31 Août

Le Spécial Vin de Jacques Dupont sort le 8 septembre

Jacques Dupont et son ami Olivier Bompas, sommelier, ont travaillé tout l’été pour sortir ce numéro spécial du Point le 8 septembre sur les foires aux vins et les opportunités à ne pas louper. Un vrai guide pour s’y retrouver.

Jacques Dupont © Jean-Pierre Stahl

Jacques Dupont le journaliste et « Monsieur Vin » du Point © Jean-Pierre Stahl

UN SPECIAL VIN SUR LES FOIRES AUX VINS

Jacques Dupont : « je crois qu’au départ quand on a commencé, on avait 2 ou 3 enseignes qui les faisaient et là je crois qu’on en a 35 en comptant les sites et les cavistes qui s’y mettent aussi. Donc, nous on épluche les listings en amont, on travaille tout l’été pour vraiment que les gens puissent faire des affaires dans les foires aux vins. On part de listings où il y a 30000 étiquettes et on finit entre 900 et 1000 vins sélectionnés, car c’est comme pour les soldes il y a des fausses soldes et des vraies »

COMMENT S’Y RETROUVER ?

« On a 20 ans de métier derrière et donc on connaît à peu près les vins et on vérifie tout, si c’est vraiment une cuvée ou quelque chose qui a été fait pour l’occasion. On vérifie les prix aussi, si ce sont des prix soldés ou si ce ne sont pas des prix soldés et à ce moment-là on retient ce qui est intéressant ».

« C’est vrai qu’on fait de très bonnes affaires dans les foires aux vins et il y a un petit élément en plus cette année, c’est que le millésime 2014 commence à rentrer dans les FAV et il est beaucoup moins cher que les 2010 et toutes ces années où celà a flambé terriblement. 2014 est un très bon millésime, un peu méconnu, pas reconnu internationalement en tout cas, ce qui permet aux Français de faire de très bonnes affaires. Dans le reportage de Jean-Pierre Stahl qui parlait de la Vinothèque, par exemple eux, ils ont un très beau catalogue, on les a retenus dans le Point avec des magnums, des choses comme cela, c’est intéressant bien sûr. »

TOUJOURS AUTANT DE BORDEAUX ?

« Bordeaux domine toujours mais sa part s’éfritte un petit peu parce qu’il y a d’autres régions qui ont fait de gros efforts et les prix très élevés des Bordeaux -une quarantaine de grands crus qui ont monté les prix en 2010- ont un peu effrayé la clientèle. Ils se sont reporté sur la Loire, le Languedoc, d’autres régions qui sont plus abordables.

PEUT-ON SE FIER AUX VINS MEDAILLES OU COUPS DE COEUR?

« Mais non, vous connaissez la grande distribution, vous savez que ce ne sont pas des philantropes, alors quand eux dans leur catalogue ils vous mettent coup de coeur c’est qu’ils ont une belle marge ou de gros volumes, mais ça ne veut pas dire que vous faites une très bonne affaire. C’est pour cela que l’on passe autant de temps à éplucher tout cela. On peut faire de très bonnes affaires, mais ce ne sont pas forcément les médailles ou coups de coeur que se distribue ou s’auto-distribue la grande distribution. »

DES FOIRES AUX VINS QUI FONCTIONNENT JUSQU’EN OCTOBRE…

« Il y a en effet des enseignes qui démarrent très tôt et d’autres plus tardives comme Leclerc qui ferme le ban car ce sont les FAV les plus tardives, avant il y a toutes les autres enseignes qui défilent. Mais cette année, j’ai trouvé que c’était très bien fourni, y compris sur internet… Les sites ont commencé avec des prix trop élévés il y a quelques années, aujourd’hui ils sont très concurrentiels. Et on va trouver des vins que l’on ne trouve pas parfois dans la grande distribution, car ils ont besoin de moins de volumes. »

Interview réalisée par MP D’Abrigeon avec le concours de JP Stahl.

 

Jacques Dupont sur les foires aux vins

Les foires aux vins démarrent en août sur les chapeaux de roues

C’est l’ouverture ce matin de la foire aux vins chez Lidl. L’ancien hard-discounter organisait hier une première soirée dégustation avec les propriétaires de domaines et de châteaux dont Bernard Magrez à Arès en Gironde. Un lancement en fanfare avec également la Vinothèque qui commence demain. Ces deux enseignes ont déjà une semaine d’avance sur internet. Des foires aux vins de plus en plus importantes et précoces. 

