23 Mai

Lescaneaut : Malika et Pascal Boueix, un couple de vignerons de Castillon en bio depuis plus de 10 ans

Ce couple de vignerons de Saint-Magne-de-Castillon conduit son vignoble en mode bio depuis 2009 et désormais fait le choix de la biodynamie. Je vous propose de faire connaissance avec Malika Faytout-Boueix et Pascal Boueix du château Lescaneaut qui seront dans le Côté Châteaux n°24, diffusé sur France 3 Noa le 7 juin prochain.

Pascal Boueix et Malika Faytout Boueix du château Lescanaut © JPS

« Bonjour Jean-Pierre, bienvenue au château Lescaneaut, je suis Malika Faytout-Boueix et voilà Pascal mon mari, nous sommes vignerons ici au château et en bio depuis 2009 »... Par une belle journée à réjouir les grenouilles du châteaux, ce couple de vignerons me présente leur vignoble sous quelques giboulées de mai… « Ca c’est un pied qui a été gelé cette année, là ce sont des bourgeons gelés, bizarrement les bourgeons qui sont juste à côté sont repartis, enfin cela nous arrange, donc on pensait être un petit peu plus gelé que cela mais c’est en train de repartir… » m’explique Pascal Boueix devant un pied de vigne.

Leur vignoble de 8,8 hectares est planté à 75 % merlot, 15% de cabernet sauvignon, 10% de cabernet franc. Un vignoble qui est certifié bio depuis le millésime 2009.

« Le fait d’être en bio, cela signifie zéro produit chimique, pour faire très simple. On a droit à des produits, des produits organiques, mais pas d’insecticide, pas de désherbant, en revanche beaucoup de travail du sol pour enlever les herbes… » Et de montrer ce sol vivant : « la base du vin, c’est cela, un sol grumeleux, pour avoir un sol vivant, en forme, avoir une vigne en forme, et avoir des bons raisins et quand on a des bons raisins après c’est presque facile de faire du vin… » « Depuis 20 ans qu »on fait du vin, je trouve que tout le monde s’y met de plus en plus; maintenant à Castillon, on est 25% de bios, tous les jeunes qui s’installent ont plutôt cet état d’esprit, c’est plutôt pas mal pour le futur… » Et de faire remarquer à Pascal « t’es encore jeune toi  ! » « Si je suis encore jeune, oui il me reste encore 30 à 40 ans à travailler dans les vignes, jusqu’à 90 ! Tu seras là aussi pour nous filmer peut-être  ! » Bien évidemment…

Pascal, souvent en bermuda, me fait visiter son chai qui n’a rien à voir avec ces chais clinquants que j’ai pu vous faire découvrir récemment, mais bien sûr ce n’est pas aussi les mêmes budgets : « nous on a réalisé ce chai en 2002, 2003, quand on s’est installé, on a voulu un chai très pratique…Ce sont des cuves toutes simples en ciment, mais avec une très grande ouverture d’un mètre, on mouille le chapeau d’en haut à la main, cela permet d’arroser très facilement et de faire les vinifications très facilement dans ce genre de cuves. »

Et de déguster à la barrique le millésime 2019 toujours en élevage : « nous à Castillon, on a majoritairement du merlot et donc Castillon, c’est pareil 75% de merlot, le reste en cabernet sauvignon et cabernet franc… » « C’est le 2019 là, on fait un élevage 18 mois, il y a vraiment de bons arômes de fruits noirs, un panier de fruits noirs et rouges, avec un léger toasté… C’est un vin avec des tannins déjà soyeux, avec de la gourmandise… », commente Malika.

« Lescaneaut, c’est un domaine familial, de mon côté, il y a des vignes tout autour de Lescaneaut, c’est planté sur une veine de graves, ma grand-mère, la fille de la rivière, puisqu’il y a la Dordogne juste là, elle a épousé le fils des côteaux », explique Malika dans cette vieille demeure familiale. « C’est vraiment une belle histoire de famille entre la fille de la rivière et le fils des côteaux… »

Malika et Pascal, incarnent à leur tour une belle histoire de famille, elle psychologue et lui architecte, ils se consacrent beaucoup à leur passion et mènent quasiment à eux seuls le domaine qu’ils ont orienté en bio dans les années 2000, avec une certification en 2009;  « là, on va même un peu plus loin en faisant de la biodynamie. Il se trouve qu’on fait du vin, mais les vignes ce n’est pas la priorité, la priorité c’est la maison, c’est les champs, c’est les arbres, c’est l’éco-système en fait, les vignes en font partie et donc il faut préserver cet éco-système. »

Une belle rencontre à découvrir dans le n°24 de Côté Châteaux sur France 3 Noa, le 7 juin prochain à 20h05.

