07 Sep

Vendanges à Bordeaux : comment obtenir de grands vins blancs secs ?

Qui n’a pas rêvé d’avoir la recette magique pour faire un grand vin ? Rencontre avec ces vignerons et oenologues de Bordeaux qui vous dévoilent l’alchimie pour réaliser ces vins blancs « friands et gourmands » d’Entre-Deux-Mers et ces grands blancs complexes de Pessac-Léognan. Entre les châteaux La Motte du Barry, Carbonnieux et Larrivet Haut-Brion, voici leurs petits secrets de fabrication.

Encore quelques jours pour une meilleure maturité © JPS

L’expertise de Bruno Lemoine, l’onologue et directeur du château Larrivet Haut-Brion :encore quelques jours pour une meilleure maturité © JPS

Bruno Lemoine, oenologue et  directeur général  du Château Larrivet Haut-Brion,  arpente au quotidien ses 10 hectares de vignes de sauvignons et sémillons. Pour lui l’heure de la récolte n’a pas encore sonné car l’alchimie ne s’est pas encore faite tout-à-fait. Avec ces matinées fraîches, ces belles et chaudes après-midis, ce n’est que du plus pour obtenir le meilleur, bref du cousu main : « C’est fondamental, on goûte nos raisins pour essayer de percevoir la maturité la plus optimum ».

vendanges blancs 086

« On est sur des vignes assez âgées, à enracinement profond, qui ont bien supporté la sécheresse de cet été, mais au goût on trouve que nos raisins manquent un petit peu de maturité, les peaux sont encore un petit peu élastiques, ça manque de finesse aromatique et donc nous avons décidé d’attendre et  de ne pas commencer tout de suite nos vendanges de blancs ».

Bruno Lemoine arpente ses vignes du château Larrivet Haut-Brion © JPS

Bruno Lemoine arpente tous les jours les vignes du château Larrivet Haut-Brion © JPS

Des raisins bien mûrs donnent toujours des raisins plus riches, plus gras, plus aromatiques, bref des grands vins! » , Bruno Lemoine directeur du château Larrivet Haut-Brion.

Les vendanges de sauvignon blanc au château Carbonnieux, démarrées mardi © Jean-Pierre Stahl

Les vendanges de sauvignon blanc au château Carbonnieux, démarrées mardi © Jean-Pierre Stahl

Au château Carbonnieux, on a donné ce mardi le coup d’envoi des vendanges pour ce plus gros producteur de vins blancs avec 45 ha en Pessac-Léognan. 

Eric Perric, propriétaire du château Carbonnieux © JPS

Eric Perric, propriétaire du château Carbonnieux © JPS

Durant l’été, les ouvriers viticoles ont effectué un gros travail à la vigne pour avoir la récolte la plus qualitative comme le souligne Eric Perrin, propriétaire du château :« On a essayé d’avoir pas plus de 8 à maximum 10 grappes par pied, de façon à ce qu’aujourd’hui on ait des raisins entre 12,5 à 13 ° de degrés potentiels et même si les chaleurs de l’été ont été importantes, on se retrouve avec de futurs vins avec pas mal d’acidité. »

La table de tri vibrante au chai du château Carbonnieux © JPS

La table de tri vibrante au chai du château Carbonnieux © JPS

Acidité, fraîcheur, arômes, tous ces éléments doivent être conservés entre la vigne et le chai. Si l’on récolte le matin, par des températures plutôt fraîches, pour préserver la vendange, on refroidit de la même manière, une fois pressé, le jus par un système d’échangeur tubulaire pour éviter l’oxydation enzymatique.

On refroidit avec cet échangeur tubulaire qui fait gagner près de 10° © JPS

On refroidit avec cet échangeur tubulaire qui fait gagner près de 10° © JPS

« A partir du pressurage, on est équipé maintenant de nouvelles technologies d’inertage avec l’azote, pour éviter le contact de l’oxygène avec tous les arômes du sauvignon qui sont sensibles à cette oxydation », précise Romain Racher, oenologue et maître de chai du château Carbonnieux.

Romain Racher maître de chai et Eric Perrin du château Carbonieux © JPS

Romain Racher maître de chai et Eric Perrin du château Carbonieux © JPS

Après une première étape de macération pelliculaire à froid, de pressurage, de collecte des jus, de clarification , d’ensemencement, la fermentation va se faire dans un premier temps en cuve inox avant de continuer en barrique d’ici 5 jours, un élevage en barriques sur lies avec bâtonnage, selon la méthode préconisée par Denis Dubourdieu.

Dans l'Entre-Deux-Mers, Joël Duffau produit des vins blancs gourmands © JPS

Dans l’Entre-Deux-Mers, à Moulon, Joël Duffau produit des vins blancs gourmands © JPS

En Bordeaux blancs, il n’y a pas que les Graves ou Pessac-Léognan, il y a aussi Blaye et l’Entre-Deux-Mers, et d’autres encore comme ces expériences heureuses avec ce chardonnay « Dubreuil » de Saint-Emilion… sans oublier ces Sauternes qui font du blanc comme le G de Guiraud ou Y d’Yquem !

