26 Juin

Un engouement planétaire pour les dégustations à Bordeaux Fête le Vin

C’est parti pour 4 jours de Fête du Vin sur les quais de Bordeaux. L’ambiance est déjà à la fête dans la modération. Ce sont essentiellement des touristes qui ont assailli les premiers les stands de dégustations.

Bordeaux Fete le Vin 1er jour 035

Des étudiants venus de Los Angeles, en France pour deux semaines, fidèles au rendez-vous avec cette année Los Angeles ville invitée d’honneur. © Jean-Pierre Stahl

Coup d’envoi à 11h ce jeudi matin de Bordeaux Fête le Vin. De nombreux touristes du monde entier avaient réservé de longue date leur pass dégustations et leur séjour dans la capitale du vin.

Bordeaux Fete le Vin 1er jour 005

L’équipe des Bordeaux et Bordeaux Supérieur fin prête pour faire face à l’afflux du public. © JPS

Les portes ne se sont pas ouvertes à 10h mais à 11h, un horaire plus proche de l’heure de l’apéritif. Les premiers touristes que nous avons croisé venaient du Danemark, c’est la 5 ème fois qu’ils viennent à Bordeaux Fête le Vin, une grand messe qu’ils ne louperaient pour rien au monde.

Bordeaux Fete le Vin 1er jour 023

Une queue déjà importante à 12h devant l’Ecole du Vin de Bordeaux © JPS

Devant l’Ecole du Vin de Bordeaux, c’est déjà la queue pour participer aux ateliers à heure fixe et aux différents cours de dégustations. L’apprentissage et la culture du vin de Bordeaux passe par ce gigantesque forum de discussion et d’échanges.

Bordeaux Fete le Vin 1er jour 036

Dustin Delzell, venu de Californie avec ses amis étudiants © JPS

Sur le stand des Bordeaux frais -clairet, blanc, rosé et crémant-, il y a un grand gaillard barbu, façon ZZ Top: c’est Dustin Delzell, originaire de Californie, plutôt original, non ? Alors que c’est Los Angeles, la ville invitée d’honneur, cette année. Une sorte d’ours très sympathique qui nous avoue « I prefer beer » (il a un gros penchant pour la bière) comme bon nombre d’Américains. Mais il est venu en France en voyage d’études avec d’autres amis étudiants et leurs professeurs, très intéressés par la culture autour du vin et des fromages, ça tombe bien c’est la France la référence dans ces deux domaines !

Reportage de Jean-Pierre Stahl et Olivier Prax

 

25 Juin

Le Santa Maria Manuella arrive à Bordeaux pour le coup d’envoi de Bordeaux Fête le Vin

Ca y est, il est arrivé à 18h30 sous le Pont Jacques Chaban Delmas à Bordeaux. Une arrivée qui sonne le coup d’envoi des festivités de Bordeaux Fête le Vin. L’accostage du Santa Maria Manuella au ponton d’honneur a eu lieu à 18h45, près du Pont de Pierre. La fête peut commencer…

SAMSUNG

Gilbert Vacheret, président société nautique de Bordeaux, Laurent Maupilé, directeur de Bordeaux Grands Evènements et Laurent Hodebar en charge développement du fleuve mairie de Bordeaux © Sylvie Tuscq-Mounet

Voici l’équipe qui a découvert ce fabuleux 4 mats portugais pour Bordeaux Fête le Vin à bord du Santa Maria Manuella. 

Retrouvez l’image de l’arrivée à 19h sur France 3 Aquitaine et un reportage complet demain midi dans le 12-13 de Catherine Bouvet et Sylvie Tusq-Mounet.

SANTA MARIA MANUELLA 007Ce quatre mâts fut construit en 1937 à Lisbonne pour la pêche à la morue en Terre Neuve. C’est un des trois plus beaux navires « Les cygnes blancs » de la fameuse Flotte Blanche Portugaise.

Le « Santa Maria Manuela » a pêché la morue en Terre Neuve jusqu’en 1993, après avoir subi, en 1963, une remise aux normes pour l’adapter aux innovations technologiques de la pêche à la morue.

SANTA MARIA MANUELLA 012En 1993, considérée comme obsolète, elle arrête de naviguer, mais sa coque est conservée puis restaurée en 2007 par l’entreprise Pascoal & Filhos SA. Les travaux de rénovation se sont terminés en 2010 avec un résultat très proche de l’original.»

Le « Santa Maria Manuela » est aujourd’hui un navire école qui offre toutes les conditions de sécurité et de confort aux 50 stagiaires et passagers.

SANTA MARIA MANUELLA 014Il propose des voyages thématiques variés comme l’observation de espèces marines, la plongée, l’astronomie ou l’expérience des voyages historico-culturels des grandes conquêtes portugaises.

