17 Jan

Les acteurs Stéphane De Groodt et Alex Lutz ont été intronisés par la Commanderie du Bontemps au Château Fonréaud

Quand le 7e art et le vin de Pauillac se rassemblent, cela donne toujours de grands moments. L’équipe de « Paris Willouby » qui sort ce 20 janvier était à Pauillac pour une avant-première. La Commanderie du Bontemps n’a pas manqué d’introniser Stéphane de Groodt et Alex Lutz.

fonreaudLe Château Fonréaud, célèbre Cru Bourgeois de Listrac-Médoc, a reçu samedi 9 janvier l’équipe du film « Paris Willouby » à l’occasion de sa sortie en avant-première au cinéma de Pauillac. Quentin Reynaud (scénariste réalisateur avec Arthur Delaire), les acteurs Stéphane De Groodt et Alex Lutz ont été intronisés par la Commanderie du Bontemps du Médoc, Graves, Sauternes et Barsac ainsi que les producteurs : Xavier Rigault et Marc-Antoine Robert (2 4 7 films) et le distributeur : Thierry Laurentin (Mars Distribution). Heureux de cette intronisation au Château Fonréaud, Stéphane De Groodt n’a pas manqué de saluer les médocains pour leur accueil, de s’émerveiller des bonnes bouteilles dégustées et de féliciter le dynamisme du cinéma local de Pauillac.

Le cinéma L’Eden, salle classée Art & Essai – label Jeune Public, a ainsi invité, à l’occasion d’avant-premières, de nombreux talents : Bernard Rapp en 2003 pour son film « Pas si grave », Roman Polanski et Ben Kingsley pour « Oliver Twist » en 2005, Philippe Loiret en

2006, ou encore Bertrand Tavernier, François Berléand, Claude Lelouch…

Entièrement rénovée en 2014, la salle dispose de 250 places, est équipée en 35 mm, numérique et 3D, et retransmet en direct les ballets et opéras du London Opera House. Après le succès en juillet dernier du 1er festival des Vendanges du 7ème Art, la directrice du cinéma l’Eden annonce sa deuxième édition prévue du 13 au 17 juillet 2016. Du 20 au 26 janvier, l’Eden participera pour la première fois au festival Télérama grâce à son label, salle classée Art et Essai.

« Paris Willouby » une comédie dramatique française. Sortie le 20 janvier. Les Guilby Lacourt forment une famille recomposée typique de notre époque. Entre père, belle-mère, petite sœur, frère, demi-sœur, ou encore demi-oncle, ils ont parfois du mal à s’y retrouver ! Un soir, ils apprennent la mort d’un grand-père avec qui ils ont coupé les ponts depuis une dizaine d’années. Fatalement voués à cohabiter le temps d’un long voyage pour se rendre à son enterrement, ils vont très vite devoir s’adapter au concept du « vivre ensemble » dans l’espace exigu de la voiture familiale. Pour le meilleur et pour le pire !

11 Jan

La Cité du Vin : le parcours permanent prend forme

 Depuis la fin du chantier extérieur, l’accent est mis sur les travaux à l’intérieur de la Cité du Vin avec pas moins de 20 modules qui constitueront la scénographie imaginée par les anglais de Casson Mann. Visite du Parcours Permanent  en chantier pour vous donner un avant-goût de la Cité du Vin.

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6 bouteilles géantes en bois lamellé-collé en phase d’installation dans le parcours permanent © Jean-Pierre Stahl

Voici en avant première les animations que vous allez trouver à l’intérieur et notamment au 2e étage de La Cité du Vin.

Laurence Chesneau-Dupin, directrice culture à la Fondation

Laurence Chesneau-Dupin, directrice culture à la Fondation

Parmi les espaces importants, on va trouver la grande galerie des civilisations, que nous fait découvrir Laurence Chesneau-Dupin, directrice de la culture à la Fondation : « on commence au tout début des civilisations du vins, il y a plus de 7000 ans dans le Caucase où il y a eu les premiers signes de la viticulture et où on a commencé à consommer du vin et c’était un signe de raffinement. »

La structure métallique de la grande galerie des civilisations ©

La structure métallique de la grande galerie des civilisations ©

« Et puis on fait des sauts dans le temps : on passe chez les Egyptiens, on passe chez les Grecs notamment autour du symposion et du culte de Dionysos, puis on passe dans la taverne pompéienne où le vin se démocratise, on traite aussi de la place du vin dans les grandes religions parce qu’il est au coeur de la vie de tous les jours, et puis le Moyen-Age, le XVIIe siècle, et on finit avec le XXe siècle avec les périodes de crise et de renouveau, pour finir sur une période plus contemporaine en sortant de la grande galerie des civilisations. »

