25 Oct

2014 : « Un millésime inespéré » dans La Voix Est Libre à 10h50 sur France 3 Aquitaine

La Voix Est Libre vous propose un Hors-série de 52′ consacré au millésime 2014 et s’installe à cette occasion au coeur des vignes de l’Entre-deux-mers. Après une récolte 2013 décevante, les professionnels du vin confirment cette année un bon millésime, tant en volume qu’en qualité.

En juillet dernier, les vignerons comme Nicolas Lesaint prédisaient un bon millésime en volume.  La véraison d'autant que septembre est passé par là, la qulité aussi...© Jean-Pierre Stahl

En juillet dernier, les vignerons comme Nicolas Lesaint du château Reignac à Saint-Loubès prédisaient un bon millésime en volume. La « véraison » d’autant que septembre est passé par là, la qualité aussi…© Jean-Pierre Stahl

Trois invités de premier plan de la viticulture bordelaise commenteront cette année 2014 en compagnie de Pascal Cagnato :

De nombreux thèmes évoqués:

  • Ce bon millésime va -t-il profiter à l’ensemble de la profession ?  Si les plus grands châteaux, 1er crus classés, crus classés, crus bourgeois arrivent à s’en sortir, quid des petits vignerons étrillés par des années de cours du tonneau au plus bas (cf 850 € en 2008-2009 contre 1250 €aujourd’hui)
  • Comment se relève-t-on d’un millésime 2013, avec des orages de grêle qui ont meurtri et affaibli de nombreux producteurs ?
  • Comment s’adapter aux nouveaux modes de consommations ? Ils sont bien loin les 120 l de vin consommés par an et par habitant (en 1960), aujourd’hui on considère que l’on boit 44 l par an/hab. et que le vin n’est plus un aliment mais considéré comme un plaisir occasionnel. Il s’achète parfois le soir même chez un caviste pour une dégustation entre amis, la consommation a également changé dans les restaurants avec la peur du gendarme et la loi Evin, celle-ci est tombée et les gens ne consomment plus que du vin au verre, ou presque.
  • Comment relancer les exportations ? Le CIVB a lancé sa nouvelle campagne de promotion qui va s’afficher partout et notamment le 27 octobre dans le métro à New-York, après une baisse l’an dernier générale pour Bordeaux de 8% en volume, et une nette diminution en Chine -25% en volume et au Royaume-Uni -43% en valeur.
  • L’avenir est-il dans le Bio ? Il représente désormais une forte tendance qui se développe dans toutes les appellations.
    L’Aquitaine est la troisième région de France avec 730 viticulteurs bio et 9600 Ha.
  • La culture Bio représente désormais une forte tendance qui se développe dans toutes les appellations.
    L’Aquitaine est la troisième région de France avec 730 viticulteurs bio et 9600 Ha.
  • La question des pesticides focalise le débat en 2014 avec l’affaire de Villeneuve-de-Blaye.
    Cette prise de conscience environnementale va-t-elle exploser ?

    Xavier Planty, gérant de château Guiraud, 1er cru classé de Sauternes, certifié Bio depuis 2011;

    Xavier Planty, gérant de château Guiraud, 1er cru classé de Sauternes, certifié Bio depuis 2011 invité de LVEL

  • Plusieurs reportages illustreront l’émission avec notamment :
  • Les coulisses des vendanges au coeur d’une propriété viticole
  • L’état des lieux dans l’ensemble des appellations.
  • Le château Giscours et sa production du vin rosé
  • La révolution des étiquettes sur les bouteilles
  • Les Chinois dans le vignoble bordelais, mirage ou réalité ?
  • La culture des vignes version bio
  • Les femmes dans le monde du vin : portrait croisé de deux d’entre elles

24 Oct

« Saga Lurton » : l’esprit d’entreprise

C’est un trait de caractère commun et persistant chez les Lurton: l’esprit d’entreprise. Les Lurton, ce sont des « empêcheurs de tourner en rond ». Ils ont en eux une force: ils osent, ils se lancent et souvent ça marche. Des battants ? Forcément !

Thierry Lurton

Thierry Lurton est revenu à la vigne, rappelé par Camarsac © Jean-Pierre Stahl

En « Lurtonnie », le passé rattrape souvent le « pélerin » …Le poids de l’Histoire et l’appel du vignoble se rappellent à ceux qui s’évadent…

Avec ses 700 ans, le château du Prince Noir (ancien fief du neveu du pape Clément V, édifié en 1312), Camarsac s’est rappelé ainsi à Thierry Lurton, l’un des 10 enfants de Lucien Lurton. Thierry travaillait dans le social à Bordeaux, puis est parti aider les plus démunis de l’autre côté de l’Atantique au Brésil. Plus de 20 ans passés comme éducateur…

Et puis, il a senti le besoin de revenir à la vigne. Déjà pour aider l’une de ses soeurs, Bérénice, au château de Camarsac (acquis en 1973 par leur père Lucien). Un château dont il a racheté aujourd’hui le reste des parts. Produisant en Bordeaux, Bordeaux Supérieur et en Entre-deux-Mers, il aime une certaine diversité et offre 8 vins tous différents, un peu comme ces jeunes dont il s’occupait.

