02 Mai

24ème Expomobile Laplace de Chelles

Avec le retour des beaux jours et l’assouplissement des règles sanitaires anti-covid, les rassemblements et manifestations en tous genres (salons du livre, rassemblements automobiles, etc.) se multiplient et drainent un public nombreux et passionné…

Tandis que les célèbres Classic Days battaient leur plein sur le célèbre circuit Bugatti des 24 Heures du Mans, la 24ème Expomobile Laplace, à Chelles, les 30 avril et 1er mai 2022, réunissait environ 1000 automobiles de collection fabuleuses sous un soleil radieux !

De quoi (re)découvrir des modèles mythiques, et pourquoi pas, donner envie à quelques passionnés de se lancer eux-même dans l’aventure automobile à travers l’un des multiples clubs présents, et surtout en feuilletant les livres et revues spécialisés…

Idéale pour se lancer : la revue auto-retro !

Nul besoin d’habiter au Mans ou à Chelles, les rassemblements d’automobiles anciennes sont légions en France… En voici une cinquantaine sélectionnés par le site Iva-auto.fr

©Amandine Gazeau et Bob Garcia

 

 

16 Mar

Retromobile 2022, le Fardier de Cugnot roule !

Véritable légende automobile, le célèbre « Fardier de Cugnot », est souvent considéré comme étant la  première véritable auto-mobile de l’histoire.

Entre 1760 et 1770, l’ingénieur militaire français Nicolas Joseph Cugnot, imagine d’utiliser la vapeur pour propulser un engin autonome. Sa conception est simple mais pourtant révolutionnaire. Une grosse chaudière, disposée à l’avant du véhicule, fournit l’énergie nécessaire pour déplacer une incroyable machine reposant sur trois roues.

D’après les calculs de Cugnot, son engin peut transporter jusqu’à quatre tonnes de chargement à de 4 km/h. Il dispose déjà d’une marche arrière.

On peut admirer l’exemplaire originel du Fardier de Cugnot originel au Conservatoire des Arts et métiers, à Paris. Mais un groupe d’une cinquantaine d’artisans de la région et de la Meuse, d’où était originaire Cugnot, c’est appliqué à le reconstituer… et le faire rouler !

C’est une des attractions très attendues de l’édition 2022 de Retromobile, à ne pas manquer !

Informations complètes sur le site Rétromobile…

On pourra lire sur le sujet l’excellent livre « Le retour du Fardier de Cugnot : Une belle aventure humaine et technique », de Christophe Lavirotte, Editeur : Association Le Fardier De Cugnot.

©Amandine Gazeau et Bob Garcia

 

 

13 Juin

Sim racing et 24 Heures du Mans

Simracing

On donne à l’univers des logiciels de simulation de courses automobile (NASCAR Racing: 2003 Season, Rfactor, Race 07, iRacing, Netkar Pro, Richard Burns Rally, Grand Prix Legends, GT Legends, GTR 2; Project CARS ou Assetto Corsa), le nom de sim racing. Les logiciels utilisés se distinguent des autres jeux de voitures par leur réalisme et par la prise en compte et la gestion avancée des paramètres de l’automobile : usure des pneumatiques, du moteur, des freins. La météo peut également évoluer au fil de la course et modifier l’adhérence sur la piste, et donc le choix des pneumatiques. Les logiciels permettent en outre de régler finement toute une foule de paramètres : suspension, frein, boîte de vitesses, différentiel, etc. Les écuries ont la possibilité de mettre au point une stratégie d’arrêt au stand (changement de pneus, essence embarquée, réparation des dégâts) ainsi qu’un nombre important d’informations qui sera retranscrit par le biais du retour de force d’un volant. Les jeux de simracing proposent un mode multijoueur très développé permettant de simuler de véritables courses.

