15 Juil

18 000 bouteilles de grand cru classé de Saint-Emilion dans le fossé !

C’est un accident bête : du Saint-Emilion grand cru classé 2011 qui finit dans le fossé ! 18000 bouteilles du Château La Dominique ont été renversées  dans un accident de la route à Saint-Sulpice-de-Faleyrens, juste après avoir chargé la précieuse cargaison. Plus de peur que de mal.

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Extrait du journal Sud-Ouest du 15 juillet – Photo Linda Douifi

Un accident rarissime…On se demande bien comment il a pu se produire. Dans un rond point, sans doute un basculement de la cargaison déstabilisée. D’après les premiers éléments de l’enquête de gendarmerie de Libourne, il y aurait eu un mauvais arrimage du chargement. Ce qui explique que tout ait basculé dans le rond-point.

C’est un sujet regrettable », selon le château La Dominique, qui tient à rassurer par ailleurs ses clients.

L’histoire aurait pu être anecdotique, si le préjudice n’avait pas été si important. Les faits se sont passés ce mardi matin, le camion qui transportait 18 000 bouteilles de Grand Cru Classé de Saint-Emilion, du château La Dominique, voisin de Cheval Blanc, et propriété de Clément Fayat, s’est renversé dans un rond-point à Saint-Sulpice-de-Faleyrens en Gironde. Un accident qui aurait pu être plus grave…Le chauffeur aurait perdu le contrôle de son ensemble routier.

Le chargement était une livraison de très grands flacons de Saint-Emilion. Les bouteilles du château La Dominique 2011 sont notées 90-92/100 par Robert Parker et se vendent actuellement au prix de 35 euros la bouteille selon Wineandco. D’où le petit calcul: 35 x 18000= 630000 euros en prix de vente pour particulier. Et en cherchant davantage: 33 euros chez Millésima (qui annonce les bonnes notes de Robert Parker : 90, du Wine Spectator : 91 ou encore de Jancis Robinson : 16,5): soit 594000 euros…(au prix de revente d’une bouteille).

Toutefois selon nos toutes dernières informations: il s’agit d’un chargement de second vin du château La Dominique, ce qui diminue largement le préjudice invoqué ci-dessus (il est en train d’être évalué par le château). Ce chargement partait de La Dominique et se dirigeait vers la société sous-traitante qui réalise l’étiquetage et la pose de capsules. Le vin mis en bouteille au château n’était pas un vin de contrebande, contrairement aux commentaires sur les pages de Sud Ouest. Une opération tout-à-fait classique.

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Les réseaux sociaux dont Twitter n’ont pas été insensibles, renvoyant à l’article de Sud Ouest

Le chauffeur routier est légèrement blessé, le camion un peu moins, et le vin est dans le fossé. Fort heureusement, toutes les bouteilles n’ont pas été brisées. Certaines oui, d’autres juste un peu secouées. Le chauffeur a été transporté par les pompiers pour des examens.

Quant aux bouteilles, quelques-unes ont survécu à l’accident, mais elles sont « inutilisables », car « la chaleur » a fait pression sur les bouchons des bouteilles, a expliqué un témoin à Europe 1. Mardi soir, les pompiers étaient « en train de dégager les bouteilles au tractopelle », a-t-il continué, alors que Sud-Ouest précisait que des bouteilles étaient récupérées manuellement. « Un incident comme celui-ci est très rare », selon l’habitant du secteur interrogé par Europe 1. Une enquête de gendarmerie est en cours, les assurances, et services juridiques vont essayer de déterminer les responsabilités dans cette affaire. Bon, hormis le chargement, certes très important (pour lequel il va bien falloir trouver une indemnisation), plus de peur que de mal, l’histoire aurait pu être bien plus terrible pour le pauvre chauffeur.

Lire également l’article de Sud Ouest

14 Juil

Parmi les plus grandes fortunes françaises, de nombreux milliardaires et millionnaires dans le monde du vin

Challenges vient de sortir sa nouvelle enquête et son nouveau palmares des 500 plus grosses fortunes de France : 1er et inchangé, Bernard Arnault, propriétaire d’Yquem et Cheval Blanc (en plus de LVMH), 6e Serge Dassault, propriétaire de château Dassault (groupe aéraunotique Marcel Dassault, à Mérignac), 7e François Pinault propriétaire de château Latour (groupe Kering), 10e Pierre Castel propriétaire de Castel Frères, N°1 de la distribution de boissons et de vins à Blanquefort en Gironde…

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Pierre Castel, n°10 du classement 2014 établi par Challenges © Castel Frères

Selon Challenges, la France compte 67 milliardaires, un nombre en hausse, 12 très grosses fortunes de plus. Des milliardaires qui passent notamment leur été à Saint-Tropez, le paradis de ceux qui ont réussi.