Pour que ça marche, il faut avoir de l’exigence. Je travaille comme ça avec mes pieds de vigne, comme je le faisais avec mes jeunes ». Thierry Lurton, château de Camarsac

Son autre challenge, c’est de redonner à Camarsac une nouvelle vie. Toute la partie droite qui donne sur le jardin a brûlé il y a environ 50 ans et était restée en l’état. « Il y a avait à l’intérieur un bazar incommensurable, tout ce qui s’était effondré en brûlant était encore là il y a peu » précise Thierry Lurton. Il a tout déblayé et compte bien reprendre l’ensemble: remplacer sa toiture en tôle par une nouvelle toiture avec une charpente digne de ce nom. Et restaurer l’ensemble, Thierry mise énormément sur l’oenotourisme…

Marc Lurton voulait cette chartreuse et ce qu’elle représente de symbole © JPS

Chez son cousin, Marc, le fils de Dominique Lurton ( la 4e branche), il y a aussi le poids du passé. Allez savoir pourquoi, Marc voulait à tout prix hériter du Manoir familial du XVe acheté par son arrière-grand-père Léonce Récapet en 1901. Il s’est arrangé avec ses frères, et notamment Pierre.

Le secret de cette propriété, c’est sa cave qui est en fait une vieille carrière:

Cette carrière est un lieu magique. Reygnier a été construit avec cette carrière ! » Marc Lurton

Marc Lurton est oenologue, une pointure, non seulement il met ses connaissances au service de Reygnier mais aussi du château du Bouchet. Ses 40 hectares sont plantés de Cabernet Sauvignon et Merlot (pour les vins rouges et rosés), de Sauvignon, Sémillon et Muscadelle (pour les vins blancs), sur un terroir exceptionnel formé de croupes au sol argilo-calcaire. Il n’hésite pas non plus à faire du consulting désormais outre atlantique.

Pierre Lurton, son frère, a hérité aussi de 40 ha de vignes de Reygnier. Mais il a aussi hérité du savoir-faire familial: « le parcours ? Il démarre génétiquement » s’amuse-t-il a dire, lui qui a observé ses tontons André et Lucien. Après avoir fait ses premières armes au Clos Fourtet 1er Grand Cru Classé de Saint-Emilion durant 10 ans, il a proposé ses services à Cheval Blanc où il a été pris comme gérant. Puis Cheval a été racheté par Albert Frère et Bernard Arnaud; ce dernier lui a dit « Lurton, ça a l’air d’aller, alors on va continuer ensemble » et puis « en 2004, double casquette gérant de Cheval Blanc et désormais président d’Yquem ». Même s’il était très heureux d’avoir réalisé un rêve, « ça n’a pas changé ma vie » car

J’étais un double manager comblé mais aussi ici un petit propriétaire (de château Marjosse) endetté. » Pierre Lurton, Pdg d’Yquem, gérant de Cheval Blanc et propriétaire de Marjosse à Grézillac

Pierre Lurton tout nouveau propriétaire de la chartreuse Marjosse © Jean-Pierre Stahl

Pierre Lurton tout nouveau propriétaire de la chartreuse Marjosse © Jean-Pierre Stahl

D’un avion l’autre, Pierre Lurton traverse souvent le globe, en représentation ou en consulting en Afrique du Sud, il est aussi à la tête de Cheval des Andes en Argentine. Mais sa passion reste à Marjosse, cette propriété qu’il traversait plus jeune à cheval (décidément le cheval !) et qui appartenait à un général. Il a réussi à acheter la moitié de la chartreuse et les vignes, mais le dernier héritier du général ne voulait pas vendre l’autre moitié. Il a du attendre 15 ans, mais ça y ets, c’est fait il vient de signer chez le notaire et va pouvoir entreprendre des travaux gigantesques pour lui redonner son éclat.

Un autre Lurton, constamment jet-lagged, c’est François, le globe-trotter. Après avoir travaillé avec son père à château Bonnet notamment, il a ressenti le besoin de partir explorer le nouveau monde du vin avec son frère Jacques à partir du début des années 90;

Jacques et François ne vont cesser de prendre des fermages puis d’acheter des domaines en Australie tout d’abord en 1991 (The Islander Estate Vineyards est aujourd’hui la propriété de Jacques) puis en Argentine (François y possède Bodega Piedra Negra), au Chili (Hacienda Araucano), en Espagne et en France.