24 Heures du Mans virtuels

Le 18 mars 2020, Pierre Fillon, président de l’ACO annonçait « Conséquence de l’évolution sanitaire liée au coronavirus et des dernières directives gouvernementales, la 88e édition des 24 Heures du Mans, initialement programmée les 13 et 14 juin prochains, est reportée aux 19 et 20 septembre 2020. » Cette décision juste est néanmoins frustrante pour le monde de l’automobile. D’autant que la plupart des compétitions (F1, Fe entre autres) sont également annulées.Très vite, les courses eSport se multiplient. L’idée d’organiser une course des 24 Heures du Mans virtuelle s’impose rapidement et semble faire l’unanimité auprès des pilotes comme des simracers. Le choix se porte sur la simulation rFactor2, qui intègre les LMP2 et les GTE. La course se déroulera dans des conditions très proches du réel, sur le circuit des 24 Heures du Mans, pendant les 24 heures habituelles. Le règlement aussi se rapproche de la réalité : « Les conditions de course : la météo pourra changer ; le concept de jour et nuit est intégré ; les voitures accidentées peuvent être réparées au stand ; les réglages des voitures sont paramétrés par les équipes. Ravitaillements et changements de pneumatiques sont des critères essentiels. La stratégie sera au cœur de la course. Une direction de course veillera à l’équité sportive de l’épreuve. » A cela s’ajoutent les changements de pilotes obligatoires. Les temps de conduite (4 heure minimum par pilote, et au maximum 7 heures sur l’ensemble de la course), permettent d’alterner les pilotes professionnels et les spécialistes de l’esport. Ainsi, les cartes sont rebattues. Les équipes seront composées de 4 pilotes : des équipages avec pilotes de courses et simracers (avec au minimum 2 pilotes professionnels et au maximum 2 simracers par voiture). Les plus grands pilotes automobiles, toutes catégories confondues, se retrouvent bientôt au départ des 24 Heures virtuels au côté des simracers : Simon Pagenaud (vainqueur d’Indianapolis) ; des pilotes actuels de F1 (Charles Leclerc, Max Verstappen, Lando Norris, Pierre Gasly) ; d’anciens pilotes ou champions du monde de F1 (Alonso, Button, Barrichello, Fisichella, Massa, Panis) ; d’actuels pilotes de Formule E (Jean-Eric Vergne, Stoffel Vandoorne) et bien sûr les habituels pilotes d’endurance (Buemi, Hartley, Lotterer, etc.) De leur côté, les meilleurs simracers de la planète viennent compléter les équipes, donnant ainsi sa chance à chaque écurie. En effet, les simracers (très habitués à l’exercice) sont plus performants que les vrais pilotes (de 2 à 4 secondes en moyenne au tour).

La grille totale est composée de 50 voitures (maximum). Voir ici !

Les équipes sont libres de créer leur propre livrée. Toutes les informations sur les pilotes et simracers sont ici

Côté réalisation, l’ACO assure « Les moyens de production et de mise en image seront conséquents. Les commentateurs et pit reporters seront en direct depuis un studio de Télévision à Paris où des acteurs du monde de la compétition automobile et des invités de renom viendront leur rendre visite pendant ces 24 Heures. Cette course unique qui réunira les meilleurs pilotes du monde et l’élite des sim racers sera diffusée librement sur de multiples plateformes audiovisuelles dans le monde entier. »

Il sera possible de suivre la course en particulier sur Youtube FIA WEC et 24H Le Mans.

Il existe bien sûr des ouvrages spécialisés sur le sujet. Le simracer Alain Lefebre en a fait sa spécialité. Voir son site

Et deux livres pour découvrir l’univers du sim racing…

Présentation de l’éditeur :

Vous êtes un pilote dans l’âme, mais vous ne pouvez pratiquer cette passion coûteuse et dangereuse ? Convertissez-vous au SimRacing et découvrez des simulations de courses automobiles en ligne bluffantes de réalisme.
Cet ouvrage vous offre un panorama des principales simulations, dont les quatre incontournables Live For Speed, rFactor, Race 07 et iRacing. Découvrez les caractéristiques de ces logiciels, les mods (nouveaux circuits et voitures) créés pour améliorer les simulations initiales, et les importantes communautés de joueurs, les ligues, où sont organisées les compétitions.
À travers des récits de courses et des conseils de réglages, vous partagerez l’expérience de SimRacers chevronnés et accéderez aux clés et méthodes pour progresser rapidement et finir sur la première marche du podium.

