26 Sep

Pyrénées : sur le chemin du Perdiguère, l’un des 18 pics à plus de 3000m d’altitude de la Haute-Garonne

©France 3 Occitanie

La Haute-Garonne n’a rien à envier à ses voisins. Sur son seul territoire trônent 18 sommets de plus de 3000 m d’altitude. Méconnus du grand public, ils sont pourtant majestueux et pour une dizaine d’entre eux accessibles aux randonneurs, avec ou sans halte dans les refuges, étapes dans les ascensions.

Le Spigeole, les Gourgs Blancs, le Maupas, le Perdiguère et bien d’autres font partie des sommets qui composent les 220 pics de plus de 3000 mètres d’altitude de la chaîne des Pyrénées. Le territoire de la Haute-Garonne en compte 18. Certains d’entre eux s’adressent à des alpinistes aguerris mais une bonne dizaine sont accessibles au plus grand nombre. Les sports nature comme le trail ou les courses en montagne sont de plus en plus prisés, paradoxalement, la pratique de la haute montagne comme l’alpinisme ne trouve plus son public.

Aussi, pour faire connaitre le domaine de la haute montage le Comité Départemental du Tourisme a organisé un voyage de presse au coeur des 3000 mètres du Luchonnais. Marc Raturat et Rémi Carayon sont partis avec 10 autres journalistes à l’assaut du Perdiguère (3222m), le toit de la Haute-Garonne.

Les chemins et les refuges qui sillonnent les pyrénées haut-garonnaises doivent beaucoup à l’implantation et au développement de l’activité hydro électrique.

Le Club Alpin Français qui gère les refuges et les responsables du tourisme cherche des alternatives pour cette chute d’intérêt.

En haute montagne, l’ambiance devient austère, minérale.

L’ascension finale entre le refuge du Portillon à 2500m et le Pic de Perdiguère à 3222 m.

31 Juil

Après le passage du Tour de France, le col du Portet se partage entre randonneurs et cyclistes amateurs

Cohabitation entre cyclistes te randonneurs au col du Portet
©France 3 Occitanie

Mercredi dernier, les coureurs du Tour de France grimpaient le col du Portet pour une arrivée inédite à 2200 mètres d’altitude. La route jusqu’au sommet a d’ailleurs été aménagée pour l’occasion. Mais que va devient le col désormais ?

5 jours après le passage du Tour de France, il reste encore quelques traces. Mais, la montagne reprend ses droits. Et le revêtement « tout neuf » du col du Portet (2215m) attire désormais un nouveau public. L‘endroit est devenu un  « spot » pour les grimpeurs à vélo, déjà en nombre dans les Hautes-Pyrénées, à la conquête des cols mythiques.

Si la destination est nouvelle pour les cyclotouristes, elle l’est moins des randonneurs, nombreux à partir du col pour se balader dans le secteur du Néouvielle. Et le bitume, ils apprécient moins, préférant les sentiers de pleine nature.
Alors, pour protéger le site d’une trop forte affluence, la mairie de Saint-Lary va mettre en place un système de régulation. A partir du 1er août, les voitures seront interdites sur les pentes du col entre 10h et 16h.

Maria Laforcade et Régis Cothias sont allés à la rencontre des visiteurs :

12 Juil

Les gendarmes des Hautes-Pyrénées rappellent les règles de prudence pour partir en montagne

©Dave Wynne-Jones / MaxPPP

La présence en altitude de nombreux névés (plaques de neige) n’est pas habituelle en cette période de l’année. Ils sont potentiellement dangereux. Les gendarmes du PGHM de Pierrefite Nestalas vous donnent quelques conseils et comportements à adopter avant et pendant la progression.

