21 Août

Vendange des blancs : cette année, c’est Tronquoy-Lalande qui vendangera le premier à Bordeaux

Les médias en raffolent, les premières images de vendanges s’arrachent, et traditionnellement les châteaux aiment aussi être sous les feux des projecteurs. D’habitude Haut-Brion est toujours le premier, suivi de peu par Carbonnieux, Smith Haut-Lafitte ou Latour-Martillac…cette fois-ci ce sera Saint-Estèphe qui sera à l’honneur avec des vendanges qui débuteront un peu ce mercredi, mais surtout jeudi.

le château Tronquoy-Lalande à © Saint-Estèphe

Pour une fois Pessac-Léognan va être détrôné dans cette course, si on peut l’appeler comme cela, car en fait de course il s’agit surtout de donner le coup d’envoi lorsque la maturité est optimale avec de bons arômes et une acidité qui apportera la fraîcheur recherchée.

C’est donc le château Tronquoy-Lalande, l’un des plus anciens de Saint-Estèphe, qui va sortir ses sécateurs le premier et il s’agit là d’une petite « pépite » ramassée par la famille Bouygues, pour laquelle elle a réalisé des travaux importants d’amélioration des installations techniques. Ce sont donc 1,8 hectares de sauvignon gris et de sémillon qui vont être ramassés

Il s’agit là du seul vin blanc produit à Saint-Estèphe… alors que d’autres châteaux du Médoc, qui se font rare, ont redécouvert le grand intérêt à produire des blancs sur ces terroirs de graves argileuses. Côté Châteaux suivra avec attention ces vendanges chapeautées par Hervé Berland et Yves Delsol.

20 Août

Prochaines vendanges : à Bordeaux, comment gère-t-on la pénurie de main d’oeuvre ?

A quelques jours des premiers coups de sécateurs dans le bordelais, les vendangeurs s’arrachent d’ores et déjà. 700 offres sont à pourvoir auprès de Pôle Emploi mais aussi d’autres centaines auprès de prestataires de services viticoles et groupements d’entreprises.

     

Au château Smith Haut-Lafitte, les premiers coups de sécateurs sont attendus vendredi, voire lundi prochain. 40 vendangeurs sont nécessaires pour ramasser les sauvignons en blanc, ce sont pour l’essentiel des habitués, d’autres emplois pourraient être pourvus par ailleurs. Mais une chose est sûre, cela pourrait se gâter pour récolter les rouges car le château Smith Haut Lafitte aura besoin de 110 à 160 personnes.

Les vendanges des sauvignons blancs vont débuter d’ici une poignée de jours © JPS

 « Cette année, on sent que c’est un peu tendu, cela l’a été pour les effeuillages, pour les travaux d’été, donc on est un petit peu inquiet », explique Fabien Teitgen directeur technique du château Smith Haut-Lafitte. « Mais on va voir car c’est vrai que quelques fois on se crée un petit peu des angoisses, on a le sentiment toutefois depuis quelque temps que c’est de plus en plus compliqué de faire venir travailler des gens dans les vignes et l’été et pour les vendanges… »

Pour répondre à la demande, les châteaux de Pessac-Léognan se sont regroupés sous forme d’association et ont créé à 4-5 en 1996 Gironde Emploi Agricole. Aujourd’hui, ils sont 40 châteaux à avoir recours au GEA de Léognan ; actuellement, il fait face à quelques 500 offres d’emplois, pour l’heure seulement 150 sont pourvues, mais le GEA de Léognan va faire des annonces via les réseaux sociaux, Sud-Ouest ou des messages à la radio.

« On travaille dans l’urgence, on ne sait pas quand vont commencer les vendanges, donc on ne peut pas donner de date aux personnes, mais on sent bien qu’il y a une grosse baisse de l’ordre de 15% par rapport aux années précédentes », me précise Margaux de Conti, directrice du GEA de Léognan. « Avant on avait pal mal de travailleurs espagnols or l’économie là-bas a repris, on avait pas mal de personnes qui venaient en camions mais vu qu’il n’y a pas de structure pour accueillir leur camion alors ils vont ailleurs, il y a aussi un manque de valorisation pour les travailleurs au niveau de la pénibilité, donc aujourd’hui on propose un petit plus qui est une indemnité de panier repas ». L’autre problématique est bien sûr lié au transport car bon nombre de vendangeurs se déplacent en 2 roues.

A Pôle Emploi, ce sont 600 à 700 offres de vendangeurs, porteurs, tractoristes, et ouvriers de chais qui sont à pourvoir. Aussi pour mieux répondre, les agences vont s’adapter en ouvrant un bureau vendanges à Libourne et se délocaliser à Saint-Magne de Castillon et ternir des permanences dans 6 mairies (Lussac et Pineuil ont déjà répondu OK).

