16 Avr

Dernières nouvelles du gypaéte barbu secouru par les gardes du Parc national des Pyrénées

Le 9 avril dernier, les gardes-moniteurs du Parc national des Pyrénées sont venus au secours d’un gypaète barbu adulte blessé  dans le secteur du Portalet, en vallée d’Aspe. L’oiseau a été récupéré et est désormais soigné au centre de soins d’Hegalaldia. Voici son sauvetage et les dernières nouvelles du volatile.

@Parc National des Pyrénées Didier Peyrusqué

@Parc National des Pyrénées Didier Peyrusqué

L’animal était perché sur une vire au-dessus du gave et de la route frontalière, il semblait inaccessible.  Un garde- moniteur encordé a tenté vers 19h  de l’attraper pendant que deux autres agents s’occupaient de la surveillance. tentative qui a échoué car l’oiseau a réussi à s’envoler malgré une patte cassée. Pendant la nuit, le gypaète a été suivi et à nouveau repéré. Il a pu être capturé à Cette-Eygun en vallée d’Aspe. Il a ensuite été transféré au  centre de soins d’Hegalaldia.

@Parc National des Pyrénées

@Parc National des Pyrénées

Le gypaète présente d’importantes blessures :

Pris en main par les soigneurs du centre de soin Hegalaldia, dès le lendemain vendredi 10 avril, l’oiseau a été radiographié, pas de fracture au niveau d’une des pattes, mais plusieurs blessures nécessitant des soins appropriés :

  1. A la patte gauche : au niveau du tibia et tarso-métatarse, un arrachement des tissus sur environ 15 cm de longueur sur la moitié de sa circonférence. Il y a un écoulement purulent au niveau de l’articulation, et des tissus nécrosés. Le Gypaète ne présente plus de sensibilité aux niveaux des doigts de cette patte, qui sont chauds et gonflés.
  2. La deuxième patte présente plusieurs éraflures, mais celles-ci sont superficielles.
  3. Au niveau des côtes : deux plaies avec arrachement des tissus de surface.
  4. Au niveau de l’abdomen : deux trous superficiels, d’un diamètre de 1cm et d’une profondeur de 12cm. Cette blessure semble avoir engendrée une lésion pulmonaire.

    L’oiseau se serait blessé en 
     percutant une ligne électrique qui aurait crée cette lésion importante au niveau du tibia et tarso-métatarse gauche. Il a tenté à plusieurs reprises de s’envoler, mais ne pouvant atterrir convenablement, s’est perforé l’abdomen avec des corps étrangers. 
Le gypaéte secouru l’oiseau vit bien sa captivité et ses multiples soins © Hegalaldia

Le gypaéte secouru l’oiseau vit bien sa captivité et ses multiples soins© Hegalaldia

Etat de la population du rapace dans les Pyrénées

29 couples ont été recensés dans le massif des Pyrénées, constituant le noyau le plus important de la population de ce grand rapace en France qui compte en tout et pour tout 59 couples. Cette année, les trois couples reproducteurs présents en vallée d’Aspe ont désertés leur nid en raison des mauvaises conditions météo
L’animal sera relâché dès que son état de santé se sera amélioré.

Pour suivre l’évolution de la récupération du gypaète consulter la page facebook du centre de soins Hegalaldia

03 Avr

Vidéo / Connaissez-vous le « cincle plongeur » ?

Cincle plongeur ©MaxPPP

Cincle plongeur©MaxPPP

Le cincle plongeur est un étonnant petit oiseau qui aime fréquenter les torrents des Pyrénées. Il est capable de s’immerger intégralement dans l’eau et le courant afin d’y trouver sa nourriture. Un exercice qui pourrait à première vue paraître périlleux quand on sait qu’il ne pèse que 60g en moyenne. Regardez sur ces très belles images tournées dans la vallée d’Orlu en Ariège. C’est fascinant de voir comment il procède :

Il fréquente essentiellement les cours d’eau rapides et froids, bien oxygénés avec des remous et des cascades mais aussi les lacs d’altitude.
Le cincle plongeur est inimitable : nerveux, actif et méfiant, il est capable de plonger, de nager et de marcher sur le lit du torrent, parfois à contre courant, pour trouver sa nourriture, insectes et larves aquatiques. Le cincle plongeur plonge et nage avec aisance en s’aidant de ses ailes pour gagner le fond du torrent. Il reste immergé de 3 à 10 secondes, généralement à moins de 1 mètre de profondeur.

C’est un passereau aquatique sédentaire, présent en France toute l’année.
Le cincle plongeur ne fait pas partie des espèces menacées. Cependant, comme pour le desman, sa survie est étroitement liée à la qualité du milieu aquatique dont il retire toute son alimentation. Les Pyrénées abritent les plus belles densités de cincles plongeurs de toutes les montagnes d’Europe.

02 Avr

Huit bouquetins de plus dans les Pyrénées

Lâcher de bouquetins au Pont d'Espagne le 31 mars ©Parc National des Pyrénées

Lâcher de bouquetins au Pont d’Espagne le 31 mars©Parc National des Pyrénées

Cela s’est passé le 31 mars au Pont d’Espagne sous un soleil radieux. 8 bouquetins arrivés le jour même d’Espagne sont partis à l’assaut de la montagne. Ils viennent ainsi augmenter la population de bouquetins ibériques implantés au printemps dernier dans le massif. Ce quatrième lâcher s’est déroulé sous les yeux ébahis de 260 élèves des Hautes-Pyrénées et de leurs enseignants.

Ce fut un grand jour pour la biodiversité et pour les enfants. La population des bouquetins de Pyrénées comptent désormais 8 individus supplémentaires. Six mâles et aussi deux femelles pleines. Et les enfants de la vallée ont pu assister en direct au lâcher. Des longues vues pointées sur la falaise ont également permis aux jeunes enfants d’observer isards, sangliers mais surtout les bouquetins réintroduits durant l’été 2014. 

Les bouquetin ses sont élancés dans la neige (31 mars) ©Parc National des Pyrénées

Les bouquetin ses sont élancés dans la neige (31 mars)©Parc National des Pyrénées

Pour rappel le bouquetin des Pyrénées a promené ses grandes cornes et sa silhouette trapue sur les rochers et les falaises du massif pendant des millénaires, jusqu’à son extinction sur le versant français au début du XXe siècle. La mort accidentelle en 2000 de la dernière représentante de la sous-espèce du bouquetin des Pyrénées encore présente sur le versant espagnol a sans doute changé les choses et appuyé le projet d’une réintroduction côté français. Il est donc maintenant réapparu près de 100 ans après sa disparition.

Depuis deux sites ont fait l’objet de lâchers en 2013 : 20 individus dans le PNP, à Cauterets (Hautes-Pyrénées), et 20 autres dans le Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, sur la commune d’Ustou.

Plus d’informations et de photos sur la page Facebook du Parc National des Pyrénées.