24 Mai

Alain Juppé sur La Cité du Vin : « il fallait à Bordeaux un lieu vraiment fort, attractif, de grande qualité »

Entretien avec Alain Juppé, l’initiateur de la Cité du Vin, qui tenait le 5 février dernier une conférence de presse avec Sylvie Cazes, durant laquelle il est revenu sur la genèse de ce projet. Un projet mûri durant 20 ans…

La conférence de presse ce matin à Oenomedia © jps

La conférence de presse en février dernier à Oenomedia à Bordeaux © JPS

Alain Juppé : « En 1995, je m’étais dit : « il faut à Bordeaux un lieu vraiment fort, attractif, de grande qualité » pour bien montrer que Bordeaux est la capitale mondiale du vin. Alors j’ai eu du mal à faire pénétrer cette idée, j’ai véritablement avancé de le projet en 2008, et c’est au cours des 6 ou 7 dernières années que ce projet a pris corps avec là un engagement très fort de la profession à la fois financièrement car ils participent au financement de l’équipement mais aussi dans la conception même du projet, dans sa promotion ».

« L’objectif est ambitieux puisque nous voulons attirer 450 000 visiteurs dans ce bâtiment tous les ans. Je rappelle qu’il y a 6 millions de touristes qui viennent chaque année à Bordeaux donc vous voyez que c’est à la fois ambitieux mais réaliste. Et puis, on y trouvera un parcours tout-à-fait intéressant avec notamment ce qu’on appelle un compagnon de visite, c’est à dire un audioguide de nouvelle génération, interactif, qui permettra d’avoir vraiment une visite très passionnante. »

cité du vin - madiran 060

JPS: « Ce phare de l’oenotourisme a coûté un certain budget qui finalement a été réajusté ? »

Alain Juppé :« Il a été réajusté comme tous les grands projets, quand on compare avec le Mucem, le Centre Pompidou décentralisé, la Fondation Vuitton, on se rend compte que le pourcentage de dépassement à Bordeaux est ici extrêmement modeste. Le coût au m2 ou au visteur attendu se situe dans la fourchette basse des 6 ou 7 grands équipements comparables à travers la France. »

« Je voudrais aussi rappeler que le coût de 81 millions ne pèse pas intégralement sur les épaules des contribuables bordelais, la ville apporte un peu moins de 38 millions sur le lot, l’Europe participe, la métropole apporte 10 millions, la profession apporte 15 millions, la Région en apporte 7 et le Département 1, donc vous voyez que c’est un financement collectif et c’est cela qui assure la réussite de l’opération ».

Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour al Culture et les civilisations du vin © JPS

Alain Juppé, maire de Bordeaux, Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour la Culture et les civilisations du vin et Bernard Farges, président du CIVB © JPS

JPS : « Est-ce que c’est un projet qui doit avoir un rayonnement mondial ? »

Alain Juppé : « Oui, on s’y intéresse de partout. Il y a une fondation des amis de la Cité du Vin qui s’est constituée à New-York, les Américains sont très fascinés par le vignoble français; dans la fréquentation touristique de Bordeaux, il y a une très grande diversité, les Espagnols sont très nombreux, je pense qu’ils viendront ici aussi. Nous voulons en faire une tête de pont pour faciliter le développement du tourisme viti-vinicole, il y a d’ailleurs un ponton devant la Cité du Vin, donc vous pourrez prendre les routes du vin soit par la route (nous travaillons à avec l’office métropolitain du tourisme pour améliorer encore l’information), soit par le fleuve car à partir de ce ponton les bateaux de tourisme fluvial pourront amener les touristes à Pauillac, remonter aussi la Dordogne jusqu’à Libourne, ou encore aller à Cadillac. »

Interview réalisée par Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix et Eric Delwarde.

