22 Août

2e VinoCabaret, samedi 26 août au château La Croix-Davids dans les Côtes de Bourg

En voilà une bonne idée de sortie. Un plongeon dans l’ambiance des cabarets de Broadway, des années folles et des frères Gershwin. C’est samedi prochain au château La Croix-Davids à Lansac en Gironde.

anneesfollesPour la deuxième année, VINOCABARET vous invite à faire voyager vos sens avec une soirée spectacle et dégustation dans plusieurs châteaux des Côtes de Bourg et cette fois c’est au Château La Croix-Davids à Lansac à 19 heures, pour un spectacle dédié aux frères Gershwin.

Le duo qui s’y produira sera constitué de Mathilde Maumont, au chant et aux claquettes, et Pierre de Berne, au piano.  Ces deux artistes vous proposeront une balade dans les rues de New York des années folles – le spectacle « New-York 1924 », dans cet esprit de fougue et de poésie populaire et entraînante des années 20;

Vous pourrez déguster des fromages régionaux sélectionnés en accord avec les vins du château et à l’issue du concert, de fins chocolats qui se marieront subtilement avec les vins dégustés.

Réservations auprès de Marion Abbadie : 09 83 23 82 85 OU 06 15 98 80 55

21 Août

Coup d’envoi des vendanges en Gironde : avec le gel, les vignerons s’adaptent pour produire suffisamment de crémant pour leurs marchés

De mémoire de vigneron, on n’avait pas vu de vendanges aussi précoces mais si peu importantes. L’Union de Guyenne et les Vignerons de Saint-Pey Génissac ont décidé de sacrifier certaines parcelles de rouges pour maintenir un niveau de production de crémants, la Cave de Rauzan est aussi dans les starting-blocks pour un démarrage demain.

Coup d'envoi des vendanges ce matin à Branne en Gironde © Jean-Pierre Stahl

Coup d’envoi des vendanges ce matin à Branne en Gironde © Jean-Pierre Stahl

Ce matin à Branne, les premiers coups de sécateurs ont été donnés dès 8h30 avec les Vignerons de Saint-Pey-Génissac . Ce sont 120 coupeurs qui sont entrés en action et qui, au plus fort des vendanges, seront 300.

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Nicolas est venu d’Avallon en Bourgogne pour essayer de travailler près de 2 mois sur la région: « c’est la première fois que je le fais, pour l’instant ça va encore, avec le soleil il fait beau, donc on va continuer. » Ces vendanges de crémant devraient durer 2 semaines et demi pour récolter quelques 300 hectares.

Nicolas est venu d'Avallon faire les vendanges dans le Bordelais © JPS

Nicolas est venu d’Avallon faire les vendanges dans le Bordelais © JPS

Avec le gel des 27 et 28 avril, les vignes en contrebas, proche de la Dordogne, ont été sévèrement touchées, de l’ordre de 80 à 90%. Seuls les coteaux ont été épargnés et ont donné de beaux raisins bien sains.  »

Pierre Candelier © JPS

Pierre Candelier, responsable du site et technicien vinifications Vignerons de Saint-Pey Génissac © JPS

Sur les secteurs vraiment gelés, on risque de produire 15 hectos à l’hectare, ce qui est relativement faible, donc on a aussi des parcelles en coteaux pour compenser ce manque de rendement, »Pierre Candelier technicien vinifications Vignerons de Saint-Pey Génissac

Des merlots qui vont servir à faire du crémant en blanc de noirs © JPS

Des merlots qui vont servir à faire du crémant en blanc de noirs © JPS

Pour limiter la casse, ces parcelles de merlot qui servaient à faire du rouge seront consacrées à la production de crémant, du blanc de noirs.

« Le marché des crémants est en pleine évolution.Il progresse bien, donc pour nous il faut qu’on arrive à garder notre potentiel de production », explique Philippe Cazaux le directeur de l’Union de Guyenne et des Vignerons de Saint-Pey-Génissac.

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Philippe Cazaux le directeur de l’Union de Guyenne et des Vignerons de Saint-Pey-Génissac © JPS

On avait prévu de faire 27000 à 28000 hectolitres de crémant, malheureusement on n’en fera que 15000 cette année, » Philippe Cazaux le directeur de l’Union de Guyenne et des Vignerons de Saint-Pey-Génissac.