Coup d'envoi national de la foire aux vins chez Lidl à Arès en Gironde © JPS

Coup d’envoi national de la foire aux vins chez Lidl à Arès en Gironde © JPS

Les amateurs, connaisseurs et fidèles clients se bousculent. Il est 20h30 ce mardi 30 août et ils ont attendu sagement l’ouverture de ce tout nouveau Lidl d’Arès qui a vu les choses en grand. Grandes lettres éclairées par des leds, tapis rouge le long d’une grande allée de bouteilles, et au fond un vaste espace de dégustation avec les vignerons et propriétaires de domaines.

Pour l'apéritif un petit blanc de Graves © JPS

Pour l’apéritif un petit blanc de Graves © JPS

Un moment privilégié pour les 200 personnes invitées qui ont la primeur de découvrir ce soir-là les vins en promotion à la vente et surtout la possibilité de les déguster :  « c’est pour acheter directement quelques bouteilles pour moi ou pour des amis et pour repérer » confie Jean-Pierre Vinel de Pessac venu en éclaireur pour déguster et faire son choix.

Jean-Pierre Vinel a conservé la tenu décontractée des vacances pour cette foire aux vins qui démarre en août désormais © JPS

Jean-Pierre Vinel a conservé la tenu décontractée des vacances pour cette foire aux vins qui démarre en août désormais © JPS

Il y a aussi Guillaume et Valentina qui ont une idée sur leur gamme de prix « un peu plus de 10 € » et Gilbert Béreau qui se réjouit d’avoir déjà pu déguster un bon Graves en blanc Château de Carolle et d’avoir rencontré Jean-Claude Mas propriétaire en Languedoc-Roussillon ou encore Bernard Magrez, le propriétaire de 4 grands crus classés à Bordeaux.

FOIRE AUX VINS 2016 034

Bernard Magrez est en effet très heureux d’être présent ce soir-là chez Lidl, il propose à la dégustation château Fombrauge et La Tour Carnet en 2014 notés comme exceptionnels 92 et 90 :  « c’est une bonne occasion pour moi de connaître les amateurs de vin, de voir ce qui plaît ou ce qui ne plaît pas, d’avoir leur approche en particulier.  Pour moi c’est une belle école, j’apprends beaucoup (à leur contact). Depuis 3 ans, ils ont une offre de haute qualité et même de très haute qualité car ils proposent des Yquem et autres. Pour nous, on y trouve des amateurs de vins et c’est important, je le répète d’écouter leurs souhaits, leurs appréciations, leur mémoire du vin. C’est très enrichissant.

Bernard Magrez en véritable star hier de la foire aux vins © JPS

Bernard Magrez en véritable star hier de la foire aux vins avec Guillaume et Valentina © JPS

Tout le monde sait bien aujourd’hui que pour faire des affaires, il faut goûter les vins avant de les acheter, les prix sont intéressants, par conséquent tout est réuni. On connaît le vin que l’on achète et il n’y a pas de déception. » Bernard Magrez

Bernard Magrez avec la team Lidl et amateurs de rugby © JPS

Bernard Magrez avec la team Lidl, amateurs de vin et de rugby © JPS

Il est vrai que cette année cette enseigne de hard-discount est encore montée en gamme avec ses ventes sur internet , mais également dans ses magasins: « pour la 3e année, on y propose des grands crus classés, des noms très connus en France et dans le monde tels que Yquem et Dom Pérignon cette année (qu’on vend uniquement sur internet, « bien évidemment pour faire de la com mais pour attirer aussi des nouveaux consommateurs »), mais on n’oublie surtout pas le consommateur historique pour qui on affiche 140 références et quelques perles comme le vin de Jean-Claude Mas que l’on vend à 4,29€ », m’explique Michel Biéro, gérant des achats chez Lidl France.

Les chais de la Vinothèque et de la maison de négoce Dubos à Bordeaux © JPS

Les chais de la Vinothèque et de la maison de négoce Dubos à Bordeaux © JPS

Cette course des foires aux vins a déjà débuté la semaine dernière sur internet avec de nombreux concurrents dont la Vinothèque de Bordeaux qui a commencé le 25 août. Dans ses chais rive droite, les commandes battent leur plein, des cartons et caisses pleines mais aussi des cartons panachés sont préparés par les employés.

Préparation des cartons panachés à la Vinothèque © JPS

Préparation des cartons panachés à la Vinothèque © JPS

Dans ces chais aux 2 millions de bouteilles, Noémie Lavigne directrice marketing et commerciale est heureuse de faire plaisir au consommateur :  » nous achetons en direct à la propriété et nous conservons ici dans ces chais de vieux millésimes ».

Dans les foires aux vins nous essayons de proposer à l’internaute ou à l’acheteur en magasin des pépites sur des millésimes anciens comme 1989 , 1995 ou 1997, une grande variété avant 2010″, Noémie Lavigne Vinothèque de Bordeaux.