Dès 1991, avec Jacques, ils vinifient leurs premiers vins au Domaine les Salices dans le Minervois. Surtout pour répondre à la demande anglaise, les frères élaborent des vins de cépage, mais très rapidement, ils sont frappés par la grande variété de terroirs et de climats de cette région et décident d’investir dans des domaines.Dans le Languedoc et dans le Roussillon, François possède deux propriétés: c’est au Mas Janeil que nous l’avons retrouvé.

François Lurton, le globe-trotter, à la tête du mas Janeil dans le Roussillon © Jean-Pierre Stahl

François Lurton en pleines vendanges au Mas Janeil à Tautavel dans les Pyrénées Orientales, au pied de Quéribus © Jean-Pierre Stahl

Mas Janeil, à Tautavel dans les Pyrénées Orientales, est un domaine à cheval sur une faille géologique, on y trouve une grande variété de sols différents. Ainsi, au pied du château de Quéribus, le sol est plutôt constitué de calcaire et de granit, alors que la parcelle le « Pas de la Mule » révèle une grande densité de schistes.

En cette fin de semaine, après la mi-septembre, François est remonté comme une pendule, son chai doit être nickel. Toujours très pointilleux sur la propreté et l’exigence de ses équipes, mais c’est aussi cela qui fait sa renommée et son succès. Il reçoit en effet une cinquantaine de distributeurs de ses vins et de journalistes spécialisés d’une dizaine de nations: canadiens, hollandais, russes, ukrainiens, …

Il leur a réservé une visite du Mas Janeil la propriété qu’il a achetée en 2008 et où il a fait construire un chai très fonctionnel.Ses invités ont d’abord droit à un topo exhaustif de l’évolution des sols à travers les différentes périodes avec un spécialiste, puis un petit tour dans ses vignes au niveau du hameau du Mas Janeil: « ici on est tellement proche de la falaise, on retrouve du calcaire et du schiste qui en fait donnent une complexité aromatique à notre vin, ce qui en fait un vin unique. » C’est ensuite la dégustation de son éventail de 13 crus en blanc et en rouge. Une visite complète avec aussi une soirée organisée en bord de mer à canet-en-Roussillon car comme le dit François Lurton ce qu’il y a de bien dans le monde du vin, c’est aussi cela, ces moments de partage et d’amitié. »

Un François Lurton qui semble avoir ce désir constant d’entreprendre et qui ne sait pas s’arrêter, un peu comme son père André: « on me dit que je suis un peu trop dynamique, en fait je fais bouger un peu tout le monde ». Et Dieu sait que ça bouge à Vayres son siège où se trouve son usine d’embouteillage pour ses vins blancs « les fumées blanches » son plus gros succès: il produit 5 millions de bouteilles de « fumées blanches » commercialisées à 95% à l’étranger. Au total, François Lurton produit 10 millions de bouteilles en son nom propre: « presque autant que toute la famille réunie » s’amuse-t-il.

Ne manquez pas cette saga ce vendredi 24 octobre vers 23h05 sur France 3 Aquitaine et ce samedi 25 à 15h25.

La « saga Lurton » réalisée par Jean-Pierre Stahl, Didier Bonnet, Eric Delwarde, Vincent Issenhuth, Xavier Granger, Emmanuel Cremese et Véronique Lamartinère. (voir le magazine ci-dessous) Les plateaux d’Enquête de Région ont été enregistrés à château Bonnet et assurés par Eric Perrin avec Jacques Lurton, Bérénice Lurton et Marc Lurton comme invités.

22 Oct

« Saga Lurton » : la relève…

Ils ont entre 40 et 60 ans et sont aujourd’hui les nouveaux managers: les « Lurton du Vin ». Certains ont pris les rênes très jeunes comme Sophie ou Bérénice Lurton. Un choc quand on a que 22 ans…Et puis, il y a la plus jeune génération des Lurton, leurs enfants, qui s’interrogent et se demandent s’ils vont prendre la suite.

Sophie Lurton et son mari Laurent Cogombles devant château Bouscaut © Jean-Pierre Stahl

Sophie Lurton et son mari Laurent Cogombles devant château Bouscaut, cru classé de Graves © Jean-Pierre Stahl

Un jour ou l’autre, il faut savoir passer la main. Héritage, succession, relais sont autant de mots faciles à employer mais parfois difficile à manier…dans toutes les familles. Ca ne se passe pas toujours comme on l’avait prévu.

Prenez le cas de Léonce Récapet, le fondateur de la dynastie, il devait passer le relais à son fils aîné…Malheureusement, celui-ci est mort au champ d’honneur à Douaumont en 1916; c’est donc sa 3e fille Denise qui hérita de tout (la 2e fille était décédée également très jeune).

