22 Mai

Pyrénées : le festival Eldorando, une cinquième édition avec pour invité le Maroc

Eldorando- Val d’Azun –
©Pierre Meyer

Pour la 5ème année consécutive le festival Eldorando revient à Arrens-Marsous (Hautes-Pyrénées) du 8 au 10 juin avec une foultitude d’animations et de randonnées. Car conformément à son nom, il ne s’agit pas seulement d’un festival de montagne, mais d’un festival qui met à l’honneur la randonnée.

Chaque jour offre son lot de parcours nature. Des randonnées thématiques comme par exemple celle dédiée au chant des oiseaux ou encore celles consacrées à méditation et au bien être, au yoga ou encore à l’aquarelle. Mais pas seulement, de nombreux autres parcours invite à la promenade. Le choix est large. Tous les niveaux sont proposés. Il suffit de choisir et d’être à l’heure au point de départ. Tôt le matin. Elles peuvent être réalisées en famille. C’est l’une des multiples invitations du festival d’Eldorando.

Conférences, expositions, projections de film composent aussi le menu de ces 3 jours du printemps.

Exposition Eldorando

Le public est invité à découvrir une destination hors des frontières. L’édition 2019 a sollicité le Maroc pour être son invité d’honneur. Le Maroc, une destination de trek.

Si vous êtes tenté par la marche nordique ou la pratique du trail, des initiations sont organisées. Impossible donc de faire la liste complète des activités, dont voici l’étendue.

Voici le programme complet

21 Mai

Pyrénées : la leçon de vie, et de paysages, d’Olivier Garance

Qui n’a pas rêvé d’avoir son havre de paix, à portée de main, mais coupé du monde. Sa cabane de berger « campée comme un balcon sur la vallée encore sauvage de la Barousse », ce géographe originaire du Tarn en a fait un conte mais aussi le récit d’une expérience de vie. Un grand bol d’air frais dont on ne ressort pas sans quelques bleus à l’âme.

Raconter un endroit, le rendre public, cela signifie s’en priver à jamais. Olivier Garance devait sans doute le savoir en écrivant ce livre. Ligne après ligne, celui qui fut un enfant à jamais marqué par la séparation de ses parents, et la perte de la maison familiale au bord du Tarn à Couffouleux, a sans doute cherché, à travers cette cabane, à retrouver un havre de paix mais aussi à se retrouver lui-même.

« J’aurais dû garder secret, juste pour moi, le bien qu’elle me faisait »

Celui qui « a toujours détesté la foule » va pourtant, à travers ses pages, lui livrer son mystère. « J’aurais dû garder secret, juste pour moi, le bien qu’elle me faisait » écrit vers la fin de son récit Olivier Garance. Mais auparavant il aura aussi avoué : « à force de ne voir personne, j’en viens à douter que j’ai une existence ».

Evoquant ses relations amoureuses compliquées et éphémères, l’auteur confie : « On ne vit pas continuellement avec un type qui marche sur une ligne de crête, dans les excès de l’euphorie ou de la détresse ». Parce que cette cabane, et la solitude qui va avec, le coupent du monde réel et des relations qu’il pourrait y nouer ou du moins consolider.

Ce monde réel c’était celui de sa mère, pas celui de son père qui l’emmenait voir les isards pendant des heures. Longtemps, il en voulut à la réalité maternelle préférant la chimère paternelle. D’ailleurs la narration suit ce rythme, alternant les souvenirs d’enfance difficile ou d’escales toulousaines au goût anxiolytique, et les longs passages descriptifs de sa vie autour de la cabane.

« Un paysage n’existe que parce qu’il est observé avec ses propres émotions »

Parce que ce récit est aussi celui de paysages tout autant que d’une quête personnelle. Ce n’est pas une coïncidence si son auteur est maître de conférences en aménagement de l’espace à l’université Jean Jaurès. « Un paysage n’existe que parce qu’il est observé avec ses propres émotions » explique-t-il au lecteur comme il le ferait à ses étudiants.

