10 Nov

7e Salon des Outsiders du guide Quarin : une sélection de Bordeaux qui réenchante le goût du vin !

Les 15 et 16 novembre, rendez-vous au 7e salon des Outsiders. Ce salon créé par Jean-Marc Quarin rassemble des pépites au Shangri-La Hotel à Paris. Une sélection de vins par JM Quarin et Fabrice Léger en Bordeaux, Alsace, Champagne et Languedoc qui font bouger les lignes. 40 exposants et 100 vins à la dégustation.

© Salon des Outsiders avec ici dégustation du château Réaut

« Un Outsider est un vin dont le goût est supérieur à ce que l’étiquette laisse paraître », selon Jean-Marc Quarin, critique indépendant, installé à Bordeaux et qui publie chaque année le Guide Quarin des Vins de Bordeaux (aux éditions Solar www.quarin.com)

Ces deux journées seront ponctuées par deux ateliers dégustation exceptionnels :

  • Le premier soulignera l’évolution de la qualité dans le goût du Château Léoville Poyferré, deuxième grand cru classé du Médoc et cru de Saint-Julien qui a le plus progressé depuis 2003. Dix millésimes seront proposés à la dégustation.
  • Le second atelier sera consacré au Château Seguin, Outsider numéro 1 de Pessac Léognan. Ce cru associe merveilleusement douceur de texture et subtilité aromatique. Dix millésimes seront proposés à la dégustation.

Et parce que les crus Outsiders méritent d’accompagner le meilleur de la gastronomie, un dîner moitié grande cuisine cantonnaise moitié grande cuisine française, spécialement élaboré par les Chefs étoilés Christophe Moret, Samuel Lee Sum et Jean-Marc Quarin lancera les festivités le jeudi 14 novembre 2019 dans les salons historiques du Shangri-La Hotel Paris. 

DECOUVERTE DES MEILLEURS BORDEAUX DU MOMENT 

Voici une occasion unique de venir découvrir, avant même l’enthousiasme du « marché » pour tel millésime ou tel cru, les Bordeaux qui réenchantent le goût et les palais.
Tous sélectionnés par Jean-Marc Quarin (
www.quarin.com), critique indépendant, ils ressortent haut la main dans ses nombreuses dégustations. Pour Fabrice Léger, épicurien et co-fondateur, « nous construisons ce salon pour permettre au public de vivre, d’expérimenter l’actualité du goût des vins de Bordeaux ».

COMPREHENSION AISEE DU VIGNOBLE

Ce salon guide les visiteurs à travers un parcours de dégustation méticuleusement réfléchi. Chacun en ressort avec une compréhension aisée du vignoble bordelais et des efforts qualitatifs des crus sélectionnés. Par exemple, pour faciliter la découverte des vins rouges, les crus de la rive droite de la Garonne et de la Gironde sont distingués de ceux de la rive gauche. En effet, à Bordeaux il n’existe pas trente familles de goût différentes, comme les trente AOC de vins rouges existantes pourraient le laisser penser, mais deux types de goût selon que le cru est situé rive gauche ou rive droite.

AFFIRMATION DE SON PROPRE GOUT

Êtes-vous plutôt Rive droite ou Rive gauche ? Le parcours de découverte met en valeur les particularités de chaque vin sans que le nombre les écrase. La sélection est si qualitative qu’elle vous permet d’affirmer vos préférences entre les deux rives… en toute quiétude.

Avec JM Quarin.

09 Nov

Week-end portes ouvertes en Sauternes et Barsac du 9 au 11 novembre

C’est un rendez-vous désormais bien ficelé, en ce 2e week-end de novembre. 50 propriétés de Sauternes et Barsac vous ouvrent leurs portes samedi 9, dimanche 10 et lundi 11 novembre. Une effervescence dans ces vins liquoreux et ces 5 villages de l’appellation.

Amicie et Gabriel de Vaucelles vous attendent au château Filhot, qui possède l’un des plus grand parc de Gironde © JPS

Et si on vous proposait un doux moment parmi les plus beaux liquoreux du monde… Ce sont 50 propriétés de Sauternes et Barsac, dont 16 crus classés 1855, qui vous attendent ce long week-end pour leurs traditionnelles portes ouvertes d’avant Noël.

