21 Mar

Du Bordeaux à 1,69€ : les vignerons disent non…

C’est une action coup de poing et de réprobation qui a eu lieu ce samedi devant un Lidl de Gironde. Une cinquantaine de viticulteurs se sont mobilisés suite à la promotion affichée à grand coup de publicité de vendre du Bordeaux à moins de 2€ la bouteille. Il n’en fallait pas plus pour que la goutte d’eau fasse déborder la vase… Et même si certains sont pris financièrement, le monde viticole réagit face à ces ventes qui sont en dessous du prix de production.

Les JA jeunes agriculteurs et la FNSEA de Gironde appelaient à manifester ce samedi matin devant un supermarché Lidl de Libourne…Tous dénonçaient les prix bas voire cassés en cette période de foire aux vins. Un coup de trop à l’heure où bon nombre de petits vignerons ont du mal à vendre leur vin, même si après il y a malgré tout une vente qui se fait… Pas à n’importe quel prix ont-ils voulu dire…

Dans son catalogue de foire aux vins de printemps, Lidl proposait qu 10 au 16 mars un Bordeaux « Terres d’Exception » à 1,69€ la bouteille, en achetant un carton de 6 pour 10, 14€ soit 2,25€ du litre avec un concept 4 bouteilles achetées, 2 gratuites.

Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudre, ce sont ainsi 50 vignerons qui se sont rassemblés ce samedi matin sur le parking d’un supermarché qui pratiquait ce type de prix :

C’est pour dénoncer les prix abusivement bas, pratiqués par certaines enseignes; aujourd’hui, le message que l’on souhaite faire passer, c’est qu’en dessous de 3€, ce n’est pas viable, c’est des vignes qui vont disparaître et derrière des emplois et des paysages », Jean-Baptiste Eynard président de la FNSEA de Gironde.

Une cinquantaine de viticulteurs étaient mobilisés ce samedi matin devant le supermarché de Libourne. Leur prochaine action visera le négociant qui a fourni l’enseigne pour cette promotion © Denis Salle – F3Aquitaine

« C’est une lassitude de voir toujours ce même paradoxe, de demander à l’agriculture de s’engager sur quelque chose de plus vertueux et et de plus cher alors que les prix de vente et de promotion établis par la grande distribution ne changent pas de stratégie, c’est toujours  avoir des prix les moins chers possibles pour remplir les magasins, quite à vider les vignes et mettre les viticulteurs dans l’impasse ».

De son côté la direction de Lidl France, même si elle entend la colère des viticulteurs, ne veut pas être seule responsable de ce marasme ambiant...une situation qu’elle estime généralisée:

Le marché est aujourd’hui à 1,69…Il y a même des Bordeaux Supérieurs qui se vendent à 1,50€  ou 1,67 dans des enseignes concurrentes, donc on n’a pas cassé un marché, on s’est aligné sur un marché existant… », Michel Biero directeur des achats de Lidl France.

« Pourquoi ? Parce qu’il ya des volumes astronomiques aujourd’hui, dus à la crise du bordelais, dus à la crise sanitaire, avec l’export qui a diminué fortement et donc ils se retrouvent vraiment avec des des volumes gigantesques qu’ils ont besoin d’écouler… », poursuit Michel Biero directeur des achats de Lidl France.

Les militants de la FNSEA ont déjà annoncé qu’ils comptaient continuer leur action en allant rendre visite au négociant qui a vendu le vin à ce niveau de prix…

Regarde le reportage de Denis Salle: 

 

08 Mar

Classement des vins de Saint-Emilion: le tribunal correctionnel a renvoyé le procès pour prise illégale d’intérêts aux 20 et 21 septembre

C’est un nouvel épisode dans ce serpent de mer qu’est l’affaire du classement de Saint-Emilion. Ce matin devait se tenir le procès pour prise illégale d’intérêts avec Hubert de Boüard et Philippe Castéja. Le tribunal a renvoyé comme le parquet l’avait laissé entendre en amont de l’audience le procès les 20 et 21 septembre pour lui consacrer deux journées entières et examiner une Question Prioritaire de Constitutionnalité qui sera soulevée par la défense.

