17 Juin

Pyrénées : l’ouverture du refuge de la Brèche de Roland encore retardé suite à une avalanche hivernale

Refuge de la Brèche de Roland -juin 2019
©Serge Issaly / FrancetvInfo

Rude hiver pour le refuge de la Brèche de Roland, touché par une avalanche. La coulée de neige est parvenue jusqu’à l’extension du refuge nouvellement créée. Conséquence, le refuge ne sera que partiellement ouvert au mois d’août.

Le bardage en acier Corten, similaire au musée Soulages de Rodez, destiné à protéger le bâtiment a encaissé une montagne de neige. Plus préoccupant, l’isolant, les fenêtres et volets sont endommagés. La neige est même parvenue jusqu’à l’intérieur du bâtiment. Des bénévoles de la FFCAM, propriétaire du refuge, sont venus récemment pour nettoyer et dégager l’édifice planté à 2.000 m d’altitude au pied de la célèbre brèche. Deux jours ont été nécessaire pour évacué les tonnes de neige entrée dans l’extension en construction du bâtiment.

Des « dégâts gênants » pour Florent Roussy, le pilote de la rénovation.

La cuisine est sérieusement touchée et même ravagée. Nous n’allons pas pouvoir ouvrir en plein capacité cet été. On pourra fonctionner avec un accueil de 30 à 40 personnes dans le courant du mois d’août

Un sacré retard. Autre désagrément, la partie hiver du refuge sera de nouveau occupée par les ouvriers présents sur le site pour effectuer les réparations. Les randonneurs ne pourront donc pas profiter d’un abri même spartiate pour passer la nuit et enchaîner les sommets. Descente impérative en fin de journée.

Deux ans de retard

Ce chantier entraîne retards et déconvenues. L’ouverture du bâtiment agrandi était initialement prévue à l’été 2018. Échéance repoussée avec un projet grandement remanié. Cette fois, les dégâts d’une avalanche reportent encore l’ouverture complète du refuge. En plus, une expertise judiciaire sera nécessaire pour connaître les conséquences de la coulée. Les travaux et équipements installés ont-ils été suffisants et solides au regard des dommages provoqués par l’avalanche ?

Ce type de coulée se retrouve dans des conditions très particulières : début d’hiver sec suivi d’abondante chutes de neige d’hiver, abondantes mais pas exceptionnelles. On a une période de retour de 2 à 5 ans sur ce type d’événement.

indique Florent Roussy. Bref, le refuge très fréquenté en été, la montée vers la brèche est un des itinéraires les plus empruntés dans les Pyrénées, ne fonctionnera pas à  plein régime cet été. La saison dernière, des actes de vandalisme et des incivilités avaient compliqué la mise en oeuvre des travaux.

Regis Cothias

 

12 Juin

Cycln’trip : les cols mythiques des Pyrénées seront réservés aux cyclistes amateurs

©MaxPPP – NCY

Une semaine après le Tour de France, les cols les plus emblématiques des Pyrénées seront réservés aux cyclistes amateurs. C’est l’opération Cycln’trip. Elle se déroulera entre le 22 et le 26 juillet.

Gravir à vélo, les mêmes cols que les coureurs cyclistes professionnels du Tour de France, c’est le rêve de tous les amateurs de vélo. Ce sera possible, cette année encore, du 22 au 26 juillet lors de l’opération Cycln’trip. Fort du succès de la première édition, l’événement est renouvelé. 14 ascensions dont 10 cols, sans chrono, sans inscription et sans départ groupé sont réservées. Les routes seront interdites d’accès aux automobilistes de 9h à 12h, sauf véhicules prioritaires. Le tout dans une ambiance propre (sans gaz d’échappements) et conviviale avec animations et ravitaillements. La promesse aussi de nombreuses rencontres et de partage.

Au programme :

  • Le 22 juillet : Peyragudes – Col d’Azet – Col du Portet
  • Le 23 juillet  : Col d’Aspin
  • Le 24 juillet  : Tourmalet – Luz Ardiden
  • Le 25 juillet : Hautacam – Couraduque
  • Le 26 juillet  : Col des Bordères – Soulor – Aubisque

©Tourisme Hautes-Pyrénées

11 Juin

On est le 11 juin et il neige encore sur les Pyrénées

©Webcam Pic du midi 11 juin

Alors que la saison de la randonnée débute, le froid et les chutes de neige pourraient contrarier les projets des promeneurs. En effet, ce mardi 11 juin, les reliefs se réveillent habillés de blanc. La neige est tombée jusqu’à 1800m d’altitude.