« Il y aura la possibilité pour les demandeurs d’emploi de venir consulter les offres ( au bureau spécial vendanges et à Castillon), de se positionner mais aussi de rencontrer des prestataires qui viendront à Pôle Emploi », confirme Odile Patry responsable entreprises à Pôle Emploi Libourne.

Toutefois les plus grosses difficultés vont se faire sentir à partir des 15-20 septembre pour les vendanges en rouge.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Nicolas Pressigout et Corinne Berge :

Cette année les vendanges commencent plus tôt dans le Nord et l’Est, comme en Alsace à Ammerschwihr

C’était logique, il fallait s’y attendre car le printemps a été bien plus clément en Alsace qu’à Bordeaux où des pluies diluviennes se sont abattues très tardivement. Du coup, certains vignerons ont déjà dégainé leurs sécateurs, comme ici à Ammerschwihr. Cette année, les vendanges seront donc précoces pour l’Alsace, la Champagne et sans doute la Bourgogne.

Les premiers sauts ramassés à Ammerschwihr © Jérôme Gosset

Vendredi matin, les premiers coups de sécateurs se sont faits entendre dès 7 heures au domaine Sick-Dreyer, sur les hauteurs d’Ammerschwihr. Ce sont les premières parcelles de crémant qui sont récoltées. « Si ça continue, on va mettre une petite piscine au milieu des vignes et faire les vendanges en maillot de bain », plaisante un vendangeur.

En Alsace, seuls deux domaines ont obtenu une dérogation pour commencer si tôt. Pour les autres, l‘Association des Viticulteurs d’Alsace se réunit aujourd’hui à Colmar pour décider de lancer officiellement les vendanges.  

« Si ça continue, on va mettre une petite piscine au milieu des vignes et faire les vendanges en maillot de bain » © Jérôme Gosset

Si les vendanges sont aussi précoces, cela s’explique par de gros apports de pluie au printemps, mais pas le déluge comme en Gironde, le tout associé à de fortes chaleurs qui ont accéléré la maturation.  

Quant aux conditions de récolte, les 11 vendangeurs déployés sur ces parcelles de crémant à Ammerschwihr effectuent la récolte surtout le matin, démarrant à la fraîche à 7 heures et terminant ers 13 heures car il y fait très chaud et il faut pouvoir conserver la fraîcheur et l’acidité du raisin.

Regardez le reportage de mes confrères de France 3 Alsace : 

26 Oct

Quand les liquoreux font de la résistance

Alors que la zone des vins liquoreux a été impactée par le gel d’avril, que les volumes seront faibles, que la consommation n’est toujours pas au beau fixe, Côté Châteaux vous annonce que le millésime 2017 en liquoreux sera malgré tout de grande qualité.

Les tries au château © Lafaurie-Peyraguey

Les tries au château © Lafaurie-Peyraguey

UNE MATURITE PRECOCE

La deuxième quinzaine d’août fut chaude et ensoleillée, elle a permis d’obtenir une maturité précoce sur les raisins de sauvignon et sémillon tout en conservant un bon niveau d’acidité et d’arômes. Les années précoces annoncent  généralement de grands millésimes dans la région des vins liquoreux.

ON A SU GERER LES VIGNES GELEES

Pour les vignes gelées, le retard de maturité n’a pas été pénalisant grâce aux belles journées de la première quinzaine d’octobre. Les raisins étaient mûrs très tôt fin août, permettant au botrytis de s’implanter sur des raisins sains.

Quand le botritys cinerea est là, la java s'en...la java s'en va © Lafaurie-Peyraguey

Quand le botritys cinerea est là, la java s’en…la java s’en va © Lafaurie-Peyraguey

LA PLUIE BENEFIQUE DE SEPTEMBRE

Tout début septembre, la période humide d’une dizaine de jours a facilité le déploiement du botrytis sur tout le vignoble. Les vendanges ont débuté précocement à partir du 15 septembre et la climatologie a été particulièrement bénéfique dans les 10 jours suivants, permettant des premières tries déjà très intéressantes.

Sur les terroirs plus drainants, le botrytis a était plus lent à s’implanter mais les tries se sont révélées très concentrées et très pures.

Château Doisy-Daene, propriét de la famille Dubourdieu © D

Château Doisy-Daene, propriété de la famille Dubourdieu © Daniel Dutrieux

RECOLTE HOMOGENE A LOUPIAC, CADILLAC ET SAINTE-CROIX-DU-MONT

Sur la rive droite (Loupiac, Cadillac, Sainte Croix du Mont), la récolte est très homogène et de grande qualité avec des jus très purs et concentrés. Les après-midi chaudes et ventées ont facilité le travail de concentration. Les vendanges se sont terminées début octobre.

Les jus disposent d’une très belle fraicheur aux arômes très purs et de belle concentration de Botrytis.