De nombreux amateurs présents ce week-end © Daniel Detrieux

Vous allez voyager parmi ces arômes de fruits confits, d’abricot, d’agrumes, de pêche et avec cette subtile sucrosité à laquelle se marie une fraîcheur qui vous fera apprécier ces vins caractérisés par un bel équilibre et d’une justesse de savoir-faire. Ce sont sans doute les vins les plus difficiles à réaliser avec la magie du botrytis chinera, cette pourriture noble, qui apparaît à l’automne sur les baies de sémillon et sauvignon, favorisée par les brouillards dus au Ciron et aux matinées fraîches et humides et aux après-midi chaudes.

Au château Lamothe Despujols © Daniel Detrieux

Au programme de ces 3 belles journées qui s’annoncent : balades au milieu des vignes, visites des chais, ateliers de dégustations, associations culinaires mais aussi expositions et artisanat d’art.

L’or de Sauternes © JPS

L’occasion de déguster avec modération l’or de Sauternes et Barsac et de rencontrer ces vignerons amoureux de leur terroir à grands vins blancs liquoreux et blancs secs également.

Par ici le programme, la liste des châteaux et des animations…

Et puisque c’est bientôt Noël, Côté Châteaux va vous offrir une émission spéciale Sauternes sur NoA dans 2 semaines et sur le blog Côté Châteaux tout en saveurs et en originalité.

08 Nov

Best Of Wine Tourism : une pluie de récompenses pour Bordeaux et les domaines du réseau Great Wine Capitals

C’était hier soir au Palais de la Bourse un événement exceptionnel. Un dîner de gala à l’occasion des 20 ans du réseau Great Wine Capitals. 22 sites bordelais ont été récompensés dont le château la Dauphine sacré « International Best Of Wine Tourism 2020. 10 lauréats internationaux des 10 villes partenaires ont aussi été consacrés par ces trophées de l’oenotourisme.

Léa Rodrigues-Lalande très fière de son Best Of d’Or pour son châteauPont Saint-Martin (catégorie hébergement à la propriété) © JPS

Alors là les gars, on les a bluffé ! Les membres du réseau Great Wine Capitals se souviendront de leur séjour à Bordeaux, non pas pour la pluie mais là le président de la CCI de Bordeaux Gironde, Patrick Seguin, a reconnu qu’il n’était pas Dieu :« j’avais commandé  le beau temps mais le pouvoir s’arrête à un certain niveau… » Non, ils vont se souvenir de cette semaine pour la qualité de l’accueil, une semaine intense entre les visites techniques des propriétés, les dégustations, la grande soirée « Taste the World in Bordeaux » (qui a rassemblé 400 personnes mercredi au palais de la Bourse), et en apothéose the Big Party avec la remise des Best Of Wine Tourism 2020 : « c’est une soirée intense qui se profile avec la remise des Best Of Wine Tourism Bordeaux et internationaux pour tous les membres du réseau Great Wine Capitals », commentait Asha, la maîtresse de cérémonie, qui a su très bien faire le show tant dans la langue de Molière que dans celle de Shakespeare, déjà en égrenant le nom des 10 villes du réseau Great Wine Capitals.

La délégation suisse de Lausanne entourant Catherine Leparmentier la cheville ouvrière de ces Best Of Wine Tourism et du réseau GWC © JPS

Rien ne vaut le commentaire de Yann Stucki, ami suisse de Lausanne, pour résumer en fait cette folle semaine : « j’ai passé des moments incroyables, formidables, il y a un vrai positionnement touristique ici à Bordeaux, là on a pris des notes sur tout (d’ici à ce qu’ils nous copient…), entre l’Ecole du Vin qui est un vrai modèle, la Cité du Vin remarquable et les propriétés, on voit que vous avez investi, et ce dès qu’on débarque. Ici tout le monde te regarde avec le sourire (c’est vrai que personne ne sait qu’en Suisse il y a quelques lingots), ça change de l’arrogance parisienne, moi c’est décidé je reviendrai avec ma femme. » You, welcome !