« Ma cabane » nous fait découvrir les Pyrénées sous un autre point de vue, « loin des funiculaires et des remonte-pentes de Saint-Lary ou de Luchon », avec « une couleur que je n’ai vue que dans les livres d’enfants » comme s’enthousiasme à nous les décrire l’auteur. Olivier Garance situe ainsi, dès la première page de son livre, l’écrin dans lequel se niche son paradis perdu (ou retrouvé) :

« De là-haut, on ouvre une fenêtre sur cent kilomètres de ciel. On domine le cratère immense où se cache la cabane et on embrasse le panorama. Au nord, le pays de Comminges, la ville de Saint-Gaudens, la zone du piémont ; au sud, le massif du luchonnais et sa ligne d’horizon dentelée par ses nombreux pics enneigés comme des morceaux de sucre au soleil, le Perdiguère, le Maupas ou les Gourgs Blancs ».

« Ma cabane » d’Olivier Garance avec Delphine Saubaber, éditions L’Iconoclaste, sortie le 29 mai.

 Patrick Noviello

©Iconoclaste récit

 

17 Mai

Pyrénées : il neige abondamment un 17 mai et ce n’est pas terminé

Col du Tourmalet
©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Les prévisions météorologiques ne s’étaient pas trompées. Dans le courant de la nuit et ce vendredi matin, la neige est tombée sur le relief des Pyrénées dès 1600m. Le col du Tourmalet a dû être déneigé. Dans l’après-midi, les averses neigeuses devraient descendre à 1200m d’altitude.

Tous les 5 ans environ

La neige au printemps dans les Pyrénées cela n’arrive pas tous les ans. Mais cela n’a rien d’exceptionnel. En mai 2015, la neige s’était invitée en quantité sur le relief des Pyrénées. C’est  à nouveau le cas 4 ans plus tard. Entre 5 et 10cm en cumulé sont déjà tombés à 2115m.
La limite pluie neige devrait descendre aux alentours de 1200m sur la partie ouest des Pyrénées.
Les cols du Tourmalet comme celui du Pourtalet ont été déneigés tôt ce vendredi

Des cumuls importants sont attendus sur les Pyrénées-Atlantiques environ 20 à 30cm. Sur le reste de la chaîne les cumuls seront plus « raisonnables » avec en moyenne 10 à 15cm au dessus de 1800m, indique Météo Pyrénées.
Sur l’est de la chaîne, de l’Ariège aux  Pyrénées-Orientales, les précipitations pourront prendre un caractère orageux avec parfois de fortes averses, sous forme de neige au dessus de 1700m.

 

Le thermomètre en chute libre

Le mauvais temps est accompagné d’une baisse impressionnante du mercure. On a perdu en quelques heures un dizaine de degrés. Et le décor est composé de vent et de brouilard. Ce qui renforce l’impression d’un retour en hiver. Ce vendredi matin, il faisait -1 degrés au col du Tourmalet.

Ambiance hivernale au col du Tourmalet
©Regis Cothias / France 3 Occitanie

Samedi et dimanche, de nouvelles chutes de neige de moindre intensité sont encore possible avec une limite pluie-neige entre 1500 et 1800m d’altitude.

Hautes-Pyrénées : avis de naissances chez les bouquetins du Parc National des Pyrénées

Tresia et ses jumeaux
©JP Crampe / Parc Natinal des Pyrénées

Trois jeunes cabris sont nés ce printemps dans le Parc National dans les Hautes-Pyrénées avec notamment la naissance de jumeaux. Côté ariégeois, ce sont également 3 nouveaux nés qui ont pu être observés. La population des bouquetins ibériques réintroduits dans les Pyrénées s’agrandit chaque année.

Trois cabris de l’année ont été observés dans le secteur du Val d’Azun par Jean-Paul Crampe, agent du Parc, en charge du suivi de la population des bouquetins. L’étagne Trésia a donné naissance à des jumeaux. Ce qui n’est pas rare chez les bouquetins. L’étagne Anna a un cabri. Ces derniers sont difficiles à repérer en raison de leur pelage dont la couleur se fond dans le paysage de haute-montagne.

©JP Crampe / Parc National des Pyrénées

Les ventres arrondis permettent d’affirmer que d’autres naissances sont imminentes. Elles peuvent se produire jusqu’à fin juin. Environ 160 individus vivent sur le territoire du Parc régional. Depuis les premières réintroductions en 2014, la population n’a cessé de s’agrandir.