Challenges vient de publier son 19e classement, le précédant comptait 55 milliardaires. Challenges précise que le montant total des 500 premiers patrimoines professionnels français a augmenté de 15% en un an, pour atteindre 390 milliards d’euros (moins qu’un an plus tôt + 25%). Ces nouvelles performances des milliardaires français ne proviennent pas uniquement de la bonne santé inhérente aux entreprises, précise le magazine. L’action des banques centrales, qui ont multiplié les prêts à taux zéro, a favorisé les prises de participation dans les sociétés, tout comme les dépenses dans l’immobilier et les biens de luxe, conclut Challenges.

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Classement établi par Challenges, extrait de l’article du © Point

Les 3 sur le podium restent les mêmes, mais pour 3 des 4 premières fortunes de France  leur patrimoine a encore augmenté. Dans l’ordre, le premier milliardaire français reste Bernard Arnault (LVMH) avec 27 milliards d’euros, suivi de près par Liliane Bettencourt  (L’Oréal) et ses 23,2 milliards d’euros, devant Gérard Mulliez (Auchan) avec 20 milliards et Axel Dumas (Hermès) avec 17 milliards.

Serge Dassault est 6ème avec 13,5 milliards, François Pinault (Kering) arrive 7e avec 13,5 milliards, Pierre Castel (Castel frères) 10e avec 7,5 milliards. François Pinault était 6e en 2013 et Pierre Castel 8e.

Toutefois, le N°1 français qui a fait fortune exclusivement à partir de la production et de la distribution de vins, et d’autres boissons, est Pierre Castel, dont la société est basée à Blanquefort en Gironde.

Clément Fayat, grand patron de BTP, à la tête de 4 grands châteaux © Fayat

Parmi les 500 plus grosses fortunes qui sont propriétaires de châteaux dans le Bordelais : en 2013, on retrouvait déjà et bien évidemment Clément Fayat (châteaux Fayat, Clément-Pichon, La Dominique), Martin Bouygues (château Montrose), Bernard Magrez (châteaux Pape-Clément,Fombrauge, La Tour Carnet, Clos Haut-Peyraguey), Philippine de Rothschild (château Mouton Rothschild), le Baron Eric de Rothschild (château Lafite Rothschild), Jean-François Moueix (Moueix et Duclos), Gérard Perse (château Pavie), Hubert de Boüard (château Angélus), Allan Sichel (Maison Sichel, négoce), …

Toutefois, ceux qui se sont le plus enrichis en un an ne sont pas forcément dans le monde du vin: ainsi selon Challenges: Stéphane Magnan et Marc Majus :+353 % avec Montupet (équipementier automobile)

Pour aller plus loin: l’article de Challenges : Il n’y a jamais eu autant de milliardaires en France

Et pour être totalement juste, Capital a établi également au mois de juin dernier sa photo des 100 premières fortunes de France, arrivant à ce constat: « 257 milliards d’euros ! C’est le pactole formé par les 100 plus grosses fortunes de France. Malgré la crise, il s’est accru de 10% par rapport à l’an dernier. Bienvenue sur une autre planète. » 10% d’augmentation, d’un côté, 15% de l’autre, mais à ce stade est-ce que l’on compte vraiment ? Certains affichent des augmentations à deux chiffrent de leur patrimoine, alors que celui des Français moyens ne s’est accru que de +1,6% en 2013…

Les classements de Capital et de Challenges différent légèrement, certains ayant critiqué celui de Challenges en 2013…Nul doute que ceux de 2014 subiront la même critique. Evidemment en France, il n’est pas de bon ton d’afficher sa fortune. Mais en ce 14 juillet, on peut faire exception : Côté Châteaux offre le privilège à ses lecteurs de rêver un peu et de s’imaginer pourquoi pas des châteaux en Espagne…

Pour en savoir plus : Capital: Le pactole des 100 plus grosses fortunes de France en 2014

Et aussi : Capital : le classement des 100 Français les plus riches en 2014.