« Au Bord’ Eau » : le 5e bar à vin 100% Bordeaux vient d’ouvrir à Fukuoka

Après avoir créé en 2006 à Bordeaux, son premier Bar à vin au succès retentissent, le Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux ,  ouvre à l’international, une série de bars à vin 100% Bordeaux. Dernier en date « au Bord d’Eau » à Fukuoka au Japon.
PhotoInauguration
Après les trois bars à vin 100% Bordeaux de Shanghai, appelés «le Bordelais » (ouvertures en mai 2012, octobre 2013 et mi-décembre 2015) et le Bar Bordeaux de New York (janvier 2014), c’est donc à Fukuoka, ville japonaise jumelée avec Bordeaux, que le CIVB a inauguré le 20 mai 2016, un 5ème Bar à vin 100% Bordeaux : « Au Bord d’Eau Fukuoka »

L’inauguration a eu lieu en présence de Monsieur Takashima, Maire de Fukuoka, de Stephan Delaux et Fabien Robert pour la Mairie de Bordeaux, et d’Hervé Grandeau pour le CIVB. Les exportations de vins de Bordeaux au Japon en 2015 représentaient 161 000HL exportés (soit l’équivalent de 21 millions de bouteilles) pour un chiffre d’affaires de 113 millions d’€. C’est la 6ème destination en volume et en valeur pour les vins de Bordeaux

Louis Robuchon Abe, 27 ans né à Fukuoka, fils de Joël Robuchon et Franco-Japonais, membre de la Commanderie de Bordeaux à Fukuoka, Makoto Matsumoto, Seiichiro Sawayama, Shoko Maeda, Akihiro Kuroki, Hideki Ishii et Koya Tabata, experts en vins ou sommeliers, sont les porteurs de ce nouveau projet parrainé par le CIVB.

L’équipe souhaite transmettre à la clientèle japonaise la passion des viticulteurs et négociants bordelais, tout en mettant en avant leurs vins par des associations avec les mets locaux de l’île de Kyushu. Les professionnels bordelais pourront y organiser aussi  leurs rendez-vous, ainsi que des événements pour leurs clients et prospects.

Ce nouveau bar à vin est situé dans un des quartiers dynamiques de Fukuoka, avec une vue donnant sur un cours d’eau.
#810-0002 6-8, Nishinakasu, Chuou-ku, Fukuoka City
http://vins-bordeauxfukuoka.com

Avec CIVB

23 Mai

Pierre Arditi, l’ambassadeur de la Cité du Vin : « le vin va parler d’histoire, d’humanité, … au fond le vin dit le monde… »

Entretien avec Pierre Arditi, l’acteur de nombreux films et du « Sang de la Vigne » sur France 3. Il revient sur la Cité du Vin dont il a accepté d’être le parrain et l’ambassadeur. Côté Châteaux et France 3 Aquitaine l’ont interviewé sur la Cité et sa passion pour le Vin. Il est l’invité ce mois-ci de Parole d’Expert.

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Côté Châteaux avec Pierre Arditi © Guillaume Decaix

Jean-Pierre Stahl : « La Cité du Vin, que vous inspire-t-elle ? »

Pierre Arditi : « On voit bien que c’est une carafe à décanter, une immense, gigantesque carafe à décanter, mais en même temps ça m’inspire un vaisseau spatial du type  Guerre des Etoiles. »

JPS  : « Que va-t-on trouver à l’intérieur de cette Cité du Vin ? »

Pierre Arditi : « On va aborder tout ce que les hommes, depuis la nuit des temps ou presque, ont fait de ce breuvage.

Quand on boit un verre de vin, on boit d’abord l’âme de celui ou de celle qui l’a fait. On boit l’humanité quand on boit du vin », Pierre Arditi.

