19 Juin

Delcourt sort les strips quotidiens de Star Wars, de Russ Manning !

Présentation de l’éditeur

Alors que l’histoire de la franchise Star Wars n’en était qu’à ses balbutiements, les récits situés en dehors des films se limitaient à quelques romans, quelques dizaines de comics et une gamme de jouets encore peu étendue. Le développement d’un comics strip quotidien de Star Wars fut alors ce qui se rapprochait quasiment le plus du ton et de l’esprit des films. C’est Russ Manning, dessinateur légendaire de « Magnus » et de « Tarzan », qui ouvrit alors le bal.

Notre avis

Ce gros livre de 268 pages, alternance de noir et blanc et de couleur, offre aux amateurs de la saga « Star Wars » des histoires inédites dues à l’imagination, d’abord de Russ Manning, mais ensuite de Steve Gerber, Russ Helm et Don Christensen. Dans la préface du livre, Rich Handley explique : « Certaines histoires sont tellement monumentales qu’une série de films de constitue pas une toile suffisante pour les raconter. »

Sur cinq ans d’existence, ce comic strip a proposé près de 37 histoires qui sont considérées comme les meilleures aventures de la saga. L’occasion aussi de découvrir de nouveaux personnages inconnus des fans, et de se replonger dans la période « classique » de Star Wars.

Une réussite, qui compense les carences de certains films !

 

18 Juin

Le mystère de la Sainte Chapelle de Saint-Dizier et Mutti

Présentation de l’éditeur :

26 avril 1248. La consécration de la Sainte-Chapelle, qui abrite les plus précieuses reliques de la chrétienté, est célébrée avec faste au cœur du Palais de la Cité à Paris. Le départ imminent du roi Louis IX pour la croisade et l’effervescence qui règne ce jour-là au sein de la cour en fait presque oublier le meurtre de l’architecte à qui l’on doit cet ouvrage. Rademir, le maître verrier qui a supervisé la réalisation des verrières, connaît la vérité mais s’est juré de se taire. Que cache son silence ? Pourquoi se sent-il menacé et surtout qui était cet architecte dont l’histoire n’a pas retenu le nom ?

Notre avis :

Le pitch de départ est assez séduisant et mystérieux. On pense connaître l’histoire de ce monument historique mais n’y aurait il pas une autre version de cette histoire ?

C’est ce qui m’a plu d’emblée dans cette BD. On part du réel mais on l’accommode un peu pour servir le récit de la construction de cette sainte chapelle voulu par le roi Louis IX.

Dès le début on sait que cette histoire aura une issue tragique. Mais cela ne gâche pas le plaisir de lecture car les auteurs nous réservent beaucoup de surprises dans ce livre. Il y a entre autres un personnage masqué qui cache un secret très lourd. Il reste en  retrait dans cette histoire et ce sert de son apprenti pour accomplir sa mission. Cet apprenti nous réserve aussi des surprises.

Beaucoup de personnages de cette bande dessinée ont existé. L’auteur a su bien les restituer dans le contexte historique de l’époque. Pour ma part cela a été un moyen d’apprendre à les connaître.

Ce qui est très fort dans cette BD c’est l’ambiance de l’époque. On est véritablement plongé dedans et les auteurs ont su très bien la respecter. Ce côté sombre quand on est dans les quartiers un peu difficile est très bien retranscrit à travers le dessin et les personnages.

Le dessin… C’est la première chose qui fait que j’adore cette BD. Il est ultra réaliste. On ressent très bien le travail de documentation colossal qui a été effectué. Rien que les dessins sur la Sainte Chapelle valent le détour. C’est d’une immense précision à vous couper le souffle ! Je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter ce lieu emblématique. Mais cette BD m’a énormément donné envie de la voir en vrai !

Cette BD est un vrai coup de cœur ! On se laisse très vite prendre au jeu. On est immergé dans cette époque fascinante et dans la construction de ce monument historique. Les fans de la grande Histoire y trouveront leur compte tout ceux qui aiment les polars historiques.

