07 Juil

Les livres « Le Mans Classic 2018″…

Les chiffres de « Le Mans Classic » donnent le vertige !

  • 123 000 spectateurs en 2016
  • 8 500 voitures de clubs venues de toute l’Europe
  • 1 000 pilotes venus de plus de trente pays
  • 800 journalistes accrédités
  • 650 voitures de course historiques
  • 200 exposants
  • 18 courses en 24 heures
  • 2 concours (Le Mans Heritage Club & Clubs)
  • 1 vente aux enchères Artcurial

En soixante-dix ans d’histoire de la plus grande course d’endurance, nombre d’anniversaires sont chaque fois à célébrer.

  • 2018 verra le quarantième anniversaire de la victoire d’Alpine,
  • le vingt-cinquième anniversaire du triplé historique des 905 Peugeot, dont certains exemplaires viendront animer le peloton du Group C en course d’ouverture.
  • Et, c’était il y a soixante-dix ans, la véritable naissance de Porsche avec la production de sa première voiture en série : la célèbre 356. Nombreuses seront les célébrations d’autres marques et modèles iconiques. A commencer par les cinquante ans de Ligier, de la Ferrari 365 GTB/4 Daytona, de la BMW 2002…

Le Mans Classic prolonge le passé. Un passé qui ne s’oublie pas mais se cultive. L’édition 2018 qui se déroule du vendredi 6 au dimanche 8 juillet 2018 coïncide avec :

  • le 25e anniversaire du triplé victorieux des Peugeot 905 aux 24 heures du Mans;
  • le 40e anniversaire de la victoire de l’Alpine aux 24 Heures du Mans;
  • le 50e anniversaire de la Porsche 908;
  • le 70e anniversaire de Porsche, qui détient le record historique de 19 victoires aux 24 Heures du Mans, où pour l’occasion 70 Porsche historiques s’affronteront sur le circuit du Mans dans une course de 55 minutes intitulée « Porsche Classic Race Le Mans ».

Le samedi matin ce sont les Jaguar d’avant 1966 qui s’affrontent lors du Jaguar Classic Challenge, avec près d’une soixantaine de XK, Type-C, Type-D, Type-E, Mk II.

Cette année les 6 plateaux de voitures de compétition sont à nouveau rejoints par le Groupe C Racing, dans lequel Jenson Button concoure, et, nouveauté 2018, le plateau Global Endurance Legends regroupant les GT et prototypes ayant couru les épreuves d’endurance des années 1990 à 2000 pour deux démonstrations.

Pour la première fois, ce sont dix anciens vainqueurs des 24 heures du Mans qui sont présents en piste dan sles différents plateaux : Jürgen Barth, Romain Dumas, Loïc Duval, Jan Lammers, Gérard Larrousse, Klaus Ludwig, Jochen Mass, Stéphane Ortelli, Henri Pescarolo et Marko Werner.

C’est aussi l’occasion pour plusieurs éditeurs de sortir des livres liés à l’actualité de l’édition « Le Mans Classic ».

C’est précisément l’angle choisi par « Lire délivre » pour vous faire vivre cet événement hors du commun.

Chaque livre présenté sera accompagné des photographies réelles du Mans Classic prises tout au long du WE dans tous les lieux mythiques de l’événement : parcs de voitures, piste et course, village et lieux de dédicaces des auteurs.

Enjoy !!

 

© Bob Garcia & Amandine Gazeau

 

 

03 Juil

Les livres « Le Mans Classic 2018 » : « Alpine: Le Sang bleu », de Denis Bernard & Christian Papazoglakis

Présentation de l’éditeur :

(Glénat BD, collection Plein Gaz, 2014)

La plus mythique des marques de voitures françaises !