« Le vin va parler d’histoire, de géographie, d’humanité, de philosophie, de savoir-faire, d’artisanat, d’humanisme, d’humanité, donc le vin, au fond d’une certaine manière, dit le monde ! C’est ça que cette Cité va raconter. »

Le Banquet des Hommes Illustres © La Cité du Vin - les Films d'Ici

Le Banquet des Hommes Illustres © La Cité du Vin – les Films d’Ici

JPS : « Au sein de la Cité, dans le parcours permanent, on vous retrouve dans un banquet des hommes illustres, style noces de Cana, qu’est-ce que ce banquet ? »

Pierre Arditi : « Il y aura effectivement tout un tableau vivant où l’on voit des gens qui n’auraient pas du se retrouver car ils ne font pas partie de la même époque. Mais ils sont tous liés par leur goût du vin, par leur science du vin parfois même. On découvrira par exemple Churchill, Hitchcock, Napoléon,…, qui diront ce que le vin a ou a été pour eux, ainsi que l’usage qu’ils en ont fait… »

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JPS : « Comment avez-vous découvert, fait connaissance avec le vin ? »

Pierre Arditi : « Mon père et ma mère buvaient du vin très mauvais, j’ai un souvenir de vinaigre…alors on n’avait pas beaucoup d’argent à la maison, mais enfin il semble me souvenir quand même qu’à cette époque là, avec peu d’argent, on pouvait boire du vin qui était moins mauvais que cela mais ils ne le savaient pas. Et donc chaque fois qu’on a essayé de m’en faire boire un peu, j’ai rejeté cela parce que je trouvais cela vraiment épouvantablement mauvais, c’était aigre. Et puis ensuite ma vie m’a emmené à Lyon…

A Lyon, où j’ai fait mes débuts d’acteur et là, j’ai bu des vins simples, des Côte-du-Rhône ou des Beaujolais qui étaient absolument délicieux et qui ne coûtaient pas un rond, et cela, c’est resté gravé dans ma mémoire. »

JPS : « Vous avez l’une des caves les plus importantes de Paris, qu’en est-il, combien de flacons possédez-vous? »

Pierre Arditi : « Je ne sais pas… On va dire entre 12000 et 15000… Le vin pour moi, c’est comme les livres, si vous voulez. Vous voyez derrière, il y a une bibliothèque, c’est l’un des bibliothèques de la maison. Ce n’est pas parce qu’elle est pleine que je n’achète plus de livres. Cela n’a pas de sens. Le vin, encore une fois, ce que je vous ai dit, ce qui est bien c’est de le partager, de le faire goûter aux autres, à ceux qu’on aime, à ceux qui aiment cela, parce que si on fait goûter cela à des gens qui s’en foutent cela n’a pas d’intérêt évidemment. Eh bien, c’est la même chose, je ne boirai pas tout ce qu’il y a dans ma cave, certains de ces vins m’enterreront. »

Pierre Arditi, une passion en bouteilles... © JPS

Pierre Arditi, une passion en bouteilles… © JPS

Pierre Arditi : « Une dégustation magnifique au Domaine de la Romanée-Conti, avec Aubert de Villaine. D’abord parce que la personnalité d’Aubert de Villaine donnait au vin quelque chose que lui enjolivait par sa seule présence et sa manière d’en parler. Donc j’ai goûté les 2014, de l’ensemble de la gamme dans l’après-midi : magnifique, absolument magnifique dans un lieu mythique.

Ce que l’on déguste c’est du vin sans doute, mais c’est la vie, et ça (la vie) c’est un breuvage qu’il faut boire sans aucune modération. C’est pour cela que j’aime cela. »

Entretien avec Pierre Arditi réalisé par Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delwarde, montage Rémi Grllot, mixage Emmanuel Crémèse à regarder et écouter, c’est encore plus intense :

22 Mai

Il était une fois… La Cité du Vin

Côté Châteaux va vous raconter l’histoire de la Cité du Vin, depuis sa genèse jusqu’à son ouverture prévue le 1er juin. Une histoire retracée également sur notre antenne France 3 Aquitaine dans les journaux, à travers un magazine le 28 mai et lors d’une émission spéciale le jour de son inauguration le 31 mai.

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières aux pieds de la Cité du Vin mercredi dernier © Jean-Pierre Stahl

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières aux pieds de la Cité du Vin mercredi dernier © Jean-Pierre Stahl

A partir de ce lundi, votre blog Côté Châteaux va donner la parole aux initiateurs de la Cité du Vin dont Alain Juppé et Sylvie Cazes, ses concepteurs les architectes d’XTU Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, son parrain Pierre Arditi, les acteurs du monde du vin, mais vous ferez aussi connaissance avec les scénographe-designers anglais Cassonmann qui ont signé le parcours permanent au sein de la Cité.

