belmondo et ses musiciens.

Stéphane Belmondo,

Stéphane Belmondo,

On croise aussi pelle-melle de nombreux propriétaires de châteaux et non des moindres comme Hübert de Bouard pour Angélus ou Gérard Perse pour Pavie, Sylvie Cazes pour Chauvin et Dany Rolland pour Fontenil.

Emmanuelle Ponsan-de Boüard, Hubert de Boüard et Dany Rolland © JPS

Emmanuelle Ponsan-de Boüard, Hubert de Boüard 1er Jurat de la jurade de Saint-Emilion, et Dany Rolland © JPS

« Ca s’annonce bien, on est complet ce soir avec 1400 personnes, il reste très peu de place pour demain soir, la dégustation musicale à Cheval Blanc est complète depuis un moment déjà et les concerts gratuits dans le parc, ça va envoyer, notamment avec Electro Deluxe, ça va être un moment de folie » me confie Franck Binard.

Le groupe Jet7 BrassBand au Parc Guadet © JPS

Le groupe Jet7 BrassBand au Parc Guadet © JPS

Même si Saint-Emilion vit en rythme festival, les organisateurs et la mairie ont pris les mesures nécessaires : « on a renforcé toutes les équipes de bénévoles en charge de la sécurité avec fouilles de sacs et palpations obligatoires » explique Franck Binard. Le maire Bernard Lauret confirme les mesures dictées par le contexte : « on a disposé des blocs de pierre à l’entrée du Parc Guadet (de pierre et non de béton car Saint-Emilion est une ville de vieilles pierres) et aussi des camions, nous avons eu une réunion avec le sous-préfet et les responsables de gendarmerie, nous avons obtenu des renforts de gendarmerie et mis sur place nos policiers municipaux. C’est rassurant car on voit tellement de choses. » Et le maire de confier « sur des sites touristiques comme Saint-Emilion, il faut montrer que l’on fait des choses. Il va y avoir une video protection installée l’année prochaine, les gens doivent se sentir rassurés. »

Marcus Miller à droite et ses musiciens © JPS

Marcus Miller à droite et ses musiciens © JPS

Le show peut ainsi commencer avec un Parc Guadet sanctuarisé pour 3 jours en grande scène internationale du jazz. On croise de nombreux habitués, qui chaque année reviennent tellement la programmation est de qualité : « l’année dernière c’était Ben l’Oncle Soul en ouverture, cette année c’était Marcus Miller, elle est pas belle la vie ? » m’explique un festivalier.

Saint Emilion Jazz Festival 2016 058

Marcus Miller, c’est cet artiste new-yorkais hors pair qui parle parfaitement français et confie à Côté Châteaux ses premières impressions sur la Cité Millénaire et son vignoble classé Unesco : « j’ai visité Saint-Emilion l’année dernière avec Dominique (Renard), il m’a montré Pétrus c’était très impressionnant ! (Petrus pour Marcus, bien sûr !) Il m’a dit Marcus on a un beau festival de la musique, peut-être tu pourrais-tu y jouer l’année prochaine. » Et c’est ainsi que ce musicien, baigné dès sa plus tendre enfance dans la musique, avec déjà un nom dès l’âge de 15 ans, jouant et écrivant pour les artistes New-Yorkais des années 70, a accepté de relever ce défi

Je suis très content d’être là, j’ai visité Saint-Emilion l’année passée, je suis content de jouer ma musique à cet endroit, ça va être magnifique » Marcus Miller

L'équipe des vignerons de Saint-Emilion sur le pont pour faire face au millier de festivaliers © Jean-Pierre Stahl

L’équipe des vignerons de Saint-Emilion sur le pont pour faire face au millier de festivaliers © Jean-Pierre Stahl

Guidé par le sens du groove, il a développé en cours de carrière une véritable signature artistique et un son unique de basse. Depuis trente ans il est aussi devenu l’un des producteurs les plus demandés par les stars. Il produit le mythique Tutu de Miles Davis, certains albums de Al Jarreau, Chaka Khan, Luther Vandross, ou encore David Sanborn. Marcus Miller… A son palmarès également, de nombreuses collaborations avec d’autres géants de la musique, plus de 500 références dont Eric Clapton, Georges Benson, Aretha Franklin, Brian Ferry ou Quincy Jones.