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Denis Baro, Président de la Cave de Rauzan © JPS

Chez les vignerons de Rauzan, on va vendanger dès demain mardi, excepté sur les parcelles qui ont gelé, soit 55% du vignoble, ce sera dans 2 à 3 semaines. « On fait des prélèvements comme d’habitude », commente Denis Baro, Président de la Cave de Rauzan, « 

On commence à prélever pour avoir une idée de la vendange future, sachant que sur ces parcelles gelées on a un retard de maturité par rapport aux parcelles non gelées, » Denis Baro, Président de la Cave de Rauzan

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A la cave de Rauzan, les analyses en sucre et en acidité augurent d’une belle qualité du millésime à venir même si tout n’est pas homogène. Julie Viellefond, assistante de production, à la cave de Rauzan témoigne : « on a des raisins qui sont assez sains mais c’est assez hétérogène, en fonction des parcelles qui ont été gelées, il y a du raisin qui est reparti mais qui n’est pas prêt à être vendangé et il y a du raisin qu’il faudrait vendanger maintenant. »

Les premiers bacs remplis de merlots à la Cave des Vignerons de  Saint-Pey Génissac © JPS

Les premiers bacs remplis de merlots à la Cave des Vignerons de Saint-Pey Génissac © JPS

L’objectif est de garder les marchés de ces effervescents toujours en croissance. L’an dernier, ce sont 8 millions de bouteilles de crémant de Bordeaux qui ont été commercialisées. Un record pour Bordeaux.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Anthony Capra, Eric Delwarde, Boris Chague :

20 Août

Finies les oua…cances, demain les oua…ndanges !

Vous n’allez tout de même pas perturber la sieste interminable de ma chienne ! Eh bien si, pas de pitié pour les oua-ouas, les bruits de sécateurs et de machines à vendanger vont commencer dans le Bordelais.

thumbnail_IMG_1445Dès demain, Côté Châteaux sera auprès des producteurs de crémants l’Union de Guyenne et la Cave de Rauzan-Grangeneuve qui vont commencer à rammasser en cagettes leurs raisins blancs pour réaliser leurs crémants en pleine effervescence sur le marché. Ils recherchent bien sûr pas mal d’acidité pour réaliser leurs crémants de Bordeaux selon la méthode traditionnelle.

Le coup d’envoi des premières vendanges de sauvignons pour les blancs secs vont aussi s’échelonner au fil de cette semaine avec Haut-Brion et la Mission, Latour-Martillac et Carbonnieux. Mais le gros des vendanges est prévu à partir du 28 septembre.

La météo est idéale avec des matinées fraîches à 14-18°, des journées qui se réchauffent entre 28 et 34°, et des risques de pluies en fin de semaine, qui pourraient accélérer les vendanges, si la pourriture venait à s’installer.

Mais pas de panique, l’état sanitaire du vignoble est assez bon, sur les parcelles de vignes qui n’ont pas gelé, la production s’annonce bonne en qualité et en quantité.

Et pour aller plus loin, lire ou relire :

Vendanges des blancs dans le Bordelais : ça se précise…

19 Août

5e Portes Ouvertes en Côtes de Castillon, les 2 et 3 septembre

Pour cette nouvelle édition 2017, 17 propriétés se mobilisent pour proposer 2 jours d’animations dans leur vignoble. Un week-end sous le signe de la découverte grâce à une vingtaine de propriétés participantes, de nombreuses animations, un marché gourmand et bien sûr des dégustations des vins de Castillon Côtes de Bordeaux !

Céline et Françoise Lannoye au château de Lanbersac © Jean-Pierre Stahl

Céline et Françoise Lannoye au château de Lanbersac © Jean-Pierre Stahl

« Une nouvelle fois, les Portes Ouvertes promettent d’être le rendez-vous de la convivialité, du partage et de la découverte. C’est aussi pour nous une formidable occasion de mettre en avant aussi la grande diversité de nos vins et celle de notre patrimoine » selon Françoise Lannoye, Présidente des Vins de Castillon Côtes de Bordeaux.