« Ce fut une expérience formidable cette semaine », selon Jennifer de Centree Wine Best Of International pour l’Australie du Sud, avec Jacques Faurens © JPS

Allez, place aux récompenses, « cette année nous avons reçu 86 dossiers complets pour Bordeaux, et aussi très intéressants à l’international, que le meilleur gagne » commentait Jacques Faurens président du Great Wine Capitals.

Et deux Best Of pour la Dauphine un or et un international. Chapeau © JPS

Ce sont donc 22 sites de la région bordelaise qui ont été récompensés par des Best Of dont un Best Of d’or pour chaque catégorie, ces prix distinguent la qualité de l’accueil à la propriété et les prestations proposés, marquant des efforts considérables pour amener ces sites à un haut niveau de « réception à la française ».  »

L’oenotourisme est un vecteur international, il permet d’amener des clients du monde entier: il y a des touristes qui s’appuient sur les Best Of Wine Tourism pour faire le tour du monde et visiter ces propriétés primées. », Jacques Faurens président du GWC.

La photo de famille des Best Of 2020 à Bordeaux © JPS

Et comme le soulignait le Président Faurens, « les trophées Best Of Wine Tourism » est la plus ancienne compétition internationale en matière d’oenotourisme dans le monde ». Et même si cela ne paraissait pas gagné d’avance, cette idée de réseau des Great Wine Capitals a fait ses preuve, « c’est une organisation sur des territoires concurrents, mais depuis toutes ces années cela marche ». Une reconnaissance de ces labels, de ces villes et régions viticoles, qui drainent de nombreux touristes et se traduit par des création d’emplois sur les propriétés. L’adoption d’un nouveau plan stratégique ce jeudi pour la prochaine décennie 2020-2030 devrait aussi porter ses fruits et accélérer encore ce rythme des visites.

En Gironde, l’attractivité du vignoble bordelais n’est plus à démontrer, ce sont 4,3 millions de visites chaque année avec des oenotouristes qui dépensent deux fois plus qu’un touriste estival selon l’office de tourisme de Bordeaux.

La propriétaire Emilie Gervoson recevant le Best Of d’Or pour Château Larrivet Haut Brion dans la catégorie services oenotouristiques © JPS

LES LAUREATS BORDEAUX 2020:

  • ARCHITECTURE ET PAYSAGES : Le Cloître des Cordeliers (Best Of d’Or), Château de Camarsac et Château Tour Siant-Christophe.
  • ART ET CULTURE : Château Malromé (Best Of d’Or), Château de Ferrand, et château la Dominique.
  • DECOUVERTE ET INNOVATION: Château la Dauphine (Best Of d’Or), château de Reignac, château Seguin, et château la Tour Blanche.
  • HEBERGEMENT A LA PROPRIETE : Château Pont Saint-Martin (Best Of d’Or), château Malescasse et Château Pape-Clément.
  • VALORISATION DES PRATIQUES ENVIRONNEMENTALES : Vignerons de Tutiac (Best Of d’Or), Château Angludet et Château d’Eyran.
  • SERVICES OENOTOURISTIQUES: Château Larrivet Haut Brion (Best Of d’Or) (bravo à Juliette Hirschy très impliquée cet été lors des visites), Camping Yello! Saint-Emilion et Tendance Sud.

David Bolzan le directeur des vignobles Silvio Denz revenant le Best Of d’Or pour Lafaurie Peyragey (restauration à la propriété) © JPS

  • RESTAURATION A LA PROPRIETE : Château Lafaurie-Peyraguey (Best Of d’Or) et château Malartic-Lagravière.