Récompensé en 2010 d’1 Victoire du Jazz pour l’ensemble de sa carrière en France, de 2 Grammy Awards, par l’Edison Award for Lifetime Achievement in Jazz (Hollande) en 2013, il est nommé Artiste de l’Unesco pour la Paix la même année.

Emilie, responsable communication à Saint-Emilion a aussi enfilé le tablier au bar à vin l'Ephémère © JPS

Emilie, responsable communication à Saint-Emilion a aussi enfilé le tablier au bar à vin l’Ephémère © JPS

Marcus Miller a enchaîné les tournées mondiales où il a confirmé, comme hier soir sa réputation de showman exceptionnel. Après avoir joué son fameux tube enregistré il y a 20 ans « Panther », il a égrainé et enchaîné les titres de son dernier album « Afrodeezia », entrecoupés de quelques reprises notamment de la Motown ou de Miles Davis. Une musique empreinte de nombreuses références comme il le disait hier soir citant « le Mali, le Burkina Faso, le Brésil, la Nouvelle Orléans, New-York ou Chicago ». 

Marcus Miller et Dominique Renard, le président du Saint-Emilion Jazz Festival © Jean-Pierre Stahl

Marcus Miller et Dominique Renard, le président du Saint-Emilion Jazz Festival © Jean-Pierre Stahl

Quant à savoir si Marcus apprécie les vins de Saint-Emilion :  « je ne suis par expert en vin, j’ai commencé à apprécier le vin il y a 3 ans avec mon agent français. J’ai beaucoup de respect pour les gens qui font le vin, notamment à Saint-Emilion. J’apprécie de plus en plus les bons vins, j’ai commencé avec des petits, mais vous savez c’est comme les montres, on commence avec des petites et après…on en a des bonnes. Aujourd’hui aux USA, tous mes potes pensent que je suis expert en vins de Bordeaux et de Saint-Emilion ! » Ca c’est groove, non ?

En tout cas Marcus Miller a donné hier soir un concert grandiose avec une belle générosité et un charisme certain. Des ingrédients qui font à chaque édition la force et la réussite du Saint-Émilion Jazz Festival. Saint-Emilion attend 10000 festivaliers sur tout le week-end.

20 Juil

« Les plumes de l’Herbe » ont rendez-vous vendredi à l’Hôtel de la Plage

C’est un nouveau rendez-vous d’écrivains au village de l’Herbe sur la presqu’île du Cap Ferret. C’est ce vendredi de 18h30 à 21h à l’Hôtel de la Plage, une institution depuis 1870. Une rencontre conviviale avec les auteurs avec dégustation de vins de l’appellation « Bordeaux et Bordeaux Supérieur ».

HDP LES PLUMES DE L'HERBES VISUEL A3Venez à la rencontre des auteurs, en partenariat avec la célèbre librairie bordelaise Mollat et le syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Cette rencontre se déroulera au coeur du village de l’Herbe, à l‘Hôtel de la Plage (anciennement chez Magne, tenu aujourd’hui par Nicolas Lascombes) sur la Commune de Lege-Cap-Ferret.

© l'Hôtel de la Plage de l'Herbe

© l’Hôtel de la Plage de l’Herbe

Un beau moment de convivialité vous y attend avec  dégustation de charcuteries, crudités, accompagnées de vins des Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Un atelier dessin est aussi prévu pour les enfants.

A L’Herbe Le Canon 33950 Lège-Cap-Ferret, vendredi 22 juillet de 18h30 à 21h.

(l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération)

Découvrez les Plumes de l’Herbe 2015, film réalisé par la Librairie Mollat

J-2 avant le Saint-Emilion Jazz Festival

Vendredi, ce sera le coup d’envoi du 5e Saint-Émilion Jazz Festival. Une subtile programmation et 10000 festivaliers attendus pour partager des moments inoubliables entre jazz et vins de Saint-Emilion. A vos tablettes, c’est vendredi, samedi et dimanche !