Mariée à François Lurton, d’une famille de juristes, elle donna naissance à 4 enfants: André, Lucien, Simone et Dominique. Ce sont eux qui vont hériter en 1953, plus tôt que prévu des domaines (Léonce Récapet étant décédé en 1943, François gérait alors avec ses fils aînés). François Lurton est décédé en 1971.

Bérénice Lurton à la tête de château Climens dès l'âge de 22 ans © Jean-Pierre Stahl

Bérénice Lurton à la tête de château Climens dès l’âge de 22 ans © Jean-Pierre Stahl

Les Lurton de la branche Lucien, qui ont la quarantaine ou un peu plus aujourd’hui, se souviennent de la passation de pouvoir soudaine de 1992. Lucien Lurton, alors âgé de 67 ans, décida de transmettre un château à chacun de ses enfants (certes, il y a pire comme situation).

Sophie Lurton-Cogombles, comme la benjamine Bérénice, aucune des deux n’était préparée… Sophie Lurton avait poursuivi des études de langues et travaillait à l’étranger quand son père lui a annoncé la nouvelle: « moi, j’habitais en Italie quand je l’ai appris. J’avais étudié les langues et je faisais des traductions, quand mon père a décidé de nous laisser les vignobles. Les choses se sont faites petit à petit. Et puis Laurent Cogombles (aujourd’hui Président du Syndicat viticole de Pessac-Léognan) mon mari est venu et il m’épaule vraiment, en tant qu’ingénieur agronome. Château Bouscaut est un cru classé de Graves, on a un rang à tenir, on fait pas mal de choses, on en est assez fier. »

Son père Lucien avait acheté Bouscaut en 1979, depuis Sophie et Laurent Cogombles n’ont jamais cessé de rénover les cuviers et de construire en 2010 un nouveau chai à barriques de 300 m2.

Bérénice a trouvé sa marque de fabrique avec la biodynamie à Climens © JPS

Bérénice Lurton a trouvé sa marque de fabrique avec la biodynamie à château Climens © JPS

Bérénice Lurton, elle n’avait que 22 ans, quand son père lui donna un 1er Cru Classé de Sauternes, château Climens à Barsac. « Moi, je suis arrivée très jeune. Ca n’a pas été très facile. Il a fallu jongler, apprendre sur le terrain. » La première année fut d’autant plus difficile, qu’il n’y a pas eu de sortie de premier vin de  Climens. « Notre père nous a tranmis le respect du terroir et de la vigne, et l’amour du vin…On reste des vignerons, des paysans. »

Et si à 20 ans on se demande où l’on va, bien des années plus tard, Bérénice a trouvé sa voie: la biodynamie. « C’était pour moi une évidence. D’abord par respect du  terroir, de la vigne et du vin, on est passé en biodynamie. Pour rien au monde, je ne reviendrai à ce qu’on faisait avant » « Pour répondre aux attaques, aux maladies diverses, on fait de la phytothérapie adaptée au vignoble ». En guise de traitements, elle concocte des tisanes à base de souci, de camomille, de mulpertuis… » Même si cela amuse tonton André (Lurton), Bérénice trouve que ses vins « y gagnent en présence, pureté et en éclat » en plus de la « complexité de l’équilibre et de la fraîcheur » de ces liquoreux de Barsac.

Pauline Lurton, avec ses parents Agnès et Marc Lurton devant château Reynier © Jean-Pierre Stahl

Pauline Lurton, avec ses parents Agnès et Marc Lurton devant château Reynier © Jean-Pierre Stahl

Parmi la relève, on trouve maintenant d’autres jeunes Lurton: il y en a un peu partout, pensez avec ces 4 branches (André, Lucien, Simone et Dominique), les enfants de ceux-ci et les enfants de leurs enfants… Difficile à suivre. Et eux vont-ils suivre seulement ?

Certains s’interrogent encore…Parmi les enfants d’Henri Lurton propriétaire de Brane-Cantenac à Margaux, Nicolas 20 ans est bien décidé à reprendre, il poursuit un BTS viticulture-oenologie à Blanquefort près de Bordeaux. Pour Alexia, la fille de Marie-Laure Lurton, propriétaire de la Tour de Bessan en AOC Margaux, elle est interne en médecine et s’orientera vers la chirurgie pédiatrique. Il y a encore Pauline, la fille de Marc Lurton, 4e branche (les descendants de Dominique): elle dégage cette volonté des Lurton et Récapet qui savent où ils vont.

Pauline, 24 ans, a suivi des études de commerce et de management à l’ISEG Lille; elle pense bien reprendre le flambeau, avec sa soeur Julia, et suivre la trace de l’aïeul Léonce Récapet qui avait acheté en 1901 leur château familal Reynier à Grézillac en Gironde.