La team de la Vinothèque avec Omar Di Salvatore à gauche © JPS

La team de la Vinothèque avec Omar Di Salvatore à gauche © JPS

Des foires aux vins en grande distribution, sur internet et chez les cavistes. A deux pas de la Colonne des Girondins de Bordeaux, la célèbre cave de la Vinothèque prépare sa valse des étiquettes. La foire en boutique démarre le 2 septembre et la soirée spéciale avec viticulteurs aura lieu le 7 septembre. Un moment intense pour l’ensemble des employés et Omar Di Salvatore pour qui ce sera sa première en tant que directeur:

Pour nous, ça représente 20 000 bouteilles et plus ou moins 20 % du chiffre d’affaire », Omar Di Salvatore directeur Vinothèque de Bordeaux.

Durant ces 6 semaines de foire aux vins, les consommateurs un peu perdus dans cette jungle des références, pourront se faire conseiller en magasins, éplucher les brochures avant de se précipiter ou encore lire la presse spécialisée avec notamment le numéro Spécial Vin du Point qu’ont préparé durant tout l’été Jacques Dupont et son ami sommelier Olivier Bompas.

Ces foires aux vins restent un moment de plaisir, de recherches et d’échanges de bons tuyaux entre amis. Des foires aux vins très juteuses qui représentent près de 20 % du chiffre d’affaire des rayons vins dans l’ensemble des enseignes de la grande distribution.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot et Françoise Dupuis :

(l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération).

30 Août

Vendanges 2016 : espoirs contrastés, radioscopie des régions viticoles de France

Tous les vignobles français sont dans les starting-blocks pour les vendanges de septembre, mais les espoirs sont contrastés selon les régions. Voici un tour d’horizon des récoltes prévisibles de quelques régions viticoles de l’hexagone.

A SaintEmilion, une vigne assez homogène aussi, seuls quelques jeunes plants peuvent souffrir du manque d'eau © JPS

A Saint-Emilion dans un cru classé © JPS

VALLEE DU RHONE

Retour à un calendrier classique avec les zones les plus précoces de la partie méridionale de la vallée du Rhône qui vont commencer à récolter le raisin autour du 10 septembre tandis que les secteurs septentrionaux les plus tardifs débuteront les vendanges fin septembre.

« On retrouve le différentiel habituel d’une quinzaines de jours (entre les deux zones), l’année est classique à plus d’un titre », souligne  Françoise Dijon, responsable de l’Observatoire de la qualité et du vignoble pour Inter-Rhône, l’interprofession des vins de la vallée du Rhône. « Cet été on a été à l’abri, il n’y a pas eu d’accidents phytosanitaires ni climatiques », hormis un épisode de grêle sur les vignes de Tain-l’Hermitage (Drôme) en juin, ajoute-t-elle.

Les conditions climatiques sèches et chaudes pour la basse vallée du Rhône, mais sans pics de chaleur, ont été bénéfiques au vignoble qui présente « de beaux feuillages, des sorties de raisin régulières » avec néanmoins « quelques coulures sur le grenache en altitude dans les dentelles de Montmirail » (Vaucluse). Côté volume, les premiers prélèvements de maturité effectués laissent apparaître « des poids de baies très inférieurs par rapport à l’année dernière », mais les raisins sont encore en phase de maturité. Cependant, « si le phénomène de sécheresse se poursuit, ça peut impacter le volume à la baisse », souligne Françoise Dijon. Dans les vignobles septentrionaux, arrosés par des pluies régulières, « la charge est classique et confortable, sans excès, il n’y aura pas de petites récoltes. C’est plutôt bien », se réjouit l’oenologue.

CHAMPAGNE

L’Aisne se prépare avec anxiété. Au même titre que la Marne et l’Aube, 39 communes de l’Aisne se trouvent dans l’aire géographique de l’appellation Champagne et se tiennent donc prêtes pour les vendanges qui devraient démarrer aux alentours du 20 septembre. Environ 8.000 vendangeurs sont attendus pour travailler dans les 3.270 ha de vignes axonaises, selon les chiffres du Syndicat général des vignerons de la Champagne. La récolte s’annonce médiocre, l’Aisne n’ayant pas échappé aux aléas météorologiques de cette année. « Certains vignerons ont eu du gel au printemps puis de la grêle autour du 14 juillet, sans compter les gros écarts de température cet été », indique Isaline Sanches-Rego, exploitante viticole à Essômes-sur-Marne.

