20 Jan

#Tradition : défilé et voeux du Grand Conseil du Vin et des confréries de Bordeaux

Ce midi, le Grand Conseil du Vin de Bordeaux et les confréries girondines ont défilé en plein coeur de la capitale du vin. Une tradition pour venir témoigner au Maire de Bordeaux, Alain Juppé, leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année.

Un départ depuis le CIVB, avec déjà la photo souvenir devant le Grand Théâtre © Serge Guynier

Un départ depuis le CIVB, avec déjà la photo souvenir devant le Grand Théâtre © Serge Guynier

Je vais vous faire une confidence : c’est en cette période de grand froid que les Confréries apprécient leurs robes et autres toges. Plus besoin de « Damart », elles ont leur capes en velours et autres doublures qui leur tiennent bien chaud.

CIVB

Et c’est vraiment par ces températures dépassant à peine quelques degrés au dessus de 0, que nos amis vignerons et négociants de la place de Bordeaux ont apprécié fouler le pavé bordelais depuis le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux jusqu’au Palais Rohan, pour présenter leurs voeux à Alain Juppé. Certes des voeux qui auraient pu et du avoir un autre écho, si l’histoire s’était écrite autrement…Le Cortège escorté par la Garde Montée de la Ville de Bordeaux a fait son entrée par la Cour d’Honneur du Palais Rohan.

Alain Juppé accueillant les confréries à l'entrée du Palais Rohan © Serge Guynier

Alain Juppé accueillant les confréries à l’entrée du Palais Rohan © Serge Guynier

Remis de son gros rhume de l’autre jour à la Cité du Vin, le Maire de Bordeaux était même sur le perron de l’Hôtel de Ville pour accueillir et serrer les mains de ces vaillants marcheurs hivernaux, emmenés par leur Grand Maître Francis Boutemy. Un défilé empreint de tradition, sans doute plus agréable par une journée hivernale bien ensoleillée que par une canicule sur les quais de Bordeaux par 30° en pleine fête du vin.

MAIRIE« Cela fait très très longtemps que cette tradition perdure...C’est véritablement toute la famille du vin de Bordeaux qui vient présenter au Maire de Bordeaux les voeux. cette année, on a même le président du CIVB qui est avec nous, » commente Francis Boutemy. « C’est vrai que nous jouons beaucoup sur l’image, avec le Los Angeles Times qui a mis Bordeaux  en tête des destinations en 2017, tout cela profite à tout le monde. Les actions que fait la Ville de Bordeaux et nos actions partagent un tronc commun ! »

A toutes et tous, on leur souhaite un joli rayonnement à l’étranger et beaucoup d’oenotouristes à Bordeaux.

Regardez l’interview de Francis Boutemy réalisée par Serge Guynier et Sylvie Tuscq-Mounet :

19 Jan

Cap sur le Concours Général Agricole de Paris

2 630, c’est le nombre de vins girondins candidats au Concours Général Agricole, organisé dans le cadre du Salon International de l’Agriculture de Paris. 987 producteurs girondins ont présenté leurs vins dans l’espoir d’obtenir une récompense à Paris.

Visiuel-3-MedaillesDepuis le 3 janvier, les prélèvements des vins dans chaque propriété ont commencé.

LES PRE-SELECTIONS AVANT LA FINALE

Avant d’accéder à la finale, le dimanche 26 février à Paris, tous les vins candidats doivent passer l’épreuve des pré-sélections. En effet, seuls 60% d’entre eux iront en finale.  En Gironde, 5 centres accueillent du 19 janvier au 10 février, des professionnels du vin venus déguster et sélectionner les vins :

–      ODG des Côtes de Bourg à Bourg-sur-Gironde, le 19 janvier

–      Maison des vins de Graves à Podensac, les 24 et 25 janvier

–      Lycée viticole de Libourne-Montagne, les 30 et 31 janvier

–      Maison des Bordeaux à Beychac et Caillau, les 3, 6, 7 et 8 février

–      Château Dillon à Blanquefort, le 10 février.

