19 Avr

Concours du meilleur sommelier du monde : Français, tous derrière David Biraud !

Une Marseillaise a retenti et fait vibrer le coeur des supporters de David Biraud, le complice de Thierry Marx (au Mandarin Oriental), à Mendoza en Argentine. Alors que se déroulent les dernières épreuves, les amis de David Biraud, dont Philippe Faure-Brac, agitent leurs vivas et drapeaux pour soutenir le candidat français. Il figure parmi les 3 finalistes !

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Les supporters de David Biraud © Jean Bernard

Plaza Independencia, face au théâtre décor pour la finale, Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde 1982 et tout le clan français, ont encouragé leur poulain, David Biraud, en interprétant « une Marseillaise enflammée et émouvante à la fois » comme le précise Jean Bernard dans son blog Bulles Gourmandes.

Les trois sommeliers qui participent à la grande finale du concours du Meilleur sommelier du monde sont : Julie Dupuy (Irlande), David Biraud (France) et Jon Arvid Rosengren (Suède). 

biraudEn attendant de connaître le vainqueur de cette épreuve magistrale cette nuit, Côté Châteaux souhaite que le meilleur gagne. Bon si c’est notre ami Français, David Biraud, 44 ans originaire de la roche-sur-Yon, meilleur sommelier de France 2002, on ne s’en plaindra pas … Cocorico.

21 Déc

« Le Point Rouge » : le dernier « endroit branchouille » de Bordeaux

« Le Point Rouge », un endroit unique qui revisite 200 ans d’ histoire du cocktail. Un endroit atypique entre bar à cocktails, bar à vins et restaurant « in » avec un millier de références en spiritueux, et tout autant en vins. Qui dit mieux ?

L'équipe du Point Rouge presque au grand complet avetignolles avec Claude Martignolles au centre © Jean-Pierre Stahl

L’équipe du Point Rouge presque au grand complet avec Claude Martignolles au centre © Jean-Pierre Stahl

A l’origine de ce projet un peu fou, 4 associés : Gaël Geffroy, Stéphane Eclache, Louis Harua et Claudes Martignolles. Des passionnés de vins, cocktails, spiritueux et animateurs d’enseignes prestigieuses à Bordeaux. « Le Point Rouge, « c’est 3 soirées en une » explique Alexandre Morin chef sommelier qui a rejoint l’établissement en tant que sommelier consultant les jeudi, vendredi et samedi. Trois soirées ? Oui, car l’endroit fait le pari d’accompagner sa clientèle depuis l’apéritif jusqu’au repas et même jusqu’au digestif…En fait, c’est Le nouvel endroit branché de Bordeaux…

D’abord, il y a la figure emblématique de Bordeaux, Claude Martignolles, l’ancien propriétaire du café le Régent, place de la Comédie, en face du Grand Théâtre, durant 20 ans (il l’a revendu l’an passé). Parti avec lui dans cette nouvelle aventure : deux de ses piliers du Régent : Gaël Geffroy et Stéphane Eclache.

Stéphane Eclache et e du Alexandre Morin devant la Cave du Jour avec près de 1000 bouteilles... © JPS

Stéphane Eclache et  Alexandre Morin, devant la Cave du Jour avec près de 1000 bouteilles… © JPS

Claude, c’est lui le grand collectionneur de vins et surtout de spiritueux, qui cherchait depuis longtemps un écrin pour dévoiler ses magnifiques flacons : « j’ ai commencé cette collection dans les années 1973-74, j’étais à Arcachon, le départ c’est avec 2 bouteilles. » Aujourd’hui, il possède une floppée de bouteilles assez rares et prestigieuses dont une Rémi Martin.