Les vignerons du bar à vins l'Ephémère en 2015 © Jean-Pierre Stahl

Les vignerons du bar à vin l’Ephémère en 2015 © Jean-Pierre Stahl

Des notes qui résonnent sur les pierres ancestrales de la cité de Saint-Émilion… Une atmosphère intime et conviviale, où il fait bon être, tout simplement… Un espace gourmand qui invite les papilles au voyage… Une programmation éclectique, empreinte de toute l’âme du Jazz… Et chaque expérience sublimée par les vins de Saint-Émilion pour le plus grand plaisir des 10 000 festivaliers fidèles chaque année. Sous la baguette de Dominique Renard, Président du Saint-Émilion Jazz Festival, tous les sens sont conviés à ce festival unique qui célèbre son 5ème anniversaire les 22, 23 et 24 juillet.

DES ARTISTES D’EXCEPTION

La programmation a été concoctée avec tout autant de cœur que d’intransigeance. Dans cette proposition, tous les artistes du Festival apportent une pierre à l’édifice. Du légendaire Marcus Miller, qui ouvrira la fête au Parc Guadet, à Jean-Pierre Como et son casting de rêve (Hugh Coltman, Walter Ricci, Stéphane Guillaume, Louis Winsberg, Stéphane Huchard et Thomas Bramerie), tous contribuent à créer ce sentiment de ‘ »je ne sais quoi » qui fait le Saint-Émilion Jazz Festival.

TOUTES LES PALETTES DU JAZZ ET DU VIN

Jazz, soul, funk, blues, toutes les nuances du jazz seront de la fête dans des lieux et atmosphères différents. La voix enchanteresse et soul de Faada Freddy (complet), en concert solo-guitare emplira la salle iconique et intimiste des Dominicains, pendant que le Parc Guadet fera le plein de concerts gratuits samedi et dimanche avec, en clôture, le cocktail survitaminé d’Electro Deluxe. Saint-Émilion, ce sont bien-sûr 1001 vins qui illuminent la cité. Ils se partagent la scène aux cotés de musiciens hors pair. Pour l’occasion, le bar à vin éphémère sera de retour et les viticulteurs proposeront à la dégustation chaque jour une sélection de 21 vins des 4 appellations : Saint- Émilion, Saint-Émilion Grand Cru, Lussac Saint-Émilion et Puisseguin Saint-Émilion.

Avec Saint-Emilion Jazz Festival

14 Juil

Guy Charneau expose à l’Hôtel de Sèze : un regard presque charnel avec le raisin

« Le Regard du Vin », c’est la fabuleuse exposition de photos de Guy Charneau à l’Hôtel de Sèze à Bordeaux. Une exposition qui est prolongée jusqu’à la fin de l’été tellement elle plaît au public et au directeur Cédric Janvier.

Guy Charneau, la touche du photographe du vin © JPS

Guy Charneau, la sensibilité et le touché du photographe du vin : rayon de soleil de midi sur un cep de vigne du château Marquis de Terme © JPS

C’est la première exposition personnelle de Guy Charneau. Depuis plus de 20 ans il sillonne le vignoble bordelais et en connaît les moindres histoires. Il a d’ailleurs co-signé un fabuleux livre sur Bordeaux les Grands Crus Classés 1855;

Après avoir été journaliste politique et social dans la célèbre agence Reuters, il a rejoint en 2008 Bettane et Desseauve en tant que dégustateur, mais en tout cas il n’a jamais cessé d’être photographe et de faire preuve de tout son art dont il donne aujourd’hui un aperçu à l’Hôtel de Sèze : « la grande majorité de ces photos ne sont pas dans le livre 1855, excepté peut-être une… Il y  en a une quinzaine dans l’entrée de l’Hôtel mais aussi la salle de restaurant, ce sont de 50 X 70 cm, excepté la grande vue (120 X 100 cm) en hélicoptère de Calon Ségur avec ce coeur accentué en jaune, c’est ma préférée, avec ce qui m’est arrivé… »