Sur le terrain des crampons encore nécessaires
Raisons gardées, il faudra avoir la judicieuse perception de ce que l’on voit, de l’analyse que l’on en fait pour déterminer le choix de son itinéraire en haute-montagne.
Les conditions vont tendre vers une disparition de ces névés en raison de la chaleur, mais il faut laisser le temps au temps. Le passage de ces plaques de neige doit s’accompagner de l’utilisation de crampons.

Vérifier que tout le monde dispose du matériel nécessaire pour la randonnée
Les pentes, les combes et les itinéraires classiques peuvent être encore chargés de neige. Le contenu du sac aura toute son importance après une bonne préparation d’itinéraire.
Les incontournables, crampons, bâtons seront obligatoires et éventuellement piolet de randonnée sur certains itinéraires. Le tout complété d’un fond de sac correctement préparé (couverture de survie, eau, alimentation, moyen de communication…).

Se fixer sur un itinéraire et ne pas y déroger 
Fixer un horaire et se tenir au choix de l’itinéraire que l’on aura préalablement arrêté. Aller chercher l’information auprès des professionnels et des pratiquants de la montagne. Consulter le Bulletin Météo est également un gage incontournable de sécurité.

Evaluer à son juste niveau sa condition physique 
Connaître ses propres capacités et savoir s’écouter, parfois renoncer, la montagne vous attend, elle a toujours la patience de vous accueillir quand les conditions sont bonnes.

Tenir compte des réactions du groupe sur le terrain
Prendre en compte les observations du groupe et les craintes de certains.

Se préparer avec bon sens
Une bonne préparation, une solide expérience et une juste adaptation à la situation devraient permettre de pouvoir évoluer dans les bonnes conditions sans passion excessive. En cas de doute entourez vous des compétences des professionnels de la montagne.

Pour en savoir plus voir la page facebook du PGHM de Pierrefite Nestalas

25 Juin

Comment réserver sa nuit en refuge dans les Pyrénées ?

© Refuge d’En Beys (Haute-Ariège) le 17 juin 2018

C’est l’été. C’est donc la belle saison pour parcourir en itinérance les Pyrénées. Et pour dormir dans l’un des refuges gardés des Pyrénées, il faut penser à anticiper sa réservation. Le massif est couru de part en part sur ses 2 versants français et espagnols et aussi en Andorre.

La pratique de la randonnée en montagne s’est développée mais pas forcément la capacité d’accueil de tous les refuges. Des travaux sont engagés toute l’année pour augmenter le nombre de couchages et ainsi accueillir de plus en plus de visiteurs. C’est le cas notamment du refuge de la brèche de Roland qui est en plein travaux et qui n’ouvrira qu’en 2019.
De nouveaux refuges voient le jour, comme celui d’Illa en Andorre.

La chaîne compte une quarantaine de refuges gardés. Chaque établissement dispose d’un numéro de téléphone, parfois d’une page facebook. Une mine d’informations quand elles sont mises à jour pour connaître les conditions d’accès, surtout en cette période où l’enneigement est encore important, comme on peut le voir notamment au refuge de Venasque (Haute-Garonne).

Pour les refuges du club alpin français les réservations en ligne sont possible via la portail pyrénées.refuges-montagne.

Ou encore le site de la fédération française des clubs alpins et de montagne. Il est facile de composer de trouver les informations pour organiser son circuit.

Autre outil facile pour organiser ses sorties transfrontalières, le portail Entrepyr ouvert en 2015. Trois parcours sont pour le moment proposés entre le secteur du Balaïtous, de la grande Fache et du Vignemale dans le Parc National des Pyrénées et autour de sommets emblématiques de la chaîne.
Le parcours et les temps sont indiqués pour chaque randonnée, le tout en 3 langues (français, espagnol et anglais).

Désormais, il ne reste plus qu’à trouver le bon créneau et sortir les chaussures de montagne pour se lancer à l’assaut des pentes du massif. Bonne randonnée à tous.

 

06 Juin

Début juin, et si on n’en avait pas fini avec la neige dans les Pyrénées ?