Le restaurant avec une réplique d'un tableau de Velasquez © JPS

Le restaurant avec une réplique d’un tableau de Velasquez © JPS

Ensuite, il y a la beauté et l’agencement du lieu : le Point Rouge, c’est une adresse qui ne paie pas de mine à l’extérieur, quai de Paludate : une enseigne qui a pris place dans la partie droite de l’ancien château Descas, à l’ancien emplacement du chai Descas et d’une salle de poker (déclarée). Ces 550 m2 ont nécessité 2 ans et demi de travaux et de restauration dans les règles de l’art (murs en pierre, plafonds incurvés en briques, un travail de ferronnerie exceptionnel, avec des luminaires du designer allemand Ingo Maurer), le tout sous la houlette de l’architecte Marc Benayoun, qui n’a pas oublié de réaliser des vitrines d’exposition pour ces bouteilles de collection. Bref, une alliance ancien/moderne parfaitement réussie.

Alexandre Morin, chef sommelier © Jean-Pierre Stahl

Alexandre Morin, chef sommelier © Jean-Pierre Stahl

Le Point Rouge, c’est aussi un restaurant mené par le chef basque Sébastien Segurola, qui propose des mets à la carte et toute une série de tapas froids et chauds. C’est également un lieu où le vin a une place toute particulière avec une sélection au verre (avec le procédé Enomatic où les machines permettent de conserver un vin ouvert jusqu’à 3 semaines sans altération organoleptique) ou encore le système encore plus révolutionnaire Coravin (un californien a mis au point  « Coravin » qui permet de goûter le vin d’une bouteille sans avoir à la déboucher).

Le Point Rouge 024A la tête de ces petits joujoux, il y a Alexandre Morin, chef sommelier, qui a exercé près de 5 ans au chapon fin et est resté ambassadeur de cette adresse prestigieuse. Grâce à ces 50 vins au verre, vous pouvez goûter de grands vins et vieux millésimes, et vous faire plaisir à partir de 4cl, ou 8 et jusqu’à 12 cl, avec par exemple un Domaine de Chevalier 2009 ou un Canon La Gaffelière 1996…

La Cave du Jour avec près de 1000 bouteilles © JPS

La Cave du Jour avec près de 1000 bouteilles © JPS

Pour ceux qui ont décidé de s’offrir un flacon, Alexandre Morin, ou Stéphane Eclache, va vous chercher une de ces bouteilles dans la Cave du Jour, une cave exceptionnelle avec un mur de près de 1000 bouteilles…On y trouve des bouteilles de bonne facture Mouton Rothschild 2010 ou du Domaine Leroy Romanee-Saint-Vivant Grand Cru en Cote de Nuits.

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« Toutes les régions viticoles de France et quelques étrangères sont représentées, on a des allocations de grands producteurs bourguignons et rhodaniens sur des millésimes matures. Claude a commencé à s’intéresser aux vins bourguignons il y a très longtemps avec le Régent, il achetait plus par passion, c’est comme cela qu’il a pu toucher des bouteilles de la Romanée Conti. C’est un grand collectionneur de spiritueux et de vins. C’est un peu une légende urbaine dans le monde du vin », précisent Stéphane Eclache et Alexandre Morin. Mais il y a aussi une sélection de petits vignerons avec Alexandre Morin qui va apporter son expertise de dénicheur de pépites.

Le Point Rouge 057Enfin Le Point Rouge revisite l’histoire du cocktail depuis 200 ans avec une approche pédagogique. Vous allez voyager au temps de la prohibition américaine, des années folles, de Cuba à la Nouvelle-Orléans, des tropical drinks aux retro drinks, ce sont près de 100 cocktails qui sont préparés par de jeunes barman et barmaids charmants : Cloé, Anne-Flore et François Xavier.

Le Point Rouge fabrique lui même ses blocs de glace...© JPS

Le Point Rouge fabrique lui même ses blocs de glace…© JPS

L’endroit, même s’il ressemble au paradis des vins et spiritueux, ne pousse pas non plus à la consommation à outrance, comme le précise Alexandre Morin : « La tendance c’est de boire un peu moins, mais de boire meilleur. Les gens vont pouvoir déguster de grands vins en prenant leur temps », le conseil des accords mets et vins est ici aussi mis en avant.