Pendant 2 jours, les châteaux participants seront ouverts de 10h à 19h et proposeront une large sélection d’activités sur place : visite de jardins classés, balades en quad, expositions de peintures …

Le dimanche matin, 3 balades (à pied, à cheval ou en VTT), avec une halte dans les châteaux, sont prévues pour découvrir le vignoble sous un autre angle.

Véritable temps fort du week-end:  le marché gourmand, le dimanche à partir de 12h30 au Château de Pitray avec producteurs locaux, animations pour les enfants (création d’étiquettes, dégustation jus de raisin, jeux des arômes) … le tout dans une ambiance musicale festive !

LES NOUVEAUTES CETTE ANNEE

Pour compléter cette sélection d’animations et offrir encore davantage d’activités aux participants, le programme s’enrichit de 2 nouveautés : des balades à poney pour les enfants et une démonstration culinaire vin & dessert par Cyril Carrini, gagnant de l’émission Le Meilleur Pâtissier (saison 4). « Pour un évènement grand public comme les Portes Ouvertes, c’est important de se renouveler et de proposer chaque année une édition différente. Ces 2 nouvelles activités sont résolument familiales, ludiques et conviviales, à l’image de l’évènement et de notre appellation » confie Laura Moiroux, chargée de communication de l’appellation.

Programme complet sur www.castillon-cotesdebordeaux.com<http://www.castillon-cotesdebordeaux.com> 

Renseignements : Maison du Vin de Castillon – 05 57 40 00 88  

18 Août

Le père de Star Wars, George Lucas, acquiert le château Margüi à Châteauvert dans le Var

Le célèbre réalisateur américain George Lucas vient de faire l’acquisition du Château Margüi, une propriété viticole à Châteauvert (Var). Dark Vador n’a qu’à bien se tenir…

Le mythique George Lucas réalisateur de Star Wars © starwars.com

Le mythique George Lucas réalisateur de Star Wars © starwars.com

Le réalisateur américain George Lucas a fait l’acquisition du Château Margüi, une propriété viticole à Châteauvert (Var), a indiqué à l’AFP Philippe Guillanton, qui en était le propriétaire depuis dix-sept ans.

La transaction, qui remonte au mois d’avril, n’a été révélée que dimanche par le quotidien Var-Matin. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué par le vendeur mais le maire de cette petite commune varoise, Serge Loudes, évoque dans les colonnes du quotidien la somme de 9,5 millions d’euros.

L’ex-propriétaire Philippe Guillanton, qui a indiqué à l’AFP assurer actuellement la transition, précise que la transaction a été réalisée avec la société Skywalker Vineyards, une société d’investissement dans le vin déjà propriétaire de vignobles en Californie et en Italie. George Lucas est l’actionnaire principal de cette société dont le nom reprend celui du héros de sa saga-phare,
Star Wars.

La société Skywalker Vineyards projette d’investir 15 millions d’euros supplémentaires pour moderniser la cave et construire une résidence hôtelière destinée à des réunions d’entreprise ou de famille et des réceptions privées.

Le conseil municipal de la commune de Châteauvert a voté en février, avant la conclusion des négociations de vente, une modification de son plan local d’urbanisme
de manière à autoriser cette extension, qui doit selon M. Guillanton permettre de créer « entre vingt et trente emplois » après deux ans de travaux.

Le Château Margüi, qui compte plus d’une centaine d’hectares, produit sur une quinzaine d’hectares un vin d’appelation d’origine protégée côteaux-varois-en-provence. Sa bastide est cataloguée comme bâtiment agricole remarquable mais ne constitue pas un monument classé.

AFP

C’est la rentrée des foires aux vins !

Avec la rentrée, ce sont aussi traditionnellement les foires aux vins de septembre. Les dates des différentes enseignes sont connues. Les voici sur Côté Châteaux, pour bien choisir les bonnes affaires, n’oubliez pas de vous munir des catalogues distribués et des articles de la presse spécialisée.