Après la prolifération du mildiou, les parcelles pourraient être touchées par la pourriture. « Nous sommes dans l’incertitude et tout va se jouer au dernier moment », admet-elle. Comme tous les vignerons champenois, les exploitants axonais pourront toutefois compenser leur mauvaise récolte en puisant dans leur réserve constituée de vin issu des récoltes précédentes.

BORDEAUX

Tous les signaux sont au vert. « « La floraison s’est très bien déroulée avec un bon potentiel à la sortie, la véraison s’est passée dans de très bonnes conditions et les maladies ont été contenues par les fortes températures, il y a aujourd’hui un joli état sanitaire au niveau du feuillage ».

Il y a de quoi être très optimiste car les conditions météorologiques ont été exceptionnelles », Paul Godard de Beaufort, oenologue-conseil à la Chambre d’agriculture de la Gironde.

On dit que le mois d’août fait la qualité du moût et il a été très sec avec des nuits assez fraîches, donc parfait ». Les vendanges devraient débuter début septembre pour les crémants, du 10 au 20 septembre pour les blancs et pas avant début octobre pour les rouges, soit un peu tardivement, mais tout dépendra de la climatologie de l’automne. « Un peu d’eau, quelques jours début septembre, ferait le plus grand bien avant les vendanges », espère-t-il.

ALSACE

Retour à la normale en vue. « Nous attendons une belle récolte, de l’ordre de 1.180.000 hectolitres, qui constituera un retour à la normale après trois années de petites récoltes déficitaires », estime le directeur du Comité interprofessionnel des vins d’Alsace (CIVA), Jean-Louis Vézien.

« Alors que nous avons eu ces dernières années des vendanges précoces, celles-ci devraient commencer à une date plus proche des moyennes historiques, traditionnellement début septembre pour les crémants, et à partir de la mi-septembre pour les vins tranquilles, du fait d’un printemps froid et pluvieux qui a retardé la floraison. L’Alsace a été épargnée cette année par les catastrophes climatiques: ni gel, ni grêle dans le vignoble. Et le mildiou a été maîtrisé, malgré quelques dégâts ici ou là ».

JURA

Des dégâts mais du volume. « Le vignoble du Jura a échappé aux gelées printanières et il a été épargné par la grêle, mais 20 à 25 % des grappes ont disparu à cause du mildiou et l’esca, une maladie qui conduit à la mortalité des pieds de vigne, a également fait des dégâts avec un taux de mortalité des ceps de 5%. Deux cépages, le savagnin, avec lequel on fait le vin jaune, et le trousseau ont été particulièrement touchés », détaille Jean-Charles Tissot, président du Comité interprofessionnel des vins du Jura. Mais malgré ces maladies, il espère une récolte
« globalement supérieure à celle de l’année dernière » (70.000 hectolitres en 2015). Les vendanges jurassiennes débuteront entre le 20 et le 25 septembre.

AFP

Rencontre avec Pierre Arditi à l’Institut Bernard Magrez le 13 septembre

L’Institut Culturel Bernard Magrez vous propose de partager un moment exceptionnel avec l’un des grands acteurs français Pierre Arditi autour de sa vie d’acteur et de ses choix d’art de vivre.

Pierre Arditi, une passion en bouteilles... © JPS

Pierre Arditi, une passion en bouteilles… © JPS

L’interprétation de Pierre Arditi a marqué « ART » la pièce de Yasmina Reza longtemps demeurée à l’affiche. Portant des interrogations souvent évoquées au cours des rencontres organisées par l’Institut Culturel Bernard Magrez – Qu’est-ce que l’art ? Quand un travail pictural, sculptural, devient-il une oeuvre d’art ? Quel rôle l’art joue-t’il dans la culture et ses incidences sociales ? – « ART » met en scène la création contemporaine.

Associant culture et l’art de la dégustation, depuis cinquante ans Pierre Arditi mène de front sa carrière de comédien et – en parallèle – celle d’amateur éclairé de vin… ses deux passions ayant fusionné pour produire la série télévisée très populaire « Le sang de la vigne ».
Faisant partie des grands acteurs de cinéma et de théâtre français, Pierre Arditi baigne dans l’univers artistique dès sa plus tendre enfance avec un père, Georges Arditi, célèbre pour sa peinture, mais pas pour ses goûts viticoles « Mon père n’y connaissait rien et buvait de la piquette. »

C’est sur les conseils de sa soeur, l’actrice Catherine Arditi inscrite au cours d’art dramatique de Tania Balachova, que le jeune Pierre Arditi décide de prendre des cours de comédie.

Si c’est sur les planches qu’il entame sa carrière en 1974, c’est au cinéma que le grand public le découvre en 1979, dans le film « Mon oncle d’Amérique ». Dès lors, son succès ne se dément plus. Pierre Arditi enchaîne les collaborations de haut vol avec les plus grands réalisateurs.

