26 Juin

Avant l’arrivée des Parisiens le 2 juillet avec la LGV, voici une nouvelle cave en plein coeur de Belcier : le Pavillon des Vins de Bordeaux

C’est la nouvelle cave du Hall 3 Belcier de la Gare Bordeaux Saint-Jean. Nul doute qu’elle va retenir l’attention des voyageurs qui ne vont mettre que 2h04 depuis Paris ou l’inverse. 

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© Le Pavillon des Vins de Bordeaux dans le Hall 3 Belcier de la Gare Saint-Jean

Le Pavillon des Vins de Bordeaux, c’est son nom. Cette nouvelle cave a ouvert début mai. Elle s’inscrit pleinement dans le quartier Belcier en pleine mutation.

C’est Pierre-Antoine Borie, directeur de la Cave Briau, fils de François-Xavier Borie, propriétaire du Château Grand Puy Lacoste, Grand Cru Classé de Pauillac, qui a décidé d’ouvrir cette cave, un joli pari pour des voyageurs en provenance ou en partance pour Paris. A moins que ceux-ci ne se fournissent en plein centre, avant de faire leur bagages ou en allant voir de la famille ou des amis. Toutefois, le potentiel de voyageurs est assez important 18 à 20 millions de voyageurs à l’année.

Après avoir repris avec brio, la Cave Briau en 2013,  Pierre-Antoine Borie a décidé de miser sur le quartier prometteur d’Euratlantique et de sa nouvelle gare.

Le Pavillon des Vins de Bordeaux n’est pas une annexe de la Cave Briau, mais un concept différent, axé sur la nouvelle clientèle de ce quartier en plein essor et, sur les voyageurs internationaux utilisant les nouvelles lignes de TGV arrivant à Bordeaux », Pierre-Antoine Borie.

Cette cave de plus de 100 m² offre un agréable voyage dans l’univers des vins de Bordeaux, mais aussi une sélection de champagnes et de spiritueux, avec  quelques accessoires et des livres autour du vin, pour connaisseurs ou simples amateurs. L’ équipe est composée de 3 personnes jeunes et passionnées. C’est ouvert 7 jours sur 7 de 10h à 20h.

Le Pavillon des Vins de Bordeaux : 137 rue des Terres de Bordes, Gare Saint Jean HALL 3 Belcier – 33800 Bordeaux 05 56 31 91 62 cavistepvb@gmail.com

25 Juin

Arnold Schwarzenegger à Libourne Fête le Vin : « I don’t say hasta la vista baby but I’ll be back ! »

Mieux qu’une star du Rock’n Roll, une légende du cinéma à Libourne Fête le Vin. Un public de fans, des médias en émoi…et moi, et moi, et moi. Non pas 700 millions de chInois mais des centaines de Libournais, de Saint-Emilionnais et de fans de la première heure, qui ont acclamé Schwarzy à Libourne Fête le Vin #2.

Une foule dantesque pour acclamer le nouveau Terminator venu sauver le Climat © JPS

Une foule dantesque pour acclamer le nouveau Terminator venu sauver le Climat © JPS

Terminator était attendu à 14 h à Libourne Fête le Vin. Finalement, le super héro a atterri avec une énorme demi-heure de retard. De quoi faire scander par deux fois à une foule en liesse : « Arnolddd, Arnolddddd…!!! »

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Vendredi, Libourne Fête le Vin avait déjà attiré pas mal de monde entre 1000 et 1500 personnes, samedi pour la venue de Ben l’Oncle Soul (qui s’était déjà produit au Saint-Emilion Jazz Festival 2015) entre 3000 et 4000 personnes. Bref, Libourne Fête le Vin s’ancre un peu plus dans le paysage des fêtes du vin « à la sauce bordelaise. » A ceci près que le concours de stars est lancé et là « vous m’en mettrez une tranche ».

IMG_6872Du muscle, du biceps, des pectoraux, tout ce qui peut faire fantasmer ces dames et ces messieurs, voici Schwarzy on the stage, le seul, l’unique la légende, qui a bercé aussi ma jeunesse et mes bonnes vieilles cassettes VHS…

Le plus drôle, c’est encore de trouver des jeunes, qui comme moi, sont en admiration devant Arnold. Ainsi Maxime, 11 ans, fan de Terminator et qui montre une BD de Conan le Destructeur (la suite de Conan le Barbare…ah lal la que de souvenirs !)

Les fans d'Arnold, avec Maxime 11 ans, son père Roger et Henri Jacquet © JPS

Les fans d’Arnold, avec Maxime 11 ans, son père Roger et Henri Jacquet © JPS

A ses côtés, son père Roger: « j’ai des photos de lui de 1975 ! », mais aussi Henri Jacquet quI a une salle de sport et culturisme « France Physic Forme » 40, rue Paulin à Bordeaux : « mon père était un pionnier, il faisait du développé-coucher avant Schwarzy »… On sent les connaisseurs et grands amateurs de culturisme.

Philippe Buisson et Michèle Saban © JPS

Philippe Buisson et Michèle Saban © JPS

Philippe Buisson a donc réussi ce tour de force de faire venir à Libourne cette star internationale, reconnue partout où il passe. En quelque sorte, il a en un jour éclipsé tous les événements du mois à Bordeaux avec son acteur holliwoodien.

