09 Fév

Le diable s’habille en licorne, de Stanislas Petrosky

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Présentation de l’éditeur :

Requiem, votre curé préféré est de retour à… Dunkerque et en plein carnaval ! Pour une séance d’exorcisme.

Notre héros, hors norme, est, il faut l’avouer, un peu étonné par cette divine mission. Non pas qu’il ne croie pas au démon, c’est quand même un petit peu son boulot, mais il se méfie, c’est tout. Il faut dire que les festivités donnent lieu à de sacrées fiestas mais aussi à quelques curieux décès. Des lycéens meurent les uns après les autres après avoir ingurgité des bonbons aux saveurs bien peu catholiques. Requiem réussira-t-il à démanteler ce trafic de « Licorne » et à sauver le carnaval ? Vous le découvrirez dans ce troisième tome des aventures de Requiem, le plus déjanté des serviteurs du Seigneur…

Notre avis :

Voici le troisième tome des aventures de ce prêtre exorciste pas comme les autres !

C’est le genre de livre qui ne peut pas rester longtemps dans ma PAL. C’est le genre de livre que je dévore et que je savoure à la foi. Les précédents tomes sont des coups de cœur donc j’espérais beaucoup de ce tome ci qui ne sera pas le dernier !!!!

L’action se passe toujours dans le Nord de la France et à Dunkerque en grande partie. Cette enquête de Requiem se déroule en plein carnaval ! Cela ne va pas la faciliter mais surtout créer des moments cocasses !

Au début tout porte à croire qu’il s’agit d’un exorcisme. J’étais assez surprise comme Requiem. Cela paraîtrait logique vu la nature du personnage mais on a très vite des doutes car ce serait trop simple.

Mais bien sûr cette enquête va être assez complexe. Beaucoup de morts et peu d’indices pour comprendre ce qu’il se cache derrière.

On suit l’enquête avec Requiem donc comme lui on fait des hypothèses sans savoir où l’on va. Mais lui aussi nous fait des cachotteries parfois pour nous garder en haleine !

Comme dans le précédent, Requiem s’adresse au lecteur et l’implique dans le récit. Cette manière de tutoyer le lecteur est utilisée comme il faut. On a un sentiment de complicité avec le personnage.

Dans ce livre, l’auteur (donc son personnage) se permet quelques prises de positions sur des sujets d’actualité ou qui le touche. Il est question en grande partie du terrorisme. Il aborde ce sujet d’une manière très intéressante. Il n’y a pas que l’islam qui est concerné par ce fléau mais aussi le catholicisme. Il explique comment fonctionnent ces gens qui se disent religieux alors qu’il utilise la religion pour d’autres fins. L’instrumentalisation des plus jeunes est aussi montré dans ce livre avec une certaine justesse. De manière générale ce sujet est bien traité dans le livre et pour ma part il m’a beaucoup intéressé.

Comme dans les précédents tomes, l’humour est ce qui fait le charme de ce livre ! Dès le début ça commence fort ! Dans celui ci je trouve que le niveau est supérieur et qu’il est présent dans beaucoup de détails jusqu’au prénom de certains personnages.

Extrait : « Je suis fébrile, tel un morbaque au salon de la foufoune. »

Ces touches d’humour aident à supporter l’horreur à laquelle Requiem est confronté dans ce livre.

L’action et le suspense rythme le livre à merveille ! Plus on approche de la fin et plus on se demande comment cela va bien pouvoir finir. Les surprises sont présentes et notre Requiem, aussi doué qu’il est, va devoir mettre les bouchées double pour réussir cette enquête.

Ce livre comme les précédents est un vrai coup de cœur ! C’est un plaisir de se plonger dedans mais il y a aussi une certaine tristesse de les finir. Pendant ces 200 pages ont oublis tout les soucis et on rit !

Donc si tu n’as pas la forme, que la vie te fait la misère et bien fonce lire les aventures de Requiem !!

Éditions : Lajouanie – Date de parution : 9 Février 2018 – 216 pages

© Amandine Gazeau

07 Sep

Nadine Monfils, la plus parisienne de toutes les auteures belges, sort la suite des aventures d’Elvis Cadillac « Ice cream et châtiments » !