Non seulement elle tient à ce manoir des XV et XVIe siècles (sur lequel son père Marc avait jeté son dévolu face à son frère Pierre), mais elle compte développer les ventes de Bordeaux, Bordeaux Supérieur et Entre-Deux-Mers en France et à l’étranger (où 80% des vins sont commercialisés). L’avenir ? « Je ne le vois pas comme un poids (du passé), mais comme une belle opportunité de continuer cette passion ! »

Ne manquez pas cette saga le 24 octobre vers 23h05 sur France 3 Aquitaine et le samedi 25 à 15h25.

La « saga Lurton » réalisée par Jean-Pierre Stahl, Didier Bonnet, Eric Delwarde, Vincent Issenhuth, Xavier Granger, Emmanuel Cremese et Véronique Lamartinère. (voir ci-dessous)  Les plateaux d’Enquête de Région ont été enregistrés à château Bonnet et assurés par Eric Perrin avec Jacques Lurton, Bérénice Lurton et Marc Lurton comme invités.

11 Oct

Le renouveau du Beaujolais nouveau !

Si le Beaujolais nouveau sort le jeudi 20 novembre, déjà sa nouvelle campagne de promotion vient d’être dévoilée. Cette campagne est signée par Swak, un artiste qui a déjà oeuvré pour Facebook et Google.

42d01c56fdfaa2374e87453da644d584-0-640-824-4077419

Le plus célèbre primeur du Beaujolais a décidé de frapper un grand coup pour sa campagne 2014. C’est Swak, illustrateur lillois qui a travaillé pour Google et Facebook qui s’est chargé de cette nouvelle campagne de promotion.

Depuis quelques années, le Beaujolais Nouveau essaie de se dépoussiérer et redore son image à coup de campagnes marquantes, donnant au primeur des allures de mannequin ou d’objet design. Skwak, a déjà utilisé le cône de frites de McDonald’s pour apposer sa patte à l’occasion du dernier mondial de football et aussi repeint toute une boutique Adidas à Lisbonne.

Le bouteille 2014 est parée de tonneaux, de feuilles de vigne, de tire-bouchons. Le but de cette campagne : mettre à l’honneur « l’art français » au service d’un vin traditionnel « made in France ».

Le Beaujolais Nouveau sera en vente dans les bars et restaurants chez les cavistes et grande distribution à compter du jeudi 20 novembre.

07 Oct

Revoilà le « Best of Bordeaux Bus » : une découverte du vignoble pour étudiants

L’office de tourisme de Bordeaux et ses partenaires reconduisent l’opération « Best of Bordeaux Bus » pour l’année universitaire 2014-2015. Un tour dans le vignoble spécial étudiants pour se familiariser avec le monde du vin, le travail à la vigne et la dégustation des derniers millésimes.

Les étudiants à la rencontre du monde du vin © Office de Tourisme de Bordeaux

Les étudiants à la rencontre du monde du vin © Office de Tourisme de Bordeaux

Une super opération découverte à destination des étudiants (+18 ans) de tous horizons, qui peuvent s’inscrire à l’Office de Tourisme et monter à bord du Best Of Bordeaux Bus, baptisé le « BOBB ».

Chaque mois, deux propriétés issues des Best Of Wine Tourism* réparties sur l’ensemble du vignoble bordelais leur ouvrent leurs portes.

vignette-bobb (2)

Samedi 11 octobre, les étudiants visiteront Château Grand Corbin Despagne à Saint-Emilion et Château de Sales à Pomerol. Encadrés par un guide de l’Office de Tourisme formé par l’Ecole du Vin du CIVB, ils découvriront la diversité des vins du Bordelais ; une occasion unique et originale pour perfectionner leurs connaissances et aller à la rencontre de l’un des plus prestigieux vignoble du monde !

Le 11 octobre 2014: Château Grand Corbin Despagne et Château de Sales

Le 15 novembre 2014: Château Saint Ahon et Château du Taillan

Le 6 décembre 2014: Château Gravas – Château Larrivet Haut-Brion

Le 13 décembre 2014: Château Montlau et Château de Ferrand

Le 31 janvier 2015: Château Larose Trintaudon et Château Fourcas Hosten

Le 14 février 2015:  Château Vieux Mougnac et Château de Pressac

Le 7 mars 2015:  Château de La Dauphine et Château Siaurac

Le 21 mars 2015: Château d’Arche et Château de Rouillac

Le 4 AVRIL 2015: Château Gruaud Larose et Château d’Agassac

Le 11 mai 2015:  Château de Castelneau et Château Lestrille

Départ de l’Office de Tourisme de Bordeaux à 13h / Retour à 18h30

Tarif BOBB : 15€ – Tarif Initiation Ecole du Vin : 15€ Inscriptions à l’Office de Tourisme de Bordeaux Tél. +33(05 56 00 66 24 www.bordeaux-tourisme.com

04 Oct

22&23 novembre: la Revue du Vin de France tient salon chez nos amis belges

 Samedi 22 et dimanche 23 novembre 2014, la RVF donne rendez-vous à Bruxelles pour son 5e salon du vin à l’Hôtel de la Poste. Au programme de grands noms et de belles étiquettes.

image_1024x3472014, pour sa cinquième édition belge, le Salon du vin de La Revue du vin de France reprend ses quartiers à l’Hôtel de la Poste Bruxelles sur 970 m2 avec près de 50 exposants.