COUP DE COEUR : Château la Fleur de Boüard

Les Italiens de Vérone et le Best Of International obtenu par Villa Quaranta Tommasi Wine Hotel&Spa © JPS

 LES LAUREATS INTERNATIONAUX 2020:

  • Adelaide (AUSTRALIE DU SUD) : Gemtree Wine
  • Bilbao (RIOJA ESPAGNE): Bodegas Valdemar et Museo Villa Lucia
  • Bordeaux (France) : Château la Dauphine
  • Lausanne (SUISSE): Bouche à Oreille
  • Mainz (RHEINHESSEN ALLEMAGNE): Ingelheimer Winzerkeller
  • Mendoza (ARGENTINE) : Rosell Boher Lodge
  • Porto (PORTUGAL) : Quinta da Pacheca
  • San Francisco (Napa Valley USA) : Louis M. Martini Winery
  • Valparaiso (Casablanca Valley MAROC) : Casa Valle Vinamar
  • Verona (ITALIE): Villa Quaranta Tommasi Wine Hotel&Spa

06 Nov

« Taste the World in Bordeaux » : la grande dégustation internationale au Palais de la Bourse

Ce soir est organisé au Palais de la Bourse de Bordeaux une Fête du Vin internationale. A l’occasion du 20e Anniversaire du Great Wine Capitals, l’occasion était top belle de faire déguster ou découvrir les vins des 10 villes et régions viticoles membres du réseau.

Pour marquer cet anniversaire, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux Gironde a souhaité mettre à l’honneur les prestigieux vignobles des 10 villes et régions viticoles mondialement connues, dont le vignoble de Bordeaux bien sûr.

Ce sont ainsi les productions de ces capitales du vin que sont Adelaïde (Australie méridionale), Bordeaux, Bilbao-Rioja, Lausanne, Mayence-Rheinhessen, Mendoza, Porto, San Francisco-Napa Valley, Valparaíso-Casablanca Valley et Vérone en Italie, qui ont été débouchées dans l’enceinte du Palais de la Bourse, habitué des grandes dégustations, dont la prochaine en décembre pour Bordeaux Tasting sera aussi un grand moment.

Une dégustation dédiée en début de soirée aux professionnels du monde du vin mais aussi ouverte au public.

L’autre grand moment de cette semaine des Great Wine Capitals sera la remise des BestO Of Wine Tourism 2020 demain soir au Palais de la Bourse également. Les prix seront, remis, une fois n’est pas coutume, au cours d’une soirée de gala, prix pour Bordeaux et également des Best Of Internationaux.

 

04 Nov

20e anniversaire du Great Wine Capitals : 115 professionnels des 10 plus grandes régions viticoles du monde en colloque à Bordeaux

20 ans ça se fête ! Du 3 au 7 novembre, le réseau Great Wine Capitals fête ses 20 ans à Bordeaux. Ce réseau a été créé par la Chambre de Commerce et d’Industrie et tient cette semaine sa conférence annuelle dans la capitale mondiale du vin. Il réunit 10 villes parmi les régions viticoles les plus connues au monde avec 115 représentants présents cette semaine dans le bordelais.

Un toast sur un Prieuré Lichine 2006 à la santé des Great Wine Capitals © Jean-Pierre Stahl

Ce 20e anniversaire est l’occasion pour ces 115 professionnels de l’oenotourisme venus du monde entier de visiter les propriétés les plus prestigieuses: les crus classés 1855 du Médoc, de Sauternes ou encore les crus classés de Saint-Emilion. Ainsi ce matin, au château Prieuré Lichine, c’est Lise Latrille, directrice commerciale, et Charles Imbert chargé de l’oenotourisme, qui reçoivent dans la propriété d’Alexis Lichine, aujourd’hui disparu, qui fut l’un des personnages les plus influents du Médoc qualifié de « pape du vin » dans les années 50 à 80 et qui réalisait près de 30% des exportations de Bordeaux aux Etats-Unis.

Lise Latrille, directrice commerciale du château Prieuré Lichine © JPS

C’est l’antre d’Alexis Lichine, c’est ici qu’Alexis Lichine a reçu les plus grands personnages du monde du vin et aussi du show-business, et en général nos invités se souviennent vraiment des repas que nous organisons ici dans cette vieille cuisine », Lise Latrille château Prieuré Lichine.