Jean-Pierre Vinel a conservé la tenu décontractée des vacances pour cette foire aux vins qui démarre en août désormais © JPS

Le lancement des foires aux vins, en 2016, en Gironde © JPS

Auchan : du 26 septembre au 10 octobre
Badie : du 8 septembre au 30 septembre
Biocoop : du 5 septembre au 13 octobre 
Carrefour hypermarchés : du 12 septembre au 25 septembre 
Carrefour Market : du 22 septembre au 8 octobre
Casino Géant : du 6 septembre au 17 septembre

Cavissima : 11 au 30 sptembre

Cora : du 23 août au 21 octobre 
Franprix : du 6 septembre au 17 septembre 

Idealwine : 7 au 26 septembre
Intermarché : du 6 septembre au 24 septembre
Lafayette Gourmet : du 8 septembre au 1er octobre
Lavinia : du 5 septembre au 2 octobre

Leader Price : du 5 septembre au 17 septembre 
Leclerc : du 3 octobre au 15 octobre 
Lidl : à partir du 6 septembre 
L’intendant : du 8 septembre au 30 septembre 
Monoprix : du 13 septembre au 1er octobre
Naturalia : du 13 septembre au 1er octobre 
Netto : du 5 septembre au 17 septembre 
Nicolas : du 13 septembre au 17 octobre 

Le Petit Ballon : du 1er septembre au 15 octobre
Repaire de Bacchus : du 7 septembre au 5 octobre
Système U : du 26 septembre au 7 octobre 

Simply Market : du 22 septembre au 8 octobre

Ventes Privées : du 6 au 23 septembre

La Vignerydu 6 septembre au 6 octobre

Vinothèque de Bordeaux : du 31 août au 2 octobre

Wine & Co : du 25 août au 4 octobre

17 Août

Vendanges précoces et limitées pour le millésime 2017 : « la plus petite récolte depuis le début du siècle pour certains »

Entre le gel, la canicule printanière suivie d’un été sec, le vignoble français n’a pas été épargné par les intempéries cette année. Les vendanges s’annoncent avec deux semaines d’avance en moyenne, avec des quantités en forte baisse mais une qualité au rendez-vous.

Une odeur de fruit remarquable © JPS

Photo d’illustration des vendanges 2016 en rouge dans le bordelais © JPS

DES VENDANGES PRECOCES DANS BON NOMBRE DE REGIONS VITICOLES

« Les vendanges seront excessivement précoces dans tous les bassins de production, on aura à peu près partout 15 jours d’avance, même en Champagne », a déclaré  Jérôme Despey, président du conseil spécialisé Vins de FranceAgriMer et secrétaire général de la FNSEA.
Alors que dans les Pyrénées-Orientales, la récolte a commencé fin juillet avec quinze jours d’avance, elles démarrent mercredi à Ramatuelle dans le Var, et en fin de semaine dans le Gard et le Vaucluse, une avance « inhabituelle », selon les professionnels de la région.

Viticulteur dans l’Hérault depuis 30 ans, M. Despey raconte que « jamais il n’avait commencé les vendanges aux alentours du 10 août. Au 15 août, ça nous était arrivé
en 1991″. 

Cette précocité est également « la tendance générale dans le Bordelais: on est à peu près tous logés à la même enseigne, après un hiver très doux et un printemps qui, malgré l’épisode de gel du mois d’avril, a favorisé la sortie de la vigne en avance », dit Bruno Baylet, du château Landereau, situé dans l’Entre-deux-Mers.

Le fait inquiétant reste cependant pour M. Despey qu‘il a « entre 20 et 30% de moins de récolte par rapport à l’année dernière » sur sa propre exploitation. « Tout semble confirmer que nous allons faire les plus petites récoltes enregistrées depuis le début du siècle », dit-il.

Ce phénomène est dû selon lui à une combinaison de facteurs: la chaleur précoce au printemps, suivie de l’épisode de gel qui a eu une ampleur importante dans le sud-ouest en remontant sur la Loire et la façade est du pays, et un temps sec durant l’été dans le sud qui a accéléré la maturité, mais a fait que les raisins sont plus petits.

« PETITE RECOLTE » EN ALSACE, BAISSE D’ENVIRON 40% DANS LE BORDELAIS

Ainsi dans les régions touchées par le gel, l’Association des viticulteurs d’Alsace s’attend à « une petite récolte », avec une baisse des volumes d’environ 30%, tandis que le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) prévoit une baisse de l’ordre de 40% et celui des vins du Languedoc (CIVL) une baisse de 10%.