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Et pour intronisé la bête de scène, toutes les confréries du coin étaient sur leur 31 : en avant le grand Conseil du Vin de Bordeaux avec Francis Boutemy, la Jurade de Saint-Emilion avec Dominique Renard, les Hospitaliers de Pomerol, les Baillis de Lalande-de-Pomerol, l’Ordre des Chevaliers de Castillon, la confrérie des Gentilshommes de Fronsac ou encore les Graves de Vayres.

Un discours bien enlevé de Francis Boutemy © JPS

Un discours bien enlevé de Francis Boutemy © JPS

Francis Boutemy, Grand Maître du Conseil du Vin de Bordeaux, un comédien en devenir et un cinéphile aussi, n’a pas manqué de faire un éloge bien senti à « l’une des plus grandes stars de Hollywood, culturiste, acteur de renom, gouverneur et désormais engagé contre le réchauffement climatique ».

Sur le stand des St-Emilion, Fronsac et Pomerol : "c'est toi Sarah O'Connor ?"

Sur le stand des St-Emilion, Fronsac et Pomerol : « c’est toi Sarah O’Connor ? »

« Elu gouverneur de Californie en 2003 et réélu en 2006, vous avez avec votre leadership relevé les grands défis du climat, parcourant la planète depuis 10 ans »

« Vous avez été reçu vendredi à l’Elysée et rencontré le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, tenu undiscours à la Sorbonne sur l’environnement…(…).

Nous sommes dépositaires d’une terre que nous laisserons à nos enfants » ,Francis Boutemy Grand Maître du Conseil du Vin de Bordeaux.

A la Fête du Vin, il y avait aussi la Fête de la Bière avec la Bière du Mascaret produite par Pauline et Fabrice Rivière, avec des amateurs Jean-François Poncet et Jack Allais © JPS

A la Fête du Vin, il y avait aussi la Fête de la Bière avec la Bière du Mascaret produite par Pauline et Fabrice Rivière, avec des amateurs Jean-François Poncet et Jack Allais © JPS

Et de rappeler l’urgence de la situation pour laquelle Arnold Schwarzenegger se bat et a bien pris conscience en créant R20 Regions of Climate Action  – une organisation non gouvernementale fondée en 2010, car comme le rappelle aussi Philippe Buisson : « la vigne c’est une des vigies de la modification climatique, et il y a beaucoup de similitudes entre la Californie et les Vins de Bordeaux, il est venu en ami mais aussi en ambassadeur ». 

Et lorsque le grand et fort Arnold a pris la parole, ce fut du délire du côté de la foule… Il a commencé à rappeler son entrevue avec le Président Macron :

Emmanuel Macron, c’est une âme soeur, il croit à 100% dans un avenir énergétique propre », Arnold Schwarzenegger.

IMG_6878Et d’enfoncer le clou, « il faut penser à un avenir pour nos enfants et nos petits-enfants ». Si Arnold a répondu présent si facilement à cette invitation, c’est aussi parce que « mon amie m’a dit qu’elle voulait visiter quelques propriétés du Libournais. J’ai alors appelé Michèle Saban qui m’a arrangé cela. » Arnold Schwarzenegger était alors très touché d’être intronisé à Libourne et d’être un nouvel ambassadeur des vins de Bordeaux :

Personne ne m a dit que j’allais être sur cette scène et recevoir cette cape du Grand Conseil, c’est un très grand honneur, Arnold Schwarzenegger.

En conclusion, Terminator a fait rire l’assistance et s’est fait acclamer en disant : « I don’t say Hasta la Vista baby, but I’ll be back » !!!

La video selfie d’Emmanuel Macron et Arnold Schwarsenegger sur You Tube:

Regardez le reportage de Maria Laforcade et Christel Arfel : 

Et pour terminer Vinexpo en beauté, les vignerons font déguster à la Vinothèque de Bordeaux

Ce jeudi soir avait lieu une grande soirée de dégustation et de découvertes de pépites à la Vinothèque de Bordeaux. De quoi saluer la fin du salon Vinexpo par une note sympathique et de partage avec les particuliers.

Marc Médeville et son frère Jean Médeville, 7e génération de vignerons avec Noémie Lavigne de la Vinothèque © JPS

Marc Médeville et son frère Jean Médeville, 7e génération de vignerons à Cadillac avec Noémie Lavigne de la Vinothèque © JPS

Vinexpo, c’est pour les pros. Et les simples amateurs, ils étaient en reste ? Non, car Rodolphe Wartel et Terre de Vin ont organisé pour la 2e fois les VinExpériences en proposant de faire déguster au grand public une vingtaine de châteaux inclassables mais avec de la classe, mardi soir sur le toit de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique.

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Et puis Guillaume Cottin et la Vinothèque de Bordeaux ont aussi voulu marquer le coup et faire plaisir aux particuliers et à leurs clients, avec une soirée de dégustation d’un bon niveau :

Guillaume Cottin veut toujours faire plaisir à sa clientèle et leur faire partager de véritables petites pépites © JPS

Guillaume Cottin veut toujours faire plaisir à sa clientèle et leur faire partager de véritables petites pépites © JPS

Les Bordelais connaissent parfois les désagréments des embouteillages, mais ont rarement les bons côtés, c’est ainsi une façon de remercier les Bordelais », Guillaume Cottin de la Vinothèque de Bordeaux

Marion Dufouleur avec les vins du Domaine Guy et Yvan Dufouleur à Nuit-Saint-Georges © JPS

Marion Dufouleur avec les vins du Domaine Guy et Yvan Dufouleur à Nuits-Saint-Georges © JPS

Quoi de plus sympathique que de trouver à l’entrée de la Vinothèque une fille de vigneron, Marion Dufouleur, qui effectue ses études à Kedge en Wine Management, mais profite de sa présence à Bordeaux pour faire découvrir les vins de la propriété familiale, le Domaine Guy et Yvan Dufouleur à Nuits-Saint-Georges, 27 hectares de vignes. Elle faisait ainsi déguster un chardonnay blanc « les Dames Huguettes » en Hautes Côtes de Nuits (20€) ainsi que la réserve de Cyprien en rouge, Hautes Côtes de Nuits, de quoi changer des dégustations de Bordeaux.