Vous pourrez voir ces 4 reportages dans le 19/20 à compter de vendredi 27 mai et jusqu’au 30, à la veille de l’inauguration.

Samedi 28 à 11h30, vous découvrirez sur France 3 Aquitaine « La Cité du Vin au confluent des Civilisations », le documentaire de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delwarde, Xavier Granger, Véronique Lamartinière sur la genèse, la construction, les concepteurs et les retombées économiques de ce projet.

Mardi 31 mai au matin (vers 10h), une émission spéciale aura lieu le jour de l’inauguration présentée par Marie-Luce Rigout, inauguration en présence du Président de la République. Les journaux 12/13 avec SandrinePapin et 19/20 avec Vincent Dubroca reviendront sur les moments forts de cette journée et sur la Cité elle-même.

Côté Châteaux vous présente dès ce lundi son entretien avec l’ambassadeur de la Cité du Vin : Pierre Arditi.

Par ici le palmarès 2016 du Concours de Bordeaux – Vins d’Aquitaine

1 140, c’est le nombre de vins médaillés, samedi 21 mai au Concours de Bordeaux – Vins d’Aquitaine. 452 médailles d’Or, 478 médailles d’Argent et 210 médailles de Bronze ont été attribuées.

© Concours Vins d'Aquitaine

© Concours de Bordeaux – Vins d’Aquitaine

900 professionnels de la vigne et du vin étaient au Palais des Congrès de Bordeaux pour les 60 ans du Concours de Bordeaux.
Ils ont dégusté 3 804 échantillons, issus de 95 appellations. Seuls 29,97 % ont donc finalement été récompensés.

Ces domaines récompensés vont pouvoir avancer leurs médailles auprès des négociants, des acheteurs de la grande distribution, des cavistes, des restaurateurs, et des particuliers. Car ces médailles peuvent guider le consommateur en manque de repères.
Le Concours de Bordeaux est devenu au fil des ans une référence  et une valeur sûre :  la Chambre d’Agriculture de la Gironde, en charge de l’organisation, a mis en place une série de dispositifs pour exclure toute tentative de fraude : prélèvements des vins directement à la propriété, système d’anonymat des bouteilles, dégustation à l’aveugle par des professionnels, macarons dotés d’une solution haute technologie anti-contrefaçon…
Avec Chambre d’Agriculture de la Gironde.
 Le palmarès complet est en ligne sur www.concours-de-bordeaux.com

Les vins de Pessac-Léognan aux Epicuriales : «Le rendez-vous gourmand des allées de Tourny » à Bordeaux

L‘Appellation Pessac-Léognan est présente sur les Allées de Tourny à Bordeaux, avec le restaurant « La Table Pessac-Léognan by Le Manège ». Un nouveau rendez-vous aux Epicuriales auquel vous convient les Vins de Pessac-Léognan jusqu’au samedi 4 juin 2016.

La Table des Pessac-Léognan by © Le Manège

La Table des Pessac-Léognan by © Le Manège

Voici de nouvelles idées de sorties avec les vins de Pessac-Léognan associés à une cuisine raffinée. Retrouvez ci-dessous, les différentes animations proposées :

  1. Diners des Mercredi 25 mai et du 1er Juin 2016
    Menu spécial à 55€ avec vin compris
    Places limitées: 70 personnes
    Attention diner à réserver auprès du Syndicat Viticole de Pessac-Léognan par email à info@pessac-leognan.com ou 05 56 00 21 90
  2. Les Ateliers Chefs en Folie du dimanche au lundi

Dimanche 22 mai et Dimanche 29 mai
15 h 30 – 18 h 15
Démonstrations

3 Chefs et 1 pâtissier viennent faire des démonstrations et proposer des dégustations sous la forme de mini bouchées au public

Session de 40 personnes pour chaque démonstration
15 h 30 / 16 h 00 – 16 h 15 / 16 h 45 – 17 h 00 / 17 h 30 – 17 h 45 / 18 h 15