Devenu un rendez-vous incontournable pour les amoureux du vin, le Salon de La Revue du vin de France permet à ses visiteurs de déguster, découvrir et partager les meilleurs vins auprès des vignerons, professionnels et amateurs passionnés.

Cette année le Salon du vin proposera aux amateurs éclairés un très beau concours et trois Ateliers de dégustations inoubliables

• Les rédacteurs en chef adjoints de La RVF animeront deux Ateliers prestigieux : le samedi 22 novembre avec Philippe Maurange et commentaire d’une verticale exceptionnelle du château Sociando-Mallet par Olivier Poels, dimanche 23 novembre à midi.

• Chef & Sommelier, verrier officiel du Salon, offrira la possibilité aux visiteurs de découvrir les spécificités de l’impact du verre dans la dégustation des vins, à travers une horizontale des Crozes Hermitage animée par Éric Boschman, meilleur sommelier de Belgique.

• Le Concours de dégustation à l’aveugle, samedi 22 novembre de 11h30 à 13h, opposera cinq duos de lecteurs belges et cinq équipes françaises.

Informations pratiques // Horaires d’ouverture : samedi 10 h – 19 h, dimanche 10 h – 18 h / Gratuit pour les professionnels sur présentation d’un justificatif

Suivez tous nos rendez-vous et la programmation surhttp://salon.larvf.com,Facebook,Twitter

• L’espace gastronomie Cuisine et Vins de France mettra en avant de grands accords mets et vins : foie gras, truffes, fromages…

• Le partenaire eaux du Salon mettra en place son BistroBru afin d’initier les visiteurs à la dégustation de ses eaux minérales naturelles.

18 Sep

Les journées du patrimoine, c’est samedi 20 et dimanche 21 septembre en Cadillac

N’oubliez pas, ce week-end, ce sont les journées du patrimoine. Les « Cadillac » Côtes de Bordeaux proposent des « balades patrimoine » ce week-end et le 5 octobre des « balades vendanges »

media_fichier_fr_PHBD050520

Après un été riche en animations oenotouristiques, l’appellation Cadillac Côtes de Bordeaux prolonge la découverte de son riche patrimoine viticole, historique et architectural, en invitant le grand public à 2 rendez-vous devenus incontournables. Au programme : les « Balades Patrimoine » les 20 et 21 septembre et les « Balades Vendanges » le 5 octobre. 2 opportunités uniques pour découvrir les vins de Cadillac Côtes de Bordeaux, côté coulisses.

Le patrimoine à l’honneur les 20 et 21 septembre

Cette année encore, les châteaux de l’appellation ouvrent leurs portes aux visiteurs à l’occasion des Journées du Patrimoine. Une occasion unique pour tous les curieux et les amateurs d’entrer dans 7 sites chargés d’histoire pour se plonger dans la légende des vins de Cadillac Côtes de Bordeaux et saisir toutes leurs caractéristiques.

Château de Birot (Béguey) : 09h30-11h30 et 14h30-17h30 / Château Lamothe (Haux) : 10h-11h et 13h-17h /Château Peneau (Haux) : 10h-15h (le 20 septembre uniquement) Château du Cros (Loupiac) :9h30-11h30 et 14h30-17h30 / Château Fayau (Cadillac) : 9h30-11h30 et 14h30-17h30 / Château Lardiley (Cadillac) : 10h-11h et 13h-17h / Château de Pic (Le Tourne) : 10h-18h (le 20 septembre uniquement)

Renseignements : Maison des Vins de Cadillac – 05 57 98 19 20 www.cadillaccotesdebordeaux.com  

Et le 05 octobre : une journée au cœur des vendanges

Moment incontournable dans la vie du vignoble, la vendange se dévoile le 5 octobre lors d’une journée de découverte et d’immersion au sein de l’univers viti-vinicole. Au programme : balades dans les vignes pour découvrir la vie du vignoble pendant les vendanges, visites de propriétés, pique-nique avec les vignerons, explications sur les processus de fermentation et de vinification.

Programme : départ à 10h00 de la place de l’église de Baurech – Découverte des coteaux de l’appellation, visite du Château Constantin, pique-nique et visite du Château de Bessan

Réservations et renseignements : M. Contre Dominique – 06 15 87 84 38 – www.lesmillepiedsdepodensac.com Maison des Vins de Cadillac – 05 57 98 19 20 -www.cadillaccotesdebordeaux.com

A consommer avec modération.