Ce sont  ainsi 14 propriétés ou domaines qui étaient proposées à la dégustation, venus de Bourgogne, de Bordeaux, du Sud-Ouest, de Champagne, de Provence, ou encore une maison de Cognac et de Rhum.

Cédric Fernandes négociant, avec Bruno Baylet du château Landereau (au centre) © JPS

Cédric Fernandes négociant, avec Bruno Baylet du château Landereau (au centre) © JPS

Parmi les pépites pas chères du tout, le château de Landereau dans l’Entre-Deu-Mers, 60 hectares de vignes avec un petit blanc sympathique, très minéral (à 6,8€) : « quand j’ai repris la propriété en 1988, il n’y avait que des rouges », me confie Bruno Baylet le propriétaire ; les blancs ça a été quelque part une aventure qui aujourd’hui se traduit par 200000 bouteilles produites, qui a été primé au concours TOP 20, 2e en 2017 et 2016.

Dans l’autre salle de la Vinothèque, les vignobles Jean Médeville de Cadillac, Marc et son frère Jean, proposent aussi une belle trouvaille un Bordeaux Rosé, château Fayau 100% merlot (à 5,5€), en pressurage direct, avec un goût de bonbon anglais, un rosé assez pale, avec une bouche très persistante.

Nicolas Désiré faisant découvrir deux rosés totalement différents © JPS

Nicolas Désiré faisant découvrir deux rosés totalement différents © JPS

Leur voisin est aussi bien connu de la place de Bordeaux, c’est Nicolas Désiré qui lui propose #Lou , un assemblage cinsauly grenache, un rosé de soif (9€), mais aussi un autre rosé de grande gastronomie produit par la Commanderie de Peyrassol dans le Var, racheté par Philippe Austruy.

IMG_6745A l’étage, quelques rosés, mais aussi du champagne avec Jeeper avec un Grand Assemblage 60% chardonnay, 25% pinot noir et 15% pinot meunier, et dont 30% dee vin est vinifié en barriques. Sa voisine, n’est autre que Claire Pefau, responsable oenotouristique au château Brane Cantenac qui fait déguster Margaux de Brane, issu de jeunes vignes et élevé en cuves bois durant 12 mois. Enfin des Rhums Moko également présents pour ceux qui souhaitent terminer sur une note plus exotique. Encore une sacré soirée que Côté Châteaux se devait de vous la faire partager.

Marc Médeville et son frère Jean Médeville, 7e génération de vignerons avec Noémie Lavigne de la Vinothèque © JPS

Marc Médeville et son frère Jean Médeville, 7e génération de vignerons avec Noémie Lavigne de la Vinothèque © JPS

24 Juin

Fête de Printemps de la Jurade de Saint-Emilion : Alexandra Lamy et Patrick Timsit en guest-stars

C’était samedi dernier la traditionnelle Fête de Printemps de la Jurade de Saint-Emilion. L’une des 3 soirées majeures  en ouverture de Vinexpo Bordeaux, avec celles de Mouton Rothschild et Carbonnieux. 50 personnalités ont été intronisées dont la comédienne Alexandra Lamy, Patrick Timsit l’avait déjà été par le passé.

La rayonnante Alexandra Lamy intronisée par la Jurade de Saint-Emilion, avec le président du Conseil des Vins Jean-François Galhaud à gauche et le 1er Jurat Hubert de Boüard © Guillaume Bonnaud

La rayonnante Alexandra Lamy intronisée par la Jurade de Saint-Emilion, avec le président du Conseil des Vins Jean-François Galhaud à gauche et le 1er Jurat Hubert de Boüard © Guillaume Bonnaud

A Saint-Emilion, on voit la vie en rouge… Les Jurats avaient revêtu leur grande tenue pour introniser 50 nouvelles personnalités, dans le magnifique cadre des Douves du Palais Cardinal. Parmi les plus connues,  Alexandra Lamy, comédienne, Jamie Bamber, comédien, Luc Jacquet, réalisateur, Eric Lavaine, réalisateur, Laurent Stefanini, ambassadeur délégué pour la France auprès de l’Unesco ( en 2019, on célébrera  des 20 ans du classement Unesco de St Emilion). Avec la présence également de Patrick Timsit, comédien et humoriste. Tous se sont engagés à devenir des Ambassadeurs des Vins de Saint-Emilion.

Patrick Timsit et Alexandra Lamy intronisés par la Jurade le 17 juin © Franck Dupuis

Patrick Timsit et Alexandra Lamy intronisés par la Jurade le 17 juin © Franck Dupuis

Et c’est en cortège, qu’invités et Jurats ont rejoint le Château Clos Fourtet, accueillis par une haie d’honneur. Pour bien démarrer cette soirée, un apéritif attendait les convives dans les jardins du château, animé par un sympathique groupe de jazz.