Pour participer à ces pré-sélections, rien de plus simple : il suffit de se rendre dans l’un des centres dédiés.

Venir déguster, c’est l’occasion de découvrir un large panel de vins girondins des trois derniers millésimes mais aussi, pour les professionnels du vin, la possibilité de représenter une appellation.

LA FINALE A PARIS

Pour ceux qui souhaitent participer à la finale, le dimanche 26 février, à Paris, contacter Cécile Buzos à la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, avant le 10 février, au 05 56 00 22 96.

Pour tout renseignement, contacter la Chambre d’Agriculture de la Gironde au 05 56 35 58 54 ou concoursparis@gironde.chambagri.fr

La viticulture bordelaise exprime son « ras-le-bol » avec l’agrandissement du logo « femme enceinte » sur les étiquettes

La Fédération des Grands Vins de Bordeaux exprime sa réprobation face à la nouvelle réglementation du gouvernement qui souhaite doubler le pictogramme sur les étiquettes, en place depuis 2006 : « la viticulture girondine dit stop ! » et le fait savoir haut et fort. Entretien d’Hervé Grandeau, le président de la FGVB,  et réaction de Mathilde Bogdanoff de l’ANPAA Bordeaux, par Côté Châteaux.

L'avertissement actuel pour femme enceinte, sur une bouteille de Bordeaux © JPS

L’avertissement actuel pour femme enceinte, sur une bouteille de Bordeaux © JPS

Pour Hervé Grandeau, le Président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux : « L’idée du gouvernement de faire doubler de volume ce pictogramme pour l’amener à 1 centimètre de diamètre, c’est encore une couche supplémentaire dans la réglementation. Nous allons tenir cette conférence de presse pour exprimer notre ras-le-bol qu’on nous change sans arrêt cette réglementation. Il y a d’autres choses à faire en matière de prévention sur la santé que de se cacher constamment derrière ces avertissements ».

Cette mesure, annoncée lors du Comité interministériel du handicap du 2 décembre 2016, prévoit en effet le grossissement du pictogramme représentant une femme enceinte avec un verre à la main, barrée d’un trait rouge.

Pour Bernard Farges, Président de la Confédération Nationale des AOC (CNAOC) et des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur : « cette mesure prise sans aucune concertation est une insulte à l’intelligence des femmes. Qui peut croire qu’un simple logo aura, quelle que soit sa taille, une action préventive efficace sur la consommation ? D’autant que l’efficacité réelle de ce pictogramme n’a jamais été évaluée depuis sa mise en place il y a plus de dix ans ! »

Et Hervé Grandeau de penser la même chose : « c’est un manque de respect vis-à-vis des femmes. Bien sûr, on est contre tout ce qui peut infecter le foetus dans le ventre de la maman, mais comment penser qu’en augmentant de volume ce pictogramme, les femmes, déjà averties, vont cesser toute consommation, c’est les prendre pour des … que de mettre un logo encore plus grand. »

« A l’étranger, on fait bien rire certains pays avec notre logo. Cela va avoir bien sûr comme conséquences qu’il va falloir revoir toutes nos contre-étiquettes, et puis la prochaine fois, on va nous demander cela en deux ou trois couleurs, et ce n’est pas le même prix… »

Et d’ajouter que la filière viticole, par la voix de Vin et Société, a toujours défendu le principe d’abstention de consommation pour les femmes enceintes.

« Nous en avons assez de l’inflation des normes, il y a aujourd’hui jusqu’à huit mentions obligatoires sur l’étiquetage (degré d’alcool, dénomination du produit, centilisation, allergènes, ….) Nos étiquettes n’ont pas vocation à véhiculer des avertissements médicaux, elles doivent rester des supports d’information. Nous produisons, vendons, exportons et l’inflation normative constitue une charge croissante pour nos exploitations, tout cela finit par peser sur notre compétitivité » ajoute le Président des AOC
girondines.