Les 3 propriétaires des châteaux non retenus par le classement de 2012 et leur avocat Eric Morain © JPS

Les propriétaires des 3 châteaux, et leur famille, qui ont attaqué le classement de Saint-Emilion faisaient corps une fois de plus devant la justice. Après avoir été déboutés devant la justice administrative en 1ère et 2e instance (TA et CAA ayant validé le classement), le Conseil d’Etat a jugé récemment qu’une erreur de droit avait été commise et donc la cour administrative d’appel devra rejuger sur le fond…

Mais ce matin, c’était le volet « prise illégale d’intérêts » qui était examiné par le tribunal correctionnel de Bordeaux. Une autre procédure qui avait été engagée par les mêmes châteaux qui reprochent à Hubert de Bouärd et Philippe Castéja d’avoir été « juge et partie », dans la mesure où comme l’a souligné le président Denis Roucou  ils étaient « en charge d’assurer la surveillance ou l’administration d’une mission de service public pour l’INAO, de participer à des délibérations et de proposer à l’homologation ministérielle le futur classement », ayant « participé en tant que membres de l’INAO à l’élaboration du cahier des charges alors qu’eux-mêmes avaient des intérêts.« . Ils sont poursuivis sur la base des articles 432-12 et suivants a rappelé le magistrat. Bien évidemment, ces chefs de poursuite vont être discutés au fond et contestés par la défense qui comme l’a déjà rappelé Me Antoine Vey avocat de Mr de Boüard : « le classement des vins de Saint-Emilion est arrêté par un commission indépendante, selon des critères objectifs garantissant une impartialité totale » devant la chambre de l’instruction précédemment.

Pour Isabelle Boidron du château Corbin-Michotte : « nous avons toujours été classés, depuis le 1er classement en 1955, et sauf depuis 2012 bien évidemment. Nous avons constaté un certain nombre d’irrégularités, ce qui nous a poussé à nous inquiéter, puis à nous interroger, puis à chercher, et aujourd’hui nous sommes convaincus d’un certain nombre d’irrégularités, voire de malveillances à notre égard… »

C’est à 9h30 que l’ensemble des familles de ces 3 châteaux Croque-Michotte, Corbin-Michotte et La Tour du Pin Figeac ont pris place avec les règles de distanciation dans la salle H du Tribiunal Judiciaire de Bordeaux. Hubert de Boüard et Philippe Castéja n’étaient pas présents car en amont de l’audience un report s’était dessiné entre le parquet et les parties, report qui a été acté ce matin. Un report car une journée d’audience semblait trop courte, d’où 2 journées ont été décidées au final et par ailleurs une QPC Question Prioritaire de Constitutionnalité allait être soulevée et plaidée par les avocats de la défense et notamment Me Le Borgne, lui-même absent ce matin, mais représenté par Me Alexandre Bienvenu et Me Marie-Laure Dabadie.

Les avocats de la défense Alexis Degagny pour Hubert de Boüard et Marie-Laure Dabadie et Alexandre Bienvenu pour Philippe Casteja © JPS

Mariane Poinot, pour le parquet, a souligné la « nécessité de prendre du temps car nous avons affaire à des avocats d’une certaine ampleur habitués à plaider largement », d’où ces 2 jours d’audience. « J’ai ouvert une brèche, reconnait-elle, la défense s’y est engagée », d’où cette audience relais où un timing a été établi avec des conclusions qui devront être déposées avant le 1er juillet et une audience qui va se tenir au final les 20 et 21 septembre. « C’est tout-à-fait classique d’établir des audience-relais comme cela pour qu’ensuite cela soit jugé dans les meilleures conditions, il n’y a aucune difficulté, aucun procédé inhabituel la-dessus » commente à la sortie de l’audience Me Alexandre Bienvenu pour Philippe Castéja. Quant à la Question Prioritaire de Constitutionnalité ? « Elle sera évoquée effectivement à l’audience de renvoi… » continue Me Bienvenu. « C’était une audience de procédure, et la défense n’avait pas sollicité le renvoi, et l’audience est renvoyée, voilà c’est tout ce que nous pouvons dire », commente à son tour Me Marie-Laure Dabadie avocate de la défense.

Pour Me Eric Morain, avocat des 3 châteaux: « c’est le président qui a parlé de ficelles de la défense, on savait que ce procès allait être renvoyé, on perd encore 6 mois précieux dans un dossier ouvert en 2013,on le regrette, on n’a pas la main, mais le tribunal souhaite juger ce procès, on a des dates qui sont fixes et certaines, ce sera le 20 et 21 septembre 2021. »

« Cela fait 10 ans que cela dure et de nouveau on va rajouter encore 6 mois à cette affaire, c’est absolument insupportable« , selon Pierre Carle du Château Croque-Michotte. (…)  « En attendant le temps court et le nouveau classement, les procédures commencent aujourd’hui, les dossiers seront remis le 30 juin, et ils risquent d’en subir de graves conséquences… », poursuit ce propriétaire de ce château proche de Cheval Blanc et Pétrus qui n’a pas été retenu dans le classement de 2012.

Affaire à suivre, rendez-vous est pris pour les 20 et 21 septembre…

30 Jan

Sept interpellations après un vol de grands crus de Bordeaux pour 800 000 € de butin

Sept personnes, dont un Chinois, ont été interpellées sur l’agglomération bordelaise, quatre d’entre elles écrouées, après un vol en septembre de grands crus de Bordeaux, un butin d’environ 800.000 euros, dont la moitié a pu être récupérée, a-t-on appris samedi de source policière.