Capture image vidéo

Et bien cela se vérifie. Ce mercredi 6 juin la neige s’est à nouveau invitée sur les sommets pyrénéens. Dès 2000m. Quelques petits centimètres se sont à nouveau accumulés. De nombreux névés subsistent encore en altitude et en versant nord.

En montagne comme en plaine, l’été se fait attendre.

Voici en image ces chutes de neige
Au pied de l’Aneto (2100m)

Au col de l’Envalira (2400m) Andorre

Au pic du midi (2877m)

Randonneurs soyez prudents, les corniches et ponts de neige sont fragiles

Le manteau neigeux  est encore conséquent au dessus de 2000 à 2200 m, il est dense et bien stabilisé avec une neige souvent colorée en dessous de 2500 à 2700 m, et une fine pellicule de neige fraîche humide au dessus de 2700 à 2800m sur les sommets frontaliers.
Le temps va rester instable et relativement doux jusqu’à jeudi prochain avec de fréquentes averses orageuses. La fonte va se poursuivre avec localement des avalanches de neige lourde et humide avec des départs dans les couloirs en haute montagne.

Le refuge de la Brèche de Roland reste fermé au public pour l’été 2018

©Facebook refuge de la Brèche de Romand octobre 2017

Le refuge des Sarradets ou également appelé de la Brèche de Roland (Hautes-Pyrénées) sera fermé tout l’année 2018 en raison de la poursuite des travaux d’extension dont il bénéficie. Son inauguration est prévue pour juin 2019.

Le bâtiment est en travaux depuis 2016. Objectif agrandir sa capacité d’accueil à 70 lits. Initialement les travaux devaient se terminer en juin 2018 mais ils ont pris un an de retard. L’inauguration est donc repoussée à juin 2019. Outre l’augmentation de la capacité d’accueil, un espace extérieur plus important sera développé par la mise en place de terrasse. La création d’un bâtiment supplémentaire accolé à la construction d’origine en pierres s’accompagnera d’une réorganisation totale du refuge sur 2 étages.
Le coût global des travaux est estimé à 3 millions d’euros financés par plusieurs acteurs FEDER (Europe), le FNADT, la Région Occitanie, le Département des Hautes-Pyrénées, l’ADEME, l’Agence de l’Eau, le Parc National des Pyrénées et la FFCAM.

Le refuge qui fait face à la brèche de Roland accueille de très nombreux randonneurs dans le coeur du Parc national des Pyrénées. Le passage par la voie naturelle permet d’accéder à l’Espagne et au Parc National d’Ordesa, un autre joyau des Pyrénées. Les randonneurs devront donc compter sans cette étape. Car il n’y a pas non plus d’espace non-gardé accessible.

 

 

30 Mai

Pyrénées : une grosse avalanche coupe le sentier entre Cauterets et le refuge d’Iléou

@PGHM Pierrefite Nestalas

Une importante avalanche s’est produite entre le parking de la station de Cauterets et le refuge d’Ilhéou. Le sentier est enseveli. Aucune personne n’a été emportée.

Un témoin a signalé l’avalanche. Les gendarmes du peloton de gendarmerie de haute-montagne de Pierrefitte Nestalas ont immédiatement engagé des recherches pour vérifier qu’aucune personne ne se trouvait sous la coulée. Un témoin sur place a pu confirmer qu’il n’y avait personne sur les lieux au moment du déclenchement.

Les gendarmes ont aidé les randonneurs présents à franchir la coulée dont les dimensions sont conséquentes 80 m de large, 800 m de long et 3 m d’épaisseur, et à regagner la vallée en sécurité.

Les gendarmes en profitent pour rappeler les conseils de prudence aux randonneurs. Les risques d’avalanche sont encore forts en raison de l’importance de l’enneigement en altitude et des conditions météo dégradées des derniers jours.