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Et pour terminer la soirée, il y a possibilité de trouver un peu de quiétude aussi à l’étage avec cette fabuleuse verrière bleu qui donne sur le quai de Paludate. Un service atypique sera prochainement proposé avec un vieux téléphone et un petit monte-charge à cocktails.

François-Xavier, Cloé et Anne-Flore les barman et barmaids du Point Rouge © Jean-Pierre Stahl

François-Xavier, Cloé et Anne-Flore les barman et barmaids du Point Rouge © Jean-Pierre Stahl

Tom Cruise n’a qu’à bien se tenir, son concept « Cocktails & Rêves » est aujourd’hui dépassé par Le Point Rouge. Un point, c’est tout.

Le Point Rouge, 3 quai de Paludate à Bordeaux

(L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération)

10 Déc

Repas de fêtes : quel verre pour quel vin ?

Un casse-tête, un dilemme, une interrogation à  chaque préparation de repas de fêtes. Côté châteaux a tenté d’y répondre avec Alexandre Morin, sommelier ambassadeur du Chapon Fin à Bordeaux. Voici de bons tuyaux pour choisir le bon verre. Alexandre Morin est l’invité de parole d’expert de ce mois-ci.

Alexandre Morin, sommelier ambassadeur au Chapon Fin © Jean-Pierre Stahl

Alexandre Morin, sommelier ambassadeur au Chapon Fin © Jean-Pierre Stahl

Sur les tables des fêtes de fin d’année, le choix des verres est primordial. Il s’agit de ne pas se louper… Le choix est vaste, des verres anciens en cristal que l’on peut sortir du vaissellier de famille, aux verres plus récents composés en oxyde de silice que l’on retrouve en ce moment chez tous les cavistes qui se respectent…

Verres anciens de la célèbre cristallerie Saint-Louis © JPS

Verres anciens de la célèbre cristallerie Saint-Louis © JPS

Si les verres anciens font toujours le meilleur effet entre de beaux verres Saint-Louis ou Baccarat, les verres plus récents ont tout de même les faveurs des chefs sommeliers pour leur atouts olfactifs.

Sommelier et Cité du Vin 009Alexandre Morin, sommelier-ambassadeur du Chapon Fin à Bordeaux, nous confirme qu’au nez les verres plus récents sont mieux adaptés, c’est ainsi que la coupe (et notamment la belle champenoise) a été supplantée par des formes beaucoup plus élancées pour le Champagne : « tout d’abord ici, vous avez une flûte très droite, très intéressante pour les champagnes non millésimés, juste-là vous avez une forme un peu plus évasée qui sera très intéressante pour les champagnes millésimés qui ont besoin d’un peu plus d’oxygénation et à côté un verre qui peut être intéressant pour les cuvées de prestiges. »

Trois formes différentes pour les vins blancs © JPS

Trois formes différentes pour les vins blancs © JPS

Le verre va influencer le jugement sur le vin comme pour les vins blancs également, il doit jouer un rôle révélateur d’arômes.

Sommelier et Cité du Vin 016« Sur ce type de verres, typés « riesling » ou « sauvignons blanc »ou typés vins blancs très aromatiques, on va favoriser des verres qui sont de forme tulipes, l’idée c’est vraiment de concentrer le potentiel aromatique des vins grâce à un buvant supérieur assez resserré. Contrairement à celui-ci qui est typé Montrachet pour les grands « chardonnay » qui ont un grand potentiel aromatique plus riche plus complexes et moins sensibles à l’oxydation ».

Outre les arômes au nez, la forme du verre évasée, resserré ou ovoïde va aussi avoir son influence avec la perception du vin sur la langue.