En 1973, grâce à son modèle A110, Alpine devient historiquement le premier champion du monde des constructeurs de rallye, avec 6 victoires et 147 points, devant Fiat et Ford. Créée en 1955 par Jean Rédélé, alors le plus jeune concessionnaire Renault de France, la société Alpine confirme ainsi sa percée remarquable dans l industrie automobile.
À l instar de Chapman avec Lotus, cette nouvelle bande dessinée de la collection Plein Gaz nous retrace le destin de cette marque et de son créateur, ses choix techniques, la naissance de son modèle le plus mythique, l A110, ses victoires mais aussi ses déboires. En raison de difficultés financières, Alpine verra Renault devenir majoritaire, précipitant le départ de la société de Rédélé, qui ne se sent plus seul maître à bord. La marque se délitera alors jusqu à sa disparition en 1995… Un échec somme toute assez relatif étant donné que Renault a annoncé la renaissance de la marque en 2016 !

Les auteurs
Denis Bernard est réalisateur audiovisuel, journaliste automobile et pilote. Il est le scénariste des Dossiers Michel Vaillant sur Fangio et Pescarolo. Réside en région parisienne. Christian Papazoglakis et Robert Paquet sont d’anciens auteurs du studio Graton et ont dessiné les aventures de Michel Vaillant pendant plusieurs années. Dans la même collection, Christian Papazoglakis est aussi l’auteur de Harry Octane. Résident en Belgique.

 

19 Juin

Delcourt sort les strips quotidiens de Star Wars, de Russ Manning !

Présentation de l’éditeur

Alors que l’histoire de la franchise Star Wars n’en était qu’à ses balbutiements, les récits situés en dehors des films se limitaient à quelques romans, quelques dizaines de comics et une gamme de jouets encore peu étendue. Le développement d’un comics strip quotidien de Star Wars fut alors ce qui se rapprochait quasiment le plus du ton et de l’esprit des films. C’est Russ Manning, dessinateur légendaire de « Magnus » et de « Tarzan », qui ouvrit alors le bal.

Notre avis

Ce gros livre de 268 pages, alternance de noir et blanc et de couleur, offre aux amateurs de la saga « Star Wars » des histoires inédites dues à l’imagination, d’abord de Russ Manning, mais ensuite de Steve Gerber, Russ Helm et Don Christensen. Dans la préface du livre, Rich Handley explique : « Certaines histoires sont tellement monumentales qu’une série de films de constitue pas une toile suffisante pour les raconter. »

Sur cinq ans d’existence, ce comic strip a proposé près de 37 histoires qui sont considérées comme les meilleures aventures de la saga. L’occasion aussi de découvrir de nouveaux personnages inconnus des fans, et de se replonger dans la période « classique » de Star Wars.

Une réussite, qui compense les carences de certains films !

 

18 Juin

Le mystère de la Sainte Chapelle de Saint-Dizier et Mutti

Présentation de l’éditeur :

26 avril 1248. La consécration de la Sainte-Chapelle, qui abrite les plus précieuses reliques de la chrétienté, est célébrée avec faste au cœur du Palais de la Cité à Paris. Le départ imminent du roi Louis IX pour la croisade et l’effervescence qui règne ce jour-là au sein de la cour en fait presque oublier le meurtre de l’architecte à qui l’on doit cet ouvrage. Rademir, le maître verrier qui a supervisé la réalisation des verrières, connaît la vérité mais s’est juré de se taire. Que cache son silence ? Pourquoi se sent-il menacé et surtout qui était cet architecte dont l’histoire n’a pas retenu le nom ?

Notre avis :

Le pitch de départ est assez séduisant et mystérieux. On pense connaître l’histoire de ce monument historique mais n’y aurait il pas une autre version de cette histoire ?

C’est ce qui m’a plu dans cette BD. On part du réel mais on l’accommode un peu pour servir le récit de la construction de cette sainte chapelle voulue par le roi Louis IX.

Dès le début on sait que cette histoire aura une issue tragique. Mais cela ne gâche pas le plaisir de lecture car les auteurs nous réservent beaucoup de surprises dans ce livre. Il y a entre autre un personnage masqué qui cache un secret très lourd. Il reste en retrait dans cette histoire et se sert de son apprenti pour accomplir sa mission. Cet apprenti nous réserve aussi des surprises.

Beaucoup de personnages de cette bande dessinée ont existés. L’auteur a su bien les restituer dans le contexte historique de l’époque. Pour ma part cela a été un moyen d’apprendre à les connaître.