(Ces classements prennent en compte le chef d’entreprise et sa famille qui souvent est aussi aux affaires)

12 Juil

To be or not to Bi…Wine !

Un succès à Bordeaux Fête le Vin, un retentissement bientôt planétaire. Le BiWine, ce porte-bouteille en liège « totally design » tenait salon et son stand avec sa conceptrice, Claudia Courtois, et son designer, Vincent Poujardieu, sur les quais de Bordeaux durant Bordeaux Fête le Vin.

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Vincent Poujardieu, designer, château Kirwan, et Claudia Courtois conceptrice © Jean-Pierre Stahl

Au moment de l’inauguration, le jeudi 26 juin en fin d’après-midi, ce fut la consécration avec une présentation du BiWine à Tom Labonge, le maire d’Hollywood (4e district de Los Angeles) et à Alain juppé, le maire de Bordeaux devant des dizaines de badauds.

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Présentation du BiWine à Tom Labonge et à Alain Juppé, fier de cette production bordelaise. En arrière plan Stéphan Delaux, Président de Bordeaux Grands Evénements et Hervé Grandeau, Président du Syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur. © JPS

D’autres confrères en ont parlé, suite ou après notre article, comme Sud Ouest ou Marie-Laure Lurton sur son blog…Des ventes se sont concrétisées comme avec ces Québecoises de Montréal que nous avons croisées, fières de leur trouvaille pour leur pic-nic.

BX FETE VIN 268Coup de coeur de l’innovation pour cette 9e édition de Bordeaux Fête le Vin, le BiWine fait office d’isotherme très performant et d’étui anti-choc et chic avec sa bandoulière en cuir. Il peut contenir des bouteilles de 75cl au format Bordeaux ou Bourgogne. A titre d’exemple, un joli château de Bordeaux :  Reignac.

Relire l’article découverte par Côté Châteaux: Be happy, « BiWine » arrive: le premier porte-bouteille en liège présenté à Bordeaux Fête le Vin

Et pour en savoir plus, le site officiel sur le BiWine : bottle moved safely

« Loupiac et Foie gras »: c’est Noël avant l’heure, les 29 et 30 novembre…

Un rendez-vous de plus en plus prisé des Girondins et d’autres épicuriens. Aussi, pour vous dégager et fixer les dates : à vos tablettes et agendas ! Ce rendez-vous de la gastronomie traditionnelle française et du bien vivre est prévu les 29 et 30 novembre prochains.

loupiacDix huit années que le rendez-vous est pris avec des milliers de Girondins et des centaines d’Aquitaine migrant le dernier week-end de novembre vers le plus savoureux des marchés de Noël : les portes ouvertes « Loupiac & Foie Gras » réunissant une vingtaine de viticulteurs de l’appellation bordelaise et autant de producteurs de foie gras des Landes.

Un devoir de gourmandise
Plus de pécher capital !… les journées Loupiac & Foie Gras réhabilitent l’obligation de gourmandise, pour aller à la rencontre des vignerons faisant déguster aux visiteurs plusieurs millésimes de leur vin, et des producteurs proposant une gamme complète de produits servis ou offerts pour les fêtes : foie gras, entiers frais, mi-cuits, cuits, cous de canard farcis, magrets, confits…

Animations, dégustations, ateliers
Démontrant la belle complémentarité qui unie les productions artisanales landaises aux vins liquoreux, nerveux et délicat, récoltés sur les coteaux de Gironde, ces journées sont basées sur le principe de la double dégustation. Un délice qui préfigure le temps de Noël.
De nombreuses animations rythment ce week-end : dégustations à l’aveugle de vieux millésimes, visites du vignoble, ateliers et/ou démonstration de découpe de canards, dégustations de gourmandises landaises, expositions, concerts…
Au-delà des dégustations dans les propriétés, des déjeuners gourmands seront servis chaque jour dans la salle des fêtes, et une soirée gourmande est organisée le samedi 29 novembre à partir de 19h30 (apéritif offert par les viticulteurs, échange du terroir entre producteurs et consommateurs, repas gourmand avec accord met & vins liquoreux).