Il vient à l’Institut Culturel Bernard Magrez pour se confier sur sa vie d’acteur et sur sa passion épicurienne et philosophique pour le vin ainsi décrite « Quand on boit du vin, on goûte le monde, on boit l’humanité, dans tous les sens du terme. On boit une géographie, des paysages, des hommes ou des femmes, on boit nos vies passées, présentes et, peut-être, à venir. Faire du vin, c’est créer. On fait le vin du vigneron et de l’homme qu’on est. De la même façon qu’on est l’acteur de l’homme qu’on est. »

Rencontre avec Pierre Arditi à  20 h au château Labottière, avec en suivant dégustation des vins de Bernard Magrez et de tapas dans les salons du château (participation 12 €, étudiant 6€)

Réservation au 05 56 81 72 77 ou http://www.institut-bernard-magrez.com/

29 Août

« Entre les Vignes », conversations libres avec des vigneronnes et des vignerons de Bourgogne

Voici un nouvel ouvrage qui va passionner le monde du vin. Loin du star-système et des discours convenus, 15 vignerons se livrent à coeur ouvert sur leur vie et leur labeur. A travers ces profils contrastés, ils dévoilent leur vision du métier, sans langue de bois.

Couverture-EntreLesVignes

C’est en Bourgogne que les auteurs ont choisi de poser leurs valises, dans cette région viticole historique, soumise à une forte pression économique, et qui concentre sur un minuscule périmètre toutes les problématiques commerciales, environnementales et éthiques. Parce qu’ils sont à la fois producteurs de leur matière première, transformateurs et distributeurs, parce qu’ils sont en contact direct avec le consommateur final, les vignerons sont aujourd’hui les plus à même d’évaluer ce système, de le juger et de le faire évoluer. Ces quinze artisans ont choisi des voies de viticulture et de vinification différentes, mais ont tous en commun de s’exprimer avec honnêteté sur leurs choix, quels qu’ils soient, et de privilégier la qualité des vins de terroir à la facilité des vins de mode.

Les vignerons : Oronce de Beler, Athénaïs de Beru, Jean-Yves Bizot, Pierre Boillot, Renaud Boyer, Dominique Derain, Pierre Fenals, Emmanuel Giboulot, Thierry Glantenay, Julien Guillot, Antoine Jobard, Marie-Christine et Marie-Andrée Mugneret, Claire Naudin, François de Nicolay et Cécile Tremblay.

« Entre les Vignes » : textes Guillaume Laroche Photos Harry Annoni Expertise Frédéric Henry. Disponible dans les librairies spécialisées ou autres, et chez des cavistes, dès le 30 août aux éditions Reverse (29 €)

Soirée de lancement du livre le mercredi 7 septembre aux Hospices de Beaune.

Pour en savoir plus : www.entrelesvignes.net

La rentrée des soirées dégustations avec les vignerons indépendants

A chacun sa rentrée. Le 1er septembre ce sera la rentrée générale dans les écoles, collèges et lycées partout en France. Eh bien, ce sera aussi pour les plus grands la rentrée des soirées dégustations à Artigues-près-Bordeaux.

Les soirées dégustations © chez les vignerons indépendants

Les soirées dégustations © chez les vignerons indépendants

C’est un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs de vin. Chaque premier jeudi du mois, depuis 2006, sont organisées des soirées d’initiation à la dégustation à la Maison des Vignerons Indépendants d’Artigues-près-Bordeaux.

Au programme : un thème, 5 vins à déguster, un vigneron présent pour parler de son appellation, de son terroir, de son vin et un animateur professionnel pour vous guider et apprendre les techniques de dégustation.

La formule se retrouve enrichie dès septembre par un buffet qui clôturera la dégustation en toute simplicité et convivialité !

Calendrier du second semestre 2016 :

1er septembre : Satellites de Saint-Émilion

6 octobre : Bordeaux et Bordeaux Supérieur

3 novembre : Médoc et Haut-Médoc

1er décembre : Déclinaison de blancs du Sud Gironde

15 décembre : Soirée Prestige 10 ans 2006/2016 ! avec dégustation de 7 grands vins d’appellations autour d’un buffet gastronomique

Ces soirées dégustation se déroulent dans une ambiance chaleureuse et conviviale, dans un créneau horaire de 18h45 à 21h. Des jeux autour du vin font gagner des bouteilles aux participants et chaque participant repart avec une bouteille !

Le montant de la participation par personne est de 20 euros pour les soirées mensuelles et de 35€ pour la soirée Prestige. Il est vivement conseillé de réserver à l’avance, le nombre de places étant limité à 50 personnes par séance.