Rappel : En cette période de l’année, la surprise vient souvent de très haut.
En effet les pentes de haute altitude sont encore chargées de neige et l’absence de regel favorise le déséquilibre et la mise en mouvement de plaques de neige. Souvent accompagnées de roches et de terre ces avalanches sont redoutables et peuvent occasionner de lourds dégâts.
Il suffit de faire preuve de vigilance sur les chemins de randonnée situés en fond de vallon bordés de pentes d’altitude.
Mettre de l’espace entre les randonneurs, être vigilant en surveillant les pentes surplombantes. Donner son itinéraire à une personne de confiance avec une heure de retour approximative.
La mise en mouvement de l’avalanche peut être lente et permettre la fuite en latéral. Elle est très souvent accompagnée d’un fracas important qui doit vous mettre en éveil.
Rester attentif et vigilant, profitez de la montagne en faisant preuve d’observation et de bon sens.

14 Août

Quand l’envie de courir en montagne te prend

©EG / France 3 Ocitanie

©EG / France 3 Ocitanie

Tu as envie de te mettre à l’épreuve et le besoin de diversifier tes sensations autres que celles de la rando et ou du footing. On a testé la rando – course à pieds. Direction l’Andorre et un circuit autour du pic et du lac de Montmalus, un itinéraire sans surprise déjà réalisé l’hiver en ski de randonnée. Mais pourquoi ce besoin soudain d’explorer les Pyrénées autrement ?  Début d’explications.

Circuit du Montmalus au départ de la station de Grau Roig (Andorre) ©EG

Circuit du Montmalus au départ de la station de Grau Roig (Andorre)
©EG

Tu te dis que les autres y arrivent et ont l’air d’aimer, alors, pourquoi pas toi. L’engouement pour les trails explose à tel point qu’il est « presque » devenu difficile de s’inscrire à une compétition. Alors sans se prendre pour un athlète de haut niveau, et avec un tout petit peu d’entraînement, on ose se lancer. A cette étape, tu ne sais pas encore combien tu vas en baver !

Ne pas oublier d'admirer la vue. ©EG

Ne pas oublier d’admirer la vue.
©EG

Tu te rends vite compte de tes limites physiques. La course en montagne a peu de point commun avec le footing en plaine. Le dénivelé et l’altitude calment tout de suite tes ambitions. Souffle court, cœur au bord de l’implosion et mollets en feu, malgré toute la force de ton mental (quand tu en as), la montagne te met vite au diapason.

Forte pente dès le départ. On est tout de suite dans le rouge ©EG

Forte pente dès le départ. On est tout de suite dans le rouge ©EG

Tu profites du paysage quand tu peux te permettre de ne pas regarder où tu dois poser les pieds. Impossible d’avancer sans regarder le chemin. Pierres, trous, pentes sont autant de pièges pour les chevilles et les genoux. Mais à courir en montagne autant profiter du paysage. Alors débutant ou pas, les pauses s’imposent pour se remplir des beaux paysages et de ses jeux de lumière uniques.

Le chemin ici bien tracé et facile est bien souvent escarpé surtout à l'approche des cols et vers les sommets. ©EG

Le chemin ici bien tracé et facile est bien souvent escarpé surtout à l’approche des cols et vers les sommets.
©EG

Tu sais que tu vas faire du bien à tes poumons, certes, mais surtout à ta tête. Loin de la circulation, tu peux enfin enlever le casque de tes oreilles pour écouter le vrai bruit de la nature. Et ainsi te reconnecter avec un environnement naturel pur et brut et retrouver un sens à courir et plus encore.

©EG

Moi, contente d’être au sommet mais loin d’être au bout de mes peines. ©EG

Tu vas de surprise en surprise. Chaque sortie est unique, en fonction de la saison, de la météo. Chaque course apporte sa part de nouveauté. Et tu trouveras même la plage de sable fin paradisiaque et l’eau limpide que l’on te fait miroiter dans les catalogues de vacances pour les Caraïbes.