La saisie opérée par la Police Judiciaire de Bordeaux © Sébastien Delalot

Le vol, perpétré un week-end de septembre dans un entrepôt de négociant à Bruges, en banlieue nord de Bordeaux, portait sur quelque 1.600 bouteilles, dont des crus prestigieux tels Château Latour, Haut-Brion, Petrus, a-t-on précisé de même source. L’enquête de police judiciaire a permis de centrer, puis de conforter les soupçons sur plusieurs personnes, dont des membres d’une même famille, en divers points de l’agglomération, comme Bordeaux, Mérignac, Artigues-près-Bordeaux, Saint-Loubès, Blanquefort.

Une opération sur plusieurs sites mardi matin impliquant une cinquantaine de policiers, Brigade de répression du banditisme et Brigade de recherche et d’intervention notamment, a permis l’interpellation de sept personnes, dont une femme. Un des individus a brièvement été menaçant avec une arme lors de l’interpellation, faits qui font l’objet d’une procédure incidente.

Surtout des caisses de 1ers crus classés et grands crus © Sébastien Delalot

Ces suspects, âgés d’une trentaine ou quarantaine d’années, aux profils variés, étaient pour la plupart connus de la police pour des faits de délinquance moyenne, vols, recel, stupéfiants notamment. Quelques-uns ont pu être associés au cambriolage, d’autres à un rôle d’intermédiaire pour écouler le butin, et le ressortissant chinois, négociant sur la place de Bordeaux, au rachat d’une partie des bouteilles destinées à l’exportation.

Ils ont été mis en examen vendredi pour vol aggravé, recel de vol aggravé, association de malfaiteurs notamment. Quatre ont été écroués, trois autres placés sous contrôle judiciaire.

Près de la moitié du butin, soit environ 800 bouteilles, ont pu être récupérées. Les perquisitions ont aussi permis de saisir quelques milliers d’euros, deux armes d’épaule, de petites quantités de stupéfiants.

© Sébastien Delalot

Le vol de grands crus est un phénomène « prégnant » sur la place bordelaise, avec des préjudices qui deviennent plus importants, et désormais avec une destination à l’exportation, a-t-on précisé de source policière.

En décembre, un vaste réseau de vol et recel de grands crus avait été démantelé, lors d’une opération conjointe police-gendarmerie avec 25 interpellations en Gironde, Dordogne et dans la Loire, portant sur un butin de quelque 5 millions d’euros.

Avec AFP

12 Jan

Boeing-Airbus: l’UE «regrette» les nouvelles taxes américaines et attend Biden

Côté Châteaux vous en parlait il y a une semaine, avec Georges Haushalter qui s’exprimait pour le négoce bordelais… Les nouvelles taxes, ce baroud d’honneur lancé par Donald Trump font réagir partout sur la planète vin en France et dans l’Union européenne. Bruxelles a dit «regretter» l’entrée en vigueur mardi de nouvelles taxes américaines sur certains produits européens dans le cadre du vieux litige entre Boeing et Airbus, qu’elle espère solder avec l’arrivée prochaine du président Joe Biden.

«Nous regrettons que les États-Unis aient choisi d’ajouter d’autres produits de l’UE à leur liste de représailles», a déclaré mardi une porte-parole de la Commission européenne.

L’exécutif européen se dit «impatient» de s’engager «de manière constructive avec la nouvelle administration américaine pour résoudre ce différend de longue date dans le cadre d’un programme transatlantique renouvelé», a-t-elle insisté.

Cette administration «aura les mains libres pour négocier», ont renchéri les producteurs de cognac par la voix du directeur général de leur interprofession (BNIC), Raphaël Delpech.

Nous espérons que le gouvernement français, l’Union européenne trouveront les moyens d’engager une discussion extrêmement rapide avec cette nouvelle administration pour d’une manière ou d’une autre arriver au moins à sortir nos produits de ce mauvais pas et suspendre les droits actuellement appliqués», Nicolas Ozanam, directeur général de la fédération des exportateurs de vins et spiritueux en France (FEVS).

«Les sujets ne seront pas réglés le 21 janvier du fait de l’arrivée de M. Biden», a toutefois averti M. Ozanam, soulignant l’urgence de la situation, les entreprises perdant de la trésorerie et risquant de perdre des parts du premier marché mondial, avec «potentiellement plus d’un milliard d’euros de pertes pour le secteur».

«Nous exhortons vivement les États-Unis, l’UE et le Royaume-Uni à retourner à la table des négociations sans délai et à parvenir à un accord pour suspendre immédiatement ces taxes», a déclaré une coalition de 21 organisations commerciales américaines, britanniques et européennes du secteur des vins et spiritueux.

L’application des nouvelles taxes est «contreproductive» et «ne contribue pas à créer un climat de confiance pour trouver une solution négociée», a estimé pour sa part Airbus, qui fait «confiance» à l’Europe pour défendre ses intérêts.