Les vins réalisés par les femmes dans le caveau de Pichon-Longueville © Guy Charneau

Les vins réalisés par les femmes dans le caveau de Pichon-Longueville © Guy Charneau

Dans l’entrée, non loin de l’ascenceur, il y a cette fabuleuse photo dont le millésime a de quoi laisser rêveur : « 1943, on est sûr que ce sont des vins faits par des femmes (guerre oblige). Cette photo a été prise à Pichon-Longueville, il y avait ces formes et défauts de bouteilles à l’époque étonnants, et puis ce reflets en descendant dans le caveau de Pichon, je trouvais ça très rigolo. »

Le chai mythique de Lafite-Rothschild Guy Charneau

Le chai mythique de Lafite-Rothschild © Guy Charneau

Il y a aussi ce côté tradition qui plaît à Guy. Il a ainsi immortalisé les chais les plus mythiques comme celui de Lafite-Rothschild ou encore ces caves souterraines taillée de Beauséjour Bécot à Saint-Emilion : « 

J’aime beaucoup Saint -Emilion, il y a un côté historique et assez barjo à creuser dans ces carrières pour en extraire des pierres, ça m’a toujours fasciné ! »

La vrille fixée par l'oeil de Guy Charneau

La vrille fixée par l’oeil de Guy Charneau

Certaines photos semblent figées par le temps, comme ces chais qui n’ont pas bougés, d’autres au contraire sont très colorées et vivantes comme cette vrille de vigne qui remonte à 2008 – « c’est comme si c’était hier »- ou encore ce détail d’un pressoir rouge du château « la Conseillante. »

Détail d'un pressoir rouge au château la Conseillante

Détail d’un pressoir rouge au château la Conseillante à côté du décorum versaillais de la salle de restaurant de l’Hôtel de Sèze © JPS

Que le temps passe vite, son bel ouvrage toujours en vente dans les bonnes librairies Mollat, la Fnac, Féret, remonte déjà à octobre 2014. « 1855 – Bordeaux les Grands Crus Classés » est un travail de bénédictin, une véritable compilation des 87 crus classés en 1855.

« J’ai été choisi en décembre 2012 par le Conseil d’Administration des Grands Crus Classés, nous étions 3 photographes en lice. Ils m’ont choisi en votant ».

« Cela a été une drôle d’aventure, c’était assez lourd, je suis passé par quelques phases de découragement car durant les 6 premiers mois de 2013 la météo était pourrie, de plus 14 grands crus classés étaient en travaux, j’avais du coup l’impression de ne pas avancer…La création de ce livre à été un travail de longue haleine, compte tenu des difficultés dues aux conditions météo et des travaux engagés dans certains chateaux ! »

Coucher de soleil sur la vigne du Château Lafite Rothschild © Guy Charneau

Coucher de soleil sur la vigne du Château Lafite Rothschild © Guy Charneau

C’est Jean-Charles Chapuzet qui a écrit les textes, ce fut vraiment un travail d’équipe, sur une idée de Jacques Glénat, soumise à Philippe Castéjà et en voiture… »

Château Lagrange à Saint-Julien à la tombée de la nuit © Guy Charneau

Château Lagrange à Saint-Julien à la tombée de la nuit © Guy Charneau

Son exposition devait se terminer le 15 juillet mais finalement Cédric Janvier, le directeur de l’Hôte de Sèze, l’a prolongée jusqu’à la fin de l’été : « elle me plaît bien là, si elle part à l’automne à l’Opéra ou à l’Auditorium, on la remettra après. »

Cédric Janvier de l'Hôtel de Sèze et Guy Charneau devant Pontet-Canet par Guy Charneau © Jean-Pierre Stahl

Cédric Janvier de l’Hôtel de Sèze et Guy Charneau devant Calon Ségur par Guy Charneau © Jean-Pierre Stahl