Et…

Présentation de l’éditeur :

Une nouvelle branche des jeux vidéo est en train de prendre son essor grâce au développement de l’usage d’Internet… Il s’agit du SimRacing.
Le terme de SimRacing (simulation racing) recouvre un ensemble de simulations de course automobile qui se caractérise par un mode multijoueur très développé et un aspect modulable. Ces « mods » sont créés par la communauté afin d’enrichir la simulation initiale (création de circuits, de voitures, …).
Le SimRacing se distingue des jeux vidéo par sa volonté de coller le plus possible à la réalité. Ces simulations sont surtout utilisées en ligne à travers Internet. De nombreuses compétitions dans toutes les catégories sont organisées grâce aux ligues regroupant les « SimRacers ». Certains championnats rassemblent des centaines de participants.
Pour simplifier, le SimRacing est à la simulation automobile ce que Flight Simulator est à la simulation de vol.
Alain Lefebvre est déjà un auteur confirmé : auteur de nombreux livres professionnels dans le domaine de l’informatique et de l’Internet. Il a aussi une bonne culture du sport-autombile à travers sa participation à des compétitions dans différentes catégories (il a terminé sa « carrière » par une seconde place dans un championnat national disputé sur monoplace, tout son parcours personnel dans les sports mécaniques est raconté dans un livre intitulé « Racing ») et dans sa proximité avec Soheil Ayari dont il est le biographe.
Alain Lefebvre est également l’auteur d’un documentaire vidéo consacré à l’histoire de la Porsche 917.
Alain Lefebvre est aussi un SimRacer accompli : il pratique les différents logiciels disponibles depuis 1992 et est actif online depuis 2004. Il est membre de plusieurs ligues, participe à différents championnats (second du Master Series GP79 en 2008) et il est adhérent d’iRacing depuis mai 2008. Il a également une expérience concrète en matière de modding puisqu’il est le chef de projet du mod consacré à la Ferrari 312B F1 de 1970.
Toutes les parties techniques (réglages des voitures) ont été relues et validées par Soheil Ayari, pilote professionnel au palmarès impressionnant : Karting, Formule Ford (champion de France en 1994) ; Formule 3 (champion de France en 1996 et vainqueur de la coupe du Monde à Macao en 1997) ; F3000 (deux victoires en 97 et 98, plus de nombreux podiums), F1 (test sur Williams-Renault fin 1997) ; Prototype (nombreuses participations aux 24H du Mans dont deux 4e place en 2004 et 2011) ; Supertourisme (3 fois champion de France de la catégorie en 2002, 2004 et 2005) et GT (nombreuses courses sur Viper, Corvette et 2 fois champion de France sur Saleen en 2006 et 2007 plus le titre international en Le Mans Series en 2007).

©Bob Garcia

 

15 Nov

Salon du Livre du Touquet Paris Plage 2019 : Annette Duhamel présente « 5 drôles de soeurs en cuisine »

 

Présentation des éditrices (les 5 soeurs du titre) :

Chez les Duhamel, la cuisine est un art de vivre ! Une passion commune que ces « 5 drôles de soeurs », vous transmettent en vous dévoilant le meilleur de leurs recettes… fruit d’un héritage familial. Vous allez découvrir 140 recettes faciles et subtiles que vous prendrez plaisir à réaliser, à partager avec vos amis. Enfilez vos tabliers et rencontrez ce joyeux quintette des fourneaux, pour qui cuisiner rime avec convivialité !

 

29 Juil

L’enfermement, Florence Henry, Editions XO

Présentation de l’éditeur

Longtemps, Océane fut cette enfant recroquevillée sur elle-même, qui ne regardait personne et semblait compter les étoiles.

Dès la maternelle, médecins et instituteurs sont formels : l’enfant est autiste, aucun espoir d’amélioration n’est à attendre. Révoltée, Florence déscolarise Océane et met toute sa vie entre parenthèses pour se consacrer à sa fille.