Washington avait annoncé en fin d’année des droits de douanes supplémentaires à partir du 12 janvier, visant des produits français et allemands: +25% sur les vins non pétillants, moûts de raisin et cognacs, et +15% sur les pièces de fuselage, d’empennage et autres pièces aéronautiques.

Ces taxes entrent en vigueur à quelques jours de la fin du mandat de Donald Trump, pendant lequel les relations commerciales des États-Unis avec l’UE se sont profondément détériorées.

Elles s’ajoutent à celles imposées depuis 2019 sur des produits européens (vin, fromage, huile d’olive, whisky) et sur les avions d’Airbus. Washington avait été autorisé à les appliquer par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Dans une décision miroir en octobre 2020, l’institution avait également autorisé l’UE à mettre en place des tarifs sur des produits importés des États-Unis.

Airbus et son concurrent américain Boeing, et à travers eux l’Union européenne et les États-Unis, s’affrontent depuis octobre 2004 devant l’OMC sur les aides publiques versées aux deux groupes, jugées illégales, dans le conflit commercial le plus long et le plus compliqué traité par le juge de paix des échanges mondiaux.

Les États-Unis ont été autorisés à imposer des taxes sur près de 7,5 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros) de biens et services européens importés chaque année, la sanction la plus lourde jamais imposée par l’OMC. En représailles, l’UE impose depuis début novembre des droits de douane sur 4 milliards de dollars d’exportations américaines.

AFP

04 Jan

Donald Trump élargit la taxe de 25% à tous les vins français, réaction de Georges Haushalter pour le négoce bordelais

A compter du 12 janvier, la taxe américaine qui ne s’appliquait que sur les vins qui titraient moins de 14° d’alcool va être étendue à tous les vins français. Un nouveau coup dur, alors que certains avaient réussi à éviter cette taxe. Réaction de Georges Haushalter, vice-président du Négoce Bordelais, dans le 12/13 de France 3 Aquitaine.

Georges Haushalter en avril 2019 lors de la dégustation des primeurs © JPS

Tous les vins de Bordeaux vont être concernés. « Jusqu’à présent, nos vins qui titraient plus de 14° d’alcool n’étaient pas taxés mais à partir du 12 janvier prochain, ce sera tous nos vins, il n’y aura plus d’échappatoire… La situation était déjà dramatique, elle sera vraiment catastrophique », commentait ce samedi midi Georges Haushalter vice-président du Négoce Bordelais.

Le marché américain constitue le 2e marché à l’export pour les vins de Bordeaux avec 200 millions d’euros, derrière la Chine et Hong-Kong 500 millions, et devant le Royaume-Uni avec 195 millions.

Nous avons déjà perdu 1/3 de nos affaires aux Etats-Unis, sur les 12 derniers mois et nous nous apprêtons à subir un deuxième choc, ce sera probablement aussi grave » Georges Haushalter vice président du Négoce Bordelais.

« C’est d’autant plus ennuyeux que c’est un marché rémunérateur qui achète les vins les plus hauts de gamme et profitables pour nos vignerons… », ajoutait Georges Haushalter. Aujourd’hui, Bordeaux ne peut pas absorber ce surcoût de 25% :

Et d’ajouter :« Pour absorber ces 25%, il faudrait qu’on baisse de 33% le prix de nos vins pour compenser cette taxe, évidemment c’est inabordable, nous ne pouvons pas le faire. Donc nous allons encore en subir les conséquences. Nous demandons au gouvernement depuis plus d’un an de compenser ce préjudice dont nous ne sommes pas responsables, parce que cela vient d’un conflit avec l’aéronautique mais nous ne sommes pas entendus, nous n’avons aucune aide pour le moment, et donc c’est notre filière qui est en train d’être détruite avec des parts de marchés perdues...qui seront extrêmement coûteuses à rattraper dans un marché extrêmement concurrentiel et très changeant comme celui des Etats-Unis ».

Un marché qui ne cesse de subir des lourdeurs administratives avec en prime le Brexit, la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne : « c’est un frein de plus, mais nous ne sommes pas inquiets fondamentalement parce que le marché britannique aime les vins de Bordeaux depuis des siècles…donc à long terme, il ne devrait pas y avoir d’impact, surtout du fait de l’absence de taxe douanière, mais effectivement il y aura des complications administratives et je pense que les premiers mois vont être difficiles et vont contribuer à encore ralentir nos exportations. »

Regardez l’interview de Georges Haushalter par Hélène Chauwin sur le plateau du 12:13 de France 3 Aquitaine le 2 janvier 2021: 

13 Déc

Vols de grands crus : un réseau démantelé par policiers et gendarmes

Mardi dernier, le 8 décembre 25 personnes ont été interpellées en Gironde, Dordogne et dans la Loire par policiers et gendarmes au cours de 2 opérations simultanées. Les enquêteurs travaillaient sur ces vols de grands crus depuis septembre 2019. Plus de 900 bouteilles ont été saisies pour un préjudice de plus d’un million d’euros.