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Coucher de soleil sur le château Rieussec à Fargues © Daniel Detrieux

A SAUTERNES ET BARSAC, RICHESSE ET COMPLEXITE

Sur Sauternes et Barsac, les tries successives se sont poursuivies jusqu’à la mi-octobre avec des tries plus nombreuses. La richesse a progressé en intensité et en complexité.

Les jus montrent une belle pureté du botrytis, très frais et aromatiques avec des notes de fruits frais, notes exotiques, agrumes également et une belle fraîcheur qui vient soutenir ces équilibres prometteurs.

Le millésime 2017 s’annonce dès lors très prometteur, on est impatient de le découvrir lors des primeurs.

20 Oct

Côté châteaux : les vendanges, au coeur …

Le blog Côté Châteaux a connu une belle fréquentation en août, septembre et octobre, en mettant en avant les vendangeurs de tout le bordelais. Mais d’où vient ce goût pour la vigne ? De ses racines dans les vignes d’Alsace.

Vendanges en Alsace en 1920 © JPS

Vendanges en Alsace en 1920 © JPS

Merci à René, mon père qui m’a fait connaître l’Alsace tout jeune. Lui a été bercé dans les rangs de vigne, avec quelques ancêtres vignerons, tonneliers ou des cousins dans le monde du vin. Les vendanges étaient dans les années 20 des moments conviviaux dans le Bas-Rhin.

Ce clin d’oeil pour rendre aussi hommage à toutes les petites mains et vignerons d’aujourd’hui que Côté Châteaux a suivi durant ces deux mois de vendanges.

Vous avez été nombreux à suivre l’actualité des vendanges à travers les premiers coups de sécateurs donnés, voici d’ailleurs le best of des articles qui vous ont plu :

Merci à tous pour vos messages d’encouragements et votre fidélité, Côté Châteaux va continuer à vous informer et vous étonner et comme disait Freddy « show must go on » !

12 Oct

Après les vendanges, Bordeaux estime sa perte de récolte entre 40 et 50%. L’un des épisodes de gel les plus douloureux de l’après-guerre

C’était redouté dès ce fameux gel intense du 27 avril et annoncé par la Fédération des Grands Vins de Bordeaux et Côté Châteaux. Cet épisode de gel est très certainement l’un des plus marquants depuis 70 ans, après ceux de 1991 et de 1956 à Bordeaux. Le point aux châteaux de France et au château Larrivet-Haut-Brion, tous deux ont perdu 70% de la récole, en Pessac-Léognan. Les pertes pour la filière pourraient aller jusqu’à 2 milliards d’euros.

Arnaud Thomassin dans le cuvier du château de France © JPS

Arnaud Thomassin dans le cuvier du château de France © JPS

27, 28 et 29 avril, 3 nuits de gel intense, et c’est sans parler du premier épisode du 21 avril…

Au château de France, à Léognan, on a eu beau lutter sérieusement avec de nombreuses chauffrettes et un système d’éolienne, rien n’y a fait, le gel était trop important et très tôt dans la nuit, dès minuit…Arnaud Thomassin, le propriétaire, se souvient de cet épisode douloureux : « je pense qu’on est descendu à -6 ou -7 dans les points les plus bas de la propriété. Les appareils sont efficaces mais plus il fait froid, plus le périmètre d’action est faible et cette année, c’était particulièrement intense;

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  1. En terme de volume, je pense que c’est certainement la récolte la plus faible qu’on a faite, moi ça fait plus de 20 ans que je suis là et  je n’ai jamais ramassé aussi peu de vin, Arnaud Thomassin propriétaire du château
Au château de France ce matin ©JPS

Au château de France ce matin ©JPS

Depuis le 29 septembre, l’ensemble de la récolte (précoce à cause de juin très chaud et d’un mois de septembre en partie pluvieux) est aujourd’hui rentrée ici. La perte est estimée à 70% : « on peut estimer qu’on va récupérer, entre les rouges et les blancs, de l’ordre de 500 hectolitres. L’an dernier on avait fait le double. » 1200 hectos, alors même que c’était déjà une petite récolte, déjà à cause du gel, car le château de France avait perdu 30% de sa récole en 2016. Le sort s’acharne et Arnaud Thomassin espère que 2018 sera bien plus clément. Pour lui une année normale, c’est en 2014 où la production était de l’ordre de 1700 à 1800 hectolitres.

IMG_0577Au château Larrivet-Haut Brion, même constat, 70 % de pertes au global, un peu plus sur les blancs que sur les rouges:

Sur les blancs, on est à 6 hectos à l’hectare, des rendements extrêmement faibles, avec de la qualité, j’ai 54 hectolitres de vins blancs pour 9 hectares, même en 91 on avait fait un peu plus ! « Bruno Lemoine directeur général de Larrivet Haut-Brion

Ce sont surtout les parcelles les moins qualitatives qui ont été impactées, des parcelles de seconds vins, ou tout ce qui se trouvait en contre-bas de propriétés, dans des combes ou en plaine.