Présentation de l’éditeur

Elvis Cadillac roule à fond les ballons sur une petite route de Belgique du côté de Chimay où la trappiste coule à flots. Invité dans un  » home  » de vieux pour y donner un concert, le sosie officiel du King est chaud boulette. La banane rose fluo de sa chienne Priscilla vole au vent. Soudain, crac ! il s’aperçoit qu’il a renversé une ancienne vedette de la télé !
Qu’est-ce qu’il va raconter à la majorette qui l’attend encore dans son lit, avec ses bottes et l’espoir de lui mettre le grappin dessus ? Il se retrouve emberlificoté dans un drôle de drame à la sauce Fargo, avec en guest star mémé Cornemuse, qui va le mener à la catastrophe.
Sur son chemin, une coupeuse de têtes de nain de jardin, deux branques dont un accro à glace aux spéculoos, un empailleur de rats et quelques autres tapés du bocal… Le tout dans un univers déjanté et coloré, autour de Boris Vian et de l’art brut. Ça va swinguer !

Biographie de l’auteur

Nadine Monfils est une artiste belge iconoclaste. Auteur de plus de 60 romans, elle a aussi écrit et réalisé un long-métrage, Madame Édouard, avec un casting prestigieux.
Elle a reçu notamment le prix Polar au salon Polar & Co de Cognac, le prix Saint-Maur en poche et le prix de la Griffe Noire pour l’ensemble de son œuvre.
Après l’immense succès de Mémé Cornemuse, Nadine invente Elvis Cadillac, dont la première aventure est déjà disponible chez Pocket.

16 Mai

Pierre Bellemare nous parle de drôles de dames dans « Criminelles, le mal au féminin » !

« Criminelles, Le mal au féminin, 40 histoires vraies de femmes tueuses à travers les siècles » de Pierre Bellemare(Auteur) Jean-François Nahmias  (Auteur) Paru le 4 mai 2017 Essai (broché).
Animateur et producteur radio et télévision, Pierre Bellemare est également connu pour ses talents de conteur et ses ouvrages dédiés aux histoires hors du commun. Voici un nouvel opus inédit de sa collaboration avec Jean-François Nahmias.

10 Mai

Avec « Sharko », Franck Thilliez signe une fois encore un thriller époustouflant et passionnant !

Présentation de l’éditeur

 » Sharko comparait toujours les premiers jours d’une enquête à une partie de chasse.

Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s’élancent à la poursuite du gibier.

À la différence près que, cette fois, le gibier, c’était eux. « 

Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.

Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.

Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

Notre avis

Les mêmes causes produisent les mêmes effets : Franck Thilliez sait capter l’attention des lecteurs dès les premières pages. Et il sait ensuite maintenir le rythme, la tension et le suspense de la première à la dernière ligne. Incroyable capacité à se renouveler et à réinventer sans cesse ses personnages ! Le tout, servi par une écriture sans faille et sans concession, et toujours aussi documenté et passionnant sur le plan scientifique et technique. Thilliez est sûrement le plus grand auteur de polars français, et il n’a pas fini de nous étonner !

 

Livre Paris 2017 : Erick George-Egret présente son excellent thriller « Les voyageurs noirs » !

Le suaire de Turin, le fameux linceul qui aurait enveloppé le corps du Christ après sa crucifixion, déchaîne les passions et suscite les hypothèses les plus folles depuis des siècles.

Erick George-Egret a écrit un thriller passionnant et hyper documenté, « Les Voyageurs noirs », autour de cet objet mythique !

Présentation de l’éditeur :

Voyageurs tentent de détruire le «linceul du Christ ». Au Liban aujourd’hui, sur les bords de la Méditerranée taillés par la même lumière qu’il y a mille ans, le professeur Dorval va devoir se battre. Depuis l’an 33 à Jérusalem, le mystère ne cesse de grandir.

D’une une plume taillée à la serpe, ce thriller poignant ne lâche pas son lecteur. La précision historique et le suspense haletant s’entremêlent au rythme des événements, de 1187 à nos jours !

Érick George-Égret est écrivain mais aussi éditeur. Il écrit sous pseudonymes. Les Voyageurs Noirs est son troisième thriller.

Livre Paris : Stanislas Petrosky présente « Dieu pardonne, lui pas ! »

Nous avions adoré « Je m’appelle Requiem et je t’… » de Stanislas Petrosky dans « 9h50 le matin »

Nous avons rencontré l’auteur au salon Livre Paris, qui nous a parlé de son prochain opus « Dieu pardonne, lui pas ! »

ça promet !