Des membres de la délégation italienne de Vérone © JPS

Ce château a été récompensé l’an  un trophée soulignant l’accueil à la propriété. Un Best Of Wine Tourism en or qui favorise les visites: 14 000 touristes cette année. « C’est certain, cela nous donne une très belle visibilité, et c’est aussi pour une clientèle qui est ciblée, c’est-à-dire par la découverte du vignoble, un peu dans tous les pays », ajoute Lise Latrille.

Ces 10 villes et régions viticoles misent toutes sur ce développement touristique.

Jo Collins from Adelaide in Australia © JPS

C’est juste une occasion incroyable d’être dans le même réseau des meilleurs producteurs de vin au monde et d’apprendre à leur contact les meilleures pratiques et innovations », Jo Collins vice-présidente australienne de Great Wine Capitals.

Développer ensemble une coopération en matière de business, de formation de recherche ou de tourisme, ces italiens, américains, australiens ou espagnols de la Rioja l’ont bien compris. « Nous avons beaucoup de vignobles et de chais modernes réalisés par de grands architectes, beaucoup de choses à partager avec nos visiteurs », me confie Mikel Arieta-Araunabena de la Chambe de Commerce de Bilbao.

Sandrine Chamfrault responsable du développement au château Marquis de Terme © JPS

Les efforts des propriétés se multiplient, de plus en plus font de l’hébergement et de la restauration à l’instar du château Marquis de Terme, comme nous l’explique Sandrine Chamfrault responsable du développement au château Marquis de Terme.  » C’est vrai que nous sommes fier de recevoir 14000 personnes à l’année, c’est une grosse évolution, c’est la raison pour laquelle nous allons ouvrir ce restaurant. »

Une photo de famille devant le château Marquis de Terme à Margaux © JPS

Ce réseau Great Wine Capitals réfléchit  à encore augmenter son influence pour les 10 ans à venir.

03 Nov

Découvrez les belles « Gueules de Bordeaux », des portraits de vignerons par Guillaume Bonnaud et Xavier Sota

En voilà une idée de beau livre pour Noël… »Gueules de Bordeaux », ce sont des instantanés de vignerons pris en plein travail dans leur vigne ou dans leur chai. Des gueules qui témoignent du dur labeur que représente la vigne pour parvenir au breuvage ou nectar souhaité. Photos Guillaume Bonnaud, textes Xavier Sota, aux Editions Sud-Ouest à paraître le 8 novembre.

Ce livre, c’est un peu l’aboutissement du travail initié par Guillaume Bonnaud, ce photographe du quotidien Sud-Ouest, passionné de vin et par les vignerons qui le font.

Tirer le portrait de vignerons en plein taf, c’est l’idée originale qu’il a décidé de mettre à exécution, loin des clichés sur les grands crus prestigieux. Là, l’objectif était de se demander « comment on pourrait shooter les vignerons, notamment les petits (des Bordeaux et Bordeaux Supérieur), d’une manière différente : on les a toujours dans le chai, avec un verre, mais jamais en dégueulasse, en train de bosser… » , me confiait Guillaume Bonnaud il y a un an alors qu’il allait présenter en avant première ses photos pour une exposition à La Cité du Vin de Bordeaux.

C’était une super aventure. Un an de boulot, à rencontrer les vignerons au moment des vendanges, au moment des assemblages…On les a appelé les belles « gueules de Bordeaux ».

Guillaume Bonnaud, le photographe passionné par le monde du vin © JPS

C’est ainsi que sur son temps libre, il a photographié ces « belles gueules »pour en tirer une bonne cinquantaine de portraits, 33 qui furent exposées dans le hall d’accueil de la Cité du Vin et 18 au belvédère. Un travail qui s’est donc prolongé par ce beau livre avec en couverture une jeune femme vigneronne Anne Cécile Rozier et un titre sans doute plus direct « Gueules de Bordeaux », portraits de vignerons.