Il y a des grands vins, il y a des vins un petit peu plus légers, il y a des propriétés qui ont fait de belles récoltes et d’autres qui ont tout perdu, et cela depuis 6 mois » Frédéric Massy Derenoncourt Consultants.

IMG_0583La production sera plus faible qu’en 2013 mais plus importante qu’en 1991 l’autre grande année du gel à Bordeaux, comme devrait nous le confirmer cet après-midi le CIVB au cours d’un point presse à 15h. La récolte est estimée avec 40 à 50% de perte pour ce millésime 2017 dont les effets vont se faire ressentir pendant quelques années.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer et Robin Nouvelle :

30 Sep

Premières tries à Sauternes : la fête du botrytis cinerea commence

C’est parti pour la pourriture noble ! Celle  qui permet de réaliser de grands Sauternes et grands vins liquoreux, grâce à la magie du Ciron. Les amis de Côté Châteaux sont en éveil pour vous alerter : château Lamothe Despujols a démarré ce jeudi matin et cela augure de belles choses.

Le botrytis cinera s'est installé sur les grappes © Daniel Detrieux

Le botrytis cinera s’est installé sur les grappes © Daniel Detrieux

Château Lamothe Despujols a donné le coup d’envoi jeudi à 8h30. Ce sont 9 vendangeurs qui ont participé à la première trie, cette opération qui consiste à récolter successivement des raisins atteints de pourriture noble ou de son nom latin, le botrytis cinerea.

Guy Despujols, à la tête du château Lamothe depuis 1989 me confie : « cette année, dans les parcelles non gelées, cela s’est beaucoup accéléré, en une semaine, on devrait faire 3 tries et dans les parcelles gelées 2… »

Même si cela se goûte très bien et donne déjà des notes de fruits confits, il n’ y aura pas de gros rendement. D’habitude on fait 15 hectos à l’hectare, mais là « avec le gel on va être proche des 60% de pertes. C’est sur le versant ouest qu’il y a eu le plus de gel ».

Le propriétaire Guy Despujols posant pour l'une de ses salariée © Daniel Detrieux

Le propriétaire Guy Despujols posant pour l’une de ses salariée © Daniel Detrieux

Fort heureusement, Guy Despujols va lisser cette perte, d’autant qu’il a l’habitude de mettre en bouteille 30 mois après la récolte, et a du stock qui va faire tampon. « On vendra davantage ce millésime aux particuliers avec notre cave qu’on a en plein centre de Sauternes. »

Guy Despujols qui s’était lancé en 1989 avait connu deux très bonnes années 89 et 90 excellent, et juste après 91 l’année du gel. Un cap qu’il avait réussi à passer. Cette nouvelle épreuve qui s’annonce va être difficile mais quand on vit au pays du Sauternes et de la douceur de ces vins, on vient à oublier les soucis.

Une grande année en perspective ? Excepté le volume... © Daniel Detrieux

Une grande année en perspective ? Excepté le volume… © Daniel Detrieux

Courage à nos amis vignerons du Sauternais et des autres terroirs à liquoreux qui ont été victimes aussi du gel et parfois même de grêle comme à Cérons. Merci à Daniel Detrieux pour ses superbes photos qu’il nous fait partager du château Lamothe Despujols pour Côté Châteaux et ses lecteurs.

27 Sep

Comment faire un grand vin au moment des vendanges…

La question est primordiale. De nombreux vignerons se la posent depuis des années. Par empirisme, théories et technologies, la qualité s’est améliorée ces dernières années. Et ce n’est pas le fait du hasard. Eclairage avec Jean-Philippe Janoueix à Pomerol et Virginie Aubrion en Bordeaux – Bordeaux Supérieur. Explications dans la rubrique « Vigne et Vin ».

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Jean-Philippe Janoueix (4e génération dans le vin, son arrière-grand-père Joseph avait acquis Haut-Sarpe en 1929) © Jean-Pierre Stahl

Autrefois il y avait le ban des vendanges… Il avait tout simplement pour but de faciliter et de contrôler le partage de la récolte. Une date étant rigoureusement fixée pour le début des vendanges, ce qui n’a plus cours aujourd’hui. Et fort heureusement d’ailleurs, car les vignerons ont pris conscience qu’il fallait être au chevet de la vigne et de fixer parcelle par parcelle le coup d’envoi des sécateurs en vue d’une meilleure maturité (phénollique) comme nous l’explique Jean-Philippe Janoueix (4e génération dans le vin, une famille issue de Corrèze) à la tête des  châteaux Haut-Sarpe (depuis 1929), La Croix et la Croix Saint-Georges à Pomerol.

Il y a plusieurs critères pour démarrer une vendange, bien sûr c’est la maturité phénolique, ce qu’on appelle la maturité aromatique, c’est le moment où les raisins sont à leur paroxysme d’expression, » Jean-Philippe Janoueix du château la Croix Saint-Georges.