Des projets, Guy Charneau n’en manque pas , il va une fois de plus permettre à Côté Châteaux de jouer de rimes : Charneau et Seguin-Moreau, que chauffe le boîtier photo, que chauffe le tonneau, comme il aime à le dire « il y a eu quelques ouvrages de vulgarisation sur le travail de tonnelier mais pas beaucoup de livre sur l’art. » 

07 Juil

Fondation Philippine de Rothschild : le premier prix Clerc Milon de la Danse récompense deux jeunes talents de l’Opéra National de Bordeaux

C’était un événement rempli d’émotions, ce mercredi soir, au château Clerc Milon à Pauillac. Les enfants de la Baronne, Camille et Philippe Sereys de Rothschild, ainsi que Julien de Beaumarchais de Rothschild, ont rendu hommage à leur mère en créant le Prix de la Danse Clerc Milon. Un écho à la passion que consacrait Philippine de Rothschild aux arts et lettres, elle-même, ancienne sociétaire de la Comédie Française.

Ashley Whittle, le premier dans eur a être primé par le Prix Clerc Milon avec Julien de Beaumarchais de Rothschild et la présidente Brigitte Lefèbvre © JPS

Ashley Whittle, le premier dans eur a être primé par le Prix Clerc Milon avec Julien de Beaumarchais de Rothschild et la présidente Brigitte Lefèbvre © JPS

Ils sont jeunes et plein de talent. Ashley Whittle, jeune anglais de 25 ans, et Claire Teisseire, 23 ans, tous deux danseurs au ballet de l’Opéra National de Bordeaux Aquitaine, sous la direction de Charles Jude, viennent d’être récompensés par le 1er Prix Clerc Milon de la Danse (fondation Philippine de Rothschild).

Les deux lauréats, la famille Rothschild, les trois membres du jury, Charles Jude directeur der la Danse, Laurence Dessertine et Marc Minkowski présidente et directeur de l'ONBA.

Les deux lauréats, la famille Rothschild, les trois membres du jury, Charles Jude directeur der la Danse, Laurence Dessertine et Marc Minkowski présidente et directeur de l’ONBA.

« Qui a eu l’idée de la fondation ? » Peu importe, ce qui est important c’est ce qu’on en fait », a déclaré Philippe Sereys de Rothschild dans son discours introductif. La vente aux enchères à Hong-Kong, organisée par Sotheby’s de 834 bouteilles de Château Mouton ­Rothschild venues directement de la propriété, avait permis de réunir 3,6 millions d’euros pour financer notamment la Fondation ­Philippine de Rothschild.

Claire Teisseyre et Kase Craig dans Adage 2e acte du Lac des Cygnes © JPS

Claire Teisseyre et Kase Craig dans Adage 2e acte du Lac des Cygnes © JPS

Une fondation dédiée « au spectacle vivant et à l’écriture, au verbe » car comme aime à le rappeler son fils « elle était très exacte sur l’utilisation des mots et on n’avait le droit de se tromper qu’une seule fois. »

Les 22 danseurs du ballet de Bordeaux longuement applaudis avec leur directeur de la danse à gauche Charles Jude © JPS

Les 22 danseurs du ballet de Bordeaux longuement applaudis avec leur directeur de la danse à gauche Charles Jude © JPS

La Baronne considérait que « la création artistique ne peut pas exister sans effort, sans ténacité absolue. Que ce 1er Prix de la Danse soit le 1er Prix de la Danse Classique : la maîtrise de son propre corps est la chose la plus difficile au monde, expliquait Philippe Sereys de Rothschild devant un parterre de 120 personnalités de Bordeaux, du monde du vin, de la danse et du théâtre.

Clerc Milon famille Rothschild 110

Hier soir, les 22 jeunes danseurs ont dévoilé tout leur art à travers 4 représentations : « les Indomptés », « Etreintes Brsiées », « Adage 2e acte du Lac des Cygnes » et des extraits du « Messie ». Un spectacle époustouflant de près d’une heure au pied du nouveau chai que la Baronne Philippine de Rothschild avait inauguré elle-même lors de Vinexpo 2011. (voir video) Des danseurs jugés par leurs pairs, de grands danseurs et chorégraphes, Brigitte Lefèvre, Nicolas Le Riche et Cyril Atanasoff.