French Kiss 2015 élaboré par Joël Duffau avec le concours de Pascal Poussevin © jps

La « Cuvée French Kiss » 2015 élaborée par le château La Mothe du Barry © JPS

On essaie de faire des vins de copains, des vins friands, gourmands, on essaie d’aller chercher surtout du fruit, du fruit exotique , des agrumes avec une belle acidité qui vous ouvrent les papilles », Joël Duffau château La Mothe du Barry.

Pascal Poussevin le "vinoelogue" et Joël Duffau © JPS

Pascal Poussevin le « vinoelogue » et Joël Duffau © JPS

Et son oenologue appelé « le Vinoelogue »  renchérit : « ce qui plaît au public, c’est l’authenticité avant tout ; ce sont des vins qui ne sont pas des vins de cépages mais des vins d’assemblages, le tout est de trouver le bon équilibre entre les cépages et de garder une bonne fraîcheur pour que le vin reste plaisant à consommer en toute circonstance ». Et les circonstances ne manquent pas entre l’apéritif entre amis ou encore en début de repas sur des poissons, des crustacés ou une entrée…

François

François Godichon maître de chai et Bruno Lemoine © JPS

L’alchimie se fait aussi lors de l’élevage avec, comme le montre Bruno Lemoine au château Larrivet Haut-Brion, des barriques de chêne neuf en  225 l, des barriques de chêne autrichien (grain plus fin) en 500 litres ou encore ces petites cuves pour obtenir plus ou moins de boisé ; il y a aussi dans cette panoplie de contenants des oeufs en béton pour jouer davantage sur la minéralité.

Des barriques de 225 l, 500 l, oeufs enb béton et cuves en bois au château Larrivet Haut-Brion © JPS

Des barriques de 225 l, 500 l, oeufs enb béton et cuves en bois au château Larrivet Haut-Brion © JPS

« En fait ça va nous donner la possibilité d’avoir un panel de goûts, d’arômes qui vont nous servir pour notre assemblage final, pour faire la recette du chef », explique Bruno Lemoine.

Une savante alchimie depuis la vigne jusqu'à l'élevage pour obtenir un grand blanc © JPS

Une savante alchimie depuis la vigne jusqu’à l’élevage pour obtenir un grand blanc © JPS

Sur ce vignoble à 10 ha, comme dans d’autres plus petits (Malartic par exemple), on fait du cousu main et on échange constamment entre l’oenologue Bruno Lemoine, le maître de chai François Godichon ou encore le nouveau consultant Stéphane Derenoncourt pour améliorer encore la qualité.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Xavier Granger, Christian Arliguier

Ecoutez l’éclairage apporté par Frédéric Lot avec Sandrine Papin :

05 Sep

Vendanges en Pessac-Léognan : des blancs prometteurs mais sans doute une plus petite récolte en volume

C’est parti pour les vendanges de sauvignons blancs ce matin dans plusieurs châteaux de Pessac-Léognan. Les sauvignons se goûtent merveilleusement bien mais les baies sont légèrement plus petites par endroits. Fort heureusement, les réserves en eau du sous-sol, grâce au printemps pluvieux, ont permis d’avoir une qualité gustative certaine. Les volumes pourraient être plus faibles qu’en 2015.

Des sauvignons blancs très sains avec une belle qualité arômatique © Jean-Pierre Stahl

Des sauvignons blancs très sains avec une belle qualité arômatique © Jean-Pierre Stahl

8h, au château Bouscaut, cru classé de Graves, les premiers vendangeurs arrivent par grappes et saluent Laurent Cogombles : « on va rempiler une fois de plus », plaisante l’un des vendangeurs.

Petit briefing par Laurent Cogombles au démarrage dvant les rangs de sauvignons © JPS

Petit briefing par Laurent Cogombles au démarrage dvant les rangs de sauvignons © JPS

Parmi la troupe de 25 coupeurs et porteurs, pas mal d’habitués et de gens du secteur comme Annie qui habite à 5mn à Cadaujac ou encore Auguste, le plus anciens des porteurs: « ça fait 20 ans, oui ça fait 20 ans que je fais ces vendanges ici, tous les ans, oui un fidèle on peut dire. »

Martha, 2e vendanges au château Bouscaut © JPS

Martha, 2e vendanges au château Bouscaut © JPS

Il y a aussi Martha qui fait partie de la jeune génération de coupeurs  à Cadaujac : « pour moi, c’est ma deuxième année, ça se passe très bien, il faut juste faire attention aux grains pourris, il faut qu’on les enlève, sinon ça se passe très bien. »

Pour préserver les raisins des vendanges en cagettes © JPS

Pour préserver les raisins des vendanges en cagettes © JPS

Ces vendanges se déroulent par des matinées relativement fraîches et uniquement les matins par des températures oscillant entre 16 et 24° histoire de ne pas altérer la qualité des raisins, pas question de poursuivre l’après-midi quand les températures dépassent les 30°C comme le précise Fabien Teitgen, directeur technique du château Smith Haut Laffite, autre cru classé des Graves à Martillac : »pour nous les vendanges s’arrêtent à 11h et on va reprendre demain matin« .