Dégustation du plat réalisé accompagné d’un verre de vin / Pessac Léognan
Démonstration + dégustation mini bouchée + 1 verre de vin / Pessac Léognan : 20 euros TTC

Les Chefs présents

Stéphanie  LE QUELLEC* – Restaurant la Scène Hôtel Prince de Galles, PARIS (75)

Maria José SAN ROMAN * – Monastrell, ALICANTE (Espagne)

Beatriz GONZALES – Neva & Coretta, PARIS (75)

Nina METAYER chef pâtissière – Le grand restaurant Jean François PIEGE, PARIS (75)

Patrick JEFFROY – Hotel de Carantec, CARANTEC (29)

Sylvain GUILLEMOT* – Auberge du pont d’Acigné, NOYAL SUR VILAINE (35)

Lyonel LEVY* – L’Alcyone Intercontinental, MARSEILLE (13)

Jacques GENIN – Chocolaterie, PARIS (75)

Lundi 23 mai et lundi 30 mai
12 h 00 – 14 h 00

Dégustations

6 Chefs de la région viennent proposer des dégustations au public
Chaque Chef est accompagné d’un viticulteur : Ils proposent un « petit plat » accompagné d’un verre de vin de Pessac- Léognan
Le Chef parle de sa recette et le viticulteur parle de son vin devant le public

Le « petit plat » + 1 verre de vin 12 euros
2 mini plats + 2 verres de vin 23 euros
3 mini plats + 3 verres de vin 35 euros 

Les Chefs présents

Vivien DURAND – Le prince noir, LORMONT (33)

Fabian FELDMAN – L’Impertinent, BIARRITZ (64)

Patrice LUBET – Restaurant Jean des Sables Cousseau, HOSSEGOR (40)

Richard DAULAY – Maison SUKALDARI, ARCANGUES (64)

Ludovic LEGOARDET – Glouton, BORDEAUX (33)

Xavier ISABAL – Ithurria, AINHOA (64)

Fabrice IDIART – Restaurant ILURA, SAINT JEAN DE LUZ (64)

Frédéric LAFON – L’oiseau Bleu, BORDEAUX (33)

(attention l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération)

21 Mai

1 400 bouteilles de Romanée-Conti aux enchères ce 22 mai à Genève

Plus de 1 400 bouteilles du prestigieux domaine de la Romanée-Conti, en Côte-d’Or, sont mises aux enchères. Les prix devraient s’envoler pour ce vin classé parmi les plus chers au monde. Estimation 4 millions d’euros.

De nombreuses Romanée-Conti parmi ces vieilles bouteilles

De nombreuses Romanée-Conti parmi ces vieilles bouteilles

Qui vend ces centaines de bouteilles de Romanée-Conti ?

Cette vente exceptionnelle, organisée par la maison d’enchères Baghera Wines, aura lieu à Genève dimanche 22 mai 2016.

Ces bouteilles appartiennent à un seul investisseur qui souhaite rester dans l’anonymat. Les précieux flacons sont conservés depuis une quinzaine d’années aux Ports-Francs de Genève (un espace exempté de droits de douane et de taxes).

Les 266 lots du domaine de la Romanée-Conti qui seront proposés dimanche représentent un ensemble de 1 407 bouteilles, magnums et jéroboams de 7 grands crus produits entre 1952 et 2011 (Romanée-Conti, La Tâche, Richebourg, Romanée-Saint-Vivant, Grands Echezeaux, Echézeaux, Montrachet).

100 000 personnes sont sur liste d’attente et espèrent un jour acheter une bouteille.

A quel prix seront vendues ces bouteilles ?

Les estimations par lot débutent à 1 445 euros pour une bouteille de La Tâche 1966. Elles atteignent entre 108 000 et 180 600 euros pour 12 bouteilles de Romanée-Conti 1988. L’ensemble de ces lots est estimé à 4 millions de francs suisses.