C’est un tourisme alternatif parce que les personnes embarquées effectuent des tâches de bord et se familiarisent notamment à la navigation à voile sur un grand voilier. Une expérience d’apprentissage et de camaraderie unique !

Ils ont changé de vie: ces Américains vivent à Bordeaux et partagent leur amour du vin

A J-1 de Bordeaux Fête le vin et alors que l’on célèbre le 50ème anniversaire du jumelage entre Bordeaux et Los Angeles, gros plan sur deux figures emblèmatiques de Bordeaux: Dewey Markham Jr. et Jana Kravitz, deux New-Yorkais, qui organisent des visites, de l’initiation à la dégustation et de l’événementiel autour du vin de Bordeaux.

Ecole du Vin, Américains et châteaux du Médoc, viticultrices vin 031

Dewey Marham Jr. en visite au château de La Lagune avec des touristes australiens © Jean-Pierre stahl

Ils sont arrivés à Bordeaux et n’en sont plus jamais repartis ! Ce sont Dewey Markham Jr. et Jana Kravitz deux New-Yorkais d’origine, qui désormais travaillent dans le monde du vin.

Dewey Markam Jr. est diplômé de la New York University (Licence en Littérature Anglaise et Maîtrise en Cinéma). A l’approche de la trentaine, il s’est tourné vers la cuisine. Après avoir travaillé comme cuisinier à Manhattan, il s’est inscrit au Culinary Institute of America, la prestigieuse école de cuisine des États-Unis. Tout en y poursuivant sa formation, il a écrit des articles sur la gastronomie. Puis il est devenu directeur à Paris de l’Ecole de Cuisine La Varenne, tout en s’intéressant de plus en plus au vin.

En 1993, Dewey s’est installé à Bordeaux pour écrire un livre sur le classement de 1855: il a entrepris un travail de recherche exhaustif sur l’histoire de la classification des vins de Bordeaux. En 1997, il a édité 1855 : Histoire d’un Classement des vins de Bordeaux (publié aux États-Unis par John Wiley and Sons et en France par les Éditions Féret). Un ouvrage qui a reçu le prix du «Best Wine History Book» au Salon International du Livre Gourmand de Périgueux et le «Prix James Beard» récompensant le meilleur ouvrage sur le vin publié aux États-Unis.

Ecole du Vin, Américains et châteaux du Médoc, viticultrices vin 067

Dewey Markham Jr avec un couple d’Australiens devant Pichon Longueville © JPS

C’est ainsi qu’il n’est plus jamais reparti de Bordeaux, tombé amoureux de la région, de son histoire et de ses châteaux. Il a suivi du coup une formation spécifique, et a obtenu un diplôme de l’Institut d’Œnologie de Bordeaux (Diplôme Universitaire d’Aptitude à la Dégustation des Vins). Donnant des cours à l’Ecole du Vin de Bordeaux, continuant à écrire, il a fondé son entreprise DMjWineworks avec laquelle il réalise des « Wine Tours » dans le vignoble bordelais.

Ce jour-là, il accompagnait un couple d’Australiens, venus de Melbourne, Andrew et Sarah Dunbar: il leur avait concocté un sérieux programme avec 3 visites de châteaux classés du Médoc depuis La Lagune, jusqu’à Pichon Longueville en passant par Fourcas Dupré. Un tour à la carte et finement préparé par ses soins avec une restauration au Lion d’Or à Arcins, autre fameuse adresse pour le déjeuner.

La touche féminine, c’est Jana Kravitz « l’Américaine la plus connue de Bordeaux » selon Hervé Grandeau, le Président du Syndicat des « Bordeaux et Bordeaux Supérieur ».

Jana Kravitz est très francophile mais aussi a toujours conservé aussi de bons contacts aux Etats-Unis. A son arrivée il y a 10 ans environ, elle a commencé à collaborer avec les Vins de Saint-Emilion. Là-bas, elle a tout de suite attiré la lumière sur elle, très professionnelle dans ses activités liées à l’oenotourisme.

Un professionnalisme reconnu encore aujourd’hui, car c’est elle qui était sur le podium des personnalités pour traduire en anglais le discours d’Alain Juppé, le maire de Bordeaux, et d’autres personnalités pour le lancement mondial de la Cité des Civilisations lors de Vinexpo 2013.

Grêle medoc et Samedi Blanc en Pessac Leognan 082Aujourd’hui, elle continue à travailler dans l’événementiel autour du vin et collabore notamment avec les Bordeaux et Bordeaux supérieur. Jana Kravitz qui va « driver » 4 jurés américains du concours L.A. Wine Competition aux Etats-Unis. Parmi eux, le chef sommelier, Michael Madrigale, du restaurant français très connu et couru de Daniel Boulu à New-York. C’est grâce à son relationnel que les Bordeaux ont éussi à le faire venir.