Ce qui est très fort dans cette BD c’est l’ambiance de l’époque. On est véritablement plongé dedans et les auteurs ont su très bien la respecter. Ce côté sombre quand on est dans les quartiers un peu difficile est très bien retranscrit à travers le dessin et les personnages.

Le dessin… C’est la première chose qui fait que j’adore cette BD. Il est ultra réaliste. On ressent très bien le travail de documentation colossal qui a été effectué. Rien que les dessins sur la Sainte Chapelle valent le détour. C’est d’une immense précision à vous couper le souffle ! Je n’ai pas encore eu l’occasion de visiter ce lieu emblématique. Mais cette BD m’a énormément donnée envie de la voir en vrai !

Cette BD est un vrai coup de cœur ! On se laisse très vite prendre au jeu. On est immergé dans cette époque fascinante et dans la construction de ce monument historique. Les fans de la grande Histoire y trouveront leur compte tout ceux qui aiment les polars historiques.

Editions : Glénat – Date de parution : 3 Mai 2017 – 56 pages

© Amandine Gazeau

14 Juin

Les livres des 24 Heures du Mans 2018 : « Antoine le Pilote au Mans » de Yvon Amiel

Antoine le Pilote au Mans, de Yvon Amiel

« Le héros qui permet Le partage de la passion automobile entre les générations !… »

Les enfants et les voitures, cela a toujours été une histoire d’amour !

Il suffit de les voir se précipiter auprès des pilotes de légende pour faire des selfies et/ou obtenir des autographes…

Disney a bien compris cette passion avec le film « Cars ».

L’excellent Yvon Amiel l’avait compris lui aussi depuis longtemps avec son adorable « Antoine le pilote ». De quoi divertir les plus petits et, pourquoi pas, créer des vocations !

 

Les Livres des 24 Heures du Mans 2018 : « Steve McQueen in Le Mans », de Sandro Garbo

  

La phrase mythique de Steeve McQueen sert d’exergue à cette BD flamboyante : « La course c’est la vie ! Tout ce qui se passe avant ou après, ce n’est que de l’attente… »

« En 1970, Steve McQueen était une des stars les plus connues du monde. Son obsession était de réaliser le film de course automobile le plus réaliste et le plus excitant de tous les temps. Il réussit mais, durant le tournage, perdit presque tout ce qui lui était le plus cher. »

Nous avons rencontré Guillaume Lopez, un des dessinateurs, en dédicace à la boutique officielle de l’ACO au village des 24 Heures du Mans.

BG : Combien de dessinateurs êtes vous ?

GL : Nous sommes trois dessinateurs. Afflerbach, Florian a fait les décors, Lebeltel, Thomas les personnages, et moi les voitures, les engins mécaniques, les avions, etc. Et un dernier qui n’est pas négligeable, Ménard, Pierre, a travaillé sur les couleurs.

BG : Comment travaillez-vous ? Il y a un ordre ?

GL : Non il n’y a pas d’ordre particulier. Nous travaillons à partir du story-board. On travaille tous en même temps sur le même calque. J’ai travaillé pendant des années sur les albums de Michel Vaillant. On était plusieurs dessinateurs et chacun envoyait son travail aux autres par la poste. A présent internet a facilité les transmissions. Chaque dessine sa partie. L’ordinateur intègre le tout, et les autres sont au courant de l’avancement, presque en temps réel.

BG : Certaines images ressemblent vraiment à des photos. Vous avez travaillé à partir des images du film ? De photos de tournage ?

GL : Oui, certaines scènes sont directement extraites du film. C’était une volonté pour que les lecteurs reconnaissent le film. Et d’autres sont des montages de plusieurs images sous différents angles, différents points de vue.

BG : Vous avez mis combien de temps pour réaliser ce livre ?

BL : Le dessin uniquement a pris un an et demi. Mais le montage du projet complet, incluant la négociation des droits, a demandé trois ans.

BG : C’est un one shot ?

BL : Pas tout a fait, puisqu’il y a deux tomes.