11 Juil

François Lurton: une success story extraordinaire entre le nouveau monde et Bordeaux

François Lurton a monté sa petite entreprise voilà plus de 25 ans. Depuis, elle produit environ 10 millions de bouteilles, plus que son père André Lurton. Une véritable réussite avec 70 vins différents d’Argentine, du Chili, d’Espagne et de France. Sa plus grande réussite: les « fumées blanches » produites à 5 millions de bouteilles en Côtes de Gascogne. Côté Châteaux lui décerne le titre de « vigneron du mois ».

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François Lurton, le Bordelais globe-trotter qui a réussi à faire fructifier son savoir-faire dans le nouveau monde et en France © Jean-Pierre Stahl

François Lurton a 56 ans. Il s’était dit qu’à la cinquantaine, il baisserait son régime de croisière, or ses affaires se portent de mieux en mieux et il ne manque pas d’idées pour continuer son oeuvre. Tiens, il pense d’ailleurs très prochainement lancer une petite maison de négoce à Bordeaux…

François Lurton est issu d’une grande famille du vin à Bordeaux: les Lurton. Il incarne la 5e génération de viticulteurs qui produit des vins dans le Bordelais depuis 1897. Son père, André Lurton, avec qui il a appris et travaillé au début de sa carrière (il fut directeur général « avec mon frère, on tenait la barraque, pendant que mon père s’occupait des « Pessac-Léognan ») est très connu à Bordeaux car il est à la tête de très grands châteaux: pelle-mêle, La Louvière, Couhins-Lurton, Bonnet, Rochemorin, Cruzeau…et associé à Dauzac et Barbe-Blanche.

François Lurton et son frère Jacques ont donc débuté aux côtés d’André, un personnage cet André Lurton… Ancien responsable de la FDSEA et maire de Grézillac, il a relancé nombre de vignobles dans les Graves, le Médoc et l’Entre-deux-Mers. Il s’est pleinement investi dans la mission de créer une nouvelle appellation, qui ne concernerait que les Graves du Nord (où il y avait une concentration de crus classés): Pessac-Léognan en 1987. « Quand je travaillais avec mon père, il passait 80% de son temps entre Pessac-Léognan et château Bonnet. Quand mon père est revenu dans ses affaires, on est parti ailleurs… »

André Lurton avait aussi un caractère fort, ce qui poussa sans doute ses deux fils à s’émanciper et prouver à leur père qu’ils y arriveraient aussi. François et Jacques sont donc partis dans un premier temps travailler en 1988 pour Ginestet, Marks & Spencer, Tesco, La Virginie, Hardy’s (Domaine de la Beaume), Remy Panier (Loire), Wines of Moldovia, Catena ou encore Vina San Pedro…mais ils vont avoir le déclic lors de Vinexpo en 1991: « On a signé de gros contrats avec l’Argentine et le Chili ». C’est alors le pari de leur vie: un premier achat de parcelles en Argentine en 95 puis les plantations en 96. Les autres vignobles seront acheté en 1999, 2000 et 2001.

« Les terroirs d’Argentine au  pied de la Cordilières, on y fait des malbecs merveilleux ! Au Chili, c’est aussi le plaisir avec des vignes en biodynamie. Il y a un vrai plaisir de vie la-bas. Mes enfants me demandent souvent quand est-ce qu’on va au Chili… »

« Avec mon frère, on a acquis des expériences qui permettent de construire tous ces vins avec ce savoir-faire de vinification. » En plus des vignobles au Chili, en Argentine, François et Jacques Lurton ont acquis d’autres vignobles en Australie, au Portugal, en Espagne, dans le Langedoc Roussillon et dans les Côtes de Gascogne.

Depuis 2007, l’entreprise a connu un nouveau tournant: Jacques a conservé l’activité de consulting, ainsi que le vignoble en Australie, François a gardé les vignobles au Chili, en Argentine et dans les Côtes de Gascogne où est sa plus grosse production avec ses « fumées blanches » avec son sauvignon blanc.

francois lurton 006François Lurton SA, ce sont « 350 hectares de vignes à titre personnel, 700 au total car on fonctionne à l’étranger avec un système de fermage ou on achète de la vendange. Mais tous les vins que je vends sont des vins que je vinifie ! Moi-même ou avec mon équipe »

Sa plus grosse réussite, c’est finalement sa marque mondialement connue avec son sauvignon « fumées blanches », un nom inspiré par des Canadiens, et qui correspond à cette brume que l’on retrouve au petit matin dans les Côtes de Gascogne, un peu comme à Sauternes, « sauf qu’ici il n’y a pas de botrytis ! »

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Francisco Almeida et François Lurton © JPS

Un paysage qui a bleuffé son nouveau venu dans le bateau Lurton: Francisco Almeida, un grand gaillard portugais originaire de la région de Vino Verde, qui comme François est issu d’une famille de viticulteur « il est tombé dedans quand il était petit ! » Francisco n’est là que depuis un mois, mais il va s’occuper du marketing opérationnel.