« C’est une année à oublier pour les viticulteurs de la côte de Toul… », témoigne pour sa part David Lelièvre, producteur en Meurthe-et-Moselle, avec des rendements en baisse pour tous les viticulteurs de la zone, touchée par des gels au mois d’avril et un épisode de grêle fin mai.

M. Despey en appelle au ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, « pour que des mesures de trésorerie » soient prises « devant la situation difficile que vont vivre les producteurs avec 30% voire 80% de pertes pour ceux dont la production a été gelée ».

UN BON NIVEAU QUALITATIF

Par contre, au niveau qualitatif, cette récolte s’annonce bonne. « On devrait avoir un millésime exceptionnel au vu des conditions climatiques », assure M. Despey. Malgré une récolte moyenne, « la qualité est bonne, on n’a pas de problème phytosanitaire », résume pour l’AFP Denis Pigouche, président des vignerons du Roussillon.

Le viticulteur savoyard Patrice Jacquin, qui va « commencer les vendanges le 1er jour de septembre, soit 15 jours à 3 semaines en avance », s’estime « privilégié ». Avec ce dérèglement climatique, dit-il, « nos vins gagnent en puissance et en concentration ».

« Les raisins sont très sains et on se dirige vers une récolte de qualité » dans le Beaujolais, déclare à l’AFP Dominique Piron, producteur et président d’Inter-Beaujolais, avec peu de maladies et donc peu de traitements.

VENDANGES CLASSIQUES EN BOURGOGNE

Si la Bourgogne s’attend elle aussi à une récolte de qualité cette année, elle se singularise par « des dates de vendanges classiques, dans le premier tiers de septembre », selon Thomas Nicolet, directeur de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB).

La région viticole est également l’une des seules à ne pas prévoir de baisse de production pour ce millésime 2017.
« On n’a pas été frappé par la grêle comme d’autres régions », explique M. Nicolet, donc « de Chablis à Mâcon, il n’y a aucun souci de quantité. On devrait être dans la quantité et la qualité », affirme-t-il

AFP.

16 Août

« La Côte des Roses » : une bouteille qui ne manque pas de culot et qui s’offre comme un bouquet de roses…

Originale, insolite, cette forme de bouteille qui offre une rose en guise de culot. On la doit à Gérard Bertrand qui a lancé ce type de bouteille pour sa gamme de vins en AOC Languedoc ; une bouteille créée par un jeune designer de l’Ecole Boulle : Mélitine Courvoisier.

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Un mariage intéressant entre le verre et le vin © Mélitine Courvoisier – Gérard Bertrand – Photo JPS

La Côte des Roses désigne le littoral près du typique village de Gruissan. C’est aussi la marque lancée par Gérard Bertrand pour sa gamme de vin  pour célébrer l’Art de vivre Méditerranéen !

Mais le plus original, insolite et inédit, c’ est la forme de cette  bouteille dont le fond est inspiré par une rose ouverte. Ce dessin, ce design, revient à Mélitine Courvoisier, une ancienne étudiante de l’Ecole Boulle qui avait remporté le 1er projet commercialisé des « Verallia design Awards » « Soirée à Rosé » :

« Le sujet de « créer la différence » avec une bouteille en verre m’intéressait et c’est en allant visiter l’usine de production que j’ai trouvé l’inspiration. C’était formidable et très impressionnant de découvrir le processus verrier industriel ! J’ai alors dessiné une bouteille renversée, avec un fond en forme de rose, que l’on tient dans le dos comme pour offrir un bouquet surprise. Des jours de travail récompensés par un 1er prix, je n’y croyais pas ! J’ai pu ensuite suivre la réalité du prototypage, c’était génial ! Autre incroyable nouvelle, sa commercialisation… En 2013, j’assistais à la première fournée de bouteilles « Côte des Roses ». Fière et émue, j’avais séduit Verallia et Gérard Bertrand. Depuis, j’ai plaisir à trouver ma création au détour d’un rayon ! Cette aventure est une véritable carte de visite qui rassure les clients. »

Cette cuvée Côte des Roses célèbre l’Art de Vivre Méditerranéen. L’appellation Languedoc s’étend le long du littoral méditerranéen, de la frontière espagnole jusqu’à Nîmes, en s’appuyant sur les contreforts de la Montagne Noire et des Cévennes. Le sol, très varié, est constitué essentiellement de calcaire dur des garrigues, de sols schisteux mais aussi de graves apportées par les fleuves et les rivières du Languedoc.