Château Bouscaut, Cadaujac ce matin © JPS

Château Bouscaut, Cadaujac ce matin © JPS

Par endroits, on peut trouver quelques baies grillées ou dessèchées, mais c’est une infime partie, l’ensemble de la récolte n’a pas énormément souffert car les réserves en eau du sous-sol étaient suffisamment importantes du fait d’un printemps très pluvieux, toutefois il est temps de ramasser ces sauvignons blancs comme le précise Laurent Cogombles, président de l’AOC Pessac Léognan : « c’est un peu hétérogène, ça va être des vendanges assez techniques mais assez simples dans le sens où il n’a pas vraiment de pourriture, ça s’annonce très propre, il va falloir suivre chaque parcelle de façon précise car la maturité a été affectée par ce stress hydrique, de façon ponctuelle. »

vendanges de blancs 2016 057Et Laurent Cogombles d’ajouter: « mais les raisins se goûtent bien, car la vigne a pu malgré tout avancer ce travail de maturité, on arrive à des arômes qui sont intéressants et c’est pour cela que l’on commence maintenant car on ne voudrait pas que ces arômes soient grillés par les fortes chaleurs, l’acidité a beaucoup baissé ces deux dernières semaines, les degrés sont là, la qualité arômatique est intéressante, c’est une belle promesse, à vérifier maintenant dans les chais. »

Le château Smith Haut Laffite ce matin © Jean-Pierre Stahl

Le château Smith Haut Laffite ce matin © Jean-Pierre Stahl

Au château Smith Haut Laffite, ce sont une bonne trentaine de vendangeurs qui se sont attaqués aux 50 ares de sauvignons blancs derrière les Sources de Caudalie. Ici, au total, 12 ha de blancs vont être vendangés en 3 semaines, entre les cépages plus tardifs comme les sauvignons gris et les sémillons, et les maturités différentes selons les sols.

Fabien Teitgen, directeur technique du château Smith Haut Laffite © JPS

Fabien Teitgen, directeur technique du château Smith Haut Laffite © JPS

« Ca s’annonce avec de belles maturité et des acidités qui se maintiennent assez bien, c’est un peu la surprise, on pensait qu’elles allaient baisser avec la chaleur mais elles se maintiennent assez bien« , explique Fabien Teitgen le directeur technique du château SHL. « Les réserves en eau dans les sols permettent à la vigne de fonctionner et préservent cette acidité. Les terroirs qui souffrent le moins ce sont ceux de graves mais avec des sous-sols plus argileux comme ici. »

Fabien Teitgen et Daniel Cathiard du château Smith Haut Laffite © JPS

Fabien Teitgen et Daniel Cathiard du château Smith Haut Laffite © JPS

Fabien Teitgen est alors rejoint par Daniel Cathiard le propriétaire, ceux -ci échangent alors leurs points de vue : « plus d’acidité par contre petites baies, petites grappes » explique Fabien, « oui on va faire de bonne choses mais on n’en fera pas beaucoup » renchérit Daniel Cathiard « mais ça nous va quand même, je préfère ça que l’inverse. »

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer :

03 Sep

Coup d’envoi général des vendanges en blanc en Pessac-Léognan

Les hostilités entrent dans le dur lundi. Même si déjà les crémants de Bordeaux ont commencé à vendanger quelques parcelles cette semaine du côté de Génissac, un autre grand château de Bordeaux, le 1er cru classé Haut-Brion, a aussi donné ses premiers coups de sécateurs. Mais lundi, mardi, mercredi marqueront le coup d’envoi général des vendanges sur les terroirs les plus précoces de Pessac-Léognan.

Les vendanges ont débuté jeudi sur les domaines © Haut-Brion, La Mission Haut Brion

Les vendanges ont débuté jeudi au château © Haut-Brion à Pessac

Le mythique château Haut-Brion, 1er cru classé en 1855, a démarré jeudi à 7h : « il est tôt mais le temps est déjà splendide pour accueillir les vendangeurs au Château Haut-Brion. Les vendanges du millésime 2016 ont débuté ce matin, avec un cépage de blanc, le Sauvignon Blanc. Les raisins sont gorgés de soleil après cet été exceptionnel, qui se prolonge en ce mois de septembre. Dans les rangs où l’on coupe délicatement les grappes, l’humeur est au beau fixe : toutes les conditions sont réunies pour envisager ce millésime qui est en train de naître avec optimisme ». 

Château Bouscaut annonce ses vendanges pour lundi, ainsi que Smith Haut Laffite. Mardi, ce sera au tour de Carbonnieux, ainsi que du château de Latour-Martillac, mercredi le tempo sera donné par Larrivet-Haut-Brion.