Editions : Glénat – Date de parution : 3 Mai 2017 – 56 pages

© Amandine Gazeau

14 Juin

Les livres des 24 Heures du Mans 2018 : « Antoine le Pilote au Mans » de Yvon Amiel

Antoine le Pilote au Mans, de Yvon Amiel

« Le héros qui permet Le partage de la passion automobile entre les générations !… »

Les enfants et les voitures, cela a toujours été une histoire d’amour !

Il suffit de les voir se précipiter auprès des pilotes de légende pour faire des selfies et/ou obtenir des autographes…

Disney a bien compris cette passion avec le film « Cars ».

L’excellent Yvon Amiel l’avait compris lui aussi depuis longtemps avec son adorable « Antoine le pilote ». De quoi divertir les plus petits et, pourquoi pas, créer des vocations !

 

Les Livres des 24 Heures du Mans 2018 : « Steve McQueen in Le Mans », de Sandro Garbo

  

La phrase mythique de Steeve McQueen sert d’exergue à cette BD flamboyante : « La course c’est la vie ! Tout ce qui se passe avant ou après, ce n’est que de l’attente… »

« En 1970, Steve McQueen était une des stars les plus connues du monde. Son obsession était de réaliser le film de course automobile le plus réaliste et le plus excitant de tous les temps. Il réussit mais, durant le tournage, perdit presque tout ce qui lui était le plus cher. »

Nous avons rencontré Guillaume Lopez, un des dessinateurs, en dédicace à la boutique officielle de l’ACO au village des 24 Heures du Mans.

BG : Combien de dessinateurs êtes vous ?

GL : Nous sommes trois dessinateurs. Afflerbach, Florian a fait les décors, Lebeltel, Thomas les personnages, et moi les voitures, les engins mécaniques, les avions, etc. Et un dernier qui n’est pas négligeable, Ménard, Pierre, a travaillé sur les couleurs.

BG : Comment travaillez-vous ? Il y a un ordre ?

GL : Non il n’y a pas d’ordre particulier. Nous travaillons à partir du story-board. On travaille tous en même temps sur le même calque. J’ai travaillé pendant des années sur les albums de Michel Vaillant. On était plusieurs dessinateurs et chacun envoyait son travail aux autres par la poste. A présent internet a facilité les transmissions. Chaque dessine sa partie. L’ordinateur intègre le tout, et les autres sont au courant de l’avancement, presque en temps réel.

BG : Certaines images ressemblent vraiment à des photos. Vous avez travaillé à partir des images du film ? De photos de tournage ?

GL : Oui, certaines scènes sont directement extraites du film. C’était une volonté pour que les lecteurs reconnaissent le film. Et d’autres sont des montages de plusieurs images sous différents angles, différents points de vue.

BG : Vous avez mis combien de temps pour réaliser ce livre ?

BL : Le dessin uniquement a pris un an et demi. Mais le montage du projet complet, incluant la négociation des droits, a demandé trois ans.

BG : C’est un one shot ?

BL : Pas tout a fait, puisqu’il y a deux tomes.

BG : Bien sûr, mais je veux dire après ? Y aura-t-il d’autres projets du même type ? Vous travaillez sur une nouvelle BD ?

BL : Je pense que oui, Sandro doit avoir d’autres projets. Mais c’est très compliqué à monter et cela prend beaucoup de temps. En tout cas, je voudrais dire que c’est une chance pour moi et un vrai bonheur pour moi que Sandro soit venu me chercher pour ce projet. Une bande dessinée, c’est un tunnel de travail et je n’avais pas très envie de m’y replonger. Je fais de l’illustration, des affiches, etc. Mais ce projet était tellement enthousiasmant et exceptionnel qu’il m’était impossible de le refuser et je n’ai aucun regret.

BG : Exceptionnel, c’est le mot qui convient. Merci à vous et bonnes dédicaces !

 

Notre avis

Critiquée par certains puristes, adulée par les amateurs éclairés, cette bande dessinée réalisée par Sandro Garbo et son équipe met au moins tout le monde d’accord sur un point : elle est techniquement proche de la perfection. Chaque dessin est une oeuvre d’art qui évoque plus un tableau d’artiste qu’un dessin de BD. Le format, plus grand qu’une BD classique, autorise des vues panoramiques exceptionnelles. Plusieurs dessins (si proches de photographies que l’on pourrait s’y méprendre) s’étendent sur des doubles pages, telle cette vue aérienne époustouflante du circuit de nuit ou encore la scène de crash de la n°20, dans les dernières pages, qui est proprement hallucinante de réalisme. On a pu reprocher à l’ouvrage sa froideur et son manque d’émotion, reste un hommage étonnant et une prouesse technique sans équivalent.