Renseignements au 05.57.77.35.25.

28 Août

Participez aux vendanges du château La Lande de Taleyran le 28 septembre

Bordeaux Wine Trip vous propose une « journée terroir et vendanges ». L’occasion insolite de participer aux vendanges sur une demi-journée, de visiter et déguster des vins  à Planète Bordeaux et de participer à un déjeûner champêtre au château la Lande de Taleyran.

Venez découvrir les charmes des appellations Bordeaux et Bordeaux supérieurs à l’occasion de cette journée vendanges !

Le temps d’une journée, venez savourer un instant gourmand entre repas au château et atelier vendanges, des activités qui enchanteront les vignerons amateurs et oenophiles !

09h00 : Rendez-vous avec votre guide devant l’Office de Tourisme de Bordeaux

09h15 : Départ de l’Office de Tourisme en direction de Planète Bordeaux, un lieu unique qui invite le visiteur, néophyte ou amateur à un voyage multisensoriel dans l’univers des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur

09h45 – 11h00 : Visite de l’espace interactif et dégustation de 3 vins des appellations Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Au travers de techniques audiovisuelles et scénographiques spectaculaires, tous les secrets qui entourent la naissance et la vie du vin sont révélés (le terroir, les cépages, les paysages, le cycle de la vigne et du vin…).

11h00 – 12h15 : Un atelier culinaire vous sera proposé en compagnie du chef Olivier Straehli. Vous serez alors guidés dans la confection de 2 bouchées apéritives ; à la fin de cette matinée, vous pourrez déguster les mets réalisés par chacun d’entre vous qui seront accordés avec les vins les plus appropriés de notre cave.

13h00 – 14h30 : Arrivée au Château La Lande de Taleyran où un repas champêtre vous sera offert en présence du proprietaire Mr Arnaud BURLIGA. Un déjeuner composé de savoureuses spécialités locales vous sera servi accompagné des vins du château : charcuterie – grillades – pommes de terre au four et crème aux herbes -tarte vergeoise aux pommes ou clafoutis – café.

14h30 – 17h30 : La journée se poursuit par un atelier vendanges au château La Lande de Taleyran où vous pourrez appréhender de plus près le métier de vigneron, à l’époque où la récolte bat son plein dans le vignoble : participation à la cueillette du raisin, dégustation de différentes baies de raisin dans les vignes, visite des chais, explications sur les différentes techniques de vinification, dégustation des moûts de raisins. Pour finir la journée, vous aurez à nouveau l’opportunité de déguster les vins de la propriété et la possibilité d’acheter les vins proposés.

18h00 : Retour à Bordeaux

Information Circuit

Rendez-vous à 9h00, à l’Office de Tourisme de Bordeaux 12 cours du XXX Juillet Le Mercredi 28 septembre 2016, de 9h15 à 18h00.

Un minimum de 15 personnes est nécessaire pour confirmer la réalisation du tour. Merci de contacter visites@bordeaux-tourisme.com la veille pour savoir si le tour est confirmé.

« Sera-t-il possible qu’un jour la terre de France ne puisse plus nous nourrir ? », la question posée par 13h15 le dimanche avec le magazine « soigneurs de terres »

« Pour moi, ce n’est plus de l’agriculture, c’est du massacre, on n’a pas besoin de tuer la terre pour se nourrir », assène Claude Bourguignon au début du magazine de 13h15 le dimanche intitulé « Soigneurs de terres ». D’emblée le ton est donné. Pas forcément racoleur mais un constat par des experts qui réalisent des recherches sur les sols depuis des années. Une prise en compte de ce danger et de l’urgence de la situation également par le Ministère de l’Agriculture.

Claude Bourguignon © 13h15 le dimanche - France 2

Claude Bourguignon © 13h15 le dimanche – France 2

Soixante-dix ans d’agriculture industrielle intensive ont épuisé les sols français. Les rendements baissent et les bonnes terres réduisent comme peau de chagrin. Produits chimiques à gogo et labours agressifs les font disparaître hectare après hectare. Et si la France, vieux pays agricole, se couvrait de champs devenus infertiles dans le prochain quart de siècle ?

La valeur nutritionnelle des fruits, légumes et céréales diminue au fil des traitements à répétition qui leur sont infligés au nom de la productivité et de la rentabilité. Et si la culture paysanne et les pouvoirs publics, contre l’avis de puissants lobbies, changeaient en profondeur pour mettre un terme à ce désastre agricole, sanitaire et environnemental ? Certains pionniers sont déjà au travail pour inverser la tendance.