  • 2015 : 1 cabri
  • 2016 : 12  cabris
  • 2017 : 21 cabris
  • 2018 : 15 cabris

Une poplation est considérée comme viable à partir de 200 individus. Le plan de réintroduction se poursuit. Un nouveau groupe a été créé dans les Pyrénées béranaises en avril.
Côté ariégeois, ce sont une centaine de cervidés qui peuplent le parc naturel.

 

16 Mai

VIDEO – L’héliportage et le montage spectaculaires du téléphérique Loudenvielle / Peyragudes dans les Hautes-Pyrénées

© France 3 Occitanie

La construction du téléphérique Skyvall qui va relier le village de Loudenvielle à la station de ski de Peyragudes est en cours. Les énormes pylônes ont été hélitreuillés et leur montage se fait. Le travail des pilotes et des techniciens exigent une extrême précision. Nous étions sur place pour suivre ces opérations toujours spectaculaires.

Vendredi 10 et samedi 11 mai, en vallée du Louron dans les Hautes-Pyrénées, le balai de l’hélicoptère Super Puma d’Airtelis était captivant. La construction du télésiège qui permettra à terme de faire de Peyragudes une station 4 saison est en cours comme prévu ce printemps. La tâche est impressionnante. Car la structure compte 23 pylônes dont 21 à transporter par l’hélicoptère. Et pour chacun d’entre eux  5 rotations de l’hélicoptère pour transporter les énormes tubes et les éléments  tubes, marches-pieds, potences, balanciers, poulies et autres nécessaires.

Ce sont 60 personnes (helpeurs et monteurs) qui sont mobilisées pour assembler cet énorme mécano. Le Skyvall, c’est son nom, devrait être achevé cet été. Il grimpera en quelques minutes les 700m de dénivelé sur les 3000 m de distance séparant la vallée de la station.
Le coût total de sa construction est de 10 millions d’euros.

 

15 Mai

Ariège : un site internet pour organiser sa randonnée itinérante autour du Mont Valier

©Refuge de montagne « Les Estagnous »

La saison de la randonnée débute au printemps et se prolonge jusqu’en automne dans les Pyrénées. En Ariège, le Mont Valier fait office de seigneur du Couserans. Le sommet souvent gravi, peut également être abordé sous forme d’une boucle en six jours.

La boucle autour du Mont Valier (2838m d’altitude) en Ariège Couserans se fait en six jours. Une randonnée itinérante qui vous conduit chaque soir à un lieu pour se ressourcer en refuge ou gite. Désormais, il existe un site internet, sur lequel se trouvent tous les détails techniques liés aux étapes ainsi que les noms et coordonnées pour les hébergements.
Un site pratique pour préparer la randonnée. 

La boucle débute au parking du col de Pause. Les randonneurs rallient ensuite le refuge Fornet, le deuxième jour le refuge des Estagnous, le troisème jour le gîte d’étape d’Esbintz ou d’Aunac, le quatrième jour le gîte d’étape la Colline verte, le cinquième jour d’étape le gite étape ferme de Rouze et enfin pour le sixième jour retour au col de Pause. 

10 Mai

Ariège : la famille des bouquetins s’agrandit

3 cabris ont été détectés le 7 mai dans le parc naturel régional de l’Ariège

C’est une bonne nouvelle pour la biodiversité dans le massif des Pyrénées. Le printemps est la saison des naissances. Trois jeunes bouquetins sont déjà nés côté ariégeois. D’autres naissances sont attendues dans les Hautes-Pyrénées.

Le ventre arrondi des étagnes annonce des naissances imminentes.En 2018, les agents de suivi du parc avaient comptabilisé 15 naissances.

Le bouquetin ibérique se porte bien dans les Pyrénées. Implantés dans 4 secteurs différents depuis 2014, l’ongulé a pris ses marques dans les Pyrénées. Chaque année des naissances apportent de nouvelles naissances, preuve de la bonne réussite du programme « Le retour du bouquetin dans les Pyrénées » mené par le Parc naturel des Pyrénées, en partenariat avec le Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Environ 100 individus gambadent en Ariège, environ 150 dans les Hautes-Pyrénées. La viabilité de chaque foyer est assurée lorsque la population atteint 200 individus. Les lâchers se poursuivent. En avril 2019, une dizaine de bouquetins ont été introduits côté béarnais.