« Je pense que des gens au ministère de la Santé ont en travers le fait d’avoir réussi à assouplir la loi Evin, et qu’à la première occasion, ils veulent nous en remettre une couche. »

LA POSITION FAVORABLE DE L’ANPAA

Jointe ce vendredi matin, l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) de Bordeaux tient à préciser : « c’est nécessaire d’informer les gens sur les risques liés à l’alcool, notamment durant la grossesse. C’est une prévention qui reste nécessaire : plus c’est visuel pour la population, mieux, c’est, » me précise Mathilde Bogdanoff chef de service à l’ANPAA, avec Nathalie Papet médecin coordonnateur.

« On sait qu’il y a une augmentation de la consommation d’alcool chez des femmes cadres, chez les jeunes aussi, ceci dit cette prévention est nécessaire : elle concerne non seulement les femmes durant leur grossesse, mais aussi le cercle familial qui peut les inciter à consommer. C’est aussi l’occasion d’en discuter au sein des familles. »

LES VITICULTEURS DEMANDENT AU 1ER MINISTRE DE SURSOIR A CETTE MISE EN OEUVRE

La viticulture girondine considère que le grossissement du logo existant figurant sur l’étiquetage depuis 2006 n’est pas la réponse adéquate à cette problématique de santé, qui mériterait la mise en oeuvre d’une politique de prévention ciblée. Elle demande instamment au premier ministre de surseoir à sa mise en oeuvre.

Regardez le reportage de Gilles Coulon et Patricia Mondon, montage Alain Guinchard :

18 Jan

Les tonnelleries de Gironde : un savoir-faire reconnu

Les tonnelleries de Gironde, comme d’autres en France, affichent une bonne santé. Certains châteaux possèdent leur propre tonnelier, d’autres commandent leurs barriques chez ces tonneliers artisanaux ou plus gros, qui, depuis dès années, montrent un savoir-faire reconnu. Tour d’horizon à Smith Haut-Lafitte, à la tonnellerie Bordelaise à Martillac et chez Nadalié à Ludon-Médoc.

Le temps de chauffe varie selon les voeux des châteaux © JPS

Le temps de chauffe varie selon les voeux des châteaux © Jean-Pierre Stahl

Tonnelier, un savoir-faire vieux de plus de 2000 ans. Smith Haut-Lafitte est l’un des 3 châteaux du Bordelais avec Lafite et Margaux à avoir son propre tonnelier depuis 1995, avec Didier Fezil, comme premier tonnelier. Jean-Luc Itey a pris la suite en 2001 et fabrique ici 550 barriques à l’année. Il choisit d’abord son chêne, qui provient pour environ 55 à 60% de chêne de la forêt de Tronçais dans l’Allier, le reste provenant d’autres forêts de chêne en région parisienne ou dans le centre de la France.

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« C’est la pression des cercles qui fait en partie l’étanchéité, il y a aussi le fait que le bois est fendu dans le sens du fil, et après il y a une part de gonflement par rapport au vin, qui fait que la barrique est étanche », explique Jean-Luc Itey tonnelier.

tonnellerie 134La qualité des bois et la maîtrise de la chauffe expliquent ce choix d’une tonnellerie au château, comme le précise Fabien Teitgen, directeur technique de Smith Haut-Lafitte :

Le marquage à l'ancienne, au fer rouge, avec le blason de Smith Haut Lafitte © JPS

Le marquage à l’ancienne, au fer rouge, avec le blason de Smith Haut Lafitte © JPS

« si on sous-chauffe la barrique, on va apporter des éléments négatifs au niveau arômatique, et si on la surchauffe on va donner des notes de fumé, de grillé, de taosté, et comme dans les graves comme à Smith Haut Lafitte, le terroir donne déjà des notes de fumé, d’âtre, de silex, on va plutôt travailler sur des chauffes très douces, très soft à l’intérieur pour donner des compléments de type caramel doux, des notes d’épices, plutôt que de renforcer le côté fumé. »

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Didier Fesil, MOF en tonnellerie, et patron de la tonnellerie bordelaise © JPS

A l’heure du gravage laser sur les barriques, et de la mécanisation pour le cerclage, la tonnellerie Bordelaise reste malgré ces avancées, une tonnellerie artisanale. Fondée en 2001 par Didier Fesil, meilleur ouvrier de France, elle emploie 13 personnes dont 10 tonneliers. Avec cette passion chevillée au corps, Didier Fesil aime transmettre son savoir-faire : ainsi a-t-il permis à Anthony un jeune tonnelier d’être meilleur apprenti de France. Une transmission qui s’opère aussi avec l’Ecole de Tonnellerie ouverte récemment à Blanquefort : 4 tonneliers et un professeur de viticulture et d’onologie sont à l’origine de ce projet.