Régulièrement, les prix de vente des Romanée-Conti battent des records. Ainsi, en octobre 2014 par exemple, 114 bouteilles de Romanée-Conti avaient été vendues aux enchères à Hong Kong. La vente avait rapporté 1, 292 million d’euros, soit plus de 11 000 euros la bouteille ou 1 300 euros le verre.

Le lot 1 ce sont 12 bouteilles de Romanée Conti de 1978 © Baghera

Le lot 1 ce sont 12 bouteilles de Romanée Conti de 1978 © Baghera

Les grands crus du domaine de la Romanée-Conti figurent parmi les plus chers au monde en raison notamment de leur rareté. En effet, le domaine est très petit : il compte une trentaine d’hectares dont seulement un hectare est dédié au grand cru Romanée-Conti.

En 2016, seulement 200 bouteilles environ pourront être produites. Il existe une liste d’attente : elle compte 100 000 personnes qui espèrent un jour acheter une bouteille.

Avec AFP et France 3 Bourgogne

Une idée de sortie ce week-end: portes-ouvertes au château Rayne Vigneau

Venez découvrir le château de Rayne Vigneau, à travers son terroir exceptionnel, son chai et ses vins. Ce 1er cru classé de Sauternes se tourne résolument vers l’oenotourisme.

Le château de Rayne-Vignau, 1er cc de Sauternes, à Bommes en Gironde © Jean-Pierre Stahl

Le château de Rayne-Vignau, 1er cc de Sauternes, à Bommes en Gironde © Jean-Pierre Stahl

Connaissez-vous le Château de Rayne Vigneau ? C’est ce 1er Grand Cru Classé de Sauternes à Bommes (Gironde) qui s’étend sur 84 hectares d’un seul tenant. Son sous-sol de graves sablonneuses révèle d’étonnantes richesses, agates, saphirs, cristaux de roche, annonciatrices d’un vin précieux.

Depuis son ouverture au public en 2013 et sa promotion dans la catégorie « Découverte et Innovation » lors de la 13e cérémonie du célèbre concours international Best Of Wine Tourism 2016, organisé par la CCI de Bordeaux, Rayne Vigneau s’inscrit dans une véritable dynamique de développement oenotouristique.

« C’est inédit, le Château de Rayne Vigneau prend racine et s’implante comme un véritable territoire d’accueil et terroir de destination en plein cœur du sauternais ».

Pour partager cet enthousiasme, le Château de Rayne Vigneau ouvre ses portes le samedi 21 et le dimanche 22 mai 2016 pour une visite de la propriété et une dégustation de ces précieux Sauternes.

« Nous vous invitons sur la propriété, le temps d’un instant au château, pour venir partager notre passion du vin », Vincent Labergere.

Un large choix d’activités vous est proposé:

– La visite-dégustation libre (avec ou sans rendez-vous) de Rayne Vigneau, accompagnée par les professionnels de la propriété.
-Les Ateliers d’assemblage, uniques en leur genre sur l’AOC Sauternes-Barsac, avec le sommelier du Château, 79€ttc
– Les Dégustations perchées, uniques en France, en compagnie de Vincent Gallé, professionnel en Grimpe d’Arbres. 19€ttc
-Les balades à cheval pour découvrir notre terroir en son cœur, 10€ttc
-La restauration sur place à partir de 6€ttc

Avec Rayne-Vigneau

20 Mai

Bordeaux 2015 : le guide de Jacques Dupont, ses 924 vins sélectionnés et ses petites pépites…

Un monde pas possible. Au Bistrot du Sommelier, plusieurs centaines de personnes se sont pressées hier soir à la présentation du guide des vins de Jacques Dupont sur le millésime 2015. Jacques Dupont y révélait ses 924 vins sélectionnés dont 209 à moins de 10 euros.

Jacques Dupont, Virginie Calmels et © JPS

Jacques Dupont, Virginie Calmels avec Etienne Gernelle, directeur du Point © Jean-Pierre Stahl

Un travail de bénédictin. Jacques Dupont a goûté pour vous plus de 2000 vins, une fois, deux fois et même parfois plus… Cinq semaines passées dans le vignoble bordelais, du 21 mars au 21 avril, à goûter les Bordeaux en primeurs.