La perturbation est arrivée par l’ouest. Et va traverser le massif jusqu’aux Pyrénées-Orientales dans le courant de la journée. Sur les Pyrénées catalanes et andorranes, la situation va même se dégrader au fil de la journée.
Sur internet et les réseaux sociaux, les images de neige fleurissent.

Sur les Pyrénées-Orientales

Il tombe des « pizzas » à 2500m du côté de l’Andorre.

Une dizaine de centimètre de poudreuse est déjà tombée.

La neige arrive avec le froid. L’isotherme se situe autour de 2400/2500m.

28 Mai

VIDEO – On a suivi un accompagnateur en montagne, le spécialiste de la randonnée, dans les Pyrénées

Mathieu Breton et Muriel Lavignotte
©France 3 Occitanie

Quand randonner et activité professionnelle ne font qu’un. C’est le métier d’accompagnateur en montagne. Sur les hauteurs de la station nordique d’Hautacam, dans les Hautes-Pyrénées, on a suivi Mathieu Breton et Muriel Lavignotte, accompagnateur (ice) en montagne. Un bol d’air à 1500m d’altitude.

Il y a 3 ans, Mathieu et Muriel ont tout plaqué, leur boulot, la ville. Ils ont pris la direction des Pyrénées pour exercer leur nouveau métier, celui d’accompagnateur en montagne.

Régis Cothias et Emmanuel Fillon sont partis avec Mathieu et Muriel, une respiration, le temps d’une promenade dans un décor unique et majestueux :

Son rôle est d’organiser des randonnées à pied ou en raquettes. Il fait découvrir à ses clients la faune et la flore et plus largement le patrimoine culturel jusqu’en moyenne montagne. Il veille à la sécurité de des randonneurs qu’il conduit. Il peut avec des qualifications supplémentaires encadrer des sorties à VTT ou en canyon.Les activités de haute montagne qui nécessitent des manipulations techniques sont réservées aux guides.
Mais il y a un large panel de découvertes à proposer aux marcheurs. Son rôle va au-delà de l’encadrement d’activités sportives. Il a une connaissance accrue de la nature, du patrimoine et des hommes présents dans les massifs parcourus. Et déclinent, rencontres et anecdotes au fil de la balade été comme hiver.
Ces indépendants ont suivi une formation spécifique à l’issu de laquelle ils ont obtenu une qualification leur permettant d’exercer. Ils font ensuite leurs propres démarchages commerciaux pour développer leur clientèle. Parfois, ils ont une autre activité lors des saisons plus creuses.

25 Mai

Tourisme : le parc national des Pyrénées a désormais son guide du routard

C’est une première pour le Parc National des Pyrénées. Avec un guide du routard qui lui est entièrement dédié, le parc bénéficie désormais d’une place dans le rayon des guides touristiques des librairies. Une sortie qui tombe à point au début de la saison des randonnées.

Le Parc National des Pyrénées, à cheval sur les départements des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques, est un territoire majeur du massif. Avec ses paysages grandioses, sa faune et sa flore protégées, il est déjà une destination montagne connue et parcourue.
Le guide du routard Parc national vient de sortir en libraire. C’est un condensé d’informations, sur la création du parc, son histoire et son évolution, notamment autour des pyrénéistes célèbres qui y ont laissé leur empreinte et qui ont contribué à la renommée de la chaîne.
Le guide organisé par vallée détermine les points de visite incontournables par secteur.

  • La réglementation
  • Des informations pratiques pour organiser son séjour (refuge, gîte, auberge..) et pour se restaurer
  • Une carte qui permet d’étudier la totalité du territoire
  • Des propositions de randonnées
  • Et des bâtiments du patrimoine pyrénéen à visiter

A glisser dans son sac à dos, pour une première découverte du parc.

 

 

22 Mai

Pyrénées : le festival Eldorando, une cinquième édition avec pour invité le Maroc

Eldorando- Val d’Azun –
©Pierre Meyer

Pour la 5ème année consécutive le festival Eldorando revient à Arrens-Marsous (Hautes-Pyrénées) du 8 au 10 juin avec une foultitude d’animations et de randonnées. Car conformément à son nom, il ne s’agit pas seulement d’un festival de montagne, mais d’un festival qui met à l’honneur la randonnée.

Chaque jour offre son lot de parcours nature. Des randonnées thématiques comme par exemple celle dédiée au chant des oiseaux ou encore celles consacrées à méditation et au bien être, au yoga ou encore à l’aquarelle. Mais pas seulement, de nombreux autres parcours invite à la promenade. Le choix est large. Tous les niveaux sont proposés. Il suffit de choisir et d’être à l’heure au point de départ. Tôt le matin. Elles peuvent être réalisées en famille. C’est l’une des multiples invitations du festival d’Eldorando.