A la Tonnellerie Bordelaise, Didier Fesil aime transmettre sa passion © JPS

A la Tonnellerie Bordelaise, une passion et un art de la tonnellerie © JPS

Dans son atelier à Martillac, ce sont 5000 fûts qui sont réalisés à l’année, essentiellement des bordelaises de 225 litres mais aussi de plus en plus de barriques plus volumineuses ou encore des cuves tronconniques ou des foudres :

« On va vers des 400 et des 500 litres, pourquoi ? Parce que le rapport bois-vin n’est pas le même dans 400 litres que dans une barrique de 225 litres, » commente Didier Fezil. « Et puis, il y a aussi l’aspect économique, aujourd’hui les vins passés en barriques de 400 litres, par exemple, reviennent moins chers à la bouteille que dans des barriques de 225 litres. »

30000 barriques réalisées chaque année chez Nadalié à Ludon-Médoc © JPS

30000 barriques réalisées chaque année chez Nadalié à Ludon-Médoc © JPS

Fondée en 1902 par Auguste Nadalié, la tonnellerie Nadalié à Ludon-Médoc est aujourd’hui l’une des plus importantes de Gironde. 30000 barriques y sont réalisées à l’année, mais si l’on compte ses autres structures en Charente, Belgique, au Chili et aux USA, ce sont 70000 barriques produites par 180 tonneliers dans le monde (240 personnes employées au total).

Stéphane Nadalié, 5e génération de tonnelier © JPS

Stéphane Nadalié, 5e génération de tonnelier © JPS

« Il faut savoir qu’il y a seulement 2% des vins faits dans le monde qui sont élevés dans du bois, donc on se dit toujours, tiens, ça va être porteur parce qu’il y a de la marge. Toutefois, on est vraiment tributaire de la récolte, si jamais la récolte est bonne en quantité et en qualité, on fera un  peu plus de barriques, on a eu de belles années comme 2009, 2010 avec un superbe millésime et la tonnellerie se portait bien, » explique Stéphane Nadalié 5e génération à la tête de l’entreprise.

Avec Margaux et Lafite, le château Smith Haut Lafitte est l'un des rares châteaux a avoir son propre tonnelier © JPS

Avec Margaux et Lafite, le château Smith Haut Lafitte est l’un des rares châteaux a avoir son propre tonnelier © JPS

Après la mode des vins boisés dans les années 80-90, les châteaux aujourd’hui reviennent à une présence et une chauffe de la barrique moins marquées, comme l’explique Fabien Teitgen du château Smith Haut Lafitte:

Fabien Teitgen, directeur technique à Smith Haut Lafitte donne ses directives au tonnelier pour avoir des vins pas trop marqués par l'aspect boisé © JPS

Fabien Teitgen, directeur technique à Smith Haut Lafitte donne ses directives au tonnelier pour avoir des vins pas trop marqués par l’aspect boisé © JPS

« C’est toute la subtile alchimie de la tonnellerie et de la barrique, c’est que la barrique doit arriver en support du vin mais ne doit pas arriver au-dessus du vin. »

La fédération des tonneliers de France a enregistré une augmentation en volume de +8% de l’activité en 2015, avec une production annuelle au total de 592000 fûts. Preuve que les tonnelleries ont encore de beaux jours devant elles…

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et de Pascal Lécuyer :

17 Jan

La Cité du Vin fait son cirque avec les Gruss !

Profitant de la présence du cirque Arlette Gruss, place des Quinconces à Bordeaux, l’autre institution et emblème de la ville, la Cité du Vin, a eu l’idée de programmer une parade exceptionnelle du cirque Gruss sur son parvis. C’est ce mercredi à 10h30.