Petite récompense après une heure et demi de course, plonger les pieds dans l'eau glacée. ©EG

Petite récompense après une heure et demi de course, plonger les pieds dans l’eau glacée.
©EG

Tu te sens léger et libre. Au placard les lourdes et rigides chaussures de montagne et le sac de 15kg. Tu pars léger et « court vêtu » pour une course rapide. Et là, tu remercies Kilian Jornet d’avoir révolutionné la façon dont tu peux aborder la montagne.

Si ta première tentative côté plaisir et expérience sportive est réussie. Tu seras volontaire pour renouveler l’expérience tout en restant lucide sur tes ambitions. Car ce qui compte c’est avant tout de courir pour te faire plaisir et non de courir pour courir après… on ne sait quoi.

12 Juil

Un guide de randonnées pour tout comprendre de la géologie des Pyrénées

©France 3 Occitanie

©France 3 Occitanie

Des géologues de la région viennent de sortir un guide  qui permet de comprendre la formation des Pyrénées. Il les présentent sous forme de randonnées dans des coins des Hautes-Pyrénées qui permettent aussi un voyage dans le temps jusqu’au primaire, il y a 300 millions d’années.

Pour comprendre la formation des Pyrénées, il ne faut pas forcément marcher des heures. Parfois il suffit de s’éloigner de quelques mètres du bitume et savoir regarder à ses pieds.
Dans la station de ski de Gavarnie, sous la ligne haute tension, sur le liapaz du plateau de Saint André le randonneur peut faire de drôles de découvertes. Le livre s’intéresse aussi à la faune et à l’économie des Pyrénées contemporaines où le tourisme compte beaucoup.


Un guide pour comprendre la formation des Pyrénées

Le guide géologique des Hautes-Pyrénées d’Alain Péré, Yves Hervouët et Dominique Rossier propose 10 itinéraires de randonnée pour découvrir les différents environnements : le Massif du Pibeste, le cirque de Gavarnie, la brèche de Roland, Cauterets, les anciennes mines d’Estaing accompagnés de  10 fiches découvertes pour apprécier les spécificités régionales : les tourbières d’altitude, la flore, le pastoralisme, le thermalisme, les séismes en Bigorre.

En 10 randonnées accessibles à tous le Guide Géologique des Hautes Pyrénées permet de saisir l’histoire des Pyrénées et fonctionne comme une machine à atteindre les temps immémoriaux.

10 Juil

Un quatrième refuge gardé en Andorre pour faire le tour du pays

Le nouveau refuge gardé d'Illa ©GrandValira

Le nouveau refuge gardé d’Illa
©GrandValira

Un nouveau refuge gardé vient d’être inauguré dans les Pyrénées andorranes. Situé dans la vallée de Madriu-Perafita-Claror, l’ancien bâtiment du refuge d’Illa a été entièrement rénové grâce à d’importants travaux. Il est désormais le 4ème refuge gardé du plus petit pays pyrénéen.

Désormais 50 randonneurs peuvent être accueillis dans ce refuge situé à 2 488 mètres d’altitude, dans la paroisse d’Encamp.  Il compte aujourd’hui 6 chambres pouvant accueillir 8 personnes.
Pour rénover l’ancien bâtiment, le bois a été choisi. L’installation de panneaux photovoltaïques le rend énergétiquement indépendant et il bénéficie d’un système spécial pour le recyclage des eaux usées. Le montant des travaux est évalué à 1,7M d’euros.

L’ouverture gardée de ce nouveau refuge permet aux randonneurs d’envisager le tour de l’Andorre de façon plus confortable. 92km et 6449 de dénivelé sur un chemin de haute montagne qui relie les refuges de Comapedrosa, Sorteny, Incles et vallée de Madriu (classée au patrimoine mondial de l’Unesco).

Pour en savoir plus sur le refuge d’Illa et réserver en ligne.