Gary Shelley, Casson Mann Designers © Jean-Pierre Sathl

Gary Shelley, Casson Mann Designers © Jean-Pierre Stahl

Dans cette réunion de chantier du Parcours Permanent, on trouve les concepteurs anglais de Casson Mann Designers, dont Gary Shelley l’un des associés :

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« Ici on va parler particulièrement des caractères du vin, dans un autre espace ce sera l’histoire des vins, dans un endroit là-bas évoquera on évoquera l’imaginaire du vin autour de l’art…et derrière vous on parlera des procédés de fabrication du vin. »

Marc Cerullus, chef de projet Potteau dans "A bord" © JPS

Marc Cerullus, chef de projet Potteau dans « A bord » © JPS

Marc Cerullus, chef de projet chez Potteau, nous dévoile une autre salle baptisée « à bord » avec cet immense écran incurvé de 30 mètres sur 4 de haut : « on s’assoie dans un environnement tout en bois dans un vieux bateau, on se sent vraiment en mer avec une tempête de 4 Beaufort »

En montant quelques marches, on va retrouver « le banquet des hommes illustres » et derrière « a table des saveurs » que nous dépeint Philippe Massol, le directeur général de la Fondation :

Philippe Massol nous présentant l'une des scénographies originales © JPS

Philippe Massol nous présentant l’une des scénographies originales © JPS

« Le spectacle, c’est quoi, trois tables, c’est 3 sujets: un sujet consacré à la place du vin dans le repas gastronomique à la française, un autre consacré à l’histoire du service du vin, et un sujet consacré à la convivialité du vin. »

La tour vue depuis le patio central © JPS

La tour vue depuis le patio central © JPS

Si les délais ont été respectés pour la vêture extérieure (avec une fin au 15 décembre dernier), l’aménagement intérieur avance à vive allure mais il va être délicat de respecter le timing, même si tout le monde s’y emploie. Il reste plus de deux mois et demi avant la livraison prévue pour le 31 mars et les équipes ne chôment pas. Il y a aussi un labs de temps avant l’ouverture au public début juin prévu donc ça ira.

(La Cité des Civilisations du Vin est un concept de XTU Architects, le parcours permanent de Casson Mann et la structure une réalisation du groupe Vinci)

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delwarde, Xavier Granger et Christian Arliguier

28 Déc

Vin et cinéma : une affaire de passion

Le vin au cinéma : une longue histoire d’amour, affaire de passion et de coups de coeur d’acteurs, réalisateurs ou producteurs pour certaines grandes bouteilles. De Louis De Funès à Claude Chabrol ou de Gérard Depardieu à Pierre Arditi, chacun y est allé de son couplet ou de sa tirade sur ces grands vins.

Gérard Depardieu et Clovis Cornillac dans © Bellamy de Claude Chabrol

Gérard Depardieu et Clovis Cornillac dans © Bellamy de Claude Chabrol © Moune Jamet

En France, la loi Evin, assouplie le mois dernier par le Parlement, a beau interdire toute transaction financière visant à faire apparaître une bouteille d’alcool dans un film, vin et champagne n’ont pas pour autant déserté les écrans car ils permettent aux réalisateurs d’inscrire leur oeuvre dans la réalité.

« Le vin est un symbole social, un signe distinctif de comportement »: faire boire une bouteille de prestige à leurs personnages permet aux réalisateurs « de leur donner corps », explique Olivier Bouthillier, fondateur de Marques & Films, agence spécialisée dans le placement de produits sur les écrans.

« Aucun réalisateur ne va mettre un vin que personne ne connaît », poursuit-il. Les châteaux les plus prestigieux, notamment du Bordelais, sont donc les plus sollicités. Et c’est la production qui contacte le château pour obtenir les droits de diffusion et faire des économies en récupérant quelques bouteilles pour le tournage.

Château d’Yquem, 1er cru supérieur 1855, a ainsi fait plusieurs apparitions dans des films de Claude Chabrol, « qui adorait nos vins », précise-t-on au domaine du célèbre Sauternes. »Si la demande est motivée par une envie sincère de mettre notre vin en valeur, nous sommes ravis de fournir un flacon », renchérit Arnaud de Laforcade, directeur financier de Cheval blanc. Cette célèbre propriété du Saint-Emilion a même eu les honneurs de Walt Disney dans le dessin animé « Ratatouille » (2007), aux côtés du célèbre Château Latour.