Il a dévoilé ses notes globales pour les appellations et régions viticoles : « 18 pour les Margaux, Saint-Emilion et satellites Castillon, 17 pour les blancs secs et 18 pour les liquoreux. » 

Bordeaux avait un petit peu besoin d’un grand millésime, car depuis 2010 ils n’ont pas eu des vins sur lesquels ils pouvaient espérer des prix un petit peu plus élevés » Jacques Dupont

Mais tout le travail de bénédictin de Jacques Dupont (qui réalise son Guide depuis 1999) consiste à déguster à l’aveugle et de dénicher de petites pépites : ainsi il en a retenu cette année 209 à moins de 10 euros dont le Château Croix-du-Trale, un Haut-Médoc à Saint-Seurin -de-Cadourne.

Encore une pépité dénichée par Jacques Dupont : château Croix-du-Trale avec Stéphane et Sandra Négrier © Jean-Pierre Stahl

Encore une pépité dénichée par Jacques Dupont : château Croix-du-Trale avec Stéphane et Sandra Négrier © Jean-Pierre Stahl

Jacques Dupont commente en ligne sur le compte Twitter  du Point son analyse sur le « 2015, c’est un très bon millésime, mais ce n’est pas non plus le millésime du siècle; il ne faut pas écouter les sirènes. Ce n’est pas 2010, ce n’est pas 2005; ce qui fait un très bon millésime à Bordeaux c’est quand tout est bon les secs, les liquoreux, les secs, le nord, le sud, les blancs, les rouges, or ce n’est pas le cas là. Le Nord est un peu plus dilué que le sud : St Estèphe a pris beaucoup plus de pluies au moment des vendanges que Margaux qui est dans le sud. »

Quant à son coup de coeur pour le Château Croix-du-Trale:  « Nous c’est vraiment une exploitation familiale de 17 ha et c’est ce qui lui a plu », m’explique Stéphane Negrier. « Au mois de septembre, on va travailler les 3 générations ensemble avec mon père. La plus grande (de mes filles) va s’occuper de la partie commerce et la plus petite de la vigne. » Stéphane et Sandra Négrier viennent d’obtenir la note de 15 et un coup de coeur de Jacques Dupont pour leur Haut-Médoc vendu en primeur à 7,40 € TTC.  « Une qualité très pour un prix très bas, » commente encore Stéphane Négrier. « On utilise 40 % de barriques neuves pour apporter un peu de corps et de la longueur mais on ne veut pas non plus des vins trop boisés. »

François

François Despagne (Grand Corbin-Despagne), à droite, et Jean-Pascal Navailles (Vinimarché Pessac) © JPS

Rive droite, il y a aussi ces piliers de la qualité en la personne de François Despagne, 20e générations de vignerons à Saint-Emilion. Il a obtenu la note de 17 et un coup de coeur pour son château Grand Corbin-Despagne en Saint-Emilion Grand Cru Classé. « On est content. Cette année on est sorti un peu plus cher car le millésime est super à 22,5 HT ou 27 € à la propriété. » Et d’analyser fort justement : « En dessous de 30 €, le marché français y va. En plus, moi je suis en bio, c’est hyper exigent, il y en a un peu moins. Mais il y a un gros travail derrière. »

Fabrice Bernard, le directeur de Millésima, est bien sûr de la soirée : « ce 2015 est vraiment intéressant, on sent que les particuliers ont envi de le suivre. On  a certains particuliers qui n’avaient pas commandé depuis le millésime 2000 ou pour d’autres depuis le 2009 et là ils reviennent. Les indicateurs sont vraiement forts. Quant aux prix ? Il y en a (des châteaux) qui ont été malins et ont pratiqué un prix intelligent inférieur à 2005, d’autres ont voulu tutoyer le 2009… »