Clerc Milon famille Rothschild 130

La présidente du Jury Brigitte Lefèvre a tenu a préciser :« j’ai accepté spontanément (cette mission) parce que c’est Philippine, pour moi c’est la femme de théâtre, je l’ai vue jouer plusieurs fois, c’est Madame Philippine de la Comédie Française ».

« Deuxièmement, parce que c’est Bordeaux, c’est un grand balai avec cette force et ce nombre, c’est ça l’Opéra, associer le chant, la musique et la danse.

« Et enfin c’est parce que c’est un honneur avec Charles Jude ».

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La famille Rothschild, Charles Jude, les deux danseurs lauréats, Carole Bouquet et Jean-Pierre de Beaumarchais © JPS

Et Julien de Beaumarchais de passer la parole à la présidente de l’ONBA, Laurence Dessertine : « j’ éprouve beaucoup de fierté de présider cette très belle maison qu’est l’ONBA. Charles leur demande quotidiennement beaucoup de rigueur dans leur travail. L’art lyrique est un art d’exception. Ils font rayonner notre balai et Bordeaux en France mais aussi à l’international. »

Une belle soirée qui s’est poursuivie en terrasse de ce très beau chai en bois souhaité par la Baronne. Avec un coucher de soleil à l’identique de celui de l’inauguration de Clerc Milon en 2011… Sans nul doute Philippine de Rothschild était aussi présente hier soir.

Retrouvez le reportage lors de l’inauguration de Clerc Milon en 2011 de Jean-Pierre Stahl et Jean-Michel Litvine

05 Juil

Les Estivales de Musique en Médoc : place aux jeunes…

Jusqu’au 15 juillet, de nombreux concerts de musique classique sont donnés dans les châteaux du Médoc. Une fois de plus l’excellence est à la baguette car ce sont les lauréats des grands concours internationaux qui vont se produire dans les prestigieux châteaux du Médoc.

© Les Estivales en Médoc : des virtuoses dans le châteaux jusqu'au 15 juillet

© Les Estivales en Médoc : des virtuoses dans le châteaux jusqu’au 15 juillet

Les Estivales de musique en Médoc sont un véritable tremplin pour les artistes qui s’y produisent. Unique en Europe, le festival programme exclusivement les lauréats de grands concours internationaux de musique classique et de chant lyrique. Chaque première quinzaine de juillet, ces jeunes prodiges se produisent sur les scènes des plus beaux domaines viticoles du Médoc, écrins remarquables dédiés eux aussi à l’excellence.
Parrainé depuis dix ans par Frédéric Lodéon, l’événement nourrit l’ambition de devenir au mois de juillet une étape sur le chemin des grands festivals hexagonaux tels que La Roque d’Anthéron, Orange ou Aix-en-Provence.

Donné à 21h, chaque concert est suivi par une dégustation des vins offerte par la propriété hôte, à l’exception du Château D’Agassac dont l’horaire est différent

  • 6 juillet 2016 – Château Batailley (Pauillac)Paolo Tagliamento violon – 1er Prix concours Lipizer 2015 Hervé N’Kaoua piano – Soirée commentée par Frédéric Lodéon

Beethoven Sonate pour violon n° 7 en do mineur, opus 30
Schubert Rondo brillant pour violon et piano D.895, opus 70
Mendelssohn Sonate pour violon et piano en fa majeur (1838)

  • 7 juillet 2016 – Château Lafite-Rothschild (Pauillac) Nathalya Milstein piano 1er Prix concours de Dublin 2015

Schumann Arabesque op.18  / Schumann Fantaisie op.17
Prokofiev Extraits des « 10 pièces pour piano » op.12
Prokofiev Sonate n.6 op.82

au château Lascombes © Estivales en Médoc

Trio Atanassov au château Lascombes le 12 juillet  © Estivales en Médoc

  • 11 juillet 2016 – Château Loudenne (Saint Yzans de Médoc) Chant Lyrique : Marion Lebègue mezzo soprano 1er Prix concours de Toulouse et Marmande, troisième prix ARD Munich 2015 Anaïs Constans soprano 3ème Prix Opéralia et Montserrat Caballe 2014 Hervé N’Kaoua piano Soirée commentée par Philippe Banel