La Fête de Printemps  © Guillaume Bonnaud

La Fête de Printemps © Guillaume Bonnaud

Le dîner allait se tenir sous une impressionnante structure de cristal, derrière le château. Le menu de haut niveau était préparé à 6 mains pour 900 invités et par 3 stars des fourneaux de Saint-Emilion :   les trois chefs étoilés Alexandre Baumard (chef 1 étoile au Logis de la Cadène), David Charrier, (chef 1 étoile au Restaurant les belles Perdrix de Troplong Mondot) et Ronan Kervarrec (chef 2 étoiles à l’Hostellerie de Plaisance), 11 vins d’exception des appellations Saint-Emilion, Saint-Emilion Grand Cru, Lussac Saint-Emilion et Puisseguin Saint-Emilion accompagnaient les succulents mets imaginés par les chefs.

Une soirée endiablée avec des jeux de lumières et rythmée par un groupe de rock, qui incitait les convives à faire quelques pas de danse sur la piste installée au cœur d’un patio végétalisé.

Avec Vins de Saint-Emilion.

23 Juin

« I’ll be back » : Arnold Schwarzenegger de retour…à Libourne Fête le Vin #2

La star américaine de Terminator et ancien gouverneur de Californie va être intronisé dimanche à Libourne Fête le Vin pour la 2e édition. Une promesse qu’il a faite à Philippe Buisson et qu’il devrait tenir ce dimanche. Libourne Fête le Vin * démarre ce vendredi soir à 18 heures.

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Ca pour une nouvelle, ça déchire comme diraient nos jeun’s ! Même si Terminator est plutôt de notre génération… Après avoir longtemps poursuivi et finalement protégé Sarah O’Connor, cette fois il a fait la promesse à Philippe Buisson.

Joint par Côté Châteaux, le maire de Libourne confirme la venue de Schwarzy :« il vient a priori dimanche ! ». Et de revenir sur l’origine de cette promesse : « j’ai rencontré Arnold Schwarzenegger à Paris, il y a 2 mois, à l’occasion de sa remise de Légion d’Honneur par François Hollande. Je suis ami avec la directrice de sa fondation, Michèle Saban, ancienne députée. Il m’a dit pourquoi ne pas revenir…dans le vignoble libournais ». Une histoire improbable, et pourtant le scénario va bien se passer.

Allez Philippe Buisson, avouez vous êtes un fan ? « Non, pas forcément même si je trouve de bonnes choses dans sa filmogrtaphie, en revanche

Scharzenegger, c’est surtout l’Homme qui conteste les décisions de Trump en ce qui concerne la COP 21 et le climat », Philippe Buisson, maire de Libourne.

Philippe Buisson apprécie donc sa démarche intelligente sur le climat, mais il y a aussi toute une histoire entre les vins de Californie et les vins Bordelais, Los Angeles est d’ailleurs jumelée avec Bordeaux et avait été mise en avant en 2014, comme ville invitée d’honneur de Bordeaux Fête le Vin.

Et puis sincèrement, quand on quitte l’Elysée (où Philippe Buisson a été conseiller de FH), on n’a pas envie de dire aussi « I’ll be back » ?

Allez, à dimanche… Côté Châteaux’ll be back too.

*Libourne Fête le Vin : c’est du vendredi 23 juin au dimanche 25 juin 2017, place Joffre, au sein de l’ancienne École des Sous-Officiers de Gendarmerie de Libourne (ESOG). Avec notamment les vins de Saint-Emilion – Pomerol – Fronsac

22 Juin

Fête de la Fleur : 1500 invités célèbrent les 20 ans de la famille Bonnie à la tête du château Malartic-Lagravière

Organisée par le château Malartic-Lagravière avec la Commanderie du Bontemps, la Fête de la Fleur 2017,  a été tout simplement de toute beauté. Elle a célébré le même soir de nombreux anniversaires et ravi 1500 invités de la planète vin. Un dîner exquis signé Yannick Alléno et la surprise en fin de soirée avec le concert exceptionnel de Yael Naim.

La famille Bonnie fête ses 20 ans en tant que prorpriétaire de Malartic-Lagravière : Jean-Jacques Bonnie, Alfred-Alexandre et Michèle Bonnie et Séverine Bonnie © JPS

La famille Bonnie fête ses 20 ans en tant que propriétaire de Malartic-Lagravière : Jean-Jacques Bonnie, Sébastien Laplane, Alfred-Alexandre et Michèle Bonnie et Séverine Bonnie © JPS

Organiser une Fête de la Fleur est toujours un exploit. Imaginez plutôt chez vous 1500 invités. Pas droit à l’improvisation, pas d’erreur dans l’organisation, et pour faire un joli clin d’oeil à l’ancien patron de l’Eau Ecarlate (Alfred-Alexandre Bonnie), pas de tache possible surtout sur ces jolies robes.

A l'heure de l'apéro, les 1500 convives devant Malartic-Lagravière © jps

A l’heure de l’apéro, les 1500 convives devant Malartic-Lagravière © JPS

Dans cette chaleur étouffante, les 1500 invités avaient pris place sur la pelouse à l’arrière du château Malartic-Lagravière, cherchant quelques rafraîchissements, alors que depuis 19h les Commandeurs de la Commanderie du Bontemps cuisaient sous leur robe durant plus d’une heure, à introniser de grands personnages français et étrangers, comme le PDG d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac.