Dix heures par jour, elle improvise des jeux, des consignes, des mises en scène. L’apprentissage devient acharnement. Mais bientôt, le miracle se produit : pour la première fois, Océane se met à rire. Elle renaît au monde…

Pendant six ans, Florence va mener cette guerre totale et solitaire. Malgré les obstacles, les jugements, elle ne lâche rien, bouleversée par les progrès spectaculaires de sa fille.

En septembre 2013, Océane réintègre enfin l’école. elle a douze ans. Brillante élève, elle prépare aujourd’hui son bac S et rêve de devenir astronome.

Une formidable leçon de vie, d’amour et de courage.

Notre avis :
Je n’ai pas encore lu le livre, que je ne manquerai pas de dévorer dès que j’en aurai le temps. Donc pas question pour moi de « faire comme si » et donner un avis sur un livre non encore lu…
En revanche, j’ai eu la chance de rencontrer l’auteure, la maman d’Océane, lors du salon du livre des Sables d’Olonne. Et pour avoir échangé avec elle, j’ai compris le message d’espoir contenu dans cet ouvrage. Florence Henry s’est battue contre les préjugés et les « spécialistes » qui lui affirmait que le cas de sa fille était sans espoir de rémission. Mais elle ne s’est jamais résignée, et son expérience lui a donné raison. Aujourd’hui, elle espère juste donner des pistes aux parents pour venir à bout de l’autisme : une disponibilité et une attention de chaque instant, la présence, l’humour, le temps, la patience…
Et un message en filigrane : ne jamais abandonner, ne jamais baisser les bras. Si cela a fonctionné pour elle et sa fille, cela peut fonctionner pour d’autres parents avec leurs enfants.
©Bob Garcia

26 Oct

La véritable histoire des chansons de Michel Sardou, de Fabien Lecoeuvre, chez Hugo Image

 

 

Présentation de l’éditeur

La véritable histoire des chansons de Michel Sardou, Fabien Lecoeuvre, chez Hugo Image

S’il existe des artistes que l’on peut qualifier de « majeurs », alors Michel Sardou en fait obligatoirement partie. Sur plusieurs générations, il a enchanté un vaste public, avec de nombreux tubes qui restent dans toutes les mémoires. Servi par des textes puissants et une voix sans nulle autre pareille, Michel Sardou a traversé les modes et les époques en imprimant sa marque dans la chanson française. Parfois attaqué et raillé, Michel Sardou a toujours su faire face aux critiques avec courage et talent, en assumant parfaitement ses textes, qu’il a souvent écrits lui-même. Depuis « Les Ricains », en 1967, à « La Maladie d’amour », en 1973, en passant par « Les Lacs du Connemara », en 1981, ou « Musulmanes », en 1986, sans oublier « La Rivière de notre enfance », en 2004,, ou « Le Figurant », en 2017, tous ses titres ont installé Michel Sardou sur la scène nationale en plus de cinquante ans de carrière. Cet ouvrage vous permettra de découvrir les nombreux secrets et anecdotes de ses cinquante plus grands succès, à l’image de son interprète qui a si bien su retranscrire l’âme de la société française du XXe siècle.

FABIEN LECOEUVRE, chroniqueur et consultant pour de nombreuses émissions de télévision, travaille depuis plus de trente ans dans l’ombre des stars. Il est depuis douze ans aux côtés de Patrick Sébastien, dans Les Années Bonheur, sur France 2. Il est aussi l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages sur la chanson, dont il connaît tous les secrets.

 

Notre avis :

J’ai eu l’occasion de rencontrer et d’interviewer Fabien Lecoeuvre lors du salon du Livre d’Ile de France à Mennecy, en février 2018.

Fabien est un véritable passionné. En homme de média aguerri, il peut tenir son public en haleine pendant des heures, évoquant mille et une anecdotes vécues sur l’univers de la Variété, qu’il connaît si bien.

Ses livres sont à son image : regorgeant d’informations et d’anecdotes que lui seul connaît.

Les chansons de Michel Sardou ont toute une histoire, une identité, une raison d’être liée à l’actualité et/ou à sa vie personnelle. A travers son répertoire, Fabien nous fait découvrir des détails insoupçonnés sur une des dernières grandes icônes de la chanson française.