De mon point de vue, c’est une réussite absolue !

© Bob Garcia

 

13 Juin

Les livres des 24 Heures du Mans 2018 : « 24 Heures du Mans. 1951-1957 : Le triomphe de Jaguar », de Christian Papazoglakis (dessins) et Denis Bernard (scénario).

Présentation de l’éditeur

24 Heures du Mans, 1957. Suite à un incroyable concours de circonstances, Jaguar obtient sa 5ème victoire au Mans avec quatre de ses fameuses Type D en tête de la course.
Suite à cet exploit, un journaliste s’entretient avec « Lofty » England, directeur technique et sportif de Jaguar, pour revenir sur l’histoire de la marque : de l’abandon du nom SS (peu judicieux au sortir de la Seconde Guerre mondiale) pour Jaguar aux débuts dans la compétition automobile jusqu’aux premières gloires…

 

Christian a répondu à quelques questions, un peu submergé par la foule d’amateurs de BD qui l’assiégeait !

BG : Comment est née cette BD ?

CP : Elle fait partie d’une série qui revisite la légende des 24 Heures du Mans.

BG : De façon chronologique ?

CP : Pas forcément. Les sujets sont tellement variés. On joue sur la nostalgie et le souvenir. Cela peut être un pilote, une marque, une époque donnée. En s’attaquant à Jaguar, on aurait pu penser que le jeune public n’allait pas s’y intéresser. C’est un peu loin, oublié. En fait, on constate que ce n’est pas le cas. Le mythe de Jaguar dépasse les générations.

BG : D’autres projets ?

CP : Oui, le sujet est pratiquement inépuisable et on fait en sorte que les lecteurs ne se lassent pas. Chaque dessinateur a sa propre patte et sa personnalité. Il n’y a pas de consigne d’uniformité, au contraire. On pense même remonter plus loin dans le temps, dans les années avant-guerre. On réfléchit à un triptyque. Le plus compliqué pour l’éditeur, c’est de trouver des dessinateurs disponibles.

BG : Merci, bonne dédicaces !

 

 

 

 

 

11 Juin

Les livres des 24 Heures du Mans 2018… Mickey, ambassadeur des 24 heures du Mans auprès des petits…

Le journal de Mickey aux 24 Heures du Mans pour la cinquième année consécutive !

L’ACO a trouvé un excellent porte parole des 24 Heures du Mans auprès du jeune public de 7 à 14 ans :  Mickey !

Le journal du même nom a réalisé un hors-série tiré à 45.000 ex comportant des jeux, des infos pratiques, comme cette double page intitulée « Au coeur de la course », un portait du jeune pilote Rebellion justement intitulé « Thomas Laurent, le surdoué », ou encore des gags pour apprendre et s’amuser. Le numéro sera distribué sur le circuit pendant l’événement mais aussi dans les écoles du Mans.

Autre façon de faire participer le jeune public : 12 enfants et leurs familles ont été sélectionnés pour participer à l’événement les 16 et 17 juin.
Un Mickey géant (3 m de haut) au volant d’un bolide sur mesure participe à la Parade en ville organisée en ville vendredi 15 juin, au même titre que les pilotes des 24 Heures du Mans 2018 !

L’ACO a multiplié les animations à destination de ses jeunes spectateurs sur le site même, dans l’enceinte du circuit.
Une Kid zone destinée aux 3-12 ans leur est réservée dans la Fan Zone, sous la surveillance des parents.
Au programme : Espace VIP Baby, Espace Kappla, Château gonflable, Remorque Multi-activité, le critérium du jeune conducteur, un stand de maquillage. Cette zone est sous la surveillance des parents. A noter une animation spéciale kids sur la ligne droite des stands, le vendredi 15 juin de 10h à 19h.
Dans la Zone expérience, un espace « loisirs » permettra aux plus de 12 ans de découvrir le monde de l’automobile comme si on y était avec des simulateurs de course, un Pit Stop en réalité virtuelle, des casques oculus ou encore un batak challenge.