« Globalement il y a beaucoup de vignobles où c’est  super joli, mais on attend de voir le rendement jus qui risque d’être faible par endroit. Peut-être moins de jus mais une belle concentration, ce qui va faire la différence c’est le type de terrain : sur un terrain argileux, ça résiste un peu mieux, on a de belles graves avec de l’argile un peu rouge notamment sur les plateaux de Pessac-Léognan où ça sera bien, pour les graves fines ce sera un peu plus compliqué », confie ce soir Laurent Cogombles le président de l’AOC Pessac-Léognan.

« Après le 2015, le 2016 s’annonce tout aussi prometteur », commente également Tristan Kressmann du château Latour-Martillac. Le printemps particulièrement arrosé (820 mm de pluie) a permis de reconstituer largement les nappes phréatiques. Malgré les conditions fraîches et humides de juin, la floraison s’est déroulée convenablement. Hormis un peu de coulure sur certains merlots, les sauvignons, sémillons, petits verdots, et cabernets sauvignons présentent des grappes pleines et homogènes. Les attaques de mildiou…ont été importantes mais fort heureusement ralenties par des conditions climatiques favorables : chaleur et faible pluviométrie dès le début de l’été ».

Et d’ajouter : « la période estivale s’est déroulée sous un temps stable et la contrainte hydrique observée à la fin de la nouaison a limité le grossissement des baies. Les quelques vagues de chaleur rencontrées au fil de l’été n’ont pas impacté la qualité de nos raisins ; nos vignes labourées ont puisé leurs ressources dans des nappes largement reconstituées. Les nuits fraîches du mois d’août ont même été très bénéfiques pour le caractère aromatique et la fraîcheur du millésime. (…) Toutefois on observe quelques échaudages sur sauvignon et cabernet sauvignon, survenus après les fortes chaleurs du week-end du 15 août avec 38,5°C; nos jeunes vignes dont le système racinaire est moins profond ont souffert de cette semaine de canicule ».

Mais au final « cet été exceptionnel par sa sécheresse nous laisse espérer un très joli millésime. »

30 Août

Vendanges 2016 : espoirs contrastés, radioscopie des régions viticoles de France

Tous les vignobles français sont dans les starting-blocks pour les vendanges de septembre, mais les espoirs sont contrastés selon les régions. Voici un tour d’horizon des récoltes prévisibles de quelques régions viticoles de l’hexagone.

A SaintEmilion, une vigne assez homogène aussi, seuls quelques jeunes plants peuvent souffrir du manque d'eau © JPS

A Saint-Emilion dans un cru classé © JPS

VALLEE DU RHONE

Retour à un calendrier classique avec les zones les plus précoces de la partie méridionale de la vallée du Rhône qui vont commencer à récolter le raisin autour du 10 septembre tandis que les secteurs septentrionaux les plus tardifs débuteront les vendanges fin septembre.

« On retrouve le différentiel habituel d’une quinzaines de jours (entre les deux zones), l’année est classique à plus d’un titre », souligne  Françoise Dijon, responsable de l’Observatoire de la qualité et du vignoble pour Inter-Rhône, l’interprofession des vins de la vallée du Rhône. « Cet été on a été à l’abri, il n’y a pas eu d’accidents phytosanitaires ni climatiques », hormis un épisode de grêle sur les vignes de Tain-l’Hermitage (Drôme) en juin, ajoute-t-elle.

Les conditions climatiques sèches et chaudes pour la basse vallée du Rhône, mais sans pics de chaleur, ont été bénéfiques au vignoble qui présente « de beaux feuillages, des sorties de raisin régulières » avec néanmoins « quelques coulures sur le grenache en altitude dans les dentelles de Montmirail » (Vaucluse). Côté volume, les premiers prélèvements de maturité effectués laissent apparaître « des poids de baies très inférieurs par rapport à l’année dernière », mais les raisins sont encore en phase de maturité. Cependant, « si le phénomène de sécheresse se poursuit, ça peut impacter le volume à la baisse », souligne Françoise Dijon. Dans les vignobles septentrionaux, arrosés par des pluies régulières, « la charge est classique et confortable, sans excès, il n’y aura pas de petites récoltes. C’est plutôt bien », se réjouit l’oenologue.

CHAMPAGNE

L’Aisne se prépare avec anxiété. Au même titre que la Marne et l’Aube, 39 communes de l’Aisne se trouvent dans l’aire géographique de l’appellation Champagne et se tiennent donc prêtes pour les vendanges qui devraient démarrer aux alentours du 20 septembre. Environ 8.000 vendangeurs sont attendus pour travailler dans les 3.270 ha de vignes axonaises, selon les chiffres du Syndicat général des vignerons de la Champagne. La récolte s’annonce médiocre, l’Aisne n’ayant pas échappé aux aléas météorologiques de cette année. « Certains vignerons ont eu du gel au printemps puis de la grêle autour du 14 juillet, sans compter les gros écarts de température cet été », indique Isaline Sanches-Rego, exploitante viticole à Essômes-sur-Marne.