Dans © Casino Royal, un petit Angélus fait son apparition une première fois en 2006

Les illustres Mouton-Rothschild, Lafite-Rothschild, Haut-Brion ou Margaux, tous 1er grand cru classé 1855, peuvent aussi être aperçus ou cités au détour d’une scène d’apparence anodine. Tous ces domaines disent être « très sollicités« , mais assurent ne pas répondre à ces demandes en dehors « d’amitiés » avec des acteurs ou réalisateurs.

Pour ces crus prestigieux, figurer furtivement dans un film ne suffit pas à doper les ventes, qui n’ont d’ailleurs généralement pas besoin de l’être. Mais apparaître comme une marque de référence, conforme à leur statut de prestige, peut justifier de tels partenariats « gagnant-gagnant ».

Une apparition furtive d’Angélus dans le dernier © James Bond « Spectre »

Pour d’autres, en revanche, apparaître au cinéma est un moyen de conquérir une certaine notoriété. Le Château Angélus, cru de Saint-Emilion (Gironde), élevé au rang de 1er cru classé A en 2012, s’est fait une spécialité de ces apparitions cinématographiques, avec une soixantaine de tournages initiés en 20 ans par son propriétaire, Hubert de Boüard. Angélus était ainsi fier de son coup mi-novembre lors de la sortie de « Spectre », le dernier James Bond: dans une scène, sur la table d’un wagon-restaurant, apparaît fugacement l’étiquette du domaine ornée de sa célèbre cloche, après une première dans « Casino Royal » (2006).

Un énorme coup de pub? « Dans cette scène, la bouteille est en second plan et l’étiquette à moitié cachée« , relativise Olivier Bouthillier. « Personne ne la voit, il n’y a qu’Angélus qui le sait », estime ce professionnel. Peu importe pour Angélus, qui n’a pas déboursé un centime car « ce sont les producteurs qui souhaitaient associer au film notre vin, qu’ils ont dans leur cave », répond Stéphanie de Boüard, directrice générale adjointe.

Le champagne Bollinger, qui a remplacé Dom Pérignon dans les flûtes du très chic agent secret depuis 1973, pourrait certes payer son ticket d’entrée dans les James Bond. Mais le « fournisseur officiel » de la couronne britannique « depuis la Reine Victoria en 1884 » affirme ne pas en avoir besoin: « Cette forme de « britishness » chez Bollinger faisait sens dans l’esprit des producteurs », résume le directeur marketing de la marque, Clément Ganier.

Louis de Funès dans l'Aile ou la Cuisse (1978, de © Claude Zidi)

Louis de Funès dans « L’Aile ou la Cuisse » (1976, de © Claude Zidi)

Parfois aussi, les châteaux ont la surprise de voir leurs bouteilles figurer à l’écran sans avoir rien demandé. Pour le Saint-Julien Léoville las Cases, grand cru classé 1853, rendu célèbre par le film multi-rediffusé « L’aile ou la cuisse » (1976) avec Louis de Funès et Coluche, « on l’a découvert comme tout le monde lors de la projection« , révèle le directeur du château, Pierre Graffeuille. Le réalisateur Claude Zidi et Louis de Funès « étaient des amateurs » du cru et « le hasard a généré une remarquable publicité, bien meilleure que si cela avait été préparé ». Et il ne faudrait pas oublier non plus  le Château Lafite-Rothschild 1978 du Dîner De Con.

Avec AFP

Extrait du film l’Aile ou la Cuisse (réalisateur Claude Zidi) avec le château Léoville las Cases

19 Déc

Flower, ce fauteuil en douelles de barriques s’inspire de la floraison de la vigne

La dernière création du designer bordelais Rémi Denjean, c’est une fleur…Un nouveau siège original à destination des amoureux du vin et des tonneaux.

La fleur conçue par Rémi Denjean

Rémi développe depuis près de deux ans une gamme de mobilier et d’objets déco en douelles de barriques recyclées et répond à des projets sur mesure, aussi d’agencement et de décoration. Un style, une touche originale qui commence à faire le buzz parmi les châteaux du Bordelais avec sa touche de finesse et modernisme. 

flower

Pour en savoir plus sur Rémi Denjean et ses créations à base de douelles de barriques : cliquez ici

16 Déc

Blandine & l’herbe à swing au Comptoir de Sèze

En plein cœur de Bordeaux, le Comptoir de Sèze propose chaque 1er et 3ème jeudi du mois de découvrir un groupe de Jazz en compagnie de mets et vins délicieux. 