Crédits photo : ©XTU architects - Photos Anaka / La Cité du Vin / Arlette Gruss 2017

Crédits photo : ©XTU architects – Photos Anaka / La Cité du Vin / Arlette Gruss 2017

C’est désormais une tradition à Bordeaux, le cirque Arlette Gruss installe son chapiteau banc et rouge sur la place des Quinconces, comme tous les ans, du 12 janvier au 5 février 2017.

Mais cette année, entre deux représentations, les artistes du cirque vont accoster sur le parvis de La Cité du Vin ce mercredi 18 janvier à 10h30 pour une parade exceptionnelle et ouverte à tous. Avec au programme :

  • Contorsion, George Der Gummi Guru : « Un phénomène sort de sa coquille »
  • Vélo Trial, Jonathan Rossi : « À en perdre les pédales ! »
  • Mât, Kevin Gruss, Sergiy et Andrii : « L’amitié comme pilier »
  • Ventriloque « l’homme sans voix », avec Claudio De Negri
  • Clown Mathieu : « Il met les points sur les rires »
  • Marionnettes, Loïc Bettini : « Fait de bois, de ficelles et d’amour »

Les numéros seront suivis d’une dégustation de vins d’Alsace du domaine Joseph Gruss.

16 Jan

Loïc Pasquet fait revivre les cépages d’autrefois à Bordeaux

Il fait figure d’OVNI pour certains, pour d’autres de génie. Loïc Pasquet a souhaité retrouver le goût du Bordeaux d’autrefois avec des cépages « pré-phyloxéra » qu’il a planté à Landiras, comme le castet et le mancin ou tarnay-coulant. Nous avons dégusté dans son chai son premier millésime 2015, en blanc et en rouge…des vins frais, sur le fruit, avec une certaine tension.

Loïc Pasquet en pleine plantation © JPS

Loïc Pasquet en pleine plantation © JPS

A la base, Loïc Pasquet n’a rien à voir avec Bordeaux. Il n’est pas fils de propriétaire viticole, mais ancien ingénieur en recherche et développement en matériaux. Il n’est pas non plus Bordelais mais Poitevin. Et pourtant, il se fait fort de réimplanter à Bordeaux ses cépages d’autrefois, avec « le goût d’autrefois » comme il dit.

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Il y a 10 ans lorsqu’il s’est installé sur le secteur de Landiras, il a identifié tout d’abord un terroir, une ancienne île qui s’est formée à l’aire tertiaire, un terroir de graves et de sable. Ensuite il s’est dit qu’ il n’y avait pas « d’équivalent de la Romanée Conti, de vin de lieu à Bordeaux. » A force de lire quelques ouvrages anciens, il s’est alors mis en tête de retrouver des cépages d’autrefois, afin d’adapter au mieux ces cépages à leur terroir : il a ainsi redécouvert le mancin ou tarnay-coulant, mais aussi le castet, le saint-macaire, et le malbec, le petit verdot et le cabernet sauvignon qui sont déjà bien plus courants. Mais en tout cas pour lui pas de merlot.

Il a ainsi planté ses premiers cépages d’autrefois en 2010, francs de pieds. Des cépages bouturés à partir de quelques spécimens fournis par le conservatoire de la vigne. Et c’est ainsi qu’en 2015, il a produit ses premières barriques issues de cépages autochtones : une production intimiste car il ne sort que 1000 à 1500 bouteilles en rouge et 900 de blanc avec les cépages sémillon, lauzet et camaralet.

Aujourd’hui on plante du cabernet sauvignon, mais il faut savoir qu’on replante les 14 cépages autochtones de Bordeaux qui ont fait la gloire de Bordeaux il y a encore 200 ans, c’est vraiment cette diversité des cépages qui a entraîné cette diversité du goût », Loïc Pasquet.