Après la prolifération du mildiou, les parcelles pourraient être touchées par la pourriture. « Nous sommes dans l’incertitude et tout va se jouer au dernier moment », admet-elle. Comme tous les vignerons champenois, les exploitants axonais pourront toutefois compenser leur mauvaise récolte en puisant dans leur réserve constituée de vin issu des récoltes précédentes.

BORDEAUX

Tous les signaux sont au vert. « « La floraison s’est très bien déroulée avec un bon potentiel à la sortie, la véraison s’est passée dans de très bonnes conditions et les maladies ont été contenues par les fortes températures, il y a aujourd’hui un joli état sanitaire au niveau du feuillage ».

Il y a de quoi être très optimiste car les conditions météorologiques ont été exceptionnelles », Paul Godard de Beaufort, oenologue-conseil à la Chambre d’agriculture de la Gironde.

On dit que le mois d’août fait la qualité du moût et il a été très sec avec des nuits assez fraîches, donc parfait ». Les vendanges devraient débuter début septembre pour les crémants, du 10 au 20 septembre pour les blancs et pas avant début octobre pour les rouges, soit un peu tardivement, mais tout dépendra de la climatologie de l’automne. « Un peu d’eau, quelques jours début septembre, ferait le plus grand bien avant les vendanges », espère-t-il.

ALSACE

Retour à la normale en vue. « Nous attendons une belle récolte, de l’ordre de 1.180.000 hectolitres, qui constituera un retour à la normale après trois années de petites récoltes déficitaires », estime le directeur du Comité interprofessionnel des vins d’Alsace (CIVA), Jean-Louis Vézien.

« Alors que nous avons eu ces dernières années des vendanges précoces, celles-ci devraient commencer à une date plus proche des moyennes historiques, traditionnellement début septembre pour les crémants, et à partir de la mi-septembre pour les vins tranquilles, du fait d’un printemps froid et pluvieux qui a retardé la floraison. L’Alsace a été épargnée cette année par les catastrophes climatiques: ni gel, ni grêle dans le vignoble. Et le mildiou a été maîtrisé, malgré quelques dégâts ici ou là ».

JURA

Des dégâts mais du volume. « Le vignoble du Jura a échappé aux gelées printanières et il a été épargné par la grêle, mais 20 à 25 % des grappes ont disparu à cause du mildiou et l’esca, une maladie qui conduit à la mortalité des pieds de vigne, a également fait des dégâts avec un taux de mortalité des ceps de 5%. Deux cépages, le savagnin, avec lequel on fait le vin jaune, et le trousseau ont été particulièrement touchés », détaille Jean-Charles Tissot, président du Comité interprofessionnel des vins du Jura. Mais malgré ces maladies, il espère une récolte
« globalement supérieure à celle de l’année dernière » (70.000 hectolitres en 2015). Les vendanges jurassiennes débuteront entre le 20 et le 25 septembre.

AFP

28 Août

Participez aux vendanges du château La Lande de Taleyran le 28 septembre

Bordeaux Wine Trip vous propose une « journée terroir et vendanges ». L’occasion insolite de participer aux vendanges sur une demi-journée, de visiter et déguster des vins  à Planète Bordeaux et de participer à un déjeûner champêtre au château la Lande de Taleyran.

Venez découvrir les charmes des appellations Bordeaux et Bordeaux supérieurs à l’occasion de cette journée vendanges !

Le temps d’une journée, venez savourer un instant gourmand entre repas au château et atelier vendanges, des activités qui enchanteront les vignerons amateurs et oenophiles !

09h00 : Rendez-vous avec votre guide devant l’Office de Tourisme de Bordeaux

09h15 : Départ de l’Office de Tourisme en direction de Planète Bordeaux, un lieu unique qui invite le visiteur, néophyte ou amateur à un voyage multisensoriel dans l’univers des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur

09h45 – 11h00 : Visite de l’espace interactif et dégustation de 3 vins des appellations Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Au travers de techniques audiovisuelles et scénographiques spectaculaires, tous les secrets qui entourent la naissance et la vie du vin sont révélés (le terroir, les cépages, les paysages, le cycle de la vigne et du vin…).

11h00 – 12h15 : Un atelier culinaire vous sera proposé en compagnie du chef Olivier Straehli. Vous serez alors guidés dans la confection de 2 bouchées apéritives ; à la fin de cette matinée, vous pourrez déguster les mets réalisés par chacun d’entre vous qui seront accordés avec les vins les plus appropriés de notre cave.

13h00 – 14h30 : Arrivée au Château La Lande de Taleyran où un repas champêtre vous sera offert en présence du proprietaire Mr Arnaud BURLIGA. Un déjeuner composé de savoureuses spécialités locales vous sera servi accompagné des vins du château : charcuterie – grillades – pommes de terre au four et crème aux herbes -tarte vergeoise aux pommes ou clafoutis – café.