Les saisies opérées par la © Gendarmerie de la Gironde

Ce sont donc 25 personnes qui ont été interpellées mardi 8 décembre, en Gironde, Dordogne et dans la Loire, au terme d’une longue enquête menée de concert par la police (DIPJ de Bordeaux et sûreté départementale) et la gendarmerie (section de recherche de Bordeaux et Groupement de la Gironde).

L’affaire avait démarré dès septembre 2019, avec des vols dans des entrepôts et chez des négociants de la région bordelaise, des effractions qui devaient se poursuivre début 2020 avec 3 vols dans des entrepôts de Carbon-Blanc et dans une grande surface de Léognan. Dès lors une information judiciaire était ouverte, qui devait aboutir à ces interpellations de ce 8 décembre auxquelles ont participé 76 fonctionnaires de police d’un côté et 140 militaires de la gendarmerie de l’autre.

Plus de 900 bouteilles de grands crus (Yquem, la Romanée Conti, Lafite-Rothschild, château Margaux) ont été saisi, ainsi que 150 000 euros lors des perquisitions, ainsi que 200000 euros sur des comptes.

Comme la précise aujourd’hui la gendarmerie de la Gironde, 14 personnes ont été présentées en vue d’être mis en examen, 7 ont été placées en détention provisoire et 7 sous contrôle judiciaire.

20 Nov

Affaire d’épandange à Villeneuve : les châteaux condamnés en appel

6 ans après cette affaire qui avait suscité une vive émotion, 6 ans après l’intoxication de 23 élèves et d’une institutrice à Villeneuve, la Cour d’Appel de Bordeaux a condamné les deux châteaux, l’un conventionnel, l’autre en bio, qui avaient traité à proximité d’une école à des peines d’amende avec sursis (5000€) pour avoir procédé à des épandages inappropriés.

L’avocat de la Sépanso François Ruffié lors du jugement en 1ère instance devant le tribunal correctionnel de Libourne © JPS

« C’est une victoire pour les enfants, pour l’environnement, pour le bon sens », a réagi a chaud François Ruffié avocat de la Sépanso.Puis plus posément : « Il est très intéressant cet arrêt, il fait appel à la notion de moyens appropriés » commente François Ruffié qui n’a pas lâché l’affaire après de nombreux rebondissements, une affaire qui a bien failli ne pas passer devant un tribunal. Et d’ajouter : « on peut considérer la notion de moyens appropriés de notion floue et peu fiable, mais c’est faire appel à la raison et au bon sens comme l’a fait la Cour d’Appel de Bordeaux ».

« Quand on te dit, on ne peut pas mettre un anémomètre au dessus de chaque tracteur, peut-être, mais avant ils ne faisaient pas attention à ce que les enfants soient en classe ou en récréation, à ne pas prévenir l’école, ou quand les deux tracteurs traitaient en même temps, que l’école a appelé pour leur dire de stopper, ils ont continué… » L’affaire remonte au 5 mai 2014, où 23 enfants et une institutrice ont été pris de maux de tête, d’irritation des yeux et de la gorge, après l’aspersion de ces produits phytosanitaires autorisés mais potentiellement toxiques...L’enseignante avait même été transporté à l’hôpitalUne affaire qui avait été commentée jusque dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale.

Initialement classée sans suite, une information judiciaire avait par la suite été ouverte, et la détermination de la Sépanso Gironde et de Générations Futures ont permis ce procès devant le Tribunal Correctionnel de Libourne, où en 2019 les deux châteaux ont été relaxés. Le parquet général avait fait appel et la Cour d’Appel est donc entrée en voie de condamnation cette semaine envers les châteaux Castel la Rose et de Barbe, des peines d’amende avec sursis, pour le principe, en vue d’une possible jurisprudence.

Plutôt que des normes (comme pas plus de 3 Beaufort ou ou à proximité d’habitations, là la Cour fait appel au bon sens et à la pratique professionnelle du viticulteur… » François Ruffié avocat de la Sepanso

Et d’ajouter : « La grande majorité des viticulteurs travaille bien, là c’est l’accumulation de bêtises qui fait qu’on entre en voie de condamnation. Là on fait appel à la raison et à la compétence professionnelle du viticulteur. »

Pour Sophie Claudel, avocate du château de Barbe, certifié bio, interrogée par l’AFP, « l’arrêt dit que mes clients n’avaient pas d’anémomètre (instrument de mesure du vent) et n’ont (donc) pas mis en œuvre tous les moyens appropriés » pour éviter que les épandages ne se répandent au-delà des parcelles. « Or le texte général qui dit que des moyens suffisamment appropriés doivent être mis en œuvre (….) n’en fait pas la liste précise. On les condamne sur la base d’un texte imprécis. Alors que le gérant est un homme extrêmement respectueux de la terre, qui ne fait pas des épandages à la va-vite sans se ficher des conséquences… »

« Cette affaire a permis de changer le discours, là ce sont les pratiques qui doivent évoluer. Cela crée une obligation de moyens, on doit utiliser les moyens appropriés, c’est parfait », ajoute François Ruffié heureux du résultat.