Les enfants ont bien d’autres occasions d’approcher leurs idoles, comme à lors des dédicaces dans la pit-lane, le mardi. Ou lors de la fameuse parade des pilotes ! Ces petites filles se précipitent pour se faire dédicacer leur T-Shirt !!

Et plus loin, elles/ils pourront découvrir des voitures… à leur taille !

 

 

 

 

 

04 Juin

L’esprit de Lewis – Tome 1 de Santini et Richerand

Présentation de l’éditeur :

Lewis Pharamond est un jeune écrivain en plein deuil. Bouleversé par la mort récente de sa mère, il traverse l’Angleterre pour s’installer à Childwickbury, le manoir de son enfance où il espère pouvoir écrire son premier roman d’inspiration gothique. Mais hanté par le chagrin, il n’arrive pas à écrire une ligne… Bientôt, des phénomènes étranges se produisent… et une nuit, la responsable de ces événements apparaît. Elle se nomme Sarah, fantôme dune Française à la beauté remarquable. Au fil des jours, Lewis et Sarah apprennent à se connaître, et en échange d’une promesse d’amour éternel, le fantôme offre au jeune homme le don de l’écriture. Un acte qui ne sera pas sans conséquences pour Lewis…

Notre avis :

Cette BD est le premier tome d’une histoire en deux parties avec pour personnage principal Lewis Pharamond, jeune écrivain en plein deuil.

Avant de parler du contenu, parlons de cette couverture ! Elle est absolument sublime. Le dessin est superbement mit en valeur avec ces reflets dorés.

Cette BD aborde le thème du deuil et du syndrome de la page blanche d’une manière plutôt étrange à travers un trait de crayon qui ne laisse pas indifférent. Cette histoire est à la fois terrifiante et fascinante. Elle n’a rien de joyeuse et le dessin est bien là pour nous le rappeler.

Le personnage principal, Lewis, est des plus torturés qui soit. Il vit très mal son deuil et le faite de ne pas trouver l’inspiration. Sa rencontre avec Sarah va complètement le transformer pour le meilleur et peut être pour le pire.

L’histoire peut paraître assez folle par moment. Les hallucinations de Lewis sont très spectaculaires. Il y a une double page en particulier qui m’a fasciné de par la richesse du dessin. On plonge totalement dans l’univers de cette histoire.

Dès qu’il rencontre Sarah, l’histoire devient plus intéressante et change complément de rythme. Le personnage de Lewis se transforme complètement d’un extrême à l’autre y compris dans sa relation avec Sarah.

J’ai beaucoup aimé le respect à travers le dessin de cette époque victorienne avec un décor très riche et sophistiqué en même temps. La force de cette BD réside dans le dessin. J’ai eu l’impression de plonger un peu dans l’univers de Tim Burton par moment. Cette BD m’a fait aussi pensé au film « La dame en noir » de James Watkins à cause de cette ambiance très sombre et gothique.

Le second tome permettra sûrement d’approfondir un peu plus la relation entre Sarah et Lewis qui nous réserve encore de sombres surprises. De nombreuses questions restent en suspens à la fin de ce premier acte.

Editions : Soleil, Collection Métamorphose – Date de parution : 18 Octobre 2017 – 72 pages

© Amandine Gazeau

24 Mai

« En rose et noir », tome 26 des aventures de Mélusine

Présentation de l’éditeur :

La journée a plutôt mal commencé pour Mélusine. D’abord il y a ce nain chevauchant un dragon qui surgit du sol du château et qui accuse Mélisande, la cousine fée de Mélusine, de voler l’or des nains ! Et qui, pour se rembourser, repart avec quelques-uns des plus beaux chandeliers du château… Ensuite, il y a l’arrivée à l’école de sorcellerie d’un nouvel élève venu d’Afrique, spécialiste en sorts à partir de grigris, amulettes et fétiches divers, et que ses condisciples accusent de n’être qu’un imposteur incapable de faire de la vraie magie. Il y a enfin la visite totalement inattendue de Kaspar, le père de Mélusine, qui lui annonce son prochain divorce… et la disparition de sa mère ! Mélusine va enquêter et partir sur les traces de sa mère… et découvrir le terrible secret de ses parents qui pourrait bien mener à une guerre entre sorciers et fées !