Cet ouvrage il le co-signe avec Xavier Sota à la rédaction, également journaliste spécialisé en vin à Sud-Ouest. Tous deux ont pris le parti d’appeler chaque vigneron par son prénom et de raconter son histoire, sans fioriture : « il y a des jours où il est plus dur que d’autres d’aller dans les vignes. Mais on le sait quand on s’engage dans ce métier. Je ne suis pas d’accord avec l’idée qu’il s’agit d’un métier d’homme », confie Anne-Cécile qui tient la propriété avec sa soeur Caroline et dont Côté Châteaux avait aussi tiré le portrait des soeurs Rozier…

© Guillaume Bonnaud – Gueules de Bordeaux

Ces deux là sont allés titiller la fibre, ce qui fait vibrer ces vignerons : « respecte le pied de vigne, il te le rendra. Une ligne de conduite » selon Laurent et Christelle, 5e génération de vigneron, certifié bio depuis 2013 à Morizès.

Les Gueules de Bordeaux révèlent la réalité du terrain « les mains dans la terre, les yeux rivés au ciel », un suivi de ces vignerons qui ont la passion ancrée en eux et qu’ils ont rencontré dans leurs parcelles, à réaliser les travaux de la vigne, avec de plus en plus une prise de conscience des impératifs écologiques, à être confrontés aux intempéries avec leur lot d’angoisses et d’incertitudes, mais aussi avec des joies et un sentiment du travail accompli.

© Guillaume Bonnaud – Gueules de Bordeaux

Gueules de Bordeaux, portraits de vignerons, par Xavier Sota et photographies de Guillaume Bonnaud, 24,90€ aux Editions Sud Ouest.

02 Nov

Disparition de Jean Gautreau, grand Monsieur du Médoc qui avait révélé un Sociando-Mallet « inclassable »

Jean Gautreau est décédé hier à l’âge de 92 ans. C’est une figure du Médoc. A la tête du château Sociando-Mallet, il avait réussi à en faire une étiquette et un vin que les amateurs s’arrachaient, sans que ce château ne soit classé.

Jean Gautreau « extrêmement sympa, chaleureux, qui reconnaissait tout le monde », ici avec Jacques Dupont et Pierre Arditi lors de la dégustation du Point en mai 2015 © Jean-Pierre Stahl

Ceux qui l’ont connu, ont forcément été marqué par ce qui se dégageait de cet homme, un homme qui en imposait non par sa position, mais davantage par sa sagesse, sa droiture, la chaleur et la passion qu’il aimait faire partager autour du vin. Il n’y a qu’à regarder la photo que j’ai prise de lui lors de la fameuse dégustation du Point de Jacques Dupont en 2015 au Bistro du Sommelier. Tout est dit.

« Ce n’est pas quelqu’un issu du sérail du vin, moi il me fait penser un peu à François des Ligneris, mais côté Médoc… » commente Frédéric Lot, professionnel du vin. « C’est quelqu’un qui a toujours été droit dans ses bottes, il a toujours refusé d’appartenir aux Crus Bourgeois et pour les 1855, il n’était pas classé. C’est un vin qui compte dans le Haut-Médoc et le Médoc en général »

Jean Gautreau, né en avril 1927 à Lesparre dans le Médoc, a eu un parcours atypique : son père était dans les assurances, et lui a d’abord été sportif avant de se mettre au courtage et au négoce du vin« il a d’abord été joueur de tennis, un vrai joueur qui avait fait les 1/2 finales de Rolland Garros en juniors, ensuite il a commencé par le négoce du vin surtout en Belgique et aux Pays-Bas. »

Une réussite qu’il doit à lui seul, comme aime à le rappeler Jacques Dupont, journaliste et critique du Point, qui l’ a bien connu et à qui il avait confié comment s’étaient passés ses déb :uts de négociant (cf le POINT): « je ne voyais pas un grand avenir dans le vin de table. Un jour, j’ai rempli une 2 CV camionnette et je suis parti vendre des grands crus en Belgique. Cinq ou six ans après, j’étais devenu le premier sur ce marché, » expliquait Jean Gautreau . Et Jacques Dupont de retracer l’achat de Sociando-Mallet à Saint-Seurin-de-Cadoune: «  à tel point que l’un de ses clients le charge de trouver une propriété à acheter pour l’un de ses amis. « Sociando appartenait alors à l’ancien président du syndicat viticole de Marrakech. Il venait de mourir, j’ai envoyé une note à l’acheteur belge, qui ne m’a jamais répondu, et j’ai acquis cette propriété pour 250 000 francs en 1969, surtout pour le point de vue qu’elle offrait sur la Gironde. »