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Profitant de quelques brumisateurs, le reste des invités dégustait de grands vins blancs de Bordeaux, en sec ou liquoreux, Gazin Rocquencourt, La Tour de By ou encore Filhot.

Le Grand Maître donnant sa bénédiction à l'intronisation du patron d'Air FRance : "ça plane pour moi !" © JPS

Le Grand Maître de la Commanderie, Emmanuel Cruse, donnant sa bénédiction à l’intronisation du patron d’Air France : « ça plane pour moi ! » © JPS

Cette 65e Fête de la Fleur avait une saveur particulière cette année, car comme le soulignait Alain Juppé, « c’est la 1ère fois qu’elle est organisée au château Malartic-Lagravière » mais elle a une résonance d’autant plus grande qu’elle correspond à « 3 dates clés : 20 – 30 et 50 ; 20 ans que vous avez acquis le château Malartic-Lagravière, 30 ans depuis la création de l’Appellation Pessac-Léognan et 50 ans puisque c’est l’anniversaire de mariage de Michèle et Alfred-Alexandre Bonnie » commente Alain Juppé le Maire de Bordeaux.

Hubert et Emmanuelle de Boüard avec Alfred-Alexandre Bonnie © JPS

Hubert et Emmanuelle de Boüard avec Alfred-Alexandre Bonnie © JPS

Grand amateur de vins de Bordeaux, Alfred-Alexandre Bonnie et son épouse, qui venaient de Belgique, recherchaient au milieu des années 90 un grand domaine à Bordeaux ; ils sont tombés amoureux de Malartic-Lagravière et ont fait fructifier ce grand cru classé de Graves.

IMG_6633Hier il a tenu a remercier tous ceux qui les ont aidé, son maître de chai et son chef de culture, mais aussi Messieurs Sanders et Anthony Perrin de l’Union des Grand Crus classés de Graves pour leur accueil.

Alfred-Alexandre Bonnie s’est aussi réjoui que ses enfants le rejoignent en 2002 et 2005 dans la gestion de cette propriété : « comme on dit en Belgique, l’Union fait la force. »

IMG_6662 Et alors qu’une pensée particulière était avancée à l’égard de Paul Pontallier, le directeur de château Margaux, disparu trop tôt, Emmanuel Cruse le Grand Maître soulignait la réussite de ce Vinexpo, la beauté de la ville de Bordeaux « attractive et séduisante », avec une Cité du Vin qui dépasse les 425000 visiteurs et va encore permettre le développement de l’oenotourisme.

Aude Cazeneuve, Thierry Martin et Armelle Cruse du château du Taillan © JPS

Aude Cazeneuve, Thierry Martin et Armelle Cruse du château du Taillan © JPS

Et le Maire de Bordeaux très en forme avec la langue de Shakespeare soulignait que l’on avait « a new President, a new Governement today », que nous avions aussi un vignoble excellent, un chef excellent, bref « everything is excellent in France » !

Des figures de Bordeaux qu'on ne présente plus... © JPS

Des figures de Bordeaux qu’on ne présente plus… © JPS

Seule fausse note cette année, le gel qui a frappé en avril dernier durement de nombreux viticulteurs, le 2016 essayant de faire oublier cette calamité comme le commentait Emmanuel Cruse. « A part le gel, une année magique », selon Alfred-Alexandre Bonnie, heureux d’offrir à ses convives un repas délicieux préparé par le très grand chef Yannick Alléno, qui a décroché en février 3 étoiles pour son restaurant le « 1947 – Cheval Blanc » à Courchevel (en souvenir avec ce très grand millésime).

Une armée de sommeliers et de flacons de légende à immortaliser © JPS

Une armée de sommeliers et de flacons de légende à immortaliser © JPS

Dans un festival de saveurs, un balai de sommeliers et maîtres de chais faisaient virevolter les bouteilles les plus prestigieuses de Bordeaux…

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Avec pelle-mêle en blanc Malartic 2007 et en rouge Pichon Comtesse Lalande 2004, Malartic-Lagravière 2000 ou Margaux 1996, sans oublier Yquem 2005…

Les Mécènes américains de la Cité du Vin de Bordeaux © JPS

Les Mécènes américains de la Cité du Vin de Bordeaux © JPS

Une soirée où l’on pouvait croiser les Americans Friends Of la Cité du Vin, ces généreux donateurs et mécènes américains emmenés par Georges Sape, qui ont entièrement financé l’Auditorium Thomas Jefferson de la Cité du Vin.

Un concert magique avec Yaêl Naïm © JPS

Un concert magique avec Yael Naim et avec Séverine Bonnie, très fan © JPS

Un dîner exquis avec une surprise à la fin qu’avait réservé la famille Bonnie : un concert de Yael Naim, devant le château, très apprécié des convives, par cette douce soirée d’été : a « new soul » for Malartic…

A Vinexpo, des vignerons prônent l’unité pour lutter contre le réchauffement climatique

Tailler la vigne, encourager la biodiversité, développer les cépages résistants… des vignerons, réunis à Vinexpo Bordeaux, font assaut d’imagination pour sauver leur vin et appellent à une mobilisation générale du monde viticole pour faire face aux inondations, à la sécheresses et autres catastrophes liées au réchauffement climatique.