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Et d’ajouter : « il y a plusieurs petits éléments (comme signe de cette maturité) : la couleur de la peau des raisins et sa capacité à libérer de la couleur, il y a le pépin lui-même s’il est bien mûr ou pas. On peut aussi regarder le pinceau, la petite partie qui tient la baie quand je l’enlève est-ce que le pinceau est déjà coloré ou pas. Et puis il y a la couleur de la rafle, ce que l’on appelle l’aoûtement, lorsque la rafle commence à devenir brune, on voit que l’on approche de la maturité parfaite. » C’est ce même principe que l’on retrouve sur les fruits noirs et fruits rouges, quand le fruit est à son apogée mais quand il devient très fragile aussi.

IMG_9254Dès lors il faut avoir cette capacité à être prêt à ramasser la parcelle en un labs de temps très court. « Ici, à Pomerol, c’est un terroir chaud avec beaucoup de cailloux, très graveleux sur ce plateau, et en plus c’est combiné avec le cépage le plus précoce de Bordeaux qu’ est le merlot. C’est pour cela qu’en merlot, en raisin rouge, c’est souvent à Pomerol qu’on vendange en premier ».

Un raisin doit être respecté lors de la réception de vendange et jusqu’au cuvier de tel manière qu’il ne s’oxyde pas, « c’est pour cela qu’on aime bien vendanger le matin quand les températures sont très fraîches. Si les raisins arrivent entiers jusqu’à la table de tri ils n’ont pas le temps de s’oxyder et donc on préserve le fruit au maximum » précise encore Jean-Philippe Janoueix.

Et à chaque benne qui rentre dans la cour du château, les mêmes dégustations de baies : « c’est bien sûr pour goûter et vérifier que tout est bien homogène, (…) cela permet de faire des vins typiques du plateau de Pomerol : à la Croix St Georges, ce sont des vins charnus, très amples et un milieu de bouche toujours très onctueux. »

IMG_9252Ensuite après éraflage, les baies tombent sur une table de tri vibrante pour ôter les imperfections… Puis les baies entières vont tomber dans le fouloir où ces 2 rouleaux ne se touchent pas : « l’objectif est d’éclater légèrement la baie, ne surtout pas l’écraser pour ne pas toucher l’intégrité du pépin. C’est juste d’ouvrir légèrement la baie de façon à ce que les jus se libèrent facilement et que les levures puissent manger facilement les sucres ».

Une fois la vendange amenée à la cuve par un système de pompe, vont se dérouler les fermentations alcooliques, entre 6 et 9 jours. « La fermentation alcoolique va démarrer autour de 18-19 °, deux phénomènes lors de la fermentation alcoolique, un dégagement de gaz carbonique qui va faire remonter en haut de la cuve toutes les matières solides peaux et pépins, le jus sera dessous, et chaque fois qu’on transforme un degré d’alcool on gagne 1 degré de température. Donc si on démarre la fermentation autour de 18°C, on a un potentiel de degré d’alcool de 13°, 18+13=31, si on ne ralentit pas le pic de fermentation pourra monter autour de 30-31°C et la température joue un rôle sur l’extraction. Donc les remontages que l’on fait au début ne sont pas les mêmes que ceux à la fin, assez intense au début pour avoir une action d’extraction mécanique des tanins et de la couleur et plus doux après car le milieu est de plus en plus extractible ».

Le résultat, on le retrouve ensuite dans le chai à barriques où les vins sont élevés durant plus de 12 mois :

Là on goûte un 2016, de la Croix St Georges, qui est un grand millésime : grande qualité et immense générosité, une magnifique récolte.

IMG_9314« Avec des conditions idylliques, un printemps pluvieux, et à partir de la floraison, un temps très sec, jusqu’à la fin de vendanges, ça a permis d’avoir suffisamment de réserve en eau dans les sols pour faire face à un été très sec, très ensoleillé ce qui a donné des peaux très épaisses et des baies toutes petites et donc de faire des vins très riches, très denses, très concentrés avec vraiment ce qu’on aime à Pomerol, cette richesse en milieu de bouche qui donne des vins très amples avec un velouté si spécifique, cette touche de tanins qu’on a uniquement sur le plateau de Pomerol ».

Au château Piotte, tenu par Virginie Aubrion en bio et biodynamie depuis 2009 © JPS

Au château Piote, tenu par Virginie Aubrion en bio et biodynamie depuis 2009 © JPS

Autre approche dans une appellation plus modeste que celle de Pomerol, en Bordeaux-Bordeaux Supérieur.