Deux verres aux formes opposées pour le Bordeaux et le Bourgogne © JPS

Deux verres aux formes opposées pour le Bordeaux et le Bourgogne © JPS

Avec un verre plûtôt allongé de Bordeaux, « le mouvement que vous allez faire comme ceci, vous allez vraiment recevoir le vin sur le milieu de bouche et non pas sur la base de la langue, la base de la langue c’est vraiment où se concentre toutes les amertumes, tout le végétal du vin. Là le milieu de bouche va nous permettre de pouvoir apprécier l’ensemble structurel du vin.

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« Sur ce type de verre de pinot noir de Bourgogne, qui théoriquement donne des vins qui sont plus acides, plus vifs, plus minéraux, le fait d’avoir cette forme va nous permettre de pencher la tête davantage et de recevoir le vin sur la pointe de la langue, ce qui va favoriser la sucrosité et équilibrer finalement les vins. »

Et pour ceux qui n’auraient pas forcément le budget pour s’offrir tout cet éventail ou toute la panoplie pour Noël, vous pouvez avoir recours à un type de verre passe-partout selon Alexandre Morin chef sommelier : « l’idéal, c’est d’avoir un verre transparent, à pied évidemment, avec le cicale assez large, pour pouvoir faire tourner le vin dans le verre, le haut resserré pour concentrer les arômes au nez et enfin le plus léger possible. »

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Jean-Michel Litvine et Christophe Varone :

27 Avr

Paz Levinson sacrée meilleure sommelière des Amériques

C’est une très belle consécration pour cette jeune femme de 36 ans originaire d’Argentine. Elle remporte le concours « Mejor Sommelier de Americas », qui était organisé par l’ASI (Association de la Sommellerie Internationale) à Santiago du Chili.

Guillaume Deglise avec la nouvelle étoile de la sommellerie aux Amériques: Paz Levinson © Vinexpo

Guillaume Deglise avec la nouvelle étoile de la sommellerie aux Amériques: Paz Levinson © Vinexpo

L’événement réunissait les meilleurs spécialistes à Santigo du Chili. Ils provenaient du Canada, Mexique, Venezuela, Colombie, Pérou, République dominicaine, Brésil, Chili, Uruguay et de l’Argentine. En jeu, le titre de  meilleur sommelier du continent. Parmi les demi-finalistes, 3 ont été formés en Argentine…

Paz Levinson avait déjà remporté deux fois le titre de meilleur sommelier d’Argentine à deux reprises. A 36 ans, elle décroche le prestigieux titre de meilleur sommelier des Amériques.

Ce prix est un grand honneur pour moi. C’ est la première fois que le trophée reste en Amérique latine, ce qui me procure une grande joie », Paz Levinson 

Guillaume Deglise, le Directeur Général de Vinexpo, lui a remis le trophée spécial Vinexpo (photo). La jeune femme originaire de Bariloche en Argentine, vit à Paris où elle travaille comme sommelière à l’Epicure, restaurant gastronomique triplement étoilé de l’Hôtel Bristol.

Forte de son titre, Paz Levinson représentera son pays lors du prochain concours du Meilleur Sommelier du Monde qui aura lieu à Mendoza en Argentine en 2016. Un espoir, qui sait de succéder à Paolo Basso. Paz Levinson deviendrait ainsi la première femme Meilleure Sommelière du Monde !!!

 

26 Nov

Profession sommelier : plus qu’une vocation un sacerdoce

Il faut avoir la foi… Le métier de sommelier, c’est une passion tout d’abord mais aussi un dévouement au service de la connaissance des vins, des terroirs, des typicités, des pays de productions et au delà un savoir-être, un savoir-paraître, en un mot comme en mille un savoir-faire très…made in France et made in Bordeaux !