« Les fumées », ce sont 5 millions de bouteilles, soit la moitié de ma production: 10 millions. Je stagne depuis 10 ans car je fais attention à ne pas augmenter en volume, mais en qualité ! C’est grâce à château Bonnet que j’ai appris à faire des vins de qualité en grande quantité, en volumes. Je suis devenu leader avec les « fumées blanches »

François Lurton a aussi choisi ses terroirs fonction de la climatologie et de l’influence océanique tant au Chili que pour ses Côtes de Gascogne.

On recherche une fraîcheur et un style plus atlantique pour le sauvignon, il faut qu’il soit proche de la mer. »

Autrefois, il produisait ses fumées en Languedoc, depuis 10 ans, il a migré pour trouver cette fraîcheur. « Au nez, il a cette expression herbacée ou florale, qui a une connotation nouveau monde. On sent ces terroirs frais aux matins humides avec beaucoup de brouillard. »

Quant au terroir qu’il appréciait le plus et qu’il regrette, c’est celui du Portugal… »Un des plus grands terroirs qui s’exprime ». Peut-être y reviendra-t-il ? Car les pages de sa vie sont loin d’être totalement écrites. « Avec la famille, on pense de plus en plus à acheter aussi en Californie… »

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Ses vins espagnols Campo Eliseo de Toro, chiliens Hacienda Araucano Clos de Lolol, argentins Piedra Negra Gran Malbec, et du Roussilon Mas Janeil encadrent ses fumées blanches produits en Côtes de Gascogne. © JPS

François Lurton que certains considèrent comme totalement oublié à Bordeaux, ou dont les rumeurs les plus folles aiment à courir, tenait à faire cette conférence à l’hôtel de charme-maison d’hôtes, la Maison Bord’Eaux, que tient son cousin Pierre Lurton (PDG d’Yquem, gérant de Cheval Blanc): « il court tout un tas de bruits à Bordeaux, c’est l’occasion de remettre les pendules à l’heure. »

« Quand Bordeaux a des difficultés, mes ventes se portent très bien. Elles sont en plein boom en Amérique du Sud et Amérique du Nord. On surfe sur la vague aux Etats-Unis. Je fais plus de 60 % de mes volumes avec des vins de France, de Gascogne et du Roussillon et Fitou. Le chai que j’ai à Vayres (en Gironde, juste à côté de Bordeaux) va être complètement remanié avec une nouvelle chaîne d’embouteillage de 7000 bouteilles à l’heure, avec réduction totale d’oxygène. J’emploie 70 personnes en France, en Argentine 80 avec la Bodega Piedra Negra. »

Je rapatrie mes résultats en France, je paie mes impôts en France, je ne suis pas expatrié et je vis plus de 6 mois de l’année en France. » François Lurton

francois lurton 014Mais François Lurton n’est pas la pour régler ses comptes avec la place de Bordeaux qu’il connait bien, car c’est avant tout un business man, mais un viticulteur business man. Un de ceux qui ont non pas des dollars à la place des yeux mais avant toute chose le raisin chevillé aux tripes !