Le choix de l’agro-écologie

Le magazine « 13h15 le dimanche » (Facebook, Twitter, #13h15) diffusé surFrance 2 a rencontré les « médecins des sols » Claude et Lydia Bourguignon. Ces biologistes affirment que « l’agriculture conventionnelle est un massacre pour les sols… Elle anéantit leur fertilité ». Ils trouvent des remèdes pour soigner les terres exsangues. Jean-Christophe Bady, « repenti » de l’agriculture intensive, n’utilise ni engrais ni pesticides pour des raisons de santé et fait le choix de l’agro-écologie… sans recevoir d’aide de l’Etat.

Emmanuelle Chartoire, Clément Montfort, David Geoffrion et Mathieu Houel ont suivi le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, pour qui le modèle agro-écologique n’a que des avantages : plus sain, moins cher, durable et même plus productif ! Le maraîcher normand Charles-Hervé Gruyer exploite depuis une dizaine d’années une ferme agro-écologique de pointe, au rendement dix fois supérieur à celui d’un maraîcher classique. Les pionniers du changement sont déjà à l’œuvre, aux petits soins du bien commun des hommes, la Terre.

Pour revoir ce magazine :
http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-dimanche-31-janvier-2016_1283737.html

Le Crémant d’Alsace fête ses 40 ans chez Dopff

C’était le 24 août 1976. L’Appellation d’Origine Contrôlée du crémant d’Alsace vevait de voir le jour. 40 ans plus tard, le crémant d’Alsace est devenu le deuxième vin effervescent le plus consommé en France après le Champagne. Aujourd’hui, c’est la la Fête des Vendanges au Domaine Dopff Au Moulin à Riquewihr, un domaine historique pionnier du crémant d’Alsace.

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Le crémant d’Alsace, une institution au © Domaine Dopff à Riquewihr.

L’histoire a débuté au début du siècle dernier avec Julien Dopff du domaine Dopff à Riquewihr et se poursuit aujourd’hui avec son arrière petit-fils. Un domaine familial qui remonte jusqu’en 1574 !

Dans un vaste hangar de Steinbach, au sud de la route des vins d’Alsace, des bouteilles défilent la tête en bas pour être soumises au processus de dégorgement, étape essentielle de la fabrication du crémant: on réfrigère le col de la bouteille pour emprisonner le dépôt dans un bouchon de glace. Puis on décapsule pour expulser le glaçon. Un vin pétillant doit être parfaitement brillant et limpide. Cette méthode, identique à celle utilisée pour le champagne, a été appliquée à certains cépages alsaciens (pinots blanc, gris et noir, riesling, parfois associés au chardonnay) dès la fin du XIXe siècle, d’abord à toute petite échelle, avant une explosion de la production après la création de l’Appellation d’origine contrôlée (AOC) en août 1976.

Mon père voulait valoriser le vin mousseux car le terme n’était pas trop élogieux. Avec le nom de crémant, ça a pu booster toute la profession en Alsace mais aussi dans d’autres régions », Pierre-Etienne Dopff

21% DE LA PRODUCTION DE CREMANT EXPORTEE

Devant son hangar, Jacques Cattin, président du Syndicat des producteurs de crémant d’Alsace, a le sourire. Sur les 35 millions de bouteilles de crémants d’Alsace produites annuellement, deux millions sortent de sa cave. Dominant largement en volume la production française de vins effervescents d’origine contrôlée (hors champagnes), le crémant d’Alsace se vend de mieux en mieux hors de France: 21% de la production est aujourd’hui exportée, contre 15% il y a dix ans.

Selon une étude de FranceAgriMer, la consommation mondiale de vins effervescents a cru de 4,1% entre 2005 et 2014, celle de vins tranquilles de seulement 1,3%. Synonymes de fête, « les bulles ont extraordinairement le vent en poupe en Europe et dans le monde entier », constate Frédéric Bach, directeur de l’association des viticulteurs d’Alsace, alors que le crémant représente aujourd’hui le quart des volumes de vin AOC produit en Alsace. En tête des acheteurs de crémant d’Alsace figurent la Belgique et l’Allemagne, mais les Etats-Unis, devenus les premiers consommateurs au monde de vins à bulles, offrent des perspectives prometteuses. 

Le crémant d’Alsace n’a pas forcément vocation à se développer encore beaucoup en volume. Notre souhait, c’est le positionnement dans le haut de gamme du marché mondial du vin effervescent » Olivier Sohler, directeur du Syndicat des producteurs de crémant d’Alsace.

COMPLEXITE AROMATIQUE ET TERROIR

Une mission pas toujours facile, le crémant évoluant dans une sorte de « ventre mou » entre l’image de luxe associée au champagne et l’attractivité de produits meilleur marché comme le prosecco italien, prisé des amateurs de cocktails. Face au prosecco, dont la deuxième fermentation (qui produit l’effervescence) se fait dans une cuve close et non dans la bouteille –ce qui revient nettement moins cher–, les producteurs de crémant d’Alsace ont tendance à repousser les limites de leur cahier des charges.