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Sommelier, c’est le métier qu’à choisi Alexandre Morin; à tout juste 26 ans, il officie déjà depuis 3 ans et demi comme chef sommelier du restaurant le Chapon Fin, le plus vieil établissement de Bordeaux créé en 1825 et dont le décor de rocaille (1901, signé Alfred Duprat) rappelle la « Belle Epoque », au temps de l’actrice Sarah Bernhardt dont le nom figure gravé à l’intérieur du restaurant, non loin du roi d’Angleterre Edouard VII qui fréquenta aussi le Chapon Fin, tout comme le président Jacques Chirac plus récemment.

"Bienvenue dans le plus vieil établissement de Bordeaux, le Chapon Fin, construit en 1825" © JPS

« Bienvenue dans le plus vieil établissement de Bordeaux, le Chapon Fin, construit en 1825 » © JPS

« Welcome to the Chapon Fin », c’est en ces termes qu’Alexandre, le grand…chef sommelier, accueille ses hôtes de marques et notamment les 6 élèves du Magister en sommellerie de Worldsom accompagnés de leur directrice Josiane Himmelberger. Le talent n’attend pas le nombre des années pourrait-on dire d’ Alexandre, car c’est l’un des plus doués de sa génération, diplômé à Londres avec WSET niveau 1-2-3 (Wine and Spirit Education Trust), il a officié au « Bluebird« , puis est parti deux ans en Australie dans un restaurant gastronomique le « Wild Fire » à Sydney, il a aussi en poche une diplôme universitaire avec la faculté d’oenologie de Bordeaux.

Mais il y a aussi ces 6 élèves inscrits au Magister de Worlsom, 10 semaines de formation en sommellerie d’un très haut niveau: certains ont un sacré bagage aussi, ils se relancent dans les études à plus de 60 ans, comme Allan O’Donovan, un ancien policier américain durant 20 ans, aujourd’hui propriétaire d’un restaurant italien « Ciao Cristina » à Los Angeles: « j’ai beaucoup de stars qui viennent dans mon restaurant. J’ai souhaité suivre Worldsom pour améliorer ma connaissance. Vous avez à Los Angeles, les serveurs sont beaucoup plus acteurs que de vrais serveurs, aussi je veux améliorer tout celà »

Dans les cuisines du Chapon Fin avec le chef Nicolas N'Guyen, une étoile au guide Michelin. Les sommeliers ont un rôle primordial de conseil pour des accords mets et vins judicieux" © Jean-Pierre Stahl

Dans les cuisines du Chapon Fin avec le chef Nicolas N’Guyen, une étoile au guide Michelin. Les sommeliers ont un rôle primordial de conseil pour des accords mets et vins judicieux » © Jean-Pierre Stahl

Parmi les grands sages, il y également Donald Nichols, un autre américain passionné de vin qui vient pour son plaisir, Bong Kung lui tient un bar à vins à Séoul en Corée, il vient aussi chercher une expertise en sommellerie.

Les trentenaires sont Huijie Xu qui a suivi un cursus à Kedge Bordeaux, elle travaille dans l’import export en France, Léonid qui vient de Russie il manage une propriété de concert avec un oenologue bordelais, et enfin Daniel un ingénieur colombien reconverti qui veut être consultant en « food and beverage ».

Après avoir entendu les rudiments et règles de bienséance « toujours parfait, chaussures cirées et rasé de près », les élèves de Worldsom ont appris grâce à Alexandre Morin qu’il existait différents types de verres Riedel pour servir les vins de champagne à sa carte, ce dernier leur a aussi présenté le chariot de digestifs et liqueurs proposés en fin de repas, avant de descendre dans la fameuse cave du restaurant.