C’était un grand personnage, il voyait loin, il avait ce côté vigneron et négociant et a su en faire la synthèse. C’était un grand vigneron qui n’a jamais cédé aux sirènes de faire dans la sur concentration. Il a toujours fait des vins équilibrés, fins », Jacques Dupont journaliste au Point.

« Il a fait du Bordeaux buvable, agréable et à la fois tannique, qui passe bien dans le temps, il n’a jamais fait des vins qui dépassent les 15°,à l’heure où l’on parle du réchauffement climatique. » Et de rappeler alors que ses voisins ramassaient des raisins très mûrs, avec des rendements moins importants, lui ramassait tout, et cela montre aujourd’hui que ses vins sont se gardent bien.

Pour Frédéric Lot : « Jean Gautreau a compris assez vite la force de la marque, au delà de appellation, c’était quelqu’un de visionnaire et de gonflé. Il en a fait un terroir de fou, un super terroir en bord d’estuaire, un vigneron super bon. Voilà ce avec quoi il a joué durant plus de 50 ans, il a signé 50 millésimes, avec une édition spéciale en 2018 pour son 50e. De 5 hectares au départ, il en a fait un grand domaine. Il a aussi su s’entourer de gens compétents ».

A sa famille, à sa fille Sylvie qu lui a succédé et à ses proches, Côté Châteaux présente ses plus sincères condoléances.

Pour en savoir plus sur le château de Sociando-Mallet et jean Gautreau : ici le site officiel

01 Nov

La production mondiale de vin en baisse de 10% en 2019 du fait de la météo

La production de vin a baissé de 10% dans le monde en 2019, en raison de conditions météorologiques défavorables, du gel à la sécheresse, notamment dans les trois principaux pays producteurs, Italie, Espagne et France, selon une estimation publiée jeudi par l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).

Des merlots ramassés dans le bordelais, photo d’illustration © JPS

Cette année, les vignerons du monde entier ont produit entre 258,3 et 267,4 millions d’hectolitres de vin (hors jus et moûts), soit 262,8 M hl en moyenne, contre 294 M hl en 2018, selon une estimation basée sur 28 pays et 85% de la production mondiale.

Après un volume de production exceptionnellement élevé en 2018, la production 2019 est revenue au niveau moyen de la période 2007-2016 à l’exception de 2013”, OIV

Dans l’Union européenne, les volumes ont baissé de 15% par rapport à ceux de l’an passé : 156 millions d’hectolitres contre 182,7 M hl.

Des trois premiers pays du vin, l’Espagne a le plus souffert, avec un recul de 24% de sa production à 34,3 millions d’hectolitres.

Cela s’explique principalement par des conditions météorologiques aléatoires” explique l’OIV : “un printemps très froid et pluvieux suivi d’un été extrêmement chaud et sec”.

L’Italie, dont la production a reculé de 15%, à 46,6 M hl, garde son titre de premier producteur mondial de vin en volume.

En France, deuxième pays, les volumes ont aussi reculé de 15%, à 41,9 millions d’hectolitres.

Le Portugal, avec 6,7 M hl en 2019, est “le seul pays de l’Union européenne à réaliser une production de vin plus importante que l’année précédente (+10%), au-dessus de 4% de sa moyenne quinquennale ».

AFP

31 Oct

Des vendanges très féminines en Blaye Côtes de Bordeaux

Elles sont vigneronnes et ne manquent pas de charme. Elles ont posé et ont été immortalisées en pleine vendanges des rouges et en plein travail. Preuve que les femmes sont non seulement très pros et en plus ne manquent pas d’originalité.