IMG_6500« Que pouvons-nous faire? Nous pourrions créer un groupe au niveau mondial regroupant les domaines viticoles afin d’agir sur la réduction des gaz à effet de serre (…) et mener un changement qui serait suivi par d’autres entreprises. Nous avons besoin de grands changements », a annoncé Miguel Torres, président de Bodegas Torres en Espagne.

Pour répondre à l’accord de Paris qui prévoit de réduire les émissions de gaz à effet de serre, des viticulteurs ont montré qu’ils pouvaient agir individuellement et ont appelé à s’unir pour notamment faire pression sur les décideurs, telle est la conclusion de la conférence au salon mondial des vins et spiritueux Vinexpo, intitulée « le secteur du vin face aux défis et enjeux du changement climatique ».

La profession possède un argument de poids, note John Holdren, président de la Faculté sciences de l’environnement à l’Université américaine d’Harvard: « Presque tout le monde comprend quelque chose au vin et beaucoup en boivent. De nombreux dirigeants influents dégustent des grands crus. Si nous pouvons leur faire comprendre que leurs grands vins sont en danger, nous aurons une forte influence dans cette discussion ! », sourit-il.

L’HEURE EST GRAVE

L‘heure est grave: la sécheresse, les incendies comme en Australie ou au Chili, la grêle, les gelées tardives qui ont en particulier frappé en France fin avril, les inondations, etc., détruisent les vignes. Ces aléas climatiques devraient s’accentuer, prédit John Holdren, expliquant que la canicule de 2003 sera un été normal en 2040 et un été frais en 2060.

Même une faible hausse des températures affecte grandement le vignoble: « Les vignes sont des plantes très sensibles, elles sont comme un thermomètre », souligne Gaia Gaja, copropriétaire de Gaja Winery en Italie, l’un des grands noms du vin.

Tous les domaines dans le monde sont ainsi concernés par ce changement climatique qui peut rendre les vins plus puissants et moins complexes arômatiquement avec des taux d’alcool plus élevés, pouvant facilement atteindre 16 à 17 degrés, ainsi qu’un manque d’acidité.

POUR DES VIGNES RESILIENTES

Les viticulteurs ont tôt fait de s’adapter avec des initiatives individuelles, parfois collectives comme dans la Napa Valley en Californie, mais cela a un coût.

La Maison Torres, qui a investi 12 millions d’euros dans la recherche, tente de transformer le CO2 de différentes manières — des algues au méthane — à recycler l’eau et à baisser de 25% sa consommation énergétique.
Des cépages, plus précoces ou tardifs, reviennent aussi au goût du jour comme le petit verdot à Bordeaux qui arrivait auparavant difficilement à maturité. Au Liban, le château Kefraya, présent à Vinexpo, replante des cépages plus tardifs avec davantage d’acidité comme le cinsaut pour faire face à une augmentation des
températures de deux degrés en 10 ans.

La sélection génétique de cépages plus résistants à la sécheresse est expérimentée, mais la qualité n’est pas encore au rendez-vous pour faire de grands vins, selon plusieurs professionnels.
Autre conséquence du changement climatique: la géographie des vignobles. Certaines régions viticoles pourraient disparaître et d’autres faire leur apparition. Déjà, les domaines s’organisent: la Maison Torres, présente au Chili, a acheté des terres dans le sud du pays, près des lacs, tandis que le champagne Taittinger a investi en Angleterre pour y produire dans quelques années du vin effervescent.

Dans la vigne davantage que dans les chais, des vignerons changent complètement leurs méthodes de travail, parfois aidés des scientifiques, pour faire pousser des « vignes résilientes », comme les qualifie Gaia Gaja. Dans ses trois domaines italiens, aucun produit chimique n’est dorénavant utilisé, l’herbe, les féveroles ou encore l’orge sont cultivés entre les rangs de vignes pour contenir l’humidité ou favoriser la biodiversité…
Une vraie révolution que la jeune femme résume ainsi: « Notre travail ces 15 dernières années n’est plus de prendre soin des vignobles mais de prendre soin de la vie ».

AFP

21 Juin

Conférence sur le Brexit à Vinexpo : après le séisme de l’an dernier, le monde du vin peut-il être rassuré ou au contraire très inquiet ?

Le Brexit était cette semaine au coeur des préoccupations, à Vinexpo qui a consacré à ce sujet un plateau d’experts de haut niveau, avec un débat de plus d’une heure trente animé par ma consoeur Jane Anson, journaliste pour Decanter.

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Depuis 1 an, le vin n’a jamais été aussi cher au Royaume-Uni où les prix ont augmenté de +3% au premier trimestre 2017. Le prix moyen d’une bouteille de vin en Grande-Bretagne vient d’atteindre 5,56 livres soit 6,4 euros. La conséquence est que les Britanniques ont commencé par vendre leurs stocks, juste après l’adoption du Brexit.

L’effet immédiat était de vendre beaucoup de stocks avec la dépréciation de la livre sterling, mais dans le long terme ça va beaucoup compliquer l’acte d’achat », Jane Anson Journaliste Anglaise.

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« Dans moins de 2 ans, on va quitter l’Europe, ce que j’espère beaucoup c’est qu’on va avoir quelques années pour faire les réglages avant de partir sinon le business du vin va être sûrement difficile », complète Miles Beale chef executif chez WSTA (Wine and Spirit Trade Association).