Une affaire qui pourrait faire jurisprudence en la matière. Les châteaux pourraient encore se pourvoir en cassation.

29 Sep

Californie: les célèbres vignobles de la Napa Valley en proie aux flammes

Attisés par des vents violents, des incendies dévastaient mardi les célèbres vignobles de la Napa Valley dans le nord-ouest de la Californie, où des dizaines de milliers de personnes ont dû évacuer leurs logements, tandis que trois personnes sont mortes plus au nord.
Ciel incandescent, arbres et vignes calcinés, maisons ravagées par les flammes: le brasier nommé « Glass Fire » a brûlé près de 14.000 hectares dans le comté de Napa, l’une des zones de production de vin les plus prestigieuses des Etats-Unis.
Certains domaines viticoles sont partis en fumée, comme le Chateau Boswell dans la ville de St. Helena. Le domaine de Newton Vineyard, qui appartient au groupe LVMH, a lui aussi été touché. « Alors que le Glass Fire continue de se propager, c’est avec tristesse que nous vous informons que le domaine et les vignes de Newton Estate ont été touchées de manière significative », a annoncé le domaine sur son compte Instagram, soulignant que tous les employés avaient pu être mis à l’abri à temps.
Plus au nord, dans une zone boisée et escarpée du comté de Shasta, le « Zogg Fire », qui s’est lui aussi déclaré dimanche, a fait trois morts.
Plus de 35.000 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer en raison de ces feux, et des milliers d’autres devaient se tenir prêtes.
Dans la nuit de dimanche à lundi, 4.500 habitants d’une zone résidentielle pour personnes âgées du comté viticole de Sonoma, voisin de celui de Napa et menacé par un autre feu baptisé « Shady Fire », avaient ainsi dû embarquer dans des cars municipaux afin d’être transportés en lieu sûr.

Résidente de St. Helena, Susan Fielder a eu les larmes aux yeux lorsqu’elle a roulé pour rejoindre un refuge de Napa, laissant derrière elle sa maison en emportant seulement un petit sac et une photo de ses grands-parents. « Ce matin, je me disais: « qu’est-ce que tu vas faire si tu perds tout? », confiait-elle à l’AFP. Elle a pu retrouver sa maison, intacte mais recouverte d’une couche de cendres, à la mi-journée.

De nombreux habitants de la zone, traumatisés par les incendies qui ont déjà ravagé la région ces dernières années, sont eux aussi partis en catastrophe dans l’obscurité.  « On pouvait voir les flammes monter dans le ciel toute la nuit », a expliqué à l’AFP CeeBee Thompson, une habitante de Calistoga.

Les comtés de Napa et Sonoma avaient déjà été frappés par des feux dévastateurs en 2017, faisant au total 44 morts et détruisant plusieurs milliers de bâtiments. Les services météo avaient hissé le « drapeau rouge » pour les risques d’incendie sur cette partie de la Californie en raison d’une vague de chaleur et de vents secs créant les conditions idéales pour des départs de feux.
Le gouverneur Gavin Newsom a expliqué que ces vents devaient « se stabiliser, ce qui devrait nous aider dans nos efforts », appelant la population à la prudence et à suivre scrupuleusement les consignes des secours.
Plus de 2.000 pompiers ont combattu lundi pour maîtriser le feu, dans une région qui  » a été frappée encore et encore », a-t-il dit.
Dans le nord-est de la Californie, le comté de Butte déjà fortement touché par des incendies multiples depuis la mi-août a été contraint de mettre en oeuvre de nouvelles évacuations dimanche soir près de la petite ville de Paradise.
La région avait été ravagée par l’un des incendies les plus meurtriers de l’histoire de l’Etat, le Camp Fire, qui avait fait 86 morts en novembre 2018.
Plus de 8.100 feux se sont déclarés depuis le début de la saison, parcourant 1,5 million d’hectares au total, ont indiqué les pompiers de Californie.
Selon le consensus scientifique, l’ampleur exceptionnelle de ces feux est liée au changement climatique, qui aggrave une sécheresse chronique et provoque des conditions météorologiques extrêmes.
Dans la Napa Valley, Susan Fielder n’a d’ailleurs aucune intention de déballer son sac d’urgence avant le mois de novembre et le retour des pluies. « Je resterai jusqu’à ce que quelqu’un frappe à ma porte et me dise que je dois partir », dit-elle.
AFP

24 Sep

Coronavirus : bars et restaurants menacés à nouveau de fermer après 22 heures à Bordeaux

Bordeaux reste dans l’expectative avec les déclarations hier du Ministre de la Santé. Olivier Véran a placé Bordeaux en zone d’alerte renforcée, comme d’autres villes en France. Dans ces villes, les bars devraient fermer pour 22 heures, quid des restaurants ? D’ici demain, la préfète de Gironde devraient prendre des mesures et éclaircir la position du Gouvernement. Réactions de restaurateurs et patron de l’UMIH Gironde et de Philippe Etchebest.