Mille références et 10 000 vins en cave © JPS

Mille références et 10 000 vins en cave © JPS

La cave du Chapon Fin (propriété de Sylvie Cazes – propriétaire du Château Chauvin à Saint-Emilion et président de la Cité des Civilisations du Vin à Bordeaux), ce sont 1 000 références à la carte. C’est un peu du patrimoine de la France mais elle renferme aussi pas mal de vins étrangers. Elle est organisée en deux parties avec en prime une salle de dégustation. Ici sont conservées 10 000 bouteilles à 15° avec 70% d’humidité. Chaque vin proposé est conservé en 10 ou 20 exemplaires en moyenne. Mais il arrive que certains grands flacons soient uniques « on ne peut pas immobiliser trop de vins » car pour le restaurant ce serait un trop gros risque: une cave de ce type, c’est une sacrée gestion !

Cette journée était pour eux une journée intense, avec en prime une visite des cuisines menées de main de maître par Nicolas N’Guyen, une étoile au guide Michelin, un petit détour chez le fromager affineur installé juste en face de ce restaurant Jean d’Alos, où ils ont pu découvrir qu’on pouvait associer les fromages avec des vins liquoreux ou de grand blancs, plutôt que de rester figé sur de vieux rouges…

C’est un métier complet, qui requiert énormément de connaissances sur les terroirs, les vins, les régions et pays de production. Exercice parmi les plus difficiles, une dégustation à l’aveugle leur est proposée par Alexandre Morin, à l’issu du repas où ils ont pu déguster un blanc autrichien puis un Château-Neuf-du-Pape sur le navarrin d’agneau préparé par Nicolas N’Guyen le chef cuisier du Chapon Fin. Savoir reconnaître, un vin de cépage ou un vin d’assemblage, quels arômes et quelle intensité il dégage au nez, puis découvrir son acidité, sa minéralité et ses notes d’agrumes pour ce blanc par exemple…pour lequel il faut deviner la provenance…un blanc du sud…et même du sud-ouest: un Jurançon !

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Cette journée aura marqué les esprits tout comme leurs rencontres avec les grands noms de la sommellerie qui interviennent à Worldsom: 4 meilleurs sommeliers au monde, les français Philippe Faure-Brac, Gérard Basset, Serge Dubst et l’italo-suisse Paolo Basso.

Leur formation va se poursuivre avec d’autres visites de propriétés et de châteaux de Bordeaux, la remise des diplômes de la 2e promotion de Worldsom est prévue le 18 décembre dans les grands salons de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux.

Regardez le reportage de JP Stahl et JM Litvine

29 Oct

Jonathan Bauer-Monneret sacré meilleur sommelier de France à Beaune

Jonathan Bauer-Monneret a remporté la 28ème édition en présence de 500 spectateurs, devant un jury composé en autres de trois Meilleurs Sommeliers du Monde: Serge Dubs, Philippe Faure-Brac et Olivier Poussier. Un grand bravo de Côté Châteaux.

Jonathan Bauer-Monneret © infon-chalon.com

Ils étaient 4 finalistes en lice, ce lundi 27 octobre, à Beaune: Mikaël Grou (Four Seasons George V à Paris), Jean‑Baptiste Klein (Clos des Sens à Annecy-le-

 C’est finalement Jonathan Bauer-Monneret qui s’est imposé comme le meilleur des 4, meilleur sommelier de France, à l’issue d’une série d’épreuves. Ils ne les ont découvertes qu’au tout dernier moment.

Regardez le reportage de Muriel Bassard, JF Guilmard, V.Grandemange et R.Nectoux de France 3 Bourgogne avec:

  • Claude Chevalier, vigneron et président du BIVB, Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne
  • Emmanuel Thibert, sommelier fraîchement diplômé
  • Jonathan Bauer-Monneret, meilleur sommelier de France 2014

Il s’agissait d’une dégustation à l’aveugle de cinq vins, puis du service comme dans un restaurant de trois tables avec des demandes différentes (apéritifs, vins, digestifs), en français et en anglais. Enfin, les finalistes devaient proposer des vins pour une cérémonie de 60 convives en déterminant la quantité et le montant total de la facture.