De plus, elle a participé à la réalisation avec Luc Plissonneau, son mari, avec qui elle a créé Vin’Animus, du clip saison 3 de « Bordeaux Rosé, l’autre rosé ». Elle a même fait participé une autre américaine prof d’anglais comme cantatrice: Janice Brooks. So nice ! Et vivent les Américains frenchies !

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Ludovic Cagnato

23 Juin

Be happy, « BiWine » arrive: le premier porte-bouteille en liège présenté à Bordeaux Fête le Vin

Soyez Courtois, réservez votre étui « BiWine »…pour Bordeaux Fête le Vin ! Notre consoeur, Claudia Courtois, journaliste au Monde et au Point, a eu un beau jour une vision…Sa version « I have a dream » s’est traduite par la création du « BiWine »© Un superbe étui en liège et avec un harnais cuir pour transporter partout sa bouteille de vin, en mode isotherme. Un lancement en fanfare pour Bordeaux Fête le Vin.

1276613_446648558782434_1146587037_o

Vincent Poujardieu et Claudia Courtois, designer et inventeur du © BiWine

 « C’est né d’un constat d’usage. Moi, je suis cycliste, fille de cycliste, j’ai toujours fait du vélo à Bordeaux. Je suis une vraie pratiquante et je vais acheter mon vin chez un caviste à vélo. Quand j’avais un siège bébé, je mettais la bouteille achetée dans le siège bébé, mais il m’est arrivée d’en casser à deux reprises, la bouteille, emballée dans un sachet papier, tapant contre la fourche quand je passais sur des pavés. Alors, je me suis dit « pourquoi ne pas inventer un porte-bouteille à vin comme les porte-bidons ? »

1271623_439392612841362_77487044_o

Fini la casse de bouteilles en vélo avec le © BiWine

Et Claudia Courtois d’ajouter: « au départ, c’était un pari de copains ! Et puis, je me suis dit « je vais le concevoir et le vendre… » J’en ai parlé à un copain designer, Vincent Poujardieu, il m’a fait une proposition un an plus tard…mais il m’a bleuffée ! Sur son ordinateur, il m’a montré une image de synthèse de ce porte-bouteille en liège avec un harnais en cuir. »

10481575_576424005804888_1013259384028100649_n

© BiWine à Bordeaux Fête le Vin

Elle a alors créé sa petite entreprise (qui ne connait pas la crise). C’est ainsi qu’est né ce porte-bouteille nomade, élégant et durable…presque écolo, presque bobo, mais en tout cas très beau. Il permet le transport d’une bouteille de vin aux formats «Bordeaux» et «Bourgogne », les contenants les plus vendus en France, et dans le monde pour la «bordelaise». Le BIWINE® est pensé pour transporter en toute tranquillité des rouges, des blancs, des rosés, liquoreux ou rosés, vins français ou étrangers.

Pourquoi BiWine, me diriez-vous ? Claudia répond très simplement:

BiWine, ça sonne bien ! On a trouvé un terme anglais, qui soit très efficace et vite compréhensible. Bi car bipède et bicycette aussi. » Il peut épouser une bordelaise ou une bouteille de bourgogne (de 75cl et même 50cl) avec un système de double coque.

« On va essayer de le vendre en France et à l’étranger. Pour le protéger, j’ai déposé le concept à l’INPI et à l’OHMI. »

10383588_548290415288722_2331690073341091213_n

Vincent Poujardieu et Claudia Courtois présentant leur « bébé » BiWine ©

Quant à la fabrication, ça n’a pas été simple. « Ca fait deux ans que je travaille sur le projet. Après une énorme réflexion et conception, on est allé voir 2 sociétés en Aquitaine. Je me suis dit qu’il y avait ici un passé historique de l’utilisation de chêne liège dans le Lot-et-Garonne et dans les Landes. Le BiWine est fait à partir de granulés de liège de 0,5 à 1 mm de diamètre qui sont compressés, assemblés avec 8 % de résine et de colle pour les faire tenir. »

« Mais en Aquitaine, on ne m’a pas prise au sérieux, on s’est alors tourné vers « Amorim » le leader mondial à Porto au Portugal. L’une des filiale de ce groupe, « Amorim Cork Composite » est spécialisée dans le liège aggloméré. Ce sont eux qui gèrent la partie technique. »

Et le résultat est redoutable: selon les mesures thermiques réalisées l’été 2013 par l’Institut supérieur de la vigne et du vin de Bordeaux (ISVV), avec une température extérieure de 31° C, la bouteille sortie du frigo reste autour des 6° C pendant une heure sans problème.