Hervé Valverde,  au Bistro du Sommelier en septembre 2019- JPS

« Il faut qu’il arrête ! », Hervé Valverde, le patron du Bistro du Sommelier ressent très mal ces nouvelles déclarations d’Olivier Véran qui jettent le trouble auprès du grand public et de ses clients. « Il a 10 jours, il a parlé et on n’a rien foutu, hier pareil, il y a un climat de psychose et de ce fait on ne travaille pas… »

On comprend l’exaspération de ce restaurateur-sommelier, un pilier des bonnes tables de Bordeaux, qui a ouvert son établissement depuis plus de 30 ans maintenant, on comprend également qu’il faille prendre des mesures…. « Les gens ne sortent plus, ils viennent manger en mettant leur masques, ils mangent parfois pour certains rapidement et remettent vite leur masque, certains veulent une distance entre chaque convive, il y a des gens carrément traumatisés, je pourrais en écrire un livre… » Evidemment, il y a aussi des clients qui prennent le temps de vivre et d’apprécier la cuisine et la bonne humeur de cette brasserie.

Pourtant Hervé Valverde a mis en place le protocole nécessaire avec gel hydroalcoolique, avec des cartes nettoyées constamment, ses serveurs qui portent le masque et les clients également avant d’être placés à table. « Le mois de septembre, j’enregistre une chute de 20 à 30%, je faisais avant 140 couverts par jour, là c’est entre 80 et 100. Là, l’économie est vraiment à plat, je le vois bien aussi avec mes fournisseurs, les petits châteaux, avant ils me vendaient 11 bouteilles et il y en avait une gratuite, là on est à 9+3″.

C’est dur, le flou dans lequel on est, on ne sait pas quoi faire. J’ai des confrères à moi qui sont à la rue. C’est triste sincèrement, Hervé Valverde.

Pour le Président de l’UMIH, Laurent Fournier : « on est désabusé, en colère également, le Premier Ministre nous avait expliqué la semaine dernière qu’on décidait des choses ici en région, le Ministre de la Santé en a décidé autrement sans concertation, nous avons appris  cette nouvelle mesure très coercitive qui va punir l’ensemble d’un secteur d’activité, l’ensemble d’une profession, alors que nous sommes un maillon nécessaire à la lutte contre le Covid , car nos lieux sont protégés, les gens masqués, les mesures sanitaires y sont appliquées strictement…Alors oui comme dans l’ensemble des professions, il y a des gens qui ne se comportent pas suffisamment bien, mais c’est ceux-là qu’il fallait cibler. »

« Nous avons été fermés durant 3 mois pour le confinement en 24 heures, là nous allons être fermés pour je ne sais combien de mois en 48 heures… En même temps, c’est une ineptie, soit les gens vont se réunir dans la commune d’a côté, soit ils vont se réunir en ayant acheté de l’alcool dans une épicerie à côté et se mettre sur une place avec une enceinte portable….et on aura juste déplacé le problème mais là sans les mesures sanitaires, sans aucun contrôle et à mon avis à l’inverse de ce qu’il faut faire. »

Dans un communiqué envoyé cet après-midi, le maire de Bordeaux a tenu à renouveler son soutien aux acteurs économiques impactés : « je suis très conscient et inquiet des difficultés que traverse une trop large part du tissu économique local en ce moment. Je pense aux acteurs du tourisme, de la culture, du sport aux cafés, bars, restaurants et aux gestionnaires de lieux de sortie ». Tout en précisant : « la situation sanitaire reste préoccupante. Je vous appelle toutes et tous à la plus grande vigilance car il nous faut éviter à tout prix un nouveau confinement ».