14h30 – 17h30 : La journée se poursuit par un atelier vendanges au château La Lande de Taleyran où vous pourrez appréhender de plus près le métier de vigneron, à l’époque où la récolte bat son plein dans le vignoble : participation à la cueillette du raisin, dégustation de différentes baies de raisin dans les vignes, visite des chais, explications sur les différentes techniques de vinification, dégustation des moûts de raisins. Pour finir la journée, vous aurez à nouveau l’opportunité de déguster les vins de la propriété et la possibilité d’acheter les vins proposés.

18h00 : Retour à Bordeaux

Information Circuit

Rendez-vous à 9h00, à l’Office de Tourisme de Bordeaux 12 cours du XXX Juillet Le Mercredi 28 septembre 2016, de 9h15 à 18h00.

Un minimum de 15 personnes est nécessaire pour confirmer la réalisation du tour. Merci de contacter visites@bordeaux-tourisme.com la veille pour savoir si le tour est confirmé.

25 Août

La production française de vin s’annonce en baisse de 10% cette année à cause de la météo

Une production 2016 prévue à 42,9 millions d’hectolitres contre 47,8 millions en 2015. En cause les intempéries en Cgampagne, Bourgogne, dans l’Hérault ou en Charentes mais aussi le stress hydrique qui se fait ressentir.

A SaintEmilion, une vigne assez homogène aussi, seuls quelques jeunes plants peuvent souffrir du manque d'eau © JPS

Le Bordelais est moins touché que d’autres régions hormis un stress hydrique qui commence à se faire sentir sur les jeunes plants et sur des sols sableux © JPS

Durement frappée par les intempéries, la production française de vin s’annonce en baisse de 10% cette année, avec des reculs encore plus sévères
en Champagne, Bourgogne ou dans les Charentes, selon les premières prévisions du ministère de l’Agriculture.

La production atteindrait 42,9 millions d’hectolitres contre 47,8 millions en 2015, et serait inférieure de 7% à la moyenne quinquennale, selon les estimations provisoires publiées jeudi par Agreste, le service statistique du ministère.

L’estimation, établie mi-août, est susceptible d’être révisée en fonction des incidents climatiques et problèmes sanitaires qui pourraient survenir pendant les vendanges.

Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin de l’établissement public FranceAgriMer, a souligné lors d’une conférence de presse le caractère  » spectaculaire  » des intempéries de 2016.  » L’année a été caractérisée par l’amplification des aléas climatiques  » frappant le vignoble, remarque-t-il, avec par exemple des orages de grêle non plus localisés, mais sous forme de  » couloirs de plusieurs dizaines de kilomètres, d’une intensité qui dévaste des vignobles entiers « .

  • Champagne et Val-de-Loire, frappés par plusieurs jours de gel au printemps, voient leur production baisser de plus d’un tiers. 
  • En Bourgogne et Beaujolais, le recul atteindrait 21%, avec une dizaine de jours de retard pour la vendange. 
  • Dans les Charentes, où 3.600 hectares de vignes ont été détruits par la grêle et le gel, la production baisserait de 16%. 
  • En Languedoc-Roussillon, le recul prévu est de 9%. Un épisode de grêle a touché 2.000 hectares dans l’Hérault le 17 août. Dans cette région, la sécheresse actuelle pourrait aussi venir aggraver les choses : les vendanges qui ont démarré sur le Chardonnay et certains rosés laissent entrevoir des récoltes « en baisse de 30 à 40% », a expliqué Jérôme Despey.

Certaines coopératives ont d’ailleurs décidé d’avancer les vendanges « pour éviter un impact supplémentaire de la sécheresse sur le poids des baies », selon lui.

Les viticulteurs craignent également les conséquences du manque d’eau à l’approche des vendanges dans le Bordelais, l’une des rares régions à tirer son épingle du jeu pour l’instant, avec une production prévue en hausse de 1%.

Autre région que voit sa production augmenter : l’Alsace, avec une hausse de 18%. 

Quant à la qualité du vin,  » il est encore un peu tôt pour savoir « , estime Jérôme Despey, qui craint en revanche un impact  » important  » sur les trésoreries des viticulteurs et regrette que peu d’entre eux aient choisi de s’assurer.

En 2015, après une récolte en légère baisse suite à la sécheresse, la France avait de nouveau perdu son rang de premier pays producteur au profit de l’Italie. Cette année, les producteurs de la péninsule prévoient une récolte en hausse.

Avec AFP

19 Août

Millésime 2016 : des vendanges prometteuses et « un peu tardives » à Bordeaux

A un peu plus de quinze jours des premières vendanges en blanc, et plus d’un mois de celles en rouge, Bordeaux semble tirer son épingle du jeu. La récolte s’annonce de bonne facture si les intempéries ne faussent pas les cartes. Au château le Sèpe, en AOC Bordeaux et Entre-Deux-Mers, comme au Couvent des Jacobins, cru classé de Saint-Emilion, le 2016 s’annonce sous les meilleurs auspices…(qui a dit de Beaune ?)