Si le marché s’est arrêté quelques semaines après l’adoption du Brexit, il est reparti depuis; Millésima, à Bordeaux, a en effet réalisé une belle campagne sur les primeurs 2016 :

 « Il n’ y a pas de crainte », explique Fabrice Bernard Pdg de Millésima. « Pour vous donner des chiffres et être concret »:  

Sur les primeurs 2015 l’Angleterre représentait 4,5% de notre chiffre d’affaire. Sur les primeurs 2016, l’Angleterre représente 16 à 17% de notre chiffre d’affaire, l’Angleterre est devenu le 3e pays sur lequel nous vendons le plus de primeurs 2016, Fabrice Bernard Pdg de Millésima

Fabrice Bernard, le Pdg de Millésima © JPS

Fabrice Bernard, le Pdg de Millésima © JPS

Le Royaume-Uni importe du vin depuis plus de 70 pays, c’est le 2e pays importateur en valeur et en volume…avec près de 120 millions de caisses de 12 bouteilles.

Bertrand Michat et Caroline Frey du château La Lagune © JPS

Bertrand Michat et Caroline Frey du château La Lagune © JPS

Les acheteurs Britanniques sur le salon se sont confiés aux châteaux: « ils pensent quand même que le gouvernement britannique ne voudra pas rajouter des taxes notamment pour les vins français car il y a quand même une très longue tradition, un très long partenariat avec l’Aquitaine et Bordeaux depuis le Moyen-Age. », explique Bertrand Michat, responsable commercial au château La Lagune. Pour info, le gouvernement conservateur a décidé une hausse des taxes sur l’alcool de près de +4 %. Ces taxes représentent en moyenne 56 % du prix d’une bouteille, contre 21 % en France et en Espagne, et 19 % en Allemagne.

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C’est en effet une question cruciale car le Royaume-Uni représente à lui seul 15 % des importations de vin mondiales. L’Angleterre est  le 1er marché importateur de Champagne et le 1er pour les vins italiens. Les ventes en Grande-Bretagne ont reculé de -8,7% selon le CIVC (Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne). Les acteurs européens de la filière viticole envisagent aujourd’hui la négociation d’un accord de libre-échange pour faciliter l’importation de vin vers le Royaume-Uni et maintenir les accords commerciaux pré-Brexit.

Guillaume Deglise présente le bilan de Vinexpo 2017 : un salon orienté business avec plus de 150 nationalités

Au dernier jour de Vinexpo, le directeur général présentait ce matin le bilan du 19e Vinexpo organisé cette année à Bordeaux. Un salon résolument orienté sur le business avec de nouveaux outils. Un salon unique avec 5 formules déclinées partout dans le monde. Le prochain Vinexpo Bordeaux se tiendra en 2019 mais sera avancé.

Guilaume Deglise, directeur général de Vinexpo © Jean-Pierre Stahl

Guilaume Deglise, directeur général de Vinexpo © Jean-Pierre Stahl

9h45, au service de presse de Vinexpo. Guillaume Deglise commence à l’heure son topo sur l’édition 2017. D’emblée, il souligne le virage business entamé depuis 2015 et qui va s’amplifier encore dans les années à venir :

Nous avons organisé plus de 2000 rendez-vous « One to Wine Meetings » et ce n’est que le début, nous allons continuer à proposer des services supplémentaires, nous avons un rôle dans cette filière, celui d’aider les exploitations à trouver de nouveaux marchés.

Si les chiffres de la fréquentation seront dévoilés plus tard, après fermeture des portes, Guillaume Deglise annonce que le record de 150 pays fréquentant le salon a été battu , avec la Chine 1er pays étranger devant les USA en 2e position. « Le grand export nous tient à coeur, nous avons beaucoup donné cette année en Asie, aux USA et au Nord de l’Europe. Nous sommes allés à la rencontre de ces acheteurs et la réponse sur le salon a plutôt été favorable. Alors que le maché américain est toujours en progression, avec la Chine, « les pays européens continuent leur déclin. »

Vinexpo 2017 a aussi répondu à de nouvelles tendances avec dans le hall 3 WOW (pour World of Organic Wines) :

WOW a été un vrai succès, cela a dépassé nos attentes, on s’est adapté à la demande »

« Il y a aussi eu cette vraie tendance de Vinexpo de s’orienter vers de plus petites structures ». Les conférences également ont connu un réel succès

  • avec d’abord la conférence sur le réchauffement et les changements climatiques avec le Wine Spectator
  • la conférence sur le riesling
  • la conférence sur le brexit
  • l’accord de Vinexpo avec Alibaba, c’est un vrai événement, qui va donner davantage de notoriété en Chine

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« Vinexpo, ce n’est pas un salon comme les autres, Vinexpo est un acteur de la filière vins et spiritueux, ce ne sont pas que des mètres carrés à vendre, c’est aussi apporter du contenu ».

Et de souligner la difficulté de l’exercice : »c’est vraiment la gestion d’une ville, avec 30000 personnes par jour. Guillaume Deglise a tenu a remercier particulièrement les gardiens et forces de l’ordre qui ont assuré la sécurité du salon durant ces 4 jours, en amont et aussi lors des soirées en ville, dans un contexte d’état d’urgence.