10432099_575522829228339_4720610641226631249_nToujours avec une température ambiante de 31° C comme ces derniers jours à Bordeaux, la bouteille atteint seulement 10° C après 2h15 d’exposition. Plus la température extérieure diminue, plus la durée de conservation thermique augmente : par exemple, par 25° C, il faut 2h45 pour que la bouteille soit à 10°et 6h10 pour arriver à 15° C (contre 4h20 avec 31° C). Efficace non ?

Claudia Courtois présentera ses « BiWine » à Bordeaux Fête le Vin du 26 au 29 juin: elle a reçu de très bons retours notamment avec Laurent Maupilé, directeur de Bordeaux Grands Evénements, à tel point qu’elle a obtenu le coup de coeur de l’innovation 2014 et un stand: « c’est génial ! ».

« J’ai produit 500 pièces, dont 200 pour Bordeaux Fête le Vin, avec une série spéciale Bordeaux Fête le Vin. C’est une super aventure. J’ai 6 châteaux qui m’en ont acheté (Smith Haut Lafitte, Kirwan, Haut-Bailly...) 4 hôtels (dont la Corniche au Pyla redesignée par Philippe Starck, et le St James à Bouliac), des boutiques et un magasin de vélos. »

Quant à ses prochains projets: lancer le « BiChamp », évidemment pour bouteilles de champagne, « en essayant de faire une forme élégante, une taille qui ne soit pas trop imposante, on ne fera pas un obus de canon. »

Loin d’être une invention bouchonnée, le BiWine en promet à la planète vin…Une innovation qui ira loin…à pied ou en tout cas à vélo ! Coup de chapeau de Côté Châteaux !

16 Juin

Le château de la Rivière se tourne vers l’excellence

Soirée de prestige, ce dimanche soir, au château de la Rivière en AOC Fronsac. Xavier Buffo, son directeur, souhaite repartir de l’avant, après le dramatique accident d’hélicoptère qui avait endeuillé la propriété en décembre dernier. Il a présenté à la vingtaine de personnalités et de journalistes (qui l’avaient soutenu durant cette épreuve) les nouveaux projets du château de la Rivière.

Samedi Blanc en Pessac Leognan et château la Rivière 146

Les convives, avec au centre au deuxième rang Xavier Buffo, le directeur du château de la Rivière et les chefs chinois venus pour l’occasion © Jean-Pierre Stahl

« L’idée, c’est de passer à la vitesse supérieure ! » D’emblée, Xavier Buffo, le directeur général du château de la Rivière, plante le décor. Il est 19h, le soleil commence tout doucement à se coucher sur le majestueux édifice réhabilité au XIXème siècle par Viollet-le-Duc.

Samedi Blanc en Pessac Leognan et château la Rivière 103

La rencontre du thé de Pu’er et des vins du château de la Rivière, avec Xavier Buffo à droite © Jean-Pierre Stahl

La vingtaine de convives, dont le maire de la Rivière, Dominique Beyly, et celui de Libourne, Philippe Buisson, des journalistes locaux et régionaux, des auteurs de guides de tourisme comme Laurent Moujon (« Bordeaux Patrimoine Mondial & ses Routes des Vins » paru dans 11 langues et notamment en mandarin pour la Chine) a été sélectionnée par Xavier Buffo, avec  l’accord de la propriétaire Madame Lau (veuve de Lam Kok): ce sont des gens qui suivent le château de la  Rivière depuis de nombreuses années et aussi qui l’ont accompagné durant l’épreuve de décembre dernier (drame au château de la Rivière)

L’axe, c’est premièrement le vin: le faire, le meilleur possible et le positionner haut; deuxièmement on va développer à fond le tourisme… » Xavier Buffo, directeur général du château de la Rivière.

Samedi Blanc en Pessac Leognan et château la Rivière 121

La volonté commune de Madame Lau, la propriétaire, et de Xavier Buffo, c’est de faire du château de la Rivière une référence en France et à l’étranger mais aussi un haut lieu touristique © JPS

La soirée débutait en terrasse, avec la magnifique vue sur ce château construit au XVIème siècle et remanié au XIX, par une dégustation de Bordeaux Blanc que produit la propriété depuis seulement 2010 (c’est Xavier Buffo, alors directeur technique qui avait souhaité consacrer une parcelle du domaine pour faire un peu de blanc: 5000 bouteilles au total à rapprocher des 350 000 bouteilles produites par la Rivère essentiellement du Rouge (les Sources en 2nd vin, le château de la Rivière comme 1er vin et Aria 15 000 bouteilles « haut de gamme »).