Invité ce soir du 19/20 sur France 3 Aquitaine, Philippe Etchebest a voulu rassurer sur cette fermeture à 22H: « de ce que je sais, non, nos établissements ne seraient pas concernés, et grand Dieu, merci heureusement. Je pense à mes collègues Marseillais que l’on a obligé de fermer, et ça c’est un coup terrible qui leur arrive… En plus on n’a pas d’explication, pourquoi fermer un restaurant, on n’est pas plus dangereux qu’une école, un supermarché ou une cantine, au contraire on cadre les gens justement. C’était déjà difficile, les 30% de faillite on va pas être loin et cela va arriver plus vite qu’on ne le pense. Et de critiquer ce qui s’est passer cet été lors de rassemblent: « on a fait tout et n’importe quoi, et aujourd’hui on en paie les conséquences, il y a eu un manque de discipline et on le paie aujourd’hui. »

En espérant que la Préfète entende Philippe Etchebest et l’ensemble des restaurateurs en les laissant demain à 14h une marge de manœuvre aux restaurateurs, déjà éprouvés par la période du confinement et par la reprise qui, parfois, ne s’est pas faite à 100%;  e

17 Sep

HVE : le label mis en cause par Alerte aux Toxiques, Interprofession et vignerons dénoncent une interprétation fausse…

Et voici une polémique de plus, un nouveau focus sur Bordeaux… Alerte aux Toxiques a envoyé cette semaine aux rédactions une étude qui porte sur des analyses sur 22 châteaux labélisés HVE (Haute Valeur Environnementale). Des traces de résidus de pesticides ont été retrouvées, mais en quantité très faible précise le laboratoire Dubernet. CIVB et vignerons dénoncent cette nouvelle campagne qui fait suite au Bordeaux bashing de 2014 alors que des efforts ont été faits. Ils se réservent le droit de porter plainte.

Valérie Murat, d’Alerte aux Toxiques © JPS

Alerte aux Toxiques a fait analyser 22 bouteilles de domaines estampillés du label HVE pour Haute Valeur Environnementale. Des bouteilles dans lesquelles des traces de résidus de pesticides ont été retrouvées, mais en quantité très faible selon le laboratoire Dubernet joint ce matin par téléphone.

Valérie Murat, lanceuse d’alertes, qui a fait réaliser ces analyses grâce à un crowfunding qui avait rapporté 5000 euros commente : « ce que j’ai voulu montrer la réalité des pratiques et surtout alerter les consommateurs  sur ce  label  qui se voudrait équivalent à la viticulture biologique ou en biodynamie et qui en est très très loin…parce que dans toutes les bouteilles, nous avons retrouvé 4 à 16 substances actives en résidus de pesticides et des pesticides de synthèses parmi les plus dangereux, des CMR et perturbateurs endocriniens ».

Selon le laboratoire, « les teneurs retrouvés sont tout-à-fait classiques pour la zone de production et plutôt faibles, rien d’alarmant » commentait ce matin par téléphone Vincent Bouazza responsable en chimie fine. Le laboratoire Dubernet a envoyé cet après-midi un communiqué de presse où il est écrit « les teneurs en résidus dans les vins, quand nous en trouvons, sont très faibles, toujours très en dessous des LMR  (limites maximales de résidus) (en moyenne de l’ordre de 0 à 3 % selon les molécules). La situation des vins en France est donc très loin de poser des problèmes vis-à-vis des limites légales. Nous savons aussi que, en raison des progrès permanents des outils d’analyse, des teneurs autrefois non détectées le sont devenues, alors même qu’elles se situent à des seuils infinitésimaux ». 

Jean-Samuel Eynard du château Genibeau Blanchereau © JPS

Aujourd’hui les vignerons contestent l’interprétation qui est faite par Alerte aux Toxiques de cette étude, parmi les 22 vignerons en question bon nombre sont responsables de syndicats viticoles, comme Jean-Samuel Heynard, ancien président des Côtes de Bourg et depuis 2 ans président de la FNSEA Gironde: « c’est une atteinte intolérable à la réputation d’une entreprise, ces analyses, quoiqu’ils en disent prouvent une seule chose c’est que je travaille bien, ils n’ont trouvé que des produits autorisés et à des doses extrêmement faibles, puisque nous sommes entre 120 et 5000 fois en dessous du seuil autorisé », précise Jean-Samuel Eynard du château Genibeau Blanchereau.

Le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux encourage avec le Ministre de l’Agriculture venu en Côtes de Bourg en septembre cette certification HVE. 65 à 70% sont estampillés HVE, bio ou byodynamie en Gironde. Certes le label HVE ne signifie nullement bio, il vise à aller vers moins de traitements, la plantation de haies ou de bois en bordure de vignoble et le traitement des eaux usées. L’association Alerte aux Toxiques souligne de son côté une augmentation de l’utilisation de pesticides, notamment en 2018 de plus de 20% (année où le mildiou avait été intense, comme en 2020).

Christophe Chateau et Marie-Catherine Dufour du CIVB © JPS

« C’est l’utilisation de chiffres avec des interprétations qui sont fausses, jouer sur l’émotion des consommateurs, et puis quelque part attaquer plus de 1000 exploitations qui partent dans cette démarche sur la Nouvelle Aquitaine et plus de 5000 exploitations à l’échelle française », précise Marie-Catherine DUFOUR directrice technique du CIVB.

Le CIVB et les vignerons réfléchissent à porter plainte contre l’association à l’origine de ces analyses qui abondent dans un retour du Bordeaux bashing.