Présentation de l’éditeur :

Estéban Lehydeux, dit Requiem, est de retour. Le curé exorciste débarque cette fois sur le port du Havre.
Il y découvre un docker bien sous tout rapport –  si, si ça existe  –, accusé de meurtre ; une boîte d’import-export d’objets et de matériel pas bien catholiques ; un syndicaliste forcené mais pas mauvais bougre ; des fanas du troisième Reich ; et bien évidemment une accorte jeune femme tellement mal fringuée qu’il s’empresse toujours, dès qu’il la croise, de la déshabiller  !
Entouré de ces drôles de paroissiens notre héros, un Don Camillo carburant à la bière plus qu’à l’eau bénite, va devoir jouer du goupillon et faire quelques entorses aux règles de son ministère pour parvenir à distinguer le bon grain de l’ivraie…
Ce deuxième épisode des aventures de Requiem est basée sur un fait réel  : l’histoire de Jules Durand, qui défraya la ville du Havre en 1910. Cette sorte d’affaire Dreyfus dans le monde ouvrier est encore dans les mémoires de nombreux havrais.

Virtuose : Armelle Carbonel bouscule les codes du polar avec son « Majestic Murder » !

Présentation de l’éditeur :

Une écorchée vive qui rêve de brûler les planches. Un squat à fuir, un homme secret et tourmenté. Et une audition menée par une troupe étrange dans un théâtre abandonné… Le Majestic. Serez-vous prêts pour la première ? Après un « Criminal Loft » encensé par la critique, « Majestic Murder » est un thriller sombre et original, asseyant définitivement son auteure parmi les plumes majeures de la littérature noire.

Notre avis :

Avec un talent éblouissant, Armelle Carbonel bouscule une fois de plus les codes du polar en écrivant une intrigue totalement hors norme. Outre l’écriture, puissante et évocatrice comme des scènes de films de David Lynch, Armelle nous transporte dans un univers où tout est possible, et explore l’âme humaine comme personne ne l’a fait avant elle. Un bijou littéraire qui devrait rafler quelques prestigieux prix du polar !! A ne surtout pas rater.

Armelle Carbonel réinvente le polar avec « Majestic Muder » !

Armelle Carbonel avait fait l’unanimité avec son premier polar « Criminal Loft« . Elle était une des invitées de marque du salon du polar « Les Mines Noires » de Noeux-Les-Mines.

Loin des clichés et des poncifs du polar, elle va beaucoup plus loin avec « Majestic Murder » en inventant une nouvelle façon d’écrire le polar. Magnétique, envoûtant et brillant. A découvrir impérativement.

On n’a pas fini d’entendre parler de cette auteur de génie !!

Patrice Vergès conjugue polar et voiture à Rétromobile Paris 2017 !

L’auteur :

Journaliste automobile spécialisé depuis 40 ans, Patrice Vergès partage ses activités entre le reportage et l’écriture de livres. Après avoir travaillé pour de nombreux magazines automobiles et généralistes, il écrit, aujourd’hui, pour plusieurs sites Internet spécialisés dans la voiture ainsi que dans des revues auto-rétro. Depuis 2006, parallèlement, il a publié six livres autour du thème de l’automobile ancienne et également six thrillers, un genre qui le passionne. Dans la majorité d’entre eux, l’action se situe dans les années 60/70. Une époque qu’il affectionne et qui concourt à imprégner ses romans d’une atmosphère nostalgique très particulière.

Présentation éditeur :

1967, Jean-Pierre Mancini, pilote amateur, participe à la célèbre Coupe R8 Gordini. Au décès brutal de son père, lui même ancien coureur automobile, il se découvre une demi-sœur dont il n’avait pas connaissance. Il se noue alors une étrange et troublante histoire entre eux. L’existence « bleu Gordini » de Jean-Pierre se teinte en rouge sang dans cette intrigue haletante, parfumée à l’ambiance et à l’odeur de l’huile de ricin des circuits automobile des sixties, saupoudrée de l’atmosphère d’une époque où la vitesse était une ivresse mortelle.

 

« Le loup peint », Jacques Saussey, Ed. Toucan noir

Présentation de l’éditeur

Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de l’Yonne, près d’Auxerre. Depuis la mort de son fils, son couple est exsangue. Seule, Marion, sa maîtresse, parvient avec peine à lui faire vivre quelques rares moments d’oubli au creux de son lit. Une nuit, alors qu’il vient de la quitter et traverse une forêt isolée pour rentrer chez lui, les passagers d’une voiture inconnue lui tirent dessus et tentent de le précipiter dans un ravin. Lorsque Vincent parvient enfin à son domicile, après leur avoir échappé de justesse, c’est pour y découvrir une scène de massacre. Mais ce n’est pas la seule qui l’attend. Le cauchemar ne fait que commencer…

Notre avis

Coup de coeur pour ce thriller particulièrement bien mené. Jacques Saussey casse les conventions du genre : il nous dévoile l’assassin dès le début du récit. Pourtant cela ne retire rien au rythme et au suspense. Les rebondissements ne manquent pas et la fin est inattendue. Un bel exercice qui enchantera les amateurs du genre !

Bob Garcia