chef

Li Zhuming, le chef cuisinier de la soirée et chef de l’Hôtel Resort & Spa de Jingmai, propriété du groupe Brilliant © Thierry Disclyn

Après l’accident survenu, les choses se précisent pour le château de la Rivière: d’emblée, le grand hôtel de luxe situé sur la butte en face du château ne verra pas le jour (pas dans l’immédiat), toutefois les investissements ne sont pas stoppés. Ainsi, il est prévu de réhabiliter les 5 chambres d’hôtes en appartement privés grand luxe, un Spa va également voir le jour. Le domaine sera davantage animé par des dîners au château et dans les appartements pour les hôtes qui le souhaitent. L’ancien propriétaire Lam Kok, et aujourd’hui sa veuve Sheung Wan Lau, étaient spécialisés dans l’hostellerie de luxe, proprétaires de 4 hôtels grand luxe en Chine (dont 2 Relais et Châteaux sur les 4 qui existent en Chine). Ils ont fait fortune dans le thé avec la production de fameux de la région du Pu’er ( fondant le groupe Brilliant).

Samedi Blanc en Pessac Leognan et château la Rivière 162

L’équipe et le chef cuisinier, avec au centre Thierry Disclyn, directeur marketing et commercial du château de la Rivière en costume traditionnel chinois © JPS

C’est donc une soirée spéciale qu’avait concocté Li Zhuming, le chef cuisinier de l’hôtel Resort & Spa de Jingmai, propriété du groupe Brilliant, une rencontre savante entre le thé de Pu’er et les vins du château de la Rivière: il proposait ainsi d’étonnantes gambas crues mijotées au Clairet du château de la Rivière, ou encore du turbot grillé parfumé au thé de Pu’er. Un délice…le tout accompagné de Clairet et par les suite de rouge du château de la Rivière avec des 2000, 2002 ou encore un double magnum 1986.

Une soirée toute en raffinesse où Xavier Buffo a rendu hommage à Madame Lau qui a donné comme signe fort sa volonté de s’impliquer totalement dans le château de la Rivière. « Elle souhaite en faire une référence en France et à l’étranger mais aussi un haut lieu touristique », selon Xavier Buffo.

15 Juin

« Samedi blanc », c’était samedi grand en Pessac Léognan !

Une journée, 12 châteaux, des centaines de gens ravis…La 2ème édition de « Samedi Blanc en Pessac Léogan » est réussie. Dommage pour les absents. Ils se rattraperont la prochaine fois…

Grêle medoc et Samedi Blanc en Pessac Leognan 163

Samedi Blanc au château Olivier à Léognan © Jean-Pierre Stahl

Au château Olivier à Léognan, c’est un véritable plongeon dans les douves et dans l’histoire…C’est déjà le plus vieux châteaux de l’appellation, les premières vignes remonteraient au XIVème siècle. Olivier est une très ancienne seigneurie, dont on trouve trace dans le haut Moyen Age. Le Prince Noir aimait à y venir chasser, tant les forêts alentours étaient riches en gibier. Le domaine appartient depuis le 19ème siècle à une vieille famille bordelaise, la famille de Bethmann.

Grêle medoc et Samedi Blanc en Pessac Leognan 134

Julian dans le chai à barriques du château Olivier © JPS

Le château, grand cru classé des Graves, a été classé en 1953, tant en rouge qu’en blanc.

Pour accueillir les visiteurs du matin, Estelle responsable marketing et communication et Julia assistante commerciale. Cette dernière explique la sélection parcellaire que le domaine a mis en place depuis 2004. Le terroir est d’autant plus important qu’il est surveillé de près par le directeur Laurent Lebrun, ingénieur agronome et œnologue. On trouve pas moins de 11 types de sols différents sur le domaine avec des graves compactes, des graves profondes, des sols bruns sur calcaire, des sols graveleux sur marne ou encore des graves sur calcaire rouge…

Grêle medoc et Samedi Blanc en Pessac Leognan 172

Dégustation du Dauphin et de château Olivier Blanc 2012 © JPS

Dans le chais, 1000 barriques élèvent gentiment le blanc et le rouge en 9 et 14 mois environ, avec une température d’environ 16° et plus de 80 % d’hygrométrie. « Chaque barrique, c’est comme un bébé », commente Julia, « il faut surveiller tous les jours, et c’est une équipe qui s’en occupe ici tous les jours. » Des barriques qui sont renouvelées tous les 3 ans, comme dans la plupart des grands châteaux du Bordelais, « il y a un roulement, 1/3, 1/3, 1/3 chaque année. »ation de ces fameux 

Puis vient le temps de la dégustation de ces fameux blancs du château Olivier: en 2012, pour la 1ère fois, le château a étoffé sa gamme en sortant un second vin: le « dauphin de château Olivier » 50 % sauvignon, 50 % sémillon, alors que le « château Olivier affiche une très large majorité de sauvignon, un peu de sémillon, et un chouillat de muscadelle.