Décliné en vin rouge, blanc et rosé, cette cuvée offre un bouquet digne des vins du Languedoc avec les cépages syrah, grenache et mouvrède en rouge, grenache syrah, cinsault en rosé…qui a obtenu une grande médaille d’or au concours de Bruxelles en 2015. L’idée est osée, l’offrir à madame comme un bouquet, et la déguster à deux.

15 Août

L’été, Côté Châteaux agrémente aussi vos lieux de villégiature : 1 million 600000 pages lues

Le blog du vin continue même l’été. Il vient de dépasser 1 million 600000 pages lues, depuis sa création. L’occasion de vous informer en temps réel de l’actualité viti-vinicole, avec des infos de première main…

Côté Châteaux avec Jean-Pierre Darmuzey et

Côté Châteaux avec Jean-Pierre Darmuzey et Philippe Grynfeltt au château Castera ©  JS

Prenez du bon temps ! Sur le sable, en bord de plage ou de piscine, entre deux siestes, vous pouvez continuer à consulter votre blog du vin favori, car Côté Châteaux ne s’arrête jamais… Qu’il fasse beau ou plus mauvais, qu’il fasse chaud ou plus frais, c’est toujours l’occasion de découvrir de nouveaux châteaux et de pousser la porte des chais.

Une sculpture extraordinaire réalisée par Vincent Libecq à partir de casques de l'armée française en forme de grappe à l'entrée du château Castera © JPS

Une sculpture extraordinaire réalisée par Vincent Libecq à partir de casques de l’armée française en forme de grappe à l’entrée du château Castera © JPS

A Saint-Germain-d’Esteuil, près de Lesparre, le château Castéra est un des plus vieux châteaux de Bordeaux et du Médoc. Sa tour remonte au XIIIe siècle, mais surtout ce château a été occupé par le frère du célèbre écrivain, Michel de Montaigne, qui avait épousé une héritière du château Antoinette, Dame Darsac et de Castera. C’est aussi l’un des châteaux qui peut s’enorgueillir d’avoir retrouver un acte notarié de vente du vin en janvier 1516 !

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Ce sont ainsi 400 ans d’histoire qui ont été célébrés en septembre dernier . Un château qui mérite vraiment le déplacement et vous offre 3 types de visites : découverte, patrimoine et . Vous serez accueillis par les équipes de Jean-Pierre Darmuzey et Philippe Grynfeltt, un tandem qui a accompagné les phases de restauration du château et des chais depuis plus de 25 ans. Et qui réalise bien sûr des vins remarquables estampillés Crus Bourgeois, mais aussi un rosé fort sympathique, fruité avec de la structure, « Perle Rosé ».

214Ce week-end, Côté Châteaux vous a ainsi permis de mieux jauger le coup d’envoi des vendanges des blancs dans le Bordelais (3700 vues), mais aussi vous a fait rêver toute la semaine dernière à travers sa série de chais à visiter (« Bordeaux, la métamorphose » : le magazine sur les nouveaux chais), sans oublier des visites oenotouristiques insolites (Plongeon dans l’histoire avec un oenotourisme insolite qui va vous étonner !) ou encore a mis en perspective l’idée d’un futur classement Unesco de Sauternes.

CaptureA venir la saison des chroniques mensuelles qui redémarre dès le mois de septembre avec un dossier et un éclairage de Frédéric Lot, mais aussi toute l’actualité des vendanges, des portraits, des nouvelles tendances, bref encore du grain à moudre, ou plutôt du raisin à presser.

Des chercheurs alsaciens recourent à des chameaux pour immuniser les vignes

Immuniser les vignes contre un virus ravageur, grâce à des gênes issus d’anticorps… de chameaux. C’est l’idée originale et apparemment prometteuse de chercheurs alsaciens, dont les travaux viennent d’être publiés dans la revue Plant Biotechnology Journal.