Ainsi en Espagne, à Toro, il est associé à Michel Rolland et produit le « meilleur vin d’Espagne » le « Campo Eliseo » (1 million de bouteilles en rouge, blanc et rosé). Mais surtout, il continue à parcourir la planète, car « le plaisir de mon métier, c’est que j’ai deux vendanges. Par exemple, là, on va finir les remontées de barriques en Argentine. »

« Le vignoble, c’est comme dans les restaurants, il faut toujours être derrière la caisse ! »  

Pour moi, ce qui fait la qualité d’un vin, c’est la qualité du raisin. Je passe partout pour goûter le raisin et donner les dates de vendanges. » François Lurton

Quant à la question de Côté Châteaux de savoir s’il pensait avoir mieux réussi que son père ? (car il produit aujourd’hui plus de vin que lui): « Ce n’était pas mon but, ni mon intention. Mon père a mieux réussi dans la valorisation de ses terroirs. Je n’ai pas encore sa fortune. Dans le monde du vin, les choses sont lentes…Pour que je réussissse autant que mon père, il faudrait que j’ai son âge. Le 4 octobre, il va avoir 90 ans André, on va lui faire une bonne fête ! »

Pour en savoir plus sur François Lurton et ses domaines: françoislurton.com

10 Juil

Les prix spéciaux du 38e concours international de vins de France remis au Tower Bridge de Londres

C’était l’événement le 27 juin à Londres. Un événement passé inaperçu avec Bordeaux Fête le Vin. Et pourtant, au Tower Bridge de Londres, de grands vins ont été récompensés, dégustés et commentés par Xavier Rousset, maître-sommelier vivant à Londres.

La remise des prix spéciaux de la 38ème édition du plus grand concours international de vins en France s’est déroulée dans un lieu connu du monde entier: « Tower Bridge ».

Xavier Rousset, maître-sommelier français vivant à Londres et également l’heureux propriétaire de quatre restaurants, dont le célèbre Texture (une étoile Michelin) s’est livré à l’exercice des commentaires de dégustation.

* Prix spécial Rioja : Altos Pigeage 2010

“Nez complexe aux arômes de garrigue, cerise amère, réglisse et prune. En bouche, opulent, généreux dans le style typique de la région. Légèrement épicé en fin de bouche, un vin sans excès et tout en harmonie. Idéal sur des plats riches et relevés.” www.altosderioja.com

* Prix Spécial Bio : Belat Penedès 2009

“Nez expressif de fruits rouges mûrs légèrement confiturés, poivre noir, notes fumées. En bouche, belle minéralité et équilibre avec une acidité agréable et bien intégrée. Utilisation intelligente et bien maîtrisée du fût, vin très intéressant, élégant et racé. La température de service est importante pour maximiser le plaisir.” www.albetinoya.cat

* Prix spécial Blaye : Château Mondésir Gazin 2011

“Joli nez de fruits noirs, mûres, cassis, des notes d’épices douces, cuir. En bouche, bonne structure tannique et équilibrée reflétant l’assemblage entre Merlot et Malbec. Utilisation intelligente du bois, bien intégré, ajoutant de la richesse à ce vin.” www.mondesir-gazin.com

* Prix spécial Bourg : Château Monfollet Altus 2012

“Plaisant et expressif au nez, mélange de fruits noirs et d’épices douces. En bouche, attaque franche et ferme avec un Merlot bien travaillé, riche et généreux. Vin puissant aux tanins résultant de raisins mûrs et d’un passage en fût. Une décantation permettra à ce vin de s’exprimer pleinement.” www.chateaux-solidaires.com

Retrouvez l’ensemble des vins médaillés sur www.challengeduvin.com

09 Juil

Les pesticides remis en question a minima devant l’Assemblée Nationale: sauvegardons nos écoles !

Va-t-on vers une interdiction pure et simple de l’utilisation de pesticides dans les vignes qui touchent les écoles primaires, collèges et lycées. Suite à l’incident grave de Villeneuve de Blaye, une véritable prise de conscience semble avoir émergé. Toutefois on parle davantage de restriction que d’interdiction ! Il n’y aura pas de distance minimale à respecter. Un projet de loi qui fait déjà pschittt ???

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Epandage après orage de grêle dans le Médoc © Jean-Pierre Stahl

Le projet de loi subordonne l’épandage des pesticides près des lieux sensibles « à la mise en place de mesures de protection » telles que des haies ou des horaires adaptés.
Lorsque de telles mesures ne peuvent pas être mises en place, « l’autorité administrative détermine une distance minimale adaptée en deçà de laquelle il est interdit d’utiliser ces produits à proximité de ces lieux ».

 L’interdiction n’est donc pas généralisée mais étudiée au cas par cas comme le précise Germinal Peiro, le rapporteur du projet:

« Il s’agit d’examiner au cas par cas, en fonction des heures d’épandage, en fonction du vent, en fonction de conditions climatiques, en fonction des protections naturelles qui peuvent exister comme des haies par exemple, mais il n’y a pas de distance car ce n’est pas possible de mettre une distance dans la loi », selon le député Germinal Peiro.