Bellini I Capuleti e i Montecchi
Duo de Romeo et Giuletta « Ah, crudel, d’onor ragioni »
Air de Giulietta « Eccomi in lieta vesta… Oh quante volte »
Air de Roméo « Se Romeo, t’uccise se un figlio »
Verdi Rigoletto – Air de Gilda « Caro nome »
Rossini Cenerentola – Air d’Angela « Nacqui all’affanno… Non piu mesta »
Bellini Norma – Duo Norma et Adalgisa « Mira o Norma »
Offenbach Les Contes d’Hoffmann – Duo Giuletta et Nicklauss « Belle Nuit ô nuit d’amour »
Massenet Werther – Air de Charlotte « Werther, Werther »
Manon Gavotte de Manon « Suis-je gentille ainsi »
Gounod Sapho – Stances de Sapho « O ma lyre immortelle »
Roméo et Juliette – Air de Juliette « Amour ranime mon courage »
Bizet Carmen – Séguedille de Carmen « Près des remparts de Séville »
Poulenc Les Mamelles de Tiresias – Air de Thérèse « Non monsieur mon mari »
Delibes Lakmé – Duo de Lakmé et Malika « Viens, Malika… »

  • 12 juillet 2016 – Lascombes (Margaux) Trio Atanassov piano, violon, violoncelle 1er Prix Concours Graz 2015 (+ 9 prix internationaux)

Mozart Trio K 502 si b Majeur
Brahms Trio nº3 op 101 do mineur
Schubert Trio op 99 si b majeur

  • 13 juillet 2016 – Branaire-Ducru (Saint Julien Beychevelle) Pierre Genisson clarinette 1er Prix et Prix du public du concours international J. Lancelot Tokyo 2014 Hervé N’Kaoua piano

Saint Saëns Sonate op.167
Poulenc Sonate
Debussy Rhapsodie
Schumann 3 romances
Brahms Sonate N°2 op.120

  • 15 juillet 2016 – Château d’Agassac (Ludon Médoc) Kotaro Fukuma piano 1er Prix + prix Chopin Cleveland 2003 

« Hommage à l’eau et aux oiseaux »

Rameau Rappel des oiseaux
Bizet Chants du Rhin (1. L’aurore, 2. Le départ, 3. Les rêves, 4. La bohémienne, 5. Les Confidences, 6. Le Retour)
Glinka L’alouette (transcription par Balakirev)
Smetana La Moldau (transcription par Fukuma)
Ravel Oiseaux tristes, Une barque sur l’océan (extraits des Miroirs)
Messiaen Le Rouge-gorge (extrait de Petites esquisses d’Oiseaux)
Takemitsu Rain Tree Sketch (1982)
Liszt St François d’Assise : la prédication aux oiseaux
St François de Paule marchant sur les flots

TARIFS

Tarif Plein : 32 €
Tarif Réduit * : 16 €
Enfants (-12 ans) : gratuit
Pass nominatif 3 concerts : 75 €
Pass nominatif 6 concerts : 140 €
*Tarif réduit pour les -28 ans et les chômeurs (carte)

RENSEIGNEMENTS
Hélène EDITH
 06 69 32 48 19
secretaire@estivales-musique-medoc.com

RESERVATION EN LIGNE

La billetterie électronique du site Internet des Estivales
http://www.estivales-musique-medoc.com
Lieux de vente des billets de concerts
Office de Tourisme de Bordeaux
12 cours du 30 Juillet – Bordeaux
Comptoirs visites guidées
 05 56 00 66 20
Maison du tourisme et du vin
La Verrerie – Pauillac
 05.56.59.03.08
Également sur place 1 heure avant le spectacle
(Si le concert n’est pas complet)