COMPTOIR DE SEZEBlandine & l’Herbe à Swing offre à son public des interprétations musicales hautes en couleurs et en bonheurs !
Blandine, au chant, est accompagnée par deux musiciens bien connus du milieu bordelais – Nicolas Bombard à la guitare (Les gosses de la rue,…) et Jonathan Hedeline à la contrebasse. 

Le trio propose un joyeux mélange de reprises de Sanseverino, Camille, Boris Vian, musiques de dessins animés, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong,…

Le comptoir de Sèze 23 allées de Tourny à Bordeaux Ce jeudi à 20h

27 Nov

Foire aux Quinconces : la passion de chiner

Ils sont des milliers d’amateurs d’antiquités ou de brocantes à fouler les allées des Quinconces à Bordeaux. Tous espèrent se faire plaisir et pourquoi pas chiner l’objet rare. L’art de la broc, c’est de trouver l’objet ou le bibelot qui va faire son effet dans sa maison.

Olivier Caumont antiquaire avec son plat à gigot signé David Johnson © Jean-Pierre Stahl

Olivier Caumont, antiquaire du Village Notre-Dame, avec son plat à gigot signé David Johnston © Jean-Pierre Stahl

C’est pour certains une passion dévorante ou un hobby, pour d’autres la constitution d’un petit bas de laine… La broc ou la chine, c’est ce regard qui va se poser sur un vieil objet pour lui donner une nouvelle vie.

Anne-Marie Martin : "Les antiquités ne sont pas passées de mode !" © JPS

Anne-Marie Martin : « Les antiquités ne sont pas passées de mode ! » © JPS

« Les antiquités ne sont pas vraiment passé de mode, et puis il y en a pour tous les goûts, pour ceux qui aiment le XVIIIe vrai ou faux, le XIXe, l’art déco, le vintage, les années 50; les Quinconces, c’est toujours un lieu de partage et de convivialité que j’apprécie énormément », explique Anne-Marie Martin de Sauveterre-de-Guyenne

Emma et Hamish, un couple d'Ecossais, en vadrouille sur les Quinconces ©JPS

Emma et Hamish, un couple d’Ecossais, en vadrouille sur les Quinconces ©JPS

Parmi les allées, un couple d’Ecossais d’Edimbourg qui souhaitent remeubler leur vieille maison achetée à Condom dans le Gers: « c’est une vieille maison et les meubles ici sont parfait pour cela ! »

Quinconces 059L’art de la brocante, c’est de trouver l’objet ou le bibelot qui va faire son effet sur une table de fête, comme ces émaux bordelais de Jules Vieillard ou encore ce plat du XIXe en parfait état : « c’est un plat qui est signé David Johnston, c’est le fondateur de la manufacture Vieillard, ça date entre 1830 et 1840; c’est un plat à gigot typiquement puisqu’il a un creu pour que le jus puisse se répandre… » selon Olivier Caumont antiquaire du Village Notre-Dame à Bordeaux.

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Tastevin XVIIIe de Bordeaux en argent © JPS

Parmi les autres pièces typiques de Bordeaux ces 2 tastevins en argent du XVIIIe siècle avec leurs 4 poinçons de charge:  » on les appelle aussi tastevins ombilics à cause de de l’ombilic central. On dit qu’il servait à mesurer la clarté du vin. »

L’argenterie et ces pièces d’orfèvrerie forcément ça attire l’oeil du chineur comme Anne-Marie : « j’aime beaucoup chiner, je chine surtout des tableaux, de l’argenterie, des petits objets et beaucoup de céramiques. »

Jean-Christophe Yvard, avec son guide du voyageur de 1838 une pièce rare © JPS

Jean-Christophe Yvard, avec son guide du voyageur de 1838 une pièce rare © JPS

Et au fond de ces baraques en bois, on trouve parfois la perle rare ou le livre rare comme nous le montre Jean-Christophe Yvard marchand de livres anciens à Bazas :« Voici l’album du voyageur à Bordeaux de 1838 (le 1er guide touristique sur Bordeaux !) avec ses 104 planches, il est complet, la Poste aux Chevaux, l’Eglise Saint-Louis, le Jardin Public, l’Hôtel de la Marine » environ 1000 euros le livre…

Quinconces 078Et puis il y a encore ces deux ouvrages sur la Fête des Vendanges à Bordeaux des 12,13 et 14 septembre 1909 (édité en 1910 pour l’original, avec une réédition plus récente) qui fut la plus grosse manifestation dédiée à Bacchus place des Quinconces.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Michaël Hahn, Karine Durandet et Véronique Lamartinière :

26 Nov

Stéphane Derenoncourt : on the road again !