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L’école de Villeneuve de Blaye où 23 élèves et leur institutrice avaient été intoxiqués © France 3 Aquitaine

Pourtant, l’affaire de Villeneuve de Blaye avait suscité l’émoi non seulement des parents, des enfants, mais aussi de tous ceux qui se sentent responsables vis-à-vis d’une population à protéger en priorité. Ségolène Royal était monté au créneau aussitôt…

D’ailleurs l’association Génération futures n’en démord pas et réclame à coup de pétition qui a déjà recueilli 120.000 signatures l’interdiction d’épandage à proximité de toute habitation.

Même le préfet de Gironde avait eu cette lueur d’esprit de prendre un arrêté le 23 juin, suite à l’affaire,  d’interdiction d’épandage de produits phytosanitaires à moins de 50 mètres des établissements scolaires lorsque les élèves sont à l’extérieur. 164 écoles seraient concernées.

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Daniel Delestre, président de la Sepanso Gironde © Jean-Pierre Stahl

La Sépanso avait porté plainte car les traitements de vignes réalisés le 5 mai à proximité de l’école primaire de Villeneuve étaient illégaux. Les conditions météo et la force du vent interdisaient tout traitement. 23 élèves et une institutrice avaient été victimes de vertiges, nausées, certains nécessitant d’être pris en charge par les secours. A relire sur le blog: Affaire d’épandage près d’une école à Villeneuve-de-Blaye en Gironde: la Sepanso dépose plainte contre X…

JPS et HC.

Interview de Daniel Delestre, le Président de la Sepanso Gironde sur le dépot de plainte contre X par Jean-Pierre Stahl et Guillaume Decaix

 

 

08 Juil

Stéphane Le Foll abat quelques cartes pour les viticulteurs de l’Aude

Stéphane Le Foll, le Ministre de l’Agriculture a dévoilé une série de mesures pour apporter un soutien aux vignerons touchés par la grêle dans le Minervois.

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll demande notamment aux « services de l’Etat » de « solliciter un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti pour les parcelles touchées par la grêle ».

vigne_degatIl demande de voir auprès de la Mutualité sociale agricole (MSA) pour « une prise en charge de cotisations sociales », selon un communiqué du ministère de l’Agriculture.

Le ministère va également « solliciter des autorisations d’achat de vendanges en ce qui concerne le cas particulier des viticulteurs », qui
pourront leur permettre, en cas d’une récolte insuffisante, d’acheter du raisin dans d’autres régions.

L’assurance récolte insuffisante

Stéphane Le Foll reconnaît également le « développement insuffisant de l’assurance récolte dans un contexte marqué par des risques climatiques croissants ». Et il rappelle qu’il avait demandé dès novembre « un produit d’assurance susceptible de convenir à la grande majorité des agriculteurs ».
« Ce sujet sera au coeur des discussions du prochain comité national de gestion des risques en agriculture qui se réunit le 10 juillet« , ajoute le communiqué.

Les AOC Malepère et Minervois touchées

De violents orages de grêle ont causé des dégâts considérables dimanche dans l’Aude notamment dans le Minervois et dans l’Hérault à Olonzac, avec au moins 15.000 hectares de production agricole touchées.
Il s’agit principalement d’exploitations viticoles, et en particulier les AOC Malepère et Minervois, « mais aussi d’exploitations de grandes cultures, production
de semences, arboriculture, maraîchage », précise le ministère.
« Les pertes de récolte résultant de la grêle sont assurables et, de ce fait, ne relèvent pas du régime des calamités agricoles », rappelle enfin le ministère.

Avec France 3 Languedoc Roussilon.

Guillaume Deglise veut faire venir à Bordeaux le Mondial des Sommeliers en 2019

Le directeur de Vinexpo a fait part aujourd’hui de son souhait d’organiser à Bordeaux en 2019 le concours du Meilleur Sommelier du Monde, à l’occasion de l’assemblée générale à Reims de l’Association de la sommellerie internationale.