L'aste est courbée et replantée dans le sol © jps

L’aste est courbée et replantée dans le sol © jps

Bien évidemment ses vins ne sont pas commercialisés en vins de Graves mais en vin de France car ils ne correspondent pas au cahier des charges qui prévoit comme cépages reconnus de l’appellation le merlot, le cabernet sauvignon, le cabernet franc, le malbec et le petit verdot. Quant aux plantations celles-ci doivent comprendre plus de 5000 pieds à l’hectare, des rangs espacés de maximum 2 m et des pieds espacés d’au moins 80 cm sur un même rang.

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Lui a planté à l’ancienne car ici tout est fait pour être totalement autonome « dans un esprit paysan », les pieds sont bouturés, une fois taillée l’aste est replantée dans le sol, pas besoin de fil de fer, il n’y a que 2,3 hectares, c’est vraiment un petit domaine, c’est du cousu main…

« Tous ces cépages autochtones, on les replante comme ce qu’il se faisait à l’époque, juste pour faire passer un outil en traction animale. Et l’espacement entre rangs pour faire passer un outil c’était entre 60 et 64 cm. En fait tous les cépages sont plantés ici à 20000 pieds à l’hectare. »

TONNELIERS 191Comme en Bourgogne, il réalise comme il dit « un vin de lieu », un vin de terroir au faible rendement, actuellement de 5 à 10 hectolitres à l’hectare. Une production intimiste avec seulement 1000 bouteilles en rouge et 900 en blanc, des vins rares donc très chers commercialisés entre 3000 et  5000 euros et parfois même au delà, en Russie, en Chine, dans les émirats…et un peu partout dans le monde.

Liber Pater, le vin le plus cher produit à Bordeaux

Liber Pater, le vin le plus cher produit à Bordeaux

Ce trublion de Bordeaux, empêcheur de tourner en rond, peut paraître dérangeant. Il a été « découverte de l’année 2011 » selon la RVF.

Certains s’en sont pris à une époque à ses pieds de vignes, il a aussi été poursuivi et condamné en justice pour une affaire avec France Agrimer qui va repasser en appel le 8 mars prochain à Bordeaux. Sa démarche, lui l’inscrit davantage dans l’histoire. En tout cas les gens les plus aisés de la planète s’arrachent ses vins.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Nicolas Pressigout, montage Corine Berge :

15 Jan

Ventes de Cognac en 2016 : encore une année record, avec 179 millions de bouteilles vendues !

Dans sillage d’une année 2015 record, les ventes de Cognac ont de nouveau connu une année 2016 « historique », tant en volume avec +6% qu’en valeur avec +6,8%. Une progression toujours tirée par le marché Nord-Américain.

Le chai chez © Hennessy

Le chai chez © Hennessy

Exporté à plus de 98%, le Cognac a enregistré en 2016 près de 179,1 millions de bouteilles vendues, contre 168,9 millions l’année dernière, pour un chiffre d’affaires de 2,76 milliards d’euros (2,6 milliards en 2015), selon des chiffres du BNIC, Bureau national interprofessionnel du Cognac.

Comme les années précédentes, c’est le marché nord-américain qui porte cette croissance. La zone ALENA (Canada, Etats-Unis, Mexique, Accord de libre-échange de 1994) a ainsi totalisé 77,3 millions de bouteilles en 2016, soit une croissance de 14,2% en volume, de 14,3% en valeur. Les Etats-Unis, premier marché du Cognac depuis depuis plus d’un quart de siècle, se taillent la part du lion (74,1 millions de bouteilles). Les exportations vers l’Extrême-Orient, deuxième marché en importance pour le Cognac, restent stables avec 51,1 millions de bouteilles expédiées, soit +1% en volume et +3% en valeur. Les ventes y confirment l’équilibre retrouvé de cette zone asiatique, qui – le marché chinois surtout – avait fait plonger les résultats en 2014, avant une belle reprise en 2015.

De nombreuses découvertes pour les jeunes notamment les Cognacs proposés par Rémy Martin, VSOP, 1738 et XO © JPS

De nombreuses découvertes pour les jeunes lors de Bordeaux Tasting en décembre dernier des Cognacs proposés par Rémy Martin : VSOP, 1738 et XO © JPS

A contrario, les expéditions vers l’Europe (39,4 millions de bouteilles) traduisent un contexte économique toujours difficile: elles connaissent un léger repli, à -1,2% en volume, et -1% en valeur.