BG : Bien sûr, mais je veux dire après ? Y aura-t-il d’autres projets du même type ? Vous travaillez sur une nouvelle BD ?

BL : Je pense que oui, Sandro doit avoir d’autres projets. Mais c’est très compliqué à monter et cela prend beaucoup de temps. En tout cas, je voudrais dire que c’est une chance pour moi et un vrai bonheur pour moi que Sandro soit venu me chercher pour ce projet. Une bande dessinée, c’est un tunnel de travail et je n’avais pas très envie de m’y replonger. Je fais de l’illustration, des affiches, etc. Mais ce projet était tellement enthousiasmant et exceptionnel qu’il m’était impossible de le refuser et je n’ai aucun regret.

BG : Exceptionnel, c’est le mot qui convient. Merci à vous et bonnes dédicaces !

 

Notre avis

Critiquée par certains puristes, adulée par les amateurs éclairés, cette bande dessinée réalisée par Sandro Garbo et son équipe met au moins tout le monde d’accord sur un point : elle est techniquement proche de la perfection. Chaque dessin est une oeuvre d’art qui évoque plus un tableau d’artiste qu’un dessin de BD. Le format, plus grand qu’une BD classique, autorise des vues panoramiques exceptionnelles. Plusieurs dessins (si proches de photographies que l’on pourrait s’y méprendre) s’étendent sur des doubles pages, telle cette vue aérienne époustouflante du circuit de nuit ou encore la scène de crash de la n°20, dans les dernières pages, qui est proprement hallucinante de réalisme. On a pu reprocher à l’ouvrage sa froideur et son manque d’émotion, reste un hommage étonnant et une prouesse technique sans équivalent.

De mon point de vue, c’est une réussite absolue !

© Bob Garcia

 

13 Juin

Les livres des 24 Heures du Mans 2018 : « 24 Heures du Mans. 1951-1957 : Le triomphe de Jaguar », de Christian Papazoglakis (dessins) et Denis Bernard (scénario).

Présentation de l’éditeur

24 Heures du Mans, 1957. Suite à un incroyable concours de circonstances, Jaguar obtient sa 5ème victoire au Mans avec quatre de ses fameuses Type D en tête de la course.
Suite à cet exploit, un journaliste s’entretient avec « Lofty » England, directeur technique et sportif de Jaguar, pour revenir sur l’histoire de la marque : de l’abandon du nom SS (peu judicieux au sortir de la Seconde Guerre mondiale) pour Jaguar aux débuts dans la compétition automobile jusqu’aux premières gloires…

 

Christian a répondu à quelques questions, un peu submergé par la foule d’amateurs de BD qui l’assiégeait !

BG : Comment est née cette BD ?

CP : Elle fait partie d’une série qui revisite la légende des 24 Heures du Mans.

BG : De façon chronologique ?

CP : Pas forcément. Les sujets sont tellement variés. On joue sur la nostalgie et le souvenir. Cela peut être un pilote, une marque, une époque donnée. En s’attaquant à Jaguar, on aurait pu penser que le jeune public n’allait pas s’y intéresser. C’est un peu loin, oublié. En fait, on constate que ce n’est pas le cas. Le mythe de Jaguar dépasse les générations.

BG : D’autres projets ?

CP : Oui, le sujet est pratiquement inépuisable et on fait en sorte que les lecteurs ne se lassent pas. Chaque dessinateur a sa propre patte et sa personnalité. Il n’y a pas de consigne d’uniformité, au contraire. On pense même remonter plus loin dans le temps, dans les années avant-guerre. On réfléchit à un triptyque. Le plus compliqué pour l’éditeur, c’est de trouver des dessinateurs disponibles.

BG : Merci, bonne dédicaces !

 

 

 

 

 

11 Juin

Les livres des 24 Heures du Mans 2018… Mickey, ambassadeur des 24 heures du Mans auprès des petits…

Le journal de Mickey aux 24 Heures du Mans pour la cinquième année consécutive !

L’ACO a trouvé un excellent porte parole des 24 Heures du Mans auprès du jeune public de 7 à 14 ans :  Mickey !