Il est sur toutes les routes de France et tous les chemins viticoles du monde. Son parcours atypique dans la sphère viti-vinicole se résume dans un livre « Wine On Tour ». Un ouvrage rythmé rock où l’on découvre ce personnage qui s’est lui-même façonné tel un cep, avec sa propre sève mais aussi de la puissance, des courbes et de la générosité, bref de l’authentique. 

Stéphane Derenoncourt dans ses vignes du Domaine de l'A avec Chrsitophe Goulard photogrphe © Jean-Pierre Stahl

Stéphane Derenoncourt dans ses vignes du Domaine de l’A avec Christophe Goussard © Jean-Pierre Stahl

Séquence shooting photo dans les côtes de Castillon. Ce n’est pas une rock star mais le vigneron-consultant Stéphane Deroncourt qui se fait photographier par Christophe Goussard. Ce dernier, photographe indépendant, le suit depuis 1999. Il a connu le propriétaire du Domaine de l’A à Sainte-Colombe depuis ses premières vinifications sur la propriété et aujourd’hui il vient de sortir sur cet autodidacte de la vigne  un bel ouvrage agrémenté de superbes photos, co-signé avec Claire Brosse, journaliste, pour les textes : « Wine On Tour ».

Tous deux s’arrêtent devant une petite masure en pierre avec une porte verte qui rappelle des souvenirs à Stéphane Derenoncourt, lorsqu’il a sorti son premier millésime :

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« Ce chai, c’est le chai des débuts, on n’avait que 2 hectares et demi à l’époque…(aujourd’hui le Domaine de l’A compte 11 ha) Il y avait dans cette partie 4 cuves, 2 cuves béton et 2 petites cuves bois, et dans l’autre partie on avait imaginé un chai à barriques, donc chaque centimètre carré était exploité, ça a été une horreur pendant 5 millésimes quand même ! » La vrai cave sera construite à partir de 2003 attenante à sa salle de dégustations.

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« Notre première rencontre date de 1999, année où il a acheté le domaine, je faisais pour lui un portrait pour l’Amateur de Bordeaux, une revue spécialisée dans le vin. Cette rencontre a été déterminante car il m’a tout de suite proposé de suivre les quatre saisons sur le domaine », explique Christophe Goussard, le photographe co-auteur du livre. « Ca a été un bon terrain de jeu et puisque mon travail lui a plu, on a récidivé année après année, avec ses portraits pour la presse et tout le travail de la vigne, et puis la construction du chai en 2004-2005 que l’on retrouve dans le livre. Au-delà d’une amitié et d’une complicité, c’était de photographier tout ce qu’il mettait en place et venir régulièrement sur le domaine. Il est difficile à suivre parce qu’il a un emploi du temps millimétré, donc il n’ y avait pas que lui tout le temps mais aussi la vie d’équipe car j’ai vu arriver un à un tous les gens qui travaillent avec lui, qu’il a recrutés au fur et à mesure. »

Véritable self-made-man Stéphane Derenoncourt aime à dire qu’il doit beaucoup à l’observation des choses sur le terrain: « L’observation, oui, je ne sais pas si c’est une force, c’est pûtôt un ADN, une philosophie de production et un credo. »

DERENONCOURT 051J’aime bien l’idée que le vin doit ressembler au lieu où il est produit, et pour cela ça demande une certaine connaissance des sols », Stéphane Derenoncourt

Et d’ajouter: « Pour l’identité du vin, il y a deux choix possibles: soit l’identité du vinificateur qui va marquer par une vinification, par un choix de barriques, par un élevage ou il y a un choix vigneron, je dirais, où l’identité du vin doit se faire par la connaissance des sols. Quand on observe un sol, on sait déjà quel type de vin on peut produire. Ici par exemple, on est sur un substrat argilo calcaire, on est vraiment sur une couche d’argile assez fine, de belle qualité, posée sur une table de calcaire. L’argile, ça va donner la force, ca va donner la douceur, la puisssance…et quand on parle de tout cela et de maturité on parle d’un monde un peu sucré…et le calcaire lui va apporter une notion de fraîcheur, de salinité qui sera souvent confondu avec une notion d’acidité d’ailleurs.