Enfin se confirme la tendance des dernières années à une croissance des expéditions dans le reste du monde (Afrique, Caraïbes, Océanie…). Avec 11,3 millions de bouteilles expédiées, ces marchés ne pèsent qu’un peu plus de 6,3% des volumes expédiés, mais continuent de croître (+5,4 % en volume, +5,1% en valeur), même sans rééditer les bonds de 2014 et 2015 (autour de +13% en volume).

En France, les ventes de Cognac se sont élevées en 2016 à seulement 4,09 millions de bouteilles, en recul de 2,6% par rapport à l’année précédente.

Avec AFP et BNIC.

Cap Sud-Ouest spécial « Saint-Emilion, un mystère de pierres », à 12h55 ce dimanche sur France Aquitaine

Saint-Emilion enregistre plus d’un million de visiteurs par an. Une Cité millénaire et un vignoble classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuIS 1999. Cap Sud-Ouest vous invite à un Saint Emilion insolite et souterrain. C’est à 12h55 sur France 3 Aquitaine, la fameuse émission d’Eric Perrin.

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Cap Sud-Ouest à 12h55 ce dimanche sur France 3 Aquitaine présenté par Eric Perrin

14 Jan

10e édition de Blaye au Comptoir, les jeudi 2 et vendredi 3 février à Bordeaux

C’est une opération bien rodée. Chaque année, 50 viticulteurs de l’appellation Blaye Côtes de Bordeaux descendent vers la capitale de la Nouvelle-Aquitaine pour faire déguster leur production et échanger avec les consommateurs dans les bistrots, bars et restaurants de Bordeaux.

Nicolas Lascombes de la Brasserie Bordelaise avec Marion Reculet du château le Camplat © JPS

Nicolas Lascombes de la Brasserie Bordelaise avec Marion Reculet du château le Camplat en février 2015 © JPS

Après sa 9ème édition réussie, l’évènement Blaye au Comptoir est de retour à Bordeaux, les jeudi 2 & vendredi 3 février, pour une 10ème édition.

Durant 2 jours, les bordelais sont invités à venir à la rencontre des vignerons de Blaye Côtes de Bordeaux et déguster leurs vins. Blaye Au Comptoir prend ses quartiers dans 50 bars à vins, restaurants et cavistes avec 50 vignerons de l’appellation présents pour échanger avec les consommateurs et leur faire découvrir leurs vins, le tout dans une ambiance conviviale.

Amateurs et initiés, tous seront ravis de cette expérience unique en compagnie des vignerons qui se feront un plaisir d’offrir le 1er verre de dégustation. Une belle occasion de mettre en avant l’excellent rapport qualité/prix/plaisir de l’appellation.

Dans chaque établissement, un vigneron associé au patron: ici Guillaume Hubert du château Peybonhomme Les Tours et Stéphane Thierry caviste des Millésimes © JPS

Dans chaque établissement, un vigneron associé au patron: ici Guillaume Hubert du château Peybonhomme Les Tours et Stéphane Thierry caviste des Millésimes, en février 2015  © JPS

Depuis sa création, cette opération a pour objectif d’initier le grand public à la dégustation des vins de Blaye Côtes de Bordeaux, des vins fruités et accessibles. Des moments riches en découvertes avec des vignerons authentiques qui ont à cœur de partager leur passion.

Avec Blaye Côtes de Bordeaux.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Cristèle Arfel de février 2015 : 

(L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération)

13 Jan

« A bord ! » de la Cité du Vin : un dîner pour célébrer les mécènes

Un an, presque jour pour jour, après le premier dîner thématique « le banquet des hommes illustres », la Cité du Vin organisait hier soir son deuxième dîner de gala pour remercier le monde du vin de Bordeaux, ses mécènes bâtisseurs et ses nouveaux donateurs. L’occasion de souligner une bonne fréquentation : 270 000 visiteurs sur les 7 premiers mois de 2016.