Cité du Vin, WEnd Crus Classés, Coupe Crus Bourgeois et Contrefa 057Selon le Figaro.fr, Guillaume Deglise a fait sensation. « Invité à prendre la parole, ce partenaire de l’ASI a fait part de sa volonté de voir le concours 2019 du Meilleur sommelier du monde se dérouler à Bordeaux, dans le cadre de Vinexpo. Ce sera alors la 16e édition de la plus prestigieuse des épreuves, la 15e devant se dérouler en avril 2016 à Mendoza (Argentine) ».

« A cette occasion, l’ASI fêtera le cinquantième anniversaire de sa naissance mais aussi du premier titre mondial remporté par le Français Armand Melkonian. La date sera symbolique aussi puisque cela fera trente ans que la France n’a plus organisé ce concours. Le dernier, en 1989, avait été marqué par le succès de Serge Dubs, l’actuel vice-président Europe de l’ASI. »

 » La proposition de Guillaume Deglise a été très favorablement reçue par Shinya Tasaki, le président japonais de l’Association internationale, mais aussi par Michel Hermet, le président de l’Union de la sommellerie française qui porterait alors cette candidature. »

Le Figaro.fr

http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o112888-vinexpo-veut-le-mondial-des-sommeliers-2019#ixzz36tp2pCDR

Grêle dans le Minervois : les « dégats sont considérables » dans les vignes confirme la préfecture de l’Aude

15 000 hectares touchés, des « dégâts considérables », dans le communiqué de la préfecture de l’Aude. Le Préfet de Région s’est rendu sur place pour avoir une remontée exacte des pertes potentielles. « C’est un cataclysme » pour Philippe Vergnes, le président de la chambre d’agriculture.

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Le préfet de région et un vigneron sinistré devant la mairie de Tourouzelle (Aude) © Frédéric Guibal de France 3 Languedoc Roussillon

En ce lundi 7 juillet, les remontées d’informations font état de 15 000 hectares de surfaces agricoles touchées, surtout des vignobles, des AOC Malepère et Minervois. Seulement 10 à 15 % des viticulteurs de l’Aude étaient assurés contre la grêle.

En 20 à 30 minutes, à 17h dimanche, ces orages de grêle, avec des vents très violents ont meurtri le massif de la Malepère, à l’ouest de Carcassonne, et le Minervois, entre Carcassonne et Narbonne.

C’est une catastrophe  un cataclysme » Philippe Vergnes, le président de la chambre d’agriculture de l’Aude lors d’une visite sur une exploitation de Tourouzelle, au-dessus de la petite ville de Lézignan-Corbières.

Tout en précisant que les 15 000 ha en impactés représentent un quart de la surface plantée en vignes dans l’Aude: 60000 au total. 600 000 hectolitres de récolte seraient perdus. Il s’agit de la catastrophe économique la plus lourde pour le département depuis les terribles inondations de novembre 1999.

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Des branches coupées en deux sous la force des grêlons © Frédéric Guibal

Dès lundi matin, la préfecture de l’Aude  qualifié ces dégâts de « dégâts considérables ». C’est dire l’ampleur des sinistres dans ces vignes et le désarroi des viticulteurs touchés.

Le Préfet de Région a précisé dans l’interview réalisée par nos confrères de France 3 Languedoc Roussillon qu’il allait étudier, avec les services de l’Etat, des exonérations fiscales, des relais de trésorerie et autres relais bancaires. Pas sûr que cela suffise…Dans les autres régions viticoles touchées, les viticulteurs ont réclamé des aides directes pour compenser leurs pertes, des aides rarement débloquées: en Gironde en effet, suite aux orages de grêle à l’été 2013, ils n’ont obtenu que 10 à 15 % de remboursements des dégâts estimés à 150 millions d’euros.

«On voit depuis quelques années une recrudescence du phénomène des orages. Aucune région n’est épargnée», a déclaré à l’AFP Jérôme Despey, secrétaire général de la Fédération des exploitants agricoles (FDSEA) et viticulteurs de l’Hérault. Il a cité la Bourgogne pour la troisième année consécutive, les Charentes et de nouveau le Bordelais le mois dernier, très affecté déjà en 2013.

Et d’arriver à ce triste constat: il risque d’y avoir une « nouvelle baisse de production» du vignoble français et du coup de nouvelles « pertes de marchés ».

Regardez le reportage de Jean-Pierre Laval et Frédéric Guibal de France 3 Languedoc Roussillon