Jonathan Bauer-Monneret avait déjà remporté le titre de Meilleur Jeune Sommelier de France – Trophée Duval Leroy en 2009. Bientôt  un sacre de meilleur sommelier du monde…

Regardez la réaction de Jonathan Bauer-Monneret, juste après son sacre, recueillie par nos confrères de France 3 Bourgogne

18 Oct

Beaune va couronner le meilleur sommelier de France les 26 et 27 octobre

Ils sont 10 candidats en lice pour disputer, en Bourgogne, le titre de Meilleur Sommelier de France. Les dix professionnels sélectionnés en mars dernier, à Paris, seront en tenue et fin prêts dimanche 26 octobre pour le début des phases finales à Beaune. La France retient son souffle.

Les 10 candidats en route pour Beaune © Union de la Sommellerie

Les 10 candidats en route pour Beaune © Union de la Sommellerie

Organisée par l’Union de la Sommellerie Française et le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne, cette épreuve se déroulera en deux temps.

Le dimanche, la demi-finale se déroulera à huis clos au Centre de formation professionnelle et de promotion agricole. Le lendemain, lundi 27, dans le cadre de la salle de spectacle la Lanterne magique, les noms des quatre finalistes seront annoncés.

En public, cette fois, ils vivront les dernières épreuves proposées par le comité des concours dirigé par Fabrice Sommier. Elles aboutiront alors au sacre de l’un d’entre eux. On connaîtra le nom du successeur de Romain Iltis (L’Arnsbourg, à Baerenthal) qui avait décroché le titre en 2012 à Marseille.

Les candidats en lice sont :

Jonathan Bauer-Monneret (Spring, à Paris), Maxime Brunet (Le Chapeau rouge, à Dijon), Mikaël Grou (George V, à Paris), Jean-Baptiste Klein (Clos des sens, à Annecy-le-Vieux), Michaël Lheritier (Table Saint-Crescent, à Narbonne). Florent Martin (George V, à Paris), Nicolas Menez (Taillevent, à Paris), Léo Peineau (Royal Monceau, à Paris), Philippe Troussard (Les Caudalies, à Arbois), Denis Verneau (La Mère Brazier, à Lyon).

Avec l’Union de la Sommellerie

08 Juil

Guillaume Deglise veut faire venir à Bordeaux le Mondial des Sommeliers en 2019

Le directeur de Vinexpo a fait part aujourd’hui de son souhait d’organiser à Bordeaux en 2019 le concours du Meilleur Sommelier du Monde, à l’occasion de l’assemblée générale à Reims de l’Association de la sommellerie internationale.

Cité du Vin, WEnd Crus Classés, Coupe Crus Bourgeois et Contrefa 057Selon le Figaro.fr, Guillaume Deglise a fait sensation. « Invité à prendre la parole, ce partenaire de l’ASI a fait part de sa volonté de voir le concours 2019 du Meilleur sommelier du monde se dérouler à Bordeaux, dans le cadre de Vinexpo. Ce sera alors la 16e édition de la plus prestigieuse des épreuves, la 15e devant se dérouler en avril 2016 à Mendoza (Argentine) ».

« A cette occasion, l’ASI fêtera le cinquantième anniversaire de sa naissance mais aussi du premier titre mondial remporté par le Français Armand Melkonian. La date sera symbolique aussi puisque cela fera trente ans que la France n’a plus organisé ce concours. Le dernier, en 1989, avait été marqué par le succès de Serge Dubs, l’actuel vice-président Europe de l’ASI. »

 » La proposition de Guillaume Deglise a été très favorablement reçue par Shinya Tasaki, le président japonais de l’Association internationale, mais aussi par Michel Hermet, le président de l’Union de la sommellerie française qui porterait alors cette candidature. »

Le Figaro.fr

http://avis-vin.lefigaro.fr/magazine-vin/o112888-vinexpo-veut-le-mondial-des-sommeliers-2019#ixzz36tp2pCDR