« Tout n’a pas été parfait, rien n’est jamais parfait. Sur le plan visitorat, nous aurons les chiffres dans quelques jours, mais nous avons aussi connu des conditions extrêmes cette année (avec la chaleur), la climatisation a tenu quand même mais ça n’a pas été facile. »

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Ce qui pose cette année plus encore que les autres années la question de la date :

Nous allons changer de date, et réfléchir à un nouveau format pour permettre de mieux travailler ».

« J’ai parfois l’impression que ce travail a été balayé par ces températures. Il y a eu aussi des rames de tramway insuffisantes », des questions qui vont être revues et améliorées pour 2019.

Toutefois « Vinexpo est devenu une marque qui s’exprime en Asie où nous allons fêter les 20 ans de Vinexpo Asia, à Tokyo les 15 et 16/10/2016, à New-York les 3 et 4 mars 2018 (les USA étant en train de changer, étant le 1er marché consommateur au monde), il y a aussi Vinexpo Explorer, ce n’est pas un salon mais une convention avec une centaine d’acheteurs et pour découvrir également un vignoble. »

Bref Vinexpo autrefois, c’était 2 salons désormais ce sont 5 formules, pour toujours plus de business.

Regardez l’interview de Guillaume Deglise par Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer :

20 Juin

Waouh, ces WOW ! En avant les World Organic Wines et le bio à Vinexpo

WOW est l’un des grands rendez-WOW de Vinexpo. Cette année, ce sont 150 vignerons qui présentent des vins biologiques ou biodynamiques, avec des tables de dégustation dans le Hall 3. Un secteur en plein boom avec une forte demande mondiale.

A l'entrée du hall 3, WOW vous prend dans ses filets © JPS

A l’entrée du hall 3, WOW vous prend dans ses filets © JPS

C’est une première pour Vinexpo, le salon mondial des vins et spiritueux, ouvert aux professionnels. Pour la première fois, un espace est entièrement dédié aux vins biologiques et biodynamiques, et il s’appelle tout simplement « WOW! », pour  “WORLD OF ORGANIC WINES”

Thierry Valette

Thierry Valette, de Clos Puy Arnaud à Belvès de Castillon © JPS

Thierry Valette qui était co-propriétaire de château Pavie produit l’un des meilleurs vins bio de la région  avec Clos Puy Arnaud à Belvès de Castillon :

Moi, j’ai le bio au coeur car dans les années 70 dans un cru comme château Pavie on faisait du bio sans le savoir et donc on avait des vins à Saint-Emilion qui étaient sur la fraîcheur, sur l’élégance », Thierry Valette de Clos Puy Arnaud

« Et c’est vrai qu’avec la bio et biodynamie, on peut réinventer ces vins de la rive droite avec un fruit beaucoup plus moderne, beaucoup plus percutant…On fait des vins qui sont dans une nouvelle tendance et qui sont évidemment plus sains, pour les consommateurs et les gens qui travaillent sur les propriétés ».

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Il y a là 150 producteurs de la région de Bordeaux comme la famille Lateyron, d’Aquitaine, mais aussi de toute la France comme l’Alsace avec le Domaine Marcel Deiss, mais aussi des étrangers d’Argentine et d’Italie :  » là, ça commence vraiment à monter la demande de bio, pas que du vin, mais tous les produits de l’agriculture bio,  mais aussi les produits de l’agriculture bio, c’est vraiment une grosse demande » confirme ce producteur italien Francesco Scalettaris d’Aquila Del Torre (Udine en Italie).

Les Lateyron fils et père © JPS

Les Lateyron fils et père © JPS

Cette nouvelle entité baptisée WOW ! (World of Organic Wines!) séduira les professionnels à la recherche de vins élaborés dans le respect de l’environnement. Encadrés par une réglementation européenne rigoureuse, les vins biologiques répondent à des critères de production qui garantissent la confiance et le plaisir des consommateurs : utilisation de produits naturels à la vigne ; interventions limitées au chai. Les vins biologiques sont donc élaborés au plus près de leur terroir

Gwenaëlle Le Guillou, directrice du syndicat des Vignerons Bio d'Aquitaine © JPS

Gwenaëlle Le Guillou, directrice du syndicat des Vignerons Bio d’Aquitaine © JPS

Aujourd’hui la viticulture bio en France, c’est 9 % des surfaces, presque 71000 hectares et presque 5000 vignerons qui cultivent  leurs vins en bio et vinifient leur vin en bio », Gwénaëlle Le Guillou directrice du Syndicat des Vins Bio d(‘Aquitaine

Présents à WOW, Karine et Pierrick Lavau du château Bernateau sont certifiés bio depuis 2012. Ils ont énormément investi dans cette filière et réalisé un cuvier high tech :

Karine Lavau devant le château Bernateau © JPS

Karine Lavau devant le château Bernateau © JPS

En améliorant et modernisant notre outil de production, on va toujours plus loin dans la qualité du vin »,  Karine Lavau du château Bernateau

Dans le nouveau cuvier du château Lavau avec le maître de chai © JPS

Dans le nouveau cuvier du château Lavau avec le maître de chai © JPS

Aujourd’hui les époux Lavau prduisent entre 80000 et 100000 bouteilles de vin bio et misent énormément sur l’oenotourisme qui se développe aussi très rapidement notamment sur leur proprété de Saint-Etienne-de-Lisse en Gironde. Toutefois, en Aquitaine, le bio ne représente encore que 8 % des surfaces exploitées.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Jean-Michel Litvine, Eric Delwarde, Charles Rabréaud et Christian Arliguié :