Dans son chai à barriques du domaine de l'A, avec Christophe Goulard, Frédéric e(t Stéphane DErenoncourt © Jean-Pierre Stahl

Dans son chai à barriques, avec Christophe Goussard et Frédéric Massie © Jean-Pierre Stahl

C’est cette magie entre ce monde sucré et ce monde salé, entre ce monde de rondeur et un peu plus élancé, quand on les marie tous les deux, c’est vraiment l’identité argilo-calcaire. »

Dans son chai à barriques, Stéphane accompagné de Frédéric Massie, l’un de ses 3 associés chez Derenoncourt Consultants (avec Julien Lavenu et Simon Blanchard), explique sa conception du consulting et comment il permet aux vins de donner leur meilleure expression :

Stéphane Derenoncourt et Frédéric Massie son associé de Derenoncourt consultants © JPS

Stéphane Derenoncourt et Frédéric Massie son associé de Derenoncourt consultants © JPS

On recherche l’identité du lieu et la singularité. Il ne faut pas tomber dans le piège, quand on est consultant et quand on fait beaucoup de domaines, de trouver la recette et de la reproduire un peu partout, ça serait une catastrophe et en plus ça serait très ennuyeux. »

DERENONCOURT 054Et Dieu sait que Stéphane Derenoncourt parcourt la planète, puisqu’aujourd’hui il est consultant dans 17 pays pour 120 domaines, dont les plus étonnants se situent en Inde ou en Syrie… Il passe aujourd’hui presque un quart de son temps en dehors de chez lui, entre ces domaines à l’étranger, dans les autres régions viticoles de France (Chablis, Languedoc-Roussillon), ou ces derniers temps pour la présentation de Wine On Tour. C’est cette sensation d’être constamment en tournée qui lui a donné l’idée (avec Christophe Goussard et Claire Brosse aussi) de « Wine On Tour », une biographie, comme lui atypique, de toute beauté et en sensibilité, où il se livre entre deux ou trois morceaux de rock qui ont jalonné sa route : ces airs de Tom Waits, les Stones, les Clash, les Doors, ou encore Iggy Pop (qui lui a gentiment préfacé le livre), il les avaient constamment dans la tete ou le soir quand il retrouvaient des copains, parfois pour un boeuf…

Stéphane Derenoncourt chez Paul Barre à Fronsac © JPS

Stéphane Derenoncourt chez Paul Barre à Fronsac © JPS

L’eau a coulé sous les ponts et le vin aussi d’ailleurs, depuis son premier job en 1985 chez Paul Barre, ce viticulteur, lui aussi atypique, qui exploite le château la Grave en Fronsac et Canon-Fronsac en bio-dynamie (depuis 1990) : « il y a eu la rencontre, on est dans le domaine de la sensibilité, j’ai ressenti que, la manière avec laquelle je percevais le vin, on allait pouvoir s’entendre. »

PAULBARRE30 ans d’amitiés, de complicité et de respect mutuel. Paul Barre a su faire confiance à ce talent caché et surtout « le laisser partir ». Un talent, qui au long court, s’est révélé comme le vin : mieux qu’une étiquette, un nom, Stéphane Derenoncourt !

« Wine On Tour Derenoncourt un homme, un groupe » par Claire Brosse, Stéphane Derenoncourt et Christophe Goussard aux éditions la Fabrique de l’Epure

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Didier Bonnet, Erid Delwarde, Karine Durandet et Véronique Lamartinière:

24 Nov

Foire des Quinconces : de l’antiquaire au bronzier d’art…

Philippe Richel, antiquaire de Pessac, et Gérard Jariod, bronzier d’art, de Mérignac,se font quasiment face. Ces deux piliers des Quinconces se cotoient et partagent la même passion de leur métier.

Gérard Jariod, bronzier d'art en train d'instaeller ses lustres à cristaux © Jean-Pierre Stahl

Gérard Jariod, bronzier d’art en train d’installer ses lustres à cristaux © Jean-Pierre Stahl

Philippe Richel se situe non loin de la colonne des Girondins. Lui aussi est un monument des Quinconces car il expose depuis plus de 30 ans: « les Quinconces, c’est un lieu magique, c’est un endroit incontournable, c’est un brassage d’antiquaires, de brocanteurs et de restaurateurs, il y a un esprit de camaraderie, c’est un magasin en plein centre de Bordeaux deux fois par an.