Frédéric Faye (château Figeac) et Fabrice Bernard (Millésima) © JPS

Frédéric Faye (château Figeac) et Fabrice Bernard (Millésima) © JPS

Et Fabrice Bernard de venir déguster avec Frédéric Faye de château Figeac, grand cru classé de Saint-Emilion. Ce château a obtenu une note de 18 auprès de Jacques Dupont et de 99/100 par Neal Martin (Wine Advocate). « C’est un vin unique par son encépagement. Saint-Emilion, c’est le royaume du merlot. Nous on a 3 collines de graves, une exception géologique, on utilise beaucoup de cabernet sauvignon, très profond, complet, et à maturité apporte de la fraîcheur. Ce 2015, il a le velouté et la texture du 2009, la fraîcheur et le classicisme du 2010 », selon Frédéric Faye directeur de château Figeac.

Hélène Brochet (château Montrose), Xavier Planty (château Guiraud) et Valérie Descudet (CIVB)  © JPS

Hélène Brochet (château Montrose), Xavier Planty (château Guiraud) et Valérie Descudet (CIVB) © JPS

Parmi les grands châteaux présents, Xavier Planty et château Guiraud, 1er cru classé de Sauternes en bio. Celui-ci s’apprête à partir pour Vinexpo Hong-Kong: « ça bouge beaucoup là-bas. Un accord a été signé par Alibaba, le plus gros site de vente par internet, avec le plus gros importateur chinois ASC… »

L’autre grand sujet de préoccupation alors que l’on est en pleine DUP, c’est la LGV qui risque d’impacter Sauternes et la célèbre forêt de hêtres millénaire qui permet le rafraîchissement du Ciron et la formation de brouillard nécessaire à la formation de botrytis : « j’ai du mal à envisager que l’on détruise ce biotope ! » En attendant la note 17,5 pour Guiraud et le coup de coeur de Jacques Dupont ont de quoi le réjouir. Des Sauternes de plus en plus apprécié aussi en Chine et spécialement la semaine prochaine à Vinexpo Hong-Kong.

Pour en savoir plus : achetez ce week-end Le Point avec son supplément « Bordeaux le millésime 2015 – Le guide de Jacques Dupont » ou lire sur internet : Le Point Vins

19 Mai

« Le Bordeaux », la mythique brasserie signée Gordon Ramsay

Le chef étoilé écossais Gordon Ramsay met encore un peu plus son emprise sur Bordeaux. Il ouvre au sein du Grand HôteI-Intercontinental sa propre brasserie « Le Bordeaux –  Gordon Ramsay ».

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Depuis plus de 160 ans, les Bordelais ont fréquenté ce lieu connu sous le nom de « Café de Bordeaux ». C’est en 1850 qu’il avait été rebaptisé ainsi, à l’emplacement de l’Hôtel de Sacriste de Rolly, descendant de Jeanne d’Albret la mère d’Henri IV.

Un établissement fréquenté par Victor Hugo et Toulouse Lautrec, à la terrasse très prisée et à la cave toute aussi célèbre avec près de 30 000 bouteilles.

A son tour Gordon Ramsay compte lui redorer son blason, après avoir signé la carte du restaurant étoilé Le Pressoir d’Argent depuis septembre dernier, le voici en quête d’un nouveau challenge.

© Gordon Ramsay sur la terrasse du Grand Hôtel de Bordeaux tournant, le dos à ...l'Opéra Théâtre

© Gordon Ramsay sur la terrasse du Grand Hôtel de Bordeaux

« Au Bordeaux », Gordon Ramsay va être secondé par Alex Thiebaut, chef de cuisine et ancien chef du restaurant Maze à Londres.

Gordon Ramsay se fait fort de servir des spécialités du Sud-Ouest avec une touche british : « boeuf Wellington à savourer à 2, 3 ou 4…Fish&Chips, Escargots de Loupiac, Salade Landaise… » seront ainsi proposés à la carte.

La décoration du restaurant dans le style Belle-Epoque est signée par Jacques Garcia, le décorateur de l’Hôtel, dans des tons vert-bouteille, rouge-Bordeaux et or-liquoreux, rendant ainsi hommage aux vins de Bordeaux.

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