07 Mai

VIDEO – De fourmilière à fantôme, la preuve que le Pas de la Case vit au rythme des acheteurs venus de France

©Webcam du 7/05/2019 Andorramania

Des rues désertes, des parkings vides, pas un bruit de moteur… La situation est inhabituelle au Pas de la Case en Andorre. C’est la conséquence de la fermeture à la circulation de la RN22 principale voie d’accès depuis la France à la Principauté d’Andorre en raison d’un éboulement.

Si vous aimez le calme, c’est le moment de vous rendre au Pas de la Case. Reste à savoir comment. Car la RN22 est coupée depuis le 25 avril en raison d’un éboulement qui s’est produit au niveau du niveau du Pas de la Mina. Il ne reste qu’une solution pour atteindre la ville : emprunter le tunnel de Puymorens, et poursuivre via Puigcerdà et la Seu d’Urgell. Soit 2h20 de trajet supplémentaire pour ceux qui viennent de Toulouse. Autant dire qu’il faut être motivé et que cela fait fortement chuter le rendement des bonnes affaires des produits achetés en Andorre.

En attendant la remise en état de la voie de circulation (les autorités indiquent qu’il faudra 2 semaines de travaux), la ville andorrane affiche un calme inédit. Et même un peu dérangeant quand on est habitué à la fourmilière incessante qui s’active en achat en temps normal.

Voici une petite idée de l’ambiance avec cette vidéo :

La première phase des travaux est terminée indique la préfecture de la Haute-Garonne. Images

 

Un léger tremblement de terre a secoué les Pyrénées lundi soir

©CEA

La terre a une nouvelle fois tremblé dans les Hautes-Pyrénées, une petite secousse comme il s’en produit souvent, mais qui a été ressentie par les habitants. De magnitude 2,4 sur l’échelle de Richter, l’épicentre se trouvait à 9 km de Lourdes.

La chaîne des Pyrénées est secouée plusieurs fois dans l’année par de petits séismes dont les magnitudes les plus fréquentes se situent entre 2 et 4 sur une échelle d’intensité qui monte jusqu’ 9. Il s’agit donc de légers séismes qui nous rappellent que la chaîne des Pyrénées se trouve au-dessus d’une faille.
Lundi 6 mai à 20h44, une secousse s’est produite non loin d’Argeles Gazost et de Lourdes dans les Hautes-Pyrénées. L’épicentre d’une profondeur de 2km était éloigné de 23 km de Tarbes et de 9km de Lourdes. Un habitant témoigne d’Aspin-en-Lavedan témoigne « Comme une grosse explosion sourde ».

 

26 Avr

Ski en station dans les Pyrénées : Arcalis en Andorre et La Masella en Espagne jouent les prolongations

©Capture images webcam

Le ski en station, ce n’est pas tout à fait terminé. Les stations d’Arcalis en Andorre et de la Massella en Cerdagne espagnole prolonge la saison. Et la météo leur donne raison. des chutes de neige conséquentes se sont produites cette dernière semaine. Les conditions pour profiter des pistes sont donc excellentes.

Pour les amateurs de ski de printemps, il n’est pas encore temps de ranger les skis. A quelques heures de Toulouse ou encore de Montpellier, les pistes sont encore ouvertes.
Le domaine Ordino-Arcalis est ouvert jusqu’au dimanche 28 avril. Avec 230cm de neige en haut des pistes, l’enneigement est encore conséquent. Et les dernières chutes de neige font la promesse de neige fraîche et poudreuse. Attention au hors piste car le risque d’avalanche est encore bien présent.

En Cerdagne, Espagne, la station de la Masella prolonge la saison jusqu’au 1er mai. 23 pistes et 6 remontées mécaniques seront en fonction. Avec 182 jours d’ouverture, la saison 2018-2019, sera une des plus longue pour la station espagnole.

©Image webcam 26/04/2019