Que l’on soit passionné ou non par le chanteur, cet ouvrage est une référence incontournable !

©Bob Garcia

 

02 Oct

« Il faut sauver le soldat F1 » de Jean-Luc Roy

Jean-Luc Roy et la Formule 1, un livre entre dérive et passion

Depuis le mois d’août, un gigantesque mercato secoue, comme rarement dans son histoire, le monde de la Formule 1, entre rachat d’écurie et une valse des pilotes. Des événements qui ont donné une couleur particulière, voire prémonitoire, à « Il faut sauver le soldat F1 », le livre de Jean-Luc Roy sorti deux mois et demi plus tôt. Spécialiste reconnu sur les ondes de RMC, fondateur de la chaîne spécialisée Motors TV (devenue aujourd’hui Motorsport.tv), il livre, tout en restant accessible auprès des non-spécialistes, une analyse de la perte de popularité inquiétante de la discipline reine du sport automobile, victime selon lui de règlements sportif et technique trop complexes, ainsi que de sanctions en piste qu’il juge trop castratrices pour les pilotes. Regard d’un journaliste passionné qui, malgré le constat alarmant, garde la foi.

« Il faut sauver le soldat F1 » est-il un cri d’alarme, un réflexe de passionné, l’envie d’un avenir meilleur pour la F1, ou tout cela en même temps ?

Jean-Luc Roy : Il y a plusieurs années que l’envie, et même le besoin, d’écrire ce livre me trotait dans la tête. Ce livre est donc tout à la fois un cri d’alarme, parce que je ne peux pas supporter en tant que passionné de voir la F1 défigurée et en partie vidée de tout ce qui en faisait le charme unique, c’est aussi un réflexe de passionné parce que je voudrais que la FIA, qui gère les règlements sportifs et techniques, et Liberty Media, qui gère les aspects promotionnels et commerciaux se réveillent enfin et cessent de détruire ce magnifique championnat qui était le pinacle du sport automobile. Et c’est enfin plaider pour un avenir meilleur parce que je reste toujours optimiste et je pense qu’une prise de conscience peut et doit intervenir immédiatement !

Vous avez fait appel dans ce livre à de nombreuses personnalités, et pas seulement issues du monde du sport automobile. A votre avis, que pourrait apprendre la F1 actuelle d’autres disciplines sportives au-delà des sports motorisés ?

Il ne faut pas nier le fait que tous les sports, pratiquement sans exception, ont dû se transformer et subir des mutations pour s’adapter à leur développement, à l’arrivée de nouveaux partenaires, de nouveaux média, de puissants groupes financiers. Pour rester dans les sports mécaniques je citerai les Grands Prix Moto, que beaucoup d’anciens passionnés de F1 suivent de près aujourd’hui, les rallyes de Championnat du Monde, ou encore les 24 Heures du Mans. Dans d’autres domaines on peut citer le cyclisme, le ski ou même le tennis qui ont su préserver les fondamentaux et ne pas se galvauder et perdre leur âme. La F1 doit absolument conserver ses principes de base dont font évidemment partie intégrante le risque et le danger, même si certains voudraient croire que notre époque ne tolèrerait plus ce genre de notions… Pourtant la vie se termine toujours de la même manière, mais il y a beaucoup de moments exaltants à vivre auparavant !

Le fait de voir des investisseurs entrer dans le capital de certaines écuries (parfois pour financer la carrière de leurs enfants pilotes) est-il pour les équipes concernées une bouée de sauvetage ou un danger ?

Effectivement, voir un père acheter une équipe de F1 pour faire rouler son fils est tellement caricatural qu’on peut en rire. Mais il faut savoir que sur les dix équipes présentes aujourd’hui en F1, sept d’entre elles sont en situation difficile ou même périlleuse, et les trois plus puissantes survivront tant que leurs conseils d’administrations respectifs seront disposés à voter des budgets annuels de plusieurs centaines de millions d’euros… ce qui peut être remis en question du jour au lendemain. Le sauvetage rocambolesque d’une équipe est donc une « bouée de sauvetage », mais cela ne dispense pas d’apprendre à nager, et surtout de tout faire pour « Sauver le soldat F1 » et lui permettre de quitter le champ de bataille indemne, si possible ?