Corinne Chevrier Loriaud du château Bel Air La Royère © Corinne Couette

L’appellation Blaye Côtes de Bordeaux est toujours à la pointe de l’originalité : ainsi elle a publié durant ces vendanges des photos de vigneronnes à peine mises en scène dans leur vigne ou dans leur chai, sur un ton décalé.

Marion Reculet du château Le Camplat © Corinne Couette

Le résultat est très sympa, une façon de valoriser le travail des femmes qui font le vin…

Sandrine Haure du château l’Haur du Chai © Corinne Couette

Et Dieu sait qu’il y en a de plus en plus dans le Blayais, le Bordelais et dans le monde viticole.

Valérie Eymas du château La Rose Bellevue © Corinne Couette

Le tout en révélant leur féminité avec humour et autodérision sur les comptes Facebook et Instagram   

Alexia Eymas du château Maison Neuve © Corinne Couette

Ces photos sont d’autant plus « vraies » que c’est une vigneronne qui en est à l’initiative ! Bravo les filles ! Go on !

30 Oct

Saint-Emilion: les châteaux Figeac et Cormeil-Figeac gardent leurs noms en appel

Le château Figeac, premier grand cru classé de Saint-Emilion qui attaquait un de ses voisins pour qu’il ne porte plus son nom, a perdu mardi son procès à Bordeaux contre le château Cormeil-Figeac. Mais il a remporté quand même une demi-victoire, celle de garder le droit d’utiliser son propre nom, menacé lors du jugement en première instance.

Le © château Figeac à Saint-Emilion

La famille Manoncourt, qui exploite les marques « château de Figeac » et « château Figeac », contestait le droit de porter le nom de Figeac aux châteaux Cormeil-Figeac et Magnan-Figeac appartenant à la famille Moreaud. Elle avait déjà poursuivi pour le même motif plusieurs châteaux voisins, gagnant tous ses procès.

La cour d’appel a cette fois estimé qu‘ »historiquement, les parcelles de Cormeil et Magnan ont appartenu à la famille Cazes/Carles, alors propriétaires du grand domaine originel de Figeac, par la suite démembré au gré de plusieurs cessions ». Me Caroline Lampre, avocate de Cormeil-Figeac et Magnan-Figeac, a estimé que les droits de son client « ont été reconnus, qu’il n’avait pas créé ce nom ex-nihilo, qu’il existait depuis plus d’un siècle ».

Elle a espéré que cette décision marquerait « un frein pour tous les grands châteaux qui parfois mènent une campagne d’épuration un petit peu abusive à l’encontre de voisins qui sont souvent depuis très longtemps en coexistence avec eux ». Vincent Fauchoux, avocat de la famille Manoncourt, a dit qu’ils allaient « étudier sereinement l’opportunité d’un pourvoi en cassation », précisant que ses clients étaient quand même « satisfaits » du reste du jugement: « la validité de notre image et la qualité de notre domaine ». Car en novembre 2016, le tribunal de grande instance de Bordeaux avait décidé que les deux parties, y compris donc le plaignant, devaient perdre leurs marques.

« Nos marques, « châteaux Figeac » et « château de Figeac » sont parfaitement valables en dépit des contestations émises contre elles depuis plusieurs années (…) et notre exploitation est parfaitement conforme à la réglementation », a-t-il souligné. Car la cour d’appel est revenue sur l’interdiction faite aux plaignants d’utiliser eux-mêmes le nom Figeac. Le TGI avait justifié sa décision en expliquant que l’exploitation n’avait pas pu prouver qu’elle respectait toutes les règles de la vinification séparée pour ses différents vins (le premier vin étant le meilleur). Cette fois-ci, la cour d’appel a estimé que « l’ensemble des jus entrant dans la composition du premier vin (…), second vin (…) et troisième vin (…) proviennent exclusivement de raisins récoltés sur les parcelles intégrées à l’assiette foncière du domaine du château de Figeac et sont vinifiés sur le domaine. »

« Aucune obligation légale ou réglementaire n’exige une vinification séparée des premiers, second et troisième vins d’un même domaine », a-t-elle poursuivi, permettant ainsi à château Figeac de garder son célèbre nom.

AFP