Virginie Aubrion avec Théodore, son fils en train de remplir une jarre © JPS

Virginie Aubrion avec Théodore, son fils en train de remplir une jarre © JPS

Virginie Aubrion a cette chance de porter un grand nom, sans le h. Pour autant, elle s’est faite toute seule depuis 1998 du côté d’Aubié-et-Espessas, non loin de Saint-André-de-Cubzac. En 2009, elle a fait passé ses 11 hectares en bio et biodynamie avec une leitmotiv :

Faire du bon, du sain, à prix abordable », Virginie Aubrion du château Piotte

Elle produit des vins dans toutes les gammes en blanc, rosé, clairet, rouge, en crémant rosé et blanc, avec 20% de cépages blancs et 80% de rouges. Sa production, ce sont 500 hectolitres à l’année, avec une originalité des vins vinifiés en jarres d’Italie.

Olivier Dauga, conseillant Virginie Aubrion © JPS

Olivier Dauga, conseillant Virginie Aubrion © JPS

A ses côtés, Olivier Dauga l’empêcheur de tourner en rond, et célèbre « Faiseur de Vin » et de vignerons…

Virginie, comme on l’a vu la semaine dernière, on est prêt à mettre en bouteilles », avance Olivier Dauga le Faiseur de Vin. « 

On a une couleur assez intense, un cabernet franc, on a un joli fruit qui est un petit peu sur des baies rouges et en bouche on a une très très belle fraîcheur avec beaucoup d’onctuosité » Olivier Dauga.

« Des tanins qui restent, » ajoute Virginie. « Oui mais les tanins sont soyeux », répond Olivier. « Cette jarre là il faut qu’on puisse la mettre en bouteilles Théodore, on va faire une analyse, il y aura très très peu de sulfites ou de SO2 dedans, juste pour éviter les évolutions et on va rester le plus proche du fruit et essayer de retrouver le goût qu’on avait dans la vigne. »

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« Ce qui me plaît dans cette méthode, c’est de retrouver le vrai goût du fruit. En fait, il faut s’imaginer qu’on se balade dans les rangs de vigne, on se balade, on prend une grappe de raisin et on la croque et on a vraiment ce goût de fruit à l’intérieur de la bouche », commente Virginie Aubrion.

L’intérêt, c’est qu’on a une micro-oxygénation naturelle car les pores de la jarre sont assez écartés, ce qui fait que l’air passe et le vin se vinifie en gardant tout son fruit, mais il y a cette micro-oxygènation, exhausteur de goût, » Virginie Aubrion château Piote.

« Après on trouve différents types de jarres celles cuites à 1000° avec des pores plus larges et celles à 1500° pour les vins blancs où les pores sont un peu plus resserrés, et il y a moins d’oxygènation ».  Virginie Aubrion a obtenu d’ailleurs une superbe note pour son sauvignon blanc de 2016, noté 91 par le Wine Advocate, une consécration pour ce travail bien fait.

Regardez le dossier réalisé par Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Boris Chague et Emmanuel Cremese suivi de la Chronique de Frédéric Lot:

26 Sep

Radioscopie des vendangeurs à Bordeaux : d’Albane, l’étudiante de 21 ans à Gilbert, le retraité avec 88 ans au compteur !

Ce sont des anonymes, mais ils ne manquent pas de personnalité. Ce sont les petites mains du vignoble qui remplissent les grandes hottes ou les cagettes du bordelais. Sans eux, les châteaux ne seraient pas ce qu’ils sont. Radioscopie de ces vendangeurs au grand coeur. Qui sont-ils, Côté Châteaux vous les dévoile en primeur.

Gilbert, toujours partant pour une petite vendange © JPS

Gilbert, toujours partant pour une petite vendange © JPS

D’emblée, tous montrent qu’ils ont la patate à l’instar de Gilbert 88 ans et toujours bon pied bon oeil dans les rangs de vigne : « comme dit mon ami Macron, on n’est pas tous des fainéants… »

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« Je fais les vendanges parce que j’en ai besoin, j’ai une petite retraite agricole, avec à tout cassé 800 € ça fait un peu juste, donc il faut faire un petit peu avec des à côtés. Et puis il y a les petits enfants à aider aussi. Tant qu’on est en bonne santé, on continue ». Des vendanges que Gilbert réalise depuis 18 ans durant tout le mois de septembre « et même plus s’il y en a. Et on recommencera cet hiver pour tirer les bois. Encore un petit peu, encore deux ans. »  Gilbert affiche 88 ans au compteur ! « Et j’espère aller jusqu’à 90 dans les vignes… » 

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Angélique, Jennifer et Morgane à la pause de 10h © JPS

Au château Mangot, ici à Saint-Emilion, la troupe de coupeurs et porteurs est employée par la plus grosse société de services, en fonction de la demande du château. On y trouve aussi Sandrine, 44 ans, de Sainte-Foy-la-Grande, inscrite au pôle emploi : « moi, cela va faire 10 ans que je les fait les vendanges. C’est agréable et il y a une bonne ambiance, et puis par besoin aussi. Pour l’instant c’est une activité principale. On peut arriver à travailler 15 jours ou 3-4 mois, cela dépend ». (avec les travaux en vert et la période de taille de la vigne).