Le journal du même nom a réalisé un hors-série tiré à 45.000 ex comportant des jeux, des infos pratiques, comme cette double page intitulée « Au coeur de la course », un portait du jeune pilote Rebellion justement intitulé « Thomas Laurent, le surdoué », ou encore des gags pour apprendre et s’amuser. Le numéro sera distribué sur le circuit pendant l’événement mais aussi dans les écoles du Mans.

Autre façon de faire participer le jeune public : 12 enfants et leurs familles ont été sélectionnés pour participer à l’événement les 16 et 17 juin.
Un Mickey géant (3 m de haut) au volant d’un bolide sur mesure participe à la Parade en ville organisée en ville vendredi 15 juin, au même titre que les pilotes des 24 Heures du Mans 2018 !

L’ACO a multiplié les animations à destination de ses jeunes spectateurs sur le site même, dans l’enceinte du circuit.
Une Kid zone destinée aux 3-12 ans leur est réservée dans la Fan Zone, sous la surveillance des parents.
Au programme : Espace VIP Baby, Espace Kappla, Château gonflable, Remorque Multi-activité, le critérium du jeune conducteur, un stand de maquillage. Cette zone est sous la surveillance des parents. A noter une animation spéciale kids sur la ligne droite des stands, le vendredi 15 juin de 10h à 19h.
Dans la Zone expérience, un espace « loisirs » permettra aux plus de 12 ans de découvrir le monde de l’automobile comme si on y était avec des simulateurs de course, un Pit Stop en réalité virtuelle, des casques oculus ou encore un batak challenge.

Les enfants ont bien d’autres occasions d’approcher leurs idoles, comme à lors des dédicaces dans la pit-lane, le mardi. Ou lors de la fameuse parade des pilotes ! Ces petites filles se précipitent pour se faire dédicacer leur T-Shirt !!

Et plus loin, elles/ils pourront découvrir des voitures… à leur taille !

 

 

 

 

 

04 Juin

L’esprit de Lewis – Tome 1 de Santini et Richerand

Présentation de l’éditeur :

Lewis Pharamond est un jeune écrivain en plein deuil. Bouleversé par la mort récente de sa mère, il traverse l’Angleterre pour s’installer à Childwickbury, le manoir de son enfance où il espère pouvoir écrire son premier roman d’inspiration gothique. Mais hanté par le chagrin, il n’arrive pas à écrire une ligne… Bientôt, des phénomènes étranges se produisent… et une nuit, la responsable de ces événements apparaît. Elle se nomme Sarah, fantôme dune Française à la beauté remarquable. Au fil des jours, Lewis et Sarah apprennent à se connaître, et en échange d’une promesse d’amour éternel, le fantôme offre au jeune homme le don de l’écriture. Un acte qui ne sera pas sans conséquences pour Lewis…

Notre avis :

Cette BD est le premier tome d’une histoire en deux parties avec pour personnage principal Lewis Pharamond, jeune écrivain en plein deuil.

Avant de parler du contenu, parlons de cette couverture ! Elle est absolument sublime. Le dessin est superbement mit en valeur avec ces reflets dorés.

Cette BD aborde le thème du deuil et du syndrome de la page blanche d’une manière plutôt étrange à travers un trait de crayon qui ne laisse pas indifférent. Cette histoire est à la fois terrifiante et fascinante. Elle n’a rien de joyeuse et le dessin est bien là pour nous le rappeler.

Le personnage principal, Lewis, est des plus torturés qui soit. Il vit très mal son deuil et le faite de ne pas trouver l’inspiration. Sa rencontre avec Sarah va complètement le transformer pour le meilleur et peut être pour le pire.

L’histoire peut paraître assez folle par moment. Les hallucinations de Lewis sont très spectaculaires. Il y a une double page en particulier qui m’a fasciné de par la richesse du dessin. On plonge totalement dans l’univers de cette histoire.

Dès qu’il rencontre Sarah, l’histoire devient plus intéressante et change complément de rythme. Le personnage de Lewis se transforme complètement d’un extrême à l’autre y compris dans sa relation avec Sarah.