Grêle medoc et Samedi Blanc en Pessac Leognan 176

Laurent Cisnéros, le propriétaire du château de Rouillac (au fond) au moment de l’apéritif © JPS

A quelques kilomètres à vol d’oiseau, le château de Rouillac s’est lui mis sur son 31 pour recevoir les amateurs et passionnés de blancs. A chacun son Dada…Dans cette autre domaine chargé d’histoire, puisqu’il fut la propriété du Baron Haussmann, ministre de Napoléon III, ici on fait revivre les écuries et la passion du cheval. Pour l’apéritif, Agnès propose le Dada de Rouillac 2010 et le château de Rouillac blanc pour comparer. Une très jolie complexité pour tous les deux.

Grêle medoc et Samedi Blanc en Pessac Leognan 182

Agnès Bourdens fait découvrir le Dada et le château de Rouillac 2010 © JPS

Laurent Cisnéros, le propriétaire est sur le pont avec son épouse et ses filles pour accueillir et même déjeuner avec les convives: pas moins de 40 personnes ont pu apprécier de pique-niquer avec les propriétaires sur la pelouse de l’orangerie. Un pique-nique amélioré, préparé par un traiteur, agrémenté des blancs de la propriété.

L’an dernier pour le 1er Samedi blanc, on était 8 châteaux. Cette année, on est 12. Il y a un véritable intérêt de la part des  propriétés pour s’ouvrir aux consommateurs et de mieux faire connaissance avec les Grands Blancs de Pessac Léognan », selon Laurent Cisnéros, Président de la Commission Promotion des Pessac Léognan et propriétaire de Rouillac.

Grêle medoc et Samedi Blanc en Pessac Leognan 188

Un pique-nique savoureux servi sur des tables dressées en « samedi blanc » © JPS

Ce rendez-vous a « un côté estival, certains ont installé des bars à vins, d’autres des jeux pour enfants et chez nous des spectacles équestres. » Car Rouillac est bien sûr connu pour ses grands vins mais aussi par son écurie imposante avec 14 chevaux et un cheval de trait Titan, qui est utilisé pour travailler dans les rangs de vigne comme autrefois.

Grêle medoc et Samedi Blanc en Pessac Leognan 214

Une démonstration en « amazone » © JPS

Cette année, c’est un succès car 300 repas ont été servis dans les châteaux participants: « les propriétés ont fait des efforts en proposant et en servant pas moins de 300 pique-niques. Cette manifestation a vocation à s’installer », confirme Laurent Cisnéros. Il est vrai que Pessac-Léognan compte plus de 70 châteaux dont 40 produisent du blanc. Il y a donc une progression à attendre de la part des châteaux qui n’ont pas encore pris conscience de l’intérêt et du fabuleux rendez-vous avec les amateurs que constitue « Samedi Blanc en Pessac-Léognan ».

Grêle medoc et Samedi Blanc en Pessac Leognan 213Outre la visite guidée de la propriété, des chais, les visiteurs sont emmenés dans la vigne avec une Jeep Safari, digne de « Jurassic Park ». Mais le clou de cette journée, c’est encore le spectacle équestre proposé par le château  avec 6 chevaux des écuries de Rouillac; Béatrice-Anne de la Mare, représentait « les Amazones du Sud-Ouest », une association de cavalières qui perpétuent la façon de monter en amazone, qui autrefois était la seule manière tolérée pour les femmes. De jolies démonstrations d’élégance, de technique et de sportivité. Avec couronner le tout, un dernier parcours de sauts d’obstacle où la fille aînée de Laurent Cisnéros, Mélanie, a réalisé un sans faute en un peu plus de 32 secondes…

Un Samedi Blanc décidément où le public s’est rêvé en châtelain… l’espace d’un instant. Il en aura eu plein les yeux et plein les papilles. C’est quand le prochain « Samedi Blanc », car ça me dit vraiment…

12 Juin

L’épopée de la route des vins Bordeaux-Bristol à la voile…et en images !

Retour sur cette formidable aventure du Printemps 2014 soulignée par Côté Châteaux, France 3 Aquitaine et France 3 La Rochelle: la 4ème route des vins de Bordeaux-La Rochelle à Bristol qui a permis de convoyer près de 400 bouteilles de vins jusqu’en Grande-Bretagne. Des bouteilles vendues aux enchères au profit des associations à but humanitaire Aladin et Bristol Link with Barea.