Enzo Ferrari, qui nous a quittés il y a trente ans, a dit un jour que « la F1 mourra un jour d’avoir faim ou d’avoir trop mangé ». Cette formule aurait-elle été prémonitoire par rapport à votre livre ?  

Je ne me souvenais plus de cette phrase, mais je crains qu’elle ne soit prémonitoire, et que la F1 finisse par mourir à force de ne pas avoir pris les mesures draconiennes indispensables pour perdre tous ces kilos superflus et retrouver une ligne de sportive ! Aujourd’hui, les règlements techniques concernant les moteurs et l’aérodynamique notamment exigent des milliers d’heures de recherche et de développement menés par des centaines d’ingénieurs et de techniciens pour obtenir éventuellement des gains illusoires ou seulement pour ne pas être totalement dominés, comme Honda et Renault aujourd’hui face à Mercedes et Ferrari. Ce gaspillage insensé ne produit aucun spectacle sur la piste, bien au contraire. Même remarque pour les pneumatiques dont l’utilisation est tellement réglementée que cela devient incompréhensible, y compris pour les spécialistes. Pour en terminer par les règlements sportifs trop tatillons et interventionnistes qui privent les pilotes de toute possibilité d’attaque et les contraignent souvent à suivre les consignes strictes imposées par radio par leurs ingénieurs et stratèges. Cette F1-là est vouée à l’échec et au désintérêt progressif, si on ne remet pas la batte dans la bonne direction très rapidement !

©Jean-Philippe Doret

Jean-Luc Roy « Il faut sauver le soldat F1 »

176 pages + cahier couleur 16 pages

L’Autodrome Editions

07 Juil

Les livres « Le Mans Classic 2018″…

Les chiffres de « Le Mans Classic » donnent le vertige !

  • 123 000 spectateurs en 2016
  • 8 500 voitures de clubs venues de toute l’Europe
  • 1 000 pilotes venus de plus de trente pays
  • 800 journalistes accrédités
  • 650 voitures de course historiques
  • 200 exposants
  • 18 courses en 24 heures
  • 2 concours (Le Mans Heritage Club & Clubs)
  • 1 vente aux enchères Artcurial

En soixante-dix ans d’histoire de la plus grande course d’endurance, nombre d’anniversaires sont chaque fois à célébrer.

  • 2018 verra le quarantième anniversaire de la victoire d’Alpine,
  • le vingt-cinquième anniversaire du triplé historique des 905 Peugeot, dont certains exemplaires viendront animer le peloton du Group C en course d’ouverture.
  • Et, c’était il y a soixante-dix ans, la véritable naissance de Porsche avec la production de sa première voiture en série : la célèbre 356. Nombreuses seront les célébrations d’autres marques et modèles iconiques. A commencer par les cinquante ans de Ligier, de la Ferrari 365 GTB/4 Daytona, de la BMW 2002…

Le Mans Classic prolonge le passé. Un passé qui ne s’oublie pas mais se cultive. L’édition 2018 qui se déroule du vendredi 6 au dimanche 8 juillet 2018 coïncide avec :

  • le 25e anniversaire du triplé victorieux des Peugeot 905 aux 24 heures du Mans;
  • le 40e anniversaire de la victoire de l’Alpine aux 24 Heures du Mans;
  • le 50e anniversaire de la Porsche 908;
  • le 70e anniversaire de Porsche, qui détient le record historique de 19 victoires aux 24 Heures du Mans, où pour l’occasion 70 Porsche historiques s’affronteront sur le circuit du Mans dans une course de 55 minutes intitulée « Porsche Classic Race Le Mans ».

Le samedi matin ce sont les Jaguar d’avant 1966 qui s’affrontent lors du Jaguar Classic Challenge, avec près d’une soixantaine de XK, Type-C, Type-D, Type-E, Mk II.

Cette année les 6 plateaux de voitures de compétition sont à nouveau rejoints par le Groupe C Racing, dans lequel Jenson Button concoure, et, nouveauté 2018, le plateau Global Endurance Legends regroupant les GT et prototypes ayant couru les épreuves d’endurance des années 1990 à 2000 pour deux démonstrations.