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© futura-sciences

L’utilisation à grande échelle de cette innovation, qui entend répondre à un problème majeur pour les vignerons, paraît toutefois encore lointaine. Elle supposerait en effet de créer des plants de vigne transgéniques – ce que la profession viticole ne voit pas forcément d’un bon oeil.

Le projet vise à trouver une solution au virus du court-noué, une affection végétale grave, présente dans la quasi-totalité des régions viticoles du monde et dans les deux tiers des vignes françaises. La maladie entraîne une baisse de rendement, un dépérissement, voire la mort de certaines zones du vignoble.

Or, il n’existe ni variété de vigne naturellement résistante à ce virus, ni traitement – si ce n’est une mise en jachère des vignes infectées, pendant plusieurs années -, explique Christophe Ritzenthaler, chercheur à l’Institut de biologie moléculaire des plantes (dépendant du CNRS) de Strasbourg, et co-auteur de l’étude avec Gérard Demangeat, de l’INRA de Colmar.

Pour trouver une solution, les chercheurs se sont appuyés sur les particularités du système immunitaire des camélidés : certains anticorps des chameaux, dromadaires et autres lamas sont plus petits que ceux de tous les autres mammifères. En exposant un chameau au virus du court-noué (inoffensif pour l’homme ou l’animal), les scientifiques ont obtenu des anticorps fabriqués par ce chameau. Ils ont ensuite introduit dans un plant de vigne des « nanobodies », c’est-à-dire la minuscule extrémité de ces petits anticorps. Ceux-ci peuvent ensuite « s’accrocher » au virus du court-noué comme une clef dans une serrure, et ainsi le neutraliser.

Le procédé a été testé sur des plants de vigne confinés en laboratoire: un rameau de vigne infecté a été greffé sur un autre rameau génétiquement modifié. Or ce dernier n’a pas été affecté par le court-noué.

LA MAUVAISE REPUTATION DES OGM

« Le virus n’arrive pas à coloniser le rameau supérieur, il ne passe pas le point de greffe », résume Frédérique Pelsy, directrice de l’unité « santé de la vigne et qualité du vin » à l’INRA de Colmar.  Le procédé n’a toutefois pas été testé en conditions naturelles : on ne sait donc pas s’il est efficace pour contrer le mode normal de diffusion de la maladie, c’est-à-dire via des vers présents dans le sol.

L’INRA sait qu’avec de telles recherches, il avance en terrain miné : de 2005 à 2010, il a mené une expérimentation contestée qui consistait à cultiver, en pleine terre, quelques dizaines de pieds de vigne génétiquement modifiés, déjà censés résister au court-noué, mais suivant une autre technique. L’expérimentation avait pris fin brutalement en août 2010, lorsque des militants
anti-OGM avaient détruit la parcelle.

L’INRA prend soin de préciser qu’il « utilise les biotechnologies comme des outils pour acquérir des connaissances fondamentales ». « Aucun développement de vignes génétiquement modifiées n’est envisagé à des fins de commercialisation et le brevet initialement déposé en 2014 a été abandonné en 2016 par l’INRA et ses partenaires », explique-t-on à l’institut de recherche.

Dans son laboratoire strasbourgeois, Christophe Ritzenthaler souligne avoir « seulement démontré qu’il était possible d’immuniser les plantes contre la maladie. Mais est-ce que la société veut de cette solution, ou pas ? Ce n’est pas à moi d’en décider ». La modification génétique, explique-t-il, ne concerne que le porte-greffe, c’est-à-dire la partie inférieure du pied de vigne, mais pas la partie supérieure qui produit le raisin. Un argument qui risque de ne pas suffire à lever les réticences de la profession viticole.
« Nous ne sommes pas contre les expérimentations, d’autant qu’il n’existe aucun produit pour lutter contre cette maladie », a dit à l’AFP le président de l’Association des viticulteurs d’Alsace, Jérôme Bauer. Tout en ajoutant : « à titre personnel, je ne suis pas favorable à cette solution », à cause de la mauvaise réputation des OGM.

AFP