Photo et film réalisés à Bristol par l’INSEEC BORDEAUX

08 Juin

Lancement du 1er Vinithon durant Bordeaux Fête le Vin

Une belle initiative soulignée par Côté Châteaux: l’organisation du 1er Vinithon, dont le but est de récupérer un maximum de bouchons, au profit de l’Association Agir Cancer Gironde qui reversera le produit à l’Institut Bergonié de Bordeaux.

bouchons

Le 1er Vinithon au profit d’Agir Cancer Gironde et de l’Institut Bergonié © JPS

Le principe est simple et généreux. Le vendredi 27 juin, au cours d’une manifestation organisée dans les salons de la Chambre d’Agriculture de la Gironde, le 1erVinithon décomptera les promesses de dons de bouchons qui lui auront été faites. Le but étant que le compteur affiche le plus grand nombre possible de bouchons usagés en liège.

Les 1000 viticulteurs girondins ont été sollicités. Les œnocentres sont devenus centres de collecte.

Tous sont encouragés à garder, pour le Vinithon, leurs bouchons usagés ou défectueux. Ils pourront être récoltés directement sur les sites annonçant une promesse de dons ou déposés à la Chambre d’Agriculture de la Gironde (39 rue Michel Montaigne – Blanquefort).

 Les œnocentres sont également centres de collecte pour les bouchons collectés par les particuliers.

Tous les bouchons collectés seront remis à l’association Agir Cancer Gironde qui reversera les bénéfices de la vente à l’Institut Bergonié de Bordeaux.

AGIR CANCER GIRONDE: 3 place de Pontac 33 140 Villenave d’Ornon

04 Juin

Il bine Mister Bean !

Bandes de fainéants ! Vous ne pensez qu’à déguster un petit vin blanc, à siroter un petit rosé au bord de la piscine alors que pendant ce temps les vignerons et ouvriers viticoles se cassent le dos dans les rangs de vigne pour vous ! Pour que vous puissiez apprécier ce millésime 2014 qui s’annonce de bonne facture…Côté Châteaux laisse la plume à Nicolas Lesaint en plein travail ingrat…Il bine et écrit « à chacun ses Mr Bean » sur son blog Reignac: dela vigne au vin  C’est bine vu, Mr Nicolas Bean !

Mr-Bean-mr--bean-166155_598_328A chacun ses Mr Bean

Bon, quand on est viticulteur que l’on parle du millésime en cours et que les autres nous coûtent, on doit toujours avoir l’impression de se répéter mais que voulez vous, les années se suivent et parfois nous laissent comme un goût de jamais vu.