Notre avis :

Voici une BD qui m’a rappelée mon enfance. C’est une sorcière que les moins de 20 ans ne connaissent surement pas. Cette bande dessinée est apparue dans le célèbre magasine « Le journal de Spirou » en 1992. Depuis 1995, 26 albums sont parus aux éditions Dupuis avec toujours le même dessinateur, Clarke.

N’ayant pas lu tous les précédents tomes, je n’ai pas été trop perdue dans celui-ci. Il y a des références aux précédents tomes mais elles n’empêchent pas de comprendre ce qu’il se passe.

Ici Mélusine va être confrontée au divorce de ses parents mais surtout à la disparition de sa mère. Elle va se lancer à sa recherche avec sa cousine qui est une fée, Mélisande. Ce personnage a été mon préféré. Elle est très drôle. Elle ne se rend pas compte de ce qu’elle fait ou dit et de l’impact que cela peut avoir. Elle apporte de la légèreté aux scènes un peu sous tension.

Un nouveau personnage fait son apparition, Mathys, un jeune marabout. Avec son père ils ont du quitter leur pays et ils se sont installés dans une maison qu’ils louent. Ces personnages font référence à un sujet très actuel, celui des migrants. Mélusine va aider Mathys à s’intégrer dans l’école.

On va de péripéties en péripéties dans ce nouveau tome. Mais surtout nous avons le droit à une révélation de taille pour Mélusine qui va changer beaucoup de choses pour la suite.

Je ne me suis pas ennuyée dans ce tome. Le dessin est superbe. J’ai vraiment retrouvée la Mélusine de mon enfance sur le début du tome. Elle est toujours prête à défendre les autres, son caractère est toujours très affirmé. Mais vers la fin on se rend compte qu’elle a grandit et que l’auteur a choisi de s’adapter à ce public qui a grandit avec mais aussi à la société actuelle. Ce fût au début une surprise pour moi mais je me suis dit que Mélusine s’adapte à son époque et donc reste très actuelle avec les thématiques abordées.

Le prochain tome s’annonce très intéressant avec la dernière page. Mélusine va voir son petit monde bouleversé…

Editions : Dupuis – Date de parution : 4 Mai 2018 – 48 pages

© Amandine Gazeau

19 Mai

« Plein phare sur » Fred Campoy, reçu par Aurélie Bambuck dans 9h50 le matin !

UNE VIE AVEC ALEXANDRA DAVID-NEEL – Tome 2

Scénario : FRED CAMPOY
Dessin : Mathieu BLANCHOT, FRED CAMPOY
Couleur : Mathieu BLANCHOT, FRED CAMPOY
Paru le 01 Fevrier 2017

Présentation de l’éditeur

Le plus grand explorateur du XXe siècle est une femme…

Première femme à être entrée dans la ville de Lhassa en 1924, Alexandra fête ses 100 ans. Rêvant toujours de voyager à travers l’Europe et la Russie, elle entame
pourtant une longue et sereine agonie, veillée par Marie- Madeleine. Au cours de ces 17 jours, le présent et le passé s’entremêlent, allant de l’épisode de Lhassa jusqu’à son enfance difficile, en passant par sa découverte du musée Guimet de Paris où elle passait d’innombrables heures à étudier l’hindouisme et le bouddhisme.

18 Mai

« Michel Vaillant, le rêve du Mans » !

Qui ne connaît pas le célèbre pilote Michel Vaillant… Son créateur, le génial Jean Graton, a fait apparaître son héros aux Les 24 Heures dans 13 albums… Jusqu’à ce que la réalité rejoigne la fiction… Cette aventure incroyable méritait bien un film ! C’est ce qu’a réalisé Frédéric de Brabant avec le film documentaire « Michel Vaillant, Le rêve du Mans ».

Il était présenté le jeudi 17 mai 2018 au cinéma Grand Action (5, rue des Ecoles, 75005 Paris), devant une salle archi comble de fans et de journalistes.