Dominique Guffond, vigneron et propriétaire du château Le Sèpe à Sainte-Radegonde © Jean-Pierre Stahl

Dominique Guffond, vigneron et propriétaire du château Le Sèpe à Sainte-Radegonde © Jean-Pierre Stahl

Un château chargé d’histoire, perdu au fin fond des âges et de la Gironde. C’est le château Le Sèpe, qui tire ses racines jusqu’au temps des Templiers… Une demeure toutefois remaniée au XVIIe et au XVIIIe siècle, qui fait également aujourd’hui chambres d’hôtes, et qui porte le nom de ses anciens occupants.

Dominique Guffond en est l’heureux propriétaire depuis 2009. Il exploite ainsi 14,5 ha en AOC Bordeaux (en rouge) et en AOC Entre-Deux-Mers ( en blanc). Ce vigneron a le sourire :

Eté 2016 515Nous sommes assez optimistes, la bonne météo est présente avec ce bel ensoleillement, les nuits sont fraîches, sauf accident, ça devrait être une très belle récolte, » Dominique Guffond, vigneron château Le Sèpe

Denis Pomarède du Couvent des Jacobins, grand cru classé de Saint-Emilion © JPS

Denis Pomarède directeur d’exploitation du Couvent des Jacobins, grand cru classé de Saint-Emilion © JPS

A Saint-Emilion, Denis Pomarède du Couvent des Jacobins, l’un des 64 grands crus classés (sans compter les 18 premiers grands crus classés) se dit également satisfait pour l’heure. Son raisin est aussi très sain, seuls de jeunes plants sur des sols sableux montrent un léger stress hydrique, mais à peine. Il pourrait s’amplifier si aucune pluie ne venait à tomber dans le mois prochain.

A SaintEmilion, une vigne assez homogène aussi, seuls quelques jeunes plants peuvent souffrir du manque d'eau © JPS

A Saint-Emilion, les plants de merlots assez homogènes aussi, seuls quelques jeunes plants peuvent souffrir du manque d’eau © JPS

« On a une vigne un peu en souffrance, on n’a pas eu de pluie sur la région de Saint-Emilion depuis environ 2 mois.Il y a quelques dificultés pour les jeunes vignes,sur des sols plutôt sableux, mais dans l’ensemble elles se comportent très bien »Denis Pomarède Couvent des Jacobins.

Dans l’Entre-Deux-Mers comme partout à Bordeaux, les premières vendanges ne sont pas prévues avant la première semaine de septembre, voire la deuxième pour les blancs et fin septembre, début octobre pour les rouges, ce que nous confirme ces deux propriétaires:

Il y a une semaine à 10 jours de retard, d’habitude la vigne se régule un petit peu sur la fin de période, c’est certainement du au printemps frais et pluvieux », Dominique Guffond Le Sèpe

Eté 2016 540

Et d’ajouter : « on a eu de la chance de pouvoir faire de bonnes réserves d’eau et maintenant on en tire le bénéfice. Finalement malgré ces chaleurs, le feuillage tient encore bien le choc et on espère que cela va aller jusqu’au bout. »

Pour Denis Pomarède du Couvent des Jacobins: « On va être plutôt sur une année classique, un peu tardive, on devrait se rapprocher d’un millésime comme le 1998 ou le 2012, mais on va attendre les 1ers prélèvements d’ici une à deux semaines. »

Dominique Guffond du Château le Sèpe espère un millésime aussi bon que 2015 © JPS

Dominique Guffond du Château le Sèpe espère un millésime aussi bon que 2015 © JPS

Dominique Guffond reste sur cette note d’optimisme que le ciel lui a donné jusqu’ici, si la météo se maintient, sans intempérie majeure, ce 2016 pourrait s’approcher de son 2015.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Dominique Mazères, Boris Chague et Christian Arliguier : 

2250 ha de vignes endommagées par la grêle dans l’Hérault : Stéphane Le Foll annonce quelques mesures

Pas vraiment d’aides directes mais une possibilité pour les domaines d’avoir recours au chômage partiel pour d’éventuels salariés et la possibilité de solliciter un report du paiement des cotisations sociales. Le détail dans Côté Châteaux.

Stéphane Le Foll en visite en juin au château Luchey-Halde © JPS

Stéphane Le Foll en visite en juin au château Luchey-Halde © JPS

Dans un communiqué publié ce vendredi sur le site du ministère, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll annonce que « 2500 hectares de vignobles » ont finalement été endommagés dans l’Hérault après le passage voilà trois jours de « violents orages accompagnés de forts épisodes de grêle ».

Comme il fallait s’en douter et comme ce fut le cas par le passé, le Ministre a rappelé que les viticulteurs ne pouvaient pas prétendre à obtenir le statut de calamité agricole et que les pertes de récolte étaient assurables… Les calamités agricoles sont toutefois mobilisables, le cas échéant, pour les pertes de fonds, si les dommages impactent la récolte 2017.