Un démarrage lent puis ça reprend, puis ça se calme et de nouveau la pousse repart…
Alors on lève, puis on attend.
Tiens si on épamprait un peu.
Puis on attend.
Puis ça se remet à pousser. Alors on relève.
Puis on décide d’arrêter les saisonniers pendant quelques jours, histoire qu’ils fassent le pont pendant qu’on traite.
C’est la première année où je me retrouve à stopper des saisonniers en saison pour cause de travaux de petites façons à jour. Lorsque l’on regarde les courbes de développement végétatifs des différents millésimes on voit bien que 2014 marque des paliers de pousses et que désormais nous nous retrouvons sur des niveaux de développements équivalents à 2012.
La fleur malgré tout s’enclenche bien, en particulier sur les terroirs chauds. Nous devons être à 40 et 50% de floraison, le beau temps est annoncé, mis à part aujourd’hui, et les températures remontent. Bon, il est certain que le risque est d’avoir une accélération de pousse pile poil à ce moment, mais on ne peut pas tout avoir et il faut bien que le viticulteur, enfin moi, ait peur de quelque chose.
Déjà, la pousse étant un peu moins importante que d’habitude, nous ne nous trouvons pas dans une situation où il faut rogner avant que la fleur ne soit passée. Ce qui est là aussi de bon augure pour la réussite de cette floraison.
Rogner sur la fleur c’est déstabiliser totalement les flux de sève qui se réorganisent alors pour stimuler la pousse végétative des entrecœurs au détriment des fragiles fleurs.
C’est déjà ça de positif par rapport à la floraison de 2013. Les équilibres minéraux étant en plus bien meilleurs que ceux du millésime précédent, tout devrait mieux se passer pour l’ensemble de la profession…
On ne le répétera jamais assez travailler mécaniquement le dessous des rangs n’est pas une mince affaire et trop souvent lorsque l’on pense avoir trouvé une bonne organisation pour réussir à faire ce que l’on souhaite, c’est le manque de main d’oeuvre, la casse mécanique ou les conditions climatiques qui vous rappellent à la dure réalité : Mon p’tit Nico t’es pas encore le roi de la gratouille !
En plus quarante hectares en travail mécaniques à 6600 pieds par hectares pour deux tractoristes cela relève du défit technique et sportif. Mais on m’a toujours montré qu’au ski il fallait pratiquer juste au dessus de son niveau avec des partenaires légèrement plus expérimentés que soit pour progresser. Je ne doute donc pas que cet objectif fixé en début de saison nous poussera à nous surpasser et à trouver de nouvelles solutions…
En attendant, pensez à nous parce qu’on a bien l’impression quelques fois de passer notre temps à brasser de la terre dans tous les sens et pour certains de souder des bouts de ferraille sur des lames suivant des idées tout droit sorties de mes cauchemars nocturnes…
Mais des fois, ça paye.
Il nous reste juste à mieux comprendre nos sols pour s’adapter à eux dans l’enchaînement des façons et arrêter, il faut bien se l’avouer quand même des fois, de balader les interceps en ce disant qu’il faut encore les modifier parce que ça ne va pas.
Quoi qu’il arrive, de toute façon ma vision de l’herbe sous les rangs a bien changé en quatre années et je ne la vois définitivement plus comme un ennemi en puissance tapis dans l’ombre n’attendant qu’une période pluvieuse pour nous envahir et monter dans les pieds, mais définitivement comme l’allier d’un équilibre biologique de la parcelle qu’il faut utiliser de plus en plus. Reste à concilier l’envie de conserver un couvert végétal et une présentation cultural correcte. Fini les cavaillons nus et les inter-rangs désertiques, bonjour à un enherbement à la Mister Bean, un peu sauvage, un peu fantasque mais toujours avec une profondeur et un intérêt à être regardé et écouté…
Comme peuvent l’être ces grandes Graminées dégingandées ou ces Erigérons plumeux en fin de saison plaqués contre les piquets de palissages qui vous lancent des œillades craintives de peur d’être repérées dans leur flegme botanique.
Bon, tant qu’il n’y a pas de dinde à farcir ou de mini à conduire pour tondre, tout va bien…
Alors oui, on n’est pas encore assez efficaces, ça c’est certain, on progresse, là aussi c’est indubitable, mais lorsque l’on voit malgré tout le résultat en réussissant à tourner plus d’une journée sans casse, on peut être content de nous.
Photos et prose de Nicolas Lesaint. Blog: Reignac de la vigne au vin.

03 Juin

Les vins de Bergerac sur un air de « Je reviendrai à Montréal… »

Ils sont « en tournée mondiale » au pays de Robert Charlebois…Les vins de Bergerac accompagnent l’exposition-événement de Lascaux 3 et font les présentations avec le Caribou !

caribouC’est qu’ils sont veinards ces vins de Bergerac…Car le Conseil Interprofessionnel des Vins de Bergerac est partenaire du dispositif de promotion de la gastronomie et du tourisme organisé par le Conseil Général de la Dordogne et le Comité Départemental du Tourisme, ce à l’occasion de l’exposition Lascaux 3 au Centre des Sciences de Montréal.

 Ce jeudi 5 juin, ils vont accompagner les évènements qui se dérouleront au Sofitel de Montréal

lascaux

Exposition itinérante Lascaux 3

* Déjeuner de presse avec une vingtaine de journalistes art de vivre, tourisme, gastronomie. Le menu est réalisé par le chef Alain Gardillou (Le Moulin du Roc, Champagnac de Belair) autour des produits du Périgord et sera accompagné des différentes appellations du Bergeracois.

* Présentation « Destination Dordogne » devant un parterre d’une centaine de professionnels du tourisme.

* Cocktail dînatoire réunissant cent cinquante professionnels du tourisme et de la gastronomie et des vins.

Jacques Orhon, journaliste et écrivain © Wine Paper

Une master class aura lieu Jeudi 5 juin de 15 h à 17 h.

Elle sera animée par Jacques Orhon, maître -sommelier, journaliste et auteur de renommée internationale qui présentera le vignoble et commentera la dégustation de dix références de cuvées bergeracoises présentes sur le marché canadien (importés par la société monopole, la SAQ –Société des Alcools du Québec).

 Plus de 45 professionnels québécois (cavistes, sommeliers et restaurateurs) se sont déjà inscrits à cette masterclass qui affiche complet.

 La semaine suivante les vins de Bergerac seront toujours à l’honneur aux côtés des produits du Périgord à travers un menu gastronomique mis en avant au restaurant gastronomique du Sofitel. Ainsi va la dure vie du Périgord à l’export et des Bergerac sur le tarmac de Montréal…« Je reviendrai à Montréal », déguster avec le Caribou…et avec modération….