Conférences, expositions, projections de film composent aussi le menu de ces 3 jours du printemps.

Exposition Eldorando

Le public est invité à découvrir une destination hors des frontières. L’édition 2019 a sollicité le Maroc pour être son invité d’honneur. Le Maroc, une destination de trek.

Si vous êtes tenté par la marche nordique ou la pratique du trail, des initiations sont organisées. Impossible donc de faire la liste complète des activités, dont voici l’étendue.

Voici le programme complet

21 Mai

Pyrénées : la leçon de vie, et de paysages, d’Olivier Garance

Qui n’a pas rêvé d’avoir son havre de paix, à portée de main, mais coupé du monde. Sa cabane de berger « campée comme un balcon sur la vallée encore sauvage de la Barousse », ce géographe originaire du Tarn en a fait un conte mais aussi le récit d’une expérience de vie. Un grand bol d’air frais dont on ne ressort pas sans quelques bleus à l’âme.

Raconter un endroit, le rendre public, cela signifie s’en priver à jamais. Olivier Garance devait sans doute le savoir en écrivant ce livre. Ligne après ligne, celui qui fut un enfant à jamais marqué par la séparation de ses parents, et la perte de la maison familiale au bord du Tarn à Couffouleux, a sans doute cherché, à travers cette cabane, à retrouver un havre de paix mais aussi à se retrouver lui-même.

« J’aurais dû garder secret, juste pour moi, le bien qu’elle me faisait »

Celui qui « a toujours détesté la foule » va pourtant, à travers ses pages, lui livrer son mystère. « J’aurais dû garder secret, juste pour moi, le bien qu’elle me faisait » écrit vers la fin de son récit Olivier Garance. Mais auparavant il aura aussi avoué : « à force de ne voir personne, j’en viens à douter que j’ai une existence ».

Evoquant ses relations amoureuses compliquées et éphémères, l’auteur confie : « On ne vit pas continuellement avec un type qui marche sur une ligne de crête, dans les excès de l’euphorie ou de la détresse ». Parce que cette cabane, et la solitude qui va avec, le coupent du monde réel et des relations qu’il pourrait y nouer ou du moins consolider.

Ce monde réel c’était celui de sa mère, pas celui de son père qui l’emmenait voir les isards pendant des heures. Longtemps, il en voulut à la réalité maternelle préférant la chimère paternelle. D’ailleurs la narration suit ce rythme, alternant les souvenirs d’enfance difficile ou d’escales toulousaines au goût anxiolytique, et les longs passages descriptifs de sa vie autour de la cabane.

« Un paysage n’existe que parce qu’il est observé avec ses propres émotions »

Parce que ce récit est aussi celui de paysages tout autant que d’une quête personnelle. Ce n’est pas une coïncidence si son auteur est maître de conférences en aménagement de l’espace à l’université Jean Jaurès. « Un paysage n’existe que parce qu’il est observé avec ses propres émotions » explique-t-il au lecteur comme il le ferait à ses étudiants.

« Ma cabane » nous fait découvrir les Pyrénées sous un autre point de vue, « loin des funiculaires et des remonte-pentes de Saint-Lary ou de Luchon », avec « une couleur que je n’ai vue que dans les livres d’enfants » comme s’enthousiasme à nous les décrire l’auteur. Olivier Garance situe ainsi, dès la première page de son livre, l’écrin dans lequel se niche son paradis perdu (ou retrouvé) :

« De là-haut, on ouvre une fenêtre sur cent kilomètres de ciel. On domine le cratère immense où se cache la cabane et on embrasse le panorama. Au nord, le pays de Comminges, la ville de Saint-Gaudens, la zone du piémont ; au sud, le massif du luchonnais et sa ligne d’horizon dentelée par ses nombreux pics enneigés comme des morceaux de sucre au soleil, le Perdiguère, le Maupas ou les Gourgs Blancs ».

« Ma cabane » d’Olivier Garance avec Delphine Saubaber, éditions L’Iconoclaste, sortie le 29 mai.

 Patrick Noviello

©Iconoclaste récit

 

17 Mai

Pyrénées : il neige abondamment un 17 mai et ce n’est pas terminé

Col du Tourmalet
©Régis Cothias / France 3 Occitanie

Les prévisions météorologiques ne s’étaient pas trompées. Dans le courant de la nuit et ce vendredi matin, la neige est tombée sur le relief des Pyrénées dès 1600m. Le col du Tourmalet a dû être déneigé. Dans l’après-midi, les averses neigeuses devraient descendre à 1200m d’altitude.