17 Sep

Les 18 et 19 octobre: c’est « la quête du Graves »

Samedi 18 et dimanche19 octobre, les Graves de Bordeaux ouvrent leurs portes toute la journée. 70 châteaux vous invitent à un plongeon dans le temps. Normal c’est le plus vieux terroir de Bordeaux !

we graves

18e Week-end PORTES OUVERTES DANS LES GRAVES
« A La quête du Graves »

Chevaliers et Gentes dames pourront s’initier à la calligraphie, aux sciences d’autrefois et l’art des combats !
Spectacles médiévaux Samedi et Dimanche 11h,15h et 17h.

Repas Samedi 18 Octobre 20h – Maison des Vins de Graves à Podensac
Initiation aux danses médiévales, légendes de notre contrée, spectacle pyrotechnique (sous réserve météo favorable).
Résa et info sur ww.vinsdegraves.com

Location de costumes médiévaux avec l’atelier Costumerie :
à l’avance au 07 86 95 70 35 ou pendant le Week-End Portes Ouvertes à La Maison des Vins de Graves (à partir de 15 euros).

Initiation à la dégustation
Comme chaque année, l’Ecole du Vin de Bordeaux/CIVB, proposera une initiation à la dégustation.
Séances gratuites toutes les 45 minutes.

La Vinothèque
La Maison des Vins de Graves propose une vitrine de 200 références en appellation Graves (Graves blanc, Graves rouge, Graves Supérieures), Pessac-Léognan (rouge et blanc) et de Crus Classés de Graves

Pour plus de renseignements:  www.vinsdegraves.com

Le dépliant des Portes Ouvertes est disponible à la Maison des Vins de Graves ou par courrier sur simple demande
61 cours du Maréchal Foch – 33720 Podensac Tel : 05 56 27 09 25
mais auprès du Syndicat d’Initiative de Portets, de l’Office de Tourisme de Montesquieu, à Martillac, de l’Office de Tourisme de Langon et de l’Office de Tourisme de Bordeaux

Source Graves de Bordeaux (à consommer avec modération).

07 Sep

Foires aux vins: ça démarre vraiment cette semaine !

C’est le grand coup d’envoi des foires aux vins dans les plus gros hypermarchés et supermarchés…Sur internet quelques-uns avaient déjà ouvert le bal, ainsi que quelques enseignes, mais la guerre de la grande distribution démarre vraiment…cette  semaine. Ne vous emballez pas, fixez vous un budget, étudiez les avis pour dénicher les petites perles en 2011 et 2012.

FOIRE AUX VINS 002

C’est toujours la course à l’échalotte…Qui commencera le premier…En tout cas, ça ne fait jamais changer Leclerc qui ferme toujours cette route des vins et termine toujours en dernier avec la voiture balai. Sans doute qu’il s’y retrouve également. Les grosses machines comme Géant, Auchan, Carrefour sont déjà dans les starting-blocs, certains qui affichaient une ouverture en milieu de semaine étaient déjà installés hier, c’est dire les enjeux et la guerre qui se jouent entre eux. Grande distribution , hard discounters, et magasins franchisés vont désormais se déchirer la clientèle et inonder nos boîtes aux lettres de petits fascicules et de gros catalogues.

Remarquez, mieux vaut étudier ces catalogues à votre disposition, avant de partir avec la fleur au bout du caddy, car dans cette jungle, pas facile de s’y retrouver. Les coups de coeur sont en général de bons indicateurs, après recoupez l’information avec des vendeurs « sommeliers » dans les enseignes et surtout, surtout n’hésitez pas à lire les différents articles des critiques et confrères en bas à gauche (sur Côté Châteaux) sur les bons plans ou bonnes affaires. Vous pouvez aussi vous référer aux guides qui sortent généralement une semaine ou deux avant le début des foires aux vins et que vous retrouvez aussi dans les rayons des supermarchés. Car comme le rappelait encore cette semaine Terre de Vins: 71% des Français avouent ne pas s’y connaître…

Le prix moyen d’une bouteille dans ces foires aux vins est bien plus important que le reste de l’année : environ 8 euros contre 3 euros en moyenne. Les enseignes n’hésitent pas à baisser leurs marges et achètent de gros volumes, ce qui permet d’avoir le meilleur prix. Entre elles elles s’observent, se marquent à la culotte et se réalignent les unes sur les autres, pour le plus grand bien du consommateur.