J’ai beaucoup aimé le respect à travers le dessin de cette époque victorienne avec un décor très riche et sophistiqué en même temps. La force de cette BD réside dans le dessin. J’ai eu l’impression de plonger un peu dans l’univers de Tim Burton par moment. Cette BD m’a fait aussi pensé au film « La dame en noir » de James Watkins à cause de cette ambiance très sombre et gothique.

Le second tome permettra sûrement d’approfondir un peu plus la relation entre Sarah et Lewis qui nous réserve encore de sombres surprises. De nombreuses questions restent en suspens à la fin de ce premier acte.

Editions : Soleil, Collection Métamorphose – Date de parution : 18 Octobre 2017 – 72 pages

© Amandine Gazeau

24 Mai

« En rose et noir », tome 26 des aventures de Mélusine

Présentation de l’éditeur :

La journée a plutôt mal commencé pour Mélusine. D’abord il y a ce nain chevauchant un dragon qui surgit du sol du château et qui accuse Mélisande, la cousine fée de Mélusine, de voler l’or des nains ! Et qui, pour se rembourser, repart avec quelques-uns des plus beaux chandeliers du château… Ensuite, il y a l’arrivée à l’école de sorcellerie d’un nouvel élève venu d’Afrique, spécialiste en sorts à partir de grigris, amulettes et fétiches divers, et que ses condisciples accusent de n’être qu’un imposteur incapable de faire de la vraie magie. Il y a enfin la visite totalement inattendue de Kaspar, le père de Mélusine, qui lui annonce son prochain divorce… et la disparition de sa mère ! Mélusine va enquêter et partir sur les traces de sa mère… et découvrir le terrible secret de ses parents qui pourrait bien mener à une guerre entre sorciers et fées !

Notre avis :

Voici une BD qui m’a rappelée mon enfance. C’est une sorcière que les moins de 20 ans ne connaissent surement pas. Cette bande dessinée est apparue dans le célèbre magasine « Le journal de Spirou » en 1992. Depuis 1995, 26 albums sont parus aux éditions Dupuis avec toujours le même dessinateur, Clarke.

N’ayant pas lu tous les précédents tomes, je n’ai pas été trop perdue dans celui-ci. Il y a des références aux précédents tomes mais elles n’empêchent pas de comprendre ce qu’il se passe.

Ici Mélusine va être confrontée au divorce de ses parents mais surtout à la disparition de sa mère. Elle va se lancer à sa recherche avec sa cousine qui est une fée, Mélisande. Ce personnage a été mon préféré. Elle est très drôle. Elle ne se rend pas compte de ce qu’elle fait ou dit et de l’impact que cela peut avoir. Elle apporte de la légèreté aux scènes un peu sous tension.

Un nouveau personnage fait son apparition, Mathys, un jeune marabout. Avec son père ils ont du quitter leur pays et ils se sont installés dans une maison qu’ils louent. Ces personnages font référence à un sujet très actuel, celui des migrants. Mélusine va aider Mathys à s’intégrer dans l’école.

On va de péripéties en péripéties dans ce nouveau tome. Mais surtout nous avons le droit à une révélation de taille pour Mélusine qui va changer beaucoup de choses pour la suite.

Je ne me suis pas ennuyée dans ce tome. Le dessin est superbe. J’ai vraiment retrouvée la Mélusine de mon enfance sur le début du tome. Elle est toujours prête à défendre les autres, son caractère est toujours très affirmé. Mais vers la fin on se rend compte qu’elle a grandit et que l’auteur a choisi de s’adapter à ce public qui a grandit avec mais aussi à la société actuelle. Ce fût au début une surprise pour moi mais je me suis dit que Mélusine s’adapte à son époque et donc reste très actuelle avec les thématiques abordées.

Le prochain tome s’annonce très intéressant avec la dernière page. Mélusine va voir son petit monde bouleversé…

Editions : Dupuis – Date de parution : 4 Mai 2018 – 48 pages

© Amandine Gazeau