Welcome "à bord !" de la Cité du Vin, avec une rembarde digne d'un navire de croisière pour les photos souvenir © JPS

Welcome « à bord ! » de la Cité du Vin, avec une rambarde digne d’un navire de croisière pour les photos souvenirs © JPS

La fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin, qui gère la Cité du Vin, avait décidé de jouer à fond la métaphore en comparant la Cité du Vin avec un navire de croisière, il y avait le commandant de bord, le moussaillon, et de nombreux marins d’eau douce, avec près de 350 invités.

Hervé Grandeau président de la Fédé des Grands Vins de Bordeaux et Bernard Farges vice-président du CIVB © JPS

Hervé Grandeau président de la Fédé des Grands Vins de Bordeaux et Bernard Farges vice-président du CIVB © JPS

« Welcome aboard » ou bienvenue « à bord ! », une invitation à emprunter le fleuve tel un navire de croisière et de haute mer, embarqué dans la salle des expositions transformée en salle à manger de paquebot. Une invitation aussi à faire escale dans les grands vignobles du monde avec un jeu de devinettes.

Sylvie Cazes et Alain Juppé, à l'abordage... des discours © JPS

Sylvie Cazes et Alain Juppé, à l’abordage… des discours © JPS

En guise de bienvenue, Sylvie Cazes, la présidente de la fondation, tenait à souligner un première exercice encourageant pour la Cité du Vin, lancée le 1er juin 2016, qui a déjà dénombré, sur les 7 premiers mois de 2016, 270 000 visiteurs. En un an, la Cité mise désormais sur 360 000 visiteurs et 400 000 dans un futur proche. C’est légèrement en dessous des 450 000 annoncés lors du lancement, mais les dirigeants se veulent optimistes.

cite du vin à bord 023Alain Juppé avait, lui aussi, pris place « à bord ! » . Il n’allait pas s’abstenir de partager l’apéritif malgré son « gros rhume ». Il est lui aussi venu « remercier les mécènes sans qui nous n’aurions pas pu mener à bien ce projet ».

"Iceberg droit devant !", non on n'y a a pas eu droit, hormis une pointe de glace dans le dessert

« Iceberg droit devant ! », non on n’y a a pas eu droit, hormis une pointe de glace dans le dessert

Et de faire preuve de cette petite pointe d’humour pour rappeler son destin arrêté en si bon chemin : « à ma grande surprise, la Revue du Vin  de France m’a désigné homme de l’année, cela prouve qu’il y a peu de connexion entre la politique et la viticulture… »

cite du vin à bord 031Le maire de Bordeaux a rappelé les enjeux économiques et les emplois qui découlaient de la viticulture, mais « derrière tous ces enjeux, il y a aussi le plaisir du vin ». Si Alain Juppé a été consacré « homme de l’année 2017 », c’est sans doute pour son implication sur 2 gros chantiers : « je me suis lancé à fond », rappelait-il hier, pour la « réalisation de la Cité du Vin et l’organisation de Bordeaux Fête le vin qui a rassemblé 650 000 personnes sur les quais. Le succès était au rendez-vous. »

cite du vin à bord 039Décidément Alain Juppé sait rebondir sur l’ensemble des articles et revues qui encensent Bordeaux dont la dernière en date qui invite à l’évasion : « amoureux du vin, posez vos bagages en France » et à Bordeaux surtout.

cite du vin à bord 050« Si le Los Angeles Times a mis Bordeaux en tête des 17 destinations, ce n’est pas par ordre alphabétique, mais par ordre de mérite et la Cité du Vin y contribue de manière déterminante », concluait ainsi le maire de Bordeaux.

Parmi les grandes nouveautés de la nouvelle année, Sylvie Cazes a annoncé le prochain grand rendez-vous culturel de la Cité : l’exposition « Bistrot ! De Baudelaire à Picasso », du 17 mars au 21 juin, avec une centaine d’oeuvres exposées pour « mettre en lumière le rôle essentiel des cafés et des bistrots dans la création et la société ».

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