Celui-ci impose aujourd’hui une durée minimale entre tirage et commercialisation de 12 mois, contre 15 pour le champagne (3 ans pour les millésimes). Toutefois, certaines maisons laissent reposer des bouteilles 18, 24, 36 mois, et même cinq ans, pour produire des cuvées de prestige vendues jusqu’à 30 euros, l’allongement du temps de fermentation sur lattes augmentant la complexité aromatique. Le choix d’une fermentation plus longue que le minimum requis n’est pas négligeable pour les petits producteurs, pour qui elle représente de la trésorerie en sommeil.

« Produire un crémant à 8 ou 10 euros la bouteille n’est pas toujours très rentable », constate Jean-Pierre Rietsch, qui produit des vins naturels à Mittelbergheim et souligne que « le produit n’est peut-être pas suffisamment valorisé ». « En Alsace, il y a beaucoup de petits producteurs qui font du crémant, c’est très artisanal. Je ne sais pas si on peut influer sur l’avenir du crémant, face à des bulldozers comme le prosecco », estime Régine Baur, viticultrice à Voegtlinshoffen.

Pour le spécialiste des vins effervescents Guenaël Revel, « il faut faire attention à ne pas répondre uniquement par le volume à la demande étrangère: il faut rester authentique, car s’il y a bien une région qui a un terroir, c’est l’Alsace ». « Pendant trop longtemps, on a pensé que les vins effervescents étaient des vins technologiques, pour lesquels tout se faisait en cuverie, mais la nouvelle génération a compris l’importance du terroir », se réjouit l’auteur d’un guide des « champagnes et autres bulles ».

Avec AFP et France 3 Alsace.

Regardez le reportage de mes confrères de France 3 Alsace V. Lemiesle, N. Meyer et A. Ahmed. Interviews : Pierre-Etienne Dopff, domaine Dopff – Etienne-Arnaud Dopff, domaine Dopff

27 Août

Côté châteaux, le « blogbuster » du vin : 2e des blogs de France 3, +56% sur les 6 premiers mois de 2016

Le blog du vin « Côté Châteaux » se positionne encore 2e pour ce 1er semestre, juste derrière le blog Politique de Midi-Pyrénées. Le « poulidor » n’est pas en reste car il augmente de +56% son audience au nombre de pages lues par rapport aux 6 premiers mois de 2015.

Eté 2016 257

320 580 pages lues sur ces 6 premiers mois contre 205 293 à la même période en 2015. Soit une belle augmentation de +56,15%. Fin juin, le Mag Sud Ouest a consacré Côté Châteaux comme « leader d’opinion 2.0, parmi les 5 blogs de la région « faiseurs » de tendance ». Merci encore. C’est flatteur mais surtout ça encourage à poursuivre et à vous informer au quotidien sans détour ni fioriture. Début juillet, Côté Châteaux enfin dépassait 1 million de pages lues en 2 ans et demi d’existence. Un bon début…joke !

Même si Côté Châteaux tutoie le virtuel au quotidien, vous partageant ses posts via les réseaux sociaux sur Facebook page Côté Châteaux, Twitter : @cotechateaux ou LinkedIn sous le nom de votre serviteur, le blog du vin vous informe sur la réalité et les tendances du moment dans le monde du vin. L’actu de la vigne et du vin au quotidien, tel est son seul crédo. Avec aussi de nombreuses idées de sorties et des découvertes d’endroits branchouilles ou de bonnes adresses avec des hommes et des chefs qui conjuguent la gastronomie à la française et le savoir-faire de nos terroirs viticoles.

En ce début d’année 2016, l’actualité a été marquée par l‘inauguration et l’ouverture tant attendue de la Cité du Vin ou encore par la 10e édition de Bordeaux Fête le Vin. Ce furent aussi de nombreux portraits comme celui du grand chef nouvellement arrivé à l’Hostellerie de Plaisance Ronan Kervarrec, de François des Ligneris qui voilà 30 ans a été le pionnier du bar à vin à Saint-Emilion, en passant par Jean Lissague le vigneron – patron de brasserie… La parole a été donnée à de petits vignerons comme au château le Sèpe comme aux crus classés, mais aussi au défenseur d’une viticulture bio et aux militants anti-pesticides. Sans oublier les hommages suite aux disparitions trop rapides de ces grands hommes qui ont fait le vin de Bordeaux Paul Pontallier, Frédéric de Luze et Denis Dubourdieu.

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