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Sandrine effectue les vendanges depuis 10 ans © JPS

Parmi les plus jeunes, trois amies Angélique, Jennifer et Morgane, 26, 27 et 21 ans se disent satisfaites de cette période qui marque aussi le début de l’automne : « ça se passe bien il y a une bonne équipe. C’est génial les vendanges » confie Angélique pépiniériste également, alors que ses deux collègues travaillent toute l’année dans la vigne : « dès qu’il y a du travail, ils nous rappellent et puis après cela continue tout le temps », précise Jennifer.

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Un groupe d’étudiants venus vendanger au château de Piotte © JPS

En Bordeaux et Bordeaux Supérieur, au château Piotte ce sont aujourd’hui des vendanges un peu spéciales car la propriétaire Virginie Aubrion ne comptait pas forcément vendanger car ses vignes ont gelé à presque 100% en avril dernier : « exactement, on n’avait pas prévu de faire de vendange cette année, mais on a quand même nos jarres à développer et on aimerait quand même faire une cuvée rescapée… », explique Théodore Aubrion.

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La famille Aubrion constate une assez faible récolte, à cause du gel © JPS

Dans la mesure où certains pieds ont moins souffert que d’autres ou qu’il y a eu une petite repousse, la famille Aubrion s’est dit qu’il fallait remplir ses jarres pour ses macérations intégrales. Son fils Théodore a alors fait jouer ses contacts et de nombreux étudiants ont répondu à l’appel comme Albane 21 ans, appelée la veille : « je viens juste pour la journée, aider avec des amis, au milieu des mes études j’avais un peu de temps. J’avais déjà fait d’autres travaux saisonniers, mais là c’est la première fois que je fais des vendanges. »

Sébastien, 24 ans, est assez décontenancé par le spectacle de désolation : « c’est assez catastrophique, ça fait 5 ans que je viens ici et c’est la première année que je vois aussi peu de raisins, mais quand même il y a ce petit air de vendanges, de copains et la famille Aubrion qui est là. Et ça fait toujours plaisir de récolter avec la bonne humeur et de boire le vin récolté  précédemment ».

Et puis il y a le poète, Joseph 25 ans, en études de commerce vin et spiritueux : « c’est la 1ère fois de ma vie que je fais les vendanges,  et ça se passe très bien. Pour moi c’est important de les faire, d’être au coeur du métier, vu que cela fait partie de mes études. Cela fait partie d’un cycle, de faire cette poésie qui jaillira comme une rare fleur, en le vendangeant on fait partie de ce cycle et en le buvant ça jaillira vers Dieu. C’est le don de la nature, le don de Dieu et le travail des hommes. »

Victor et Liliana en train de couper les grappes © JPS

Victor et Liliana en train de couper les grappes © JPS

Au château Haut-Bacalan, en Pessac-Léognan, ce sont 35 vendangeurs qui sont venus pour ces vendanges parcellaires.  Depuis 6 ans ce château fonctionne avec une société de prestations des services de Libourne Vinum Vinea services dirigée par Laurent Placier. La troupe compte moitié de gens de la région et moitié de Bulgares installés depuis plusieurs années à Bordeaux, ce ne sont pas des travailleurs détachés, ils sont payés normalement au smic, comme Victor : « c’est bien, impeccable, rapide et efficace ».

Le château Haut-Bacalan à Pessac, propriété de la famille Gonet © JPS

Le château Haut-Bacalan à Pessac, propriété de la famille Gonet © JPS

Pour Charles-Henri Gonet propriétaire du château Haut-Bacalan, ces vendanges ont un goût particulier : « cette année on n’est trop contrarié, si on a 20% d’une vendange normale on sera content. Les merlots ont été gelé, les cabernets un peu pareil, ce qui fait que ce n’est pas trop compliqué sur cette vendange-là, autant l’année précédente on avait cherché à recruter davantage de monde, là c’est vrai qu’une petite équipe suffit et j’ai un prestataire qui gère l’ensemble des dossiers d’emplois, c’est beaucoup plus simple, sinon il me faudrait du personnel supplémentaire dans les bureaux, donc je préfère passer par un prestataire qui gère cela en direct et a cela dans sa structure. »

Un ramassage en cagettes pour ne pas abîmer le raisin © JPS

Un ramassage en cagettes pour ne pas abîmer le raisin © JPS

Cette année, le vignoble de Bordeaux aura donné un peu plus de travail dans la vigne fin mai et en juin pour les travaux en vert et suite au gel. En revanche, les récoltes auront été moins longues à l’instar de Haut-Bacalan qui traditionnellement vendange ses merlots en 2 semaines, là une petite semaine aura suffit.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Rémi Grillot et Christian Arliguié :

14 Sep

Vendanges espagnoles à Montrose : près de 50 ans d’une amitié avec le village de Pruna en Andalousie

Ils sont arrivés le 4 septembre, mais déjà on entend leur doux chant andalous dans les rangs de vigne du château Montrose. Ces Espagnols sont cette année encore plus nombreux, 1/3 de plus qu’il y a 3 ans, pour faire encore plus de parcellaire et de qualitatif.