Pour la première fois, ce sont dix anciens vainqueurs des 24 heures du Mans qui sont présents en piste dan sles différents plateaux : Jürgen Barth, Romain Dumas, Loïc Duval, Jan Lammers, Gérard Larrousse, Klaus Ludwig, Jochen Mass, Stéphane Ortelli, Henri Pescarolo et Marko Werner.

C’est aussi l’occasion pour plusieurs éditeurs de sortir des livres liés à l’actualité de l’édition « Le Mans Classic ».

C’est précisément l’angle choisi par « Lire délivre » pour vous faire vivre cet événement hors du commun.

Chaque livre présenté sera accompagné des photographies réelles du Mans Classic prises tout au long du WE dans tous les lieux mythiques de l’événement : parcs de voitures, piste et course, village et lieux de dédicaces des auteurs.

Enjoy !!

 

© Bob Garcia & Amandine Gazeau

 

 

14 Juin

Les livres des 24 Heures du Mans 2018 : « L’histoire des 24 Heures du Mans pour les nuls », de Gérard de Cortanze

Présentation de l’éditeur :

La folle histoire des 24 Heures du Mans…

Les 24 Heures du Mans pour les Nuls, a pour ambition de tout dire sur une course mythique qui aura 100 ans dans quelques années. De sa naissance en 1923, au sortir de la Grande Guerre, à sa renaissance en 1949, après un silence de dix ans, en passant par la France des Trente Glorieuses, la crise pétrolière de 1974, les années Mitterrand et l’entrée dans le XXIe siècle, Le Mans se raconte et raconte le monde.

Précis, argumenté, clair, pédagogique, ce livre met en scène des histoires de voitures, de pilotes, d’événements, d’innovations, et répond à toutes les questions : lieux, dates, performances, records, statistiques, chiffres, marques, puissances… Les 24 Heures du Mans pour les Nuls : une somme phénoménale de connaissances, certes ici rassemblées, mais aussi le grand roman d’une course racontée par un écrivain qui la connaît de l’intérieur.

Un livre publié en partenariat avec l’Automobile Club de l’Ouest (ACO), propriétaire et organisateur de l’épreuve reine d’endurance auto.

Présentation de Gérard de Cortanze (sur le site des éditions Albin Michel)

Ecrivain, éditeur aux éditions Albin Michel, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique, Gérard de Cortanze a publié plus de 80 livres, traduits en vingt-cinq langues. Parmi eux, des romans (Les Vice-Rois, prix du roman historique ; Cyclone, prix Baie des Anges Ville de Nice ; Assam, Prix Renaudot ; Banditi ; Laura ; Indigo, prix Paul Féval ; L’An prochain à Grenade, prix Méditerranée ; Les amants de Coyoacan…, Zazous, des essais (Jorge Semprun, l’écriture de la vie ; Hemingway à Cuba ; J.M.G. Le Clézio, le nomade immobile ; Pierre Benoit, le romancier paradoxal, prix de l’Académie française), et des récits autobiographiques (Une chambre à Turin, prix Cazes-Lipp ; Spaghetti ! ; Miss Monde ; De Gaulle en maillot de bain ; Gitane sans filtre…). On lui doit également des livres sur les peintres Zao Wou-ki, Antonio Saura, Richard Texier, et notamment Frida Kahlo, la beauté terrible.
Si l’ensemble de son œuvre, divisée en cycles, a pour thèmes de prédilection ses origines italiennes mêlées – vieille famille aristocratique piémontaise du côté du père, classe ouvrière napolitaine du côté de la mère, une descendante directe de Frère Diable, dit Fra Diavolo – on lui doit aussi plusieurs ouvrages sur l’automobile. Né au sein d’une famille de pilotes de courses il a publié La Légende des 24 heures du Mans, livre pour lequel il a reçu le Prix des écrivains sportifs, ainsi que Les 24 Heures pour les nuls.
Il est chroniqueur à Historia et président du Prix Jean Monnet de Littérature européenne.