Ce film a une histoire peu banale. C’est d’abord l’histoire d’une passion : celle des bandes dessinées de Michel Vaillant, et aussi celle de la mythique course des 24 Heures du Mans.

C’est aussi et surtout l’histoire de la rencontre de Philippe Graton (fils de Jean Graton, créateur de Michel Vaillant, et talentueux scénariste de la nouvelle série) et du cinéaste Frédéric de Brabant.

Au départ, de l’aveu des protagonistes de cette aventure cinématographique, il n’y avait pas de projet de film, ni bien sûr le moindre budget de réalisation. Deux fous de course automobile ont cependant décidé de filmer les moments forts de la course 2017, lors de laquelle deux Vaillante-Rebellion (n°13 et n°31) étaient engagées. Ce sont ces quelques heures de films qui ont donné naissance à ce documentaire passionnant.

Des documents d’archives et des extraits d’albums de Michel Vaillant complètent à merveille cette aventure, entre rêve et réalité.

On y apprend l’origine de la passion de Jean Graton, découvrant au passage un de ces premiers dessins réalisé à l’âge de 8 ans, où le futur grand dessinateur représente son papa « en train de réparer sa moto ». On y voit aussi – non sans émotion – des photos d’archives, où le petit Jean Graton découvre la première fois, en 1937, les 24 Heures du Mans en compagnie de son père. Une expérience qui le marquera à vie. Plus tard Jean Graton restera très proche de cet univers et cultivera de véritables amitiés avec des pilotes de légende, dont l’immense Jacky Ickx !

Au fil du documentaire, on voit aussi défiler les principaux protagonistes de l’aventure Vaillante-Rebellion : les pilotes (Bruno Senna, Nicolas Prost, Julien Canal, Nelson Piquet Jr., Mathias Bèche), le vice-président de Rebellion Racing (Calim Bouhadra), le constructeur de la mythique Oreca 07 (Hugues de Chaunac), Gérard Neveu (directeur général du WEC), des journalistes spécialisés, des collecteurs et passionnés. Chacun apporte son témoignage et son expérience. Tous semblent réunis par leur passion commune pour la course et en particulier pour l’univers incomparable de Michel Vaillant.

Le documentaire entre ensuite dans le vif du sujet. On découvre la première présentation officielle de la Vaillante-Rebellion, dévoilée sous les crépitements des flashes des photographes, puis l’arrivée des voitures au Mans pour la célèbre séance du pesage lors de laquelle une foule subjuguée se presse. La voiture de la BD existe donc « en vrai » !

L’action se déplace dans le stand Rebellion. On assiste aux séances chronométrées de changements de pilotes et de ravitaillements. L’horlogerie de précision Vaillante-Rebellion ne laisse au hasard.

Vient alors l’incroyable récit de la course, avec ses innombrables rebondissements. Cette partie du documentaire pourrait être un thriller, tant la tension et le suspense sont palpables. Le facteur humain, associé aux mécaniques de précision – pilotes, ingénieurs et mécaniciens – est magnifiquement bien rendu. Aucune mise en scène, nul besoin de « surjouer » ou de scénariser. Le fil des événements réels est à lui seul aussi hallucinant et palpitant qu’un album de Michel Vaillant.

« Tout peut arriver au Mans » rappelle Gérard Neveu.

Les scénarios les plus fous se déroulent sous les regards incrédules ou fascinés des acteurs et spectateurs de leur propre récit. Tous les éléments d’une dramaturgie existent dans la matière même du sujet.

La fin de la course, ponctuée d’innombrables rebondissements, déjoue les pronostics les plus invraisemblables.

Nous la laisserons découvrir – sans rien spoiler – aux spectateurs de ce magnifique documentaire qui ne connaîtraient pas encore le résultat de la course et des suivantes.

La projection, longuement applaudie, a été suivie d’une séance de dédicaces de Philippe Graton et Frédéric de Brabant. L’occasion aussi de croiser quelques personnalités, telles que Gérard Neveu, directeur général du championnat du monde d’Endurance (WEC), qui nous a confié avoir réellement apprécié ce film.

©Bob Garcia