Le retour de Confluent d’Arts en juillet avec Catherine Ringer : un concert qui va donner une bouffée d’air frais à la Rivière

C’est enfin une bonne nouvelle, après avoir été reporté de juillet à septembre 2020, le Festival Confluent d’Arts va bel et bien se tenir les 1er, 2 et 3 juillet prochains avec comme invitée vedette Catherine Ringer qui va enchanter le parc du château de la Rivière le jeudi soir avec les standards des Rita Mitsouko. Le feu vert a été donné. La réaction pour Côté Châteaux de Xavier Buffo, directeur général du château de la Rivière.

Xavier Buffo, en janvier 2020, était fier de présenter Catherine Ringer à l’affiche de Confluent d’Arts qui devait se tenir en juillet 2020, finalement l’accouchement s’est fait un an après, à cause de la crise sanitaire © JPS

Confluent d’Arts, un festival artistique qui mélange les arts : concerts de musique, théâtre, cinéma en plein air, expo d’artistes et dégustations de vin. Confuent d’Arts, un festival populaire qui a trouvé ses marques et un public fervent. Il faut dire que la programmation de ses têtes d’affiche a de quoi séduire :  Thomas Dutronc en 2019, Goran Bregovic en 2018, et Yuri Buenaventura en 2017... Et voici donc Catherine Ringer cette année, sans son compagnon Fred Chichin, disparu, mais à qui elle rendra bien sûr hommage avec tous ses fabuleux tubes écrits et joués ensemble durant plusieurs décennies.

On est super content, Catherine Ringer c’est le 1er juillet, au lendemain du lever du couvre-feu le 30 juin. On risque d’être le 1er festival de Gironde à se tenir ce jour-là. Tout le monde en a envie, le public, les artistes et nous… » Xavier Buffo directeur du château de la Rivière.

Il est vrai que la partie n’était pas encore gagnée, ce malgré le déconfinement progressif avec la réouverture cette semaine des terrasses, puis le 9 juin des établissements restos en intérieur notamment et puis la fin du couvre-feu  qui sera ramené de 21h à 23h le 9 juin puis en théorie supprimé au 30 juin. « On était inquiet, il fallait avoir l’autorisation de la sous-préfecture de Libourne, il a fallu adapter les protocoles sanitaires aux spectacles et je pense qu’on a répondu aux attentes. Pour le concert de Catherine Ringer le 1er juillet, on aura un maximum de 2000 personnes, assises, il n’y aura pas de restauration sur place, pas de food-trucks comme les autres années, on conservera une buvette mais avec un sens de circulation, les gens pourront donc consommer… Mais il y aura aussi une obligation de présenter un pass sanitaire, avec une première vaccination au minimum ou des tests de moins de 72 heures, vérifiés par la protection civile avant la billetterie; c’est une mesure forte. »

Et d’ajouter : « pour les autres concerts où on a généralement moins de 1000 personnes, on a moins de contraintes, et bien sûr également pour le cinéma en plein air… Là d’un point de vue financier, toutes les places étaient déjà vendues, l’équilibre va être un peu compliqué avec ces mesures sanitaires, ces mesures supplémentaires car on aura quelques recttes en moins, mais on avait pris un peu d’avance sur les précédentes éditions. Enfin  tous les partenaires ont joué le jeu, avec des aides de la mairie de la Rivière et de la mairie de Libourne, ainsi que nos partenaires privés, c’est top. »

RETROUVEZ ICI TOUTE LA PROGRAMMATION ET LES RENSEIGNEMENTS SUR CONFLUENTS D’ARTS 2021 LES 1, 2 et 3 JUILLET