Dans la même allée, Philippe Richel en face et un peu plus hqut que Gérard Jariod ©

Dans la même allée, Philippe Richel en face et un peu plus hqut que Gérard Jariod ©

« Nous avons toute la belle clientèle qui vient sur les Quinconces. Quand il pleut, on relève le revers des pantalons, on met des bottes et on vient… Ce sont les mêmes personnes que nous voyons sur les salons car je fais des salons tels que Bordeaux Lac. »

Le stand de Gérard Jariod, le bronzier d'art © JPS

Le stand de Gérard Jariod, le bronzier d’art © JPS

Gérard Jariod, bronzier d’art, 40 ans de métier est aussi un habitué des Quinconces: « Ca va faire 8 ans et 2 fois par an, l’intérêt des Quinconces c’est que ça m’apporte énormément de boulot surtout pour mon atelier où je fais la restauration. Sa clientèle, c’est « beaucoup de particuliers » souvent pour embellir des maisons bourgeoises bordelaises ou sur le bassin d’Arcachon, en ville d’Hiver parfois, mais aussi pas mal de « châteaux viticoles ».  « Les lustres à cristaux marchent très bien, c’est ce qui est le plus prisé actuellement », explique Gérard Jariod.

Quinconces 027Et de renchérir : »Les particuliers comme les châteaux achètent au coup de coeur. Ce sont des lustres XIXe ou début XXe à cristaux, en bronze, le Louis XV ne se vend plus beaucoup, mais plutôt du Napoléon III et des lustres art déco aussi pas mal. »

Sur son stand, des lustres magistraux, notamment cet énorme lustre à gaz des années 1800 qu’il a fallu remettre en état: « les bras étaient cassés, plus rien ne tenait, c’est un lustre à gaz qu’il a fallu que j’électrifie, j’ai refabriqué des bras qui étaient cisaillés, j’ai refait une peinture, pour environ 60 heures de boulot, c’est un lustre qui fait 1 m 85  de haut, vraiment c’est un lustre conséquent. Il faut surtout de la passion, oui c’est la passion qui gère mes heures de travail ! »

Philippe Richel, l'antiquaire devant son cabinet italien du XIXe © JPS

Philippe Richel, l’antiquaire devant son cabinet italien du XIXe © JPS

Philippe Richel est fier de présenter pour cette foire d’automne un joli cabinet de style italien du XIXe :« les gens qui vont acheter ce très joli meuble vont finaliser leur décoration, ce sera un peu une sorte de carte de visite pour eux, ce’st un meuble hautement intéressant à plus d’un titre, un meuble que l’on ne trouve pas couramment et ils en seront fiers. » C’est un cabinet sans doute de l’Italie du Nord avec des tiroirs apparents avec aussi des effets de marquetterie et une partie centrale qu’on appelle un tabernacle. Il y a aussi des parties cachées, c’est ce qui fait le charme de ce meuble, car on avait à cette des époque des gens de maison et si on voulait mettre de la correspondance ou d’autres affaires on les cachait dans des parties secrêtes… »

Entre anecdotes et secrets livrés par ces magnifiques objets et meubles d’antan, l’antiquaire et l’artisan d’art donnent ce qu’ils ont de plus beau au fond d’eux: la passion et l’amour du travail bien fait.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Michaël Hahn, Karine Durandet et Christian Arliguier :

23 Nov

Foire des Quinconces : le rendez-vous incontournable des brocanteurs

Deux fois par an, la foire à la brocante s’installe place des Quinconces à Bordeaux. 200 à 250 brocanteurs de Gironde et de la France entière s’y pressent pour proposer des meubles et objets d’antan. De quoi ravir les amateurs et les chatelains, jusqu’au 6 décembre.

Mauricette et Michel Félix avec leur belle série de carafes anciennes © Jean-Pierre Stahl

Mauricette et Michel Félix avec leur belle série de carafes anciennes © Jean-Pierre Stahl

En cette matinée froide et grise de novembre, Mauricette et Michel Félix de Périgueux ouvrent leur stand n°143 sur la place des Quinconces… « ça fait 4 ans que l’on vient aux Quinconces, pour moi c’est formidable, c’est un peu les vacances ! C’est convivial, on retrouve nos clients, j’ai l’impression de partir en vacances pour 17 jours, c’est très bien, » explique Mauricette . Tous deux proposent de vieux bibelots, des chapeaux, des bijoux et aussi toute une série de belles carafes à décanter… »

Le village éphémère de brocanteurs s’anime…Ici, le réveil est plûtôt tardif, pas avant 9 heures et même plutôt 10.  Rares sont les baraques en bois et tôles déjà ouvertes. Non, on est là pour presque 3 semaines, par tous les temps et par des températures parfois très frisquettes, alors il faut tenir…

Pierre Vannessche et Paul Goldsmith © Jean-Pierre Stahl

Pierre Vannessche, antiquaire-brocanteur, et Paul Goldschmitdt, du château Siaurac © Jean-Pierre Stahl