Pour quelques privilégiés ou plutôt des clients qui ont déjà acheté chez elles, il y a aussi les soirées avant-premières ou inaugurales qui permettent de mettre la main sur quelques flacons intéressants, et surtout de déguster et de discuter aussi avec le propriétaire du château ou ses employés. Ces soirées même si elles sont sur invitations, ne sont pas forcément très fermées, il suffit de se renseigner auprès des enseignes pour pouvoir y participer. Alors à vos catalogues, à votre caddy, prêt ? Partez !

20140121_102151_resized

Cora : du 20 août au 4 octobre 2014

Intercaves : du 25 août au 18 octobre 2014

Netto : du 2 au 14 septembre 2014

Lidl : du 3 au 17 septembre 2014

Le Repaire de Bacchus : du 4 septembre au 2 octobre 2014

Casino (supermarchés et Géant) : du 8 au 20 septembre 2014

Auchan : du 9 au 21 septembre 2014

Intermarché : du 10 au 21 septembre 2014

Leader Price : du 10 au 21 septembre 2014

Carrefour : du 10 au 22 septembre 2014

Monoprix : du 10 au 28 septembre

Nicolas : du 10 septembre au 7 octobre 2014

Franprix : du 11 au 21 septembre 2014

Carrefour Market : du 19 septembre au 5 octobre 2014

Hyper U (et Système U, Magasins U…) : du 23 septembre au 11 octobre 2014

Simply market : du 26 septembre au 7 octobre 2014

Centres Leclerc : du 1er au 15 octobre 2014. 

 A lire et écouter les Conseils de notre ami et confrère Jacques Dupont dans Le Point

04 Sep

Bordeaux Fête le Vin version belge: du 11 au 14 septembre avec « Eat Brussels! Drink Bordeaux! »

A vos tablettes: Bruxelles se met à l’heure de « Bordeaux Fête le Vin », ou nautrement dit on boira du Bordeaux, rien que du Bordeaux lors de « Eat Brssels! Drink Bordeaux ! » du 11 au 14 septembre.

EAT-BRUSSELS_format_780x4901ÈRE ÉDITION DU JEUDI 11 AU DIMANCHE 14 SEPTEMBRE 2014

En 2014, Bordeaux fêtera le vin dans la capitale belge renforçant l’entente cordiale entre la Belgique et les vins de Bordeaux et les liens déjà très étroits entre consommateurs belges et producteurs et négociants bordelais.

Les Belges consomment en moyenne une trentaine de litres de vin par an. La prépondérance des vins hexagonaux est plus marquée à Bruxelles et en Wallonie. La Belgique représente le 3e marché à l’exportation pour les vins de Bordeaux avec une croissance de 5% en volume  et de 20% en valeur en 2012.

RENDEZ-VOUS AU BOIS DE LA CAMBRE À BRUXELLES

Plus de 50 viticulteurs et négociants bordelais animeront donc du 11 au 14 septembre 8 pavillons de dégustation (Bordeaux & Bordeaux supérieur, Côtes de Bordeaux, Médoc & Graves, Saint-Emilion-Pomerol-Fronsac, Sweet Bordeaux, Crémants de Bordeaux, Vins d’Aquitaine, Blancs secs et rosés de Bordeaux) disséminés dans le magnifique Bois de la Cambre au coeur de Bruxelles qui accueille depuis 2012 eat ! BRUSSELS.

Comme à Bordeaux différentes formules de dégustation seront proposées au public sous forme de passeports : pass-dégustation, ateliers de dégustation de l’Ecole du Vin de Bordeaux.

On retrouvera également l’esprit Bordeaux Fête le Vin à travers des cours de cuisine, dégustations de produits du terroir aquitain et animations gastronomiques.

Au terme de la visite à Bordeaux des organisateurs bruxellois, une convention de partenariat  a été signée entre VISITBRUSSELS  (l’agence de promotion du tourisme et de la culture de la Région de Bruxelles-Capitale, de la Ville de Bruxelles et des 19 communes) représentée par Alain Hutchinson, Président du Conseil d’Administration et BORDEAUX GRANDS EVÉNEMENTS, représenté par son Président Stéphan Delaux en présence des partenaires fondateurs de Bordeaux Fête le Vin, le Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux.

BORDEAUX REJOINT BRUXELLES DANS LE RÉSEAU DES VILLES GOURMANDES DU MONDE !

Sur proposition de Bruxelles déjà membre, Bordeaux fait partie depuis quelques jours du réseau « Délice », créé en 2007, rassemblant des villes des quatre continents qui, par leur patrimoine culinaire et leur expertise constituent les meilleures destinations gastronomiques (Montréal, Chicago, Osaka, Lausanne…). Une reconnaissance pour Bordeaux qui souligne une diversité de produits locaux, des actions municipales axées sur l’équilibre alimentaire, l’utilisation de la gastronomie comme outil de promotion urbaine, des établissements d’enseignement culinaire…

Source Bordeaux Fête le Vin