Il a malgré tout assuré que les services de l’Etat étaient « mobilisés »:

« A la demande du Ministre, le Préfet de l’Hérault va mettre tout en œuvre pour que les exploitants concernés puissent :

  • avoir un accès au chômage partiel pour leurs éventuels salariés ;
  • solliciter un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti 2016 pour les parcelles touchées par la grêle. Sur ce point les Maires pourront formuler au nom de l’ensemble des contribuables concernés de leur commune une demande collective auprès des services fiscaux ;
  • solliciter auprès des caisses MSA un report du paiement des cotisations sociales ».

Les services du ministère de l’agriculture préparent par ailleurs avec la Direction générale des douanes et des droits indirects les bases juridiques permettant de sécuriser l’achat de vendanges par les exploitants.

18 Août

Retour sur les ravages de la grêle sur le vignoble du Pic Saint Loup

Au lendemain du violent épisode de grêle de ce mercredi, l’heure est au constat : vignobles, maraîchers et arboriculteurs ont été durement frappés par ce terrible orage. 60 % du vignoble de Pic Saint Loup a été touché.

Des grappes meurtries par les énormes grêlons tombées à terre © France 3 Languedoc Roussillon

Des grappes meurtries par les énormes grêlons tombées à terre © France 3 Languedoc Roussillon

L’Hérault panse ses plaies. Un orage de grêle d’une très forte intensité et de 15 minutes aura causé de sérieux ravages sur le Pic Saint Loup, et notamment sur les communes de Valflaunès, Claret, Lauret et Sauteyrargues. 1500 hectares de vignes seraient détruits. 

twett

Tweet du président de la chambre d’agriculture de l’Hérault

L’orage a tout dévasté hier, ça a duré 15 à 20 mn, des grêlons de la taille de balles de ping-pong se sont abattus, la on est sur la partie la plus touchée de l’exploitation, c’est des dégâts estimés à 100%, c’est une année de travail partie en quelques minutes », Christel Valentin, viticultrice à Valflaunès.

Un vignoble haché ici à

Un vignoble haché ici à Valflaunès © France 3 Languedoc Roussillon

A de nombreux endroits des feuilles de vignes déchiquetées, des raisins transpercés, plus aucun espoir de les voir mûrir normalement, 60 % de cette célèbre appellation de l’Hérault seraient inexploitable selon la chambre d’agriculture. Pour certains c’est le travail de toute une année qui s’envole, sans compter les bois meurtris par ces énormes grêlons qui impacteront également l’année de récolte suivante.

Ecoutez le témoignage de Christel Valentin, viticultrice à Valflaunès recueilli par mes confrères Carine Alazet et Jean-Philippe Faure de France 3 Languedoc Roussillon 


Avec France 3 Languedoc Roussillon

15 Août

Vivez une expérience unique avec le package « vendanges à Bordeaux »

Offrez-vous l’opportunité de découvrir les plus beaux châteaux de la région bordelaise pendant la période des vendanges et d’apprendre l’une des étapes les plus cruciales : la récolte ! Le Grand Hôtel Intercontinental Bordeaux vous propose un séjour inoubliable avec notamment visite de la Cité du Vin et visite d’un château bordelais en période de vendanges.

L'Intercontinental Bordeaux - Grand Hôtel © Jean-Pierre Stahl

L’Intercontinental Bordeaux – Grand Hôtel © Jean-Pierre Stahl

A destination d’une clientèle toujours plus intéressée et exigeante, l’InterContinental Bordeaux – Le Grand Hotel offre l’opportunité de découvrir les plus beaux châteaux de la région pendant la période des vendanges et de décrypter l’une des étapes les plus essentielles à savoir la récolte.

La Wine Concierge Service de l’InterContinental Bordeaux – Le Grand Hotel a été spécialement conçue pour offrir une large gamme de services dédiés à l’univers du vin. Allant de l’aide logistique pour l’organisation de dégustations et visites privées aux plus Grands Crus des appellations Margaux, Saint-Julien, Saint-Estèphe, Pauillac, Saint-Emilion, Pessac-Léognan, Sauternes, la Wine Concierge Service propose de vivre cet automne une expérience unique en vivant les vendanges avec les équipes des châteaux.

Le package « Vendanges à Bordeaux » inclus :

•           Nuit en chambre double incluant le petit déjeuner au Bordeaux Gordon Ramsay

•           Visite de La Cité du Vin, lieu unique dédié aux cultures du vin

•           Visite d’un Château bordelais, son cuvier, ses chais. Dégustation d’une sélection de vin avant l’assemblage final  récolte des grappes de raisins avec l’équipe de vignerons et partage du déjeuner à la table des vendangeurs.

Ce package est accessible à partir de 450€ et valable suivant la disponibilité du 1er septembre à mi-octobre.

En complément de ce programme, la Wine Concierge Service propose des escapades originales et personnalisées conçues par des véritables professionnels du vin, nos concierges Clefs d’or. Découvrez les nouveaux circuits qui sauront vous enchanter par leur exclusivité, leur charme et leur élégance.

Pour en savoir plus InterContinental Bordeaux – Le Grand Hotel 2-5 place de la comédie 33 000 Bordeaux – France Tel. 05 57 30 44 44
www.bordeaux.intercontinental.com