Ils sont ainsi 200 à 250 brocanteurs et antiquaires à ne pas louper ce rendez-vous incontournable de la chine avant Noël. Certains viennent de loin comme Pierre Vanessche, venu des Yvelines, stand 154, spécialiste de l’argenterie et de luminaires, avec son képi sur la tête pour faire couleur locale et amuser la galerie :  » il y a de la fréquentation, l’avantage c’est que c’est une entrée gratuite, donc tout le monde peut venir, aussi bien pour acheter des petits objets à des petits prix que des gros à des gros prix… »

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Sur son stand, nous croisons Paul Goldschmidt du château Siaurac à Néac. Il s’est lancé parmi les premiers dans l’oenotourisme et recherche des objets qui rappellent « la vie de château ». « Ce que nous voulons, c’est offrir aux gens qui viennent nous visiter à Siaurac quelque chose d’authentique, quelque chose qui fasse un peu rêver, c’est pour cela que nous offrons la possibilité à nos clients de manger dans de la porcelaine Jules Vieillard de Bordeaux. »

Un jour ou l'autre tout le monde passe à la caisse... © JPS

Un jour ou l’autre tout le monde passe à la caisse… © JPS

Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses, des bibelots, des vieux meubles, certains se mariant facilement avec un intérieur moderne, comme ce vieux comptoir-caisse que propose Franck Dulucq, 5e année aux Quinconces et qui vient d’Hourtin: « c’est un comptoir-caisse sympathique, un meuble de méier, ce petit comptoir va partir assez vite, on peut en espérer dans les 600 euros tranquillement. »

Une foire très fréquentée les week-ends © JPS

Une foire très fréquentée les week-ends © JPS

Si cette foire est prisée des brocanteurs, c’est qu’elle est assez longue et pour un coût supportable selon son président Bertrand Lecat : « c’est quand même une des foires les moins chères de France, la fourchette c’est un prix de revient entre 60 et 100 €par jour sur une vingtaine de jours. »

Jean-Pierre Hedevin, il vient depuis 10 ans de Calais, spécialiste de militaria © JPS

Jean-Pierre Hedevin, il vient depuis 10 ans de Calais, spécialiste de militaria © JPS

C’est ainsi que certains traversent la France entière comme les époux Hedevin du Pas-de-Calais, un stand en deux parties l’une antiquité-brocante, l’autre militaria… « ici je propose pas mal de casques anglais, américains, français et allemands de la 2e guerre, beaucoup d’insignes, des décorations et badges anglais, et des armes neutralisées. Les collectionneurs recherchent vraiment les pièces qu’ils n’ont pas, mais on s’adresse aussi à pas mal de jeunes collectionneurs pour qu’ils trouvent leur bonheur. »

Jean-Pierre Hedevin profite de son séjour aussi sur Bordeaux pour retrouver des amis, en quelque sorte c’est moitié brocante-moitié vacances pour lui, il faut reconnaître que Bordeaux et ses spécialités ne manquent pas de charme.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Michaël Hahn, Karine Durandet et Thierry Culnaert :

22 Nov

« Bordeaux les grands crus classés 1855 » obtient le prix Baron Philippe de Rothschild

Le livre de Jean-Charles Chapouzet et de Guy Charneau vient de se voir décerner le Prix Baron Philippe de Rothschild 2015, par l’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et arts de Bordeaux.

Ministère des Affaires Etrangères, Paris le 21 avril 2015.

Au Ministère des Affaires Etrangères, Paris le 21 avril 2015 © Agence Fleurie

Il ne cache pas sa joie notre confrère et ami Guy Charneau sur Facebook et on le comprend, ce Prix honore le travail de ces deux passionnés du vin et des crus classés de Bordeaux. Un prix qui leur sera remis lors de la prochaine séance publique le 17 décembre à Bordeaux. Un livre auquel vous pouvez penser pour Noël…

« Il est vrai qu’aujourd’hui Jean-Charles Chapuzet et moi-même pouvons ressentir un peu de fierté, notre livre « Bordeaux les grands crus classés 1855 » ayant obtenu le Prix Baron Philippe de Rothschild 2015 décerné par l’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et arts de Bordeaux » selon Guy Charneau.

Le 21 avril dernier, les auteurs de ce magnifique ouvrage participaient au 160e anniversaire du Classement des Grands Crus Classes en 1855 (Lire l’article de l’Agence Fleurie) au Ministère des Affaires Etrangères en compagnie du Ministre Laurent Fabius, Ministre des Affaires Etrangères et du Développement International.