Tous les 5 ans environ

La neige au printemps dans les Pyrénées cela n’arrive pas tous les ans. Mais cela n’a rien d’exceptionnel. En mai 2015, la neige s’était invitée en quantité sur le relief des Pyrénées. C’est  à nouveau le cas 4 ans plus tard. Entre 5 et 10cm en cumulé sont déjà tombés à 2115m.
La limite pluie neige devrait descendre aux alentours de 1200m sur la partie ouest des Pyrénées.
Les cols du Tourmalet comme celui du Pourtalet ont été déneigés tôt ce vendredi

Des cumuls importants sont attendus sur les Pyrénées-Atlantiques environ 20 à 30cm. Sur le reste de la chaîne les cumuls seront plus « raisonnables » avec en moyenne 10 à 15cm au dessus de 1800m, indique Météo Pyrénées.
Sur l’est de la chaîne, de l’Ariège aux  Pyrénées-Orientales, les précipitations pourront prendre un caractère orageux avec parfois de fortes averses, sous forme de neige au dessus de 1700m.

 

Le thermomètre en chute libre

Le mauvais temps est accompagné d’une baisse impressionnante du mercure. On a perdu en quelques heures un dizaine de degrés. Et le décor est composé de vent et de brouilard. Ce qui renforce l’impression d’un retour en hiver. Ce vendredi matin, il faisait -1 degrés au col du Tourmalet.

Ambiance hivernale au col du Tourmalet
©Regis Cothias / France 3 Occitanie

Samedi et dimanche, de nouvelles chutes de neige de moindre intensité sont encore possible avec une limite pluie-neige entre 1500 et 1800m d’altitude.

Hautes-Pyrénées : avis de naissances chez les bouquetins du Parc National des Pyrénées

Tresia et ses jumeaux
©JP Crampe / Parc Natinal des Pyrénées

Trois jeunes cabris sont nés ce printemps dans le Parc National dans les Hautes-Pyrénées avec notamment la naissance de jumeaux. Côté ariégeois, ce sont également 3 nouveaux nés qui ont pu être observés. La population des bouquetins ibériques réintroduits dans les Pyrénées s’agrandit chaque année.

Trois cabris de l’année ont été observés dans le secteur du Val d’Azun par Jean-Paul Crampe, agent du Parc, en charge du suivi de la population des bouquetins. L’étagne Trésia a donné naissance à des jumeaux. Ce qui n’est pas rare chez les bouquetins. L’étagne Anna a un cabri. Ces derniers sont difficiles à repérer en raison de leur pelage dont la couleur se fond dans le paysage de haute-montagne.

©JP Crampe / Parc National des Pyrénées

Les ventres arrondis permettent d’affirmer que d’autres naissances sont imminentes. Elles peuvent se produire jusqu’à fin juin. Environ 160 individus vivent sur le territoire du Parc régional. Depuis les premières réintroductions en 2014, la population n’a cessé de s’agrandir.

  • 2015 : 1 cabri
  • 2016 : 12  cabris
  • 2017 : 21 cabris
  • 2018 : 15 cabris

Une poplation est considérée comme viable à partir de 200 individus. Le plan de réintroduction se poursuit. Un nouveau groupe a été créé dans les Pyrénées béranaises en avril.
Côté ariégeois, ce sont une centaine de cervidés qui peuplent le parc naturel.

 

16 Mai

VIDEO – L’héliportage et le montage spectaculaires du téléphérique Loudenvielle / Peyragudes dans les Hautes-Pyrénées

© France 3 Occitanie

La construction du téléphérique Skyvall qui va relier le village de Loudenvielle à la station de ski de Peyragudes est en cours. Les énormes pylônes ont été hélitreuillés et leur montage se fait. Le travail des pilotes et des techniciens exigent une extrême précision. Nous étions sur place pour suivre ces opérations toujours spectaculaires.

Vendredi 10 et samedi 11 mai, en vallée du Louron dans les Hautes-Pyrénées, le balai de l’hélicoptère Super Puma d’Airtelis était captivant. La construction du télésiège qui permettra à terme de faire de Peyragudes une station 4 saison est en cours comme prévu ce printemps. La tâche est impressionnante. Car la structure compte 23 pylônes dont 21 à transporter par l’hélicoptère. Et pour chacun d’entre eux  5 rotations de l’hélicoptère pour transporter les énormes tubes et les éléments  tubes, marches-pieds, potences, balanciers, poulies et autres nécessaires.

Ce sont 60 personnes (helpeurs et monteurs) qui sont mobilisées pour assembler cet énorme mécano. Le Skyvall, c’est son nom, devrait être achevé cet été. Il grimpera en quelques minutes les 700m de dénivelé sur les 3000 m de distance séparant la vallée de la station.
Le coût total de sa construction est de 10 millions d’euros.