La famille de

La famille d »Antonio Vera Sanchez © JPS

Depuis 50 ans, les Espagnols du village de Pruna au sud de l’Espagne sont toujours heureux de retrouver en septembre le château Montrose à Saint-Estèphe.

Annabelle rêvait de venir faire les vendanges à Saint-Estèphe. Son château en Espagne, c'est Montrose...© JPS

Annabelle rêvait de venir faire les vendanges à Saint-Estèphe. Son château en Espagne, c’est Montrose…© JPS

Pour Annabelle, c’est la première fois : « ma mère est venue l’année dernière, moi j’étais étudiante, mais une fois terminées mes études, je me suis dit c’est à mon tour »

Antonio, porteur depuis 9 ans, et Hélène Brochet. Des liens d'amitié se sont noués © JPS

Antonio, porteur depuis 9 ans, et Hélène Brochet. Des liens d’amitié se sont noués © JPS

Pour eux, c’est un mois de travail, au smic, avec tous les frais payés. On vient même les chercher en autocar d’Andalousie…à environ 1300 kms.

« On vient ici tous les ans pour faire les vendanges, et ramener un petit peu d’argent à la maison » Antonio, porteur depuis 9 ans.

96 cette année, 60 en 2014 © jps

96 cette année, 60 en 2014, pour un travail ciselé © JPS

Cette année, ils sont 96 engagés dans les rangs de vigne pour récolter avec rapidité et précision les grappes de merlot, cabernet sauvignon, cabernet franc et petit verdot. A leur tête, il y a le chef, Antonio Vera Sanchez. Lui vient depuis l’âge de 15 ans, depuis 45 ans, il fait partie des tous premiers et depuis a fait des émules :

Voici ma famille, mon neveu, ma fille, ma nièce, mon autre fille, mon frère et mon neveu encore. En tout, on est 13, 14 si on compte ma femme »,  Antonio Vera Sanchez chef de troupe.

Un salut et un respect mutuels entre Antonio Vera Sanchez le chef de la troupe et Hervé Berland le gérant du château Montrose © JPS

Un salut et un respect mutuels entre Antonio Vera Sanchez le chef de la troupe et Hervé Berland le gérant du château Montrose © JPS

Pour Hervé Berland, gérant du château Montrose : « ils font un travail de précision, très qualitatif qui répond à la volonté de faire du parcellaire », quasiment du cousu main, d’ailleurs le château s’est doté de cuves plus petites. « Il y a plus de 70 lots sur les premiers assemblages; cela devient de la haute précision », selon Hélène Brochet responsable de la communication mais aussi de l’intendance pour l’accueil des Espagnols.

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« On essaie d’être dans la plus parfaite adéquation entre les sols, sous-sols et les cépages. On a aussi des climats à Bordeaux (comme en Bourgogne) », poursuit Hervé Berland.

Hervé Berland

Hervé Berland devant la façade du château Montrose © JPS

Sur un paysage comme le nôtre, on a déjà déterminé plus de 40 climats sur une propriété de 90 hectares », Hervé Berland gérant de château Montrose.

Après un tri à la vigne, une autre table de tri et cette table de tri optique © JPS

Après un tri à la vigne, une autre table de tri et cette table de tri optique © JPS

50 ans que cela dure, ou presque, à Saint-Estèphe. Une histoire intimement liée entre le château et ce petit village espagnol andalous.

L'équipe de porteurs espagnols © JPS

L’équipe de porteurs espagnols © JPS

3 générations sont passées à Montrose ; la château n’a d’ailleurs pas cessé d’améliorer les conditions d’accueil, avec de vraies chambres aménagées dans la même bâtisse (devenue d’ailleurs trop petite, un permis de construire a été demandé pour son extension), avec également une immense salle de restaurant où ils mangent midi et soir avec les équipes permanentes du château.

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Hébergée sur place et bien accueillie, la troupe se révèle d’autant plus efficace et disponible pour ramasser en fonction de la météo, très changeante, en ce mois de septembre.

Emission spéciale Vendanges, le 20 septembre, en direct à 12h35, sur Facebook France 3 Aquitaine puis 21h, sur France 3 Limousin et Poutou-Charentes, qui sera rediffusée sur l’ensemble du réseau France 3 Nouvelle-Aquitaine, le jeudi 21 à 8H50.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Olivier Pallas, Emmanuel Cremese, et Isabelle Rougeot :